Le sport est un plaisir mais aussi un luxe pour nous les valides, c’est pourquoi il faut le partager avec ceux qui n’ont pas la chance de gambader librement. C’est en partant de ce constat que l’association a décidé d’agir ici pour aider là-bas des personnes à Vivre Debout à nouveau.
Cette année encore, mon club le Nanterre AC était représenté par une trentaine de membres dont plus de la moitié pour accompagner deux Joellettes afin de faire vivre la course à deux handicapés. C’est sous l’impulsion de Hamlili Masmoudi le responsable du handisport, secondé par Vincent Orgeuil que ce beau projet a vue le jour. Quel bonheur de voir les visages s’illuminer aussi bien chez les coureurs que les « invités » dans leurs sièges confortablement installés.
La course démarre à 10h30 dans le bois de Boulogne, nous avons rendez-vous une heure avant pour un dernier briefing. Je serais lièvre pour Sonia qui tente de battre son record sur la distance et rêve d’un 45 mn sur 10 km.
Après une courte nuit… Je serais accompagné de mon ami Adrien qui comme moi était la veille à l’anniversaire de Giao des Étoiles du 8e, où nous avons célébré ses 44 ans comme il se doit. C’est donc avec le peu de force qu’il nous reste que nous prenons le départ. Par sagesse et amitié nous suivrons Cyril le meneur d’allure officiel qui porte fièrement la flamme des moins de 45 mn. Sonia part un peu vite, je la laisse gérer son départ, mais elle s’emballe et passe le premier kilo en 4’ au lieu des 4’ 30’’ escomptés !
Je reste avec le peloton formé autour de la flamme Nous en profitons avec Adrien pour faire un peu l’animation. Ce qui ne sera pas du gôut de tout le monde comme l’a témoigné avec peu de ménagement un concurrent à mon ami. Je retrouve Sonia seulement au 4e km, elle est en surchauffe, je l’invite à ralentir est à reprendre son souffle. J’ai bien peur que cette échappée, son corps lui fasse payer « cash » en fin de parcours. Nous gérons les différents dénivelés que comporte cette course et nous retrouvons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent difficiles. Elle peine, mais ne lâche rien. Elle sait que le record est au prix de souffrances.
Elle franchi la ligne en 46’ 38’’ à bout de souffle, d’abord déçue de ne pas avoir réalisé son objectif, mais très vite le coach lui rappelle que c’est quand même son record sur 10 km, alors un grand sourire s’affiche sur son visage.
Notre sport a cela de magique, chacun à son niveau réalise des « exploits », aussi bien le premier de la course qui aux fruits de nombreux entraînements réalise une « perf », que le coureur lambada ou l’handicapé en fauteuil qui ce matin là est allé chercher le dépassement. Bravo à tous, cette matinée fut un grand moment de partage et de sport.
Depuis deux, j’ai renoué avec un vieux plaisir, la pratique du vélo. Quel plaisir que de rouler entre amis et de découvrir de nouveaux paysages comme ceux de la vallée de Chevreuse ou des cols escarpés comme celui du Mont Ventoux.
J’ai repris le vélo à l’occasion du triathlon de Paris 2010, ce qui était au départ un pari avec le club d’athlétisme et devenue au fil du temps une récréation. Chaque année après le marathon de Paris, je passe au triathlon, cela permet une meilleure récupération en épargnant les articulations grâce au sport « portés » que sont le vélo et la natation.
Un projet fou, l’ascension du Mont Ventoux
Lancé cet hiver par quelques membres de la Vélosphère (marathoniens fan de vélo), l’idée à fait son petit bonhomme de chemin pour aboutir le 8 mai à la réunion de douze passionnés (9 garçons et 3 filles) à Bédoin pour l’ascension du col le plus impressionnant de France, dixit les sites spécialisés. Il existe trois possibilités pour démarrer, par Sault, Malaucène ou Bédoin le versant le plus « pentu ». C’est celui-ci qui fut retenu à l’unanimité…
Vacances, j’oublis tout… La date n’a pas été choisie au hasard, nous allons nous appuyer sur ce jour férié pour mobiliser les volontaires. Ce n’est pas évident de réunir autant de personnes à 700 km de Paris. J’étais chez « papa et maman » à Marseille durant ces vacances, c’est donc en voisin que je fais le voyage. Mais ce voyage, je ne le ferais pas seul, car j’entraîne dans l’aventure mon frère mais surtout mon père qui arbore fièrement ses 73 ans et avec une condition physique qui en laisserait plus d’un rêveur…
Rendez-vous à Bédoin L’ensemble de la Vélosphère se retrouve à 9h30 autour d’un café pour dernier briefing qui sera très simple : « prenez un maximum de plaisir et faites-le à votre allure ! ». Un léger échauffement de 5 km sur les environs du village suffisent à nous mettre en température.
A vos chronos… Nous voilà sur la borne du kilomètre zéro qui matérialise le départ de l’ascension qui se terminera 22 km plus haut. L’ambiance a changé, beaucoup moins décontractée. Nous comprenons très vite que chacun veux son chrono, son trophée…
Il ne faudra pas plus de trois kilomètres et le village de Saint-Estève pour le peloton explose. Je me retrouve en chasse patate à faire la montée dans une grande solitude ! Mon frère qui possède un bon niveau de cycliste m’attend charitablement au chalet Reynard qui représente les deux tiers du parcours. Il me lance : « tu veux faire une pause ou attendre les autres ? », tu es fou ? Je veux aussi mon chrono ! Il me servira alors de lièvre jusqu’au sommet, en m’encourageant a bon escient.
La station météo qui symbolise le sommet, nous tant les bras, elle trône sur ce mont chauve. Le spectacle est magique, nous sommes sur la lune. La végétation a disparu et seules les pierres sont resté ce qui donne un reflet éblouissant. Je possède une forme extraordinaire, j’ai peu de kilomètres au compteur mais une envie de rouler qui donne des ailes.
Dernier virage… Je suis à une encablure du sommet, il commence à y avoir du monde. Je reçois les encouragements de ceux qui sont déjà arrivés. Je vais faire partie de la famille des grimpeurs qui ont fait le Ventoux. Un sursaut d’orgueil, je laisse sur place le malheureux cycliste qui m’accompagnait depuis peu. Je franchis fier la ligne et le premier geste va à ma Garmin ! Je stop le chrono et le savoure… Il affiche 1h 39’, je ne sais pas si c’est un bon chrono, mais je suis heureux !
Nous sommes tous dans un mouchoir de poche et à chaque arrivée son ovation. Nous posons pour une photo souvenir et le froid nous pousse à redescendre au plus vite. Pour la descende, c’est idem à la montée, chacun à son rythme car elle très technique. Nous restons groupés jusqu’au Chalet Reynard, puis ce sera chacun pour soi…
Le meilleur moment…
La journée ne s’arrête pas là, nous allons tous déjeuner ensemble dans un restaurant très sympathique. Nous allons revivre cette ascension minute par minute par le biais de chacun des témoignages le tout arrosé par une bière bien fraîche. C’est aussi ça le sport, de grands moments de convivialités…
Chaque année le blog mets en lumière des primo-marathoniens. Des personnes qui décident de tenter la grande aventure. Celle qui vous mènera à la famille des marathoniens, graal suprême. Cette année, le coup de cœur va à Roland, qui avec seulement deux ans de pratique de course à pied s’attaque à ce qui pour lui semble un Everest. Retour sur la gènése de ce marathon de Paris avec le récit de Roland alias Guibé Mino…
Quelle belle journée, quelles belles images combien de souvenirs et de sensations vont rester gravés dans ma mémoire.
L’Avant Marathon depuis le 2 janvier 2013 1- Plan Marathon concocté par mon coach Jean-Baptiste Protais. Je suis membre de l’Avia – Club d’Issy les Moulineaux (je n’aurai jamais pensé qu’un jour je foulerai une piste d’Athlétisme). Ce plan, Marathon: étonnamment, m’a "cadré" dans mes sorties qui étaient parfois nombreuses mais néanmoins anarchiques jusqu’à 5 ou 6 fois par semaine de la folie quoi. D’ailleurs blessure fin décembre. J’ai ainsi pu rentrer dans un cadre de 4 sorties hebdomadaires et le rythme "travail, repos" m’a fait connaître le plaisir tant du repos que de la course.
2- Plan nutritionnel concocté (sur lecture du plan technique) par ma médecin nutritionniste et marathonienne, quoi demander de plus. Sur mon frigo 2 plans se côtoient en permanence. Les difficultés se mettent aussi en place parallèlement. Les 2 dernières semaines = STREEESSSS, PRESSSSION peur de l’inconnu pas vraiment envie de manger ni de courir.
On fait parce qu’il le faut. Les pros nous l’ont écrit on fait confiance et on fait. Du moins pour moi, d’une façon "scolaire" bon élève d’une certaine manière ! On court ce temps (SL) parce qu’il le faut, on mange ainsi parce que le corps me remerciera m’a dit ma nutritionniste.
Je remercie à ce sujet, Martine ma femme qui a été très compréhensive, très patiente. Elle a été très encourageante, d’ailleurs c’est elle qui m’a dit "tu feras le Marathon de Paris en 2013" elle a eu et moi aussi par le fait, la totale adhésion de mes amis proches du Nike Running Club !
7 avril, jour de marathon. Enfin le jour J j’ai bien dormi, sur les Champs Elysées, les copains sont là. Nous faisons la photo traditionnelle devant la boutique Nike.
Je suis en compagnie d’un accompagnateur chevronné Sébastien « Charly » pour les intimes (qu’est ce que ça me rassure) il allait être à mes côtés, il ne jouera pas le « lièvre » mais une mission non négligeable : un compagnon de route. Ouf, il était grand temps et c’est parti pour 42.195. Je pars vite, la foule, la descente de cette merveilleuse avenue m’entraînent sur un tempo un peu rapide.
LA BASTILLE : je suis en avance ! Je ne veux pas m’emballer : Je rectifie le tir avec la validation de mon ami Charly
LE CHÂTEAU DE VINCENNES : Martine, ma first supportrice m’attend en compagnie de Cécile, ma 2 ème partenaire (de course) et c’est parti pour dérouler jusqu’autant que faire ce peut ! Je suis bien, le sourire, serein dans ma bulle, mes deux « bodies guard » m’entourent, veillent, quel bonheur.
PORTE DE CHARENTON : Re – Martine. Elle fait son Marathon RATP
LA SUITE du parcours : Ca déroule et ça déroule et les spectateurs, la musique, tout m’emporte …. Charly sort comme prévu au Semi
LA BASTILLE angle boulevard Bourdon : au RDV prévu, ma cousine, son mari m’attendent avec une bouteille, 3 secondes de sourires de bisous soufflés me font accélérer sur Bourdon pour attaquer les quais que je sais qu’ils seront noirs de monde.
LES TUNNELS et le mythique de 26 ème : Cécile me certifie qu’il n’y a pas de faux plats et pas de montées, ce ne peut être que des « illusions d’optique » je te crois bien sûr mais je m’étais entraîné !
LE 30 ème le 30 ème le 30 ème : LE MUR ? LE MUR ? Je le cherche toujours – pour 2013 – je ne l’ai pas vu, ni trouvé ni senti on en profite. Cécile « joue de la voix » allez Tonton allez Guibé la ligne c’est maintenant ça fait 37 Kms qu’elle me le dit – je crois qu’elle ment ».
38 ème Km : au virage, une surprise de Taille une « pointure » Sébastien du NAC un athlète « finisher » à Amsterdam en 2 H 57 vient pour courir avec moi un petit débutant. J’ai les yeux qui s’écarquillent et les jambes qui ne réclament rien de plus ! que de courir. Il m’encourage, me dit des mots – à voix basse - me porte, me pousse mais jamais en force à aucun moment dans la douleur, que dans le plaisir. Sans dossard, il est obligé de sortir au dernier virage, cette fois si, en me hurlant plein de supers encouragements qui « couvrent » la voix du speaker.
LA FIN, les 195 mètres : J’ai envie SANS ENVIE d’être sous l’Arche, sur le tapis « bip, bip, bip » on devrait pouvoir être télé porté pour que le chrono s’arrête, mais qu’on puisse courir au ralenti pour profiter de ces derniers extraordinaires mètres ! « Même pas mal »
Sur 42.195 :
1. Je n’ai jamais marché, ne me suis jamais arrêté aux ravitos, je les évitais. J’avais sur moi et grâce à mon plan nutrition « dans moi » ce qu’il fallait pour finir bien dans mon corps.
2. Je n’ai rien lâché et jusqu’au bout, j’avais en moi toute cette longue période de la préparation technique du plan Marathon, les séances de stade, les Sorties Longues et parfois très longues pendant un hiver trop long qui est venu nous « piquer » jusque dans les SAS en ce jour J.
Ma conclusion : 1. Une parfaite alchimie de tout cela m’a, en toute modestie, permis de réaliser un temps calqué sur le fameux bracelet VERT des temps de passages pour 4 heures avec donc une foulée et un tempo réguliers.
2. Une merveilleuse matinée de fête, de couleurs, de sons, de sourires …
3. Et de JOIE incommensurable
Merci à mes compagnons de « ligne bleue » pour leur engagement sans faille, à mes 2 cousins (pour 3 secondes et 1 heure de transport) à Martine qui a supporté sans ciller mon stress. A vous qui avez eu la patience de lire le récit d’un : MARATHONIEN !
Cette année les conditions météo ont fait taire les sempiternels détracteurs qui accusent la course parisienne de « faux » trail. La neige en début de semaine, la pluie et le froid ont donné à cette édition son côté « âpre » tant recherché par les puristes. Ce fut pour moi, comme l’an passé, l’occasion d’une sortie longue dans le cadre de la préparation au marathon de Paris.
C’est devenu une habitude , mais aussi pour pas mal de « routiers », de venir se frotter à cette course nature. C’est ainsi que je me retrouve aux côtés de Salvio, Adrien et Patrick pour rallier Meudon à la tour Eiffel, via le bois de Chaville et le parc de Saint-Cloud.
Les conditions météo des jours précédents, comme la chute de neige abondante de mardi et le verglas de mercredi ont fait couler pas mal d’encre sur les réseaux sociaux : l’épreuve aura-t-elle lieu, le parcours sera-t-il modifié ? C’est un comble de reprocher à l’épreuve d’être trop boueuse ou trop froide, c’est l’essence même du trail me semble-t-il ?
Le choix des pneumatiques ? J’avais pour l’occasion revêtu mes vêtements techniques Gore Running Wear® que je teste actuellement, et restait le dilemme des pneumatiques ? Fallait-il partir en pneu pluie ou en slick ? En chaussures de trail, ou chaussures de running ? Après longue réflexion, je tente le parie de la chaussure de route, partant du principe que je glisserai sur la boue, mais irais plus vite sur la route. Allais-je gagner mon pari ?
Rendez-vous RER C L’aventure commence sur le quai du RER au pied de la tour Eiffel, la rame est bondée de trailers et autres alpinistes. Avec la marche nordique, ils sont nombreux à arborer des bâtons donnant une fausse allure de Chamonix à cette station de métro…
Départ de l’observatoire de Meudon La dernière partie de la côte des Gardes, bien connue pour les habitués de Paris-Versailles, est noire de monde. Notre groupe, n’affiche pas de stress, nous resterons en arrière, prenant le temps de faire des photos et de papoter avec les amis. Nous partirons dans la dernière vague, ce qui présente des avantages comme celui de ne pas partir trop vite ! Car il est impossible de doubler sur ces sentiers étroits. Il en sera ainsi jusqu’au 15e km où les grandes côtes auront fait leur travail de sélection naturelle. Notre groupe est compact, nous menons tour à tour, dans une l’ambiance plutôt décontractée car comme nous n’allons pas très vite, nous pouvons parler et profiter du paysage.
Je regrette un instant mon choix de pneumatique, car je n’ai aucune adhérence, chacune de mes foulées font l’objet de pas chassés, ce qui m’oblige à plus de vigilance, mais surtout à plus d’effort, occasionnant lors d’une glissade contrôlé à une douleur musculaire sur le haut de lacuisse gauche.
Ravitaillement du parc de Saint-Cloud Contrairement à la route ou il existe des ravitaillements tous les cinq kilomètres, sur cette épreuve, un seul stand au 20e km. Au-delà du simple rafraîchissement, il représente la frontière ! Celle entre la nature et la civilisation, celle entre les chemins boueux et l’asphalte urbaine. À partir de ce point, ce sera la ville et son bitume.
Fin de l’échauffement Les consignes du plan indiquent qu’après ce semi-marathon d’échauffement, il faut passer au travail ! Je dois effectuer deux fois 20 mn à allure marathon, soit 4’ 15’’ avec cinq minutes de footing entre les deux blocs. J’attaque la descente qui mène de la terasse du Parc de Saint-cloud à Boulogne sur de bonnes bases. Très rapidement, je suis à la peine, j’ai laissé pas mal de force dans les parties boueuses et escarpées. Je n’arrive plus à respecter les allures ! Le cadran de ma Garmin n’affiche que des allures de footing et non pas de travail de seuil…
Revenir à ses propres sensations Je laisse tomber les allures mathématiques et les calculs GPS, j’y vais à la sensation, je donne le meilleur de moi-même et tant pis pour le chrono. Je ne peux pas comparer avec mes sorties longues habituelles réalisées au bois de Boulogne avec le club de Nanterre à allure régulière. Le trail a cette spécificité de « casser » les rhytmes, d’alterner course avec marche, montés avec descentes. L’organisme est mis à rude épreuve.
J’aperçois la tour Eiffel Un peu comme pour les 20 km de Paris, le repère visuel de la dame de fer est très utile. Il permet de mesurer à l’œil nu la distance restante. Il y a de nombreux spectateurs et touristes pour nous accueillir. Une mini tour Eiffel en ballons symbolise le portique d’arrivée, nous la franchissons avec bonheur. J’arrête mon chrono, il indique 2h 44’’ c’est exactement le même que l’an passé ! Je suis un temps déçu, puis réalise que les conditions de course n’étaient pas du tout les mêmes et que ce chrono a valeur de progression. Je peux savourer mon entraînement !
Il y a des courses qui sont mythiques pour moi, de celles ou chaque participation est un vrai plaisir, un vrai challenge. De celles qui me servent d’étalon pour mesurer ma progression. Bref, les 10 km du 14e la course de mon quartier est MA course, celle ou toute la famille y compris ma belle-mère fait le déplacement pour voir l’athlète en maillot.
Chaque année après les vacances à la neige il y a cette course qui sert à me remotiver suite à une coupure hivernale d’une semaine ou deux. Cette année, j’étais prêt, peut être plus que les autres années. Comme pour New York lorsque je retire mon dossard les organisateurs me souhaitent "bonne course" et me promettent que cette trentième édition sera à la hauteur de mes espérances.
Comme pour Big Apple la météo vient jouer les troubles fêtes quelques jours avant, rendant incertain le départ. Les rumeurs commencent à circuler sur le net, partira, partira pas…
Dans la journée de samedi les communiqués s’enchaînent : « la course aura bien lieu », les moyens seront mis en œuvres pour que demain ce soit une grande fête. Il faudra attendre 17h pour que la nouvelle tombe : « par décision du maire la course est annulée en raison des conditions météorologiques, elle sera reportée à une date ulterieure ». Comme pour New York, pourquoi avoir attendu le dernier moment pour annuler, car les conditions-météo annonçaient pour dimanche étaient exécrables ?
Comme à NY la puissance des réseaux sociaux mettent en place une alternative, ce sera une sortie entre amis sous la neige au Bois de Vincennes. Les messages sur Facebook et les SMS fusent et le lendemain matin, nous sommes une vingtaine à nous retrouver sur les bords du lac Daumesnil. Il y a parmi eux mes fidèles, des amis qui étaient également du voyage en Amérique, prêt à me suivre dans cette odyssée blanche.
Premier contact avec la neige Pour beaucoup ce sera une première expérience sur la neige. Ce n’est pas évident de trouver le bon équipement, la bonne foulée. Les appuis sont fuyants, le souffle coupé par l’air froid. Il en faut beaucoup plus pour nous décourager. Nous abordons cette sortie dans la joie et la bonne humeur. Pas question de compétition où de vitesse, nous allons rester ensemble du début à la fin.
Difficile de se quitter Le programme indique une heure, mais nous allons dépasser allégrement ce timing tant les conditions et l’euphorie sont là. Notre terrain de jeu habituel, se transforme en « terre inconnu » il est parfois difficile de reconnaître les passages et lieu de repères. Pour ma part ce sera 12 km, mais quelle balade. Le chrono GPS indique 1h15 ce qui en temps normal serait une sortie raté, se transforme ce matin là en véritable bonheur pour runners.
Pour terminer l’analogie avec le marathon de New York, la course fut annulé, mais le plaisir fut présent. Celui de partager et d’échanger sur notre passion commune : « la course à pied » alors certes, il n’y a pas eu de chrono, mais ce sera pour la prochaine fois. Rendez-vous aux foulées de Vincennes qui, espérons le, seront plus propice à la performance…
.
Depuis que je réalise la série «j’irai courir chez vous» je reçois énormément d’encouragements et quelques petit films à la façon de… Mais là, la surprise fut totale !
Il s’agit d’une initiative venant d’un club de… Baseball ! Ils ont tenté de me démontrer que pour eux aussi la course été importante. Il s’agit du club des Bandits. Le club des Bandits de Nogent-sur-Marne (94) a été créé en Juin 2007. Dès 2008, une équipe de baseball a été créé et a participé au championnat régional (R2) en Île-de-France. L’association regroupe aujourd’hui environ 70 licenciés répartis en 6 sections. Trois sections en baseball (benjamin, minimes, seniors), deux section en softball mixte (cadets, seniors) et une section de bip baseball (baseball pour non-voyant).
Le Baseball étant un sport par essence « conservateur » en ce qu’il nécessite des qualités essentielles de concentration, de rigueur et de respect du jeu. Nous allons tenter par le biais de leur entraîneur d’en savoir un peu plus sur les méthodes d’entraînements.
Rencontre avec Dominique Paulin, coach de l’équipe sénior.
Combien de fois par semaine, vous entraînez vous ? Matchs compris. Il existe un adage nord-américain qui dit : « Il y a deux saisons, l’hiver et le baseball ». En France c’est un peu plus difficile à appliquer car les infrastructures (et la météo) ne sont pas ce qu’elles peuvent être aux Etats-Unis ou même au Japon. Notre section s’entraine en hiver dans un gymnase une fois par semaine et durant la saison, de avril à juin, deux fois pas semaine – sur un terrain de baseball à Vincennes – plus un match le dimanche (10 matchs pendant la saison régulière + 6 matchs de playoffs le cas échéant). Les entrainements sont séparés en deux catégories, attaque (entrainement à la batte) et défense (avec le gant).
La course a-elle une part prépondérante dans votre sport ? Comment vous y entraînez-vous ? Plus qu’une véritable performance chrono, même si elle n’est pas négligeable, nous demandons à nos joueurs de travailler la technique de course mais surtout le départ et l’arrivée. En attaque ce sont des courses très courtes (27,43 mètres entre chaque base pour être précis) qui demandent un départ très dynamique qui est « timé » sur la motion du lanceur. On appelle ça « voler » une base – littéralement courir pendant que les défenseurs ne regardent pas.
Nos entrainements à la course sont donc basés sur des sprints, des sprints qui souvent se terminent par un « slide » (allongé les mains ou les pieds devant selon la distance et les temps qu’il reste au coureur pour atteindre la base) mais il me faudrait plusieurs heures de votre temps pour vous expliquer le pourquoi du comment.
En défense, le terrain est tellement grand (115 mètres au plus profond) que la force et la précision du lancer rattrape les temps de courses insuffisants. (Pour comprendre, voir les plus belles actions de Ichiro Suzuki sur Youtube).
Quel est le moment fort de votre saison ? Le championnat dure-t’il toute l’année ? Comme je le dis plus haut, en France la saison est courte, et par conséquent la période du championnat est un moment exceptionnel pour nous. Un match peut durer plus de 4 heures et chaque minute est un temps fort contrairement aux idées reçues et à la vision qu’ont souvent les français de ce sport. L’hiver est particulièrement frustrant pour les passionnés que nous sommes, nous profitons de cette période pour travailler la technique et le physique et quand la météo le permet nous participons à des tournois et matchs amicaux hors championnat.
Le Baseball nécessite-t’il des qualités physiques particulières ? Deux bras*, deux jambes, deux yeux** et de très bons reflexes. Comme vous le savez peut-être, le geste de frapper précisément une balle lancée à plus de 100km/h a été reconnu comme le geste sportif le plus difficile parmi tous les sports. Tous les gestes au baseball sont extrêmement techniques et demandent beaucoup d’entrainement.
En terme de condition physique il faut être un minimum athlétique, mais on trouve toutes sorte de physiques au baseball mais surtout c’est un sport auquel ont peut jouer très tard. (Nolan Ryan a joué jusqu’à plus de 45 ans en MLB).
Un marathonien comme vous n’aurait pas de problème à tenir tout au long d’un match et je profite de ce tête à tête pour vous inviter officiellement, Jean-Pierre, à venir nous apprendre l’endurance et le mental de votre sport car ces deux derniers points nous font encore défaut à l’heure où nous préparons la saison 2013.
*Pour contredire le fait qu’il faille deux mains pour jouer, je vous invite à visionner ici (http://www.youtube.com/watch?v=xOU5dogqhGc) l’histoire de Jim Abbott qui est né sans main droite et qui est devenu une légende avec des résultats incroyables en Major League Baseball.
** Nous sommes particulièrement fiers de notre section Bip-Baseball pour non voyant qui représente le club dans toute l’Europe en participant à des tournois avec brio.
Il est des courses qui tiennent de la légende, de celles où l’on demande : « tu l’as déjà faites ? ». Moi qui suis quasiment voisin, je n’avais jamais participé à cette course. J’ai réalisé ce dimanche-là combien j’étais dans l’erreur. Une ambiance festive, des déguisements et un large sourire sur chacun des visages.
Je dois ma participation à Cyril Vigneaux un athlète qui participe à de nombreuses courses en tant que meneur d’allure. Je n’ai pas hésité une seconde, quand la question me fut posé, car l’organisateur, l’Avia Club regorge d’amis de longue date et ce serait également l’occasion de rencontrer leur entraîneur Jean-Baptiste Protais un ancien grand champion de marathon avec un record à 2h 12’ .
Village expo La veille les meneurs tiennent salon dans le village des retraits des dossards. Nous possédons un stand et allons à la rencontre des coureurs. Nous expliquons la tactique de course d’un meneur et surtout son rôle. Nous sommes là pour aider le plus grand nombre à réaliser leurs chronos. Nous en profitons également pour frimer un peu avec notre belle tenue Brooks.
Le village sera également le lieu de rencontre entre passionnés, comme avec l’association « Je Cours pour Toi » emmené par de drôles de dames qui conjuguent plaisir de courir et projets solidaires. Sur le stand à côté c’est la bande à Nadia qui nous vante les mérites du trail du four à Chaux, je ne pratique pas encore le trail, mais je dois reconnaître que celui-ci me donne très envi.
Dimanche matin Quelle ambiance de fête ! Je croise des enfants, des femmes et des hommes déguisés comme pour un carnaval. Je rejoins mon équipe afin de prendre possession du matériel nécessaire au meneur d’allure. Nous décidons de nous échauffer avec notre « flamme » ce qui va provoquer des rencontres et des échanges très intéressants.
Dans le sas de départ Je rejoins le premier quart du peloton, et j’entends des soulagements. Quelques personnes s’inquiétaient de ne pas trouver leur « lièvre ». L’accueil est chaleureux et je dois l’avouer ce sont surtout les filles qui me bombardent de questions. Je donne les dernières instructions et rappelle l’essentiel : « nous sommes ici pour prendre du plaisir, pas pour mettre notre santé en péril ! ».
Coup de pistolet Il y a beaucoup de monde, nous devons slalomer entre les différentes personnes qui ne sont pas à leur place. Malgré cela nous passons le premier kilomètre avec 3 secondes d’avance, nous sommes dans le tempo dès le début. Cela se vérifiera tout au long du parcours, car nous allons sans cesse revenir sur des personnes parties trop vite.
La côte tant redoutée Nous voilà au pied de « l’ascension », celle-ci se trouve au 2,5 km. Je vais tenter de leur parler et de maintenir leurs attentions durant quelques minutes pour qu’ils oublient le dénivelé. L’objectif est atteint, je conserve au sommet mon groupe dans sa totalité.
Une deuxième boucle Nous profitons de la descente qui suit le « mur » pour récupérer et souffler un peu. Nous terminons le premier tour, nous allons désormais être en terrain connu, il ne reste plus qu’a faire la même chose ! Nous sommes sur de bonnes bases, nous avalons chacun des kilomètres à la manière d’un métronome malgré le dénivelé.
C’est le retour de la « côte », elle paraît moins effrayante ! Nous la connaissons, nous allons la dompter pour de bon. S’en suit une descente salvatrice, qui nous emmène à grande vitesse vers l’arrivée. Le groupe est motivé, chacun veut son 45 mn !
L’arche d’arrivée J’ordonne aux plus frais de tout donner dans le dernier kilomètre. Je reste dans le tempo initial pour le plus grand nombre et le respect du contrat. La musique et la voix d’Harry Bignon nous indiquent que nous ne sommes pas loin. Un dernier virage à gauche et c’est le sprint final. Je ralentis pour encourager le plus grand nombre. Je franchis la ligne avec une grande satisfaction, peut-être la plus grande de mon rôle de meneurs d’allures.
Une grande communion Quel bonheur de voir tout ces runners venir me remercier et de lire la satisfaction et la fierté sur leurs visages. J’ai passé une très agréable matinée sur cette Corrida de Noël et fait de belles rencontres. Pour cela je remercie Cyril Vigneau et toute l’équipe de l’Avia pour leurs passions. Je reviendrais l’an prochain sans aucun doute…
J’ai passé le week-end dernier à visionner des vidéos de la SaintéLyon, j’en suis encore frigorifié, c’est pourquoi je vous propose de mettre le cap franchement à l’est et direction le Vietnam pour une nouvelle session de running touristique à travers les rues d’Hanoï.
Lors de cet épisode je vous emmène sur les rives du lac de l’épée restituée, un symbole pour la ville. Les bords du lac ombragés d’arbres centenaires connaissent une grande activité dès le matin, lorsque les habitants viennent y faire la gymnastique. Dans la soirée, il est un des lieux de rendez-vous les plus fréquentés par les amoureux.
Hanoï restera un grand souvenir dans mon périple au Vietnam
Dans cette ville où se mêle la tradition mais aussi une très grande modernité. Les nouveaux quartiers abritent les enseignes les plus luxueuses, ce qui peut parfois choquer car elles côtoient de prêt les bidonvilles.
Je me suis attaché à vous faire découvrir le vieux quartier. Cet endroit est le plus typique et le plus attachant, ses petites rues regorgent de commerces regroupés par corporations. Je vous fais découvrir dans ce reportage la rue des merceries, des bambous et celles des petits restaurants.
Ce pays regorge de trésors et de routes à explorer, alors suivez- moi et laissez-vous guider…
Alain compte parmi mes proches, nous nous sommes rencontrés au Nike Running Club il y a près de quatre ans, nous étions nombreux à l’époque à démarrer au même niveau. Il a depuis un an changé d’optique et stoppé la course à la performance pour une course aux plaisirs. A ce jeu là il est souvent gagnant, même si ce n’est pas toujours couru d’avance comme il nous le relate lors de son dernier marathon à Villefranche.
J’ai décidé l’année dernière de faire le tour de France des marathons. Après quatre Paris, deux La Rochelle, un Courant de la liberté à Caen et un marathon d’Amsterdam me voilà parti découvrir ce marathon, et je vais tenté de vous faire revivre ce périple. Cette course est liée aux festivités du Beaujolais nouveau, tout Villefranche-sur-Saône va vibrer au rythme de cette tradition. La course a lieu le samedi, départ de Fleurie à 10h30, tout le village est fermé à la circulation, avant le coup de pistolet, les organisateurs nous expliquent que la tradition impose aux coureurs de garder une minutes de silence, cette année cet instant de recueillement allait aux victimes de SANDY et nos amis qui n’ont pas pris le départ du marathon de NY. Donc à 10h31 gros coup de canon, oui vraiment canon, fusées et serpentins pleuvent sur le public, les fauves sont maintenant lâchés.
Les deux premiers kilomètres sont en descente tout le monde prend une peu de vitesse la suite va ce corser, après quelques foulées sur une petite route de campagne premières difficultés, une montée dans un chemin de terre boueux entre les vignes. Nous allons alterner terre, bitume. Le soleil arrive à percer la nappe de brouillard, la température devient agréable, deuxième difficultés, descente d’escalier passage dans un chai puis une quinzaine de marches à remonter pour ressortir à l’air libre, le paysage défile nous traversons les vignes, puis de petits villages.
Des montés, des cailloux, c’est par moment presque un trail, les minutes passent et une grosse contracture commence à me faire souffrir au Km 15, le moral n’est plus là. Dès le Km 20 je commence à douter de ma capacité à passer la ligne d’arrivée, j’alterne la marche et la course, mais les contractures sont de plus en plus fréquentes, j’arrive tout de même à rejoindre Stéphanie qui m’attend au passage du semi. Je fais une petite pose, je déprime,après quelques paroles réconfortantes je décide de repartir.
J’ai toujours mal, je serre les dents, je suis à la limite de l’abandon
Je repasse en mode marcheur, mon téléphone sonne, à l’écran s’affiche le numéro de Jean-Pierre Run Run. Voilà je réponds, après le soutien de Stéphanie les mots de J-Pierre vont aussi faire l’effet KISSCOOL, Km 30 je repars, maintenant j’ai la fringale au ravitaillement de me gave de pain d’épice et de banane, malgré les douleurs le moral est revenu. Grosse descente sur deux kilomètres, passage du panneau 38, je redémarre je vais réussir à terminer ce marathon en courant.
Dernier mètre, passage dans le marché couvert, 5 marches et le ligne d’arrivée… Chrono 4h15, c’est pas grave, j’ai terminé, c’était très dur !
Si vous souhaitez passer un bon moment faite ce marathon, organisation top, public super, parcours génial, coureurs déguisés. N’y allez surtout pas pour un chrono, mais pour la fête, la soirée dans les rues de Villefranche à déguster le Beaujolais, la cérémonie de la mise en perce, le spectacle dans les rues. Nous avons vraiment passé un super week-end.
Un nouveau « grain » s’est abattu en milieu de semaine sur New York. D’abord un vent glacial, puis des flocons de plus en plus gros pour finir en tempête de neige recouvrant Manhattan d’un manteau blanc magnifique.
Cette fin de matinée dans Harlem se déroule sous une pluie fine et glaciale, il est difficile dans ces moment-là de profiter sereinement. Les nombreux magasins de sports seront nos refuges ! Nous entrons finalement chez Sylvia’s une adresse incontournable de la « soul food » un mélange de cuisine africaine et américaine pour prendre notre déjeuner. A notre sortie la pluie s’est transformée en neige, de fins flocons s’abattent sur le quartier noir de New York. Il en faut un peu plus pour nous décourager, la visite continue…
Direction le centre de Manhattan et plus précisément Greenwich Village, à notre sortie du métro, nous sommes dans un autre pays, un manteau blanc a recouvert les trottoirs. La visite est pénible est glaciale. Il en sera ainsi jusqu’à la tombé de la nuit. À l’heure du repas, il sera compliqué de rejoindre la pizzeria ou nous avons rendez-vous avec les membres du club de Nanterre.
Demain sera un autre jour Au moment de se mettre au lit, je n’ai qu’une idée, faire un footing le lendemain sous la neige dans Central Park ! Au réveil à 7h je suis comme un enfant au matin de noël. Je m’habille en silence et quitte l’appartement ou mes colocataires dorment encore profondément.
Grosse déception, le parc est fermé pour cause de neige et donc de chaussée glissante, il ne reste qu’une solution observer le paysage de loin et rester sur les trottoirs qui longent cet espace vert.
Un pas vers l’illégalité Soudain, une idée malveillante me vient à l’esprit, « et si je sautais le muret ? » Me voilà dans un Central Park habituellement bondé, seul au monde. La sensation est étrange, mais tellement excitante. Les allées sont blanches, il règne un silence inhabituel, c’est un dépaysement total. Démarre un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre, je me faufile, évite les grands axes et profite d’une demi-heure de quasi-tranquillité, quand une première sommation m’oblige à changer de chemin. Je file vers le nord…
J’aperçois tout près, les gyrophares d’une voiture de Police, ne surtout pas fuir. Ils m’avertissent d’une voie ferme « you must get out ! » j’acquiesce de la tête et me dirige vers la sortie. Ce footing restera à jamais dans ma mémoire comme une revanche prise sur New York qui nous a privé de marathon.