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Adrien est plutôt un habitué de la distance mythique du marathon avec un record proche des 3h, mais en quête d’aventure, il tente le triathlon courte distance. Il nous parle de sa première expérience sur le triple effort, un récit émouvant et plein d’humour.

Cela faisait un petit moment que ça me trottait dans la tête, je voulais voir ce qu’était un triathlon courte (1,5 km/ 40 km / 10 km). Bon, maintenant je sais, il faut être fort en natation, c’est-à-dire tenir 1,6km en crawl (distance que je n’avais jamais fait en piscine), ne pas perdre trop de temps dans le parc à vélo pour enlever de sa combi et enfourcher son vélo pour s’élancer dans un parcours de 53kms, si possible tenir toute la distance sans problème technique. Ensuite il faut encore reposer le vélo sans tomber et chausser ses chaussures de running le plus vite possible pour 12kms de course à pied.

Peu importe le temps réalisé
Après tout ça, on a la satisfaction énorme d’être triathlète (bon, triathlète débutant, mais triathlète tout de même)! Et bien voilà, c’est uniquement pour me prouver que je pouvais enchainer tout ça que je n’ai même pas hésité en m’inscrivant pour le triathlon de Cergy 2012 (en fait non, j’ai tout de même hésité dans la distance, il y avait également une distance « découverte », mais bon je me disais, quitte à en baver, autant que cela vaille le coup, alors ça sera le CD ou rien !

Pour être triathlète il faut savoir se lever tôt le jour de la compétition, rejoindre l’air de départ avec un sac de voyage comme si on partait pour une semaine, bref cela demande une organisation draconienne pour ne rien oublier ! J’avais rendez-vous assez tôt avec jean pierre sur le parking de la base de loisir de Cergy; je ne connaissais rien du tout au protocole du triathlon: la mise en place de son matériel sur l’aire de transition, le brief de départ … Une grande première pour moi ! Justement, à peine le temps d’enfiler à la hâte sa combinaison et préparé ses gels pour les prochaines épreuves que le brief de début de course avait déjà commencé. La pression monte, j’étais stressé comme jamais, je n’avais jamais fait autant de distance en natation en une seule fois, c’est bien simple, si j’arrive au bout de la nage, le reste c’est de la détente!

C’est mort de trouille que je regagne le point de départ
Il s’agit de faire bonne figure et pourquoi pas ne pas terminer dernier ! Allez c’est parti, en quelques secondes je ne vois plus du tout jean pierre et les autres nageurs, ça va bien trop vite pour moi, peu importe je reste concentré sur mes rudiments de crawl et j’essaie au maximum d’allonger mes gestes. N’ayant pas du tout l’habitude de nager le crawl, je m’aide très régulièrement de la brasse mais avec la combinaison les gestes sont vraiment compliqués, au moins je ne suis pas gêné par les autres nageurs, j’en suis presque à me dire que ça serait sympa de rester plus longtemps dans l’eau d’autant plus que le lac est magnifique et le temps vraiment clément ! Bon allez on ne va pas coucher là, je vois enfin la rive, j’ai l’impression que je suis le dernier à sortir de l’eau … pas tout à fait mais presque …

Je rejoins le parc à vélo avec un grand sourire
L’épreuve que je redoutais tellement est derrière moi ! Jean Pierre est là, comme il m’avait dit, nous continuerons les deux dernières épreuves en duo ! Je serai donc chaperonné comme jamais. Un grand merci  pour me permettre de vivre pleinement cette première expérience du triple effort, ça a été un plaisir du début à la fin !!

Bon allez ce n’est pas tout ça, mais on a tout de même un triathlon à terminer ! Le temps d’enlever (difficilement) ma combi que le parc à vélo se dépeuple dangereusement. J’ai la bonne surprise de voir Jeff et mon père nous prendre en photo comme de vrais pros ! Allez c’est parti pour 53 kilomètres de « balade » à vélo ! Je ne devrais pas utiliser le mot « balade » mais bon, c’était bien le cas, j’essayais surtout de ne pas tomber et de suivre l’allure de jean pierre plutôt que de véritablement me demander où il m’était possible d’accélérer … j’ai un manque d’entrainement terrible en vélo, mais bon ce n’est pas bien grave, je ne souhaite pas me qualifier pour l’IM d’Hawaï !

Grâce aux très nombreux bénévoles qui nous indiquent la route à prendre et coupent la circulation, tout se passe bien, nous saluons même Monsieur Running Café sur le parcours (merci beaucoup pour les photos et les encouragements !!).

Après 53kms la balade est terminée, il est temps d’enfiler les running et de s’attaquer aux 12kilometres de course à pied ! J’ai été une tortue en natation, une vraie limace en vélo, il n’y a pas de raison que cela change pour la course à pied ! Ça sera en footing !!

Dernière épreuve…
Une fois sur l’aire de transition j’oublie complètement d’enfiler mes chaussettes (aie, aie les ampoules) et commence le footing !! Jean pierre est toujours à mes côtés, il en profite pour faire quelques vidéos et nous discutons tranquillement tout au long du parcours ! Finalement au bout de presque 4 heures toutes les bonnes choses ont une fin il faut se résigner à terminer la course ! C’est sous les acclamations du speaker et des encouragements de Jeff et de mon père que je passe comme un champion la ligne d’arrivée !

Quelle formidable expérience !!! Un triathlon en mode tranquille c’est vraiment parfait ! Je sais qu’il faut que je me force à nager en piscine et enchainer les sorties vélos si je veux être prêt pour l’année prochaine et participer à la seconde édition de ce superbe tri@Long !

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Quel bonheur de débuter cette nouvelle saison de triathlon ! La météo ne se prête pas encore au jeu et il faut beaucoup d’imagination pour se croire à Kona island. Quoi qu’il en soit, la saison a débuté pour moi ce week-end avec le triathlon de Cergy, nouvelle épreuve sur le calendrier.

La semaine qui précède l’épreuve je ne ménage pas mes efforts, grosse séance sur piste (6 x 500m) et grosse sortie vélo avec les amis de Vélosphère en vallée Chevreuse. Je ne fais pas de ce triathlon un objectif, mais juste une mise en jambe. Je profite même de l’occasion pour accompagner Adrien un ami sur son premier triple effort. Il n’a pas choisi la facilité car il s’agit d’un « Maxi courte distance » à savoir 1,6 km en natation, 53 en vélo et pour terminer 12 km à pied. La logique aurait voulu qu’il choisisse la distance « découverte » ayant lieu le même jour. Mais il faut savoir qu’Adrien est têtu, et quand il a une idée en tête…

Réveil à 6h15 pour un petit-déjeuner costaud, la journée va être longue ! J’ai peur de la température de l’eau, je dois l’avouer la natation est une partie qui m’effraie à chaque fois. Soit à cause du climat, soit à cause du nombre de concurrents.

Base de loisirs de Cergy
Parking P3, les concurrents arrivent peu à peu, et commencent l’étalage de belles machines. En triathlon règne une frime que ne connais pas le trail ou l’athlétisme. Quand les concurrents mettent leurs tenues d’apparat et enfourchent leurs fidèles destriers, ils ont tous une allure de vainqueurs !

Je me moque, mais j’avais pour l’occasion mis ma plus belle tenue tri-fonction de chez Craft et opté pour l’indispensable accessoire du triathlète à savoir la visière ! J’avais donc aussi l’apparence d’un pro, mais sans les performances…

Mon poulain est là
J’informe Adrien que je serais avec lui tout au long de cette épreuve, il est ravis car il me l’avoue : « il est mort de trouille » ! Nous regagnons le parc à vélo et plaçons nos affaires dans un ordre méthodique, je lui fait part de ma modeste expérience. Nous enfilons nos combinaisons néoprène, la tension monte. Chacun spécule sur la température de l’eau, les rumeurs annoncent entre 13 et 15 ° dans tous les cas, ce sera froid !

Nous voilà dans l’eau, les pieds glacés. Pas le temps de s’échauffer nous sommes sous les ordres du starter, nous décidons de nous mettre à l’écart du peloton afin de ne pas prendre de coups, mais au signal nous sommes les derniers à nous élancer dans l’eau, ce n’est pas grave…

Comme prévu je perds rapidement le visu d’Adrien, je nage donc à mon allure. Un problème de buée sur mes lunettes vient renforcer mon sentiment de solitude. J’ai l’impression de nager seul au milieu de ce lac, ils sont tous devant ou derrière, mais personne à mes côtés. Dans la dernière partie nous sommes rejoins par ceux de l’épreuve « découverte » partis 20 mn plus tard. Comme souvent à la sortie de l’eau, j’ai la tête qui tourne, je ne peux pas marcher et dois patienter quelques secondes avant de rejoindre l’aire de transition.

T1 : c’est parti pour 53 km de vélo
Je retire ma combinaison néoprène, mais habits sont déjà sur moi, je n’ai qu’a enfiler les chaussures de vélo. Mais avant, je dois attendre mon camarade. Le voilà, avec un grand sourire, il vient de terminer l’épreuve qui l’effrayait. Adrien choisit de se déshabiller et d’enfiler une tenue de cycliste. Il prend son temps, et sans s’en rendre compte, le parc se vide désespérément.  Si bien qu’il ne reste plus que quelques vélos, en clair nous sommes parmi les derniers a quitté le parc.

Après un parcours urbain de 5 km, nous sommes rapidement dans la nature et le parc du Vexin nous accueille. Pas de grosse difficulté, hormis une bosse à mi-parcours. Il y a peu de cycliste devant nous, nous passons la quasi totalité de l’épreuve que tout les deux.

T2 : deux boucles de 6km nous attendent
Adrien est un bon coureur, son chrono sur marathon est proche des 3h. Nous attaquons donc cette dernière partie avec confiance. Il me parle de vitesses de course autour des 14 km/h, je lui dis ne pas partir pas trop vite, car 12 km c’est court mais cela peu aussi être interminable !

Nous rejoignons les concurrents qui attaquent leurs deuxième tours, cela fait du bien de voir du monde. J’ai un flottement du 2e au 5e kilomètre, un coup de mou. Il faut dire que nous sommes en course depuis 3h, je reprends des forces avec un gel et la satisfaction d’entamer la dernière boucle.

Nous y sommes, nous entendons la sono, le speaker annonce nos prénoms à la foule encore nombreuse. Adrien est sur un nuage, il va terminer son premier triathlon, lui qui rêvait de ce sport depuis des années. Je reste en retrait pour le laisser franchir seul la ligne d’arrivée, sous les yeux admiratif de son père. Il a ses grands yeux d’enfants qui pétillent, je suis heureux pour lui. J’ai passé une bonne matinée à partager des sensations et des passions…

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