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Retour sur la 11e édition de l’épreuve qui a eu lieu le samedi 25 aout 2012 sur un parcours plat en 3 boucles. Cyril Vigneau revient pour nous sur son 100 km, qui fut plus douloureux que prévu, même si ce fut son deuxième titre de « centbornard ». Lui qui a l’habitude de mener l’allure et d’encourager les autres, il fut bien seul par moments…

Je me suis lancé dans cette aventure en solitaire afin de tenter de battre mon record de Chavagne. Même si l’objectif n’a pas été atteind, je me suis encore aperçu que le monde des runners qui est souvent associé à la solitude est un monde de fraternité et de partage.C’est également une remise en question permanente. Car quand on se  retrouve dans de longue ligne droite complètement isolé truffé de faux plat je peux vous assurer que vous avez tout le temps de refléchir comme dirait mon pote centquarante;-)

Le départ a lieu à 6h30 et je capte direct mon allure
Les 10 premiers kilos sont un réglage permanent. Certains coureurs alternent marche et courses.Les  premiers km sont passés en 01h04’45". Je me sens super bien ça déroule, je ne suis pas stressé. 15ème je croise Régis Raymond le futur vainqueur. Lui est au 25ème. Il court juste à l’allure que je fais aux 10 km. Je m’arrête et prend le temps de le photographier.

20 Kms passé en 02h09′ je suis content car mon travail de meneur paye bien. De plus ma mixture en ravitaillement est idéale. Pas de problème de digestion. 30ème en 03h12’50′ vraiment tout vas bien régularité sans faille. Maintenant je suis vraiment seul. Personne devant, personne derrière. J’alterne en écoutant soit mon ipod soit le vent dans la forêt.

Le paysage est magnifique
J’arrive au marathon en 04h33′. Un poil plus long car j’ai décidé de réduire volontairement l’allure. Tous va trop bien. Je me méfie.Le virage 45ème km la douleur du muscle de mon tibia gauche commence à se réveiller. Je refuse d’écouter cette alerte car tout va trop bien. 47ème il faut que je me fasse une raison la douleur s’installe et je ne suis pas encore à la moitié.Je suis fou de rage et insulte la terre entière à voix haute.

Je reduis l’allure, change de foulée. Je perds ma foulée travailler à l’entrainement.Du coup, je positionne mal mon genou qui commence à me gêner. Et des crampes appraissent derrière la cuisse droite.Au ravitaillement du 50ème je comprends que le chrono ne sera plus d’actualité…qu’il faudra juste finir. Mais est-ce que j’aurai le mental ?

La deception, l’inquiètude, la douleur….ça m’énerve.Les longues lignes droites avec de légers faux plats se multiplient et voila le vent de face qui se mêle de la partie.Autant galérer juqu’au bout…La gêne du tibia devient douleur, mon genou est douloureux aussi.Sur la route mise à part les limace au sol et les cadavre de renards écrasés il n’y a plus rien. Pas âmes qui vivent. Mais où sont les autres coureurs.Lignes droites à perte de vue, le vent, cette fois c’est tendu….Abandon ? j’y pense …mais j’ai mon plan B…ma résistance…Les messages sur facebook pleuvent ainsi que les sms ça me fait un bien fou.

55ème km je vois en ligne de mire en tout petit, un runner. Je sais que ce sera mon salut.David, le coureur qui m’a accompagné le matin en voiture sur le lieu du départ. Nous décidons de rester ensemble. Nous ne serons pas trop de deux pour affronter l’enfer qui nous attend. 65ème : ravitaillement.

Les boissons déposées la veille me font un bien fou…
Je passe de l’eau fraiche sur ma jambe endolorie, ça soulage. Le pire dans tout ça c’est que je sens que j’ai encore de l’énergie mais je refuse de reprendre une allure correcte pour ne pas casser la machine. Avec David on alterne marche et course… ligne droite encore et toujours… rien à l’horizon… rien du tout… faux plats montants. Chaque virage nous emmène sur des longues lignes droite… le chrono défile… maintenant ça n’a plus d’importance.

70ème je tente des étirements mais ma crampe a raison de ma jambe gauche…elle a  raison de mes efforts. Chaque visage, chaque sourire le moindre détail est un rafraichissement pour nos corps meurtris.

75ème : les bénévoles sont justes géants, ils savent nous parler. La cerise sur le gateau une voiture de l’organisation s’arrête pour nous demander s’ils doivent nous ramener… on se regarde avec David et on rigole… merci… mais l’abandon c’est pas pour nous. Au 75ème un regain de moral nous envahit… je repense au phrase que je dis aux coureurs quand je suis meneur… aller !!! 25 bornes, c’est quoi ? une sortie longue… rien de bien méchant !

On arrive au 80ème…. c’est la croisée des chemin…
le vent redouble de violence et nous déssèche. Ligne droite encore et toujours. C’est à ce moment là que je cogite… pourquoi j’en suis rendu là ? Qu’est qui a cloché ? J’ai peut être trop forcé sur l’entrainement. Qu’est qui m’aidera à faire mieux ? Cibler encore mieux mon entrainement. Bref une armée de questions qui finalement me font du bien.

80 c’est un semi…cette fois la fatigue se fait ressentir et ma jambe droite sur laquelle je m’appuie un peu plus commence à ressembler à un morceau de bois.

85ème, c’est un Paris Versailles…mais un supplice…des décharges electrique dans mon tibia. Avec David on sert les dents, ça fait mal vraiment très mal. A chaque fois que l’on relance la foulée on pousse tous les deux un cri de guerre. 90ème on se dit que c’est bon… mais les lignes droites nous font trés mal et ce foutu vent qui ne faiblit pas.

Le 100 bornes n’a pas dit son dernier mot et nous fera souffrir jusqu’au bout…
Au ravitallement, on nous annonce qu’il y a eu beaucoup d’abandons. Le malheur des autres nous soulage parce que finalement on arrive à tenir. 95ème on se dit que c’est bon mais les lignes droites et le vent redouble. Mes pieds sont en feux. J’ai les aisselles en sang malgré toute la protection que j’avais mise. 98ème on sait que plus rien nous arrivera maintenant. On tente avec David une belle charge qui durera 800 mètres mais la décharge électrique me rappelle que je peux casser la machine.

99ème on marche jusqu’à 500 mètres de l’arrivée. on retente de redémarrer en criant et cette fois ci c’est notre dernière charge. 100 mètres de l’arrivée on se tient par les bras. Le speaker annonce notre arrivée.Ont sert les poings de rage.

Après ce trés long bras de fer nous avons eut le dessus sur ce mur de 100 kms
On franchit la ligne ensemble et on fera pas un mètre de plus… Cent bornard pour la deuxième fois mais à quel prix…La joie laisse trés rapidement place à la reflexion…comment éviter à nouveau cette souffrance. Mon premier 100 bornes m’a appris que c’est possible, mon deuxième me pousse encore plus à la reflexion et l’anlyse et à prendre les événements avec plus de recul. J’ai découvert également que je pouvais élever un peu plus mon niveau dans l’encaissement de la douleur. se transformer en machine et avancer encore et toujours.

Je revois tous ces messages sur facebook….la famille des runners est juste magnifique et généreuse.

Le week-end dernier avait lieu l’événement incontournable dans le monde du trail, l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc). L’édition 2012 aura été pleine de rebondissements, à commencer par les caprices de la météo rendant cette épreuve plus courte mais surtout plus dure. Nous avions publié quelques minutes avant le départ les impressions et les angoisses de deux athlètes participant à la CCC (Courmayeur, Champex, Chamonix). Nous les retrouvons une semaine après pour faire le « débrief » de leur course. Place à Pierre-Marc Giao Duong Huynh et Cédric Masip.

La CCC sur la route de la Diagonale des Fous par Giao
En France quand on pense 100 km, c’est Millau, pour le marathon c’est Paris et pour l’ultra-trail c’est L’UTMB. La première édition 2003 a été remportée par Dawa Sherpa qui est revenu pour la 10ème édition et a gagné la TDS©, la Trace des Ducs de Savoie. Tous les vainqueurs successifs sont assurés d’une notoriété mondiale dans le monde fermé des courses nature. Je participais cette année à la CCC© qui est loin d’être une sinécure déjà en conditions de météo et de température normales mais la montagne ne se laisse pas conquérir si facilement et les éléments étaient bien déchainés . Après la 6000D soit 60 km pour 4.000 m D+, la CCC© de 100 km pour 5.800 m D+ était la seconde marche qui devait me permettre d’accéder à affronter le Graal des ultra-trails, La Diagonale des Fous sur l’Île de la Réunion. Trois jours se sont écoulés depuis que j’ai passé la mythique ligne d’arrivée et plusieurs réflexions me reviennent

Les points de préparation concernent cinq volets : le physique, l’alimentation, le matériel, la logistique et le mental. Quelques heures avant de me lancer, j’avais eu mon ami Jean-Pierre de RRR au téléphone qui me fit la dernière recommandation : "Prends le maximum de plaisir et si tu te sens que c’est trop, ne prends pas de risque inconsidéré et n’hésite pas à arrêter, tu n’as rien à prouver, nous connaissons ta valeur". Ces mots m’avaient gonflé à bloc, il trouve toujours les mots justes pour motiver ses amis le Jipé.

J’étais parti comme un vrai débutant que je suis puisqu’il s’agissait de ma deuxième course en montagne après la 6000D et hormis une bonne préparation physique et une meilleure connaissance de l’alimentation qui me convenait en course, j’étais dans les choux côté matériel et logistique.

Le physique et l’alimentation
Pour me préparer à un 100 km il me fallait courir 80 à 100 km par semaine pendant au moins deux mois, c’est ce que je fis méticuleusement pendant plusieurs mois en observant de temps des semaines plus légères de 40 à 60 kilos. Côté alimentation, je savais que j’allais privilégier le liquide comme le thé, le coca, le café et la soupe. Durant le périple, l’organisme dépense suffisamment d’énergie pour courir, lutter contre le froid et rester éveillé. Si l’on mange du solide, il en dépense en plus pour digérer la nourriture qui est moins rapidement assimilée que les aliments liquides. J’ai arrêté de prendre du gel en course au-delà de la distance marathon car j’avais constaté des problèmes gastriques quelle que soit la marque.

Les chaussures
Impossible de prendre les chaussures de route pour faire un trail car il fallait des chaussures qui accrochent bien le terrain et qui sont efficaces pour avancer sur toute nature de sol : la boue bien grasse, la neige, l’herbe mouillée ou le gravier. Pour ma part, j’avais choisi des Adidas Supernova Riot 4, bien adaptées à ce genre de voyage tout terrain.

Les vêtements
L’organisation conseillait quatre couches de vêtement pour lutter contre le froid, le vent, la pluie et la neige, il faisait jusqu’à -10°C en ressenti au sommet des cols. J’avais cinq couvertures, j’étais opérationnel, seulement je les ai gardées du début à la fin sans avoir de rechanges si bien qu’elles étaient bien jusqu’au tiers et ensuite mes vêtements étaient trempés et je finissais par baigner dans mon jus de sueur non totalement évacuée.

Le sac
J’avais pris pour l’occasion un Quechua Diosaz 27 litres que je prenais pour stocker mon pantalon de survêtement dont je ne me suis pas servi puisque j’avais mes boosters et mon corsaire de trois-quarts qui me recouvraient les jambes et les protégeaient efficacement contrairement à des participants que je voyais en short, j’avais mal pour eux.

Les bâtons
En rando course ils sont fort utiles car ils permettent de soulager les muscles des mollets jusqu’à 15% en montée et en descente, ils assurent une sécurité surtout en terrain gras. On peut en trouver en carbone en trois brins téléscopiques ultra-légers et solides mais je n’en avais pas pris. Pour le Grand Raid à la Réunion, ils sont interdits parce que les chemins sont encore plus étroits que ceux que j’ai traversés à la CCC©. De ce fait, les risques d’accidents sont décuplés. Parfois des traileurs me faisaient la réflexion que je n’avais pas froid aux yeux d’y aller sans bâtons, ils avaient raison car je galérais comme un beau diable. Je suis un coureur de route, la montagne m’était un terrain inconnu et je me révélais mauvais grimpeur et piètre descendeur.

Les autres matériels
Outre les changes que j’aurais dû prévoir, il aurait fallu prendre des sacs zip alimentaires pour garder les vêtements au sec et faire le vide afin qu’ils prennent moins de place, une serviette propre pour se sécher le corps avant de se changer. Je n’avais pas d’assistance personnelle mais j’aurais pu laisser les sacs à récupérer aux principaux ravitaillements.

L’éthique
Dans la volonté d’organiser une course propre, aux ravitaillements il n’y avait quasiment pas de verres de plastique proposés pour boire les boissons chaudes ou froides, chaque participant devait avoir son propre gobelet de 12 centilitres. J’avais perdu mon gobelet de la SaintéLyon, heureusement un coureur avait oublié le sien sur une table et j’ai pu le récupérer et le conserver jusqu’à la fin. Au retrait des dossards on nous fournit suffisamment de petits sacs pour jeter nos ordures et je trouvais déplorable que sur le sol on puisse voir continuellement des tubes de gels jetés par terre. Certains raiders peu respectueux n’avaient apparemment pas d’éthique pour prendre dix secondes et ranger leurs tubes usagés dans des sacs dont ils auraient pu se débarrasser aux ravitos.

Le mental
C’était assurément une de mes grandes forces avec ma faculté à récupérer rapidement d’un effort. Pendant plus de 20h, nous évoluions dans des températures situées entre 7°C et -10°C. Quand j’arrivais aux ravitos, j’étais transi de froid et j’espérais me réchauffer avec une boisson chaude thé ou soupe, j’y parvenais à peine et il fallait pourtant repartir pour affronter tel ou tel col. J’y allais résolument me répétant en mon for intérieur que tant que je n’étais pas blessé ou que je n’avais pas été rattrapé par telle barrière horaire, je continuais d’avancer coûte que coûte. Je voyais chaque distance à parcourir entre les refuges comme autant d’objectifs à remplir et les comparais avec un footing, une bonne balade en nature.

Sur un si long voyage, le corps voyage autant que l’esprit. Je suis entré en auto-hypnose et j’étais en quête d’un voyage intérieur à la recherche du meilleur de moi-même. Je me suis forgé une force de caractère capable non pas de déplacer des montagnes mais d’en monter les cols et les redescendre quels que soient le vent ou la température, la nature du terrain. La frontale éclairait juste les quelques mètres carrés situés à mes pieds et j’évoluais dans la nuit noire. Je n’avais plus peur, tel un homme sans peur je fonçais tête baissée et les runners qui continuaient à hésiter me laissaient volontiers prendre les devants pour les guider à travers l’obscurité. En me laissant aller au lâcher prise, j’avais l’impression de faire corps avec la nature. Je tombais, me faisais des entorses ou des égratignures aux genoux mais cela restait sans gravité et je repartais de plus belle. Je restais conscient du danger mais me sentais également plus léger au fur et à mesure que se rapprochait l’arrivée.

Le physique
Sur les cinq ascensions prévues au programme, nous avons finalement pu faire le Grand Col Ferret (2537 m) sur la première partie en faisant l’impasse sur la Tête de la Tronche (2584 m) et sur la seconde partie, nous avons gravi les cols de Bovine et des Tseppe sans faire la Tête au Vents. Les longues montées étaient éprouvantes et les descentes une libération à chaque fois d’autant qu’elles menaient vers les points de ravitaillement. Il faisait bien froid, quand nous étions dans les creux la température était acceptable et je pouvais bouger les doigts sans problème. Au sommet des cols, le temps était glacial puisque nous ressentions un mercure à -10°C à tel point que j’ai failli m’évanouir à cause sans doute du manque d’oxygène.

De plus, j’avais fait une crise d’hypothermie. Mon corps avait été soumis à une basse température pendant plus de vingt heures et n’arrivait plus à se réchauffer.

Bilan
Je suis très content d’être venu à bout de cette course tout comme 82% des 1 913 partants. Nous avons vécu un voyage extraordinaire. Je me sens empli d’une paix intérieure et d’une capacité à passer encore d’autres épreuves toutes plus difficiles. Avec cette course, j’ai engrangé 3 points qualificatifs pour l’UTMB©, ce qui fait ajoutés aux 2 points de L’Eco-Trail de Paris 80 km en mars et aux 2 points de la 6000D un total de 7 points soit l’intégralité des points requis pour participer au tirage au sort UTMB© 2013, encore une grande aventure à venir !

L’article sur le blog de Giao : 
http://thegiao2001.typepad.fr/inzesentier/2012/09/resultats-de-la-ccc-2012.html

 

 

Retour sur une expérience douloureuse par Cédric Masip

J’ai pris le départ de la CCC le vendredi 31 août 2012 à 10h de Courmayeur. Dès mon arrivée à Chamonix le mercredi soir, il y régnait une chaude ambiance, mais un temps pluvieux et une température digne de l’automne. Je me suis levé à 3h du matin le jeudi pour souhaiter bon courage à mon pote qui courait la TDS. Une pluie battante tombait déjà.

Le jeudi, je l’ai passé à attendre cette course que j’attendais avec impatience depuis plus de 8 mois. Le matin nous avons fait la queue dans la file d’attente pour retirer les dossards, ma veste "imperméable" a bien failli ne pas passer, ce qui n’aurait pas été plus mal quand je vois la suite des événements avec le recul. Puis nous sommes allés au village des exposants, il pleuvait sans cesse et avec les personnes avec lesquelles j’étais nous pensions à ceux qui couraient la TDS. Nous étions un peu tendus, les conditions météos ne s’annonçaient pas bonne du tout pour nous le lendemain. L’après-midi, j’ai retrouvé Greg de U-trail et nous sommes allés à la Conférence de Presse. Là-bas j’y apprendrai de la bouche de Catherine Poletti que la CCC sera décapitée de la Tête aux vents… Le lendemain, les conditions étant particulièrement mauvaises, on nous retirera les Tête de la Tronche.

Après la conférence de presse, je suis allé au restaurant manger avec Greg, Eric et Anne Valero. Les deux compères allaient être les assistants de cette dernière. Puis la nuit fut courte, mauvaise, nerveuse. Peu reposante. Le temps n’était pas au beau fixe, mais il n’était pas aussi mauvais que nous le pensions.

J’étais très stressé, je n’arrivais pas à parler
Pourtant je me savais prêt. Mais j’étais contrarié, par un tas de choses. Un mélange. Content de vivre ce que je vivais sur un plan de rencontres qui seront importantes pour la suite, mais sur le plan sportif je sentais que je n’étais pas autant en forme que cela. Le mauvais temps me stressait, je ne savais pas ce qui m’attendait. Et je n’étais pas assez bien équipé. Déjà je n’avais pas testé mon porte bidons double avant la course, et dès le départ il me gênait. Puis nous étions tous trop couverts sur le départ qui était clément mais a très vite changé.

La suite, c’est Boue, pluie, neige, vent très fort…
Un grand Col Ferret plus que chaotique. Pour ma part, j’étais saisi par le froid et une vive douleur s’est faite ressentir, j’ai compris que ça n’allait pas. Avant Champex, j’ai lâché prise, ma douleur à la hanche était bien trop violente, et m’empêchait de courir en descentes. Il a fallu que j’arrive à prendre cette décision très dure d’abandonner, de lâcher prise: un cheminement qui m’a paru long, et qui là encore me laisse profondément pensif. Je ne peux pas parler plus, je n’en veux qu’à moi-même. Pour lire un peu plus sur le descriptif, j’ai fait un récit sur U-Trail où je suis rédacteur. A force de ressasser ça ne me met pas bien. J’avance, je relativise, et je vais rebondir. C’est une terrible désillusion, j’ai pris une claque dans le grand Col Ferret. Voilà. Mon récit n’est pas très enthousiasmant, mais c’est ce qui s’est passé. A présent il faut rebondir.

Cédric du Team U-Trail
Retrouvez le récit complet de Cédric sur le site internet  U-Trail : 
http://www.u-trail.com/ccc-recit-et-photos-de-cedric-masip/

Arrive-t-il que l’on vous prenne pour ce que vous n’êtes pas ? Je m’explique…
À plusieurs reprises, j’ai eu droit à des réflexions sur ma « sportivité ». Nous sommes tellement passionnés et immergés dans notre sport que nous donnons l’impression d’être des stars de la discipline.

Premier exemple et pas des moindres, je rencontre pour la première fois lors des Happys Runs, le rédacteur en chef du site internet « Runners.fr », nous échangeons quelques mots et rapidement il me glisse « tu cours régulièrement ? Je suis sûr que oui, car tu as l’air bon ! »

Je suis inscrit dans une salle de gym. Je fais du vélo tout en lisant le magazine « Triathlète », approche un coach que je connais à peine, mais qui sait que je pratique le triathlon et me lance «  Il y a un article sur toi dans le magazine ? »  je pense forcément à une plaisanterie, il me répond sérieusement : «  cela viendra, car avec le niveau que tu as ! » Mais quel niveau ? Malheureusement, je n’ai aucune prédisposition ou don pour le triple effort, je me contente de terminer dans le milieu du tableau mais pour mon plus grand plaisir.

Autre scène toujours dans la salle de sport, je participe tous les vendredis à un cours de Body Sculpt en guise de PPG, lorsque je pénètre dans la salle un homme avec qui j’avais discuté quelques jours auparavant de running, se jette sur moi : « vous n’allez pas faire ce cours, il est trop facile pour vous qui êtes un pro du marathon ! ».

Un ami graphiste qui ne pratique aucun sport et qui découvre ma double vie sur Facebook me demande : « tu penses qu’un jour tu pourras battre les Kenyans ? ». Mais mon pauvre, je suis à des années lumières de ces gens-là !

Dans une fête, des personnes sédentaires qui savent que je cours me demandent : « tu vaux combien au marathon ? » Je réponds, 3h, « c’est pas mal ! », il surenchérit «  il est à combien le record du monde ? » je réponds, 2h 03. « Quoi, tu te fais mettre près d’une heure par le premier » !!!!

Sérieusement et sans fausse modestie, je suis juste un passionné qui donne beaucoup de sa personne. En période de préparation marathon, je m’entraîne cinq fois par semaine et parcours pas loin de 100 km hebdomadaires. Je fais attention à ce que je mange, n’ai pas une vie nocturne débridée, mais je possède surtout un « faciès » émacié qui laisse présager d’un affûtage prononcé. Avantage ou inconvénient ?

Avez-vous des anecdotes de ce genre ? Je suis preneur…

Comment devient-on coach à la plus grande course féminine de France ? Pourquoi les femmes adorent cette épreuve ? Je vais tenter d’apporter mon éclairage sur ces questions.

Il faut savoir que ce sera en septembre 2012 la 16e édition de cette course 100% féminine, elles étaient l’an passé 25 000 féminines a prendre le départ sur le pont d’Iéna au pied de la tour Eifel. Ce taux de participation rend envieux de nombreux organisateurs en France, car avec un chiffre si élevé l’épreuve se situe dans les 5 plus grosses courses.

Le succès fut immédiat
A la première il y a 15 ans, elles étaient déjà 1500. Ce qui plait, c’est le concept ! Un mélange de compétition et de dépassement de soi avec un zeste de folie. Pour ceux et celles qui n’ont jamais assisté à cette épreuve, il est difficile d’imaginer une telle ambiance, plus proche d’un carnaval ou d’une techno parade que d’un marathon de Paris ou la peur se lit sur les visages. Ici, la plupart des concurrentes sont aussi les actrices d’une superproduction ou le maître mot est : « lâchez-vous ». Elles sont nombreuses à êtres déguisés, ou du moins à adopté la même tenue que leurs collègues de travail ou copines.

Autres particularités, la participation « corporative » elles sont nombreuses à porter les couleurs de leurs « boîtes » ! Cette épreuve renforce l’appartenance à un groupe et développe l’esprit d’équipe. C’est donc tout bénéfice pour l’entreprise qui met toutes les facilités aux services des coureuses : inscriptions, dossards, tenues, etc…

Mon regard de coach
J’attaque ma deuxième saison avec l’organisation, et c’est avec le même plaisir que je renouvelle l’expérience. C’est l’occasion de rencontre incroyable et improbable…
L’organisation met à disposition des coureuses quatre sessions d’entraînement à partir du mois d’avril à raison d’une par mois, ce qui nous emmène jusqu’au mois de juillet.

Le profil des participantes aux séances est grosso modo de 35/45 ans, ce sont des filles qui ne sont pas particulièrement sportives le reste de l’année, mais le mois de septembre venu se transforment en compétitrices. je me souviens l’an passé de questions tellement candides que l’envie de sourire vous prend. Exemple, « comme j’avais mal aux genoux, je me suis fait faire des semelles correctrices, mais maintenant, j’ai mal aux pieds ! » Je trouve cela bizarre, lui pose quelques questions et ensuite tente : « mais vous avez bien enlevé, la semelle d’origine de votre chaussure ? » « ??? , non ! », je l’arrête, lui demande de retirer cette double épaisseur et un ouf de soulagement l’inonde. « Je re-vie » me dit-elle !

L’organisation des séances
L’organisation est pyramidale, c’est qu’un coach en chef décide du contenue de toutes les séances, il les transmets à des sous-chefs responsables des 7 groupes de niveaux, ensuite ce sont des assistants coachs qui répandent la bonne parole sur le terrain et accompagnent ces dames dans leurs séances. Nous sommes près de 45 assistants, avec tous des parcours sportifs différents. La plupart sont issus de Staps, filière des profs de sports, d’autres sont coachs en remise en forme, et bien sûr certains sont issus directement de l’athlétisme.

Chaque session est différente dans le contenu, mais nous gardons les mêmes personnes durant les quatre mois, ce qui nous permet de suivre les progressions. Chaque footing est aussi l’occasion de confidences et de révélations, mais chut, je garderai le secret…

© http://vincent.roussarie.over-blog.com/article-course-de-douces-84531328.html

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Depuis quelque temps, le minimalisme s’est introduit dans le paysage du running  avec pour fer de lance Christian Harberts et « le professeur » Fred Brossard. Alors que dire et que penser de ce mouvement ? Pour certains un simple coup marketing et pour d’autres une évidence biomécanique. Afin d’y voir un peu plus clair, moi qui suis un coureur « old school », je prends rendez-vous avec Benoit Grangier de la boutique Espace Vibram FiveFingers  les importateurs pour la France de la marque minimaliste.

Quels seraient tes conseils de départ pour les « non-initiés » comme moi ?
Le premier conseil serait la motivation ; les VFF permettent de progresser en corrigeant des défauts élémentaires comme la foulée et/ou la prise d’appuis. Ce travail implique souvent de faire un effort sur soi pour remettre en cause sa technique.

Comme l’explique Blaise Dubois, si vous courez 20 minutes par mois, ne vous êtes jamais blessé et ne souhaitez pas progresser, pourquoi ne pas continuer avec des grosses chaussures ; dans le cas contraire, vous aurez tout à gagner à essayer le minimalisme, à condition de justement vouloir s’améliorer techniquement et physiquement.

Est-il facile de « switcher » ?
La transition se fait immédiatement car le mouvement est naturel et après quelques mètres, le corps comprend que l’amorti talon est impossible ; quant aux orteils, ils se mettent en action comme s’ils l’avaient toujours fait.

Une période d’adaptation est-elle nécessaire ? Faut-il choisir son camp ?
Oui le plus important est d’être progressif. Il faut alterner avec son ancienne paire au cours des premières sorties et ne pas dépasser 15 minutes malgré l’euphorie de légèreté, de liberté de mouvement que procurent la soudaine mobilité des pieds et des chevilles qui retrouvent leur usage naturel.

Il ne faut pas hésiter non plus à courir directement pieds nus sur les surfaces qui le permettent. (piste d’athlétisme, route lisse, pelouse synthétique…)

Car c’est en étant le plus proche du sol  que vous trouverez vos appuis idéals ; vous verrez ensuite que le corps mémorise un certain temps cette zone de contact même en étant chausser autrement. Pour continuer à effectuer le bon geste le plus longtemps possible, le plus facile est donc de diminuer au maximum l’épaisseur entre le pied et le sol pour ne pas interférer la transmission d’information sol-pied-cerveau.

Quand j’ai découvert les VFF
j’ai compris qu’il était possible
de courir sur toutes les surfaces"

Revenons à toi Benoît, comment t’est venu l’idée ou l’envie de courir pied nu ?
Il m’arrivait de courir pieds nus de temps en temps avant les VFF car en plus des sensations agréables j’avais constaté que mes douleurs aux chevilles et genoux disparaissaient et que ma foulée devenait plus dynamique. Mais je me limitais à la pelouse et/ou au sable, alors quand j’ai découvert les VFF j’ai compris qu’il était possible de courir sur toutes les surfaces comme si on était pieds nus.

Comment c’est passé la transition ?
J’ai commencé par alterner avec mes anciennes chaussures les premiers mois, mais très vite il m’est devenu impossible de continuer avec cette paire que je trouvais trop lourde avec des semelles trop épaisses donc  je suis passé sur mes paires de compet beaucoup plus fines en complément des VFF. Désormais je cours uniquement ou presque avec des VFF sauf sur les parties accidentées en montagne, car même avec un modèle comme les nouvelles Spyridon je n’ai pas encore la technique nécessaire pour passer entre les pierres.

Souffres-tu du manque de reconnaissance du minimalisme ?
Il s’agit plus pour le moment d’un manque de notoriété car à partir du moment où on prend le temps d’expliquer le concept et de le faire tester, il faut être de mauvaise fois ou…concurrent pour ne pas s’apercevoir qu’il y a une logique à courir avec une foulée naturelle ; et quoique pour les concurrents…ils commencent à créer leur modèles minimaliste au risque d’être incohérent avec le reste de leur gamme, c’est qu’ils ont compris qu’il faisaient fausse route avec leurs anciens modèles.

Comment s’organisent tes entraînements ?
Par manque de temps, je m’entraîne sérieusement uniquement à l’approche des compétitions. Ma prochaine grosse échéance étant le marathon du Mont-Blanc (où Vibram sera présent quelques jours avant pour le stage Alpine Baraefoot avec l’Ucpa)  je commence doucement à travailler le dénivelé et essaye comme les vrais (Dawa, Killian) d’aller vite en descente sans poser le talon.

Aujourd’hui quelle place occupe le sport dans ta vie ?
Etant sportif et ayant la chance de travailler pour une marque de sport,  le sport occupe toute ma vie ou presque.

Est-ce pour cela que tu as décidé d’ouvrir une boutique à Paris ?
L’Espace Vibram FiveFingers est le lieu idéal pour présenter toutes les VFF qui existent.

Parle nous de la gamme VFF ?
Vibram continue d’élargir la gamme running, avec un modèle (Seeya) qui va encore plus loin dans l’approche Barefoot ;  la finesse et la souplesse de la semelle ont été poussées à l’extrême pour avoir la chaussure qui se rapproche le plus de l’état pieds nus (c’est le but ultime de la marque).

Mais Vibram n’en oubli pas pour autant, la gamme trail qui voit l’arrivée de 2 nouveaux modèles Spyridon et Spyridon LS pour une pratique plus sûre sur les surfaces techniques (nouvelle semelle Vibram XS Trek)  mais toujours avec d’excellentes sensations de sol et de dynamismes.

Comment vois-tu l’avenir du minimalisme ?
Je dirais plutôt le minimalisme c’est l’avenir. Si on regarde les chiffres dans le monde et notamment aux US : une paire sur dix vendue est minimaliste et on prévoit cinq sur dix dans 5 ans ; et en se projetant plus loin on peut même prédire que la tendance va progressivement s’inverser et que d’ici 10 ans, on se demandera comment on a fait pour courir avec des chaussures de 400g avec des triples systèmes de stabilité qui agissent contre nature.

Retrouvez l’espace Vibram FiveFingers à Paris – 10 rue Dupuytren (Metro Odeon)

Je vous propose de revivre l’Écotrail « en live » grâce à ma caméra embarquée. Comme pour le semi les images bougent, mais l’essentiel est restitué !

Le grand événement trail avait une fois de plus planté son barnum au pied de la tour Eiffel. Mélant le chemin bucolique au denivelé digne de monts alpins et un final dans l’esprit urban trail. C’est ce cocktail qui plait à ce que les mauvaises langues appellent le bobo trail. Peut importe de savoir si c’est un vrai ou un faux trail, ce qui compte c’est le plaisir qu’il procure à ses participants.

Je n’avais pour ma part jamais participé à une course nature, quand l’occasion s’est présentée le mercredi (soit 3 jours avant l’épreuve) j’ai dit pourquoi pas ?
Salvio un ami de la Runnosphère, me proposa son dossard, se sentant trop fatigué par sa préparation marathon. Partant du principe que j’avais une sortie de 33 km à faire dans le cadre de ma préparation marathon de Paris ce week end là, je répondis : « pourquoi pas » ?

Me voilà dans le RER qui nous mène au départ de la course de 30 km à l’Observatoire de Meudon. Première différence avec l’ambiance marathon, le « matos » les coureurs possèdent pour la plupart de sacré attirails, cela me rappelle l’ambiance triathlon ou les athlètes traquent le derniers ustensiles à la mode. Certains possèdent en plus de la poche à eau, deux bidons sur le devant. Je commence à me poser des questions avec ma simple gourde ? Beaucoup ont des chaussures spécifiques avec grip et renfort leurs permettant de franchir les « pierriers » ou les torrents sans problèmes. Le soucis c’est qu’il n’y a pas ça en région parisienne ! C’est chaussé d’une simple paire de running que je prends le départ.

Observatoire de Meudon, départ du 30 km
Nous sommes à vue de nez 2000 coureurs pour cette distance. Je papote avec les nombreux amis (Nike Running Club, NAC et Runnosphère). Quel bonheur de pouvoir profiter de la course sans stress et sans objectif !

Coup de pistolet, c’est parti ! Départ en côte à froid, nous sommes quasiment à la fin du peloton. Les premiers kilomètres sont pénibles car impossibles de doubler, nous subissons un rythme qui n’est pas le nôtre.

Les premières difficultés arrivent
J’avais sous-estimé cette course, je ne pensais pas qu’il puisse y avoir de telles côtes ! En trail, dans les côtes, tout le monde marche. Nous sommes dans cette grande procession qui nous mène au sommet. Notre groupe, constitué d’Olivier (NAC), Adrien (Etoiles du 8e) et Sébastien (NRCP), avance dans une ambiance bon enfant, nous échangeons nos avis sur le trail et sur le parcours.

Cela ne durera qu’un temps, la seconde vague d’ascensions situées à partir du 12e km aura raison de notre joie de vivre. Le groupe explose, nous convenons que chacun doit le faire à son rythme pour ne pas avoir de pression. 15e km de longue montées très larges nous permettent avec Olivier de remonter sur les concurrents. A tel point que les bouchons du début ont laissé la place à la solitude dans le Parc de Saint-Cloud. 20e Km le ravitaillement est sur le balcon du parc avec une vue magnifique sur Paris et au loin l’arrivée symbolisée par la Tour Eiffel.

J’aime trop le marathon, pour me passer de Paris.

Ravitaillement du 20 km
Il est vraiment le bienvenue, car je n’ai plus d’eau depuis un quart d’heure. Je pensais naïvement que mon bidon suffirait. Mais la température est élevée est l’organisme est mis à rude épreuve. Je bois (avec mon gobelet perso) une préparation Effinov à grande rasade.  Je me jette comme un affamé sur une pauvre tablette de chocolat. Nous marchons un peu, le temps de faire des photos et nous attaquons la descente sur le pont de Sèvre. Les difficultés sont terminées, après la descente ce sera un parcours très roulant jusqu’à l’arrivée. Il reste 10 km le corps possède encore du répondant. Nous allons commencer avec Olivier une remontée incroyable, nous doublons les concurrents par dizaines. Preuve que notre préparation marathon est bien assimilée, nous n’avons pas de crampes ou de douleurs aux jambes.

A partir d’Issy-les-Moulinaux le parcours est beaucoup moins beau, entre Seine et route. Entre voitures et immondices sur le trottoir, beaucoup moins glamour. La tour Eiffel nous attend, elle nous indique la bonne direction. A ce moment là nous savons que plus rien ne peut nous arriver, aucune défaillance ne viendra gâcher cette belle sortie longue. Dernier kilomètre, nous venons grossir le flot de touristes aux abords de la dame de fer. Nous avons le sourire, nous y sommes, nous l’avons fait ! Notre premier trail…

Les 30 km sont bouclés en 2h 44’, la semaine d’avant nous les avions courus en 2h 21’ dans le bois de Boulogne, preuve que le dénivelé casse bien le rythme.

Immédiatement les amis me disent : « alors, l’an prochain tu fais le 50 ou le 80 km » ? Ma réponse est catégorique, non ! J’aime trop le marathon, pour me passer de Paris. Plus tard peut être…
En attendant le film que j’ai réalisé lors de cette édition, voila un beau documentaire sur l’Ecotrail 80 km de 2010.

Le dimanche 29 Janvier 2012 se déroulait à Marrakech le marathon international, de nombreux amis avaient fait le déplacement. Parmi eux, les deux sœurs Sandrine et Cécile en quête de kilométrage dans l’optique des 100 Km de Millau. Leurs joies et leurs bonnes humeurs sont un vrai moteur pour ceux qui les entourent, et j’ai la chance d’être parmi ceux-là. Avant leurs comptes-rendus et afin de planter le décor, retrouvons une interview de l’organisateur de l’épreuve.

Le marathon de Marrakech qui a eu lieu le 29 janvier dernier a affiché fièrement ses 23 ans, pouvez-vous dire qu’il entre dans l’âge de raison ?
Nous pensons que notre évènement a atteint l’âge de raison si l’on tient compte du nombre de participants et des performances réalisées. En effet, c’est la première fois dans l’histoire du Marathon au Maroc les trois premiers athlètes ont réalisé un temps inférieur à 2h10mn.

Dans le dossier de presse vous parlez de « reconquête de la place qu’il occupait jadis », parlez nous de l’âge d’or du marathon de Marrakech ?
Nous croyons que notre manifestation est en train de vivre actuellement son âge d’or

Quels ont été les illustres participants ?
Tous les marathoniens marocains qui se sont distingués ont eu pour passage obligé le Marathon International de Marrakech, qui est devenu actuellement une école pour former et lancer les élites marocaines de cette discipline. Il suffit de citer, à titre d’exemple, les noms de Abdelkader El Mouaziz qui a gagné deux fois le Marathon de Londres et une fois le Marathon de New York et qui peut être considéré comme l’un des rares marathoniens internationaux qui ont à leur actif 13 marathons avec un chrono inférieur à 2h10mn.

Vous ambitionnez de devenir le rendez-vous international de toutes les stars de la discipline, quels sont les moyens que vous allez mettre en œuvre ?
Il est vrai que nous avons de grandes ambitions pour réaliser des performances meilleures et pour cela nous envisageons de faire venir des marathoniens ayant des timings remarquables. Comme vous le constatez nous aves déjà invité cette année des athlètes qui non seulement avaient gagné des marathons à travers le monde, mais qui ont des chronos inférieurs à 2h8mn.

Quel regard portez-vous sur le niveau actuel du marathon sur le plan mondial ?
Les résultants de cette année nous permettront de nous classer sur le plan performance parmi les meilleurs marathons internationaux de 2012.

Ce sont près de 5000 coureurs qui ont participé à l’ensemble des courses (marathon, semi) quelle est la proportion de « locaux » et d’étranger ?
Le nombre d’athlètes inscrits à cette édition (2012) dépasse les 5600 parmi lesquels 40% sont des étrangers venant de plus de 40 pays des cinq continents.

Quelle est la nation la plus représentée ?
Après le Maroc c’est la France qui possède la majorité des athlètes inscrits.

Quel est la part de l’athlétisme au Maroc ?
Il faut signaler que le marathon est la seule discipline sportive où le Maroc a été classé 3ème au niveau mondial  en 2011. Ce sont les marathoniens marocains qui ont procuré au Maroc la seule médaille que celui-ci ait eu au dernier championnat du monde d’athlétisme.

2012 sera une année Olympique, quelles sont les meilleures chances Marocaines ?
Le Marathon International de Marrakech a été retenu par le Comité International Olympique comme étape qualificative aux Jeux Olympiques de Londres 2012. Plusieurs marocains et étrangers ont réalisé des minimas olympiques. Ce qui honore notre évènement et notre ville.

La course est aussi l’occasion d’un voyage culturel, les coureurs prennent-ils le temps de goûter aux charmes de Marrakech ?
Bien entendu beaucoup d’athlètes profitent de notre évènement pour joindre l’utile à l’agréable et découvrir les charmes de notre ville et de notre région

Quels sont les atouts de Marrakech pour séduire le public ?
C’est d’abord l’histoire, le patrimoine et c’est aussi la qualité de vie à Marrakech ainsi que l’hospitalité et la chaleur de ses habitants.

Sandrine nous livre son récit du marathon de Marrakech

En route vers ma deuxième étoile…

Ma sœur Cécile et moi décidons de transformer notre semi-marathon de Marrakech en marathon, pensant « ça nous fera un super entraînement pour les 100 Km de Millau » . On fait donc une prépa express, il me manque des tours de pistes et une sortie longue je le sens…

Nous organisons ce dernier week-end du mois de janvier. Nos amis les plus proches, nos parents répondent présents à ce rendez vous. Je suis super contente, heureuse de savoir qu’ils seront là pour nous soutenir et partager ce moment magique. Je réserve un magnifique Riad où nous pourrons tous loger, nous serrons 19 ! C ‘est magnifique de se retrouver tous là comme à la maison en pyjamas au petit déj , sieste générale sur les canapés , couscous …Cette ambiance, cette osmose, c’est juste magnifique !

Samedi soir la pression monte
j’ai mal au ventre je ne veux pas dîner mais je me force, il me faut des forces pour le lendemain. On sélectionne notre ravitaillement, on prépare nos affaires tous le monde nous encourage nous rassure mais je suis vraiment stressée !!! c’est mon deuxième marathon mais mon premier avec objectif : je dois suivre ma sœur et surtout ne pas la décevoir.

Dimanche matin c’est le grand jour !
J’ai bien dormi, tous les coureurs se retrouvent au petit déj, je n ‘arrive pas à manger, JE ME FORCE ! Nos semis marathoniens partent prendre le depart, pour nous ce sera 30 mn plus tard, Dad me masse une dernière fois la voûte plantaire (j’ai une méchante douleur) et nous partons Papa, Maman, Nico (mon mari) Cécile et moi…

Nous entrons dans le sas, nous nous retrouvons en première ligne, on décide de laisser passer ceux qui ont l’air pro et qu’on ne veut surtout pas gêner ! À Côté de nous des handisport et un jeune garçon en chaise roulante, ils nous souhaitent bonne course.

PAN le départ est donné !
je pars devant, je suis plutôt bien, Céc  petit diesel chauffe ses gambettes et me talonne ; elle me rattrape au 6e Km et toute notre course va n’être qu’un jeux de regard. On se comprend on est sœur ! Je sens que c’est dur pour elle de m’attendre, est-ce pour cela que je suis partie trop vite ??? Je ne veux surtout pas la faire soufrir !mais je sens bien que c ‘est trop pour moi !! j’arrive au 30e en 3H03, ne rigolez pas c’est super bien pour moi !!!!

On a eu de tout comme parcours mais dix Km très durs à courir dans la circulation avec une pollution à donner envie de vomir par contre la promenade dans la palmeraie était magnifique mais là je commençais à être mal !

Céc s’éloigne peu à peu…C’est foutu je ne pourrais pas la rattraper mais ca ne me gène pas et je ne lui en veux absolument pas ! un marathon c’est dure pour tout le monde et ne pas être à son allure ca doit juste être horrible ! merci pour m ‘avoir donné ces 30 kms soeurette ! (fais gaffe il en reste 70 pour MILLAU :) )

je l’entends hurler aller TITAAAAAAAAAAAAAAAA , elle fait un bras d honneur au 30 EM KMS en chantant on a pas le mur !on a pas le mur !heuuu je ne veux pas la contredire mais la sensation de ne plus avancer c’est ca le mur ? LA sensation de ne plus avoir de force c ‘est ca le mur ? JE REGARDE MA MONTRE LES KMS , les mètres n’avancent plus, c’est ca le mur ? CETTE PETITE VOIX QUI nous demande d ‘arrêter c’est ca le mur ? je ne l’écoute pas, je prends du gel et de l eau et continue…

Heureusement je croise Papa , Maman, , mon mari, Manu, Mamé, Elodie, Pierro, Francesca, mes loulous, ils se sont battus pour nous trouver ils ont tous des mots gentils des clementines, de l ‘eau , des mots d ‘amour , des phrases reconfortantes …MAIS JE SUIS comme droguée , absente , le regard vide , je ne peux même pas les regarder chaque effort est précieux pour terminer cette course ! MAIS JE VOUS ENTENDAIS ET JE VOUS REMERCIE DU FOND DU COEUR ;

34 KMS tout le monde marche devant moi. Je n ‘en peux plus je n ‘ai plus de force , je ralentis beaucoup beaucoup m’étire j ‘ai mal au dos et là une voiture me Klaxone et il me parle en arabe "ne lache pas maintenant MADAME !" je reprends mon rythme et continue , Hodha m ‘a promis d ‘être là au 35e  je dois y arriver… PERSONNE AU 35 ! moral à zero !

37 J ’appercois au loin une silhouette avec un débardeur Rouge ! SEBOUCHE BABOUCHE ! si on m ‘avait mis le bon dieu devant ca m ‘aurait pas fait meilleur effet ! je sais qu il va me permettre de finir il va m encourager .

il a été incroyable Seb il a fait les 5 DERNIERS KMS AVEC MOI , il disait ce qu il fallait quand il fallait ! je me disais dans ma tete "je vais dire à SEB que je vais marcher juste deux minutes pour reprendre des forces …Une fois prête à le lui dire il prends la parole avant moi pour me dire "allez sandrine c ‘est toi qui fait la difference tu ne t ‘arretes pas  , regarde tu les doubles :) " bon c ‘est foutu je ne peux pas lui demander de m arreter :)

Hodha est là 500 mètres plus loin elle me fait des grands sourires je ne peux meme pas lui repondre je n ‘ai plus de force mais c ‘est super gentil d être là , merci ma bichette !

SEB continue de me parler de m encourager et la papa est là avec Nico il reste 1 KM 200 , dad rentre dans la course ,au dernier croisement ELODIE , FRANCESCA ET MATIS entrent aussi dans la course je suis entourée pour les 500 DERNERS mètres j ‘accèlere je veux les terminer dignement je veux passer en moins de 4H30 , Salonee , Anushka et MON LOLO se mettent aussi à courir à mes côtés je mets la gomme . Je donne tout ! je n ‘ai pas encore franchis la ligne et je voies ma soeur sur le côté elle marche en sens inverse , je voies son regard vide à travers ses raybans ! elle ne me dit rien …ELLE ne m encourage pas c ‘est pas normal il se passe quelque chose . Je passe la ligne en 4H29  25 !!!! yesssssssssssssssss je suis super contente je recupère ma médaille et hop tout le monde est là ! Ma soeur arrive et me dis "je suis désolée je ne suis qu une merde je t’ai laissée " je lui dis que c ‘était normal et que je n ‘avais pas une seconde ressenti cela comme un abandon , et je la remercie pour 30 kMS ENSEMBLE .

Je suis maintenant désolée de cette culpabilité qu elle a ! t inquiete pas soeurette on va se faire 100 KMS ensemble ! on ne se lachera pas quoi qui’ l arrive et on franchira cette ligne ensemble quoi qu il arrive !

il était beau ce Marathon, entre les palmiers, les montagnes au loin , les encouragements de tout ceux qu on aime , le soutien de vous tous ! on a passé un super week end !

merci à vous tous …
Sandrine alias Tita

C’est au tour de Cécile de nous donner sa version des faits

Rendez-vous vendredi à l’aéroport avec ma petite famille. Nous y retrouvons nos supporters ainsi que d’autres coureurs. J’ai l’appréhension de l’avion, mais je suis tout excitée de courir mon marathon dimanche. Nous arrivons à Marrakech où nous attendait un superbe Riad. Nous étions 19 autour d’un bon couscous et heureux de nous retrouver. Le lendemain, 30 min de jogging, puis retrait des dossards où nous nous sommes faits interviewer par la télé locale.

Debout 5h30, direction départ…
Coup de pistolet, Sandrine et moi on s’élance. J’étais sensée être devant pour faire le lièvre mais elle part trop vite ! Je la vois au loin se retourner vers moi de temps en temps. S’inquiète t-elle ?  Je n’arrive à la rattraper qu’au 5e kilo. Nous passons par des endroits aussi magiques qu’insolites. En ville la circulation n’a pas été coupée. Nous courrons avec les voitures, les mobylettes …. Tout ceci durant 10 bons km. Les pots d’échappements me tuent. J’ai l’impression d’être dans une autre dimension. C’est fini, on va bientôt rentrer dans la palmeraie.

On passe le 30e kilométre
je me positionne devant le panneau, alors je me mets à danser pour lui changer les idées en chantant :"On est au 30e et on n’a pas le mur !". On continue notre route, et là, arrive ce qu’il ne devait pas arriver : j’ai un coup de barre, les jambes faiblissent. Je réfléchis …… ma décision est prise (à contre cœur !) : Je dois courir à ma cadence sinon c’est la fin pour moi. Je ne peux même plus ralentir, je suis sur ma lancée. Impossible de m’arrêter pour la prévenir… Je lui crie " Allez TITAAAAAAA" et je disparais de sa vue petit à petit. Hodha notre amie m’appelle, elle me dit qu’ils attendent au 37e. J’y arrive enfin … On court 2km ensemble. Ca me fait du bien parce que je souffre.

Au 39e, je me retrouve seule au monde et là, je lève les yeux au ciel et je m’adresse à Dieu :" Mon Dieu, je m’en remets à vous. Faite de moi ce que vous voulez."

Et là, commence le monologue : " plus que 3km, 3 km, 3km, 3km ; 2800m, 2500m, 2200 m …..".

Au 40e, je vois mon père et mon oncle, je passe devant eux telle une zombie ou une automate, j’en sais rien, mais tout ce que je sais, c’est que le remord me gagne et je pense à ma sœur que j’ai abandonnée pour sauver ma peau alors que ce marathon, on devait le finir ensemble. Les larmes me coulent des yeux et je suffoque sur le dernier kilo. Je passe la ligne en 4h17.  Je prends ma médaille et là, encore la télé ! Et le photographe officiel ! Je n’ai pas envie de leur parler. Je rebrousse chemin et je guète l’arrivée de ma sœur. Je la vois enfin, avec Sébastien, je suis rassurée mais tellement triste. Je ne sais pas quoi lui dire quand elle franchit la ligne, à part "je suis désolée".

Tout est bien qui finit bien…
Oui, elle a fait son record !  Bravo ma sœur, tu as fait preuve d’un grand courage. Tu as prouvé combien tu peux être résistante. Ce n’est qu’une bataille de gagnée, le combat va bientôt commencer.

Cécile

L’Ultra India Race est une course à pied de 210 km en 5 étapes et en autosuffisance alimentaire. Elle s’est déroulée du 18 au 22 janvier dernier dans la région du Kerala en Inde du Sud. A suivre les motivations de Fabien et l’interview de Jérôme Lollier.

Avant son départ pour l’Inde via Paris CDG, Fabien debaucheron le Lillois est de passage à la maison pour sa dernière nuit en France. Nous nous sommes connus il y a une vingtaine d’année à Marseille, nous étions dans le même club d’athlétisme la SCO Sainte-Marguerite. Lui sur 800 m, moi sur 3000m.

Il parle de son projet avec les yeux qui brillent. Il déballe pour mes enfants le contenu de son sac contenant la totalité de son autosuffisance. Tout est préparé, il y a cinq petit sacs, contenant la ration pour les cinq étapes. L’on y trouve des poudres mais aussi des mini-saucissons…

Son corps lui fait mal, mais son mental reste d’acier, il participe à cet ultra non pas pour la performance, mais pour aller au bout de lui-même et rendre un hommage à son frère parti trop tôt. Il me promet un billet pour le blog Run, reporter, run… nous le savons Fabien est un homme de parole. Donc voici sa vision de l’épreuve et de son combat.

Ma participation à l’Ultra India Race en janvier dernier avait une saveur bien particulière pour moi !

En effet, mon année 2011 fût pénible et triste, avec en premier lieu une opération au tendon d’Achille à la mi-février, puis en mars, la perte tragique de mon jumeau dans un accident de la route ! Touché dans ma chaire et mon physique, je n’ai pu à cette période évacuer cette souffrance, ce déchirement! Le manque de la course à pied me pesait d’autant plus!

La découverte d’une course en inde en janvier 2012 me donnera un but, une branche à laquelle me raccrocher. Je repris l’entraînement en septembre, doucement, prudemment et retrouva des sensations petit à petit. Pourtant en décembre lors d’un week-end choc, une douleur intense à un genoux fit son apparition! Le dernier mois avant la course fut orphelin d’entraînement. Qu’importe, mon objectif était ailleurs! L’envie d’aller sur la course, dans mon élément, pour rendre hommage à mon frère, à ma manière.

21h40 d’effort plus tard, je finissais l’épreuve, le bras tendu, portant bien haut mon bidon, sur lequel j’avais collé la photo de mon frère à jamais parti.

Pour suivre l’actualité de Fabien Debaucheron, il faut lire son blog : www.extremebusrunner.com

L’organisateur de l’épreuve Jérôme Lollier nous explique les détails de cette compétition hors norme.

Faisons dans un premier temps un point sur votre parcours professionnel ?
Mon parcours professionnel m’a permis de participer à l’organisation de nombreux événements sportifs comme le Tour de France Cycliste ou les Championnats du Monde de Judo. Ma passion du voyage m’a également conduit à mettre mes services à disposition d’organisateurs d’Ultra marathon. En 2010, après une dizaine d’années d’expérience dans l’événementiel j’ai décidé d’organiser mes propres événements.

J’ai commencé avec l’organisation de THE TRACK en Australie en mai 2011: 520km en 9 étapes. La course en autosuffisance la plus longue au monde. Puis en janvier 2012, j’ai organisé l’Ultra INDIA Race: 200km et 5000 D+ dans le Sud de l’Inde. Une distance plus « raisonnable » pour toucher un public plus large.

Comment vous est venue l’idée d’une course en Inde ?
Mon moteur est de trouver des destinations qui inspirent « l’aventure » et le dépaysement. Je souhaite que mes courses empruntent des itinéraires uniques et plein d’authenticité. L’Inde et en particulier la région du Kerala réunissent ces ingrédients. L’Ultra INDIA Race fut l’occasion de découvrir un parcours original ponctué de plantations de thé, de cultures d’épices et de nombreux villages. Les nombreuses rencontres faites le long du parcours sont un facteur indéniable du succès de cette course.

Y-a-t’il en plus de la compétition un but éthique ou humanitaire à cette épreuve ?
Il y a évidemment dans ce type de course plus qu’une compétition. Nous souhaitons que les participants découvrent une culture et une population. Nous organisons des épreuves sportives mais surtout des aventures humaines. Le partage, le respect et la découverte de l’autre sont des valeurs essentielles dans l’organisation de nos épreuves. L’une de nos ambitions est de donner l’occasion aux participants de découvrir un nouvel environnement source de tolérance et de respect. Dans ce sens, nous pouvons dire que nos événements ont un but éthique.

Quel est le profil des concurrents d’une telle course ?
L’un de nos objectifs pour l’organisation de nos courses est d’avoir plusieurs nationalités présentent au départ. Nous avons pour le moment avec l’organisation de nos 2 courses réunis une quinzaine de nationalités différentes. (Française, Allemande, Néerlandaise, Espagnole, Coréenne, Australienne, Canadienne, Indienne, Jordanienne, etc.)

Les femmes représentent 40% de nos participants. Les profils pour l’Ultra INDIA Race sont variés. Nous avons eu des coureurs très expérimentés comme Salameh El-Aqra (Jordanie) et aussi des coureurs pour qui ce type d’épreuve (par étape et en autosuffisance) fut leur première expérience comme pour Emmanuelle Blanck (France) qui termina première féminine.

Si THE TRACK en Australie s’adresse à des compétiteurs expérimentés, l’Ultra INDIA Race et notre future course en Afrique sont des courses accessibles pour le plus grands nombres d’ultra marathoniens. Enfin, je tiens à préciser que contrairement à beaucoup de course si l’un des participants est défaillant sur une étape ou hors délai, il n’est pas pour autant hors course. S’il n’y a pas de contre indication médicale nous lui donnons la possibilité de poursuivre la course le lendemain. Nous prenons alors en compte non plus son temps de course mais la distance totale qu’il aura courue pendant l’épreuve. Ainsi, nos participants profitent pleinement de l’aventure.

Y aura-t-il une seconde édition de l’Ultra India Race et si oui serat-elle toujours à Kérala ?
Oui – Nous souhaitons organiser l’ultra INDIA Race au kerala pendant quelques années. La prochaine édition aura lieu du 16 au 20 janvier 2012. Les modalités d’inscription seront disponibles courant février.

Après l’Australie et l’Inde qu’elle sera la prochaine destination de rêve ?
Nous travaillons sur 2 projets en Afrique et un en Amérique du Sud. La prochaine course après l’Australie en mai sera en Afrique en novembre 2012. Nous pourrons vous donner toutes les précisions dans quelques semaines.

Avez-vous d’autres projets que l’ultra ou sous d’autre forme ?
Pour le moment nous avons des idées mais rien de précis.

Peut ont trouvé des vidéos de l’India Race sur Youtube ?
Oui, la voici !


Retrouvez les activités de Jérôme Lollier sur son site internet 
http://www.canal-aventure.com 

Les photos présentent sur cette page (hormis la première) ont pour crédit : Jérôme LOLLIER/Canal-Aventure.com

Pour aborder cette nouvelle année 2012, vous êtes à la recherche de motivation ? Ne cherchez plus, nous avons la vidéo qui va vous faut ! Le très célèbre documentaire de canal+ sur les entraînements Kenyan de Bob Tahri. Cette vidéo n’est pas nouvelle mais elle produit toujours son effet quand il s’agit de « re-booster ».

Bouabdellah « Bob » Tahri, né à Metz, est un athlète français d’origine algérienne, spécialiste des courses de fond et particulièrement du 3 000 mètres steeple. J’ai eu la chance de le rencontrer à l’occasion d’une séance d’entraînement organisé par le Nike Running Club. La marque américaine avait laissé carte blanche à Bob, il avait choisi de faire cela à la « kenyane » c’est-à-dire à la fraîche, le rendez-vous fut fixé à 6h30 du matin sur le magasin des Champs-Élysée !

Malgré le rendez-vous matinal, nous étions une cinquantaine, ce qui prouve que la motivation est plus forte que la grasse matinée. Rencontre avec l’idole, nous sommes comme des groupies, il semble impressionné par l’accueil.

Après un entraînement commun, où il aura eu un mot pour chacun, nous regagnons le magasin où nous attend une salle de projection improvisée afin de visionner le fameux documentaire. Nous connaissons ce film par cœur, mais c’est un bonheur de le voir avec lui.

A l’issue, un micro circule afin de poser des questions, elles fusent de toutes part. Puis les dédicaces et photos avec l’athlète. Les yeux s’illuminent à la cadence des flashs, nous sommes comme des enfants.

Voilà de quoi vous motivez pour une saison. Alors si vous n’avez pas la chance de croiser en ce début de saison une star de l’athlétisme, dévorez ce documentaire.

Vidéo de Bob Tahri