I run New York !

Publié: 7 août 2014 dans Récits

VIRB Picture

J’avais rendez-vous ce mercredi soir avec le Nike Running Club New York pour un « workout » sur piste. Ambiance et entraînement à l’Américaine garantie !

En France, j’ai fait partie des pionniers du NRC Paris. Dès 2008 sur les Champs Elysée le magasin Nike a proposé des séances d’entraînements collectifs gratuits. Il était intéressant de voir le modèle de la maison-mère. Ces entraînements sont sur inscriptions et sont généralement complets tout au long de l’année.

Mercredi c’est séance de piste !
Le rendez-vous est fixé à 18h à la boutique de Upper side East pour un départ à 18h30. Nous sommes une centaine ! Le profil des participants est similaire à celui de la France. Des personnes de 25 à 35 avec une parité quasi parfaite sur les sexes. Je me demande même, si les filles ne sont pas plus nombreuses ?

IMG_5942Tous dans le bus !
Le stade se trouve à 7 Km du magasin. Nous grimpons tous dans des bus jaunes de ramassage scolaire. Accueil chaleureux du coach ou plutôt des coachs. Car il y a un grand chef qui a concocté la séance et des « pacers » qui nous guident durant la séance.

Un stade rien que pour nous
La marque de Portland, ne fait pas les choses à moitié, elle réserve carrément un complexe entier pour ses membres. Sur place, une tente sous laquelle se dresse un buffet avec de l’eau, du Gatorade, des barres et de la pastèque.

Musique à fond
La séance démarre par 2 kilomètres d’échauffement sur l’île, puis retour sur le stade Icahn de Randell’s Island. La sono crache des décibels de musique Rap, Rock et Techno. J’ai déjà du mal à communiquer en anglais, avec la musique à fond, je ne comprends plus rien !

Chacun son groupe
Il y aura 6 groupes, du plus fort aux débutants. Ne sachant pas ou me mettre, je m’inscris dans celui des 45 minutes au 10 km. J’ai du mal à comprendre la séance car nous sommes sur une piste classique de 400m, mais il parle à la fois en milles et en Kilomètres ? Je ne me prends pas la tête, je n’ai qu’à suivre…

En fait, c’est assez simple, nous allons faire des 600m, mais avec des variations d’allures tous les 200m. Le premier 200 à allure 10 km, ensuite le second 200 à allure 5 Km et le dernier 200 à allure milles.

Cela part doucement, je ne suis pas dans le bon groupe ?
Photo Aug 07, 7 58 59 AM
Ne fait pas ton prétentieux et profite de la soirée ! Voilà ce que je me répète. Je ne suis pas là pour progresser mais pour passer une bonne soirée. Je me cale donc sur le Pacer et emboîte son pas. Je me sens bien, j’ai même l’impression d’être fort, car j’en ai encore sous la semelle. A chaque tour le coach nous lance des « good job » « great » ou alors des « you are so great », il y a de l’ambiance. Idem à chaque fin de 600m, tout le monde se tape dans la main en disant « good job » !

Ravitaillement
La séance est finie, 2 tours de piste pour la récupération et direction le buffet. Des serviettes sont à disposition. Des sèches, normal quoi ! Mais aussi des serviettes glacés, dans des bacs à glaçons. Deux sortent de barres énergétiques, mais surtout du water-melon (pastèque). Je dévore les tranches de pastèques avec la satisfaction du travail bien fait !

Le cérémonial de clôture
Photo Aug 07, 7 12 31 AM
Le grand coach nous rassemble tous sur la pelouse, pour le sermon. Il nous parle d’un Johnny, marathonien américain et que nous aussi, si nous le voulons, nous pourrons aussi participer à un marathon. Que les valeurs du sports sont universels, que le dépassement de soit est un moteur dans la vie. Je trouve cette partie, trop longue, pourquoi ne pas finir par une bonne tranche de pastèque ?

Nous retournons dans le bus et tout le monde s’accorde pour dire que c’était une grande séance, que c’était une belle soirée. Je "check" mes compagnons d’un soir et leurs dit : "see you saturday for the long ride" !

 

L’étape du Tour 2014 Pau–Hautacam

Publié: 25 juillet 2014 dans Récits

Le 20 juillet dernier nous étions plus de 13 000 cyclistes venues du monde entier pour relever le défi des Pyrénées. Au programme 148 km avec deux morceaux d’anthologie, le col du Tourmalet et la montée finale vers la station du Hautacam… Mais que diable un marathonien est allé faire dans cette galère ?

Etape du Tour Run Reporter Run

J’ai toujours eu la passion du vélo. D’abord comme un enfant roulant dans sa rue en essayant non sans mal de rouler “sans les mains”. Puis ado, j’allais explorer les collines environnantes en essayant à chaque fois d’améliorer mon chrono que je notais précieusement sur un carnet, l’ancêtre de Strava en sorte… Je passe ensuite à la course à pied, jusqu’à mes 18 ans ou arriva en France un sport venue des États-Unis, le triathlon ! L’occasion de renouer avec mes deux sports favoris.

30 ans après…
Aujourd’hui encore, même si le marathon est ma passion prioritaire, le vélo occupe toujours une belle place. Je mets un point d’honneur à faire régulièrement un col mythique avec la famille ou les amis. Je possède par exemple à mon tableau l’Alpe d’Huez ou le Mont Ventoux. Cette année ce sera la double peine ou plutôt le double plaisir !

Le Tourmalet et Hautacam à la loupe
Col du Tourmalet (2115 m), 17,1 km à 7,3%. Hautacam (1520 m), 13,6 km à 7,8%. Le Tour de France représente la troisième audience TV mondiale derrière les jeux Olympique et la coupe du monde football. Participer à l’une de ces étapes en avant-première et donc une fierté et un honneur. Surtout compte tenu des conditions…

Nous voilà à Pau pour quatre jours de rêve à l’invitation de Le Coq Sportif sponsor de l’épreuve. Notre Hôtel est privatisé et bénéficie de toutes les attentions dont un cycliste peut rêver. Un local dédié à la petite reine, avec un mécano à notre disposition et un « GO » grand cycliste et triathlète plusieurs fois Ironman pour nous briefer.

Etape du Tour_Le Coq SportifDemain dès l’aube…
Réveil à 4h’50 pour un copieux petit déjeuner qui devra nous tenir jusqu’en milieu d’après-midi. Notre peloton d’une trentaine de coureurs quitte à 6h précise l’hôtel en direction du départ situé à 10 km. Il fait encore nuit noire.

La grand place est structuré en 13 sas géants pouvant accueillir chacun 1000 personnes, pour un total de 13 000 concurrents. L’ambiance est mitigé dans les sas, les gens sont soit encore endormis, soit déjà dans leurs bulles de concentration ce qui ne favorise pas beaucoup les échanges.

7h15 départ de ma vague
C’est François Bayrou maire de Pau qui donne les tops des différents départs. Cela part vite, très vite. Chacun essaye de se placer. Je laisse rapidement filer Guillaume mon compagnon d’entraînement. Il est hors de question que je parte sur un faux tempo, la journée va être longue, il faut être prudent.

Les villages et les kilomètres s’enchaînent sur près de 80km servant d’échauffement avant le premier « monstre » des Pyrénées. Tout le monde se félicite, la météo est finalement clémente et douce. Mais ça c’était sans compter sur la montagne !

profile_étapedutour2014-660x302

Tourmalet, tout à gauche !
Le pourcentage est relativement progressif, nous démarrons par des rampes à 6% qui permettent aux jambes de s’habituer. La météo aussi est progressive ! Au fur et à mesure de l’ascension nous perdons des degrés et gagnons de la pluie. Au départ une pluie fine, pour finir au sommet par des orages impressionnants. Mon allure est régulière, je me sens bien, le braquet est simple : « tout à gauche » !

Au sommet, un grand ravitaillement nous attend. Les conditions-météo sont très difficiles, les regards sont hagards, beaucoup sont en panique. Comme ce japonais qui se demande si il va pouvoir descendre tant la visibilité est réduite et le froid intense ? Je profite des minis sandwichs à la Tomme locale et refait le plein de barre Isostar offerte à tous les concurrents.

Descente du Tourmalet, les ennuis commencent…
Le froid et la pluie sont de vrais obstacles à notre progression. Les freins sont quasi inefficaces tant il pleut fort. Mes muscles des bras tétanisent à appuyer en permanence sur les leviers. Au fur à mesure du chemin et de la vitesse, mon corps se refroidit. Je tremble, je grelotte, je n’arrive plus à contrôler mon coprs.

Au premier village croisé je met pied à terre pour attendre Guillaume. Un couple de spectateur me dit : « vous abandonnez ? ». « Non, quelle question, j’attend un ami ! » Je titube, je n’arrive même pas à poser correctement mon vélo contre un barrière. Quand mon coéquipier arrive, je lui propose de rentrer dans un bar au chaud quelques instants pour nous réchauffer et prendre un café. Il me répond : « tu déconnes ? » Non j’étais en pleine hypothermie. Je suis en détresse, je tremble, je fait peur à voir, à tel point que le patron du bar en personne propose de me frictionner le corps ? A ce moment-là, il est clair que l’aventure s’arrête là pour moi.

Vingt minutes plus tard, deux cafés et des frictions énergiques nous voilà à nouveau en selle ! Il s’est passé une lutte terrible entre mon corps et mon cerveau pour savoir si je devais repartir ou pas. C’est la tête qui a gagné.

Il reste encore 25 km de descente pour arriver au pied de la deuxième difficulté. Le retour en plaine est salvateur, nous retrouvons la chaleur (relative) et même par moment du soleil.

Le Coq Sportif, #lecoqsportifrideHautacam, dans la légende du Tour
Nous voilà au pied du second géant, le public est nombreux et forme une immense haie d’honneur comme sur les étapes de montages. Nous sommes à 13 km du sommet, à 13 km de l’arrivée à 13 km de la délivrance. Il ne peut (normalement) plus rien nous arriver. Nous allons le grimper tranquillement à notre rythme, car le pourcentage est énorme avec de nombreux passages à 10%. J’ai repris du poil de la bête, et c’est moi qui entraîne maintenant Guillaume dans ma roue car il connaît un coup de moins bien.

Le lieu, les paysages, les conditions météos, nous incitent à répéter en boucle : « nous sommes dans la légende du tour ! » Nous profitons de chaque instant et gardons les yeux grands ouverts. A quelques kilomètres de l’arrivé, un ravitaillement, je décide d’en profiter une dernière fois. Guillaume préfère ne pas couper son effort, ce qui est assez logique.

Je me remets en selle et aborde la pente, le couteau entre les dents. Désormais, chaque coup de pédale m’approche de l’arrivée. La voilà cette fameuse arche, elle apparaît dans le lointain brouillard. Elle ne paye pas de mine, mais représente l’une des plus importante à mes yeux, car elle représente 8h 03 d ‘effort, de souffrance mais aussi d’extase que seuls les sports d’endurance procurent. Guillaume est arrivé depuis seulement 3mn et m’attend avec un sourire d’enfant, ses yeux pétillent.

Retour sur terre
La particularité de cette épreuve est que le sommet d’Hautacam représente l’arrivé « sportive » mais il faut ensuite redescendre sur 10 km pour rejoindre l’arrivée « festive ». Une arche plus imposante nous attend avec un final sur tapis jaune. Une magnifique médaille nous est remise par les hôtesses. C’est maintenant la « vraie » fin et je sens un gros sanglot qui monte. Je suis envahi par l’émotion et sûrement aussi par la fatigue et laisse couler ces quelques larmes… de bonheur.

thuasne_sport

Mais que vient faire Thuasne dans le running ? Leur nom est synonyme de produits comme les prothèses, orthèses, ceintures lombaires etc… Le Groupe Thuasne est leader européen sur le marché des textiles techniques médicaux, ils ont donc toute la légitimité à offrir des produits de compression ou de récupération.

J’ai commencé à utiliser des manchons de compression suite à une contracture au mollet il y a quatre ans. A trois semaines de Marseille-Cassis, c’était la panique ! J’étais septique sur ces “bouts de tissus” mais le meilleur moyen d’avoir un avis était encore de les essayer… Je fonce à la boutique Planet Jogging de l’avenue de la Grande Armée et je suis pris en main par un vendeur. Il faut d’abord mesurer le tour de mollet, ce qui est assez logique car le principe de la compression appliqué ne doit être ni trop ni trop peu. C’est donc un manchon quasi sur mesure qui ornera mes mollets durant cette convalescence. Effet placebo ou réel influence sur le retour veineux, la douleur s’estompa et me laissa tranquille pour la classique marseillaise. Depuis, par intermittence, j’utilise des manchons de compression.

Manchons ou chaussettes ?
L’une possède un pied et pas l’autre. Mais surtout leur utilisation diffère complètement. Le manchon est destiné à l’activité sportive alors que la chaussette à la récupération.

Les chaussettes
Elles stimulent le retour veineux et participent à une meilleure récupération contribuant ainsi à réduire les courbatures. La compression utilisée est dite dégressive. C’est à dire que la pression maximale part des chevilles pour s’estomper au niveau du genou. Il existe une préformage anatomique du mollet pour un enfilage facile et un meilleur confort. Cerise sur le gâteau, vos pieds sentent bon grâce au microencapsulage senteur menthol qui dure environ 10 lavages.

Les manchons
Ils sont devenues indispensables dans la panoplies des trailers ou des triathlètes. D’ailleurs le summum de la classe en triathlon est de se balader en bermuda et claquettes avec les fameux manchons. Il est important de bien choisir car il existe 4 tailles en fonction du tour de cheville. La compression doit être “ni trop, ni trop peu !”. Composé de polyamide et élasthanne pour bien accompagner les mouvements et laisser respirer le mollet. Ils sauront se faire oublier, même par forte chaleur.

Mon avis
Les produits Thuasne Sport répondent parfaitement à la demande de compression en apportant l’effet recherché. Ils sont le fruit d’années de recherches médicales et d’applications pour le milieu hospitalier. De plus, très facile à enfiler grâce au pré-formage du mollet. J’ai particulièrement apprécier les chaussettes que je porte immédiatement après la compétition ou le lendemain matin pour réduire les jambes lourdes. Concernant les manchons, ils sont d’excellente facture et viennent rejoindre ma collection aux-côtés de BV Sport ou Compressport leader également sur le marché. Je dois l’admettre, je ne les considère ni mieux, ni moins bien, mais d’égale qualité, ce qui est déjà pas mal. Du côté du design, nous sommes loin du “clinquant” de certaines marques avec pour Thusanes Sport un choix de coloris et de motifs plus sobre. Dernière chose et pas des moindres, il s’agit d’un produit de fabrication française.

Plus d’infos sur les produits Thuasne Sport : www.thuasnesport.com

You are an Ironman.

De la folie des hommes naissent des exploits. Lorsque j’ai créé ce blog il y a plus de 4 ans, c’était pour avoir de belles histoires comme celle qui arrive. J’ai connu David suite à un licenciement, j’avais besoin d’un avocat. Ensemble durant près d’un an nous avons lutté contre cet employeur malhonnête et avons gagné. De cette bataille est né une amitié. Lui est sur la fin de sa carrière de rugbyman et souhaite passer au running et plus particulièrement au marathon. Je l’incite à rejoindre mon club de Nanterre car il y réside. Depuis il a enchaîné les marathons, dont deux fois New York avec de beaux chronos. Sachant que je pratique le triathlon, il m’annonce, il y a un an environ, qu’à son tour il veut se jeter à l’eau. Je trouve l’idée très bonne, sauf que lui veut faire l’IronMan de Nice (3,8 km de natation + 180 km de vélo + 42 km à pied) ! J’essaye de le dissuader et monter son projet sur deux ans ce qui me semble plus raisonnable. C’est mal connaître David…

Génèse
C’était au mois de septembre, en pleine torpeur post estivale, je me promenais sur internet et me suis retrouvé sur le site de l’Ironman de Nice…. Je me suis inscrit, comme ça, comme on se lève un matin, la tête pleine des rêves de la nuit, « why not ? »… Je ne découvrais pas la discipline, j’ai toujours gardé en mémoire Mark Allen, sur Stade 2, titubant à l’arrivée du marathon, poursuivi par les moustaches de Dave Scott. C’était resté dans un coin de ma tête, rangé, depuis vingt cinq ans… J’ai aussi participé au triathlon de Berck sur mer il y a 27 ans. Ceci me conférait une vraie légitimité, non ?

Bref, passé le choc du coût de l’inscription, dans les 450 € plus licence journalière( !), je consulte deux ou trois blogs de participants pour m’imprégner du truc puis je referme le dossier, on est au mois de septembre, je dois courir New York en novembre, le triathlon de Nice, il n’y a pas urgence. A ce stade, je n’ai que quelques certitudes : zéro expérience, zéro volonté d’en acquérir sur de petits triathlons avant l’Ironman, zéro envie de fréquenter un club, ce qui m’excite, ce qui est beau, c’est de me lancer dans l’épreuve vierge de toutes ces contrariétés : tests, discussions ou questionnements qui viendraient polluer mon plaisir. Ainsi que je l’indique à Jean-Pierre, quelque peu incrédule, ce sera entre moi et moi-même.

L’entrainement
C’est donc après le marathon que la nécessité de m’entrainer me revient à l’esprit. Après un essai en piscine pour m’apercevoir que je suffoque en crawl après 20 mètres, je me dis que les sept mois qu’il me reste ne seront pas de trop. Pour ce qui est du vélo, je continue sur mon VTT, je n’ai pas de vélo de route, 100 kms dans le mois me suffisent. Le mois de décembre se profile, je passe à 5 kms en piscine …. puis stop, je repousse les choses sérieuses à janvier. De toutes façons, c’est bientôt Noël, il fait froid, j’ai pas envie, j’ai pas le temps et c’est pas demain Nice, hein ?

Début janvier, je décide d’arrêter de fumer les deux trois cigarettes que je m’autorisais et achète un vélo sur Troc Vélo (une beauté : un Spézialized Carbone, cadre SL3 avec des Mavic SLR, j’en suis toujours amoureux, j’y reviendrai). Je m’inscris également à un cours de natation à Nanterre avec un prof extraordinaire, Philippe, qui, s’il n’a pas fait de moi une torpille, m’a au moins fait comprendre que j’y arriverai.

Les bouchés double
De mes 15 heures d’entrainement de décembre je passe à 26 en doublant mon kilométrage en piscine, je fais encore beaucoup de course à pied, j’atteins presque les 200 kilomètres, et reste assez soft en vélo, le froid hivernal aidant. Les mois suivants verront mon volume d’entrainement augmenter régulièrement, passant à 30 heures en février et mars puis 40 heures en avril pour atteindre mon maximum, 51h 30 en mai. Je ne peux pas plus, je n’ai pas le temps et je commence à en avoir assez, je me lève à 5h30-6h ou pars m’entrainer à 20h ou 21h, je vois moins ma femme et mes enfants, je ne sors plus ou, le cas échéant, regarde mes potes boire un coup. En outre se développe un réel sentiment de culpabilité car ma démarche demeure très égoïste, totalement égocentrée. Néanmoins je persiste, je suis trop près du but.

Le déclic
Pour ce qui est du contenu, je forcerai de plus en plus sur le vélo grâce à mon guide cycliste, mon frère ainé avec lequel je m’astreins à rouler. Il nous emmène dans le Ventoux, sur Lille Hardelot, en vallée de Chevreuse, j’y ajoute une sortie de 230 km, je vais me sentir de plus en plus costaud. En natation, le déclic vient début juin dans la piscine olympique de Puteaux, un midi, j’enquille 2,7kms et désormais, je sais que j’ai les 3,8 dans les jambes. Curieusement, ce qui concentrait l’essentiel de mes craintes n’est, du jour au lendemain, plus un sujet de préoccupation. Sauf pour la combi que j’achèterai deux semaines avant l’épreuve. Je l’essaierai sur 1.000 m dans un lac et basta. Enfin pour ce qui est du running, mon volume n’ira qu’en décroissant, de 200 kms en janvier pour finir à une centaine de kilomètres en mai, je le paierai. Nous sommes désormais le 10 juin et mon ami Patrick, éminent spécialiste du trail et du long sur route me conseille fortement de couper, Philippe, entraineur natation idem, Claire m’y incite également et de toutes façon j’en ai assez, alors je réduis.

« on m’a piqué mon vélo » !
En outre, un petit événement va m’y aider, le dimanche 15 juin, mon fidèle destrier disparaît, en d’autres termes : « on m’a piqué mon vélo ». Panique, on est à deux semaines de la compét, je n’ai plus de vélo et aucun espoir de le retrouver. Grace à ma chérie, un grand élan de sympathie me vaudra plusieurs propositions de prêts (merci encore Laurent d F) mais je préfère en racheter un. Direction les vendeurs, plus de taille 58 à cette période de l’année, donc direction Troc Vélo. Je tombe sur un BMC (GF01 Di2 pédalier SRAM red pour les initiés) que je vais chercher à Annecy le samedi 21 juin. Je ferai deux sorties pour régler la selle, de multiples visites chez Triathlon Store pour racheter un prolongateur, des pédales, porte-gourde….. et terminé ! Je me répète, je n’ai plus envie !

Le jour J approche
Il débute le vendredi pour moi, n’ayant pas de housse rigide pour le vélo, je refuse de le confier aux bons soins d’Air France et prends le TGV. Bien m’en prend, cela me permettra d’avoir une discussion instructive et très sympa avec un triathlète ayant déjà couru Nice. Après 5h30 de train, je me précipite au village, retrait de dossards pour moi et mes enfants qui doivent me rejoindre avec Claire et que j’ai inscrits à l’Ironkid. Puis déambulation aux différents stands des marques phares du Triathlon, j’en profite pour laisser mon vélo à régler, le dérailleur ayant souffert pendant le transport. A mon retour à l’hôtel, la fébrilité me gagne et je mettrai 1h30 à remplir et vérifier mes sacs cycling, run, street wear pour les différentes transitions, à revérifier mon vélo, mes montres, le cardio….Tout doit être déposé entre 15 h et 16h le lendemain, à l’exception de mes affaires de natation et street wear. Compte tenu de ces préparatifs, le samedi sera plus tranquille jusqu’au dépôt du vélo.

On y est !
L’entrée est sécurisée, j’accroche mon vélo au n°2164 et j’admire : le parc c’est le salon du vélo, il y a des machines hallucinantes, un niveau d’équipement que je n’ai jamais vu, c’est délirant. Je dois ensuite déposer mes sacs et percevoir ma puce. Après survient ce qui marque la véritable entrée dans la course : l’inscription au marqueur de mon n° de dossard sur mes bras et jambe gauche (too bad, je m’étais rasé le mollet droit!). J’y suis enfin, je suis fier et très heureux. Mon après-midi se finira sur la plage au soleil à contempler le numéro sur mon bras, comme un gamin, en veillant à ce qu’il ne s’efface pas. Malgré la joie de retrouver ma famille, très enthousiaste, les cadeaux d’encouragement que me remet Claire (merci Christelle), je demeure tendu au cours de la soirée, je suis déjà dedans. Endormi à minuit, réveil 4h50.

Claire s’éveille en même temps que moi, j’avale une moitié du plus mauvais gatosport que je n’ai jamais préparé (micro-ondes, pas assez cuit, pas assez d’eau…) peu importe, je saute sur le vélo de ma nièce direction le départ. On a le droit de rejoindre le parc à vélos pour checker, je regonfle à 7,5 bars, fixe une gourde d’eau, laisse mon sac streetwear à un volontaire puis enfile tant bien que mal ma combi en mangeant une banane. Claire m’avait dit de la chercher dans le public, je la trouve mais évite son regard car les larmes montent vite, trop plein d’émotions. Il en résultera ces photos bizarres d’un hurluberlu en bonnet de bain bleu avec un bout de banane dans la bouche, au regard voilé.

Je suis le flot des participants et nous nous retrouvons sur la plage devant les bouées, les pros sont déjà dans l’eau, il appartient à chacun de se trouver dans le sas correspondant à son temps estimé. Eu égard à ma nage style crustacé, je vais naturellement vers les 1h30 – 1h45 et me retrouve à côté de Richard Dacoury, le basketteur. Quelques phrases échangées révèlent notre angoisse mutuelle. Mais tout va très vite, départ des pros, 5 minutes après je souhaite bonne chance au Dac et c’est parti.

2014-06-29 06.17.39Natation
Je marche avec précaution sur les galets, me retrouve à l’eau et me mets en action tout de suite mais tranquillement. Les premières sensations avec la combi sont extra, flotte, glisse, vitesse…. jusqu’à ce que je prenne un taquet par un autre concurrent, puis que mes jambes soient entravées par un poursuivant. Car je ne suis pas tout seul ! Et il va falloir se frayer un chemin dans l’enchevêtrement de bras et jambes qui moulinent sous mon nez. Très vite m’apparait comme une évidence le fait qu’il ne faut pas se soucier des autres, demeurer concentré sur ses mouvement, sa respiration. S’il est nécessaire d’écarter doucement un nageur qui dévie trop, lorsque l’on prend malencontreusement un coup, il faut l’accepter et continuer. Et je continue !

J’arrive à passer de deux à trois respirations, pense à relever la tête pour viser les bouées, tire sur les bras (« le crawl, c’est 90% de propulsion » m’a répété x fois Philippe), utilise les jambes pour m’équilibrer, accélérer de temps en temps. Malgré un bouchon à la bouée des 600M, tout se passe bien et je prends plaisir à nager, qui l’eût cru ? Je suis d’autres nageurs avec une sensation d’aspiration et de glisse qui me procurent une vraie joie. Mon esprit divague et peux même me permettre de penser à Claire qui m’attend sur la rive, aux enfants, surexcités par la perspective de l’Ironkids auquel ils vont participer et que je ne pourrai pas voir, à mes frères, mes potes . Bref, je suis détendu, prends du plaisir et sors du premier tour en 41’23 ‘’, c’est inespéré pour moi. Je replonge pour le second tour, les sensations sont identiques. Je boucle en 1h 23 ‘, j’avais prévu au mieux et secrètement 1h30’, je suis ravi. Le bras d’un volontaire de l’organisation est le bienvenu pour reprendre l’équilibre, je m’avance et tombe sur un bouchon de nageurs qui attendent patiemment en bas de l’escalier du centenaire de pouvoir accéder à la « prom » et au parc à vélos. Je perds un peu de temps mais je m’en moque et cela permet en outre de récupérer.

Vélo
Lorsque je monte enfin l’escalier, tout va très vite, j’enlève le haut de la combi, récupère mon sac, m’essuie les pieds, enfile chaussettes, chaussures, maillot, ceinture porte dossards, lunette casque, confie mon sac à un volontaire et file vers mon vélo. Je suis rassuré, il n’est pas tout seul, il y a d’autres concurrents derrière moi. Je trottine en poussant le vélo jusqu’à la ligne, fixe le Garmin sur le cintre, déclenche et enfourche la machine. Une concurrente en conflit avec ses cales manque de me faire chuter, je me rattrape et c’est parti. Je croise Claire qui m’encourage, je suis gonflé à bloc, c’est l’inconnu mais je sais que je vais aimer. La promenade des anglais est rapidement avalée en moulinant, j’y croise ma mère avec les petits qui m’encouragent, le bonheur… Très vite, ça bifurque vers St Laurent du Var, je roule à 32-33km/h, mon dérailleur électrique est une merveille. Arrive la côte de Gattières à 12%-14% sur 500 mètres, j’étais prévenu et ne m’embarrasse pas, je mets tout à gauche en 34-26 et ça passe en moulinant.

0746_031785La suite se déroule parfaitement et j’y prends un grand plaisir même dans le col de l’Ecre. Je récupère mon sandwich au sommet, attaque la descente à mon rythme. Je ne suis pas un grand descendeur et ne peux m’empêcher de penser au pire lorsque j’atteins les 55-60kms/h. Certains me doublent à des vitesses de dingue, je n’éprouve ni envie ni admiration et espère seulement qu’ils savent ce qu’ils font. C’est vers le kilomètre 100 que je vois le premier cycliste à terre, il ne pleut pas encore et ce ne sera malheureusement pas le dernier de la journée. Les difficultés s’enchainent jusqu’à Coursegoule, le ciel s’assombrit et au moment où je plonge dans les trente kilomètres de descente précédant le retour dans la vallée du Var, je reçois les premières gouttes. Je viens de l’écrire, je ne suis pas un grand descendeur sur sec, sur mouillé, c’est pire. D’autant plus que le vent se lève et la température descend. Après m’être fait dépassé par moults coureurs, en avoir compté de nombreux au sol, je me cale à 25-30km/h, l’eau ruisselle sur la route, je suis trempé, congelé, mes jambes tremblent sur le vélo, je n’ai plus de sensation dans les mains, n’arrive plus à trouver les changements de vitesse et à peine à freiner… Lorsqu’un coureur m’interpelle : «Ca va David, tu arrives à freiner ? ». Je lui réponds que non, il me conseille : « arrête toi, tu ferais mieux de t’arrêter ». Je m’exécute, une ou deux minutes, à l’abri et repars. Ca ne va pas forcément mieux mais cela a eu le mérite de casser la vague de stress qui m’envahissait. Quelques kilomètres plus loin, je suis limite de pleurer de rage, « p… de descente… ». Je ne prends aucun plaisir, j’ai peur de tomber à chaque virage, la découverte de plusieurs ambulances au fil du parcours n’arrange rien.

Drafting
Mais je parviens enfin sur le plat, il pleut toujours. Il n’y a pas d’arbitre et de toute façon, à ce stade, je m’en fous, alors je me colle en peloton avec quelques compagnons d’infortune également trempés jusqu’aux os et on revient en drafting sur la promenade des anglais à 35-40km/h. Là, il ne pleut pas, je me désolidarise du mini peloton pour finir les 5 kms de prom le long de la mer en moulinant au maximum, il va falloir attaquer la course à pieds. J’espère que j’y prendrai alors plus de plaisir. Je passe la ligne, descends du vélo, enlève immédiatement mes chaussures et cours déposer mon vélo. Je me transforme en coureur et repars, sans calcul.

La course c’est mon truc, ça va aller !
Effectivement, ça va, je ne calcule pas, suis en 5’15’’ au kilomètre, tranquille, jusqu’à la fin du premier tour, chouchou rose. Cela me permet de regarder les concurrents autour de moi, je suis surpris du niveau de maitrise et de la vitesse de certains après 9 heures d’efforts. Il y a du métier, indéniablement. C’est au km 12 que ça se gâte, étonnamment ce ne sont pas mes jambes qui me lâchent mais le bras gauche, puis toute l’épaule. Je sais immédiatement ce dont il s’agit : ma vieille hernie discale récoltée quand je jouais au rugby.

2014-06-29 18.05.50Je ne peux tout simplement plus porter mon bras mais ne veux pas m’arrêter, pas avant de croiser Claire et les enfants. Ca y est, je les vois et m’autorise une pause, c’est l’euphorie, Balthazar et Horace sautent dans tous les sens, Philippine et ses cousines ont récupéré un hygiaphone et hurlent dedans, Claire m’encourage. Je sens une petite inquiétude dans le regard ma mère, elle m’indique que mon père est plus loin. Cela me fait un autre but avant de m’arrêter de nouveau. Je le croise au 15ème, désormais mon bras gauche est très douloureux, il me conseille une écharpe mais je n’ai rien, je continue en alternant marche et course en me tenant le bras. Je veux mes chouchous, , récupère le second, jaune, puis le troisième , vert… Dernier tour, j’abandonne mes pates de fruit, passe aux TUC trempés dans du coca chaud. J’ai un regain de forme, je récupère les enfants qui m’accompagnent en courant et vois la ligne, enfin.

Une seule chose m’obsède alors, ma photo sous le portique d’arrivée, seul…
Alors je laisse filer le gars devant moi, m’arrête, vérifie qu’il n’y a pas personne derrière et fais les cent derniers mètres tranquille, heureux, fier, en tapant dans les mains du public, j’y suis, je suis radieux, je ne veux pas que ça s’arrête, je franchis, je l’ai fait, ça y est ! Médaille autour du cou : homme de fer ! Super aventure, super épreuve, super expérience, super souvenirs. C’est peut être le charme de la première fois… Je pense sincèrement à tous : ma famille, mes potes de Nanterre et leurs boosters de la veille, Jean Pierre Run Run et les lecteurs de son blog (enfin la plupart…)….

Encore deux, trois choses…
Concernant l’entrainement, je me suis fortement inspiré de ce que je connaissais de la CAP et des préparations pour le marathon : fond, fractionné, vitesse Marathon. Ce qui a donné pour le vélo : du fond et des intervalles. Pour la piscine : de la technique, de la technique et encore de la technique… puis des intervalles. J’ai tenté de m’inspirer des deux revues mensuelles de triathlon vendues en kiosque. Outre le peu d’intérêt des articles, le plan d’entrainement proposé (par tri-mag je crois ?) est totalement incompréhensible, préparé en dépit du bon sens et au final inutilisable. Vous en jugerez au besoin : pas de jours de récup, pas d’assimilation, des distances de bourrin en permanence de manière à arriver essoré le jour J…

Dernier point : il n’y a nul exploit à participer à cette épreuve, il suffit de le vouloir et de s’entrainer. Un seul conseil : ne pas écouter les critiques des médisants qui polluent parfois les réseaux sociaux des gens de bonne volonté en tentant de décourager les néophytes à grand renfort de « moi je ». Ils se reconnaitront.

Gatorade_Run_Reporter_Run

.

La marque américaine semble avoir traversé les âges tant son nom est synonyme de sport. C’est en 1965 qu’elle a vu le jour sous le ciel de Floride pour compenser les composants clés perdus par les joueurs de l’équipe des Florida Gators, d’ou son nom.

Certes, je ne suis pas tout jeune, mais ce n’est pas à cette époque que j’ai découvert la boisson sportive. Mais du côté de Marseille pour l’un des premiers marathons de la citée phocéene, nous sommes en 1984. A l’époque c’est une vraie révolution, car il n’existe pas grand chose sur le marché. Puis s’en suivra un replis sur le marché américain, pour mieux revenir dans les années 2000.

La gamme 2014
Nous trouvons cette année 4 parfums pour satisfaire tous les plaisirs : Citron – Cool blue – Orange – Red Orange. L’ensemble de la gamme est sans colorant, sans édulcorant et sans arôme artificiel. Elle est composée d’eau pour réhydrater, de sels minéraux pour régénérer ceux perdus pendant l’effort, et de glucides pour ré-énergiser. Son bouchon sport et sa bouteille en plastique permettent ainsi une meilleure prise en main et une dégustation plus agréable.

GATORADE, le n°1 mondial en nutrition sportive
La marque est présente dans 40 pays où chaque année, plus de 4 milliards de litres(1) de la boisson sont vendus. Gatorade est consommée par les plus grands athlètes du monde tels qu’Usain Bolt, Allyson Felix, Serena Williams, Chris Legh, Alistair Brownlee… En France, la marque a été relancée fin 2010 par le Groupe PepsiCo France. Aujourd’hui elle détient 11% de parts de marché(2) et se développe rapidement avec une croissance de 30% en 2012.
Sources : (1) Euromonitor 2012 – (2) IRI Vol HMSM CAM P10 2012

Mon avis
D’un goût très agréable lorsque bien frais, se retrouve difficile à boire si elle a passé plusieurs heures dans un bidon de vélo par exemple. Ma préférence va sans conteste au Citron qui semble le moins sucré de la gamme. Une boisson que je réserve plutôt aux moments récréatif qui viennent sur la fin d’une grosse séance comme une récompense.

Plus d’infos : http://www.gatorade.frt

 

10 km de Vincennes_Run_Reporter_Run

La course du château de Vincennes représente pour bon nombre de coureurs la dernière chance de la saison de battre son record. Le parcours est ultra plat, l’organisation plutôt bien faite et l’ambiance chaleureuse. Que demander de plus ?

Cette année étant en préparation Étape du Tour de France Vélo, la course n’était pas à mon programme mais qu’importe, l’idée de partager un bon moment avec des amis fut la plus forte. Même si depuis le marathon de Paris, je ne cours plus que une ou deux fois par semaine. Ce n’est pas comme si j’étais devenu sédentaire ? Le vélo et la natation sont d’excellent compagnon du runner.

Mustache ride again
Mon ami Alain, était à la recherche de motivation après son marathon du Mont Saint-Michel. Après quelques verres de rosé lors d’un barbecue, c’est tout naturellement que l’idée nous est venue. Comme quoi l’alcool, quand il est consommé avec modération apporte de bonnes idées ? Par contre Alain avait sûrement dû boire plus que moi, car après mon accord pour l’accompagner, il me demande de l’emmener sur 40 minutes ! Non mais Alain, tu t’es vue quand t‘as bu ? Faire moins de 45 mn sera l’objectif ! Je l’emmènerai sur un tempo de 4’ 30’’ au kilomètre sera qui nous laissera une marge de sécurité et semble un sous objetif de 43’ réalisable.

Château de Vincennes
Dimanche matin 9h sous la pluie, il fait froid et il me semble qu’il y a beaucoup moins de monde que d’habitude ? Pas étonnant, le même jour se court la course du château de Versailles. Banlieue Est contre banlieue Ouest. Les courses des châteaux !

Le temps de récupérer mon dossard auprès des amis de Top Chrono, de saluer les différents amis qu’il est déjà temps de s’échauffer avec mon club le Nanterre Athletic Club. Chacun y va de son petit bobo, de sa mauvaise nuit. Les courses passent les attitudes restent ! Seul Julien Béghin, reste dans sa bulle. Il connaît une saison incroyable où chacunes des courses sont des prétextes à battre son record. Il sera l’homme à suivre…

VIRB PictureDans le sas vert
Chacun en fonction de son niveau et de son objectif rejoint la couleur adéquate. Pour nous ce sera le vert couleur de l’espoir. Coup de pistolet, je sens Alain comme un cheval sauvage qu’il va falloir “driver”. Le soucis, ne sera pas de le “tirer” mais de le freiner. Il a la fâcheuse habitude de partir trop vite. Nous allons essayer de tenir les 4’ 30’’.

Premier kilo
Malgré les embouteillages et ma vigilance, nous passons la première borne en 4’ 21’’ soit 9’’ trop rapide. La décélération doit être progresive et prendra près de 3 km pour arriver sur le bon tempo.

Mi parcours
Alain semble bien, il se permet même de pas prendre d’eau au ravitaillement. Le retour vers l’arrivée commence. C’est là que la partie se gagne ou se perd ! Nous maintenons notre cadence. Il faudra attendre les deux derniers kilomètres pour sentir une petit lassitude chez mon poulain.

Dernier kilomètre
C’est à partir de ce moment là que le rôle de “lièvre” prend tout son sens. Être présent et encourager, sans en faire trop. C’est un savant dosage qui s’adapte à la personnalité du “mené”. Dans notre cas, Alain fait preuve d’une grande détermination, il veut son chrono. Il s’accroche, relance, et absorbe ce dernier kilomètre comme si sa vie en dépendait !

Nous franchissons la ligne la main dans la main, grande émotions. Nous tombons dans les bras l’un de l’autre. J’adore ces moments d’extases et de camaraderies. Le chrono affiche 43’ 08’’. Le contrat est rempli haut la main.

Le meilleur moment en compétition est lorsque l”effort s’arrête et que nous refaisons la course. Place aux retrouvailles avec les autres. Notre Julien arbore un grand sourire, nous comprenons qu’il s’est passé un truc. Nouveau record, 15 jours seulement après la dernière marque lors des 10 km de l’Equipe. Je suis heureux et fier de lui, quelle progression.

Notre équipe se dirige vers une brasserie pour savourer une boisson moins sportive, mais tout autant désaltérante. Du run, des amis et de la bière… La vraie vie !

VIRB Picture

.

Vous cherchez une épreuve pour clôturer votre saison ou tout simplement pour débuter une carrière de triathlète ? Le Triathlon du Château de Chantilly, les 23 et 24 août, répondra à toutes vos envies…

J’ai testé pour vous l’épreuve l’an passé sous une pluie diluvienne… ce fut la première fois que « secrètement » j’espérais qu’une épreuve soit annulée tant les conditions météo étaient exécrables. La beauté du site et le sourire des bénévoles, à majorité anglophones, me donnèrent l’élan nécessaire pour plonger dans l’eau glacée des douves du château. Je serai à nouveau au rendez-vous fixé par Colin Childes, sympathique représentant français de l’épreuve. Ce sera sûrement pour moi la dernière compétition de triathlon de la saison, mais je compte surtout entraîner dans mon sillage des amis runners dans leur première participation sur triple effort.

Chantilly-FR-EnfantsTour des épreuves
Il y aura le week-end du 23 et 24 août des épreuves à la portée de tous avec des distances entre 400m/20km/4km et 1.9km/90km/21km. Chacune des courses porte un nom faisant référence à l’histoire du château.

Nous avons rencontré Colin, président du club de Chantilly Triathlon, et le représentant français de l’événement, pour connaître les nouveautés et les spécificités de l’édition 2014.

Pour commencer, pouvez-vous nous promettre une édition ensoleillée ?
En effet, 2013 était difficile au niveau de la météo ! J’aimerais croire pour tous, que l’édition 2014 sera ensoleillée, et que nous pourrons tous profiter de la journée, et faire un vrai pique-nique à l’anglaise dans les grands jardins à la française de Le Notre.

Trouverons-nous des nouveautés sur les épreuves ?
Il y aura plusieurs changements sur les parcours cette année. Ces modifications prennent en compte les retours des participants qui sont au cœur de nos réflexions, les retours du comité de sécurité et aussi celle du Domaine du Château Chantilly. Les cartes sont bien sur disponibles sur notre nouveau site web.

  • Cette année l’événement se déroule sur deux jours pour permettre de répondre favorablement à la demande. Les distances courtes et jeunes le samedi et la distance olympique et longue le dimanche. Le parcours cycliste pour le Sprint et le Sprint plus est bien rodé et reste tel quel. Nouveauté pour 2014, le parcours Olympique deviendra une seule boucle et suivra le parcours du Long. Le parcours du LD reste quasiment inchangé, au niveau de Mortefontaine il passera par Plailly et la Chapel en Serval au lieu de Pontarmé.
  • Le Domaine du Château de Chantilly continue son programme d’investissement pour notre plaisir, malheureusement les travaux de parking dans le Parc de Sylvie nous obligent à un léger changement sur les parcours de course à pieds et les parcours cyclistes jeunes.
  • Pour maximiser la sécurité des triathlètes, nous avons revu le bilan 2013 et les changements avec la Gendarmerie. En 2014, nous aurons une convention avec la Gendarmerie et la brigade motorisée pour la gestion de quelques carrefours importants.

N’oublions pas que dans le Parc il y aura plein d’activités pour les familles et proches ainsi que plusieurs concerts de musique. De même, des pique-niques sont disponibles en pré-commande sur le site

En termes de Sponing, Speedo, sera présent à Chantilly, et offrira à chaque participant une très belle serviette. HIGH 5, sera là aussi et fournira les bidons et boissons, gels et barres sur les parcours, de même VITA COCO, sera sur la ligne d’arrivée. Notre partenaire North Tri sera également présent dans le village et aussi aux ravitaillements, et Séson offrira un buffet aux participants du Gantelet (Half Iron distance) tel que Vatel l’aurait imaginé.

Chantilly Cyril ViennotPouvez-vous déjà nous annoncer quelques têtes d’affiche comme l’an dernier Cyril Viennot ?
Oui, on peut d’ores et déjà confirmer la présence de Cyril Viennot et son équipe française qui viendra se confronter à l’équipe Anglaise. Une revanche pour 2013 se prépare.

Le point négatif souvent cité par les athlètes est le prix de l’inscription, existe t’il un tarif dégressif ?
Contrairement à un triathlon que nous pourrions pratiquer ailleurs, l’accès au parcours, le Château, a un prix. Le Château de Chantilly, ancienne résidence du duc d’Aumale et appartenant à l’Institut de France, est soumis à une gestion particulière. La Fondation commercialise l’accès pour se doter des moyens d’entretenir la beauté des lieux. De plus, l’accès aux grands jardins à la française de Le Nôtre, le jardin anglo-chinois et le parc aménagé à l’anglaise apporte des contraintes supplémentaires en termes de sécurité et de logistique. Avec l’inscription nous contribuons au patrimoine français et cela se reflète dans le prix. La politique tarifaire est effectivement dégressive, les premiers inscrits ont bénéficié d’une réduction de 40% jusqu’à fin décembre, puis de 30% jusqu’à fin février, de 20% à fin avril et de 10% à fin mai. Les clubs bénéficient d’une remise s’il y a une participation de plus de 10 personnes et nous avons également des forfaits pour les familles. En échange d’aide bénévole le 23 ou le 24 aout, le bénévole ou un ami peut bénéficier d’une inscription gratuite (demi-tarif sur le LD).

Nous sommes très fiers d’avoir été en 2010 la première épreuve sportive organisée dans le Château de Chantilly, et de pouvoir encourager la pratique du Triathlon. Nous espérons que vous y viendrez pour profiter de passer un weekend en famille et pourquoi pas, faire un pique-nique dans le parc !