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Il est difficile de passer à côté de ce phénomène (de mode ?) tant l’actualité nous rappelle à l’ordre. Le mouvement barefoot/minimalisme est né, il y a peu de temps aux Etats-Unis. Il prône un retour aux origines de l’homme en réaction au « toujours plus d’amorti » proposé par les équipementiers.

Réservé à quelques passionnés à ses débuts, il est  devenu aujourd’hui l’une des mutations majeures de la pratique de la course à pied. Jusqu’où ira ce mouvement ?

Frédérique Brossard et Daniel Dubois signent un livre ou plus exactement un manuel, entièrement consacré à ce « courir naturel » pour lequel notre corps a été formé à l’origine !

L’origine du mouvement prend sa source dans un livre « Born to run » de Christopher McDougall qui est considéré comme le livre des origines. Il nous parle des études de postures mais aussi des rencontres, notamment celle de la tribu Tarahumaras, capable de courir des heures dans les montagnes. Lors de la sortie du livre de vifs débats ont éclaté entre partisans et sceptiques.

Les équipementiers n’ont pas pris le mouvement au sérieux et pour cause, il allait à l’encontre de leurs croyances commerciales. C’est une « petite » marque qui lancera le premier « vrai » modèle : Vibram avec sa désormais célèbre Five Fingers.

C’est d’ailleurs avec ce modèle que Fred fera ses premières armes de minimaliste. De fil en aiguille, il s’intéresse à cette pratique et devient l’un de ses porte-drapeaux sans même s’en apercevoir. Alors germe dans sa tête de littéraire, l’idée d’écrire un livre qui serait un peu le manuel de vulgarisation du "courir au naturel". Il pense immédiatement à un homme, qu’il n’a pourtant jamais vue, mais dont il apprécie les propos. Il s’agit de Daniel Dubois, un vétéran du Barefoot qui totalise près de 30 ans de pratique de course minimaliste. À cela vous ajoutez ses compétences de kiné-ostéo et vous obtenez le co-auteur idéal.

Le livre est articulé en neuf chapitres, qui tour à tour retracent l’historique du mouvement, nous parlent d’anatomie et de biomécanique puis rentre dans le vif du sujet avec l’apprentissage de la foulée et surtout nous livre un plan de conversion. C’est à mon goût la partie la plus intéressante du manuel. Car la plupart des métamorphoses « ratées » le sont à cause de la précipitation du coureur. Il faut, et cela est répété à de nombreuse reprise dans le livre, un temps d’adaptation, qui va de 3 mois pour les plus rapides à 1 an de patience, de façon progressive et sans risque tout en précisant les limites à ne pas dépasser.

Enfin, ils vous guideront dans le choix, toujours difficile, du matériel adéquat en fonction de vos caractéristiques et de vos attentes.

Un guide incontournable pour tous ceux qui souhaitent courir autrement…

BAREFOOT ET MINIMALISME : COURIR NATUREL
Auteur(s) : Frédéric BROSSARD, Daniel DUBOIS
Prix : 18,50 € TTC
Éditions Amphora
www.ed-amphora.fr

Dimanche 26 août aura lieu le 3e Castle Triathlon Series de Chantilly, le parc du château chargé d’histoire servant de décor somptueux à cette course. Ainsi Le Grand Canal, site de l’épreuve de natation, fut dessiné et créé par Le Nôtre ; le parcours vélo qui fait le tour de la Forêt de Chantilly, avec ses chemins cavaliers et ses ronds-points en étoile, ont tous été également conçus par Le Nôtre. Le Parc de Sylvie, site de l’épreuve de course à pied, doit son appellation à la célébration de Marie-Félicie des Ursins – femme de Henri II de Montmorency. Comme vous le constatez, tous les ingrédients sont réunis pour allier culture et sport. Afin d’en savoir plus sur cette épreuve nous avons rencontré Colin CHILDES, Président du Club de Chantilly Triathlon et bénévole au sein de l’organisation de l’évènement.

L’épreuve française s’inscrit dans un challenge réunissant 5 épreuves à travers l’Europe dont le point commun est le château comme lieu d’accueil. Parlez-nous des autres épreuves :
Castle Triathlon Series est composé de 5 épreuves tous, dans des cadres exceptionnels chargés d’histoire. Les Series démarrent le 3 juin à Lough Cutra (South Galway, Irlande). Il est suivi le 24 juin par Cholmondeley Castle (Cheshire, Angleterre), le 22 Juillet à Castle Howard (York, Angleterre), le 26 Août au Château de Chantilly pour finir le 29-30 Septembre à Hever Castle (Kent, Angleterre).

Quelle est l’épreuve la plus ancienne de ce circuit ?
Le Triathlon Hever Castle est l’événement phare des Markel Castle Triathlon Series. L’événement a été créé en 2009 par Brian Adcock, un ancien Royal Marine et triathlète qui vit à proximité de Hever Castle. Brian a reconnu le potentiel de ce lieu pour un événement de triathlon. Fort de l’énorme succès remporté lors de la première série, Brian a décidé de développer le concept sur quatre châteaux en 2010 et à partir de cette année, le Markel Castle Triathlon Series inclura cinq châteaux et une série de soirées Sprint. Avec 8000 participants qui devraient prendre part cette année aux épreuves, les événements sont rapidement devenus des rendez-vous clés sur le calendrier annuel des épreuves sportives.

Pourquoi le choix de la France ?
Ce sont à la fois le charme du château de Chantilly comme site de premier choix pour un triathlon et la croissance du marché du sport en France qui ont suscité le lancement du Triathlon du Château de Chantilly en 2010. Le Château de Chantilly offre aux concurrents une magnifique épreuve, en commençant par la natation en eau libre dans le Grand Canal, suivie d’un parcours cycliste qui contourne la forêt de Chantilly et pour finir une course autour du château du 17ème siècle.

Considérez-vous le triathlon comme un sport d’élite ou un sport pour tous ?
Castle Triathlon Series souhaite avant tout promouvoir le Triathlon comme un sport pour tous. La natation, le vélo et la course à pied sont les sports les plus pratiqués par les français. Pour des distances raisonnables, la combinaison des trois sports sur un parcours sécurisé est réalisable par tous, de 8 ans jusqu’à plus de 65 ans. L’objectif principal étant de se faire plaisir dans un cadre exceptionnel et convivial, en famille, en groupe ou en solo.

Justement quel est le profil de vos participants ?
L’événement est ouvert aussi bien aux triathlètes confirmés qu’aux débutants, élites, enfants (âgés de 8 à 15 ans) et familles car il comprend six courses différentes adaptées à des capacités différentes. Les concurrents peuvent également prendre part à une équipe de relais de deux ou trois personnes. La participation des familles est une tendance croissante mais le profil moyen du triathlète reste un homme entre 30 et 40 ans (70% hommes et 30 % femmes), mais cela évolue rapidement avec l’introduction d’épreuves exclusivement féminines et le soutien de partenaires tels que Shock Absorber. En Angleterre, l’épreuve Avenir de Hever Castle, attire presque un millier de jeunes, pourquoi pas cela à Chantilly ?

Vous obtenez cette année le label de triathlon durable, l’écologie est-elle au centre de vos préoccupations ?
Castle Triathlon Series a le privilège d’organiser des événements dans des parcs de châteaux magnifiques, aussi  prend-il en compte avec énormément de respect l’environnement. Castle Triathlon Series est très attentif et fait toujours en sorte de respecter les politiques environnementales des lieux de ses événements. Il possède une solide organisation mise en place lors de chacun de ses événements qui assure un nettoyage complet après les épreuves. Enfin, il soutient l’agenda 21 de la Fédération et le triathlon durable.

Êtes-vous triathlète vous-même ?
Oui. J’ai eu le plaisir de découvrir le Triathlon grâce à des amis et lors de la toute première Edition 2010 de Castle Triathlon Series à Chantilly. Suite à cela, nous avons décidé de créer ensemble le club "Chantilly-Triathlon" pour que les gens de la région puissent découvrir et pratiquer le Triathlon en toute sécurité et convivialité. Le Club aujourd’hui est fort de 40 triathlètes de la région de 16 à plus de 50 ans et de tous niveaux. C’est une belle réussite !

L’évènement se déroulera sur la journée, pouvez-vous nous donner rapidement le programme ?
Je profite de cette question pour remercier nos partenaires locaux Fédération Française de Sport en Entreprise, Groupe La Poste, Cofely Ineo GDF Suez, Caisse d’Epargne Picardie, Toyota Saint Maximin, FMC Radio, La Ville de Chantilly, le Domaine de Chantilly, Lions Club Connétable, et PLAN France.  Leurs soutiens montrent à quel point ce genre d’épreuves mobilise grâce aux valeurs sportives qu’elles représentent.

La journée démarrera à 8h00 avec la première vague "Le Chantilly". C’est la course phare : Français vs. Anglais vs. Irlandais (1500 m de natation / 40 km de vélo / 10 km de course à pied).

• Ensuite entre 9h00 et 11h00, des vagues "Le Condé" s’enchaîneront (800 m de natation / 40 km de vélo / 8 km de course à pied).

• A 10h00 s’élanceront les participants au Sprint "Le Louis XV" (400 m de natation / 20 km de vélo / 4 km de course à pied).

• Enfin à partir 14H, 3 vagues successives de jeunes (de 8 à 15 ans) s’aligneront sur des distances adaptées et sécurisées dans le parc du Château.

Informations pratiques et inscriptions en ligne pour la Série 2012
www.castlestriathlonseries.co.uk
www.triathlonchantilly.com

Suite à mon entorse de la cheville, j’étais privé de compétition alors c’est équipé d’une caméra que j’ai fait la course, pour immortaliser les exploits de mes camarades. J’ai réalisé près d’une heure de rush, de quoi monter plusieurs films. Le premier montre l’exploit d’une femme déterminée.

Mathilda est une vétérante 2 du club de Nanterre. J’ai suivi lors des 10 km de l’Equipe sa tentative de record, emmené par Abdel Rezzag le coach du club. Mathilda est une personne entière, quand elle donne, elle y va à fond, et à en juger son état à l’arrivée, on imagine qu’elle a tout donné ! Je suis toujours admiratif par les personnes qui donne tout, qui y vont à fond… peu importe le niveau. Mathilda je te tire mon chapeau.

La 25e édition de cette course nature aura lieu le dimanche 24 juin. Cette année l’accent sera mis sur deux valeurs chère aux organisateurs à savoir la solidarité et l’éco-responsabilité.

Par solidarité, ils soutiennent des actions de prévention-santé et en particulier des maladies cardio-vasculaires. Sur chaque inscription deux euros sont reversés à Alliance du cœur, association de malades cardiaques, et à l’AFAF. D’ailleurs le Professeur Cabrol, qui réalisa en 1968 la première transplantation cardiaque en Europe sera à Gigondas le samedi 23 juin. Il parrainera la course et parlera des bienfaits du vin sur la santé cardiaque.

Éco-responsable ensuite, car l’empreinte carbone de cet événement est entièrement compensée. L’organisation s’engage à soutenir des actions sur le massif des Dentelles de Montmirail ce qui préservera, espérons le, plus longtemps possible ce magnifique endroit.

Trois questions à Emmanuelle Blanck coureuse émérite et membre de l’organisation.

Comment une Parisienne devient membre de l’organisation d’une épreuve se déroulant dans le Vaucluse ?
Par le hasard des rencontres! Je fais partie de l’organisation des Foulées de l’Assurance, un 10 km qui a lieu au mois de mars dans le bois de Boulogne. Il se trouve que mon collaborateur connait très bien la région de Gigondas depuis plus de 20 ans, et y passe tous ses étés et pas mal de week-end. C’est tout naturellement qu’il s’est porté volontaire pour reprendre les rênes de l’organisation de la Traversée des Dentelles, et qu’il m’a embarquée dans cette belle aventure.

Quels sont les atouts de cette épreuve ?
La Traversée des Dentelles c’est 3 épreuves: la classique 21 km, le 10 km ainsi qu’une marche de 10 km. Elle sont en commun d’empreinter les circuits dans le massif des Dentelles de Montmirail. Le cadre est absolument magique et unique. Entre vignobles et pins, les parcours dans la moyenne montagne constituent de véritables épreuves sportives avec des pentes parfois difficiles mais toujours fantastiques.

La Traversée des Dentelles c’est aussi un événement solidaire et responsable. Des dons sont récoltés sur chaque inscription au profit de la préservation du massif protégée des Dentelles et pour aides des associations oeuvrant pour la santé cardiaque. Un village dédié au thème de la santé, du vin et du terroir avec des stands dégustation de produits ouvre ses portes en plein coeur du centre historique de Gigondas dès samedi 23 juin à 14 heures. Un événement pour la bonne cause et pour la forme!

La solidarité et l’Ecologie sont-elles des valeurs que tu partages également ?
Bien sûr, c’est d’ailleurs ma "marque de fabrique"! Je me mobilise pour le "Running solidaire et responsable", une démarche pour le sport "autrement" : solidarité et éco-responsabilité au service d’une santé durable. Le but est de fédérer une nouvelle génération de sportifs éco-responsables et solidaires, et d’inciter les organisateurs de courses à adopter de nouveaux comportements. De plus, l’aspect solidaire des événements sportifs me semble important, car la solidarité est l’une des valeurs du sport.

Informations et inscriptions sur : www.traverseedesdentelles.fr

Après mon triathlon de la semaine dernière à Cergy comme lièvre, j’avais hâte de savoir ce que je valais sur cette saison 2012 en mode compétition. Sans dévoiler la fin de cet article, je peux d’ores et déjà vous dire que le résultat ne fut pas à la hauteur de mes espérances.

A l’invitation de Salvio je répond présent à ce triathlon courte distance (1,5 km/ 41 km/ 10 km) histoire de me tester en vue de Paris au mois de juillet. Pour l’occasion, toute ma famille a fait le déplacement pour voir comment papa se débrouille dans ce nouveau sport. Malgré cela je suis confiant, le soleil brille sur la région parisienne et la température de l’eau ne sera pas glaciale. Je dois vous l’avouer tout de suite la natation en eau vive est mon gros point faible.

Nous arrivons sur place près de deux heures avant le départ, afin de nous imprégner de l’ambiance. Il est attendu près de 450 concurrents, la ville grouille de vélo. Un rapide tour au plan d’eau et une main plongé dans le lac et j’estime une eau à 17° ce qui n’est pas mal. S’en suit un choix stratégique : combinaison complète ou shorty (jambes courtes et sans manches) ? La complète offre un vrai rempart à la température basse, et une meilleure flottaison, par contre c’est un calvaire pour la retirer ! Je dois à chaque fois m’asseoir dans le parc de transition pour retirer les jambes. Alors qu’avec le shorty, je peux quasiment l’ôter en courant. La décision est prise, j’opte pour la version courte.

Nous sommes avec Salvio mitoyen dans le parc à vélo, ce qui nous permettra de partager notre stress. Il est comme moi effrayé par la partie aquatique, pour lui c’est l’aspect saumâtre de l’eau et son odeur qui le rebute.

Nous sommes parmi les premiers à nous mettre à l’eau
Le départ sera donné immergés à une dizaine de mètres du bord. C’est l’occasion de tester ma combi, pas de soucis, mes bras nus supportent bien la froideur de l’eau. Pour nous économiser, nous nous accrochons au bateau du commissaire de course. Top départ, les 450 triathlètes s’élancent.

Nous sommes avec Salvio très bien placés sur la gauche de la meute, nous esquivons bien les coups. J’aperçois à 500m du parcours Salvio qui me dépasse. Il nage bien plus rapidement que moi, je le laisse filer impuissant. Je me retrouve à nouveau isolé dans la dernière partie du trajet et pour cause je suis dans les derniers.

J’avais l’appréhension comme à chaque fois d’avoir la tête qui tourne en sortant de l’eau, alors je termine les 50 derniers mètres en brasse afin de donner un peu d’inclinaison à mon corps. Cela ne change rien, je regagne le ponton et impossible de marcher, je m’agrippe à une barrière et attendant que cela passe. Je rentre dans le parc à vélo, mon fils me dit « mais qu’est ce que tu fais, tu as avalé une grenouille ? » Je suis à ce moment 424e sur 450, le parc est quasi-dessert, l’avantage c’est que je trouve facilement mon vélo !

La partie cycliste
Je suis dans un premier temps avec des gens en VTT ou des vieux vélos. Ce n’est pas grave, je file ! Au bout de 5 km, nous rejoignons les premiers concurrents, car il y a trois tours à faire. Je me retrouve avec les « cadors », je m’accroche, je roule, je grimpe. Il y a à mi-parcours une côte d’environ 200 m avec un dénivelé de 20%, c’est énorme. J’ai rarement vu cela hormis dans les Alpes.

C’est là que je sors mon arme secrète
J’utilise mon triple plateau, qui m’a valu tant de moquerie à l’achat de la machine. Il me sauve la vie, je laisse la plupart des concurrents sur place, j’adopte un rythme que je ne quitte pas jusqu’en haut de la côte. Ce triple plateau m’avait déjà bien servie dans l’Alpe d’Huez l’an dernier. Il s’en suit un faux plat descendant, suivie d’une grande descente dans laquelle il est impossible de se mettre en position « aéro », à cause des nombreux trous sur la chaussée et des ralentisseurs. Dans le deuxième tour et surtout dans le dernier, il y a de nombreuses personnes qui mettent le pied-à-terre terrassé par l’ascension. C’est une chose assez rare en triathlon. C’est d’ailleurs dans cette monté que je passe à mi-parcours Salvio en difficulté.

Je suis regonflé à bloc
J’entame mon retour au parc, sur la fin du parcours ma famille, mais aussi Adrien et Christophe scandent mon nom. Cela fait du bien au moral. J’opère un rapide changement, je ne change que de chaussures. Je passe le premier kilo en 4’ 15’’ c’est trop rapide, il faut que je trouve, surtout pour le début, un rythme plus proche des 4’ 30’’. Les concurrents semblent à l’arrêt je les passe un à un, cela flatte mon égo. Il s’agit dans cette partie aussi de boucles, deux exactement. Nous avons donc l’occasion de nous croiser, c’est comme cela que j’aperçois Salvio sur mon premier retour, il a l’air bien et adopte une foulée aérienne. Mes supporters sont toujours là, ils crient, ils encouragent, quel bonheur !

La ligne d’arrivée est en vue, pas d’accélération, je termine au train. J’ai les pieds en feu, j’avais pris l’option de courir sans chaussette. Je passe le portique dans un grand soulagement, il fait chaud, très chaud, j’ai soif…

Quelques instants après c’est l’arrivée de mon ami Salvio il a signé une très belle course à pied. Nous sommes très heureux d’en terminer et retrouvons nos supporters afin de « refaire la course ». Le triathlon offre des sensations indescriptibles, une sensation de dépassement. Le fait de changer de sports donne sa chance à chacun des concurrents, je vous invite à découvrir ce triple effort !

La course en chiffres :
Temps total 2h 50’ 48’’
Partie natation (avec le changement) : 42’ 17’’ 424e temps
Partie vélo (avec le changement) : 1 h 22’ 58’’ 92e temps
Partie course à pied : 45’ 33’’ 91e temps
Je termine 29e de ma catégorie soit en triathlon V2

Comment devient-on coach à la plus grande course féminine de France ? Pourquoi les femmes adorent cette épreuve ? Je vais tenter d’apporter mon éclairage sur ces questions.

Il faut savoir que ce sera en septembre 2012 la 16e édition de cette course 100% féminine, elles étaient l’an passé 25 000 féminines a prendre le départ sur le pont d’Iéna au pied de la tour Eifel. Ce taux de participation rend envieux de nombreux organisateurs en France, car avec un chiffre si élevé l’épreuve se situe dans les 5 plus grosses courses.

Le succès fut immédiat
A la première il y a 15 ans, elles étaient déjà 1500. Ce qui plait, c’est le concept ! Un mélange de compétition et de dépassement de soi avec un zeste de folie. Pour ceux et celles qui n’ont jamais assisté à cette épreuve, il est difficile d’imaginer une telle ambiance, plus proche d’un carnaval ou d’une techno parade que d’un marathon de Paris ou la peur se lit sur les visages. Ici, la plupart des concurrentes sont aussi les actrices d’une superproduction ou le maître mot est : « lâchez-vous ». Elles sont nombreuses à êtres déguisés, ou du moins à adopté la même tenue que leurs collègues de travail ou copines.

Autres particularités, la participation « corporative » elles sont nombreuses à porter les couleurs de leurs « boîtes » ! Cette épreuve renforce l’appartenance à un groupe et développe l’esprit d’équipe. C’est donc tout bénéfice pour l’entreprise qui met toutes les facilités aux services des coureuses : inscriptions, dossards, tenues, etc…

Mon regard de coach
J’attaque ma deuxième saison avec l’organisation, et c’est avec le même plaisir que je renouvelle l’expérience. C’est l’occasion de rencontre incroyable et improbable…
L’organisation met à disposition des coureuses quatre sessions d’entraînement à partir du mois d’avril à raison d’une par mois, ce qui nous emmène jusqu’au mois de juillet.

Le profil des participantes aux séances est grosso modo de 35/45 ans, ce sont des filles qui ne sont pas particulièrement sportives le reste de l’année, mais le mois de septembre venu se transforment en compétitrices. je me souviens l’an passé de questions tellement candides que l’envie de sourire vous prend. Exemple, « comme j’avais mal aux genoux, je me suis fait faire des semelles correctrices, mais maintenant, j’ai mal aux pieds ! » Je trouve cela bizarre, lui pose quelques questions et ensuite tente : « mais vous avez bien enlevé, la semelle d’origine de votre chaussure ? » « ??? , non ! », je l’arrête, lui demande de retirer cette double épaisseur et un ouf de soulagement l’inonde. « Je re-vie » me dit-elle !

L’organisation des séances
L’organisation est pyramidale, c’est qu’un coach en chef décide du contenue de toutes les séances, il les transmets à des sous-chefs responsables des 7 groupes de niveaux, ensuite ce sont des assistants coachs qui répandent la bonne parole sur le terrain et accompagnent ces dames dans leurs séances. Nous sommes près de 45 assistants, avec tous des parcours sportifs différents. La plupart sont issus de Staps, filière des profs de sports, d’autres sont coachs en remise en forme, et bien sûr certains sont issus directement de l’athlétisme.

Chaque session est différente dans le contenu, mais nous gardons les mêmes personnes durant les quatre mois, ce qui nous permet de suivre les progressions. Chaque footing est aussi l’occasion de confidences et de révélations, mais chut, je garderai le secret…

© http://vincent.roussarie.over-blog.com/article-course-de-douces-84531328.html

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William notre reporter revient sur sa participation au marathon mythique de Boston 2012.

Je viens de terminer mon 5ème marathon et pas l’un des plus faciles. Je pense qu’il mérite ses lettres de noblesses du plus vieux marathon du monde. Cette 116ème édition fût la plus chaude depuis la fin des années. 26°c au départ à 10h et 32 à 35 °c durant l’épreuve.

Ce fût un enfer pour les 23 000 coureurs. L’organisation a demandé aux coureurs débutants de ne pas prendre le départ au vu des conditions climatique extrême et de reporter en 2013 leurs inscriptions 2012. Pour information 1200 coureurs ont fait des malaises, 152 ont été hospitalisés et 10 coureurs étaient dans un état critique. 21 556 coureurs franchiront la ligne d’arrivée dans les 8h imposé par l’organisation au lieu des 6 heures habituel.

Après cette mise en situation des conditions dans lequel les marathoniens ont dû faire face, je vais vous conter mon périple américain. Nous sommes partis de France vendredi 13 avril.

Un accueil chaleureux
Nous sommes accueillis comme des princes par les américains : « OH vous êtes français … Bonjour… c’est votre premier Boston YEHAHA… « Good Jobs …. Va revenir tout le week-end. Une fois le dossard 6766 retiré, nous visitons les stands. Toute les grandes marques sont présentes. Nous profitons d’un passage au stand Brooks pour faire quelques emplettes. Je me fais plaisir en me prenant les dernieres « pure cadence » avec le dernier  t-shirt ainsi que des manchons pour les bras… Résultat 170 dollars claqué en un instant !

En prélude une course de 5 km
Dimanche matin fait place à  la course de 5 km BAA. La course se déroule dans le centre de boston avec départ et arrivée à Cold-Play square. Nous participons avec Nathalie au départ à 8h00 du matin au sein de la foule d’une course populaire de 6000 personnes. L’ambiance est familiale. Nous y retrouvons des parents avec leurs enfants et des joggeurs qui sont là pour le plaisir … Les premiers mettront  14’ et le dernier plus d’1h10. Nous terminerons le jogging matinal en 26’32’’ pour Nathalie qui établit un nouveau record sur la distance avec 2’ de mieux.

Nous récupérons notre médaille et la dotation des coureurs (un pack avec nourriture, eau et fruit). L’après-midi sera consacré à la visite de Harvard et du quartier  de MIT mais comme le lendemain il y a marathon, un peu de repos s’impose !

Lundi 16 avril, jour du marathon
Grand départ vers Hopkinton vers 6h en school-bus. 45minutes après nous arrivons sur le site du départ. Un village qui va accueillir 23000 coureurs. Un superbe accueil nous est réservé avec des bénévoles au petit soin, ainsi que des ravitaillements avec café, thé, boisson à volonté ainsi que des barres de céréale…. Adidas distribue de la crème solaire vu le temps. 9h30 départ vers la ligne de départ qui se situe à 2 km du village et là la pression commence à monter. Nous avons 25° et il n’est que 9h35 … Je me pose un tas de question sur comment gérer ma course. L’idée, aujourd’hui, ce ne sera pas la performance mais la patience et la prudence. Il va falloir penser à s’hydrater et à gérer la course de façon à ne pas être dans l’orange avant le 30éme. Ça va être difficile. L’hymne américain est sonné ainsi que le départ des handisports. Le départ des femmes a été donné vers 9h30.

10h, Le départ est enfin donné
Des frissons m’habitent et me transcendent. Je dévale la pente, le public est massé sur le bord de route d’une densité impressionnante. La course se déroule bien je passe le 5 km en 23’30 à Ashland, le 10ème en 46’30’’à Framingham. Je décide à ce moment-là de levé le pied pour atteindre le semi-marathon en 1h41’ à Wellesley car le parcours est descendant mais vallonné. Le risque vu la température est de terminer épuisé. Cette attitude sera la bonne et me permettra de tenir par la suite et de ne perdre que 10’ sur le deuxième semi avec des pics de température aux alentours de 32-35°c dans les Hill et l’entrée dans Boston.

On peut dire qu’ils sont fort au niveau de l’organisation
Tout était réglé comme du papier à musique. Nous avions tous les miles un ravito (eau, eau sucré, barre de céréale … et même un arrosage par des spectateurs ! L’ambiance de folie … Go runners, Go.. Good jobs, keep running … kiss me bref tous les encouragements pour nous motiver sous cette chaleur de plomb. J’ai même eu droit à mes deux Mr frizz au 35ème avec des glaçons dans mon t-shirt pour faire baisser la température corporel

J’arrive au 25e kilomètre et le profil commence à vallonner un peu. Je commence à avoir du mal à relancer franchement et je finis mon 5 eme gel alors que je n’aurai du en consommer que 3 à ce moment de la course. Au  26e les crampes me montent  dans la cuisse gauche ouah… la ferveur des spectateurs me donne l’envie de forcer, mais mon cerveau me dis le contraire.

Au 30ème je sens que le jus reviens je maintiens alors l’allure de 12- 12.5 km/h et là arrive une succession de bosse que l’on ne voit pas énormément sur le plan mais qu’elle dégât cela engendre dans le peloton (du 25ème km au 36-37èmekm). Je remonte énormément de concurrent partis trop vite et au 33ème se profil une bosse ou des acclamations son digne des images du tour de France ou l’ascension finale de Marseille-cassis.

Nous sommes dans heartbreakhills « la cote de l’arrêt cardiaque » TU PARLE D’UN NOM…. Bref je passe la bosse à 9.5 de moyenne et la deuxième cuisse me fait des siennes à son tour… la poisse quoi.

Je passe le 35ème et mes crampes me lâche un peu mais je ne peux pas accélérer donc je maintiens encore mon allure à 12 mais je vois que sur la moyenne horaire je ne pourrais  pas maintenir 3h30 donc je décide dans prendre plein les yeux et de profiter du moment et le chrono sera pour une autre fois !

Le 40ème kilomètres se profil et l’entrée dans kenmore avec l’arrivée sur boylstone Streets… une foule immense, des acclamations du tonnerre… bref un cocktail merveilleux pour en prendre plein les yeux. A l’arrivée l’émotion prend le pas, la souffrance à été là mais l’émotion est positive … je repense à cette qualification à rome en 2011 et mon temps 3h12’ qui ‘a permis de me qualifier d’une petite minute cette année au lieu des 3 h15 dans ma catégorie 35-40 ans. Je prends ma médaille tant méritée ainsi que ma couverture de survie et file me restaurer.

J’ai la tête pleine d’émotion encore difficilement exprimable sur papier à ce jour mais l’envie de revenir à boston est forte.

Ah oui mon temps 3h35’32’’, un peu déçu mais heureux d’être entier… je prendrais ma revanche à ma prochaine qualification. J’espère sous un temps plus clément…

William Guillot

Retrouvez l’intégralité du récit sur le blog de William : http://courirlemonde.canalblog.com/archives/2012/04/23/24079848.html

Les marathons se suivent, mais ne se ressemble pas ! Je fus privé de marathon de Paris l’an passé pour cause de déchirure au mollet, j’avais donc cette année soif de revanche. Pour comprendre cette nouvelle aventure, il faut remonter 8 semaines en arrière.

Mardi 21 février, début de la préparation qui doit me mener aux 3h. Je progresse chaque année de quelques minutes, mais à mes yeux ce n’est pas assez rapide, j’avais imaginé passer sous les 3h plus rapidement ! Pour cette course je met toutes les chances de mon côté et me concentre sur l’essentiel. Je laisse tomber les « gadgets » montre GPS et autres cardios, désormais je vais courir à la sensation, je veux être encore plus à l’écoute de mon corps.

Je décide aussi de revoir mes temps sur fractionner légèrement à la baisse, avec mon précédent entraîneur, chaque séance était une compétition. Après les séances difficiles, il n’était pas rare que je ne trouve pas le sommeil ou que je n’ai plus d’appétit, tellement j’étais épuisé.

Je suis reparti sur de nouvelles bases grâce à Abdel Rezzag l’entraîneur du club de Nanterre. Dans un premier temps, définition de la vitesse VMA afin d’établir les vitesses de travail. J’ai une VMA de 17,5 km/h grâce à ça je vais pouvoir étalonner toutes mes séances. Autre étape importante augmenter mon volume  kilométrique, passer de 60/80 km à 80/90 km par semaine. Ça ce sont les bonnes résolutions, place à la course.

La préparation
De mémoire, je pense que c’était ma première préparation sans blessure. J’ai souvenir de déchirures, de périostites, etc… Celle-ci comme dans un rêve, le corps obéissant à l’esprit ! Mes résolutions sur les vitesses de fractionnés n’y sont pas anodines. Idem pour les sorties longues réalisées toutes avec le club de Nanterre. Il n’y a pas à dire, quand un groupe se met en marche, rien ne peut l’arrêter !

La dernière semaine
Les jours qui précédent sont très importants, ils servent à récupérer et à « compenser » les huit semaines de charge de travail intense. De longues nuits de sommeil et une alimentation stricte sont de rigueur. J’avais décidé de ne plus prendre de Malto, je ne le digérais plus. Je passais à la méthode ancienne, pâtes et riz à tous les étages !

Marathon expo
Toujours un grand moment que cette foire dédié au running. Il y a de tout et pour tous les goûts. C’est en général ici que ce font les réserves de gels et autres boissons énergétiques. Les prix ne sont pas plus intéressants qu’en boutique, c’est juste l’offre qui est pléthorique… Depuis trois ans, j’organise une pasta party le vendredi midi afin de réunir les gens que j’aime, pour partager nos espoirs de chrono et nos craintes.

Le matin de la course
Rendez-vous avec le club à 7h30 près de l’arrivée. Chacun des participants possédera son lièvre, une personne dédiée qui aura en charge de donner le tempo, mais aussi de prendre les ravitaillements pour éviter les pertes de temps. Ce sont donc les derniers échanges avec le coach et les lièvres. Sébastien m’attendra au 22e km et portera pour moi les gels ainsi que quatre petites fioles de boisson énergétique. Au final plutôt une mule qu’un lièvre !

Objectif de course
Le tempo avait été décidé depuis 10 jours, je suis conscient que je n’ai pas le niveau pour faire 4’ 16’’ au kilo pour faire 3h, alors j’opte pour un plan B. Je partirais sur un rythme de 4’ 20’ / 4’ 23’’ ce devrait m’assurer un chrono de 3h 04’/ 3h 05’

Le départ
Nous rejoignons nos sas respectifs. Le froid et le stress m’empêchent de respirer correctement. Je connais de nombreuses personnes qui sont dans ce sas et bizarrement, je suis seul ! Je suis concentré et confiant, ce sera un jour avec… Coup de pistolet, c’est parti… je fais parti de la première vague avec les élites. La descente de la plus belle avenue du monde est toujours un grand moment ! Je regarde mon chrono à chaque kilomètre, car il est facile de partir trop vite.

10e km
Nous entrons dans le bois de Vincennes, le 10e km se trouvant au pied du grand rocher de l’ancien zoo. Je suis dans les temps, j’ai même 13 secondes d’avance (Temps au KM 10 : 00:43:37), je dois l’avouer, j’ai même l’impression de faire un footing, pourvu que ça dure…

15e km
Nous sommes à l’hipodrome de Vincennes dans une partie qui monte légèrement et malgré cela je possède encore 30’ d’avance sur l’objectif. (Temps au KM 15 : 01:05:08)

Semi-marathon
Le passage au semi est très important sur un marathon, il est un bon indice chronométrique et de fraîcheur et puis je sais que c’est la que je retrouverai mon lièvre Sébastien. J’ai 50’’ seconde d’avance et je me sens bien. Je retrouve une bonne partie du club, et leurs encouragements me font chaud au cœur. (Temps au KM 21.1 : 01:31:08)

30e km
Pour moi la plus belle partie de cette course est après Bastille lorsque nous descendons sur les quais avec un panorama sur Paris magnifique. Les tunnels ne me gênent pas contrairement à beaucoup. La tour Eiffel indique au loin le 30e km et aussi le début de la vraie course, car il est assez facile de courir jusque là c’est ensuite que les ennuis commencent ! Je suis un peu rapide, j’ai 1’ 25’’ d’avance sur le tempo, mais je me sens toujours bien alors pourquoi pas un hold-up ?

35e km
Dépassé la maison de la Radio, commence un long faux plat qui mène à Molitor, l’ascension pénible casse bien les jambes. Nous contournons Roland Garros et à nouveau un faux plat pour atteindre le rond point d’Auteuil où cette fois une vrai côte achève les concurrents. Je suis toujours bien malgré le dénivelé, Abdel Rezzag apparaît sur un vélo et m’encourage énergiquement. Sébastien joue à merveille son rôle de lièvre, il s’occupe des gels et des boissons. Nous sommes toujours en avance d’une minute. (Temps au KM 35 : 02:32:28)

40e km
Je déteste cette dernière partie, elle est triste est monotone, les longues lignes droites ont le don de vous saper le moral. Depuis le 37e km, je fatigue, j’arrive au 38e km complètement épuisé, j’ai l’impression de ne plus avancer. Sébastien entame son coaching mental et me donne la force de continuer…

Nous apercevons au loin Rogedi un membre du club, il est entouré de deux lièvres et malgré cela, il est en pleine détresse. Je suis triste pour lui ! Nous le rattrapons au 40e km, ma tape sur l’épaule et des encouragements n’y feront rien. J’ai moi-même du retard 35’’

42e km
L’arrivée n’est plus loin j’entends les bruits de la sono et pourtant je n’en peux plus, je suis vidé ! Je ne vais pas fléchir si près du but ?  Pourtant mon réservoir est vide !

Dernier rond-point et c’est l’arrivée. Je donne tout, je ferme les yeux, je suis dans un état second. Derniers mètres, dernières souffrances !

Temps final
La ligne franchie, je titube, je suis blême. Je demande à Sébastien de rester près de moi car je sens que je vais tomber dans les pommes. Je récupère t-shirt et médailles et m’enfile deux bouteilles de Powerade assis sur mon bout de trottoir. Je me sens mieux !

Un coup d’œil sur le chrono : 03:06:42, ce n’est pas les 3h 05’ escomptées, mais cela représente quand même mon nouveau record. L’ancien datant de 6 mois à Amsterdam en 3h 10’.

Je décide d’être positif est m’autorise à être heureux !

L’après-course
Le meilleur moment d’une compétition, c’est lorsqu’elle s’arrête ! Et que tranquillement installé avec ses amis, l’on refait la course. Globalement, ils sont tous ravis et leurs sourires font plaisirs. Beaucoup jurent que c’est le dernier, car la distance est trop dure, le dernier jusqu’au prochain…

J’aime le marathon car cette distance est une vraie aventure humaine, rien n’est certain à l’avance, la défaillance peut survenir à n’importe quel moment…

Bionec marque française se lance sur le marché ultra-concurrentiel de la chaussure de running, audace ou folie ? Christophe Joly son responsable nous explique pourquoi il y croit ?

Quel est votre parcours, avez-vous une expérience dans la chaussure ?
Ancien chef de produit et cadre commercial de grands groupes de Chaussure  Français, j’ai développé pour ces sociétés des licences textiles et chaussures sur le marché des GSS. Fort de mon expérience dans ces domaines, j’ai créé en 2003 la société New Edge et je me suis rapidement passionné pour les matières innovantes : "le textile intelligent". Nous avons par exemple exploité de 2004 à 2008 la licence Starter USA appartenant au groupe Nike.

New Edge s’est ensuite lancé dans la cosméto-textile et a proposé une collection de tee-shirts Sport rafraîchissants encapsulés au menthol. L’aventure BIONEC est née de la découverte de la membrane biocéramique et de ses surprenantes propriétés. Nous avons décidé d’organiser un test sur un panel de sportifs et de seniors afin de valider les allégations promises par cette membrane. Les résultats obtenus ont dépassé toutes nos espérances notamment pour ce qui concerne l’amélioration de la performance, la stabilité et l’équilibre, le bien-être musculaire. Les pieds ont une fonction capitale dans la pratique d’un sport. Il nous a paru évident d’utiliser cette membrane et de créer une collection de chaussures biocéramiques.

Pourquoi la chaussure de running ?
La pratique de la course à pied de courte ou de longue distance, amateur ou professionnel, nécessite un équipement de qualité. Plus que pour n’importe quel sport, le coureur apporte un soin tout particulier dans la sélection de ses chaussures. Elles doivent être légères & flexibles et apporter un amorti tout en conservant résistance & confort de course. Le nombre croissant de coureurs dont je fais partie, nous a motivé a créer une collection de chaussures de running. Les bénéfices immédiats (performance, endurance, récupération etc.) obtenus grâce à notre membrane, améliorent les performances des utilisateurs et apportent une réelle valeur ajouté à nos chaussures.

Avez-vous des modèles, de qui vous inspirez-vous ?
Les marques leader sur le marché sont toujours source d’intérêt et d’analyse de notre part. Toutefois nos équipes de designers favorisent un travail de dessin à forte identité visuel de notre marque.

Quel est le plus des chaussures Bionec ?
Un travail important a été effectué, essentiellement sur l’élaboration d’une semelle alliant résistance, confort et légèreté. L’autre valeur ajoutée de nos chaussures est la présence d’une membrane biocéramique recouvrant le chaussant de nos chaussures. Cette membrane est une combinaison de 30 oxydes de métaux associant polyuréthane et minéraux d’origine volcanique. Elle récupère en permanence l’énergie qui se dégage de notre corps et capte les apports positifs du soleil : les IRL (Les Rayons Infrarouges lointains sont des ondes naturelles émises par le soleil et par le corps humain entre 7 et 14μ.)

La membrane biocéramique a la particularité de bloquer ces infrarouges lointains pour ensuite les restituer vers le corps, plutôt que de les laisser se disperser comme toutes pertes thermiques, c’est “l’effet miroir” Cet effet miroir généré par la membrane procure un bien être incontestable à vos pieds, l’équilibre et la stabilité posturale sont augmentés (test Tinetti, laboratoire Spincontrol et allégation confirmée par l’entraîneur de l’équipe de France de ski).
• La circulation sanguine est activée (oxygénation du sang)
•Les risques de crampes et de courbatures sont réduits, les phases d’échauffements sont accélérées (apport d’oxygène multiplié)
• La thermorégulation est véritablement améliorée : Sudation et perte énergétique limitée.

Quand seront-elles disponibles ?
Un premier modèle de running d’entraînement sera disponible des le mois de juin 1012 sur notre site internet. Notre gamme va s’étoffer d’une vingtaine de modèles supplémentaires (trekking et running) pour la collection été 2013.

Run, Reporter, Run… sera un témoin privilégié de l’évolution de cette chaussure, bientôt un test grandeur nature.

En attendant retrouvez l’actualité Bionec sur leur site internet : www.bionec.com

Depuis quelque temps, le minimalisme s’est introduit dans le paysage du running  avec pour fer de lance Christian Harberts et « le professeur » Fred Brossard. Alors que dire et que penser de ce mouvement ? Pour certains un simple coup marketing et pour d’autres une évidence biomécanique. Afin d’y voir un peu plus clair, moi qui suis un coureur « old school », je prends rendez-vous avec Benoit Grangier de la boutique Espace Vibram FiveFingers  les importateurs pour la France de la marque minimaliste.

Quels seraient tes conseils de départ pour les « non-initiés » comme moi ?
Le premier conseil serait la motivation ; les VFF permettent de progresser en corrigeant des défauts élémentaires comme la foulée et/ou la prise d’appuis. Ce travail implique souvent de faire un effort sur soi pour remettre en cause sa technique.

Comme l’explique Blaise Dubois, si vous courez 20 minutes par mois, ne vous êtes jamais blessé et ne souhaitez pas progresser, pourquoi ne pas continuer avec des grosses chaussures ; dans le cas contraire, vous aurez tout à gagner à essayer le minimalisme, à condition de justement vouloir s’améliorer techniquement et physiquement.

Est-il facile de « switcher » ?
La transition se fait immédiatement car le mouvement est naturel et après quelques mètres, le corps comprend que l’amorti talon est impossible ; quant aux orteils, ils se mettent en action comme s’ils l’avaient toujours fait.

Une période d’adaptation est-elle nécessaire ? Faut-il choisir son camp ?
Oui le plus important est d’être progressif. Il faut alterner avec son ancienne paire au cours des premières sorties et ne pas dépasser 15 minutes malgré l’euphorie de légèreté, de liberté de mouvement que procurent la soudaine mobilité des pieds et des chevilles qui retrouvent leur usage naturel.

Il ne faut pas hésiter non plus à courir directement pieds nus sur les surfaces qui le permettent. (piste d’athlétisme, route lisse, pelouse synthétique…)

Car c’est en étant le plus proche du sol  que vous trouverez vos appuis idéals ; vous verrez ensuite que le corps mémorise un certain temps cette zone de contact même en étant chausser autrement. Pour continuer à effectuer le bon geste le plus longtemps possible, le plus facile est donc de diminuer au maximum l’épaisseur entre le pied et le sol pour ne pas interférer la transmission d’information sol-pied-cerveau.

Quand j’ai découvert les VFF
j’ai compris qu’il était possible
de courir sur toutes les surfaces"

Revenons à toi Benoît, comment t’est venu l’idée ou l’envie de courir pied nu ?
Il m’arrivait de courir pieds nus de temps en temps avant les VFF car en plus des sensations agréables j’avais constaté que mes douleurs aux chevilles et genoux disparaissaient et que ma foulée devenait plus dynamique. Mais je me limitais à la pelouse et/ou au sable, alors quand j’ai découvert les VFF j’ai compris qu’il était possible de courir sur toutes les surfaces comme si on était pieds nus.

Comment c’est passé la transition ?
J’ai commencé par alterner avec mes anciennes chaussures les premiers mois, mais très vite il m’est devenu impossible de continuer avec cette paire que je trouvais trop lourde avec des semelles trop épaisses donc  je suis passé sur mes paires de compet beaucoup plus fines en complément des VFF. Désormais je cours uniquement ou presque avec des VFF sauf sur les parties accidentées en montagne, car même avec un modèle comme les nouvelles Spyridon je n’ai pas encore la technique nécessaire pour passer entre les pierres.

Souffres-tu du manque de reconnaissance du minimalisme ?
Il s’agit plus pour le moment d’un manque de notoriété car à partir du moment où on prend le temps d’expliquer le concept et de le faire tester, il faut être de mauvaise fois ou…concurrent pour ne pas s’apercevoir qu’il y a une logique à courir avec une foulée naturelle ; et quoique pour les concurrents…ils commencent à créer leur modèles minimaliste au risque d’être incohérent avec le reste de leur gamme, c’est qu’ils ont compris qu’il faisaient fausse route avec leurs anciens modèles.

Comment s’organisent tes entraînements ?
Par manque de temps, je m’entraîne sérieusement uniquement à l’approche des compétitions. Ma prochaine grosse échéance étant le marathon du Mont-Blanc (où Vibram sera présent quelques jours avant pour le stage Alpine Baraefoot avec l’Ucpa)  je commence doucement à travailler le dénivelé et essaye comme les vrais (Dawa, Killian) d’aller vite en descente sans poser le talon.

Aujourd’hui quelle place occupe le sport dans ta vie ?
Etant sportif et ayant la chance de travailler pour une marque de sport,  le sport occupe toute ma vie ou presque.

Est-ce pour cela que tu as décidé d’ouvrir une boutique à Paris ?
L’Espace Vibram FiveFingers est le lieu idéal pour présenter toutes les VFF qui existent.

Parle nous de la gamme VFF ?
Vibram continue d’élargir la gamme running, avec un modèle (Seeya) qui va encore plus loin dans l’approche Barefoot ;  la finesse et la souplesse de la semelle ont été poussées à l’extrême pour avoir la chaussure qui se rapproche le plus de l’état pieds nus (c’est le but ultime de la marque).

Mais Vibram n’en oubli pas pour autant, la gamme trail qui voit l’arrivée de 2 nouveaux modèles Spyridon et Spyridon LS pour une pratique plus sûre sur les surfaces techniques (nouvelle semelle Vibram XS Trek)  mais toujours avec d’excellentes sensations de sol et de dynamismes.

Comment vois-tu l’avenir du minimalisme ?
Je dirais plutôt le minimalisme c’est l’avenir. Si on regarde les chiffres dans le monde et notamment aux US : une paire sur dix vendue est minimaliste et on prévoit cinq sur dix dans 5 ans ; et en se projetant plus loin on peut même prédire que la tendance va progressivement s’inverser et que d’ici 10 ans, on se demandera comment on a fait pour courir avec des chaussures de 400g avec des triples systèmes de stabilité qui agissent contre nature.

Retrouvez l’espace Vibram FiveFingers à Paris – 10 rue Dupuytren (Metro Odeon)