Le Coq Sportif French Touch

#lecoqsportifride #letapedutour

 

Après son grand retour sur Le Tour de France en 2012, le coq sportif est également, dès 2014 partenaire officiel de L’ÉTAPE DU TOUR. Il faut savoir que le vélo fait parti de l’ADN de la marque. Dès 1951 grâce à ses maillots jerseys modernes, Le Coq Sportif devient fournisseur officiel des maillots du Tour de France.

Je test depuis maintenant plusieurs mois la collection cyclisme performance. J’ai d’abord était attiré par son look résolument vintage qui puise dans l’héritage de la marque. Puis au fil du temps ce sont les qualités techniques qui me sont apparues. Pour les jerseys ce sont les maillots Arac qui eu toute mon attention. La partie primordiale pour un cycliste est le cuissard car il nous protégera (ou pas) durant les longues heures sur la selle.

#lecoqsportifride #letapedutour

Le plus grand laboratoire du monde
Les Pyrénées seront le point d’orgue de ce test avec près de 10h de selle dans des conditions parfois extrêmes. La préparation à l’Etape du Tour a débuté au mois d’avril sous un soleil plutôt clément. Les kilomètres autour de l’hippodrome de Lonchamps ou en vallée de Cheuvreuse permettent de faire connaissance avec la marque et leur gamme “cycling”. Je suis immédiatement séduit par le style et les avis de mes co-équipiers sont tous unanimes, il n’y a pas à dire, ces maillots “en jettent” !

A travers les rues de New York
Big Apple en fixie sera la seconde étape du test. Un peu à la façon des coursiers, je déambule sur les ponts de Manhattan ou Brooklyn et les rues encombrées de Chinatown n’ont désormais plus de secret pour moi.

Côté technique
Le col assure résolument un chic à la française. Le polyester du maillot assure une bonne ventilation avec un temps de séchage très court pour plus d’efficacité. La peau de chamois synthétique assure parfaitement sa fonction ainsi que les coutures plates ce qui fait du cuissard un précieux allié. Sur le maillot, je ne comprend pas ce zip ¾. Quel intérêt? Une ouverture totale serait plus utile.

Conclusion
Une marque ancienne avec un vrai savoir faire. Les produits répondent à la demande mais sont encore en deçà des plus grands dans la finition. Le Coq Sportif, une marque “branchée” pour cyclistes occasionnels qui accordent une grande importance au look.

Lire aussi le récit de l’Étape du Tour : http://runreporterrun.wordpress.com/2014/07/25/letape-du-tour-2014-pau-hautacam/

Publié: 7 septembre 2014 dans Récits

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Suivez ma préparation au marathon de New York en cliquant sur la bannière ci-dessus. Je compte sur vous pour me soutenir dans cette belle aventure américaine ? http://www.revons-sport.fr/

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Lorsque vous participez à un entraînement collectif aux Etats-Unis, il faut être vigilant sur les unités de mesure ! Lors de mon inscription au run du samedi matin organisé au NikeTown, j’avais pourtant lu « 14 », mais je ne soupçonnais pas que fut des miles ?

Les entraînements avec Nike à New York se décline soit en « local » ou « mutual ». La semaine, c’est chaque boutique qui gère ses coaching et le samedi matin, c’est la fusion des différentes tribus. Il faut savoir qu’il est devenu très difficile d’obtenir un ticket pour participer à ces entraînements tant l’engouement pour la course à pied est fort. Les inscriptions ouvrent le dimanche à 15h et dans les 10 mn qui suivent, les 100 places trouvent preneurs.

Lors de ce voyage, j’avais la chance d’être recommandé par Nike France et de connaître sur le sol américain un traitement de faveur. Du moins pour ce qui est des footings ! J’avais participé quelques jours auparavant à la séance sur piste, il était donc normal que je goûte à la séance suivante. Mike Fisher mon interlocuteur m’indique que la séance sera de « fourteen », je lui répond que c’est parfait. Partant du principe qu’il sait que je suis français, il était légitime pour moi qu’il parle en métrique ?

_C9B7882Samedi matin 8h
À cette heure, la boutique n’est pas encore ouverte et contrairement à Paris ou le vestiaire se fait dans le magasin, c’est dans une camionnette adjacente que le vestiaire s’organise. Les choses sont bien huilées et la centaine de sacs sont engloutis en un instant. Le coach en chef récapitule la séance et énumère les distances. Il y aura trois groupes : 6, 10 et 14 miles. Je comprends alors en faisant une rapide conversion que c’est 24 km qui sont au programme ! C’est un peu long pour moi qui suis en vacances. J’en fait part à mon ami Mike, il me dit : « pas de soucis, le parcours est commun, je t’indiquerai quand vous tournerez pour le retour! »

Départ dans la joie
Les lièvres ou « pacers » arranguent leurs troupes et donnent le top départ. J’entends parler français, je m’approche effectivement deux « expats » qui tente l’amercican dream. Les deux sont dans la finance, le sport et le running en particulier les aides à évacuer le stress accumulés la journée. Ce qui est drôle, c’est qu’ils ne courraient pas avant d’arriver aux USA, c’est pour l’un un pari et l’autre une rencontre amoureuse qui changeront leurs vie (sportive).

Go west, young man
Le départ est à la 49e street, juste en dessous de Central Park, nous sommes à la 6e avenue soit quasiment au milieu de Manhattan et nous mettons le cap à l’ouest pour rejoindre l’Udson river. Les berges ont été aménagées en piste cyclable et piéton, c’est là que notre joyeuse bande va défiler dans un vacarme organisé au rythme d’enceintes portables tenues par chacun des meneurs d’allures. Sur ce point NY est en retard sur la France, car chez nous les pacers portent des sacs à dos avec une enceinte incorporée et la grosse différence c’est quelles sont toutes synchronisées avec la même musique, ce qui évite la cacophonie.

_C9B8020Ravitaillement
Au bout de 6km environ, nous faisons une pause technique, il y a des wc et des points d’eau, mais la surprise proposée par Nike c’est qu’un vélo triporteur nous suit avec à l’avant une glacière rempli de bouteille d’eau ou de Gatorade. Il y a également des gels GU aux goûts toujours si savoureux. Je me laisse tenter par un gel caramel salé, une « tuerie » ! Tout cela ne durera pas plus de 4mn et nous voilà à nouveau en route.

Les styles et les niveaux sont différents, mais il y a toujours un coach pour accompagner les retardataires. Le gros du peloton est à 11/12 Km/h c’est une allure qui me convient parfaitement. Je passe d’un groupe à un autre et écoute les histoires en ouvrant grand mes yeux : « je suis comme dans un rêve ». Quel coureur passionné ne rêverait pas de sillonner les rues de Big Apple de la sorte ?

Il est temps de nous séparer
C’est ici que le groupe des 10 miles tourne à gauche pour rejoindre plus à l’Est Lafayette street. Lorsque nous arrivons sur celle-ci quelle surprise la circulation est coupée ! En effet durant le mois d’août chaque samedi matin c’est « summer street » la rue est rendu aux piéton et cyclistes mais aussi à différentes activités sportives comme l’escalade ou le yoga.

Nous ne sommes plus qu’un petit groupe de 5 garçons. Il fait beau, je me sens bien, je décide de courir à mon rythme. Je fausse compagnie à mes camarades en me disant que je les attendrais plus haut. Je découvre cette avenue vierge de toutes voitures et habituellement si bruyante sous un nouveau jour. Les New Yorkais joue le jeu et s’empare de cet aire de jeux. Des animations sportives et musicales sont proposées.

_C9B8115Derniers kilomètre
A New York il est facile de se repérer ! Nous sommes à la 55e et notre arrivée est à la 59e, il reste quatre blocs pour profiter. C’est trop court, je décide de faire chemin inverse à la recherche de mon groupe. C’est ensemble que nous rejoindrons la ville Nike (Nike Town).

Le groupe de 6 miles déjà arrivé s’étire sur le trottoir. Il est seulement 9h30 mais une chaleur de plomb s’abat déjà sur la ville. C’est donc avec avidité que nous nous ruons sur les glacières remplis de boissons. Il y a également des barres énergétiques, bref de quoi reprendre rapidement nos forces.

Chacun de mes entraînements avec le Nike+ NYC ce sont déroulé comme des rêves, ou plutôt comme l’impression d’être l’acteur d’une publicité pour la marque de Portland. J’encourage chacun de vous à essayer ça une fois dans sa vie !

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Les dieux du triathlons avaient décidé de faire de cette épreuve 2014, une belle épreuve ! Oublié les trombes d’eau, le manque de bénévoles et le démarrage vélo difficile. Place à une édition, revue et corrigée.

L’épreuve placée une semaine seulement après mon retour de vacances à l’autre bout du monde, n’avait pas le même attrait que l’an passé où j’étais en pleine préparation pour le Half IronMan d’Aix-en-Provence. Je dois l’avouer, jusqu’à la veille, je m’interrogais sur ma participation…

Il aurait été dommage de ne pas retrouver ma bande copain ?
Chaque épreuve fait l’objet de retrouvailles et la bande grossie d’années en années. Je ne suis pas peu fier d’avoir “converti” de nombreux runners.

Invité par l’organisation à partager le repas de la veille avec les athlètes, journalistes et bénévoles c’est avec bonheur que j’échange avec Cyril Viennot et Julie Nivoix qui seront tout deux le lendemain sur le podium.

15037470211_7d8bf7178c_n8h dans le parc à vélo
En triathlon, il y a des rituels, des manies. Je pose mes affaires au sol d’une certaine manière, dans un ordre bien précis. Il ne faut rien oublier ! Le soleil, commence à chauffer l’air mais aussi l’ambiance. Je fais la connaissance de mes compagnons d’un jour.

Il est temps d’enfiler la combinaison. L’odeur du néoprène, provoque chez moi, une montée de stress mélangée à l’adrénaline. Mon corps n’est pas dupe, il sait ce qu’il l’attend.

Les deux pieds dans la vase
La natation se déroule dans le bassin adjacent au chateau de Chantilly. Il ne faut pas être trop regardant sur la couleur et l’odeur de l’eau. La spécificité de ce bassin, c’est qu’il y a pied partout. Malgré mon positionnement à l’arrière, je reçois un coup de pied dans la main qui “explose” le bracelet de ma Polar V800. A la sortie de l’eau le chrono est sans appel :36 mn pour 1500m, la longue coupure d’un mois a laissé des traces.

La Picardie by bike
Le parcours vélo est sans grande surprise, il s’agit de chemin plutôt bucolique qui serpente dans la campagne environnante. C’est assez drôle, car les avis divergent, moi je trouve que sans relief c’est presque ennuyeux et mon ami Chritstophe a adoré ! Comme quoi, tous les gouts sont dans la nature… Je termine les 45 km en 1h 27’

Course sur Hipodrome
Dernier changement et j’attaque le sport où je me sent le mieux. La première partie ressemble fort à un trail, tant les chemins en sous-bois sont tortueux. Très vite j’emboîte le pas le pas d’un Anglais, qui renseignement pris est sur le “long” soit le double en distance. Il m’indique que mon rhytme est parfait pour lui et que je lui suis d’une précieuse aide…

La seconde partie se déroule autour de l’hipodrome de Chantilly et du musée du cheval, un vrai régal pour les yeux. Par contre ces parties sont désertes, pas le moindre encouragement.

Je suis plutôt surpris par mon état de forme ! Moi qui me suis traîné toute la semaine, je tiens sans soucis une vitesse de plus de 14,5 km/h ? Nous rentrons dans le parc du château, j’entends le speaker et ne tarde pas à voir l’arche d’arrivée. Je suis désormais seul, alors pourquoi accélérer ? Je savoure mon arrivée et franchi le portique avec un grand sourire.

L’épreuve à la loupe

  • Un cadre magnifique
  • Une organisation en constante progression
  • Un soleil au rendez-vous

Dans les points à améliorer

  • Un retrait des dossards avec des bénévoles qui parlent français serait un vrai confort. J’avais déjà signalé ce problème l’an passé, mais sans écoute apparament.
  • Un prix d’inscription, toujours un peu élévé par rapport à la prestation. Mais ceci s’explique en grand partie par la location du chateau…


MaximeInterview de Maxime 11 ans qui participait à son premier triathlon

Pourquoi tu as eu envie de faire cette course Max ?
J’aime bien le sport en général, le Tri de Chantilly était un défi pour moi mais aussi un peu pour faire comme papa ! Mon père a de la chance, il travaille chez Suez Environnement et il a des inscriptions gratuites…

Comment as-tu trouvé la course est l’ambiance ?
J’ai trouvé ça génial ! Par contre l’eau était froide (juste une tri fonction que papa m’avait acheté ) et pas très propre mais bon j’ai nagé avec les poissons…

La natation n’est pas ton fort, comment tu as géré ça ?
Ça fait un peu peur 200m !  J’ai fait en brasse car mon crawl bof bof. Bon, j’ai encore à faire des progrès. Suite à la course, j’ai commencé des cours de perfectionnement en crawl.

La partie vélo ?
Pour mon premier Tri j’ai pris le vélo de ma petite sœur car le mien est trop petit (j’ai grandi pendant les vacances)  mais  j’en veux un mieux « Pour foncer » !

Pour la course à pied ?
C’était facile et trop court. Enfin je suis super  content de ma journée, j’ai une médaille. ! Vivement le prochain !

 

Dans la famille des courses à obstacles, je demande la Spartan ! Elle a fait son apparition en France l’an dernier sur le circuit Paul Ricard près de Marseille. La voila qui débarque aux portes de Paris en septembre.

Vous ne connaissez pas la Spartan Race ? Elle est pourtant la série de course à obstacles la plus importante au monde et la première de son genre à disposer de classements mondiaux. Elle fut par exemple élue Meilleure Course à Obstacles 2012 par le Magazine Outside.

Un phénomène mondial
Avec une prévision d´un million de participants en 2013 et 60 événements à travers le monde, Reebok Spartan Race est l’une des marques d’événements outdoor se développant le plus au monde.

Neuf pays sont déjà sur la carte et des événements sont prévus, entre autres aux États-Unis, au Canada, au Mexique, au Royaume-Uni, en Slovaquie, en République tchèque, en Allemagne, en France, en Australie et en Corée du Sud. Reebok Spartan Race se mondialise à une large échelle.

Trois questions à l’organisation

Pourquoi Spartan ?
Parce que les Spartiates étaient les guerriers les plus complets. Une course à obstacles est faite pour tester ta détermination, ta force, ta résistance, ta capacité à prendre des décisions rapides et ta capacité à rire à la face de l’adversité.

Est-ce que le format veut dire que c’est chacun pour soi ?
Non ! Les courses à obstacles demande la plupart du temps un travail d’équipe pour passer certains obstacles. Honneur et fraternité sont au cœur du code Spartan. C’est le plaisir de se comparer à ses amis dans un environnement de compétition ou la fierté de partager en équipe.

Qu’est-ce qui rend la Spartan Race spéciale ?
Reebok Spartan Race est la norme dans l´industrie de la course à obstacles. Notre respect méticuleux de certains standards de ce sport dont nous sommes à l’origine, ainsi que des règles et des classements lors de nos courses donnent à nos événements un goût spécial. Notre expérience, notre vécu et les quatre distances par pallier que nous mettons en place dans divers endroits à travers le monde, assurent notre rigueur et notre stabilité dans le temps.

Pour ma part, j’ai testé au printemps la Muday organisée par ASO et je dois dire que malgré mes réticences face à ce genre d’épreuves, j’y ai passé un très bon moment. Alors pourquoi ne pas renouveler l’expérience avec les numéros un mondiaux ?

Tous les renseignements sur la course sont ici : http://fr-fr.spartanrace.com/

Reebok Spartan Race

I run New York !

Publié: 7 août 2014 dans Récits

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J’avais rendez-vous ce mercredi soir avec le Nike Running Club New York pour un « workout » sur piste. Ambiance et entraînement à l’Américaine garantie !

En France, j’ai fait partie des pionniers du NRC Paris. Dès 2008 sur les Champs Elysée le magasin Nike a proposé des séances d’entraînements collectifs gratuits. Il était intéressant de voir le modèle de la maison-mère. Ces entraînements sont sur inscriptions et sont généralement complets tout au long de l’année.

Mercredi c’est séance de piste !
Le rendez-vous est fixé à 18h à la boutique de Upper side East pour un départ à 18h30. Nous sommes une centaine ! Le profil des participants est similaire à celui de la France. Des personnes de 25 à 35 avec une parité quasi parfaite sur les sexes. Je me demande même, si les filles ne sont pas plus nombreuses ?

IMG_5942Tous dans le bus !
Le stade se trouve à 7 Km du magasin. Nous grimpons tous dans des bus jaunes de ramassage scolaire. Accueil chaleureux du coach ou plutôt des coachs. Car il y a un grand chef qui a concocté la séance et des « pacers » qui nous guident durant la séance.

Un stade rien que pour nous
La marque de Portland, ne fait pas les choses à moitié, elle réserve carrément un complexe entier pour ses membres. Sur place, une tente sous laquelle se dresse un buffet avec de l’eau, du Gatorade, des barres et de la pastèque.

Musique à fond
La séance démarre par 2 kilomètres d’échauffement sur l’île, puis retour sur le stade Icahn de Randell’s Island. La sono crache des décibels de musique Rap, Rock et Techno. J’ai déjà du mal à communiquer en anglais, avec la musique à fond, je ne comprends plus rien !

Chacun son groupe
Il y aura 6 groupes, du plus fort aux débutants. Ne sachant pas ou me mettre, je m’inscris dans celui des 45 minutes au 10 km. J’ai du mal à comprendre la séance car nous sommes sur une piste classique de 400m, mais il parle à la fois en milles et en Kilomètres ? Je ne me prends pas la tête, je n’ai qu’à suivre…

En fait, c’est assez simple, nous allons faire des 600m, mais avec des variations d’allures tous les 200m. Le premier 200 à allure 10 km, ensuite le second 200 à allure 5 Km et le dernier 200 à allure milles.

Cela part doucement, je ne suis pas dans le bon groupe ?
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Ne fait pas ton prétentieux et profite de la soirée ! Voilà ce que je me répète. Je ne suis pas là pour progresser mais pour passer une bonne soirée. Je me cale donc sur le Pacer et emboîte son pas. Je me sens bien, j’ai même l’impression d’être fort, car j’en ai encore sous la semelle. A chaque tour le coach nous lance des « good job » « great » ou alors des « you are so great », il y a de l’ambiance. Idem à chaque fin de 600m, tout le monde se tape dans la main en disant « good job » !

Ravitaillement
La séance est finie, 2 tours de piste pour la récupération et direction le buffet. Des serviettes sont à disposition. Des sèches, normal quoi ! Mais aussi des serviettes glacés, dans des bacs à glaçons. Deux sortent de barres énergétiques, mais surtout du water-melon (pastèque). Je dévore les tranches de pastèques avec la satisfaction du travail bien fait !

Le cérémonial de clôture
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Le grand coach nous rassemble tous sur la pelouse, pour le sermon. Il nous parle d’un Johnny, marathonien américain et que nous aussi, si nous le voulons, nous pourrons aussi participer à un marathon. Que les valeurs du sports sont universels, que le dépassement de soit est un moteur dans la vie. Je trouve cette partie, trop longue, pourquoi ne pas finir par une bonne tranche de pastèque ?

Nous retournons dans le bus et tout le monde s’accorde pour dire que c’était une grande séance, que c’était une belle soirée. Je "check" mes compagnons d’un soir et leurs dit : "see you saturday for the long ride" !

 

L’étape du Tour 2014 Pau–Hautacam

Publié: 25 juillet 2014 dans Récits

Le 20 juillet dernier nous étions plus de 13 000 cyclistes venues du monde entier pour relever le défi des Pyrénées. Au programme 148 km avec deux morceaux d’anthologie, le col du Tourmalet et la montée finale vers la station du Hautacam… Mais que diable un marathonien est allé faire dans cette galère ?

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J’ai toujours eu la passion du vélo. D’abord comme un enfant roulant dans sa rue en essayant non sans mal de rouler “sans les mains”. Puis ado, j’allais explorer les collines environnantes en essayant à chaque fois d’améliorer mon chrono que je notais précieusement sur un carnet, l’ancêtre de Strava en sorte… Je passe ensuite à la course à pied, jusqu’à mes 18 ans ou arriva en France un sport venue des États-Unis, le triathlon ! L’occasion de renouer avec mes deux sports favoris.

30 ans après…
Aujourd’hui encore, même si le marathon est ma passion prioritaire, le vélo occupe toujours une belle place. Je mets un point d’honneur à faire régulièrement un col mythique avec la famille ou les amis. Je possède par exemple à mon tableau l’Alpe d’Huez ou le Mont Ventoux. Cette année ce sera la double peine ou plutôt le double plaisir !

Le Tourmalet et Hautacam à la loupe
Col du Tourmalet (2115 m), 17,1 km à 7,3%. Hautacam (1520 m), 13,6 km à 7,8%. Le Tour de France représente la troisième audience TV mondiale derrière les jeux Olympique et la coupe du monde football. Participer à l’une de ces étapes en avant-première et donc une fierté et un honneur. Surtout compte tenu des conditions…

Nous voilà à Pau pour quatre jours de rêve à l’invitation de Le Coq Sportif sponsor de l’épreuve. Notre Hôtel est privatisé et bénéficie de toutes les attentions dont un cycliste peut rêver. Un local dédié à la petite reine, avec un mécano à notre disposition et un « GO » grand cycliste et triathlète plusieurs fois Ironman pour nous briefer.

Etape du Tour_Le Coq SportifDemain dès l’aube…
Réveil à 4h’50 pour un copieux petit déjeuner qui devra nous tenir jusqu’en milieu d’après-midi. Notre peloton d’une trentaine de coureurs quitte à 6h précise l’hôtel en direction du départ situé à 10 km. Il fait encore nuit noire.

La grand place est structuré en 13 sas géants pouvant accueillir chacun 1000 personnes, pour un total de 13 000 concurrents. L’ambiance est mitigé dans les sas, les gens sont soit encore endormis, soit déjà dans leurs bulles de concentration ce qui ne favorise pas beaucoup les échanges.

7h15 départ de ma vague
C’est François Bayrou maire de Pau qui donne les tops des différents départs. Cela part vite, très vite. Chacun essaye de se placer. Je laisse rapidement filer Guillaume mon compagnon d’entraînement. Il est hors de question que je parte sur un faux tempo, la journée va être longue, il faut être prudent.

Les villages et les kilomètres s’enchaînent sur près de 80km servant d’échauffement avant le premier « monstre » des Pyrénées. Tout le monde se félicite, la météo est finalement clémente et douce. Mais ça c’était sans compter sur la montagne !

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Tourmalet, tout à gauche !
Le pourcentage est relativement progressif, nous démarrons par des rampes à 6% qui permettent aux jambes de s’habituer. La météo aussi est progressive ! Au fur et à mesure de l’ascension nous perdons des degrés et gagnons de la pluie. Au départ une pluie fine, pour finir au sommet par des orages impressionnants. Mon allure est régulière, je me sens bien, le braquet est simple : « tout à gauche » !

Au sommet, un grand ravitaillement nous attend. Les conditions-météo sont très difficiles, les regards sont hagards, beaucoup sont en panique. Comme ce japonais qui se demande si il va pouvoir descendre tant la visibilité est réduite et le froid intense ? Je profite des minis sandwichs à la Tomme locale et refait le plein de barre Isostar offerte à tous les concurrents.

Descente du Tourmalet, les ennuis commencent…
Le froid et la pluie sont de vrais obstacles à notre progression. Les freins sont quasi inefficaces tant il pleut fort. Mes muscles des bras tétanisent à appuyer en permanence sur les leviers. Au fur à mesure du chemin et de la vitesse, mon corps se refroidit. Je tremble, je grelotte, je n’arrive plus à contrôler mon coprs.

Au premier village croisé je met pied à terre pour attendre Guillaume. Un couple de spectateur me dit : « vous abandonnez ? ». « Non, quelle question, j’attend un ami ! » Je titube, je n’arrive même pas à poser correctement mon vélo contre un barrière. Quand mon coéquipier arrive, je lui propose de rentrer dans un bar au chaud quelques instants pour nous réchauffer et prendre un café. Il me répond : « tu déconnes ? » Non j’étais en pleine hypothermie. Je suis en détresse, je tremble, je fait peur à voir, à tel point que le patron du bar en personne propose de me frictionner le corps ? A ce moment-là, il est clair que l’aventure s’arrête là pour moi.

Vingt minutes plus tard, deux cafés et des frictions énergiques nous voilà à nouveau en selle ! Il s’est passé une lutte terrible entre mon corps et mon cerveau pour savoir si je devais repartir ou pas. C’est la tête qui a gagné.

Il reste encore 25 km de descente pour arriver au pied de la deuxième difficulté. Le retour en plaine est salvateur, nous retrouvons la chaleur (relative) et même par moment du soleil.

Le Coq Sportif, #lecoqsportifrideHautacam, dans la légende du Tour
Nous voilà au pied du second géant, le public est nombreux et forme une immense haie d’honneur comme sur les étapes de montages. Nous sommes à 13 km du sommet, à 13 km de l’arrivée à 13 km de la délivrance. Il ne peut (normalement) plus rien nous arriver. Nous allons le grimper tranquillement à notre rythme, car le pourcentage est énorme avec de nombreux passages à 10%. J’ai repris du poil de la bête, et c’est moi qui entraîne maintenant Guillaume dans ma roue car il connaît un coup de moins bien.

Le lieu, les paysages, les conditions météos, nous incitent à répéter en boucle : « nous sommes dans la légende du tour ! » Nous profitons de chaque instant et gardons les yeux grands ouverts. A quelques kilomètres de l’arrivé, un ravitaillement, je décide d’en profiter une dernière fois. Guillaume préfère ne pas couper son effort, ce qui est assez logique.

Je me remets en selle et aborde la pente, le couteau entre les dents. Désormais, chaque coup de pédale m’approche de l’arrivée. La voilà cette fameuse arche, elle apparaît dans le lointain brouillard. Elle ne paye pas de mine, mais représente l’une des plus importante à mes yeux, car elle représente 8h 03 d ‘effort, de souffrance mais aussi d’extase que seuls les sports d’endurance procurent. Guillaume est arrivé depuis seulement 3mn et m’attend avec un sourire d’enfant, ses yeux pétillent.

Retour sur terre
La particularité de cette épreuve est que le sommet d’Hautacam représente l’arrivé « sportive » mais il faut ensuite redescendre sur 10 km pour rejoindre l’arrivée « festive ». Une arche plus imposante nous attend avec un final sur tapis jaune. Une magnifique médaille nous est remise par les hôtesses. C’est maintenant la « vraie » fin et je sens un gros sanglot qui monte. Je suis envahi par l’émotion et sûrement aussi par la fatigue et laisse couler ces quelques larmes… de bonheur.