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Les dieux du triathlons avaient décidé de faire de cette épreuve 2014, une belle épreuve ! Oublié les trombes d’eau, le manque de bénévoles et le démarrage vélo difficile. Place à une édition, revue et corrigée.

L’épreuve placée une semaine seulement après mon retour de vacances à l’autre bout du monde, n’avait pas le même attrait que l’an passé où j’étais en pleine préparation pour le Half IronMan d’Aix-en-Provence. Je dois l’avouer, jusqu’à la veille, je m’interrogais sur ma participation…

Il aurait été dommage de ne pas retrouver ma bande copain ?
Chaque épreuve fait l’objet de retrouvailles et la bande grossie d’années en années. Je ne suis pas peu fier d’avoir “converti” de nombreux runners.

Invité par l’organisation à partager le repas de la veille avec les athlètes, journalistes et bénévoles c’est avec bonheur que j’échange avec Cyril Viennot et Julie Nivoix qui seront tout deux le lendemain sur le podium.

15037470211_7d8bf7178c_n8h dans le parc à vélo
En triathlon, il y a des rituels, des manies. Je pose mes affaires au sol d’une certaine manière, dans un ordre bien précis. Il ne faut rien oublier ! Le soleil, commence à chauffer l’air mais aussi l’ambiance. Je fais la connaissance de mes compagnons d’un jour.

Il est temps d’enfiler la combinaison. L’odeur du néoprène, provoque chez moi, une montée de stress mélangée à l’adrénaline. Mon corps n’est pas dupe, il sait ce qu’il l’attend.

Les deux pieds dans la vase
La natation se déroule dans le bassin adjacent au chateau de Chantilly. Il ne faut pas être trop regardant sur la couleur et l’odeur de l’eau. La spécificité de ce bassin, c’est qu’il y a pied partout. Malgré mon positionnement à l’arrière, je reçois un coup de pied dans la main qui “explose” le bracelet de ma Polar V800. A la sortie de l’eau le chrono est sans appel :36 mn pour 1500m, la longue coupure d’un mois a laissé des traces.

La Picardie by bike
Le parcours vélo est sans grande surprise, il s’agit de chemin plutôt bucolique qui serpente dans la campagne environnante. C’est assez drôle, car les avis divergent, moi je trouve que sans relief c’est presque ennuyeux et mon ami Chritstophe a adoré ! Comme quoi, tous les gouts sont dans la nature… Je termine les 45 km en 1h 27’

Course sur Hipodrome
Dernier changement et j’attaque le sport où je me sent le mieux. La première partie ressemble fort à un trail, tant les chemins en sous-bois sont tortueux. Très vite j’emboîte le pas le pas d’un Anglais, qui renseignement pris est sur le “long” soit le double en distance. Il m’indique que mon rhytme est parfait pour lui et que je lui suis d’une précieuse aide…

La seconde partie se déroule autour de l’hipodrome de Chantilly et du musée du cheval, un vrai régal pour les yeux. Par contre ces parties sont désertes, pas le moindre encouragement.

Je suis plutôt surpris par mon état de forme ! Moi qui me suis traîné toute la semaine, je tiens sans soucis une vitesse de plus de 14,5 km/h ? Nous rentrons dans le parc du château, j’entends le speaker et ne tarde pas à voir l’arche d’arrivée. Je suis désormais seul, alors pourquoi accélérer ? Je savoure mon arrivée et franchi le portique avec un grand sourire.

L’épreuve à la loupe

  • Un cadre magnifique
  • Une organisation en constante progression
  • Un soleil au rendez-vous

Dans les points à améliorer

  • Un retrait des dossards avec des bénévoles qui parlent français serait un vrai confort. J’avais déjà signalé ce problème l’an passé, mais sans écoute apparament.
  • Un prix d’inscription, toujours un peu élévé par rapport à la prestation. Mais ceci s’explique en grand partie par la location du chateau…


MaximeInterview de Maxime 11 ans qui participait à son premier triathlon

Pourquoi tu as eu envie de faire cette course Max ?
J’aime bien le sport en général, le Tri de Chantilly était un défi pour moi mais aussi un peu pour faire comme papa ! Mon père a de la chance, il travaille chez Suez Environnement et il a des inscriptions gratuites…

Comment as-tu trouvé la course est l’ambiance ?
J’ai trouvé ça génial ! Par contre l’eau était froide (juste une tri fonction que papa m’avait acheté ) et pas très propre mais bon j’ai nagé avec les poissons…

La natation n’est pas ton fort, comment tu as géré ça ?
Ça fait un peu peur 200m !  J’ai fait en brasse car mon crawl bof bof. Bon, j’ai encore à faire des progrès. Suite à la course, j’ai commencé des cours de perfectionnement en crawl.

La partie vélo ?
Pour mon premier Tri j’ai pris le vélo de ma petite sœur car le mien est trop petit (j’ai grandi pendant les vacances)  mais  j’en veux un mieux « Pour foncer » !

Pour la course à pied ?
C’était facile et trop court. Enfin je suis super  content de ma journée, j’ai une médaille. ! Vivement le prochain !

 

Dans la famille des courses à obstacles, je demande la Spartan ! Elle a fait son apparition en France l’an dernier sur le circuit Paul Ricard près de Marseille. La voila qui débarque aux portes de Paris en septembre.

Vous ne connaissez pas la Spartan Race ? Elle est pourtant la série de course à obstacles la plus importante au monde et la première de son genre à disposer de classements mondiaux. Elle fut par exemple élue Meilleure Course à Obstacles 2012 par le Magazine Outside.

Un phénomène mondial
Avec une prévision d´un million de participants en 2013 et 60 événements à travers le monde, Reebok Spartan Race est l’une des marques d’événements outdoor se développant le plus au monde.

Neuf pays sont déjà sur la carte et des événements sont prévus, entre autres aux États-Unis, au Canada, au Mexique, au Royaume-Uni, en Slovaquie, en République tchèque, en Allemagne, en France, en Australie et en Corée du Sud. Reebok Spartan Race se mondialise à une large échelle.

Trois questions à l’organisation

Pourquoi Spartan ?
Parce que les Spartiates étaient les guerriers les plus complets. Une course à obstacles est faite pour tester ta détermination, ta force, ta résistance, ta capacité à prendre des décisions rapides et ta capacité à rire à la face de l’adversité.

Est-ce que le format veut dire que c’est chacun pour soi ?
Non ! Les courses à obstacles demande la plupart du temps un travail d’équipe pour passer certains obstacles. Honneur et fraternité sont au cœur du code Spartan. C’est le plaisir de se comparer à ses amis dans un environnement de compétition ou la fierté de partager en équipe.

Qu’est-ce qui rend la Spartan Race spéciale ?
Reebok Spartan Race est la norme dans l´industrie de la course à obstacles. Notre respect méticuleux de certains standards de ce sport dont nous sommes à l’origine, ainsi que des règles et des classements lors de nos courses donnent à nos événements un goût spécial. Notre expérience, notre vécu et les quatre distances par pallier que nous mettons en place dans divers endroits à travers le monde, assurent notre rigueur et notre stabilité dans le temps.

Pour ma part, j’ai testé au printemps la Muday organisée par ASO et je dois dire que malgré mes réticences face à ce genre d’épreuves, j’y ai passé un très bon moment. Alors pourquoi ne pas renouveler l’expérience avec les numéros un mondiaux ?

Tous les renseignements sur la course sont ici : http://fr-fr.spartanrace.com/

Reebok Spartan Race

I run New York !

Publié: 7 août 2014 dans Récits

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J’avais rendez-vous ce mercredi soir avec le Nike Running Club New York pour un « workout » sur piste. Ambiance et entraînement à l’Américaine garantie !

En France, j’ai fait partie des pionniers du NRC Paris. Dès 2008 sur les Champs Elysée le magasin Nike a proposé des séances d’entraînements collectifs gratuits. Il était intéressant de voir le modèle de la maison-mère. Ces entraînements sont sur inscriptions et sont généralement complets tout au long de l’année.

Mercredi c’est séance de piste !
Le rendez-vous est fixé à 18h à la boutique de Upper side East pour un départ à 18h30. Nous sommes une centaine ! Le profil des participants est similaire à celui de la France. Des personnes de 25 à 35 avec une parité quasi parfaite sur les sexes. Je me demande même, si les filles ne sont pas plus nombreuses ?

IMG_5942Tous dans le bus !
Le stade se trouve à 7 Km du magasin. Nous grimpons tous dans des bus jaunes de ramassage scolaire. Accueil chaleureux du coach ou plutôt des coachs. Car il y a un grand chef qui a concocté la séance et des « pacers » qui nous guident durant la séance.

Un stade rien que pour nous
La marque de Portland, ne fait pas les choses à moitié, elle réserve carrément un complexe entier pour ses membres. Sur place, une tente sous laquelle se dresse un buffet avec de l’eau, du Gatorade, des barres et de la pastèque.

Musique à fond
La séance démarre par 2 kilomètres d’échauffement sur l’île, puis retour sur le stade Icahn de Randell’s Island. La sono crache des décibels de musique Rap, Rock et Techno. J’ai déjà du mal à communiquer en anglais, avec la musique à fond, je ne comprends plus rien !

Chacun son groupe
Il y aura 6 groupes, du plus fort aux débutants. Ne sachant pas ou me mettre, je m’inscris dans celui des 45 minutes au 10 km. J’ai du mal à comprendre la séance car nous sommes sur une piste classique de 400m, mais il parle à la fois en milles et en Kilomètres ? Je ne me prends pas la tête, je n’ai qu’à suivre…

En fait, c’est assez simple, nous allons faire des 600m, mais avec des variations d’allures tous les 200m. Le premier 200 à allure 10 km, ensuite le second 200 à allure 5 Km et le dernier 200 à allure milles.

Cela part doucement, je ne suis pas dans le bon groupe ?
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Ne fait pas ton prétentieux et profite de la soirée ! Voilà ce que je me répète. Je ne suis pas là pour progresser mais pour passer une bonne soirée. Je me cale donc sur le Pacer et emboîte son pas. Je me sens bien, j’ai même l’impression d’être fort, car j’en ai encore sous la semelle. A chaque tour le coach nous lance des « good job » « great » ou alors des « you are so great », il y a de l’ambiance. Idem à chaque fin de 600m, tout le monde se tape dans la main en disant « good job » !

Ravitaillement
La séance est finie, 2 tours de piste pour la récupération et direction le buffet. Des serviettes sont à disposition. Des sèches, normal quoi ! Mais aussi des serviettes glacés, dans des bacs à glaçons. Deux sortent de barres énergétiques, mais surtout du water-melon (pastèque). Je dévore les tranches de pastèques avec la satisfaction du travail bien fait !

Le cérémonial de clôture
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Le grand coach nous rassemble tous sur la pelouse, pour le sermon. Il nous parle d’un Johnny, marathonien américain et que nous aussi, si nous le voulons, nous pourrons aussi participer à un marathon. Que les valeurs du sports sont universels, que le dépassement de soit est un moteur dans la vie. Je trouve cette partie, trop longue, pourquoi ne pas finir par une bonne tranche de pastèque ?

Nous retournons dans le bus et tout le monde s’accorde pour dire que c’était une grande séance, que c’était une belle soirée. Je "check" mes compagnons d’un soir et leurs dit : "see you saturday for the long ride" !

 

L’étape du Tour 2014 Pau–Hautacam

Publié: 25 juillet 2014 dans Récits

Le 20 juillet dernier nous étions plus de 13 000 cyclistes venues du monde entier pour relever le défi des Pyrénées. Au programme 148 km avec deux morceaux d’anthologie, le col du Tourmalet et la montée finale vers la station du Hautacam… Mais que diable un marathonien est allé faire dans cette galère ?

Etape du Tour Run Reporter Run

J’ai toujours eu la passion du vélo. D’abord comme un enfant roulant dans sa rue en essayant non sans mal de rouler “sans les mains”. Puis ado, j’allais explorer les collines environnantes en essayant à chaque fois d’améliorer mon chrono que je notais précieusement sur un carnet, l’ancêtre de Strava en sorte… Je passe ensuite à la course à pied, jusqu’à mes 18 ans ou arriva en France un sport venue des États-Unis, le triathlon ! L’occasion de renouer avec mes deux sports favoris.

30 ans après…
Aujourd’hui encore, même si le marathon est ma passion prioritaire, le vélo occupe toujours une belle place. Je mets un point d’honneur à faire régulièrement un col mythique avec la famille ou les amis. Je possède par exemple à mon tableau l’Alpe d’Huez ou le Mont Ventoux. Cette année ce sera la double peine ou plutôt le double plaisir !

Le Tourmalet et Hautacam à la loupe
Col du Tourmalet (2115 m), 17,1 km à 7,3%. Hautacam (1520 m), 13,6 km à 7,8%. Le Tour de France représente la troisième audience TV mondiale derrière les jeux Olympique et la coupe du monde football. Participer à l’une de ces étapes en avant-première et donc une fierté et un honneur. Surtout compte tenu des conditions…

Nous voilà à Pau pour quatre jours de rêve à l’invitation de Le Coq Sportif sponsor de l’épreuve. Notre Hôtel est privatisé et bénéficie de toutes les attentions dont un cycliste peut rêver. Un local dédié à la petite reine, avec un mécano à notre disposition et un « GO » grand cycliste et triathlète plusieurs fois Ironman pour nous briefer.

Etape du Tour_Le Coq SportifDemain dès l’aube…
Réveil à 4h’50 pour un copieux petit déjeuner qui devra nous tenir jusqu’en milieu d’après-midi. Notre peloton d’une trentaine de coureurs quitte à 6h précise l’hôtel en direction du départ situé à 10 km. Il fait encore nuit noire.

La grand place est structuré en 13 sas géants pouvant accueillir chacun 1000 personnes, pour un total de 13 000 concurrents. L’ambiance est mitigé dans les sas, les gens sont soit encore endormis, soit déjà dans leurs bulles de concentration ce qui ne favorise pas beaucoup les échanges.

7h15 départ de ma vague
C’est François Bayrou maire de Pau qui donne les tops des différents départs. Cela part vite, très vite. Chacun essaye de se placer. Je laisse rapidement filer Guillaume mon compagnon d’entraînement. Il est hors de question que je parte sur un faux tempo, la journée va être longue, il faut être prudent.

Les villages et les kilomètres s’enchaînent sur près de 80km servant d’échauffement avant le premier « monstre » des Pyrénées. Tout le monde se félicite, la météo est finalement clémente et douce. Mais ça c’était sans compter sur la montagne !

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Tourmalet, tout à gauche !
Le pourcentage est relativement progressif, nous démarrons par des rampes à 6% qui permettent aux jambes de s’habituer. La météo aussi est progressive ! Au fur et à mesure de l’ascension nous perdons des degrés et gagnons de la pluie. Au départ une pluie fine, pour finir au sommet par des orages impressionnants. Mon allure est régulière, je me sens bien, le braquet est simple : « tout à gauche » !

Au sommet, un grand ravitaillement nous attend. Les conditions-météo sont très difficiles, les regards sont hagards, beaucoup sont en panique. Comme ce japonais qui se demande si il va pouvoir descendre tant la visibilité est réduite et le froid intense ? Je profite des minis sandwichs à la Tomme locale et refait le plein de barre Isostar offerte à tous les concurrents.

Descente du Tourmalet, les ennuis commencent…
Le froid et la pluie sont de vrais obstacles à notre progression. Les freins sont quasi inefficaces tant il pleut fort. Mes muscles des bras tétanisent à appuyer en permanence sur les leviers. Au fur à mesure du chemin et de la vitesse, mon corps se refroidit. Je tremble, je grelotte, je n’arrive plus à contrôler mon coprs.

Au premier village croisé je met pied à terre pour attendre Guillaume. Un couple de spectateur me dit : « vous abandonnez ? ». « Non, quelle question, j’attend un ami ! » Je titube, je n’arrive même pas à poser correctement mon vélo contre un barrière. Quand mon coéquipier arrive, je lui propose de rentrer dans un bar au chaud quelques instants pour nous réchauffer et prendre un café. Il me répond : « tu déconnes ? » Non j’étais en pleine hypothermie. Je suis en détresse, je tremble, je fait peur à voir, à tel point que le patron du bar en personne propose de me frictionner le corps ? A ce moment-là, il est clair que l’aventure s’arrête là pour moi.

Vingt minutes plus tard, deux cafés et des frictions énergiques nous voilà à nouveau en selle ! Il s’est passé une lutte terrible entre mon corps et mon cerveau pour savoir si je devais repartir ou pas. C’est la tête qui a gagné.

Il reste encore 25 km de descente pour arriver au pied de la deuxième difficulté. Le retour en plaine est salvateur, nous retrouvons la chaleur (relative) et même par moment du soleil.

Le Coq Sportif, #lecoqsportifrideHautacam, dans la légende du Tour
Nous voilà au pied du second géant, le public est nombreux et forme une immense haie d’honneur comme sur les étapes de montages. Nous sommes à 13 km du sommet, à 13 km de l’arrivée à 13 km de la délivrance. Il ne peut (normalement) plus rien nous arriver. Nous allons le grimper tranquillement à notre rythme, car le pourcentage est énorme avec de nombreux passages à 10%. J’ai repris du poil de la bête, et c’est moi qui entraîne maintenant Guillaume dans ma roue car il connaît un coup de moins bien.

Le lieu, les paysages, les conditions météos, nous incitent à répéter en boucle : « nous sommes dans la légende du tour ! » Nous profitons de chaque instant et gardons les yeux grands ouverts. A quelques kilomètres de l’arrivé, un ravitaillement, je décide d’en profiter une dernière fois. Guillaume préfère ne pas couper son effort, ce qui est assez logique.

Je me remets en selle et aborde la pente, le couteau entre les dents. Désormais, chaque coup de pédale m’approche de l’arrivée. La voilà cette fameuse arche, elle apparaît dans le lointain brouillard. Elle ne paye pas de mine, mais représente l’une des plus importante à mes yeux, car elle représente 8h 03 d ‘effort, de souffrance mais aussi d’extase que seuls les sports d’endurance procurent. Guillaume est arrivé depuis seulement 3mn et m’attend avec un sourire d’enfant, ses yeux pétillent.

Retour sur terre
La particularité de cette épreuve est que le sommet d’Hautacam représente l’arrivé « sportive » mais il faut ensuite redescendre sur 10 km pour rejoindre l’arrivée « festive ». Une arche plus imposante nous attend avec un final sur tapis jaune. Une magnifique médaille nous est remise par les hôtesses. C’est maintenant la « vraie » fin et je sens un gros sanglot qui monte. Je suis envahi par l’émotion et sûrement aussi par la fatigue et laisse couler ces quelques larmes… de bonheur.

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Mais que vient faire Thuasne dans le running ? Leur nom est synonyme de produits comme les prothèses, orthèses, ceintures lombaires etc… Le Groupe Thuasne est leader européen sur le marché des textiles techniques médicaux, ils ont donc toute la légitimité à offrir des produits de compression ou de récupération.

J’ai commencé à utiliser des manchons de compression suite à une contracture au mollet il y a quatre ans. A trois semaines de Marseille-Cassis, c’était la panique ! J’étais septique sur ces “bouts de tissus” mais le meilleur moyen d’avoir un avis était encore de les essayer… Je fonce à la boutique Planet Jogging de l’avenue de la Grande Armée et je suis pris en main par un vendeur. Il faut d’abord mesurer le tour de mollet, ce qui est assez logique car le principe de la compression appliqué ne doit être ni trop ni trop peu. C’est donc un manchon quasi sur mesure qui ornera mes mollets durant cette convalescence. Effet placebo ou réel influence sur le retour veineux, la douleur s’estompa et me laissa tranquille pour la classique marseillaise. Depuis, par intermittence, j’utilise des manchons de compression.

Manchons ou chaussettes ?
L’une possède un pied et pas l’autre. Mais surtout leur utilisation diffère complètement. Le manchon est destiné à l’activité sportive alors que la chaussette à la récupération.

Les chaussettes
Elles stimulent le retour veineux et participent à une meilleure récupération contribuant ainsi à réduire les courbatures. La compression utilisée est dite dégressive. C’est à dire que la pression maximale part des chevilles pour s’estomper au niveau du genou. Il existe une préformage anatomique du mollet pour un enfilage facile et un meilleur confort. Cerise sur le gâteau, vos pieds sentent bon grâce au microencapsulage senteur menthol qui dure environ 10 lavages.

Les manchons
Ils sont devenues indispensables dans la panoplies des trailers ou des triathlètes. D’ailleurs le summum de la classe en triathlon est de se balader en bermuda et claquettes avec les fameux manchons. Il est important de bien choisir car il existe 4 tailles en fonction du tour de cheville. La compression doit être “ni trop, ni trop peu !”. Composé de polyamide et élasthanne pour bien accompagner les mouvements et laisser respirer le mollet. Ils sauront se faire oublier, même par forte chaleur.

Mon avis
Les produits Thuasne Sport répondent parfaitement à la demande de compression en apportant l’effet recherché. Ils sont le fruit d’années de recherches médicales et d’applications pour le milieu hospitalier. De plus, très facile à enfiler grâce au pré-formage du mollet. J’ai particulièrement apprécier les chaussettes que je porte immédiatement après la compétition ou le lendemain matin pour réduire les jambes lourdes. Concernant les manchons, ils sont d’excellente facture et viennent rejoindre ma collection aux-côtés de BV Sport ou Compressport leader également sur le marché. Je dois l’admettre, je ne les considère ni mieux, ni moins bien, mais d’égale qualité, ce qui est déjà pas mal. Du côté du design, nous sommes loin du “clinquant” de certaines marques avec pour Thusanes Sport un choix de coloris et de motifs plus sobre. Dernière chose et pas des moindres, il s’agit d’un produit de fabrication française.

Plus d’infos sur les produits Thuasne Sport : www.thuasnesport.com

You are an Ironman.

De la folie des hommes naissent des exploits. Lorsque j’ai créé ce blog il y a plus de 4 ans, c’était pour avoir de belles histoires comme celle qui arrive. J’ai connu David suite à un licenciement, j’avais besoin d’un avocat. Ensemble durant près d’un an nous avons lutté contre cet employeur malhonnête et avons gagné. De cette bataille est né une amitié. Lui est sur la fin de sa carrière de rugbyman et souhaite passer au running et plus particulièrement au marathon. Je l’incite à rejoindre mon club de Nanterre car il y réside. Depuis il a enchaîné les marathons, dont deux fois New York avec de beaux chronos. Sachant que je pratique le triathlon, il m’annonce, il y a un an environ, qu’à son tour il veut se jeter à l’eau. Je trouve l’idée très bonne, sauf que lui veut faire l’IronMan de Nice (3,8 km de natation + 180 km de vélo + 42 km à pied) ! J’essaye de le dissuader et monter son projet sur deux ans ce qui me semble plus raisonnable. C’est mal connaître David…

Génèse
C’était au mois de septembre, en pleine torpeur post estivale, je me promenais sur internet et me suis retrouvé sur le site de l’Ironman de Nice…. Je me suis inscrit, comme ça, comme on se lève un matin, la tête pleine des rêves de la nuit, « why not ? »… Je ne découvrais pas la discipline, j’ai toujours gardé en mémoire Mark Allen, sur Stade 2, titubant à l’arrivée du marathon, poursuivi par les moustaches de Dave Scott. C’était resté dans un coin de ma tête, rangé, depuis vingt cinq ans… J’ai aussi participé au triathlon de Berck sur mer il y a 27 ans. Ceci me conférait une vraie légitimité, non ?

Bref, passé le choc du coût de l’inscription, dans les 450 € plus licence journalière( !), je consulte deux ou trois blogs de participants pour m’imprégner du truc puis je referme le dossier, on est au mois de septembre, je dois courir New York en novembre, le triathlon de Nice, il n’y a pas urgence. A ce stade, je n’ai que quelques certitudes : zéro expérience, zéro volonté d’en acquérir sur de petits triathlons avant l’Ironman, zéro envie de fréquenter un club, ce qui m’excite, ce qui est beau, c’est de me lancer dans l’épreuve vierge de toutes ces contrariétés : tests, discussions ou questionnements qui viendraient polluer mon plaisir. Ainsi que je l’indique à Jean-Pierre, quelque peu incrédule, ce sera entre moi et moi-même.

L’entrainement
C’est donc après le marathon que la nécessité de m’entrainer me revient à l’esprit. Après un essai en piscine pour m’apercevoir que je suffoque en crawl après 20 mètres, je me dis que les sept mois qu’il me reste ne seront pas de trop. Pour ce qui est du vélo, je continue sur mon VTT, je n’ai pas de vélo de route, 100 kms dans le mois me suffisent. Le mois de décembre se profile, je passe à 5 kms en piscine …. puis stop, je repousse les choses sérieuses à janvier. De toutes façons, c’est bientôt Noël, il fait froid, j’ai pas envie, j’ai pas le temps et c’est pas demain Nice, hein ?

Début janvier, je décide d’arrêter de fumer les deux trois cigarettes que je m’autorisais et achète un vélo sur Troc Vélo (une beauté : un Spézialized Carbone, cadre SL3 avec des Mavic SLR, j’en suis toujours amoureux, j’y reviendrai). Je m’inscris également à un cours de natation à Nanterre avec un prof extraordinaire, Philippe, qui, s’il n’a pas fait de moi une torpille, m’a au moins fait comprendre que j’y arriverai.

Les bouchés double
De mes 15 heures d’entrainement de décembre je passe à 26 en doublant mon kilométrage en piscine, je fais encore beaucoup de course à pied, j’atteins presque les 200 kilomètres, et reste assez soft en vélo, le froid hivernal aidant. Les mois suivants verront mon volume d’entrainement augmenter régulièrement, passant à 30 heures en février et mars puis 40 heures en avril pour atteindre mon maximum, 51h 30 en mai. Je ne peux pas plus, je n’ai pas le temps et je commence à en avoir assez, je me lève à 5h30-6h ou pars m’entrainer à 20h ou 21h, je vois moins ma femme et mes enfants, je ne sors plus ou, le cas échéant, regarde mes potes boire un coup. En outre se développe un réel sentiment de culpabilité car ma démarche demeure très égoïste, totalement égocentrée. Néanmoins je persiste, je suis trop près du but.

Le déclic
Pour ce qui est du contenu, je forcerai de plus en plus sur le vélo grâce à mon guide cycliste, mon frère ainé avec lequel je m’astreins à rouler. Il nous emmène dans le Ventoux, sur Lille Hardelot, en vallée de Chevreuse, j’y ajoute une sortie de 230 km, je vais me sentir de plus en plus costaud. En natation, le déclic vient début juin dans la piscine olympique de Puteaux, un midi, j’enquille 2,7kms et désormais, je sais que j’ai les 3,8 dans les jambes. Curieusement, ce qui concentrait l’essentiel de mes craintes n’est, du jour au lendemain, plus un sujet de préoccupation. Sauf pour la combi que j’achèterai deux semaines avant l’épreuve. Je l’essaierai sur 1.000 m dans un lac et basta. Enfin pour ce qui est du running, mon volume n’ira qu’en décroissant, de 200 kms en janvier pour finir à une centaine de kilomètres en mai, je le paierai. Nous sommes désormais le 10 juin et mon ami Patrick, éminent spécialiste du trail et du long sur route me conseille fortement de couper, Philippe, entraineur natation idem, Claire m’y incite également et de toutes façon j’en ai assez, alors je réduis.

« on m’a piqué mon vélo » !
En outre, un petit événement va m’y aider, le dimanche 15 juin, mon fidèle destrier disparaît, en d’autres termes : « on m’a piqué mon vélo ». Panique, on est à deux semaines de la compét, je n’ai plus de vélo et aucun espoir de le retrouver. Grace à ma chérie, un grand élan de sympathie me vaudra plusieurs propositions de prêts (merci encore Laurent d F) mais je préfère en racheter un. Direction les vendeurs, plus de taille 58 à cette période de l’année, donc direction Troc Vélo. Je tombe sur un BMC (GF01 Di2 pédalier SRAM red pour les initiés) que je vais chercher à Annecy le samedi 21 juin. Je ferai deux sorties pour régler la selle, de multiples visites chez Triathlon Store pour racheter un prolongateur, des pédales, porte-gourde….. et terminé ! Je me répète, je n’ai plus envie !

Le jour J approche
Il débute le vendredi pour moi, n’ayant pas de housse rigide pour le vélo, je refuse de le confier aux bons soins d’Air France et prends le TGV. Bien m’en prend, cela me permettra d’avoir une discussion instructive et très sympa avec un triathlète ayant déjà couru Nice. Après 5h30 de train, je me précipite au village, retrait de dossards pour moi et mes enfants qui doivent me rejoindre avec Claire et que j’ai inscrits à l’Ironkid. Puis déambulation aux différents stands des marques phares du Triathlon, j’en profite pour laisser mon vélo à régler, le dérailleur ayant souffert pendant le transport. A mon retour à l’hôtel, la fébrilité me gagne et je mettrai 1h30 à remplir et vérifier mes sacs cycling, run, street wear pour les différentes transitions, à revérifier mon vélo, mes montres, le cardio….Tout doit être déposé entre 15 h et 16h le lendemain, à l’exception de mes affaires de natation et street wear. Compte tenu de ces préparatifs, le samedi sera plus tranquille jusqu’au dépôt du vélo.

On y est !
L’entrée est sécurisée, j’accroche mon vélo au n°2164 et j’admire : le parc c’est le salon du vélo, il y a des machines hallucinantes, un niveau d’équipement que je n’ai jamais vu, c’est délirant. Je dois ensuite déposer mes sacs et percevoir ma puce. Après survient ce qui marque la véritable entrée dans la course : l’inscription au marqueur de mon n° de dossard sur mes bras et jambe gauche (too bad, je m’étais rasé le mollet droit!). J’y suis enfin, je suis fier et très heureux. Mon après-midi se finira sur la plage au soleil à contempler le numéro sur mon bras, comme un gamin, en veillant à ce qu’il ne s’efface pas. Malgré la joie de retrouver ma famille, très enthousiaste, les cadeaux d’encouragement que me remet Claire (merci Christelle), je demeure tendu au cours de la soirée, je suis déjà dedans. Endormi à minuit, réveil 4h50.

Claire s’éveille en même temps que moi, j’avale une moitié du plus mauvais gatosport que je n’ai jamais préparé (micro-ondes, pas assez cuit, pas assez d’eau…) peu importe, je saute sur le vélo de ma nièce direction le départ. On a le droit de rejoindre le parc à vélos pour checker, je regonfle à 7,5 bars, fixe une gourde d’eau, laisse mon sac streetwear à un volontaire puis enfile tant bien que mal ma combi en mangeant une banane. Claire m’avait dit de la chercher dans le public, je la trouve mais évite son regard car les larmes montent vite, trop plein d’émotions. Il en résultera ces photos bizarres d’un hurluberlu en bonnet de bain bleu avec un bout de banane dans la bouche, au regard voilé.

Je suis le flot des participants et nous nous retrouvons sur la plage devant les bouées, les pros sont déjà dans l’eau, il appartient à chacun de se trouver dans le sas correspondant à son temps estimé. Eu égard à ma nage style crustacé, je vais naturellement vers les 1h30 – 1h45 et me retrouve à côté de Richard Dacoury, le basketteur. Quelques phrases échangées révèlent notre angoisse mutuelle. Mais tout va très vite, départ des pros, 5 minutes après je souhaite bonne chance au Dac et c’est parti.

2014-06-29 06.17.39Natation
Je marche avec précaution sur les galets, me retrouve à l’eau et me mets en action tout de suite mais tranquillement. Les premières sensations avec la combi sont extra, flotte, glisse, vitesse…. jusqu’à ce que je prenne un taquet par un autre concurrent, puis que mes jambes soient entravées par un poursuivant. Car je ne suis pas tout seul ! Et il va falloir se frayer un chemin dans l’enchevêtrement de bras et jambes qui moulinent sous mon nez. Très vite m’apparait comme une évidence le fait qu’il ne faut pas se soucier des autres, demeurer concentré sur ses mouvement, sa respiration. S’il est nécessaire d’écarter doucement un nageur qui dévie trop, lorsque l’on prend malencontreusement un coup, il faut l’accepter et continuer. Et je continue !

J’arrive à passer de deux à trois respirations, pense à relever la tête pour viser les bouées, tire sur les bras (« le crawl, c’est 90% de propulsion » m’a répété x fois Philippe), utilise les jambes pour m’équilibrer, accélérer de temps en temps. Malgré un bouchon à la bouée des 600M, tout se passe bien et je prends plaisir à nager, qui l’eût cru ? Je suis d’autres nageurs avec une sensation d’aspiration et de glisse qui me procurent une vraie joie. Mon esprit divague et peux même me permettre de penser à Claire qui m’attend sur la rive, aux enfants, surexcités par la perspective de l’Ironkids auquel ils vont participer et que je ne pourrai pas voir, à mes frères, mes potes . Bref, je suis détendu, prends du plaisir et sors du premier tour en 41’23 ‘’, c’est inespéré pour moi. Je replonge pour le second tour, les sensations sont identiques. Je boucle en 1h 23 ‘, j’avais prévu au mieux et secrètement 1h30’, je suis ravi. Le bras d’un volontaire de l’organisation est le bienvenu pour reprendre l’équilibre, je m’avance et tombe sur un bouchon de nageurs qui attendent patiemment en bas de l’escalier du centenaire de pouvoir accéder à la « prom » et au parc à vélos. Je perds un peu de temps mais je m’en moque et cela permet en outre de récupérer.

Vélo
Lorsque je monte enfin l’escalier, tout va très vite, j’enlève le haut de la combi, récupère mon sac, m’essuie les pieds, enfile chaussettes, chaussures, maillot, ceinture porte dossards, lunette casque, confie mon sac à un volontaire et file vers mon vélo. Je suis rassuré, il n’est pas tout seul, il y a d’autres concurrents derrière moi. Je trottine en poussant le vélo jusqu’à la ligne, fixe le Garmin sur le cintre, déclenche et enfourche la machine. Une concurrente en conflit avec ses cales manque de me faire chuter, je me rattrape et c’est parti. Je croise Claire qui m’encourage, je suis gonflé à bloc, c’est l’inconnu mais je sais que je vais aimer. La promenade des anglais est rapidement avalée en moulinant, j’y croise ma mère avec les petits qui m’encouragent, le bonheur… Très vite, ça bifurque vers St Laurent du Var, je roule à 32-33km/h, mon dérailleur électrique est une merveille. Arrive la côte de Gattières à 12%-14% sur 500 mètres, j’étais prévenu et ne m’embarrasse pas, je mets tout à gauche en 34-26 et ça passe en moulinant.

0746_031785La suite se déroule parfaitement et j’y prends un grand plaisir même dans le col de l’Ecre. Je récupère mon sandwich au sommet, attaque la descente à mon rythme. Je ne suis pas un grand descendeur et ne peux m’empêcher de penser au pire lorsque j’atteins les 55-60kms/h. Certains me doublent à des vitesses de dingue, je n’éprouve ni envie ni admiration et espère seulement qu’ils savent ce qu’ils font. C’est vers le kilomètre 100 que je vois le premier cycliste à terre, il ne pleut pas encore et ce ne sera malheureusement pas le dernier de la journée. Les difficultés s’enchainent jusqu’à Coursegoule, le ciel s’assombrit et au moment où je plonge dans les trente kilomètres de descente précédant le retour dans la vallée du Var, je reçois les premières gouttes. Je viens de l’écrire, je ne suis pas un grand descendeur sur sec, sur mouillé, c’est pire. D’autant plus que le vent se lève et la température descend. Après m’être fait dépassé par moults coureurs, en avoir compté de nombreux au sol, je me cale à 25-30km/h, l’eau ruisselle sur la route, je suis trempé, congelé, mes jambes tremblent sur le vélo, je n’ai plus de sensation dans les mains, n’arrive plus à trouver les changements de vitesse et à peine à freiner… Lorsqu’un coureur m’interpelle : «Ca va David, tu arrives à freiner ? ». Je lui réponds que non, il me conseille : « arrête toi, tu ferais mieux de t’arrêter ». Je m’exécute, une ou deux minutes, à l’abri et repars. Ca ne va pas forcément mieux mais cela a eu le mérite de casser la vague de stress qui m’envahissait. Quelques kilomètres plus loin, je suis limite de pleurer de rage, « p… de descente… ». Je ne prends aucun plaisir, j’ai peur de tomber à chaque virage, la découverte de plusieurs ambulances au fil du parcours n’arrange rien.

Drafting
Mais je parviens enfin sur le plat, il pleut toujours. Il n’y a pas d’arbitre et de toute façon, à ce stade, je m’en fous, alors je me colle en peloton avec quelques compagnons d’infortune également trempés jusqu’aux os et on revient en drafting sur la promenade des anglais à 35-40km/h. Là, il ne pleut pas, je me désolidarise du mini peloton pour finir les 5 kms de prom le long de la mer en moulinant au maximum, il va falloir attaquer la course à pieds. J’espère que j’y prendrai alors plus de plaisir. Je passe la ligne, descends du vélo, enlève immédiatement mes chaussures et cours déposer mon vélo. Je me transforme en coureur et repars, sans calcul.

La course c’est mon truc, ça va aller !
Effectivement, ça va, je ne calcule pas, suis en 5’15’’ au kilomètre, tranquille, jusqu’à la fin du premier tour, chouchou rose. Cela me permet de regarder les concurrents autour de moi, je suis surpris du niveau de maitrise et de la vitesse de certains après 9 heures d’efforts. Il y a du métier, indéniablement. C’est au km 12 que ça se gâte, étonnamment ce ne sont pas mes jambes qui me lâchent mais le bras gauche, puis toute l’épaule. Je sais immédiatement ce dont il s’agit : ma vieille hernie discale récoltée quand je jouais au rugby.

2014-06-29 18.05.50Je ne peux tout simplement plus porter mon bras mais ne veux pas m’arrêter, pas avant de croiser Claire et les enfants. Ca y est, je les vois et m’autorise une pause, c’est l’euphorie, Balthazar et Horace sautent dans tous les sens, Philippine et ses cousines ont récupéré un hygiaphone et hurlent dedans, Claire m’encourage. Je sens une petite inquiétude dans le regard ma mère, elle m’indique que mon père est plus loin. Cela me fait un autre but avant de m’arrêter de nouveau. Je le croise au 15ème, désormais mon bras gauche est très douloureux, il me conseille une écharpe mais je n’ai rien, je continue en alternant marche et course en me tenant le bras. Je veux mes chouchous, , récupère le second, jaune, puis le troisième , vert… Dernier tour, j’abandonne mes pates de fruit, passe aux TUC trempés dans du coca chaud. J’ai un regain de forme, je récupère les enfants qui m’accompagnent en courant et vois la ligne, enfin.

Une seule chose m’obsède alors, ma photo sous le portique d’arrivée, seul…
Alors je laisse filer le gars devant moi, m’arrête, vérifie qu’il n’y a pas personne derrière et fais les cent derniers mètres tranquille, heureux, fier, en tapant dans les mains du public, j’y suis, je suis radieux, je ne veux pas que ça s’arrête, je franchis, je l’ai fait, ça y est ! Médaille autour du cou : homme de fer ! Super aventure, super épreuve, super expérience, super souvenirs. C’est peut être le charme de la première fois… Je pense sincèrement à tous : ma famille, mes potes de Nanterre et leurs boosters de la veille, Jean Pierre Run Run et les lecteurs de son blog (enfin la plupart…)….

Encore deux, trois choses…
Concernant l’entrainement, je me suis fortement inspiré de ce que je connaissais de la CAP et des préparations pour le marathon : fond, fractionné, vitesse Marathon. Ce qui a donné pour le vélo : du fond et des intervalles. Pour la piscine : de la technique, de la technique et encore de la technique… puis des intervalles. J’ai tenté de m’inspirer des deux revues mensuelles de triathlon vendues en kiosque. Outre le peu d’intérêt des articles, le plan d’entrainement proposé (par tri-mag je crois ?) est totalement incompréhensible, préparé en dépit du bon sens et au final inutilisable. Vous en jugerez au besoin : pas de jours de récup, pas d’assimilation, des distances de bourrin en permanence de manière à arriver essoré le jour J…

Dernier point : il n’y a nul exploit à participer à cette épreuve, il suffit de le vouloir et de s’entrainer. Un seul conseil : ne pas écouter les critiques des médisants qui polluent parfois les réseaux sociaux des gens de bonne volonté en tentant de décourager les néophytes à grand renfort de « moi je ». Ils se reconnaitront.

Gatorade_Run_Reporter_Run

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La marque américaine semble avoir traversé les âges tant son nom est synonyme de sport. C’est en 1965 qu’elle a vu le jour sous le ciel de Floride pour compenser les composants clés perdus par les joueurs de l’équipe des Florida Gators, d’ou son nom.

Certes, je ne suis pas tout jeune, mais ce n’est pas à cette époque que j’ai découvert la boisson sportive. Mais du côté de Marseille pour l’un des premiers marathons de la citée phocéene, nous sommes en 1984. A l’époque c’est une vraie révolution, car il n’existe pas grand chose sur le marché. Puis s’en suivra un replis sur le marché américain, pour mieux revenir dans les années 2000.

La gamme 2014
Nous trouvons cette année 4 parfums pour satisfaire tous les plaisirs : Citron – Cool blue – Orange – Red Orange. L’ensemble de la gamme est sans colorant, sans édulcorant et sans arôme artificiel. Elle est composée d’eau pour réhydrater, de sels minéraux pour régénérer ceux perdus pendant l’effort, et de glucides pour ré-énergiser. Son bouchon sport et sa bouteille en plastique permettent ainsi une meilleure prise en main et une dégustation plus agréable.

GATORADE, le n°1 mondial en nutrition sportive
La marque est présente dans 40 pays où chaque année, plus de 4 milliards de litres(1) de la boisson sont vendus. Gatorade est consommée par les plus grands athlètes du monde tels qu’Usain Bolt, Allyson Felix, Serena Williams, Chris Legh, Alistair Brownlee… En France, la marque a été relancée fin 2010 par le Groupe PepsiCo France. Aujourd’hui elle détient 11% de parts de marché(2) et se développe rapidement avec une croissance de 30% en 2012.
Sources : (1) Euromonitor 2012 – (2) IRI Vol HMSM CAM P10 2012

Mon avis
D’un goût très agréable lorsque bien frais, se retrouve difficile à boire si elle a passé plusieurs heures dans un bidon de vélo par exemple. Ma préférence va sans conteste au Citron qui semble le moins sucré de la gamme. Une boisson que je réserve plutôt aux moments récréatif qui viennent sur la fin d’une grosse séance comme une récompense.

Plus d’infos : http://www.gatorade.frt