Articles Tagués ‘blessure’

Comment devient-on coach à la plus grande course féminine de France ? Pourquoi les femmes adorent cette épreuve ? Je vais tenter d’apporter mon éclairage sur ces questions.

Il faut savoir que ce sera en septembre 2012 la 16e édition de cette course 100% féminine, elles étaient l’an passé 25 000 féminines a prendre le départ sur le pont d’Iéna au pied de la tour Eifel. Ce taux de participation rend envieux de nombreux organisateurs en France, car avec un chiffre si élevé l’épreuve se situe dans les 5 plus grosses courses.

Le succès fut immédiat
A la première il y a 15 ans, elles étaient déjà 1500. Ce qui plait, c’est le concept ! Un mélange de compétition et de dépassement de soi avec un zeste de folie. Pour ceux et celles qui n’ont jamais assisté à cette épreuve, il est difficile d’imaginer une telle ambiance, plus proche d’un carnaval ou d’une techno parade que d’un marathon de Paris ou la peur se lit sur les visages. Ici, la plupart des concurrentes sont aussi les actrices d’une superproduction ou le maître mot est : « lâchez-vous ». Elles sont nombreuses à êtres déguisés, ou du moins à adopté la même tenue que leurs collègues de travail ou copines.

Autres particularités, la participation « corporative » elles sont nombreuses à porter les couleurs de leurs « boîtes » ! Cette épreuve renforce l’appartenance à un groupe et développe l’esprit d’équipe. C’est donc tout bénéfice pour l’entreprise qui met toutes les facilités aux services des coureuses : inscriptions, dossards, tenues, etc…

Mon regard de coach
J’attaque ma deuxième saison avec l’organisation, et c’est avec le même plaisir que je renouvelle l’expérience. C’est l’occasion de rencontre incroyable et improbable…
L’organisation met à disposition des coureuses quatre sessions d’entraînement à partir du mois d’avril à raison d’une par mois, ce qui nous emmène jusqu’au mois de juillet.

Le profil des participantes aux séances est grosso modo de 35/45 ans, ce sont des filles qui ne sont pas particulièrement sportives le reste de l’année, mais le mois de septembre venu se transforment en compétitrices. je me souviens l’an passé de questions tellement candides que l’envie de sourire vous prend. Exemple, « comme j’avais mal aux genoux, je me suis fait faire des semelles correctrices, mais maintenant, j’ai mal aux pieds ! » Je trouve cela bizarre, lui pose quelques questions et ensuite tente : « mais vous avez bien enlevé, la semelle d’origine de votre chaussure ? » « ??? , non ! », je l’arrête, lui demande de retirer cette double épaisseur et un ouf de soulagement l’inonde. « Je re-vie » me dit-elle !

L’organisation des séances
L’organisation est pyramidale, c’est qu’un coach en chef décide du contenue de toutes les séances, il les transmets à des sous-chefs responsables des 7 groupes de niveaux, ensuite ce sont des assistants coachs qui répandent la bonne parole sur le terrain et accompagnent ces dames dans leurs séances. Nous sommes près de 45 assistants, avec tous des parcours sportifs différents. La plupart sont issus de Staps, filière des profs de sports, d’autres sont coachs en remise en forme, et bien sûr certains sont issus directement de l’athlétisme.

Chaque session est différente dans le contenu, mais nous gardons les mêmes personnes durant les quatre mois, ce qui nous permet de suivre les progressions. Chaque footing est aussi l’occasion de confidences et de révélations, mais chut, je garderai le secret…

© http://vincent.roussarie.over-blog.com/article-course-de-douces-84531328.html

Ce diaporama nécessite JavaScript.

William notre reporter revient sur sa participation au marathon mythique de Boston 2012.

Je viens de terminer mon 5ème marathon et pas l’un des plus faciles. Je pense qu’il mérite ses lettres de noblesses du plus vieux marathon du monde. Cette 116ème édition fût la plus chaude depuis la fin des années. 26°c au départ à 10h et 32 à 35 °c durant l’épreuve.

Ce fût un enfer pour les 23 000 coureurs. L’organisation a demandé aux coureurs débutants de ne pas prendre le départ au vu des conditions climatique extrême et de reporter en 2013 leurs inscriptions 2012. Pour information 1200 coureurs ont fait des malaises, 152 ont été hospitalisés et 10 coureurs étaient dans un état critique. 21 556 coureurs franchiront la ligne d’arrivée dans les 8h imposé par l’organisation au lieu des 6 heures habituel.

Après cette mise en situation des conditions dans lequel les marathoniens ont dû faire face, je vais vous conter mon périple américain. Nous sommes partis de France vendredi 13 avril.

Un accueil chaleureux
Nous sommes accueillis comme des princes par les américains : « OH vous êtes français … Bonjour… c’est votre premier Boston YEHAHA… « Good Jobs …. Va revenir tout le week-end. Une fois le dossard 6766 retiré, nous visitons les stands. Toute les grandes marques sont présentes. Nous profitons d’un passage au stand Brooks pour faire quelques emplettes. Je me fais plaisir en me prenant les dernieres « pure cadence » avec le dernier  t-shirt ainsi que des manchons pour les bras… Résultat 170 dollars claqué en un instant !

En prélude une course de 5 km
Dimanche matin fait place à  la course de 5 km BAA. La course se déroule dans le centre de boston avec départ et arrivée à Cold-Play square. Nous participons avec Nathalie au départ à 8h00 du matin au sein de la foule d’une course populaire de 6000 personnes. L’ambiance est familiale. Nous y retrouvons des parents avec leurs enfants et des joggeurs qui sont là pour le plaisir … Les premiers mettront  14’ et le dernier plus d’1h10. Nous terminerons le jogging matinal en 26’32’’ pour Nathalie qui établit un nouveau record sur la distance avec 2’ de mieux.

Nous récupérons notre médaille et la dotation des coureurs (un pack avec nourriture, eau et fruit). L’après-midi sera consacré à la visite de Harvard et du quartier  de MIT mais comme le lendemain il y a marathon, un peu de repos s’impose !

Lundi 16 avril, jour du marathon
Grand départ vers Hopkinton vers 6h en school-bus. 45minutes après nous arrivons sur le site du départ. Un village qui va accueillir 23000 coureurs. Un superbe accueil nous est réservé avec des bénévoles au petit soin, ainsi que des ravitaillements avec café, thé, boisson à volonté ainsi que des barres de céréale…. Adidas distribue de la crème solaire vu le temps. 9h30 départ vers la ligne de départ qui se situe à 2 km du village et là la pression commence à monter. Nous avons 25° et il n’est que 9h35 … Je me pose un tas de question sur comment gérer ma course. L’idée, aujourd’hui, ce ne sera pas la performance mais la patience et la prudence. Il va falloir penser à s’hydrater et à gérer la course de façon à ne pas être dans l’orange avant le 30éme. Ça va être difficile. L’hymne américain est sonné ainsi que le départ des handisports. Le départ des femmes a été donné vers 9h30.

10h, Le départ est enfin donné
Des frissons m’habitent et me transcendent. Je dévale la pente, le public est massé sur le bord de route d’une densité impressionnante. La course se déroule bien je passe le 5 km en 23’30 à Ashland, le 10ème en 46’30’’à Framingham. Je décide à ce moment-là de levé le pied pour atteindre le semi-marathon en 1h41’ à Wellesley car le parcours est descendant mais vallonné. Le risque vu la température est de terminer épuisé. Cette attitude sera la bonne et me permettra de tenir par la suite et de ne perdre que 10’ sur le deuxième semi avec des pics de température aux alentours de 32-35°c dans les Hill et l’entrée dans Boston.

On peut dire qu’ils sont fort au niveau de l’organisation
Tout était réglé comme du papier à musique. Nous avions tous les miles un ravito (eau, eau sucré, barre de céréale … et même un arrosage par des spectateurs ! L’ambiance de folie … Go runners, Go.. Good jobs, keep running … kiss me bref tous les encouragements pour nous motiver sous cette chaleur de plomb. J’ai même eu droit à mes deux Mr frizz au 35ème avec des glaçons dans mon t-shirt pour faire baisser la température corporel

J’arrive au 25e kilomètre et le profil commence à vallonner un peu. Je commence à avoir du mal à relancer franchement et je finis mon 5 eme gel alors que je n’aurai du en consommer que 3 à ce moment de la course. Au  26e les crampes me montent  dans la cuisse gauche ouah… la ferveur des spectateurs me donne l’envie de forcer, mais mon cerveau me dis le contraire.

Au 30ème je sens que le jus reviens je maintiens alors l’allure de 12- 12.5 km/h et là arrive une succession de bosse que l’on ne voit pas énormément sur le plan mais qu’elle dégât cela engendre dans le peloton (du 25ème km au 36-37èmekm). Je remonte énormément de concurrent partis trop vite et au 33ème se profil une bosse ou des acclamations son digne des images du tour de France ou l’ascension finale de Marseille-cassis.

Nous sommes dans heartbreakhills « la cote de l’arrêt cardiaque » TU PARLE D’UN NOM…. Bref je passe la bosse à 9.5 de moyenne et la deuxième cuisse me fait des siennes à son tour… la poisse quoi.

Je passe le 35ème et mes crampes me lâche un peu mais je ne peux pas accélérer donc je maintiens encore mon allure à 12 mais je vois que sur la moyenne horaire je ne pourrais  pas maintenir 3h30 donc je décide dans prendre plein les yeux et de profiter du moment et le chrono sera pour une autre fois !

Le 40ème kilomètres se profil et l’entrée dans kenmore avec l’arrivée sur boylstone Streets… une foule immense, des acclamations du tonnerre… bref un cocktail merveilleux pour en prendre plein les yeux. A l’arrivée l’émotion prend le pas, la souffrance à été là mais l’émotion est positive … je repense à cette qualification à rome en 2011 et mon temps 3h12’ qui ‘a permis de me qualifier d’une petite minute cette année au lieu des 3 h15 dans ma catégorie 35-40 ans. Je prends ma médaille tant méritée ainsi que ma couverture de survie et file me restaurer.

J’ai la tête pleine d’émotion encore difficilement exprimable sur papier à ce jour mais l’envie de revenir à boston est forte.

Ah oui mon temps 3h35’32’’, un peu déçu mais heureux d’être entier… je prendrais ma revanche à ma prochaine qualification. J’espère sous un temps plus clément…

William Guillot

Retrouvez l’intégralité du récit sur le blog de William : http://courirlemonde.canalblog.com/archives/2012/04/23/24079848.html

Les marathons se suivent, mais ne se ressemble pas ! Je fus privé de marathon de Paris l’an passé pour cause de déchirure au mollet, j’avais donc cette année soif de revanche. Pour comprendre cette nouvelle aventure, il faut remonter 8 semaines en arrière.

Mardi 21 février, début de la préparation qui doit me mener aux 3h. Je progresse chaque année de quelques minutes, mais à mes yeux ce n’est pas assez rapide, j’avais imaginé passer sous les 3h plus rapidement ! Pour cette course je met toutes les chances de mon côté et me concentre sur l’essentiel. Je laisse tomber les « gadgets » montre GPS et autres cardios, désormais je vais courir à la sensation, je veux être encore plus à l’écoute de mon corps.

Je décide aussi de revoir mes temps sur fractionner légèrement à la baisse, avec mon précédent entraîneur, chaque séance était une compétition. Après les séances difficiles, il n’était pas rare que je ne trouve pas le sommeil ou que je n’ai plus d’appétit, tellement j’étais épuisé.

Je suis reparti sur de nouvelles bases grâce à Abdel Rezzag l’entraîneur du club de Nanterre. Dans un premier temps, définition de la vitesse VMA afin d’établir les vitesses de travail. J’ai une VMA de 17,5 km/h grâce à ça je vais pouvoir étalonner toutes mes séances. Autre étape importante augmenter mon volume  kilométrique, passer de 60/80 km à 80/90 km par semaine. Ça ce sont les bonnes résolutions, place à la course.

La préparation
De mémoire, je pense que c’était ma première préparation sans blessure. J’ai souvenir de déchirures, de périostites, etc… Celle-ci comme dans un rêve, le corps obéissant à l’esprit ! Mes résolutions sur les vitesses de fractionnés n’y sont pas anodines. Idem pour les sorties longues réalisées toutes avec le club de Nanterre. Il n’y a pas à dire, quand un groupe se met en marche, rien ne peut l’arrêter !

La dernière semaine
Les jours qui précédent sont très importants, ils servent à récupérer et à « compenser » les huit semaines de charge de travail intense. De longues nuits de sommeil et une alimentation stricte sont de rigueur. J’avais décidé de ne plus prendre de Malto, je ne le digérais plus. Je passais à la méthode ancienne, pâtes et riz à tous les étages !

Marathon expo
Toujours un grand moment que cette foire dédié au running. Il y a de tout et pour tous les goûts. C’est en général ici que ce font les réserves de gels et autres boissons énergétiques. Les prix ne sont pas plus intéressants qu’en boutique, c’est juste l’offre qui est pléthorique… Depuis trois ans, j’organise une pasta party le vendredi midi afin de réunir les gens que j’aime, pour partager nos espoirs de chrono et nos craintes.

Le matin de la course
Rendez-vous avec le club à 7h30 près de l’arrivée. Chacun des participants possédera son lièvre, une personne dédiée qui aura en charge de donner le tempo, mais aussi de prendre les ravitaillements pour éviter les pertes de temps. Ce sont donc les derniers échanges avec le coach et les lièvres. Sébastien m’attendra au 22e km et portera pour moi les gels ainsi que quatre petites fioles de boisson énergétique. Au final plutôt une mule qu’un lièvre !

Objectif de course
Le tempo avait été décidé depuis 10 jours, je suis conscient que je n’ai pas le niveau pour faire 4’ 16’’ au kilo pour faire 3h, alors j’opte pour un plan B. Je partirais sur un rythme de 4’ 20’ / 4’ 23’’ ce devrait m’assurer un chrono de 3h 04’/ 3h 05’

Le départ
Nous rejoignons nos sas respectifs. Le froid et le stress m’empêchent de respirer correctement. Je connais de nombreuses personnes qui sont dans ce sas et bizarrement, je suis seul ! Je suis concentré et confiant, ce sera un jour avec… Coup de pistolet, c’est parti… je fais parti de la première vague avec les élites. La descente de la plus belle avenue du monde est toujours un grand moment ! Je regarde mon chrono à chaque kilomètre, car il est facile de partir trop vite.

10e km
Nous entrons dans le bois de Vincennes, le 10e km se trouvant au pied du grand rocher de l’ancien zoo. Je suis dans les temps, j’ai même 13 secondes d’avance (Temps au KM 10 : 00:43:37), je dois l’avouer, j’ai même l’impression de faire un footing, pourvu que ça dure…

15e km
Nous sommes à l’hipodrome de Vincennes dans une partie qui monte légèrement et malgré cela je possède encore 30’ d’avance sur l’objectif. (Temps au KM 15 : 01:05:08)

Semi-marathon
Le passage au semi est très important sur un marathon, il est un bon indice chronométrique et de fraîcheur et puis je sais que c’est la que je retrouverai mon lièvre Sébastien. J’ai 50’’ seconde d’avance et je me sens bien. Je retrouve une bonne partie du club, et leurs encouragements me font chaud au cœur. (Temps au KM 21.1 : 01:31:08)

30e km
Pour moi la plus belle partie de cette course est après Bastille lorsque nous descendons sur les quais avec un panorama sur Paris magnifique. Les tunnels ne me gênent pas contrairement à beaucoup. La tour Eiffel indique au loin le 30e km et aussi le début de la vraie course, car il est assez facile de courir jusque là c’est ensuite que les ennuis commencent ! Je suis un peu rapide, j’ai 1’ 25’’ d’avance sur le tempo, mais je me sens toujours bien alors pourquoi pas un hold-up ?

35e km
Dépassé la maison de la Radio, commence un long faux plat qui mène à Molitor, l’ascension pénible casse bien les jambes. Nous contournons Roland Garros et à nouveau un faux plat pour atteindre le rond point d’Auteuil où cette fois une vrai côte achève les concurrents. Je suis toujours bien malgré le dénivelé, Abdel Rezzag apparaît sur un vélo et m’encourage énergiquement. Sébastien joue à merveille son rôle de lièvre, il s’occupe des gels et des boissons. Nous sommes toujours en avance d’une minute. (Temps au KM 35 : 02:32:28)

40e km
Je déteste cette dernière partie, elle est triste est monotone, les longues lignes droites ont le don de vous saper le moral. Depuis le 37e km, je fatigue, j’arrive au 38e km complètement épuisé, j’ai l’impression de ne plus avancer. Sébastien entame son coaching mental et me donne la force de continuer…

Nous apercevons au loin Rogedi un membre du club, il est entouré de deux lièvres et malgré cela, il est en pleine détresse. Je suis triste pour lui ! Nous le rattrapons au 40e km, ma tape sur l’épaule et des encouragements n’y feront rien. J’ai moi-même du retard 35’’

42e km
L’arrivée n’est plus loin j’entends les bruits de la sono et pourtant je n’en peux plus, je suis vidé ! Je ne vais pas fléchir si près du but ?  Pourtant mon réservoir est vide !

Dernier rond-point et c’est l’arrivée. Je donne tout, je ferme les yeux, je suis dans un état second. Derniers mètres, dernières souffrances !

Temps final
La ligne franchie, je titube, je suis blême. Je demande à Sébastien de rester près de moi car je sens que je vais tomber dans les pommes. Je récupère t-shirt et médailles et m’enfile deux bouteilles de Powerade assis sur mon bout de trottoir. Je me sens mieux !

Un coup d’œil sur le chrono : 03:06:42, ce n’est pas les 3h 05’ escomptées, mais cela représente quand même mon nouveau record. L’ancien datant de 6 mois à Amsterdam en 3h 10’.

Je décide d’être positif est m’autorise à être heureux !

L’après-course
Le meilleur moment d’une compétition, c’est lorsqu’elle s’arrête ! Et que tranquillement installé avec ses amis, l’on refait la course. Globalement, ils sont tous ravis et leurs sourires font plaisirs. Beaucoup jurent que c’est le dernier, car la distance est trop dure, le dernier jusqu’au prochain…

J’aime le marathon car cette distance est une vraie aventure humaine, rien n’est certain à l’avance, la défaillance peut survenir à n’importe quel moment…

Bionec marque française se lance sur le marché ultra-concurrentiel de la chaussure de running, audace ou folie ? Christophe Joly son responsable nous explique pourquoi il y croit ?

Quel est votre parcours, avez-vous une expérience dans la chaussure ?
Ancien chef de produit et cadre commercial de grands groupes de Chaussure  Français, j’ai développé pour ces sociétés des licences textiles et chaussures sur le marché des GSS. Fort de mon expérience dans ces domaines, j’ai créé en 2003 la société New Edge et je me suis rapidement passionné pour les matières innovantes : "le textile intelligent". Nous avons par exemple exploité de 2004 à 2008 la licence Starter USA appartenant au groupe Nike.

New Edge s’est ensuite lancé dans la cosméto-textile et a proposé une collection de tee-shirts Sport rafraîchissants encapsulés au menthol. L’aventure BIONEC est née de la découverte de la membrane biocéramique et de ses surprenantes propriétés. Nous avons décidé d’organiser un test sur un panel de sportifs et de seniors afin de valider les allégations promises par cette membrane. Les résultats obtenus ont dépassé toutes nos espérances notamment pour ce qui concerne l’amélioration de la performance, la stabilité et l’équilibre, le bien-être musculaire. Les pieds ont une fonction capitale dans la pratique d’un sport. Il nous a paru évident d’utiliser cette membrane et de créer une collection de chaussures biocéramiques.

Pourquoi la chaussure de running ?
La pratique de la course à pied de courte ou de longue distance, amateur ou professionnel, nécessite un équipement de qualité. Plus que pour n’importe quel sport, le coureur apporte un soin tout particulier dans la sélection de ses chaussures. Elles doivent être légères & flexibles et apporter un amorti tout en conservant résistance & confort de course. Le nombre croissant de coureurs dont je fais partie, nous a motivé a créer une collection de chaussures de running. Les bénéfices immédiats (performance, endurance, récupération etc.) obtenus grâce à notre membrane, améliorent les performances des utilisateurs et apportent une réelle valeur ajouté à nos chaussures.

Avez-vous des modèles, de qui vous inspirez-vous ?
Les marques leader sur le marché sont toujours source d’intérêt et d’analyse de notre part. Toutefois nos équipes de designers favorisent un travail de dessin à forte identité visuel de notre marque.

Quel est le plus des chaussures Bionec ?
Un travail important a été effectué, essentiellement sur l’élaboration d’une semelle alliant résistance, confort et légèreté. L’autre valeur ajoutée de nos chaussures est la présence d’une membrane biocéramique recouvrant le chaussant de nos chaussures. Cette membrane est une combinaison de 30 oxydes de métaux associant polyuréthane et minéraux d’origine volcanique. Elle récupère en permanence l’énergie qui se dégage de notre corps et capte les apports positifs du soleil : les IRL (Les Rayons Infrarouges lointains sont des ondes naturelles émises par le soleil et par le corps humain entre 7 et 14μ.)

La membrane biocéramique a la particularité de bloquer ces infrarouges lointains pour ensuite les restituer vers le corps, plutôt que de les laisser se disperser comme toutes pertes thermiques, c’est “l’effet miroir” Cet effet miroir généré par la membrane procure un bien être incontestable à vos pieds, l’équilibre et la stabilité posturale sont augmentés (test Tinetti, laboratoire Spincontrol et allégation confirmée par l’entraîneur de l’équipe de France de ski).
• La circulation sanguine est activée (oxygénation du sang)
•Les risques de crampes et de courbatures sont réduits, les phases d’échauffements sont accélérées (apport d’oxygène multiplié)
• La thermorégulation est véritablement améliorée : Sudation et perte énergétique limitée.

Quand seront-elles disponibles ?
Un premier modèle de running d’entraînement sera disponible des le mois de juin 1012 sur notre site internet. Notre gamme va s’étoffer d’une vingtaine de modèles supplémentaires (trekking et running) pour la collection été 2013.

Run, Reporter, Run… sera un témoin privilégié de l’évolution de cette chaussure, bientôt un test grandeur nature.

En attendant retrouvez l’actualité Bionec sur leur site internet : www.bionec.com

Depuis quelque temps, le minimalisme s’est introduit dans le paysage du running  avec pour fer de lance Christian Harberts et « le professeur » Fred Brossard. Alors que dire et que penser de ce mouvement ? Pour certains un simple coup marketing et pour d’autres une évidence biomécanique. Afin d’y voir un peu plus clair, moi qui suis un coureur « old school », je prends rendez-vous avec Benoit Grangier de la boutique Espace Vibram FiveFingers  les importateurs pour la France de la marque minimaliste.

Quels seraient tes conseils de départ pour les « non-initiés » comme moi ?
Le premier conseil serait la motivation ; les VFF permettent de progresser en corrigeant des défauts élémentaires comme la foulée et/ou la prise d’appuis. Ce travail implique souvent de faire un effort sur soi pour remettre en cause sa technique.

Comme l’explique Blaise Dubois, si vous courez 20 minutes par mois, ne vous êtes jamais blessé et ne souhaitez pas progresser, pourquoi ne pas continuer avec des grosses chaussures ; dans le cas contraire, vous aurez tout à gagner à essayer le minimalisme, à condition de justement vouloir s’améliorer techniquement et physiquement.

Est-il facile de « switcher » ?
La transition se fait immédiatement car le mouvement est naturel et après quelques mètres, le corps comprend que l’amorti talon est impossible ; quant aux orteils, ils se mettent en action comme s’ils l’avaient toujours fait.

Une période d’adaptation est-elle nécessaire ? Faut-il choisir son camp ?
Oui le plus important est d’être progressif. Il faut alterner avec son ancienne paire au cours des premières sorties et ne pas dépasser 15 minutes malgré l’euphorie de légèreté, de liberté de mouvement que procurent la soudaine mobilité des pieds et des chevilles qui retrouvent leur usage naturel.

Il ne faut pas hésiter non plus à courir directement pieds nus sur les surfaces qui le permettent. (piste d’athlétisme, route lisse, pelouse synthétique…)

Car c’est en étant le plus proche du sol  que vous trouverez vos appuis idéals ; vous verrez ensuite que le corps mémorise un certain temps cette zone de contact même en étant chausser autrement. Pour continuer à effectuer le bon geste le plus longtemps possible, le plus facile est donc de diminuer au maximum l’épaisseur entre le pied et le sol pour ne pas interférer la transmission d’information sol-pied-cerveau.

Quand j’ai découvert les VFF
j’ai compris qu’il était possible
de courir sur toutes les surfaces"

Revenons à toi Benoît, comment t’est venu l’idée ou l’envie de courir pied nu ?
Il m’arrivait de courir pieds nus de temps en temps avant les VFF car en plus des sensations agréables j’avais constaté que mes douleurs aux chevilles et genoux disparaissaient et que ma foulée devenait plus dynamique. Mais je me limitais à la pelouse et/ou au sable, alors quand j’ai découvert les VFF j’ai compris qu’il était possible de courir sur toutes les surfaces comme si on était pieds nus.

Comment c’est passé la transition ?
J’ai commencé par alterner avec mes anciennes chaussures les premiers mois, mais très vite il m’est devenu impossible de continuer avec cette paire que je trouvais trop lourde avec des semelles trop épaisses donc  je suis passé sur mes paires de compet beaucoup plus fines en complément des VFF. Désormais je cours uniquement ou presque avec des VFF sauf sur les parties accidentées en montagne, car même avec un modèle comme les nouvelles Spyridon je n’ai pas encore la technique nécessaire pour passer entre les pierres.

Souffres-tu du manque de reconnaissance du minimalisme ?
Il s’agit plus pour le moment d’un manque de notoriété car à partir du moment où on prend le temps d’expliquer le concept et de le faire tester, il faut être de mauvaise fois ou…concurrent pour ne pas s’apercevoir qu’il y a une logique à courir avec une foulée naturelle ; et quoique pour les concurrents…ils commencent à créer leur modèles minimaliste au risque d’être incohérent avec le reste de leur gamme, c’est qu’ils ont compris qu’il faisaient fausse route avec leurs anciens modèles.

Comment s’organisent tes entraînements ?
Par manque de temps, je m’entraîne sérieusement uniquement à l’approche des compétitions. Ma prochaine grosse échéance étant le marathon du Mont-Blanc (où Vibram sera présent quelques jours avant pour le stage Alpine Baraefoot avec l’Ucpa)  je commence doucement à travailler le dénivelé et essaye comme les vrais (Dawa, Killian) d’aller vite en descente sans poser le talon.

Aujourd’hui quelle place occupe le sport dans ta vie ?
Etant sportif et ayant la chance de travailler pour une marque de sport,  le sport occupe toute ma vie ou presque.

Est-ce pour cela que tu as décidé d’ouvrir une boutique à Paris ?
L’Espace Vibram FiveFingers est le lieu idéal pour présenter toutes les VFF qui existent.

Parle nous de la gamme VFF ?
Vibram continue d’élargir la gamme running, avec un modèle (Seeya) qui va encore plus loin dans l’approche Barefoot ;  la finesse et la souplesse de la semelle ont été poussées à l’extrême pour avoir la chaussure qui se rapproche le plus de l’état pieds nus (c’est le but ultime de la marque).

Mais Vibram n’en oubli pas pour autant, la gamme trail qui voit l’arrivée de 2 nouveaux modèles Spyridon et Spyridon LS pour une pratique plus sûre sur les surfaces techniques (nouvelle semelle Vibram XS Trek)  mais toujours avec d’excellentes sensations de sol et de dynamismes.

Comment vois-tu l’avenir du minimalisme ?
Je dirais plutôt le minimalisme c’est l’avenir. Si on regarde les chiffres dans le monde et notamment aux US : une paire sur dix vendue est minimaliste et on prévoit cinq sur dix dans 5 ans ; et en se projetant plus loin on peut même prédire que la tendance va progressivement s’inverser et que d’ici 10 ans, on se demandera comment on a fait pour courir avec des chaussures de 400g avec des triples systèmes de stabilité qui agissent contre nature.

Retrouvez l’espace Vibram FiveFingers à Paris – 10 rue Dupuytren (Metro Odeon)

Quand on court et qu’on part habiter a New York, on s’assure de se voir poser 1000 fois la question « tu vas courir le marathon ? ». Mais voila, le marathon de New York est en novembre alors que bien sur je suis outre atlantique de decembre a juin, et meme si –quand meme- je me suis inscrite au tirage au sort, les dossards sont rares… Bref, qu’a cela ne tienne, la cote est est riche en magnifique villes a courir, et il y a quelques mois déjà que j’avais porte mon choix sur Washington.

4h de bus m’amenent vendredi apres midi en plein cœur de « DC », et je prends le metro pour aller vers « DC armory », ou se fait le retrait des dossards. Le batiment appartient a l’armee donc on a le droit a la fouille complete a l’entree, mais a l’interieur, l’environnement habituel : les stands de sport, courses et autres organisations qu’on aime tant a visiter, avec les coureurs d’un peu partout. L’organisation est americaine, comprendre : ultra efficace. En 3mn j’ai retire mon dossard et change mon numero de sas (je me suis inscrite en objectif 4h15, apres un marathon de Paris en 4h20 en 2011, mais, confiante de mon entrainement, vais viser plus haut).

Dimanche matin, temps magnifique, temperature clemente… Je vais prendre un metro plein a craquer de coureurs. Le depart est commun au semi, qui compte l’ecrasante majorite des participants, et au marathon. Dans le sas, ceux qui s’elancent pour 42km – pardon 26.2 miles- se reconnaissent avec leurs dossards bleus et echangent des regards entendus.

Le depart, apres l’hymne americain habituel
Il est donne a 8h pile, je franchis la ligne quelques minutes a peine apres le coup de feu. La premiere moitie de la course (le trajet du semi donc) est en pleine ville, on tourne autour du Capitole en point de repere, on longe la maison blanche, on profite des encouragements de la ville sur la place animee de Dupont Circle, on comprend quand on en avale le dénivelé pourquoi on parle du « Capitol Hill » (colline du Capitole). Le temps superbe, la floraison des cerisiers, qui est arrivee tres tot cette annee et pour laquelle les touristes se pressent chaque annee dans les rues de la ville que nous courrons, rendent la course superbe. Je fais les deux premiers miles trop rapidement, mon chrono est formel (a moins que je ne pense finir en 3h30…), donc me freine un peu, et me retrouve bientôt a la hauteur des meneurs d’allures de 3h40. A ce moment la résonne dans mes oreilles la derniere conversation avec le coach du Nanterre Athletic Club (NAC) qui, malgre les kilometres, a suivi de pres ma preparation, et m’a repondu la veille alors que j’expliquais que mon objectif était de passer sous les 4h qu’il savait que j’etais capable de mieux, et qu’il me fallait viser entre 3h40 et 3h50. Objectif totalement irrealiste mais je me repeterai un bon millier de fois dans la suite de la course « s’il a dit que c’était bon, tu peux le faire », et decide de m’accrocher a ce petit groupe autour des 3-4 meneurs d’allure. Les miles filent, accompagnes d’un petit soupir decourage quand nous passons sous le panneau « half to the left, full to the right » et que tous les coureurs du semi marathon tournent a gauche vers leur ligne d’arrivee quand les rangs clairsemes des marathoniens continuent pour la deuxieme partie sur la droite.

On se tape dans la main au passage du semi avec la meneuse d’allure que je ne lache plus d’une semelle, elle me garantit que la 2eme partie, sur les bords du fleuve Potomac, n’a plus de denivele. Le paysage, moins citadin, est un peu moins joli, ou peut etre est-ce que je commence a vraiment souffrir, mais je m’accroche, les miles et les gels d’effort defilent, et je tiens toujours. Quand je dis, vers le 19eme mile, a un des meneurs que j’ai fait mon dernier marathon a 4h20, il m’assure « you’re gonna crash that » ! Un coureur devant moi a un T-shirt avec marque au dos « pain is the weakness going out of your body » (la douleur, c’est la faiblesse qui sort de votre corps). Je pense au T-shirt du NAC que je porte, au statut facebook triomphant que je vais poster sitot arrivee… On s’accroche aux motivations qu’on peut… d’autant plus que le soleil commence a trop taper et les jambes a trop tirer.

3 miles avant la fin, les meneurs d’allure me lachent
Je n’avance plus que dans la douleur, mais je sais déjà que je suis en train de faire une belle course et je m’interdis de ralentir. Un dernier pont et je vois le stade de l’arrivee, je m’offre meme le luxe d’un mini sprint et termine en 3h41 et 22secondes, une performance que je n’aurais jamais pense atteindre. Oui, vraiment j’adore Washington !

A peine la ligne passee, un bagel (obligatoire…) avale, la medaille autour du cou, j’envoie mon temps a ceux, ici et en europe, dont les pensees m’ont portee dans la course. Illico le coach Abdel, le gourou devrais-je dire, passe un petit coup de fil. Je ne sais pas s’il se rend compte a quel point je dois cette perf au NAC et a son coaching.

Plus tard, apres une apres midi passee, sans repit, en visites et balades dans la ville, et apres etre sortie jusqu’à 3h du matin (apres tout c’est la Saint Patrick), les jambes lourdes mais dopee par le plaisir pris a la course, je me poserai la question qui me confirme que je suis atteinte de la grave pathologie psychologique du coureur accro aux endorphines… alors, a quand le prochain ?

Stéphanie Woringer

Je vous propose de revivre l’Écotrail « en live » grâce à ma caméra embarquée. Comme pour le semi les images bougent, mais l’essentiel est restitué !

Le grand événement trail avait une fois de plus planté son barnum au pied de la tour Eiffel. Mélant le chemin bucolique au denivelé digne de monts alpins et un final dans l’esprit urban trail. C’est ce cocktail qui plait à ce que les mauvaises langues appellent le bobo trail. Peut importe de savoir si c’est un vrai ou un faux trail, ce qui compte c’est le plaisir qu’il procure à ses participants.

Je n’avais pour ma part jamais participé à une course nature, quand l’occasion s’est présentée le mercredi (soit 3 jours avant l’épreuve) j’ai dit pourquoi pas ?
Salvio un ami de la Runnosphère, me proposa son dossard, se sentant trop fatigué par sa préparation marathon. Partant du principe que j’avais une sortie de 33 km à faire dans le cadre de ma préparation marathon de Paris ce week end là, je répondis : « pourquoi pas » ?

Me voilà dans le RER qui nous mène au départ de la course de 30 km à l’Observatoire de Meudon. Première différence avec l’ambiance marathon, le « matos » les coureurs possèdent pour la plupart de sacré attirails, cela me rappelle l’ambiance triathlon ou les athlètes traquent le derniers ustensiles à la mode. Certains possèdent en plus de la poche à eau, deux bidons sur le devant. Je commence à me poser des questions avec ma simple gourde ? Beaucoup ont des chaussures spécifiques avec grip et renfort leurs permettant de franchir les « pierriers » ou les torrents sans problèmes. Le soucis c’est qu’il n’y a pas ça en région parisienne ! C’est chaussé d’une simple paire de running que je prends le départ.

Observatoire de Meudon, départ du 30 km
Nous sommes à vue de nez 2000 coureurs pour cette distance. Je papote avec les nombreux amis (Nike Running Club, NAC et Runnosphère). Quel bonheur de pouvoir profiter de la course sans stress et sans objectif !

Coup de pistolet, c’est parti ! Départ en côte à froid, nous sommes quasiment à la fin du peloton. Les premiers kilomètres sont pénibles car impossibles de doubler, nous subissons un rythme qui n’est pas le nôtre.

Les premières difficultés arrivent
J’avais sous-estimé cette course, je ne pensais pas qu’il puisse y avoir de telles côtes ! En trail, dans les côtes, tout le monde marche. Nous sommes dans cette grande procession qui nous mène au sommet. Notre groupe, constitué d’Olivier (NAC), Adrien (Etoiles du 8e) et Sébastien (NRCP), avance dans une ambiance bon enfant, nous échangeons nos avis sur le trail et sur le parcours.

Cela ne durera qu’un temps, la seconde vague d’ascensions situées à partir du 12e km aura raison de notre joie de vivre. Le groupe explose, nous convenons que chacun doit le faire à son rythme pour ne pas avoir de pression. 15e km de longue montées très larges nous permettent avec Olivier de remonter sur les concurrents. A tel point que les bouchons du début ont laissé la place à la solitude dans le Parc de Saint-Cloud. 20e Km le ravitaillement est sur le balcon du parc avec une vue magnifique sur Paris et au loin l’arrivée symbolisée par la Tour Eiffel.

J’aime trop le marathon, pour me passer de Paris.

Ravitaillement du 20 km
Il est vraiment le bienvenue, car je n’ai plus d’eau depuis un quart d’heure. Je pensais naïvement que mon bidon suffirait. Mais la température est élevée est l’organisme est mis à rude épreuve. Je bois (avec mon gobelet perso) une préparation Effinov à grande rasade.  Je me jette comme un affamé sur une pauvre tablette de chocolat. Nous marchons un peu, le temps de faire des photos et nous attaquons la descente sur le pont de Sèvre. Les difficultés sont terminées, après la descente ce sera un parcours très roulant jusqu’à l’arrivée. Il reste 10 km le corps possède encore du répondant. Nous allons commencer avec Olivier une remontée incroyable, nous doublons les concurrents par dizaines. Preuve que notre préparation marathon est bien assimilée, nous n’avons pas de crampes ou de douleurs aux jambes.

A partir d’Issy-les-Moulinaux le parcours est beaucoup moins beau, entre Seine et route. Entre voitures et immondices sur le trottoir, beaucoup moins glamour. La tour Eiffel nous attend, elle nous indique la bonne direction. A ce moment là nous savons que plus rien ne peut nous arriver, aucune défaillance ne viendra gâcher cette belle sortie longue. Dernier kilomètre, nous venons grossir le flot de touristes aux abords de la dame de fer. Nous avons le sourire, nous y sommes, nous l’avons fait ! Notre premier trail…

Les 30 km sont bouclés en 2h 44’, la semaine d’avant nous les avions courus en 2h 21’ dans le bois de Boulogne, preuve que le dénivelé casse bien le rythme.

Immédiatement les amis me disent : « alors, l’an prochain tu fais le 50 ou le 80 km » ? Ma réponse est catégorique, non ! J’aime trop le marathon, pour me passer de Paris. Plus tard peut être…
En attendant le film que j’ai réalisé lors de cette édition, voila un beau documentaire sur l’Ecotrail 80 km de 2010.

Comme vous le savez, je suis engagé dans une préparation marathon de 8 semaines qui me mènera, si tout va bien, a approcher les 3 heures le 15 avril à Paris. Le plan prévoit une montée en puissance sur les quatre premières semaines. Je me trouve pile au sommet de la pyramide !

La quatrième semaine est la plus musclée du plan, que ce soit sur la piste avec 8 x 1000 m mercredi ou sur les chemins de la sortie longue avec 33 km de prévu. Cette semaine est donc un tournant crucial de la préparation, c’est là que ça passe ou ça casse !
L’organisme enchaîne les séances avec un reliquat de fatigue de la veille, pas d’affolement c’est normal ! Il faut juste que le plan soit « intelligent » et adapté à la personne, mais cela ne suffit pas… Il faut que l’athlète joue le jeu et respect son plan mais aussi et surtout son corps.

Quelle stratégie adopter ?
Le choix de l’objectif n’est pas facile, il faut être ambitieux mais en même temps prudent. J’ai connu trop de désillusions sur marathon en partant un peu vite et en le payant cache au 30e km ! Le coach me recommande de partir avec le ballon des 3h argumentant que je devrais pouvoir le tenir jusqu’au bout. Sa théorie est simple ! Il est sûr que je vaux les 3h05, alors pourquoi pas tenter les 3h et au pire si je craque je me rabattrais sur mon objectif initial !

Oui mais…
Le marathon n’est pas une science exacte où l’on peut prévoir les coups de fatigue et en limiter la casse. Un passage de 2 ou 3 minutes trop rapide sur le semi se transforme en chemin de croix à l’arrivée. Ce qui est incroyable c’est que cela se joue à quatre secondes près. Un chrono de 3h représente un temps de passage de 4’ 16’’ au kilomètre et prendre un peu de marge représente un temps de passage de 4’ 20’’ au kilomètre. L’ambition ne rime-t-elle pas avec déraison ?

Je serais heureux de partager avec vous ces craintes et ces doutes, j’attends vos réactions…
J’ai moi même était meneur d’allures l’an dernier lors de la course Paris-Saint-Germain :

http://runreporterrun.wordpress.com/2011/05/30/meneur-d’allures-cela-n’arrive-pas-qu’aux-autres/

Chez nous l’hiver tire sa révérence, et le printemps pointe le bout de son nez. Mais il y a des lieux ou le printemps et l’été s’enchaînent à longueur d’année. Stéphanie notre reporter aux USA nous envoie une carte postale de Miami ou elle a le temps d’un week-end testé la sortie longue à South Beach, Miami en préparation du marathon de Washington le samedi 17 mars.

Petite hesitation avant de partir en weekend a Miami ! Je n’ai pas oublié le debardeur, la petite robe de plage, les chaussures de soiree, le maillot de bain… est-il vraiment utile que j’ajoute les baskets et la tenue de course a pied?

Et puis je visualise le front de mer avec tous ces magnifiques athlètes/top models qui doivent y courir avec sur le nez leurs grosses lunettes de soleil de marque, et je me dis qu’il faut que je tente le coup du footing a Miami.

Le samedi matin (euh… midi et demi c’est le matin ?) quand je me reveille de ma premiere soiree au sein de la jet set de Miami, a base de « people watching », activite principale (et unique) ici, clubbing jusqu’à une heure avancee de la nuit voire du matin, et cocktails dans des verres gigantesques, ce qui explique sans doute la difficulte du reveil, je realise qu’en effet le jogging va etre plus dur qu’un vrai gros fractionne.

Mais pour le principe, et apres une journee au final plutôt fraiche a se balader et se reposer, je suis d’attaque. Il est 19h, il fait froid pour Miami, traduisez : en 10 minutes, et alors que j’ai mise sur t shirt et short minimalistes, je suis en nage.

Et le footing a Miami n’est pas du tout l’activite « hype » que j’avais imaginée. D’abord parce que tout une partie du front de mer n’est qu’une succession de plages privees d’hotel, ce qui reduit l’espace consacre a un vrai front de mer amenage avec une piste ou courir. Et ensuite car j’ai eu beau bien regarder, pas d’athletes et de stars en tenue de course cherchant a se montrer en plein effort sportif. Il semble qu’au final les « people » soient tellement epuises par le petit jeu du « je te regarde, tu me regardes » qu’un peu de sport, de vrai et bel effort, ne rentre pas dans le système de Miami. Je rencontre 4-5 coureurs, en general avec des t-shirts de course. Comme quoi, ce sont des vrais, eux. Et pas le moins du monde misant sur un look de star.

Sinon, rien ! Les filles doivent déjà etre en train de mettre leurs tenues de soirees et de se maquiller, les garcons de prendre une biere dans le jacuzzi de leur hotel, je repasserai pour voir les bords de mer bondes de coureurs bronzes…

Mais qu’a cela ne tienne, je profite d’un footing ou je n’ai enfin plus peur de rentrer avec les doigts geles, ou je vais peut etre meme, qui sait, bronzer, et ou j’entends le bruit des vagues…

Et puis je pourrai dire a mes amis coureurs « oui, ma sortie du weekend je l’ai faite a South Beach, Miami ». Et peu importe si ce n’est pas dans les habitudes de la jet set locale, ca aura quand meme de l’allure !

Stéphanie

Voila un clip qui illustre à merveille l’ambiance de South beach Miami :