Articles Tagués ‘Course à pied’

.

Dimanche 7 octobre avait lieu les 10 km de Paris Centre sous la houlette de Nike qui a transformé l’événement en fer de lance de sa communication.

L’organisation me confia pour cette édition la gestion des meneurs d’allure. Une mission très excitante d’un point de vue sportif, mais surtout humain. Être meneur, c’est se mettre au service des autres, avoir un devoir de régularité mais également d’animation. Surtout en fin de parcours, quand cela commence à faire mal…

Retour en arrière
L’expérience débute le vendredi avec la remise des dossards, ou plutôt la remise des tee-shirts ! En effet, le numéro de chaque compétiteur est inscrit sur le maillot. Ce qui donne au peloton une couleur uniforme, noire l’an passé et blanche cette année. Ce qui fait la spécificité de cette course fait aussi l’objet de toutes les critiques. En effet, imposer un maillot comme un uniforme fait grincer pas mal de dents. Pourtant, il est possible de demander un dossard papier et de courir avec le maillot de son choix. Mais peu de gens le savent…

C’est toujours un pur bonheur que de participer de l’intérieur à une organisation. Paris-Versailles la semaine précédente, Paris Centre cette semaine. Un véritable village a été créé sur la place du Palais Royal, avec en prime une vue imprenable sur le Louvre. Un Dj rythme l’événement, c’est parfois un peu gênant pour la compréhension. L’ambiance est bon enfant, nombreux sont ceux qui participent pour la première fois à une compétition. Je ne pensais pas qu’un jour j’aurais à expliquer à quoi sert la puce dans l’enveloppe…

Les meneurs sont là
Je retrouve dimanche matin aux aurores mon équipe, nous ne serons pas moins de 12 pour mener à bien cette opération. Nous sommes répartis sur les tranches suivantes : 45 mn, 55mn et 60 mn. Il manque bizarrement le créneau 50 mn qui est pour moi le plus important, avec le 40 mn. Nous serons quatre à assurer le tempo mais aussi l’ambiance par sas.

Mais qui c’est celui-là ?
Avec mon maillot jaune fluo, je fais un peu tâche au milieu de la marée blanche, bien sur c’est le but. J’entends des chuchotements derrière moi, ils sont nombreux à se demander qui je suis et ce que je fais… Les plus hardis me demandent, cela veut dire quoi « meneur d’allure » ? Je leurs explique que mon rôle est de les amenés sur un rythme régulier jusqu’au 55 minute. Ils ont l’air dubitatifs…

Mon action trouve écho auprès d’un groupe de filles. Coup de pistolet ! Nous voilà parti en direction du majestueux Opéra Garnier. Le parcours est l’un des plus beau de Paris, il serpente à travers les beaux quartiers.

Notre groupe prend corps
je leurs parle, les rassures et surtout les freines ! Car le défaut du débutant c’est de partir trop vite. Nous avons 10 km pour nous exprimer, savourons chaque instant. Les premiers temps sont un peu pénibles car il y a beaucoup de monde, et les routes étroites.

Les panneaux kilométriques défilent, je ne vois pas le temps passer. Nous sommes au dernier ravitaillement, les visages se ferment, plus personne ne parle, c’est maintenant que ma mission prend tout son sens. Je dois garder mon petit groupe intact, jusqu’au bout…

Sprint final
Nous voyons au loin, l’arche d’arrivée, ceux qui le peuvent encore entame un sprint final, je les accompagne jusqu’au bout et les félicitant. J’essaye d’enrôler d’autres recrues à notre groupe, mais je me heurte à une incompréhension. Quand je leur dit : « allez, venez avec nous » ! Ils me regardent avec de grands yeux, du genre : « c’est qui celui-là » ?  Notre joyeuse troupe franchie la ligne, ils sont heureux, et moi je suis fier !

Après coup, je dois l’avouer je suis un peu déçu par ma prestation, le public n’était pas réceptif. C’était pour la plupart des débutants et ils n’avaient envies que d’une seule chose : « faire LEUR course » ! C’est une chose qu’il faut respecter plus que tout et garder en tête que nous sommes au service des coureurs.

.

La grande classique de la rentrée a tenue toutes ses promesses. Une organisation sans faille, un peloton de 25 000 coureurs, le tout sous un soleil radieux. Alors que demander de plus, à part un nouveau record personnel sur la distance ?

Depuis la fin août, je traîne une douleur au mollet droit, qui m’empêche de me projeter sereinement dans un avenir proche. Les dernières séances d’entraînements n’avaient pas apporté de réponse à ma question : « serais-je prêt pour le marathon de New York » ?

Retrait des dossards
Le week-end sportif commence en tant que bénévole sur le retrait des dossards. Quel bonheur de rencontrer tous ces coureurs et d’échanger quelques mots avec eux. Je suis en compagnie de la Runnosphère et de Versailles Triathlon. Mon rôle, attribuer le bon tee-shirt à la bonne personne, il faut un sacré coup d’œil !

La Veille de course
Le matin, je tente de pousser un peu la machine pour me rassurer, mais ce footing n’apporte aucune bonne sensation. Je passe l’après-midi à la piscine avec les enfants. Bref, j’ai plein d’excuses dans ma besace en cas de contre performance.

Le grand jour !
J’ai rendez-vous avec mes co-équipiers du club de Nanterre AC. Nous avons tous un « petit » dossard qui nous permettra de partir juste après les élites. J’avais établi un plan de route, plutôt tranquille : 4’ 15’’au kilomètre jusqu’au sommet et dans la descente advienne que pourra…

Top départ
Coup de pistolet, les jambes tournent bien. Je passe le premier kilomètre en 3’ 55’’ c’est un peu rapide. Je ralentis pour atteindre les 4’ 10’’ et me stabilise jusqu’à la côte. Nous voilà enfin face au « gros morceau » la fameuse côte des Gardes. Je n’ai pas d’appréhension, je suis plutôt un bon grimpeur. Je baisse la tête, je raccourcis ma foulée et tire sur les bras. Elle passe comme une lettre à la poste…

La descente qui suit est l’occasion de grandes enjambés, la vitesse est vertigineuse ! je suis à 3’ 40’’ / km . Je termine la course dans le sillage de trois autres membres du club. Nous entamons la longue, très longue ligne droite qui mène à l’arrivée. Je vois au loin l’arche et le chrono. Je termine en 1h 07’ 48’’ je suis ravis, c’est un nouveau record personnel.

Paris-Versailles in love !
Il y a quelques années, je vivais encore dans ma ville natale, Marseille. J’étais monté à la capitale pour faire Paris-Versailles. Le speaker de l’épreuve Jean-Pierre Bouix, qui est un ami, m’a fait monter sur le podium pour recueillir mes impressions. J’en profite pour encourager ma nouvelle fiancée parisienne qui va participer à sa première course sur route. Je crie : « Nathalie, je t’aime » face aux 20 000 coureurs. Séquence « émotion » la foule applaudit.

Un produit étonnant
Je voudrais revenir un instant sur ma performance. Même si ce record n’a rien de « stupéfiant » je dois quand même vous informer d’une chose. Je suis en test en ce moment avec le laboratoire CT-Well et j’ai pris ce matin là un « shot » de Hello. Un produit naturel essentiellement à base de plantes avec des apports naturel de caféine et vitamine C. D’après le dossier de presse, le produit est garantie non dopant. Alors effet réel ou placebo à vous de juger ?

Pour les commandes : http://www.soins-aunaturel.fr

Depuis un an que le blog existe, que de changements, mais surtout que de rencontres. Mes convictions ont fait que la ligne éditoriale est axée sur les athlètes du quotidien, les anonymes du peloton. Je laissais les stars aux autres. Puis un jour, vous faites LA rencontre. Remontons quelques années en arrière.

Paris, marathon expo 2008, je flâne dans les allées avec mon ami Fabien Debaucheron, nous rencontrons une fille en survêtement, elle est affûtée comme une lame. Fabien la connaît, nous entamons la conversation. Elle nous raconte qu’elle arrête le triathlon pour faire des courses nature longue distance. Je n’ai jamais vu cette fille, je n’ai aucune idée de son niveau. Je lui parle d’égal à égal. Elle me pose des questions sur mes entraînements, moi sur les siens. Mon ami me glisse, que c’est une championne et qu’elle vient de remporter l’Ecotrail de Paris. Le rapport change, je ne suis plus naturel, mais elle me met à l’aise, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Les années sont passées
Chacun sa route, chacun son chemin. Pour elle, ceux des victoires et des engagements auprès d’autres athlètes en tant que coach. Voilà qu’il y a moins d’un an, je la sollicite pour une rencontre. Elle accepte rapidement, le lieu sera le salon du semi marathon de Paris, décidément… Elle est sur Paris en tant que « marraine » de l’Écotrail. Elle m’accorde quelques instants, se prête au jeu des questions-réponses et prend facilement la pose avec moi, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Ecotrail de Paris 2012
Moi qui suis un pur routier, participe à mon premier trail à Paris. Je tente de recueillir ses impressions afin de les publier la veille de la compétition. Anne, joue gros sur cette course, elle ne peut pas se permettre de laisser transparaître le moindre doute, elle se doit d’avoir la « poker face ». C’est pourquoi, nous convenons d’un rendez-vous après. Et quel après ? Anne remporte la course avec panache. Je saisis ces instants de bonheurs lors de la remise des prix, elle prend la pose pour moi à l’extérieur du podium. Je la félicite, je la remercie et elle, me demande si je suis prêt pour mon marathon de Paris dans 15 jours. Toujours à l’écoute des autres, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Séquence retrouvaille
Le coach avait réuni certains de ses « protégés » parisiens au Bois de Boulogne afin d’affiner les différents plans d’entraînements. La majorité étaient des trailers et une poignée de triathlètes. Je fus invité en observateur, en Run, Reporter, Run…

J’y ai découvert une bande de passionnés de tous niveaux. Certains en couple comme Patrice et Françoise encore sur leur nuage de finishers de la CCC ou comme Céline une débutante éclairée qui malgré son jeune âge se dirige tout droit sur les pentes du trail ultra. Des gens adorables et motivés qui forment comme une famille, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Retrouvez l’actualité d’Anne Valéro ou inscrivez-vous pour des séances de coaching sur son site :
http://annevalero.fr/

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Qui n’a jamais songé à s’évader ? À se déconnecter pour un instant de la réalité et de vivre un rêve tout éveiller ? Faire un footing à la Baie d’Halong c’est un peu ça ! Il régne une ambiance apaisante, presque mystique et le paysage est à vous couper le souffle. Des collines qui ont les pieds dans l’eau. Des rizières à perte de vue «et au milieu coule une rivière»…

Cela fait maintenant 10 jours que nous sommes au Vietnam et pourtant je ne me lasse pas de ces paysages. Nous sommes arrivés la veille à Ninh Bình pour une visite en pirogue. Les rameurs ont une particularité : ils rament avec les pieds ! Leur technique est indescriptible, mais terriblement efficace. La visite de la baie d’Halong terrestre reste l’un des moments forts de notre séjour. Nombreux, sont ceux qui la préfère à la baie d’Halong maritime.

Réveil à 5h30
Afin d’apprécier le spectacle qui m’attend et de ne pas trop souffrir de la chaleur, je me lève aux aurores. Je quitte l’hôtel sur la pointe des pieds et le ventre vide. Direction la baie.

A ma grande surprise, je ne suis pas seul dans la rue. Le jour est levé et la vie s’active doucement. Je croise même des écoliers, ils partent à pied ou en vélo. J’avais repéré le terrain la veille, lors de notre balade, je sais où j’irais aujourd’hui !

Je quitte la ville
J’aperçois les premières collines qui forment cette baie, au loin les rizières ressemblent à de grands lacs verts. Je trouve un chemin qui serpente entre palmiers, riz et rivières. Dans ce pays, je ne me suis jamais senti en danger, vous pouvez quitter la ville et aller sur les chemins de traverses vous ne rencontrerez jamais d’agressivité ou d’inquiétude. Les gens ont l’air étonné de me voir, mais avec le sourire !

Les kilomètres défilent
Comme je l’explique dans la vidéo, je suis enivré par ses paysages, il est très tôt, je n’ai rien dans le ventre, mais j’ai de très bonnes sensations. Mes jambes répondent à chaque accélération. Au détour d’un chemin, je croise un groupe de femmes, elles me font signe d’approcher. Elles ont vu que j’avais une caméra et me demandent de filmer leur bébé ! Je pense un instant qu’elles vont ensuite me demander de l’argent ? De toute façon, je n’en ai pas !

Leur démarche est dénuée d’intérêt, je crois qu’elles sont fières de leurs enfants et veulent le montrer au monde entier. Les quelques minutes que durent cet échange sont magiques, il représente ce que je suis venue chercher au bout du monde.

Un petit tour au marché ?
Sur le retour, je fais une halte au marché. Il n’y a que des aliments, les odeurs se mélangent. Ce qui le matin à jeun n’est pas forcément une bonne chose. Je fais à nouveau des rencontres et échange avec deux commerçantes, je ne comprends absolument rien, mais c’est drôle et visiblement c’est communicatif car les voisins d’étal ont le sourire aussi.

Il est temps de rentrer à l’hôtel et de rejoindre ma petite famille, car nous avons pas mal de route pour rejoindre cette fois la baie d’Halong maritime. A suivre…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Retour sur la 11e édition de l’épreuve qui a eu lieu le samedi 25 aout 2012 sur un parcours plat en 3 boucles. Cyril Vigneau revient pour nous sur son 100 km, qui fut plus douloureux que prévu, même si ce fut son deuxième titre de « centbornard ». Lui qui a l’habitude de mener l’allure et d’encourager les autres, il fut bien seul par moments…

Je me suis lancé dans cette aventure en solitaire afin de tenter de battre mon record de Chavagne. Même si l’objectif n’a pas été atteind, je me suis encore aperçu que le monde des runners qui est souvent associé à la solitude est un monde de fraternité et de partage.C’est également une remise en question permanente. Car quand on se  retrouve dans de longue ligne droite complètement isolé truffé de faux plat je peux vous assurer que vous avez tout le temps de refléchir comme dirait mon pote centquarante;-)

Le départ a lieu à 6h30 et je capte direct mon allure
Les 10 premiers kilos sont un réglage permanent. Certains coureurs alternent marche et courses.Les  premiers km sont passés en 01h04’45". Je me sens super bien ça déroule, je ne suis pas stressé. 15ème je croise Régis Raymond le futur vainqueur. Lui est au 25ème. Il court juste à l’allure que je fais aux 10 km. Je m’arrête et prend le temps de le photographier.

20 Kms passé en 02h09′ je suis content car mon travail de meneur paye bien. De plus ma mixture en ravitaillement est idéale. Pas de problème de digestion. 30ème en 03h12’50′ vraiment tout vas bien régularité sans faille. Maintenant je suis vraiment seul. Personne devant, personne derrière. J’alterne en écoutant soit mon ipod soit le vent dans la forêt.

Le paysage est magnifique
J’arrive au marathon en 04h33′. Un poil plus long car j’ai décidé de réduire volontairement l’allure. Tous va trop bien. Je me méfie.Le virage 45ème km la douleur du muscle de mon tibia gauche commence à se réveiller. Je refuse d’écouter cette alerte car tout va trop bien. 47ème il faut que je me fasse une raison la douleur s’installe et je ne suis pas encore à la moitié.Je suis fou de rage et insulte la terre entière à voix haute.

Je reduis l’allure, change de foulée. Je perds ma foulée travailler à l’entrainement.Du coup, je positionne mal mon genou qui commence à me gêner. Et des crampes appraissent derrière la cuisse droite.Au ravitaillement du 50ème je comprends que le chrono ne sera plus d’actualité…qu’il faudra juste finir. Mais est-ce que j’aurai le mental ?

La deception, l’inquiètude, la douleur….ça m’énerve.Les longues lignes droites avec de légers faux plats se multiplient et voila le vent de face qui se mêle de la partie.Autant galérer juqu’au bout…La gêne du tibia devient douleur, mon genou est douloureux aussi.Sur la route mise à part les limace au sol et les cadavre de renards écrasés il n’y a plus rien. Pas âmes qui vivent. Mais où sont les autres coureurs.Lignes droites à perte de vue, le vent, cette fois c’est tendu….Abandon ? j’y pense …mais j’ai mon plan B…ma résistance…Les messages sur facebook pleuvent ainsi que les sms ça me fait un bien fou.

55ème km je vois en ligne de mire en tout petit, un runner. Je sais que ce sera mon salut.David, le coureur qui m’a accompagné le matin en voiture sur le lieu du départ. Nous décidons de rester ensemble. Nous ne serons pas trop de deux pour affronter l’enfer qui nous attend. 65ème : ravitaillement.

Les boissons déposées la veille me font un bien fou…
Je passe de l’eau fraiche sur ma jambe endolorie, ça soulage. Le pire dans tout ça c’est que je sens que j’ai encore de l’énergie mais je refuse de reprendre une allure correcte pour ne pas casser la machine. Avec David on alterne marche et course… ligne droite encore et toujours… rien à l’horizon… rien du tout… faux plats montants. Chaque virage nous emmène sur des longues lignes droite… le chrono défile… maintenant ça n’a plus d’importance.

70ème je tente des étirements mais ma crampe a raison de ma jambe gauche…elle a  raison de mes efforts. Chaque visage, chaque sourire le moindre détail est un rafraichissement pour nos corps meurtris.

75ème : les bénévoles sont justes géants, ils savent nous parler. La cerise sur le gateau une voiture de l’organisation s’arrête pour nous demander s’ils doivent nous ramener… on se regarde avec David et on rigole… merci… mais l’abandon c’est pas pour nous. Au 75ème un regain de moral nous envahit… je repense au phrase que je dis aux coureurs quand je suis meneur… aller !!! 25 bornes, c’est quoi ? une sortie longue… rien de bien méchant !

On arrive au 80ème…. c’est la croisée des chemin…
le vent redouble de violence et nous déssèche. Ligne droite encore et toujours. C’est à ce moment là que je cogite… pourquoi j’en suis rendu là ? Qu’est qui a cloché ? J’ai peut être trop forcé sur l’entrainement. Qu’est qui m’aidera à faire mieux ? Cibler encore mieux mon entrainement. Bref une armée de questions qui finalement me font du bien.

80 c’est un semi…cette fois la fatigue se fait ressentir et ma jambe droite sur laquelle je m’appuie un peu plus commence à ressembler à un morceau de bois.

85ème, c’est un Paris Versailles…mais un supplice…des décharges electrique dans mon tibia. Avec David on sert les dents, ça fait mal vraiment très mal. A chaque fois que l’on relance la foulée on pousse tous les deux un cri de guerre. 90ème on se dit que c’est bon… mais les lignes droites nous font trés mal et ce foutu vent qui ne faiblit pas.

Le 100 bornes n’a pas dit son dernier mot et nous fera souffrir jusqu’au bout…
Au ravitallement, on nous annonce qu’il y a eu beaucoup d’abandons. Le malheur des autres nous soulage parce que finalement on arrive à tenir. 95ème on se dit que c’est bon mais les lignes droites et le vent redouble. Mes pieds sont en feux. J’ai les aisselles en sang malgré toute la protection que j’avais mise. 98ème on sait que plus rien nous arrivera maintenant. On tente avec David une belle charge qui durera 800 mètres mais la décharge électrique me rappelle que je peux casser la machine.

99ème on marche jusqu’à 500 mètres de l’arrivée. on retente de redémarrer en criant et cette fois ci c’est notre dernière charge. 100 mètres de l’arrivée on se tient par les bras. Le speaker annonce notre arrivée.Ont sert les poings de rage.

Après ce trés long bras de fer nous avons eut le dessus sur ce mur de 100 kms
On franchit la ligne ensemble et on fera pas un mètre de plus… Cent bornard pour la deuxième fois mais à quel prix…La joie laisse trés rapidement place à la reflexion…comment éviter à nouveau cette souffrance. Mon premier 100 bornes m’a appris que c’est possible, mon deuxième me pousse encore plus à la reflexion et l’anlyse et à prendre les événements avec plus de recul. J’ai découvert également que je pouvais élever un peu plus mon niveau dans l’encaissement de la douleur. se transformer en machine et avancer encore et toujours.

Je revois tous ces messages sur facebook….la famille des runners est juste magnifique et généreuse.

Après le succès rencontré par l’opération au printemps dernier , Isostar renouvelle le challenge. Plus qu’un simple jeu sur les réseaux sociaux, c’est une action de micro-sponsoring que la marque souhaite mettre en place au travers de cette opération. L’objectif est simple : Isostar s’engage à accompagner financièrement et matériellement un projet sportif qui sera le fruit du vote de la communauté Isostar sur Facebook. Alors pourquoi pas vous ?

Pourquoi cette opération?
Emmanuel, Chef de produits chez Isostar nous répond :
« Le dépassement de soi, l’effort, l’esprit de défi sont des valeurs qui font partie de l’ADN d’Isostar depuis toujours. Il nous semblait donc important de partager ces valeurs avec des sportifs, sportives qui au travers de projets parfois atypiques, difficiles mais toujours plein de sens cherchent à se dépasser, pour eux ou pour les autres. Par un accompagnement nutritionnel (produits et conseils) dans toutes les étapes du défi et d’un coup de pouce de 1000€, nous souhaitons ainsi aider le projet qui aura été choisi par notre communauté Facebook à se concrétiser »

Les chiffres clés de la première opération
45 soit le nombre de projets présentés
1200 soit le nombre votants
1 projet gagnant et qui a abouti avec succès

Les lauréats de l’an passé « Triathlètes du coeur » : « Grâce au soutien et à l’aide de nos amis mais aussi d’inconnus, nous avons réussi à relever le défi que constituait le projet : « Triathlètes du Coeur ». Tous les détails sur www.triathleteducoeur.fr 

Le week-end dernier avait lieu l’événement incontournable dans le monde du trail, l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc). L’édition 2012 aura été pleine de rebondissements, à commencer par les caprices de la météo rendant cette épreuve plus courte mais surtout plus dure. Nous avions publié quelques minutes avant le départ les impressions et les angoisses de deux athlètes participant à la CCC (Courmayeur, Champex, Chamonix). Nous les retrouvons une semaine après pour faire le « débrief » de leur course. Place à Pierre-Marc Giao Duong Huynh et Cédric Masip.

La CCC sur la route de la Diagonale des Fous par Giao
En France quand on pense 100 km, c’est Millau, pour le marathon c’est Paris et pour l’ultra-trail c’est L’UTMB. La première édition 2003 a été remportée par Dawa Sherpa qui est revenu pour la 10ème édition et a gagné la TDS©, la Trace des Ducs de Savoie. Tous les vainqueurs successifs sont assurés d’une notoriété mondiale dans le monde fermé des courses nature. Je participais cette année à la CCC© qui est loin d’être une sinécure déjà en conditions de météo et de température normales mais la montagne ne se laisse pas conquérir si facilement et les éléments étaient bien déchainés . Après la 6000D soit 60 km pour 4.000 m D+, la CCC© de 100 km pour 5.800 m D+ était la seconde marche qui devait me permettre d’accéder à affronter le Graal des ultra-trails, La Diagonale des Fous sur l’Île de la Réunion. Trois jours se sont écoulés depuis que j’ai passé la mythique ligne d’arrivée et plusieurs réflexions me reviennent

Les points de préparation concernent cinq volets : le physique, l’alimentation, le matériel, la logistique et le mental. Quelques heures avant de me lancer, j’avais eu mon ami Jean-Pierre de RRR au téléphone qui me fit la dernière recommandation : "Prends le maximum de plaisir et si tu te sens que c’est trop, ne prends pas de risque inconsidéré et n’hésite pas à arrêter, tu n’as rien à prouver, nous connaissons ta valeur". Ces mots m’avaient gonflé à bloc, il trouve toujours les mots justes pour motiver ses amis le Jipé.

J’étais parti comme un vrai débutant que je suis puisqu’il s’agissait de ma deuxième course en montagne après la 6000D et hormis une bonne préparation physique et une meilleure connaissance de l’alimentation qui me convenait en course, j’étais dans les choux côté matériel et logistique.

Le physique et l’alimentation
Pour me préparer à un 100 km il me fallait courir 80 à 100 km par semaine pendant au moins deux mois, c’est ce que je fis méticuleusement pendant plusieurs mois en observant de temps des semaines plus légères de 40 à 60 kilos. Côté alimentation, je savais que j’allais privilégier le liquide comme le thé, le coca, le café et la soupe. Durant le périple, l’organisme dépense suffisamment d’énergie pour courir, lutter contre le froid et rester éveillé. Si l’on mange du solide, il en dépense en plus pour digérer la nourriture qui est moins rapidement assimilée que les aliments liquides. J’ai arrêté de prendre du gel en course au-delà de la distance marathon car j’avais constaté des problèmes gastriques quelle que soit la marque.

Les chaussures
Impossible de prendre les chaussures de route pour faire un trail car il fallait des chaussures qui accrochent bien le terrain et qui sont efficaces pour avancer sur toute nature de sol : la boue bien grasse, la neige, l’herbe mouillée ou le gravier. Pour ma part, j’avais choisi des Adidas Supernova Riot 4, bien adaptées à ce genre de voyage tout terrain.

Les vêtements
L’organisation conseillait quatre couches de vêtement pour lutter contre le froid, le vent, la pluie et la neige, il faisait jusqu’à -10°C en ressenti au sommet des cols. J’avais cinq couvertures, j’étais opérationnel, seulement je les ai gardées du début à la fin sans avoir de rechanges si bien qu’elles étaient bien jusqu’au tiers et ensuite mes vêtements étaient trempés et je finissais par baigner dans mon jus de sueur non totalement évacuée.

Le sac
J’avais pris pour l’occasion un Quechua Diosaz 27 litres que je prenais pour stocker mon pantalon de survêtement dont je ne me suis pas servi puisque j’avais mes boosters et mon corsaire de trois-quarts qui me recouvraient les jambes et les protégeaient efficacement contrairement à des participants que je voyais en short, j’avais mal pour eux.

Les bâtons
En rando course ils sont fort utiles car ils permettent de soulager les muscles des mollets jusqu’à 15% en montée et en descente, ils assurent une sécurité surtout en terrain gras. On peut en trouver en carbone en trois brins téléscopiques ultra-légers et solides mais je n’en avais pas pris. Pour le Grand Raid à la Réunion, ils sont interdits parce que les chemins sont encore plus étroits que ceux que j’ai traversés à la CCC©. De ce fait, les risques d’accidents sont décuplés. Parfois des traileurs me faisaient la réflexion que je n’avais pas froid aux yeux d’y aller sans bâtons, ils avaient raison car je galérais comme un beau diable. Je suis un coureur de route, la montagne m’était un terrain inconnu et je me révélais mauvais grimpeur et piètre descendeur.

Les autres matériels
Outre les changes que j’aurais dû prévoir, il aurait fallu prendre des sacs zip alimentaires pour garder les vêtements au sec et faire le vide afin qu’ils prennent moins de place, une serviette propre pour se sécher le corps avant de se changer. Je n’avais pas d’assistance personnelle mais j’aurais pu laisser les sacs à récupérer aux principaux ravitaillements.

L’éthique
Dans la volonté d’organiser une course propre, aux ravitaillements il n’y avait quasiment pas de verres de plastique proposés pour boire les boissons chaudes ou froides, chaque participant devait avoir son propre gobelet de 12 centilitres. J’avais perdu mon gobelet de la SaintéLyon, heureusement un coureur avait oublié le sien sur une table et j’ai pu le récupérer et le conserver jusqu’à la fin. Au retrait des dossards on nous fournit suffisamment de petits sacs pour jeter nos ordures et je trouvais déplorable que sur le sol on puisse voir continuellement des tubes de gels jetés par terre. Certains raiders peu respectueux n’avaient apparemment pas d’éthique pour prendre dix secondes et ranger leurs tubes usagés dans des sacs dont ils auraient pu se débarrasser aux ravitos.

Le mental
C’était assurément une de mes grandes forces avec ma faculté à récupérer rapidement d’un effort. Pendant plus de 20h, nous évoluions dans des températures situées entre 7°C et -10°C. Quand j’arrivais aux ravitos, j’étais transi de froid et j’espérais me réchauffer avec une boisson chaude thé ou soupe, j’y parvenais à peine et il fallait pourtant repartir pour affronter tel ou tel col. J’y allais résolument me répétant en mon for intérieur que tant que je n’étais pas blessé ou que je n’avais pas été rattrapé par telle barrière horaire, je continuais d’avancer coûte que coûte. Je voyais chaque distance à parcourir entre les refuges comme autant d’objectifs à remplir et les comparais avec un footing, une bonne balade en nature.

Sur un si long voyage, le corps voyage autant que l’esprit. Je suis entré en auto-hypnose et j’étais en quête d’un voyage intérieur à la recherche du meilleur de moi-même. Je me suis forgé une force de caractère capable non pas de déplacer des montagnes mais d’en monter les cols et les redescendre quels que soient le vent ou la température, la nature du terrain. La frontale éclairait juste les quelques mètres carrés situés à mes pieds et j’évoluais dans la nuit noire. Je n’avais plus peur, tel un homme sans peur je fonçais tête baissée et les runners qui continuaient à hésiter me laissaient volontiers prendre les devants pour les guider à travers l’obscurité. En me laissant aller au lâcher prise, j’avais l’impression de faire corps avec la nature. Je tombais, me faisais des entorses ou des égratignures aux genoux mais cela restait sans gravité et je repartais de plus belle. Je restais conscient du danger mais me sentais également plus léger au fur et à mesure que se rapprochait l’arrivée.

Le physique
Sur les cinq ascensions prévues au programme, nous avons finalement pu faire le Grand Col Ferret (2537 m) sur la première partie en faisant l’impasse sur la Tête de la Tronche (2584 m) et sur la seconde partie, nous avons gravi les cols de Bovine et des Tseppe sans faire la Tête au Vents. Les longues montées étaient éprouvantes et les descentes une libération à chaque fois d’autant qu’elles menaient vers les points de ravitaillement. Il faisait bien froid, quand nous étions dans les creux la température était acceptable et je pouvais bouger les doigts sans problème. Au sommet des cols, le temps était glacial puisque nous ressentions un mercure à -10°C à tel point que j’ai failli m’évanouir à cause sans doute du manque d’oxygène.

De plus, j’avais fait une crise d’hypothermie. Mon corps avait été soumis à une basse température pendant plus de vingt heures et n’arrivait plus à se réchauffer.

Bilan
Je suis très content d’être venu à bout de cette course tout comme 82% des 1 913 partants. Nous avons vécu un voyage extraordinaire. Je me sens empli d’une paix intérieure et d’une capacité à passer encore d’autres épreuves toutes plus difficiles. Avec cette course, j’ai engrangé 3 points qualificatifs pour l’UTMB©, ce qui fait ajoutés aux 2 points de L’Eco-Trail de Paris 80 km en mars et aux 2 points de la 6000D un total de 7 points soit l’intégralité des points requis pour participer au tirage au sort UTMB© 2013, encore une grande aventure à venir !

L’article sur le blog de Giao : http://thegiao2001.typepad.fr/inzesentier/2012/09/resultats-de-la-ccc-2012.html

 

 

Retour sur une expérience douloureuse par Cédric Masip

J’ai pris le départ de la CCC le vendredi 31 août 2012 à 10h de Courmayeur. Dès mon arrivée à Chamonix le mercredi soir, il y régnait une chaude ambiance, mais un temps pluvieux et une température digne de l’automne. Je me suis levé à 3h du matin le jeudi pour souhaiter bon courage à mon pote qui courait la TDS. Une pluie battante tombait déjà.

Le jeudi, je l’ai passé à attendre cette course que j’attendais avec impatience depuis plus de 8 mois. Le matin nous avons fait la queue dans la file d’attente pour retirer les dossards, ma veste "imperméable" a bien failli ne pas passer, ce qui n’aurait pas été plus mal quand je vois la suite des événements avec le recul. Puis nous sommes allés au village des exposants, il pleuvait sans cesse et avec les personnes avec lesquelles j’étais nous pensions à ceux qui couraient la TDS. Nous étions un peu tendus, les conditions météos ne s’annonçaient pas bonne du tout pour nous le lendemain. L’après-midi, j’ai retrouvé Greg de U-trail et nous sommes allés à la Conférence de Presse. Là-bas j’y apprendrai de la bouche de Catherine Poletti que la CCC sera décapitée de la Tête aux vents… Le lendemain, les conditions étant particulièrement mauvaises, on nous retirera les Tête de la Tronche.

Après la conférence de presse, je suis allé au restaurant manger avec Greg, Eric et Anne Valero. Les deux compères allaient être les assistants de cette dernière. Puis la nuit fut courte, mauvaise, nerveuse. Peu reposante. Le temps n’était pas au beau fixe, mais il n’était pas aussi mauvais que nous le pensions.

J’étais très stressé, je n’arrivais pas à parler
Pourtant je me savais prêt. Mais j’étais contrarié, par un tas de choses. Un mélange. Content de vivre ce que je vivais sur un plan de rencontres qui seront importantes pour la suite, mais sur le plan sportif je sentais que je n’étais pas autant en forme que cela. Le mauvais temps me stressait, je ne savais pas ce qui m’attendait. Et je n’étais pas assez bien équipé. Déjà je n’avais pas testé mon porte bidons double avant la course, et dès le départ il me gênait. Puis nous étions tous trop couverts sur le départ qui était clément mais a très vite changé.

La suite, c’est Boue, pluie, neige, vent très fort…
Un grand Col Ferret plus que chaotique. Pour ma part, j’étais saisi par le froid et une vive douleur s’est faite ressentir, j’ai compris que ça n’allait pas. Avant Champex, j’ai lâché prise, ma douleur à la hanche était bien trop violente, et m’empêchait de courir en descentes. Il a fallu que j’arrive à prendre cette décision très dure d’abandonner, de lâcher prise: un cheminement qui m’a paru long, et qui là encore me laisse profondément pensif. Je ne peux pas parler plus, je n’en veux qu’à moi-même. Pour lire un peu plus sur le descriptif, j’ai fait un récit sur U-Trail où je suis rédacteur. A force de ressasser ça ne me met pas bien. J’avance, je relativise, et je vais rebondir. C’est une terrible désillusion, j’ai pris une claque dans le grand Col Ferret. Voilà. Mon récit n’est pas très enthousiasmant, mais c’est ce qui s’est passé. A présent il faut rebondir.

Cédric du Team U-Trail
Retrouvez le récit complet de Cédric sur le site internet  U-Trail : http://www.u-trail.com/ccc-recit-et-photos-de-cedric-masip/

Nous allons quitter le tumulte d’Hanoï pour la tranquillité de la jungle. Au programme un périple de 200 km en mini bus à travers les rizières et les grandes étendues. Ce soir nous dormirons dans un éco-lodge au bord du lac Thac Ba. La jungle sera l’occasion d’un footing plein de rebondissement ! Aventure et autodérision seront au rendez-vous…

Départ très tôt d’Hanoï, car la traversée de la ville est toujours hasardeuse à cause de ses embouteillages. Nous n’avons que 200 km à faire, mais au Vietnam, compte tenue de l’état du réseau routier, des accidents et des limitations de vitesse, il faut tabler sur une moyenne de 40 km/h pour avoir une idée de l’heure d’arrivée.

En quittant la ville, nous prenons conscience de la grandeur de la ville, Hanoï est une ville de trois millions d’habitants. Mais seul le centre et surtout la vieille ville sont dignes d’intérêt. Le reste constituant une grande banlieue où se mêlent usines, bidonvilles et champs de riz.

Nous sommes attendus le midi par une famille pour un déjeuner « chez l’habitant », quel bonheur de quitter les grands axes et de prendre les chemins de traverses au sens propre comme au figuré. C’est une famille d’agriculteurs qui nous accueille dans leur maison, accompagnée de leurs 3 enfants. La rencontre est magique, nous ne nous comprenons pas, car ils ne parlent que le Vietnamien mais le courant passe immédiatement. Les enfants nous montrent l’exemple en jouant simplement au ballon ou à cache-cache.

Il règne un parfum d’aventure
Il est temps de reprendre notre périple, nous devons rejoindre à pied le lac Thac Ba qui se situe à 15 mn de marche. Nous nous enfonçons dans la jungle, pour ensuite déboucher sur des rizières et enfin le lac. Nous prenons place dans une longue pirogue. Il règne un parfum d’aventure. La balade nautique durera une heure, c’est le temps pour accéder à un petit paradis !

Nous mettons pied-à-terre, tels des découvreurs du nouveau monde. Il n’y avait rien et voilà qu’au milieu de nulle part surgit une grande bâtisse sur pilotis. Il s’agit de l’Eco-lodge « La vie », une demeure typique où nous passerons l’après-midi et la nuit seulement. Après avoir pris possession de la chambre, « l’appel de la jungle est trop fort », comment ne pas tenter un footing dans ce lieu si sauvage ?

Le maître des lieux me met en garde
« ne t’éloigne pas trop du chemin, car nous sommes dans la jungle et il y a des animaux pas forcément gentils »  Il me parle de tigres et de panthères, je pense qu’il se moquent un peu de moi, mais bon soyons prudent. Ce qui est sûr c’est la présence de nombreuse espèces de serpents très venimeux ou mortels. C’est parti, je reste pour l’instant sur la piste et tente de m’habituer à la moiteur.

Le parcours est vallonné, une succession de toboggans, je le prends « cool » je ne suis pas là pour faire une séance mais juste en prendre plein les yeux. Au détour d’un chemin, je tombe nez à nez avec un chien. Sursaut garanti ! La chaleur est étouffante, j’ai du mal à respirer. Je retourne près du lac en pensant qu’il y aura plus d’air.

Je jette l’éponge
Au bout de 35 mn, je déclare forfait, je n’ai plus de plaisir et cela devient pénible. Je regagne notre maison sur pilotis afin de rassurer ma femme car après mon épisode d’Hanoï, elle a peur que je me perde à nouveau. Quel bonheur de finir en sirotant une Tiger beer  au bord du lac. Il est temps de se préparer pour le repas du soir que nous prendrons dans une grande pièce, tous assis par terre. L’une des grandes spécificités de ce voyage est le partage avec les Vietnamiens.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce titre vous dit sûrement quelque chose et pour cause il est un hommage à la célèbre émission d’Antoine de Maximy qui se nomme "j’irai dormir chez vous". J’inaugure une nouvelle rubrique, qui a pour but de faire découvrir des pays ou des régions au travers du running. Comme le blog se nomme "Run, Reporter, Run…" j’ai comme ambition de vous faire découvrir au travers de reportages la vie ailleurs…

Cette année, le terrain de découverte sera le Vietnam du Nord au Sud, première escale à Hanoï, capitale du pays qui compte plus de trois millions d’habitants. Je logeais dans le vieux quartier, une fourmilière qui s’agite jour et nuit au rythme des klaxons. Les rues sont envahies de scooters, il représentent 85% de ce qui roule dans cette ville, à mon grand étonnement les vélos sont quasiment inexistants.

Les principales curiosités de la ville

• le petit Lac (Hoan Kiem, lac de l’épée restituée) qui est le lieu ou les gens font du sport le matin et l’endroit, m’a t’on dit, où je pourrai rencontrer des coureurs.

• La pagode au pilier unique

• Le temple de la littérature

• La maison où vécu Ho Chi Minh

• Le théâtre des marionnettes "sur l’eau", etc…

Prise de contact
Arrivée à Hanoï, la moiteur me tombe dessus. Une chaleur humide qui vous couvre de sueur toute la journée. Je laisse passer 3 jours afin d’absorber le décalage horaire et m’acclimater à la température ambiante. Réveil à 6h30 afin d’échapper à la canicule et direction le petit lac à la rencontre des runners. Celui-ci étant proche, je décide de faire une petite virée dans la ville. Je m’enivre des senteurs matinales, je cours avec un grand sourire et les yeux qui brillent.

Lost in Hanoï
À cette heure, je ne croise pas un seul occidental, j’ai le sentiment de découvrir la ville et d’être un privilégié… Un tour à droite, un tour à gauche et ce qui était prévisible arrive, je suis perdu ! Je n’ai plus aucun repère. Impossible de reconnaître le moindre monument.

Cela fait maintenant 45 minutes que je suis parti de l’hôtel, j’ai chaud, j’ai soif et pas la moindre idée d’où je me trouve.

Pékin Express
Je dois demander de l’aide, mais les personnes que je rencontre ne parlent pas l’Anglais. Je n’ai pas de téléphone portable et pas d’argent sur moi, comment faire ? À la manière de l’émission de M6 "Pékin Express" je dois me débrouiller tout seul et sans argent.

Je rentre dans une agence "China Airlines", je me dis ils parleront sûrement l’anglais. Bingo, j’explique que je suis perdu et que je voudrais retourner à mon hôtel. Elle me pose la question toute simple : "ou se trouve votre hôtel ?" Je n’en savais, rien !

Magie de l’internet
Je connaissais seulement le nom de l’hôtel et en un instant nous trouvons sa trace sur Google. Je suis d’après Google map à 6,5 km de mon lieu d’arrivée. Trop loin pour rentrer à pied, cela fait déjà 1h30 que je suis parti. La dame me propose d’appeler une moto-taxi que je payerai à mon retour à l’hôtel.

Moralité…
Toujours partir avec une pièce d’identité, un peu d’argent et un téléphone portable. Le GPS de l’Iphone m’aurait ramené sans soucis.

Il est difficile de passer à côté de ce phénomène (de mode ?) tant l’actualité nous rappelle à l’ordre. Le mouvement barefoot/minimalisme est né, il y a peu de temps aux Etats-Unis. Il prône un retour aux origines de l’homme en réaction au « toujours plus d’amorti » proposé par les équipementiers.

Réservé à quelques passionnés à ses débuts, il est  devenu aujourd’hui l’une des mutations majeures de la pratique de la course à pied. Jusqu’où ira ce mouvement ?

Frédérique Brossard et Daniel Dubois signent un livre ou plus exactement un manuel, entièrement consacré à ce « courir naturel » pour lequel notre corps a été formé à l’origine !

L’origine du mouvement prend sa source dans un livre « Born to run » de Christopher McDougall qui est considéré comme le livre des origines. Il nous parle des études de postures mais aussi des rencontres, notamment celle de la tribu Tarahumaras, capable de courir des heures dans les montagnes. Lors de la sortie du livre de vifs débats ont éclaté entre partisans et sceptiques.

Les équipementiers n’ont pas pris le mouvement au sérieux et pour cause, il allait à l’encontre de leurs croyances commerciales. C’est une « petite » marque qui lancera le premier « vrai » modèle : Vibram avec sa désormais célèbre Five Fingers.

C’est d’ailleurs avec ce modèle que Fred fera ses premières armes de minimaliste. De fil en aiguille, il s’intéresse à cette pratique et devient l’un de ses porte-drapeaux sans même s’en apercevoir. Alors germe dans sa tête de littéraire, l’idée d’écrire un livre qui serait un peu le manuel de vulgarisation du "courir au naturel". Il pense immédiatement à un homme, qu’il n’a pourtant jamais vue, mais dont il apprécie les propos. Il s’agit de Daniel Dubois, un vétéran du Barefoot qui totalise près de 30 ans de pratique de course minimaliste. À cela vous ajoutez ses compétences de kiné-ostéo et vous obtenez le co-auteur idéal.

Le livre est articulé en neuf chapitres, qui tour à tour retracent l’historique du mouvement, nous parlent d’anatomie et de biomécanique puis rentre dans le vif du sujet avec l’apprentissage de la foulée et surtout nous livre un plan de conversion. C’est à mon goût la partie la plus intéressante du manuel. Car la plupart des métamorphoses « ratées » le sont à cause de la précipitation du coureur. Il faut, et cela est répété à de nombreuse reprise dans le livre, un temps d’adaptation, qui va de 3 mois pour les plus rapides à 1 an de patience, de façon progressive et sans risque tout en précisant les limites à ne pas dépasser.

Enfin, ils vous guideront dans le choix, toujours difficile, du matériel adéquat en fonction de vos caractéristiques et de vos attentes.

Un guide incontournable pour tous ceux qui souhaitent courir autrement…

BAREFOOT ET MINIMALISME : COURIR NATUREL
Auteur(s) : Frédéric BROSSARD, Daniel DUBOIS
Prix : 18,50 € TTC
Éditions Amphora
www.ed-amphora.fr