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Le sport est un plaisir mais aussi un luxe pour nous les valides, c’est pourquoi il faut le partager avec ceux qui n’ont pas la chance de gambader librement. C’est en partant de ce constat que l’association a décidé d’agir ici pour aider là-bas des personnes à Vivre Debout à nouveau.

Cette année encore, mon club le Nanterre AC était représenté par une trentaine de membres dont plus de la moitié pour accompagner deux Joellettes afin de faire vivre la course à deux handicapés. C’est sous l’impulsion de Hamlili Masmoudi le responsable du handisport, secondé par Vincent Orgeuil que ce beau projet a vue le jour. Quel bonheur de voir les visages s’illuminer aussi bien chez les coureurs que les « invités » dans leurs sièges confortablement installés.

La course démarre à 10h30 dans le bois de Boulogne, nous avons rendez-vous une heure avant pour un dernier briefing. Je serais lièvre pour Sonia qui tente de battre son record sur la distance et rêve d’un 45 mn sur 10 km.

Après une courte nuit…
Je serais accompagné de mon ami Adrien qui comme moi était la veille à l’anniversaire de Giao des Étoiles du 8e, où nous avons célébré ses 44 ans comme il se doit. C’est donc avec le peu de force qu’il nous reste que nous prenons le départ. Par sagesse et amitié nous suivrons Cyril le meneur d’allure officiel qui porte fièrement la flamme des moins de 45 mn. Sonia part un peu vite, je la laisse gérer son départ, mais elle s’emballe et passe le premier kilo en 4’ au lieu des 4’ 30’’ escomptés !

Je reste avec le peloton formé autour de la flamme
Nous en profitons avec Adrien pour faire un peu l’animation. Ce qui ne sera pas du gôut de tout le monde comme l’a témoigné avec peu de ménagement un concurrent à mon ami. Je retrouve Sonia seulement au 4e km, elle est en surchauffe, je l’invite à ralentir est à reprendre son souffle. J’ai bien peur que cette échappée, son corps lui fasse payer « cash » en fin de parcours. Nous gérons les différents dénivelés que comporte cette course et nous retrouvons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent difficiles. Elle peine, mais ne lâche rien. Elle sait que le record est au prix de souffrances.

Elle franchi la ligne en 46’ 38’’ à bout de souffle, d’abord déçue de ne pas avoir réalisé son objectif, mais très vite le coach lui rappelle que c’est quand même son record sur 10 km, alors un grand sourire s’affiche sur son visage.

Notre sport a cela de magique, chacun à son niveau réalise des « exploits », aussi bien le premier de la course qui aux fruits de nombreux entraînements réalise une « perf », que le coureur lambada ou l’handicapé en fauteuil qui ce matin là est allé chercher le dépassement. Bravo à tous, cette matinée fut un grand moment de partage et de sport.

Marathon de Boston 1

Trois membres du Nanterre Athletic Club avait fait le déplacement à Boston pour vivre ce marathon mythique. Christophe revient sur sa course qu’il avait préparée, comme toujours, avec la plus grande minutie. L’histoire qui avait commencé comme un conte de fée ne se termina pas pour diverse raison comme prévue…

Il est 4H45, je n’ai plus sommeil
J’ai plutôt bien dormi. La crève que j’ai chopé 3 jours plutôt ne s’est pas volatilisée comme je l’aurai rêvé… Il faudra donc faire avec et je décide de l’oublier et de me concentrer sur mon objectif du jour. Car aujourd’hui, c’est le Jour J, le jour tant attendu après 13 semaines d’entraînement intense, 13 semaines pendant lesquelles j’ai du organiser mon agenda afin de concilier entraînement boulot et vie de famille. Pas facile. Je me suis fixé cette année comme d’habitude plusieurs objectifs. Un objectif réaliste qui correspond à mon record sur la distance 2H44H55s, un objectif ambitieux qui sera d’une minute plus rapide et un objectif pessimiste qui est de finir ce marathon à plus de 15 à l’heure. J’étais jusqu’à ces derniers jours assez confiant vu ma bonne préparation, un temps au semi me satisfaisant et aucune blessure ce qui ne m’est pas arrivé souvent. Je le suis un peu moins depuis que cette satanée crève m’est rattrapée…  Seb, mon pote du Nac s’éveille et arbore comme toujours un grand sourire. Ce mec est un véritable PMAM (positive mental attitude men !! ).

Nous avalons notre Gatosport
Le mien est à la noisette. Une des noisettes viendra d’ailleurs à bout de ma couronne… Fallait-il y voir un mauvais signe ? Le runner est souvent superstitieux et je le suis un peu. Après notre douche, nous rejoignons Anthony, un exfiltré du Nac à Vancouver et Martial, un autre pote avec qui j’ai fait une grande partie de mes sorties longues. Nous nous dirigeons avec notre Groupe, Planet tour ,vers le départ des bus situé à un bon kilomètre de là. Nous passons encore fois devant la ligne d’arrivée. Le ciel est d’un bleu profond et le soleil se lève tranquillement, la température est fraiche, presque pas de vent, les conditions sont excellentes. La tension monte, j’ai le cœur qui palpite, une certaine appréhension comme toujours. Je sais que je vais me pousser à fond et que ça va être dur, mais je ne sais pas faire autrement. J’ai toujours un peu peur.…

Notre Groupe nous fais prendre un short cut dans la longue file d’attente… (French Style) et nous manquons de nous faire doubler par des italiens (ceux la sont encore plus fort que nous dans cet exercice)

L’organisation américaine est parfaite
Le 117ème marathon de Boston est rodé comme une machine. Des dizaines de bus en convoi arrivent charge et repartent avec des milliers de runners de plus de cent nationalités. Après ¾ d’heure de route ou nous sirotons tranquillement nos boissons d’efforts, nous arrivons dans la jolie Ville d’Hopkington. Il fait un peu froid, mais nous savons tous que ça ne va pas durer. Après le traditionnel passage au toilette, nous nous dirigeons comme les 27 000 autres runners vers les bus ou nous laisserons nos affaires, les mêmes que nous récupérerons après l’arrivée. A maintenant une heure du départ, nous nous mettons maintenant en tenue de gala. J’aime beaucoup ce moment de la course. Le calme avant la tempête. L’ambiance est un doux mélange d’euphorie et d’inquiétude. Les sacs déposés, nous nous mettons doucement en mouvement pour un échauffement d’une vingtaine de minute. Nous sommes tous les 4 dans la Vagues n°1 et nous partirons donc tous presque en même temps.

Marathon de Boston 2Nous rejoignons notre sas de départ
L’hymne national américain retentit, puis le coup de feu. Il est 10h… Que la fête commence. L’une des spécificités du marathon de Boston réside dans son dénivelé. Le parcours descend beaucoup les 5 premiers km avec néanmoins quelques petites remontées, puis est en faux plat montant et descendant pendant les 20 km suivants. Au 25ème km, après une belle descente, nous commençons la partie la plus difficile du parcours, les 4 collines de Newton dont la fameuse Heartbreak Hill. Le parcours redescend du 33ème au 39ème avant de finir quasiment à plat.

J’ai décidé de partir en 3’52 au kilo, ce qui me pourrait me permettre de faire un marathon en 2h43… (douce illusion !)

Je tiens donc cette allure les 5 premiers km sans que cela soit vraiment facile. Je me dis que c’est normal, il faut que mon cœur monte un peu. Je suis assez rapidement rejoins par Martial ce qui me réconforte car nous avons l’habitude courir ensemble. Je passe les 5 suivants au même rythme mais mon souffle est court, j’ai l’impression que mes pulsations sont trop hautes… Je me concentre malgré une foule importante sur le bord de la route.

Je laisse partir Martial qui à l’air d’être en forme et je m’inquiète un peu déjà sur mon sort. Je ne pose jamais de questions aussi rapidement. Je viens de perdre 15 secondes entre le 10ème et le 15ème mais ce n’est pas ça qui m’inquiète le plus. Je ne me sens pas bien, les jambes ne tournent pas comme d’habitude…

La foule et les supporters deviennent de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’on s’approche du semi marathon et collège de Wellesley. On peut entendre à des centaines de mètres à l’avance le cri strident des collégiennes et cheerleaders qui sont la à encourager de toutes leurs forces les runners de tous poils…

Un peu à contre cœur, je me placerai au milieu de la chaussée et ne participerai pas comme je le fais souvent à taper des mains. Certains s’arrêtent carrément et font la bise à ces jeunes femmes ce qui ne fait que galvaniser la foule… Grand moment auquel je ne participe pas, je me concentre car mon subconscient sait déjà ce qui va se passer… Je vais en chier comme jamais.

Mon rythme continue de ralentir
Je suis passé sous la barre fatidique des 4mn au kilo entre le 15 et le 20ème km. Je passerai le semi en 1h23. Je sais d’ores et déjà que mes 2 premiers objectifs seront inatteignables… mon moral en prend un coup. Je ne tourne plus qu’en 4mn 10 entre le 20 et le 30.

Après une belle descente au 25ème, nous allons attaquer les difficultés… Je suis exténué et je me demande comment je vais faire pour continuer. Je décide de me reconcentrer et d’oublier complètement le chrono. Après la seconde colline, une forte douleur lancinante irradie ma cuisse droite… Une belle crampe me tourne autour et ne me lâchera plus. La cuisse puis le mollet droit seront pris à tour de rôle dans l’étau ce qui m’obligera à m’arrêter parfois de façon impromptu sur le coté du parcours et de m’étirer un maximum sous les yeux hagards des supporters qui en me regardant me demande si il faut appeler du secours… Je me dis que je dois vraiment faire peur. En regardant quelques photos de moi prises à ce moment, je les comprends mieux… Je fais peur… Mon regard est noir comme me le diras Thomas un ami supporter au 17ème mile. Je ne m’en étais pas rendu compte tellement je me concentrai sur mon effort et ma souffrance. Anthony me dépasse maintenant et me fait une tape amicale dans le dos. Il ne s’attendait pas à me voir là… J’essaie de l’encourager et je le vois rapidement disparaître à travers le flot des coureurs. Je passe le 30ème km en plus de 2h et je sais maintenant que mon objectif pessimiste vient d’être dépasser et que vu ma forme, je ne le reverrai jamais… Enfin un peu de lucidité !!

Le parcours continue de monter
Les crampes me tuent à petit feu, j’envisage d’abandonner mais je ne peux m’y résigner. Je m’arrête. Ça fait bizarre de s’arrêter. Je bois un verre de Gatorade et je repars rapidement. Je ne peux pas ne pas ramener ma médaille. Je pense à ma compagne Lydie, à ma petite fille Clémentine et je me remets à courir. Peu importe le temps, il faut que je ramène cette médaille… Je ne sais plus sur quel colline je suis, j’ai l’impression que ça ne va jamais en finir mais si ça y est , vers le 33ème, la pente s’atténue et s’inverse… Mon mollet et ma cuisse s’en réjouisse, mes quadriceps vont bientôt être en feu. Les 10 derniers km, la foule est dense et en délire mais je ne la regarde pas, je ne participe pas, je ne peux pas. Je vois au loin la tour de Prudential et donc l’arrivée…

Les 7 deniers km me paraitront une éternité. Je continue à me faire doubler par une masse de plus en plus importante… Mon dieu ce que cette impression est désagréable mais je m’en fous, maintenant mon seul objectif est de finir. Au 35ème, je regarde mon chrono et je me dis que je peux encore passer sous les 3h. Commence une nouvelle course ou je cherche la foulée la plus économique possible. La moindre cote positive est fatale et les crampes reviennent me faisant perdre à chaque fois des secondes précieuses. Au fur et à mesure des km, ma vitesse se réduit et je ne sais pas si je vais y arriver. Je pense à Lydie, je Pense à Clem, je pense au Nac, mon club.

Ça y est, je passe le 41ème km en 2H53mn 30, il me reste 6mn 30 pour faire 1, 2 km… Je passe les derniers virages, consulte ma montre une dernière fois sur la ligne droite, ça va le faire… Ma foulée est celle d’un papy de 70 ans… mais je finis ma course.

2H59mn 10 sec de souffrance…
Mon plus mauvais chrono en 9 ans de course… je continue à marcher avant de devoir à nouveau rapidement m’étirer pour faire passer cette crampe lancinante. J’ai froid, le vent souffle, le ciel s’est couvert. On me donne enfin ma médaille. Je l’ai mérité. Je suis exténué, heureux d’être aller au bout malgré la souffrance, triste de ne pas avoir fait ma course le Jour J. Le marathon est ainsi fait. Martial fera un PB avec un superbe 2H49 malgré un arrêt au stand. Anthony, éclate son record personnel de 8mn, Seb qui ne partait pour faire un temps fait un très beau 3h04 en ayant passé un moment savoureux avec la foule de Boston. Je sais d’ores et déjà que je reviendrais à Boston tant l’organisation et l’ambiance sont top. Je reviendrais pour faire la course que je n’ai pas faite aujourd’hui.

Moins de 2 heures plus tard, une autre histoire bien plus grave de déroulera proche de la ligne d’arrivée reléguant ma petite désillusion personnelle à des années lumières. Un coup dur pour Boston, pour le marathon, pour le sport.

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Dans le cadre de la préparation au marathon de Paris en avril prochain, il est courant d’intégrer un semi à quatre semaines de l’échéance. A ce petit jeu là, je ne suis pas mécontent, car le programme que je suis depuis le mois de janvier piloté par Anne Valéro commence a porté ses fruits.

J’avais à cœur de faire « quelque chose » à ce semi, car je sortais d’une année en demi-teinte, pas d’amélioration significative de mes chronos hormis sur marathon. J’ai pour cela tenté l’aventure avec une coach à l’approche radicalement différente de ce que j’avais connu jusqu’ici. L’objectif est fixé au 7 avril, mais pour l’instant retour sur ce semi 2013.

Le rendez-vous des amis
Le samedi sur le village nous sommes nombreux à nous retrouver pour échanger et pronostiquer sur la course du lendemain. Grâce à Facebook et à la Runnosphère, ce cercle d’amis grossi de jour en jour. Cette année mon retrait du dossard est facilité par Assu 2000 sponsor de l’épreuve et qui via un partenariat m’a permis d’offrir 5 dossards aux lecteurs du blog. La course commence bien…

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La photo d’avant course
Comme chaque année le rendez-vous est fixé à la lettre P du Parc Floral. Pour cette édition, nous serons très nombreux à avoir répondu présent. Clic clac c’est dans la boîte, il est temps de s’échauffer. Malgré un soleil présent, la température est fraîche, il ne fait pas plus de 4°. J’ai pris l’option short et maillot à manche longue. Je compte sur l’effort pour me réchauffer…

Nous entrons dans le sas préférentiel, réservé au moins de 1h30. Il y a du monde, l’épreuve à d’ailleurs battu son record de participation, avec 40 000 concurrents. L’heure est solennelle, chacun se concentre à sa façon. Puis tout à coup, sans sommation ni musique spécifique, c’est le départ.

Choisir le bon train
Pour moi le tempo avait été fixé par la coach, ce sera 4 minutes au kilomètre, soit 15 km/h tout rond. Je ne me laisse pas embarquer sur un faux rythme et je gagne à ce jeu là, car mon premier kilo est à 4’ 00’’, une vrai horloge suisse !

Le parcours nous emmène en direction de la porte de Charenton, avec une longue descente. Nous entrons dans Paris où nous attends la grosse difficulté de l’épreuve, la monté de la rue Taine. Je tire bien sur les bras et ne ralentis pas, cela passe tout seul…

Les kilomètres s’enchaînent à une vitesse, je ne vois pas le temps passer. J’avais pour l’occasion un lièvre, Edwin, qui dès le 8e kilomètre m’accompagnait. A chaque ravito, il prenait pour moi une bouteille et un sucre. Je restais bien à droite, loin de la cohue.

Nous arrivons à mi parcours près de Bastille, je passe les 10 km en moins de 40 mn, je suis dans le tempo et je me sent bien, je sais que cela ira jusqu’au bout si je gère bien la suite.

A l’hôtel de Ville, c’est le demi tour, désormais, chaque foulée nous rapproche de l’arrivée ! Je suis dans un bon groupe, nous avons la même vitesse et la même volonté de finir sous les 1h 25’. C’est le moment de rester concentré, de ne rien lâcher. Mes jambes tournent à plein régime, la préparation et les différentes séances de renforcement musculaire n’y sont pas pour rien.

L’emballage final
C’est parti pour le grand sprint, je passe en mode concentration maximale. Mes pieds ne touchent plus le sol. Je vois l’arche au loin, ce sprint semble interminable. J’accèlère encore pour grapiller quelques précieuses secondes, je vois le chrono, je suis sous les 1h 25’. Vite, encore quelques mètres… c’est terminé !

La première attention c’est pour ma Garmin, elle affiche fièrement 1h 24’ 39’’. J’ai réussi mon pari, c’est un nouveau record sur la distance. Je suis confiant pour la préparation marathon qui devrait m’amener à faire 3h. Je repense à toutes ces nouvelles séances, concoctés par Anne Valéro pour me permettre de supporter cette vitesse. Je suis sur le bon chemin. A cinq semaines de l’objectif, je m’apprête à entrer dans les semaines les plus dures. Je suis mentalement prêt à affronter cette dernière longue ligne droite !

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Romain marathon de Rome

Pour Romain Pizzanelli, l’effort physique n’est pas juste un moyen d’être en forme, il représente une philosophie de vie. Cela fait maintenant 31 ans que le sport fait parti de son éducation et ces valeurs feront partis de l’éducation de son enfant à venir. Il ne se contente plus de courir pour le plaisir ou un chrono, il cherche à donner un sens à ses actes. C’est pourquoi, il va mettre pour la seconde fois son action au service d’une bonne action. Portrait de Romain…

Romain cyclisteJe commence le sport dès mon plus jeune âge, papa et oncle cycliste, je ne me vois pas faire un autre sport… Après des essais peu concluant en judo, basket … je débute le vélo en cadet. Les saisons se suivent je suis passionné mais pas assez contentieux et acharné comme je peux l’être aujourd’hui pour la course à pied. Après mon titre de Champion de l’Essonne Espoir FFGT en 2001, je décide d’arrêter pour d’autres motivations… Je n’ai de plus, plus le temps de m’entrainer. Comme on me le demande souvent alors « mais comment as-tu pris goût à la course à pied ».

Tout simplement après le travail, le seul sport qui arrive à combler le manque du vélo est la course à pied. Je me souviens encore de mes premières sorties ou je n’avais rien à voir avec le « runner » que je suis devenu aujourd’hui. Mais il y a un début à tout, je regrette d’ailleurs ne pas être passé par la case école d’athlétisme plus tôt mais le vélo a été une bonne école aussi.

D’ou mon goût prononcé pour la longue distance et notamment le marathon. Aujourd’hui et contrairement à mes débuts, j’arrive à prendre du plaisir sur mes séances VMA et sur des distances plus courtes. Je dois passer par là pour espérer encore m’améliorer.

Romain c’est 7 marathons au compteur
Son palmarès est en quelques années assez éloquent, trois marathons sous les 3h à Nice/Cannes, Rome puis Berlin. A chaque départ, la motivation est différente. Il est vrai, que depuis mes 2h50 à Berlin en 2011, je n’ai pu réellement confirmé mon temps sur un autre parcours. En 2012 NY était mon principal objectif et bon nombre de personnes pensaient que se serait difficile pour moi de rééditer un nouveau chrono proche des 2h50 ! La faute à un parcours bien plus compliqué qu’en terre Allemande. La course à pied c’est aussi sa, savoir et pouvoir se prouver que l’on peut encore aller plus vite.

Le 07 Avril, il s’élancera pour son 8e marathon
Comme pour le marathon de New York ; je ferai en sorte d’allier ma passion à une association caritative. Mon choix : Mécénat Chirurgie Cardiaque, pourquoi ce choix ? Le rapport sans doute avec le cœur ? Sans cœur on ne peut courir et sans cœur on ne peut donner… Les enfants sont en plus une magnifique motivation ! Tous les renseignements sont sur le site : http://www.mecenat-cardiaque.org/ ou sur ma page alvarum : http://www.alvarum.com/paris2013uncoeurpourunevie

Romain le gout de l'effortLa course à pied, c’est aussi…une saison mouvementée avec le changement d’entraineur pour le côté sportif et d’un nouveau poste professionnel pour le côté privé. Une rencontre au passage avec Fabrice BELOT qui apprend à me connaître de sa Nouvelle Calédonie. J’avais un peu perdu le goût de la course à pied et Fabrice m’a très vite redonné l’envie. Cela ne s’explique pas.

La course à pied doit rester un plaisir
On me dit souvent trop me prendre la tête et que la course à pied doit rester un plaisir. Il est évidant qu’elle ne peut être autre pour moi, mais j’aime m’investir dans chaque objectif que je me fixe du mieux que je peux. La préparation n’a réellement débuté, mais la tête y est déjà ! Les kilomètres s’enchainent avec les séances pour cumuler un peu plus de 80Km par semaine… Début Février, nous rentrerons dans le plan de 8 semaines. Encore beaucoup de travail et d’investissement personnel à venir mais pour être à nouveau marathonien ce sera le minimum. Le chrono, s’adaptera le jour J avec une petite idée mais pour le moment place à la préparation ! Pour une association, un cœur, un enfant, un événement !

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10 km de Vincennes Jean-Pierre et Adrien

Il est des 10 km qui comptent en région parisienne et cette course remporte chaque année un grand succès pour des raisons que je ne m’explique pas. Le départ en double sas est chaotique. Le parcours est étroit et sans grand intérêt. Pourtant j’attends chaque année beaucoup de cette compétition.

Je n’avais pas couru depuis le mois de novembre, date du semi de Boulogne en remplacement du marathon de New York annulé. J’étais dans le flou, j’avais besoin de repères. L’épreuve de Vincennes est celle de mon record personnel. C’est sûrement la raison qui me pousse chaque année à venir me frotter ou plutôt a jauger à mon état de forme.

L’année du changement
J’ai pris fin novembre la décision de me faire « coacher » de suivre une préparation sur mesure avec une préparatrice physique et athlète de haut niveau : Anne Valéro. Pourquoi se faire suivre quand on est dans un club avec un entraîneur que l’on apprécie ? Tout simplement pour avoir un plan sur mesure et des données précises adaptées à mon niveau, à mon âge et surtout à mon objectif, à savoir le marathon de Paris. Nous convenons que la préparation commencera en début d’année 2013, suite à une trêve de 15 jours afin de démarrer dans les meilleures dispositions les différentes charges de travail.

J’aborde les Foulées de Vincennes avec une préparation de trois semaines et considère cette course comme un test VMA ou plutôt un instantané de ma forme actuelle. Donc en théorie pas de pression, mais juste « dérouler » pour voir où j’en suis. La méthode « Anne Valéro » est basée sur la puissance et de nombreuses séances de seuil plus adaptée à mon âge que les séances sur piste. J’aborde cette course les jambes chargées d’acide lactique.

10 km de Vincennes échauffementMise en jambes
Je retrouve mon club, le Nanterre Athletic Club qui, comme à son habitude, squatte le parking souterrain de la mairie. Nous sommes 60 inscrits sur le 10 km, une véritable vague rouge va déferler sur la banlieue Est ! Nous procédons à un échauffement commun de 25 mn afin de mémoriser le tracé. Nous retrouvons notre parking ou nous terminons l’échauffement avec des éducatifs et des lignes droites. Soixante athlètes lancés dans les sous-sols, cela a quelque chose d’inquiétant !

Dans le sas de départ
Je retrouve la plupart de mes amis dans le sas préférentiel : il y a Adrien, Guy, Grego, Emmanuelle, Thomas… il ne manque que Salvio ? Il est temps de se concentrer et de parler tactique. Certainement lié à mon expérience ou à mon inconscience, c’est moi qui donne les instructions et les rythmes à suivre. Nous partirons sur un tempo de 3’ 45’’ au kilomètre jusqu’au 5e km et ensuite nous accélérons si nous le pouvons.

Coup de pistolet, c’est parti
Il y a beaucoup de monde dans les rues étroites de Vincennes, ce départ est une cohue. Notre groupe est compact jusqu’au premier kilomètre. Je regarde le chrono, je passe en 3’ 43’’ j’ai deux secondes d’avance. Je ralentis un peu, laissant filer Guy et Thomas. Adrien me fait confiance est reste à mes côtés. Il en sera ainsi jusqu’au 5e km. Je regarde chacun des kilomètres et le tempo n’est pas bon, je suis en 3’ 50’’. Je perds entre 5 et 7 secondes chaque kilo. J’en suis conscient mais impuissant, je n’arrive pas à aller plus vite…

Deuxième boucle
Nous entamons la dernière moitié de parcours. Adrien place une accélération qui me laisse sur place, je ne le reverrai plus. Je continue sur ma lancé sans défaillir. Je sent un coup de mou au 7e km que je passe en 3’ 56’’ mon pire temps de passage. Il faut réagir ! Je m’accroche à un groupe devant moi et tente de grappiller quelques secondes.

10 km de Vincennes ConcentrationEmballage final
Nous voilà de retour sur le centre ville, je donne tout ! Je fais le vide, me relâche et tente de reprendre un ami du NAC que j’aperçois à une centaine de mètre. Dernier kilomètre il y a une foule qui encourage et nous invite au dépassement. Je suis comme en apesanteur, je ne sens plus mon corps, une seule obssesion : « finir vite ! ».

J’entame la dernière ligne droite, je sprint et aperçois le chrono. Je termine en 38’ 28’’. Une déception m’envahie ! Je me voyais tranquillement sous la barre des 38’. Mais ce ne sera pas pour aujourd’hui.

La joie des autres
Je retrouve mes amis qui savourent leurs belles victoires. Je n’ai pas le droit de gâcher leurs sentiments par mon attitude mélancolique. Alors soyons positif, je n’avais pas couru depuis plusieurs mois, je manque de rythme et de compétition et je suis à plus de 15,5 km/h. Mon objectif étant le marathon de Paris au mois d’avril, la route est encore longue… Prochain rendez-vous le semi-marathon de Paris le 3 mars.

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Jeux concours ASSU 2000

Rien de mieux que le sport pour rester en bonne santé ! C’est en partant de ce postulat que l’assureur ASSU 2000 encourage à la pratique sportive. Ce sont des valeurs que je partage également, je n’ai donc pas hésité à m’associer à l’assureur afin de vous informer et de vous faire gagner trois dossards pour le semi-marathon de Paris.

Dans le cadre de ma préparation au marathon de Paris, j’ai inclus comme pas mal de Parisiens le semi-marathon de Paris. Pour cela un plan d’entraînement sera nécessaire, ainsi qu’une bonne hygiène de vie. Au final, rien de révolutionnaire, mais juste la volonté d’améliorer sa condition physique. Tous ces conseils vous les retrouverez sur la page sport d’ASSU 2000

Cette volonté d’agir se matérialise dès aujourd’hui avec le lancement de la PSS !
La Prime Sport Santé est une opération ambitieuse, avec des animations originales et une communication d’envergure autour de courses de running. Ainsi, chaque semaine, des experts viendront notamment prodiguer des conseils aux participants, qu’ils soient débutants ou pratiquants réguliers. Plus d’informations sur le site internet : http://www.assu2000.fr/sport/presentation

Dans ce cadre 3 dossard sont à gagner pour le semi-marathon de Paris 2013  pour y participer, il vous suffit:
1 – de devenir Fan de la page Facebook Prime Sport Santé by ASSU 2000
2 – de m’expliquer votre motivation à participer au semi-marathon de Paris ?

Vous avez jusqu’au 25 janvier minuit pour devenir Fan de la page Facebook Prime Sport Santé by ASSU 2000 et envoyer votre motivation par mail à run.reporter.run@gmail.com. Un tirage au sort sera effectué parmi les Fans Facebook de Prime Sport Santé by Assu 2000 qui m’auront envoyé la plus belle motivation. Bonne chance !

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Il y a des courses qui sont mythiques pour moi, de celles ou chaque participation est un vrai plaisir, un vrai challenge. De celles qui me servent d’étalon pour mesurer ma progression. Bref, les 10 km du 14e la course de mon quartier est MA course, celle ou toute la famille y compris ma belle-mère fait le déplacement pour voir l’athlète en maillot.

Chaque année après les vacances à la neige il y a cette course qui sert à me remotiver suite à une coupure hivernale d’une semaine ou deux. Cette année, j’étais prêt, peut être plus que les autres années. Comme pour New York lorsque je retire mon dossard les organisateurs me souhaitent "bonne course" et me promettent que cette trentième édition sera à la hauteur de mes espérances.

Comme pour Big Apple la météo vient jouer les troubles fêtes quelques jours avant,  rendant incertain le départ. Les rumeurs commencent à circuler sur le net, partira, partira pas…

Dans la journée de samedi les communiqués s’enchaînent : « la course aura bien lieu », les moyens seront mis en œuvres pour que demain ce soit une grande fête. Il faudra attendre 17h pour que la nouvelle tombe : « par décision du maire la course est annulée en raison des conditions météorologiques, elle sera  reportée à une date ulterieure ». Comme pour New York, pourquoi avoir attendu le dernier moment pour annuler, car les conditions-météo annonçaient pour dimanche étaient exécrables ?

Comme à NY la puissance des réseaux sociaux mettent en place une alternative, ce sera une sortie entre amis sous la neige au Bois de Vincennes. Les messages sur Facebook et les SMS fusent et le lendemain matin, nous sommes une vingtaine à nous retrouver sur les bords du lac Daumesnil. Il y a parmi eux mes fidèles, des amis qui étaient également du voyage en Amérique, prêt à me suivre dans cette odyssée blanche.

Premier contact avec la neige
Pour beaucoup ce sera une première expérience sur la neige. Ce n’est pas évident de trouver le bon équipement, la bonne foulée. Les appuis sont fuyants, le souffle coupé par l’air froid. Il en faut beaucoup plus pour nous décourager. Nous abordons cette sortie dans la joie et la bonne humeur. Pas question de compétition où de vitesse, nous allons rester ensemble du début à la fin.

Difficile de se quitter
Le programme indique une heure, mais nous allons dépasser allégrement ce timing tant les conditions et l’euphorie sont là. Notre terrain de jeu habituel, se transforme en « terre inconnu » il est parfois difficile de reconnaître les passages et  lieu de repères. Pour ma part ce sera 12 km, mais quelle balade. Le chrono GPS indique 1h15 ce qui en temps normal serait une sortie raté, se transforme ce matin là en véritable bonheur pour runners.

Pour terminer l’analogie avec le marathon de New York, la course fut annulé, mais le plaisir fut présent. Celui de partager et d’échanger sur notre passion commune : « la course à pied » alors certes, il n’y a pas eu de chrono, mais ce sera pour la prochaine fois. Rendez-vous aux foulées de Vincennes qui, espérons le, seront plus propice à la performance…

La grande famille des runners

Running du Jogging au marathon

Michel Delore nous livre un nouvel opus après le succès de son précédent ouvrage « courir »  qui a été vendu à plus de 80 000 exemplaires. Dans celui-ci l’auteur revient sur les fondamentaux, vous apprendrez ainsi à maîtriser votre foulée, vous suivrez les nombreux plans d’entraînement, vous apprécierez les différents conseils, bref que vous soyez débutant ou pratiquant averti, vous trouverez toutes les informations et les réponses aux questions que vous pouvez vous poser.

Un mot sur l’auteur, journaliste sportif, Michel DELORE est un pratiquant de longue date, adepte des 10 kilomètres, des semi, du marathon et des courses de montagne, il termine 8 fois vainqueur de la fameuse SaintéLyon. Il est aussi l’auteur chez Amphora de plusieurs ouvrages de référence sur la course à pied.

Ce livre balaye toutes les pratiques du Running en 13 chapitres, quelques fois sur des sujets un peu léger comme le laçage des chaussures ou courir à l’étranger, etc… Mais d’autres ont retenu toute mon attention comme « Entraînement à la Kenyane ou à l’Européenne ? » ou alors « l’Entraînement croisé : les sports de complément ».

J’ai parcouru l’ensemble de l’ouvrage et mon sentiment est mitigé !  Beaucoup de sujets ne mérite pas une pleine page, par contre d’autres sont très intéressants et mériteraient un étayage scientifique. C’est pourquoi, j’ai voulu en savoir plus sur Michel DELORE en lui proposant l’interview que voici.

Michel Delore

Peut-on voir « Running : du Jogging au Marathon » un enrichissement de la version précédente « courir » ?
Les "sujets légers" dont vous parlez sont au contraire des sujets importants sur le terrain, mais je ne leur ai consacré que quelques dizaines de lignes sur 384 pages : un bon laçage est capital pour une foulée correcte et les voyages des coureurs à l’étranger concernent  chaque année des milliers de coureurs (environ 3500 Français rien qu’au marathon de New-York).

Bien sûr que certains sujets mériteraient de plus longs développements, mais le livre compte déjà 384 pages. Un livre gros comme un Larousse de jadis aurait peu de chances d’être lu par les coureurs, et il existe des ouvrages spécialisés comme ceux sur la diététique, le minimalisme,les étirements, par exemple. C’est leur rôle d’approfondir en 200 pages à chaque fois certains sujets. Je me suis cantonné à l’essentiel,en tenant compte aussi que certains sujets sont  traités par les magazines spécialisés. Par contre le chapitre sur le pied et la foulée, celui sur les problèmes médico-sportifs sont longs et inédits. Je ne connais pas d’ouvrages aussi complets. Et j’ai travaillé avec des professionnels de grande compétence (podologue, boutique spécialisée, médecins du port, cardiologue, kiné et ostéo, avec des témoignages et références de champions et championnes ; le chapitre sur les femmes est important grâce à la collaboration d’une femme qui a longtemps entraîné  l’équipe de France féminine de cyclisme.

Avez-vous des retours de lecteurs qui grâce à vos plans d’entraînements ont battu leurs records ?
Le livre étant paru en octobre, il est trop récent pour savoir si des coureurs ont battu leurs records !

Comment percevez-vous l’évolution de la course hors stade ? (depuis son passage sur la route et maintenant l’avènement des courses nature)
L’évolution de la CAP est traitée dans le livre, dans les chapitres sur la course nature (courtes distances) et l’ultra-fond qui traite en particulier du trail; on y trouve notamment un entretien avec le directeur de la société Extra, organisatrice de plusieurs épreuves, dont la Saintélyon. Je ne me mouillerai pas trop en disant que l’apparition des trails est un phénomène sympathique, qui va perdurer, mais le nombre de pratiquants sera toujours supérieur sur le bitume comme le montrent les statistiques publiées dans les premières pages du numéro spécial calendrier 2013 de la revue VO2. Et la nature ne pourrait pas accueillir des dizaines de milliers de participants comme dans les grands marathons ! Il me paraît souhaitable, toutefois, de ne pas trop durcir les épreuves : il faut que la CAP sous toutes ses formes demeure un sport populaire, abordable pour le maximum de personnes.

Vous avez remporté à huit épreuves la SaintéLyon, qu’avez-vous pensez de cette édition 2012 «dantesque» ?
L’édition 2012 de la Saintélyon a été dantesque, mais ce n’est pas la première du genre : l’hiver, la nuit, c’est comme çà depuis 1951.

J’attire votre attention sur les thèmes comme la gestion de l’effort et toutes les nouvelles techniques et technologies qui sont traitées dans mon livre : les chaussures à haut rendement, l’isocinétique, la cryothérapie, l’homéopathie (avec notamment l’apport de l’arnica), le double bilan sanguin en 90 minutes, le carnet d’entraînement informatique, l’utilisation des récents appareils (GPS notamment) en relation avec l’ordinateur, l’entraînement poussé sur vélo statique en plein hiver, la simulation d’altitude, les problèmes cardiologiques (en particulier pour les adeptes des entraînements fréquents et pointus en VMA), etc.

 Je répondrai volontiers à toutes les questions qui me seront posées sur mon blog.

Éditions Amphora : www.ed-amphora.fr

24,90 €, 384 pages. Blog de l’auteur : http://delore.over-blog.com

Une préparation marathon en chasse une autre, celle de New York terminée il va falloir songer à la suivante, Paris 2013. Celle-ci sera placée sous le signe de la performance, car je poursuis ce rêve de passer sous les trois heures au marathon.

Je suis à la porte de mes ambitions avec un record à 3h06, pour cela il va falloir revoir toutes mes notes, mes plans d’entraînements afin de traquer la faille. Que vais-je pouvoir améliorer, que mettre en œuvre pour pulvériser ce mur ? L’une des premières résolutions sera d’augmenter le kilométrage, je suis actuellement à 60 et 80 km les semaines les plus chargées. J’envisage de tourner à 80 et 100 km pour les grosses semaines.

La seconde, le renforcement musculaire et le travail de pied. Dans un but d’améliorer ma posture, je ferrai des exercices de griffé et de placement du corps. Mais la grosse révolution sera d’apporter une touche de minimalisme dans mes footings. Je pratique déjà depuis quelques semaines chaque mardi, des footings en Merrel barrefoot afin de porter ma foulée sur l’avant. Je trouve que ces chaussures sont le chaînon manquant entre la chaussure « classique » et les minimaliste du type Five Fingers.

Si l’on se réfère au manuel de Fred Brossard et Daniel Dubois « Barefoot et minimalisme (courir naturel) », le meilleur moyen de réussir sa transition, c’est d’opérer un glissement progressif. Il faut introduire le barefoot par petite touche afin d’habituer la mécanique et les muscles à ce changement de gravité. En ce qui me concerne, courant sur la pointe des pieds naturellement, j’ai adopté les Merrell Road Glove facilement. Pour ma première sortie j’avais mis des chaussettes, que j’ai retiré rapidement car elles ont un style unique et naturel. Leur tissu de support et leur tige en mesh respirent et sécurisent le pied. Un renfort de l’avant-pied et une semelle pieds nus Vibram® apportent plus de protection et d’adhérence.

TIGE/DOUBLURE

  • La construction Strobel « pieds nus » offre flexibilité et confort
  • Tige en cuir synthétique et mesh aéré respirant
  • Les superpositions en TPU assurent la protection du pied
  • Le pare-pierres en caoutchouc fondu assure plus de durabilité et de protection
  • La bride arrière en cuir synthétique offre une stabilité optimale
  • La construction du support interne protège la voûte plantaire pour plus de confort et de stabilité
  • Assise plantaire en microfibre intégrée traitée avec la solution antibactérienne Aegis® qui repousse les odeurs

SEMELLE INTERMÉDIAIRE/EXTÉRIEURE

  • Semelle intermédiaire en EVA moulé par compression avec coussins de 4 mm
  • Un pan intégral de 0 mm vous maintient connecté au terrain
  • Semelle Vibram® Road Glove/caoutchouc TC-1

Retrouvez la gamme Merrell sur le site : http://www.merrell.com/FR/fr/e-shop

Article sur le livre : « Barefoot et minimalisme (courir naturel) » : http://runreporterrun.wordpress.com/2012/07/19/barefoot-et-minimalisme-courir-naturel/

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L’ami Giao est un touche à tout de talent, il débute la course à pied il y a seulement quatre ans et le voila engagé dans l’une des courses les plus dure du monde. Folie ou aventure humaine ? Il revient pour nous sur son incroyable périple en terre réunionnaise. La parole à Pierre-Marc Giao…

Il est des courses qui font rêver nombre de coureurs même parmi les plus expérimentés, parmi les plus dures de la planète figurent Le Grand Raid de La Réunion dont c’était la 20ème édition cette année. J’ai eu l’immense privilège d’y participer, quelle course de folie c’est le cas de le dire.

La Réunion se situe à 9.300 km de Paris et de l’autre côté de l’Equateur, l’été commence vers le 10 novembre, l’hospitalité y est exceptionnelle surtout chez Fabienne et Johnny Pérot, le soleil toujours présent dans leur coeur et dans le ciel depuis leur terrasse. Comme je ne supportais pas la chaleur, j’étais parti une semaine avant ma plus grosse course de l’année pour m’acclimater aux 26°C et à l’humidité ambiante. J’avais même poussé la blagounette jusqu’à courir deux heures sur un site prisé par les traileurs, le Piton-Babet du nom d’un des anciens maires de Saint Joseph, la ville du Sud où j’avais posé mes trail-runnings. Tout se passait bien et je coulais des jours heureux bien chargés de sommeil réparateur et préparateur jusqu’au matin du 18 octobre le jour de la course. Le premier contrôle matériel avait lieu à 19h heure locale et le départ à 22h. Je retrouvais Le Bagnard de Kikourou et Daniel qui faisait sa deuxième traversée de l’Île après 2010 et ses 140 km. Pour la vingtième édition, le comité directeur de la course organisée par Robert Chicaud avait sélectionné un plateau relevé des anciens vainqueurs du Grand Raid entre autres Cléo Libelle, Vincent Delebarre et Kilian Jornet.

Le Grand Raid n’est pas une course comme les autres !
La sécurité est primordiale. Après que Johnny m’ait déposé vers Saint Philippe à 800 m du Cap Méchant, je me présentais au point de contrôle. Les bénévoles vérifièrent que je transportais bien mes deux bandes adhésives, ma couverture de survie, ma frontale, mon téléphone, mon sifflet et ma réserve d’eau. Après avoir passé ma puce au premier point pour homologuer mon départ, je m’installais dans un coin en attendant de voir des têtes connues. Ce fut Le Bagnard de Kikourou que je reconnus en premier puisque nous avions fait l’objet d’un article chez Maya et d’encouragements de la part de Jean-Pierre Run Run.

Puis ce fut mes retrouvailles avec Daniel du groupe OVS du samedi matin du BdB – le Bois de Boulogne – il me disait que nous étions des branques à nous taper 170 km et 10845 m de D+ alors que les copains allaient faire leur 9 ou 13 km avant de passer à l’apéro. Plus nous approchions des 22h plus la tension était palpable, les tamtams réunionnais marquait le rythme des encouragements d’une manière tribale, tous les yeux étaient rivés vers le compte à rebourg ou plutôt l’heure officielle de la course. Les raideurs laissèrent passer les favoris de la course pour ne pas les gêner ensuite ce fut le plus gros des 2.783 coureurs à entrer en position. Je m’étais mal débrouillé et était resté en quasi-dernière position avec Daniel.

Quand le signal de départ fut lancé, une grande clameur se fit entendre et tous les coeurs battaient en même temps au rythme des chaussures de trail battant le bitume de St Philippe. Nous avions devant nous 5,5 km de faux plat montant puis descendant. Après le rond point, je fis la bise à Johnny et Abraham qui s’étaient postés pour m’encourager dès le départ, deux heures trente d’attente pour dix secondes de moments de partage, c’est beau.

Le début de La Diagonale est ce qu’il y a de plus facile
7,7 km de route bitumée de la RN2 suivie par des passages larges dans la forêt jusqu’au second point de contrôle au début du Chemin de Ceinture (7,7 km). A partir de là, cela commençait à grimper mais ce n’était pas méchant, 500 m de D+ pour 3,4 km c’était un bon début car sur un sentier relativement plat. Premier bémol de la course, lorsque nous sommes arrivés au ravitaillement de Kiosque Mare Longue / Le Banc (11,1 km) , il ne restait plus rien juste des morceaux de sucre et de l’eau pour nos Camelbak, plus d’eau chaude, des bananes ne restaient que les peaux et quelques morceaux de fruits secs se battaient en duel dans les assiettes cartonnées éparses. Je vis déjà le premier abandon à cet instant. La course commençait à peine et derrière ce ravitaillement sans point de contrôle, nous allions attaquer le gros morceau de la première partie : l’ascension du GR2 Puy Raymond. Une sucessions d’escaliers en single-track, les coureurs en file indienne. C’était interminable, on avançait d’une marche ou de deux puis on attendait, des petits malins s’amusaient à nous dépasser quand même, avec l’avancée de la nuit, l’excitation et l’énervement commençait à se faire sentir. L’ascension de 15,5 km pour 1.900 m de D+ avait duré 8h car j’étais parti à l’arrière et avait perdu plus de temps à attendre qu’à avancer. Nous commencions à voir des raideurs rebrousser chemin tout penauds, d’autres étaient habillés en short, tee-shirt et manchons, un peu léger pour affronter les -2°C ambiante. La vue était sublime avec le soleil rasant le sommet des volcans. Je me retournais pour prendre quelques clichés. J’arrivais à 6h56 au point de contrôle de Foc Foc ( 29 km) et le temps de prendre une soupe, du coca-cola, de consulter et d’envoyer deux textos, j’étais reparti vers la Route du Volcan et j’avais 7 km à boucler en 1h40.

J’étais reparti dans un schéma de course à étapes
J’attaquais chaque échéance l’une après l’autre. Le Piton de la Fournaise émergeait majestueux des nuages et je poursuivis mon chemin dans un paysage lunaire en direction de l’Oratoire Sainte Thérèse (38,9 km) puis au point de contrôle du Piton Textor (42,2 km). Je venais de passer la distance symbolique du marathon sur la Diagonale des Fous et il était 10h15 soit 12h15 après avoir pris mon départ, jamais un marathon n’avait été aussi long et intense. Quand je pouvais je trottinais, essentiellement sur les faux-plats descendants. Dans l’étape suivante, je devais rejoindre Mare à Boue soit 9 km en 2h30 et je perdais au passage 500 m de dénivelé. Facile je vous aurais dit, en réalité à La Réunion, la descente n’est jamais en ligne droite et plutôt une succession de montées et des descentes, avec une tendance pour l’ensemble plutôt en D+ ou en D-. La difficulté supplémentaire est qu’il commençait à bien pleuvoir et j’affrontais un nouveau terrain de jeu, la boue de ladite Mare. Les chemins que nous empruntions en était gorgés, je croisais une femme qui avait été écoeurée moralement et physiquement de patauger autant dedans. Je n’avais pas de technique pour pratiquer ce genre de chemin, je fis comme je peu. Sur les trois derniers kilomètres, nous retrouvions du bitûme et je me remis à trottiner car nous étions limites pour arriver hors délais. Mon état d’esprit était de poursuivre la course coûte que coûte, sauf en cas de blessure ou de rattrapage par les barrières horaires. A 13h15 je pointais tout content à Mare à Boue (52,4 km) et retrouvais un bon plateau repas avec du thé, du coca, de l’eau, du délicieux poulet cari et des pâtes coquillettes. Trois minutes plus tard, les arrivants étaient hors délais et disqualifiés mais n’avaient aucun moyen de revenir au point de départ ou d’arrivée, deuxième gros bémol d’organisation de la course. Non seulement on était amer d’avoir abandonné mais aussi le rapatriement était une deuxième galère et c’était la loi du système D et de la débrouille.

De Mare à Boue, je devais joindre le fameux Gîte du Piton des Neiges, j’étais bien requinqué par le repas et j’attaquais la suite de mon périple fantastique en pleine possession de mes moyens. Après un passage bucolique en rase campagne, je déchantais vite car la pluie avait fait son office et la boue était maintenant détrempée et gorgée d’eau. C’était pire qu’auparavant. L’autre principe de l’Île est que lorsqu’une difficulté est posée, elle n’existe pas pour quelques centaines de mètres, elle perdure sur plusieurs kilomètres pour bien nous la faire sentir. J’avais en théorie 5h pour parcourir 12,3 km pour un coureur sur route cela peut paraître un jeu de foetus, pour un traileur de campagne, c’est facile mais à La Réunion, cela m’a pris 8h.

A la difficulté de la boue, s’ajouta celles des rochers et des racines
La succession de descente et de montée entamait bien mon moral, je pris un bâton pour tenter de poursuivre mais l’avance que je croyais avoir se réduit comme une peau de chagrin. Je devais être dans les derniers coureurs quand je croisais deux nouveaux abandons puis Mano un réunionnais qui avait fait la course en 2000 et la trouvait bien dure cette année. Il avançait bien contrairement à moi qui commençait à perdre les pédales. J’avançais de plus en plus difficilement quand je croisais un cabri qui retira ses écouteurs quand je lui posais la question : "Dans longtemps le prochain ravitaillement ?" Il me répondit "3 heures" mais c’était à son allure pas du tout à la mienne, puis il remit son casque et quand je me retournais pour le voir partir, il avait déjà disparu. Il avait quand même eu le temps de me dire : "tu continues sur le sentier, tu suis les balises et surtout tu ne t’arrêtes pas".

Là je commençais à en avoir marre
Les montées, les descentes, ce n’était plus de la marche ou de la randonnée mais de l’escalade. J’avais des racines plein le sol et quand ce n’était pas elles, c’était la boue avec beaucoup d’eau. Je commençais à réaliser mon calvaire quand je vis un panneau indiquant "Gite du Piton des Neiges 6 km (3h30)". J’étais démoralisé. A ce moment, Mano me rattrapa accompagné d’un curieux bonhomme en jupe. En fait il s’agissait de David un serre-file qui fermait la marche et avait la double mission de reprendre toutes les balises et de raccompagner les retardataires vers le poste de contrôle le plus proche. Et le plus proche pour moi était en théorie à 3h30 de l’endroit où nous nous situions. J’avais de plus en plus de mal à poursuivre même avec mon bâton qui m’aidait bien et quelques instants plus tard, nous fûmes rejoints par quatre autres serre-file donc Karine, Théo, Miguel et Eusébio. C’était la première fois que je rencontrais des serre-file dans une course et il faisaient un travail formidable. Il fallait déployer des trésors de psychologie pour m’encourager et me faire avancer malgré la fatigue, le manque de sommeil et l’hypoglycémie qui commençait à poindre  son nez. David affirma que nous étions à une heure du Gite puis à vingt minutes. Mais étonnamment, vingt minutes succédèrent aux vingt minutes puis encore vingt minutes.

C’était sans fin , un vrai calvaire, on montait des blocs de rochers, on en descendait, on passait par une rivière de boue et rebelote. L’histoire a duré et duré et duré. Miguel et David se relayaient pour m’aider à avancer car je commençais à aller mal. Finalement nous sommes tout de même arrivés au Gite du Piton des Neiges (64,7 km) à 21h au lieu des 18h30 escomptés.

J’étais exténué, à bout de forces
Très malheureusement, le gite ne pouvait pas garder les six raideurs car ils n’avaient pas l’infrastructure suffisant pour nous gérer, nous offrir un lit pour la nuit puisqu’ils devaient se préparer pour la course qui allait débuter le lendemain qui était le Trail du Bourbon (le semi-raid).

David et les serre-files décidèrent donc de nous faire descendre le bloc jusqu’au stade de Cilaos en pleine nuit jusqu’à vers minuit. Mon calvaire n’était pas terminé mais je commençais à prenre l’habitude, c’était La Réunion dans une course pas comme les autres, très très technique et où il n’y a absolument rien de facile, tout est difficile et quand c’est difficile, c’est aussi très long.

La descente du Bloc ne fit donc pas exception. Souvent à pic, avec des montées et des descentes, des marches, mais heureusement sans rochers et surtout sans la boue. Juste des virages et le précipice sans garde-corps mais à la limite dans la nuit noire, c’était le détail qui gênait le moins. Le mot "interminable" à La Réunion est une évidence et la descente qui devait durer 2h30 prit un peu plus longtemps et à la fin je n’étais pas beau à voir, un serre-file pour le bras gauche, un pour le bras droit, un à l’avant pour anticiper les difficultés et une pour me montrer les pas à suivre. J’ai appris l’humilité sur ce raid car j’avais compris que je ne savais pas marcher, poser les pieds et surtout les lever, assurer mes appuis. Je vous passe les détails car nous sommes arrivés à Cilaos et pour moi c’était bien la fin de mon Premier Grand Raid après 24h d’efforts intenses où je suis allé au bout du chemin où mon courage et mon entraînement m’avaient emmené.

C’était une superbe expérience
Même si elle ne s’est pas terminé par une médaille, j’étais content d’en sortir sain et sauf puisque l’épreuve s’est trouvée endeuillée par la chute d’un raideur de 53 ans au lieu-dit Col des Fourches à Salazie. La fatigue, le manque de sommeil et de lucidité ont eu raison de cet athlète pourtant expérimenté qui avait fait fait deux fois l’UTMB et deux fois le Grand Raid. Pour ma part, c’était bien d’en arrêter là car je n’avais pas le niveau pour continuer plus loin, j’ai envie de retourner à La Réunion pour faire des reconnaissances sur la suite du périple, de m’entrainer et pour aller plus loin les prochaines tentatives de ce monstre ultime qu’est La Diagonale des Fous.

 La route est longue vers le succès mais ce qui importe le plus c’est peut-être pas la destination, mais le chemin que l’on emprunte pour y arriver, plein d’enseignement et plein de richesses !

Je remercie tous mes amis pour leurs nombreux témoignages de sympathie et de soutien sur tous les supports possibles et inimaginables, pour leur accueil mémorable et exceptionnel mes formidables amis Fabienne et Johnny Pérot de Jean Petit que j’ai rencontrés grâce à Elé, une pensée particulière émue pour Carine, Guillaume, Gilbert et Amandine.

Pierre-Marc Giao

Retrouvez les tribulatons de Giao sur son blog : http://thegiao2001.typepad.fr/

Classement et résultats de la diagonale des Fous ici 

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