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Le sport est un plaisir mais aussi un luxe pour nous les valides, c’est pourquoi il faut le partager avec ceux qui n’ont pas la chance de gambader librement. C’est en partant de ce constat que l’association a décidé d’agir ici pour aider là-bas des personnes à Vivre Debout à nouveau.

Cette année encore, mon club le Nanterre AC était représenté par une trentaine de membres dont plus de la moitié pour accompagner deux Joellettes afin de faire vivre la course à deux handicapés. C’est sous l’impulsion de Hamlili Masmoudi le responsable du handisport, secondé par Vincent Orgeuil que ce beau projet a vue le jour. Quel bonheur de voir les visages s’illuminer aussi bien chez les coureurs que les « invités » dans leurs sièges confortablement installés.

La course démarre à 10h30 dans le bois de Boulogne, nous avons rendez-vous une heure avant pour un dernier briefing. Je serais lièvre pour Sonia qui tente de battre son record sur la distance et rêve d’un 45 mn sur 10 km.

Après une courte nuit…
Je serais accompagné de mon ami Adrien qui comme moi était la veille à l’anniversaire de Giao des Étoiles du 8e, où nous avons célébré ses 44 ans comme il se doit. C’est donc avec le peu de force qu’il nous reste que nous prenons le départ. Par sagesse et amitié nous suivrons Cyril le meneur d’allure officiel qui porte fièrement la flamme des moins de 45 mn. Sonia part un peu vite, je la laisse gérer son départ, mais elle s’emballe et passe le premier kilo en 4’ au lieu des 4’ 30’’ escomptés !

Je reste avec le peloton formé autour de la flamme
Nous en profitons avec Adrien pour faire un peu l’animation. Ce qui ne sera pas du gôut de tout le monde comme l’a témoigné avec peu de ménagement un concurrent à mon ami. Je retrouve Sonia seulement au 4e km, elle est en surchauffe, je l’invite à ralentir est à reprendre son souffle. J’ai bien peur que cette échappée, son corps lui fasse payer « cash » en fin de parcours. Nous gérons les différents dénivelés que comporte cette course et nous retrouvons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent difficiles. Elle peine, mais ne lâche rien. Elle sait que le record est au prix de souffrances.

Elle franchi la ligne en 46’ 38’’ à bout de souffle, d’abord déçue de ne pas avoir réalisé son objectif, mais très vite le coach lui rappelle que c’est quand même son record sur 10 km, alors un grand sourire s’affiche sur son visage.

Notre sport a cela de magique, chacun à son niveau réalise des « exploits », aussi bien le premier de la course qui aux fruits de nombreux entraînements réalise une « perf », que le coureur lambada ou l’handicapé en fauteuil qui ce matin là est allé chercher le dépassement. Bravo à tous, cette matinée fut un grand moment de partage et de sport.

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Depuis deux, j’ai renoué avec un vieux plaisir, la pratique du vélo. Quel plaisir que de rouler entre amis et de découvrir de nouveaux paysages comme ceux de la vallée de Chevreuse ou des cols escarpés comme celui du Mont Ventoux.

J’ai repris le vélo à l’occasion du triathlon de Paris 2010, ce qui était au départ un pari avec le club d’athlétisme et devenue au fil du temps une récréation. Chaque année après le marathon de Paris, je passe au triathlon, cela permet une meilleure récupération en épargnant les articulations grâce au sport « portés » que sont le vélo et la natation.

Un projet fou, l’ascension du Mont Ventoux

Lancé cet hiver par quelques membres de la Vélosphère (marathoniens fan de vélo), l’idée à fait son petit bonhomme de chemin pour aboutir le 8 mai à la réunion de douze passionnés (9 garçons et 3 filles) à Bédoin pour l’ascension du col le plus impressionnant de France, dixit les sites spécialisés. Il existe trois possibilités pour démarrer, par Sault, Malaucène ou Bédoin le versant le plus « pentu ». C’est celui-ci qui fut retenu à l’unanimité…

Vacances, j’oublis tout…
La date n’a pas été choisie au hasard, nous allons nous appuyer sur ce jour férié pour mobiliser les volontaires. Ce n’est pas évident de réunir autant de personnes à 700 km de Paris. J’étais chez « papa et maman » à Marseille durant ces vacances, c’est donc en voisin que je fais le voyage. Mais ce voyage, je ne le ferais pas seul, car j’entraîne dans l’aventure mon frère mais surtout mon père qui arbore fièrement ses 73 ans et avec une condition physique qui en laisserait plus d’un rêveur…

Rendez-vous à Bédoin
L’ensemble de la Vélosphère se retrouve à 9h30 autour d’un café pour dernier briefing qui sera très simple : « prenez un maximum de plaisir et faites-le à votre allure ! ». Un léger échauffement de 5 km sur les environs du village suffisent à nous mettre en température.

A vos chronos…
Nous voilà sur la borne du kilomètre zéro qui matérialise le départ de l’ascension qui se terminera 22 km plus haut. L’ambiance a changé, beaucoup moins décontractée. Nous comprenons très vite que chacun veux son chrono, son trophée…

Il ne faudra pas plus de trois kilomètres et le village de Saint-Estève pour le peloton explose. Je me retrouve en chasse patate à faire la montée dans une grande solitude ! Mon frère qui possède un bon niveau de cycliste m’attend charitablement au chalet Reynard qui représente les deux tiers du parcours. Il me lance : « tu veux faire une pause ou attendre les autres ? », tu es fou ? Je veux aussi mon chrono ! Il me servira alors de lièvre jusqu’au sommet, en m’encourageant a bon escient.

La station météo qui symbolise le sommet, nous tant les bras, elle trône sur ce mont chauve. Le spectacle est magique, nous sommes sur la lune. La végétation a disparu et seules les pierres sont resté ce qui donne un reflet éblouissant. Je possède une forme extraordinaire, j’ai peu de kilomètres au compteur mais une envie de rouler qui donne des ailes.

Dernier virage…
Je suis à une encablure du sommet, il commence à y avoir du monde. Je reçois les encouragements de ceux qui sont déjà arrivés. Je vais faire partie de la famille des grimpeurs qui ont fait le Ventoux. Un sursaut d’orgueil, je laisse sur place le malheureux cycliste qui m’accompagnait depuis peu. Je franchis fier la ligne et le premier geste va à ma Garmin ! Je stop le chrono et le savoure… Il affiche 1h 39’, je ne sais pas si c’est un bon chrono, mais je suis heureux !

Nous sommes tous dans un mouchoir de poche et à chaque arrivée son ovation. Nous posons pour une photo souvenir et le froid nous pousse à redescendre au plus vite. Pour la descende, c’est idem à la montée, chacun à son rythme car elle très technique. Nous restons groupés jusqu’au Chalet Reynard, puis ce sera chacun pour soi…

Le meilleur moment
La journée ne s’arrête pas là, nous allons tous déjeuner ensemble dans un restaurant très sympathique. Nous allons revivre cette ascension minute par minute par le biais de chacun des témoignages le tout arrosé par une bière bien fraîche. C’est aussi ça le sport, de grands moments de convivialités…

Odysssea Dijon

Le circuit Odysséa 2013 compte 8 épreuves réparties sur le territoire Français dont une à la Réunion. Chacun le sait, courir c’est bien, mais pour une bonne cause, c’est mieux ! Odysséa propose de courir ensemble contre le cancer du sein.

Sponsor principal du circuit, ASSU 2000 vous propose de gagner votre dossard pour les étapes de Chambéry le 1er juin ou Dijon le 8 juin. Pour gagner rien du plus simple : être fan de la page Facebook Prime Sport Santé by ASSU 2000 et envoyer à l’adresse suivante (run.reporter.run@gmail.com) la motivation qui vous lie à l’épreuve.

https://www.facebook.com/PrimeSportSante

Je serais avec quelques membres de la Runsophère à l’étape de Dijon. Alors raison de plus pour rejoindre le mouvement ?

Oxfam Trailwalker

Oxfam France est une association de solidarité internationale qui a pour objectif de construire avec chaque citoyen un monde plus juste. Événement sportif et solidaire où des équipes de 4 personnes parcourent 100 kilomètres en moins de 30 heures et collectent des fonds pour lutter contre les injustices et la pauvreté. Départ pour l’aventure le 25Mai 2013. Rencontre avec l’équipe « les Nations Unies »…

Un événement international
Le Trailwalker Oxfam a vu le jour à Hong Kong il y a plus de 30 ans. Depuis, ce défi sportif par équipes n’a cessé de grandir pour devenir un événement international et se parcourt aujourd’hui à travers le monde entier comme en Angleterre, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, à Hong Kong, en Belgique et en Irlande. La France est le dixième pays à l’avoir organisé. L’Allemagne a organisé son premier Trailwalker en septembre 2010 et l’Espagne en mai 2011. L’Inde est, à son tour, entrée dans l’aventure en février 2012.

Avallon et le parc du Morvan accueil le Trailwalker 2103
La forêt y est omniprésente. Elle couvre 45 % de la superficie totale du parc. Avallon est située sur un plateau dominant la vallée du Cousin, en Bourgogne, aux portes du Parc Naturel Régional du Morvan .

Trois questions à Fanny Boquillet de l’équipe « Les Nations Unies » :

Pourquoi avoir choisi cette course pour exprimer votre solidarité ?
Oxfam est une organisation qui regroupe 17 ONG dont leurs actions concrètes sont transparentes et communiquées au grand public. Étant déjà impliquées dans des domaines caritatifs, et évoluant dans le milieu du sport, l’idée de parcourir 100kms pour Oxfam dans un cadre qui nous force à nous dépasser pour ces populations dans le besoin nous semblait extrêmement forte en symboles. Mêler les 2 univers qui nous ressemblent le plus, se dépasser à travers le sport en servant une cause qui nous tenait à cœur était probablement le plus beau challenge que l’on pouvait faire… cette année ;-)

Quel est le profil de votre équipe ?
Quatre filles de nationalités différentes, Russe, Hollandaise, Marocaine et Française sportives et engagées dans des évènements caritatifs depuis longtemps. 4 personnalités totalement différentes et c’est cette richesse qui nous poussera à aller au bout. En bref, une détermination sans faille et de l’énergie à revendre, voilà en deux mots le profil de notre équipe.

Quel est le budget pour participer à ce genre d’épreuve et comment pouvons-nous vous aider ?
Pour cette course, nous avons estimé un budget de 1800 euros. 1 500 euros qui sont nécessaires à la participation, et cet argent est intégralement reversé à Oxfam pour lutter contre la pauvreté et l’analphabétisation en Afrique. Les 300 euros restant dont nous avons besoin couvriront le trajet pour aller de Paris en Bourgogne, notre équipement (nourriture et vêtements) et notre séjour là-bas. Des entreprises nous ont également offert des dotations : des gels pour le parcours et des produits de récupération. Plus qu’un challenge personnel, c’est une action commune qui nous permettra de changer un peu le monde, à notre manière… Avant tout, merci pour tout, votre soutien nous est primordial, alors continuez à en parler autour de vous ! Les petits ruisseaux font les grandes rivières…

Pour ce faire, nous avons mis notre projet en ligne sur la plateforme de sponsoring participatif. Le lien est sport.sponsorise.me/oxfam-trail/

Site de l’épreuve : www.oxfamtrailwalker.fr

oxfam france

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Parlez de la nouvelle Lunar Flyknit One est chose facile car je suis un inconditionnel de la Lunar Glide depuis son apparition. Je possède chacune des évolutions. Malgré cela, je vais tenter aujourd’hui de rester objectif dans mon analyse.

Ce qui saute aux yeux c’est son look « tricoté » de l’empeigne presque sans couture conçue pour une aération optimale. Ce qui est surprenant de prime abord c’est son poids plume : 227 grammes, elle semble si légère et fragile, mais pourtant… La semelle est de technologie « Lunar » ce qui lui confère un amorti de qualité sans surprise. Certains le trouveront un peu trop amortissant préférant alors la version compétition « Racer ». L’amorti Lunarlon permet une foulée souple et dynamique surtout pour les coureurs sur l’avant du pied comme moi, car l’avant ne bénéficie pas de la double densité de mousse et conserve son côté « compétition ».

Un effet seconde peau
L’empeigne grâce à un procédé de fabrication en maille ultra-légère épouse le pied telle une seconde peau ou plus exactement comme une chaussette. Les mini-câbles enveloppant Flywire présents sur l’empeigne offrent aux pieds un soutien ferme. Idem pour la coque placée au niveau de la cheville, qui confère une stabilité et une tenue du pied sans faille.

Maintenant parlons de choses qui fâche !
Pour moi le défaut de cette chaussure, réside dans sa languette qui se balade au moment de l’enfilage. Je ne comprends pas pourquoi elle n’est pas intégré à la chaussure ? Bien heureusement, elle ne bouge pas durant la course.

Conclusion
Une chaussure au look sportif mais aussi urbain. Un amorti sans faille et sans surprise. Bref tous les ingrédients pour une bonne chaussures de running.

 

Plus de renseignements sur le site Nike :
http://store.nike.com/fr/fr_fr/?l=shop,pwp,c-300/hf-4294900330&cp=EUNS_KW_FR_Running_Footwear_Brand

Nike Flyknit

la marseillaise des femmes

Non mais Allo quoi, tu es marseillais et tu ne parles que de la Parisienne ! Voilà que je viens réparer mon erreur par la présentation de cette épreuve qui monte.

Cette année encore l’accent sera mis sur la solidarité féminine car La Marseillaise des Femmes a choisi de renouveler son soutien à une cause essentiellement féminine : la lutte contre le cancer du sein. Pour cette nouvelle édition, 1 euro par dossard sera reversé à la Fondation pour la Recherche Médicale. Mais ce n’est pas tout, La Marseillaise des femmes est une course sportive, mais elle donne l’occasion de soutenir une association de défense des droits et libertés des femmes pour améliorer le statut et la promotion des femmes. Un euro par dossard sera également reversé à l’association Amnesty International. Alors impliquons nous !

La course en détail

SAMEDI 15 JUIN – VILLAGE “LA MARSEILLAISE DES FEMMES”

• Retrait des dossards de 10h00 à 19h00

• Animations sportives et culturelles (adultes et enfants)

• Animations et informations "Partenaires"

• Débats thématiques

DIMANCHE 16 JUIN – VILLAGE “LA MARSEILLAISE DES FEMMES”

• 07h00 – 08h30 Retrait des dossards

• 08h00 Echauffements

• 09h00 Départ de la course au rond point du David

• 10h30 Etirements

• 09h30 – 12h00 Animations village et animations adultes et enfants

• 10h30 Remise des récompenses

Le parcours
Au départ du David le parcours longe le bord de mer jusqu’à la pointe rouge, revient jusqu’à l’Escale Borely, fait une boucle dans l’historique parc Borely pour arriver enfin sur les plages du Prado. La distance sera de 5,450 KM

Plus de renseignements et inscriptions sur le site : http://www.marseillaisedesfemmes.com

Marathon de Boston 1

Trois membres du Nanterre Athletic Club avait fait le déplacement à Boston pour vivre ce marathon mythique. Christophe revient sur sa course qu’il avait préparée, comme toujours, avec la plus grande minutie. L’histoire qui avait commencé comme un conte de fée ne se termina pas pour diverse raison comme prévue…

Il est 4H45, je n’ai plus sommeil
J’ai plutôt bien dormi. La crève que j’ai chopé 3 jours plutôt ne s’est pas volatilisée comme je l’aurai rêvé… Il faudra donc faire avec et je décide de l’oublier et de me concentrer sur mon objectif du jour. Car aujourd’hui, c’est le Jour J, le jour tant attendu après 13 semaines d’entraînement intense, 13 semaines pendant lesquelles j’ai du organiser mon agenda afin de concilier entraînement boulot et vie de famille. Pas facile. Je me suis fixé cette année comme d’habitude plusieurs objectifs. Un objectif réaliste qui correspond à mon record sur la distance 2H44H55s, un objectif ambitieux qui sera d’une minute plus rapide et un objectif pessimiste qui est de finir ce marathon à plus de 15 à l’heure. J’étais jusqu’à ces derniers jours assez confiant vu ma bonne préparation, un temps au semi me satisfaisant et aucune blessure ce qui ne m’est pas arrivé souvent. Je le suis un peu moins depuis que cette satanée crève m’est rattrapée…  Seb, mon pote du Nac s’éveille et arbore comme toujours un grand sourire. Ce mec est un véritable PMAM (positive mental attitude men !! ).

Nous avalons notre Gatosport
Le mien est à la noisette. Une des noisettes viendra d’ailleurs à bout de ma couronne… Fallait-il y voir un mauvais signe ? Le runner est souvent superstitieux et je le suis un peu. Après notre douche, nous rejoignons Anthony, un exfiltré du Nac à Vancouver et Martial, un autre pote avec qui j’ai fait une grande partie de mes sorties longues. Nous nous dirigeons avec notre Groupe, Planet tour ,vers le départ des bus situé à un bon kilomètre de là. Nous passons encore fois devant la ligne d’arrivée. Le ciel est d’un bleu profond et le soleil se lève tranquillement, la température est fraiche, presque pas de vent, les conditions sont excellentes. La tension monte, j’ai le cœur qui palpite, une certaine appréhension comme toujours. Je sais que je vais me pousser à fond et que ça va être dur, mais je ne sais pas faire autrement. J’ai toujours un peu peur.…

Notre Groupe nous fais prendre un short cut dans la longue file d’attente… (French Style) et nous manquons de nous faire doubler par des italiens (ceux la sont encore plus fort que nous dans cet exercice)

L’organisation américaine est parfaite
Le 117ème marathon de Boston est rodé comme une machine. Des dizaines de bus en convoi arrivent charge et repartent avec des milliers de runners de plus de cent nationalités. Après ¾ d’heure de route ou nous sirotons tranquillement nos boissons d’efforts, nous arrivons dans la jolie Ville d’Hopkington. Il fait un peu froid, mais nous savons tous que ça ne va pas durer. Après le traditionnel passage au toilette, nous nous dirigeons comme les 27 000 autres runners vers les bus ou nous laisserons nos affaires, les mêmes que nous récupérerons après l’arrivée. A maintenant une heure du départ, nous nous mettons maintenant en tenue de gala. J’aime beaucoup ce moment de la course. Le calme avant la tempête. L’ambiance est un doux mélange d’euphorie et d’inquiétude. Les sacs déposés, nous nous mettons doucement en mouvement pour un échauffement d’une vingtaine de minute. Nous sommes tous les 4 dans la Vagues n°1 et nous partirons donc tous presque en même temps.

Marathon de Boston 2Nous rejoignons notre sas de départ
L’hymne national américain retentit, puis le coup de feu. Il est 10h… Que la fête commence. L’une des spécificités du marathon de Boston réside dans son dénivelé. Le parcours descend beaucoup les 5 premiers km avec néanmoins quelques petites remontées, puis est en faux plat montant et descendant pendant les 20 km suivants. Au 25ème km, après une belle descente, nous commençons la partie la plus difficile du parcours, les 4 collines de Newton dont la fameuse Heartbreak Hill. Le parcours redescend du 33ème au 39ème avant de finir quasiment à plat.

J’ai décidé de partir en 3’52 au kilo, ce qui me pourrait me permettre de faire un marathon en 2h43… (douce illusion !)

Je tiens donc cette allure les 5 premiers km sans que cela soit vraiment facile. Je me dis que c’est normal, il faut que mon cœur monte un peu. Je suis assez rapidement rejoins par Martial ce qui me réconforte car nous avons l’habitude courir ensemble. Je passe les 5 suivants au même rythme mais mon souffle est court, j’ai l’impression que mes pulsations sont trop hautes… Je me concentre malgré une foule importante sur le bord de la route.

Je laisse partir Martial qui à l’air d’être en forme et je m’inquiète un peu déjà sur mon sort. Je ne pose jamais de questions aussi rapidement. Je viens de perdre 15 secondes entre le 10ème et le 15ème mais ce n’est pas ça qui m’inquiète le plus. Je ne me sens pas bien, les jambes ne tournent pas comme d’habitude…

La foule et les supporters deviennent de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’on s’approche du semi marathon et collège de Wellesley. On peut entendre à des centaines de mètres à l’avance le cri strident des collégiennes et cheerleaders qui sont la à encourager de toutes leurs forces les runners de tous poils…

Un peu à contre cœur, je me placerai au milieu de la chaussée et ne participerai pas comme je le fais souvent à taper des mains. Certains s’arrêtent carrément et font la bise à ces jeunes femmes ce qui ne fait que galvaniser la foule… Grand moment auquel je ne participe pas, je me concentre car mon subconscient sait déjà ce qui va se passer… Je vais en chier comme jamais.

Mon rythme continue de ralentir
Je suis passé sous la barre fatidique des 4mn au kilo entre le 15 et le 20ème km. Je passerai le semi en 1h23. Je sais d’ores et déjà que mes 2 premiers objectifs seront inatteignables… mon moral en prend un coup. Je ne tourne plus qu’en 4mn 10 entre le 20 et le 30.

Après une belle descente au 25ème, nous allons attaquer les difficultés… Je suis exténué et je me demande comment je vais faire pour continuer. Je décide de me reconcentrer et d’oublier complètement le chrono. Après la seconde colline, une forte douleur lancinante irradie ma cuisse droite… Une belle crampe me tourne autour et ne me lâchera plus. La cuisse puis le mollet droit seront pris à tour de rôle dans l’étau ce qui m’obligera à m’arrêter parfois de façon impromptu sur le coté du parcours et de m’étirer un maximum sous les yeux hagards des supporters qui en me regardant me demande si il faut appeler du secours… Je me dis que je dois vraiment faire peur. En regardant quelques photos de moi prises à ce moment, je les comprends mieux… Je fais peur… Mon regard est noir comme me le diras Thomas un ami supporter au 17ème mile. Je ne m’en étais pas rendu compte tellement je me concentrai sur mon effort et ma souffrance. Anthony me dépasse maintenant et me fait une tape amicale dans le dos. Il ne s’attendait pas à me voir là… J’essaie de l’encourager et je le vois rapidement disparaître à travers le flot des coureurs. Je passe le 30ème km en plus de 2h et je sais maintenant que mon objectif pessimiste vient d’être dépasser et que vu ma forme, je ne le reverrai jamais… Enfin un peu de lucidité !!

Le parcours continue de monter
Les crampes me tuent à petit feu, j’envisage d’abandonner mais je ne peux m’y résigner. Je m’arrête. Ça fait bizarre de s’arrêter. Je bois un verre de Gatorade et je repars rapidement. Je ne peux pas ne pas ramener ma médaille. Je pense à ma compagne Lydie, à ma petite fille Clémentine et je me remets à courir. Peu importe le temps, il faut que je ramène cette médaille… Je ne sais plus sur quel colline je suis, j’ai l’impression que ça ne va jamais en finir mais si ça y est , vers le 33ème, la pente s’atténue et s’inverse… Mon mollet et ma cuisse s’en réjouisse, mes quadriceps vont bientôt être en feu. Les 10 derniers km, la foule est dense et en délire mais je ne la regarde pas, je ne participe pas, je ne peux pas. Je vois au loin la tour de Prudential et donc l’arrivée…

Les 7 deniers km me paraitront une éternité. Je continue à me faire doubler par une masse de plus en plus importante… Mon dieu ce que cette impression est désagréable mais je m’en fous, maintenant mon seul objectif est de finir. Au 35ème, je regarde mon chrono et je me dis que je peux encore passer sous les 3h. Commence une nouvelle course ou je cherche la foulée la plus économique possible. La moindre cote positive est fatale et les crampes reviennent me faisant perdre à chaque fois des secondes précieuses. Au fur et à mesure des km, ma vitesse se réduit et je ne sais pas si je vais y arriver. Je pense à Lydie, je Pense à Clem, je pense au Nac, mon club.

Ça y est, je passe le 41ème km en 2H53mn 30, il me reste 6mn 30 pour faire 1, 2 km… Je passe les derniers virages, consulte ma montre une dernière fois sur la ligne droite, ça va le faire… Ma foulée est celle d’un papy de 70 ans… mais je finis ma course.

2H59mn 10 sec de souffrance…
Mon plus mauvais chrono en 9 ans de course… je continue à marcher avant de devoir à nouveau rapidement m’étirer pour faire passer cette crampe lancinante. J’ai froid, le vent souffle, le ciel s’est couvert. On me donne enfin ma médaille. Je l’ai mérité. Je suis exténué, heureux d’être aller au bout malgré la souffrance, triste de ne pas avoir fait ma course le Jour J. Le marathon est ainsi fait. Martial fera un PB avec un superbe 2H49 malgré un arrêt au stand. Anthony, éclate son record personnel de 8mn, Seb qui ne partait pour faire un temps fait un très beau 3h04 en ayant passé un moment savoureux avec la foule de Boston. Je sais d’ores et déjà que je reviendrais à Boston tant l’organisation et l’ambiance sont top. Je reviendrais pour faire la course que je n’ai pas faite aujourd’hui.

Moins de 2 heures plus tard, une autre histoire bien plus grave de déroulera proche de la ligne d’arrivée reléguant ma petite désillusion personnelle à des années lumières. Un coup dur pour Boston, pour le marathon, pour le sport.

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