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Le sport est un plaisir mais aussi un luxe pour nous les valides, c’est pourquoi il faut le partager avec ceux qui n’ont pas la chance de gambader librement. C’est en partant de ce constat que l’association a décidé d’agir ici pour aider là-bas des personnes à Vivre Debout à nouveau.

Cette année encore, mon club le Nanterre AC était représenté par une trentaine de membres dont plus de la moitié pour accompagner deux Joellettes afin de faire vivre la course à deux handicapés. C’est sous l’impulsion de Hamlili Masmoudi le responsable du handisport, secondé par Vincent Orgeuil que ce beau projet a vue le jour. Quel bonheur de voir les visages s’illuminer aussi bien chez les coureurs que les « invités » dans leurs sièges confortablement installés.

La course démarre à 10h30 dans le bois de Boulogne, nous avons rendez-vous une heure avant pour un dernier briefing. Je serais lièvre pour Sonia qui tente de battre son record sur la distance et rêve d’un 45 mn sur 10 km.

Après une courte nuit…
Je serais accompagné de mon ami Adrien qui comme moi était la veille à l’anniversaire de Giao des Étoiles du 8e, où nous avons célébré ses 44 ans comme il se doit. C’est donc avec le peu de force qu’il nous reste que nous prenons le départ. Par sagesse et amitié nous suivrons Cyril le meneur d’allure officiel qui porte fièrement la flamme des moins de 45 mn. Sonia part un peu vite, je la laisse gérer son départ, mais elle s’emballe et passe le premier kilo en 4’ au lieu des 4’ 30’’ escomptés !

Je reste avec le peloton formé autour de la flamme
Nous en profitons avec Adrien pour faire un peu l’animation. Ce qui ne sera pas du gôut de tout le monde comme l’a témoigné avec peu de ménagement un concurrent à mon ami. Je retrouve Sonia seulement au 4e km, elle est en surchauffe, je l’invite à ralentir est à reprendre son souffle. J’ai bien peur que cette échappée, son corps lui fasse payer « cash » en fin de parcours. Nous gérons les différents dénivelés que comporte cette course et nous retrouvons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent difficiles. Elle peine, mais ne lâche rien. Elle sait que le record est au prix de souffrances.

Elle franchi la ligne en 46’ 38’’ à bout de souffle, d’abord déçue de ne pas avoir réalisé son objectif, mais très vite le coach lui rappelle que c’est quand même son record sur 10 km, alors un grand sourire s’affiche sur son visage.

Notre sport a cela de magique, chacun à son niveau réalise des « exploits », aussi bien le premier de la course qui aux fruits de nombreux entraînements réalise une « perf », que le coureur lambada ou l’handicapé en fauteuil qui ce matin là est allé chercher le dépassement. Bravo à tous, cette matinée fut un grand moment de partage et de sport.

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Dans le cadre de la préparation au marathon de Paris en avril prochain, il est courant d’intégrer un semi à quatre semaines de l’échéance. A ce petit jeu là, je ne suis pas mécontent, car le programme que je suis depuis le mois de janvier piloté par Anne Valéro commence a porté ses fruits.

J’avais à cœur de faire « quelque chose » à ce semi, car je sortais d’une année en demi-teinte, pas d’amélioration significative de mes chronos hormis sur marathon. J’ai pour cela tenté l’aventure avec une coach à l’approche radicalement différente de ce que j’avais connu jusqu’ici. L’objectif est fixé au 7 avril, mais pour l’instant retour sur ce semi 2013.

Le rendez-vous des amis
Le samedi sur le village nous sommes nombreux à nous retrouver pour échanger et pronostiquer sur la course du lendemain. Grâce à Facebook et à la Runnosphère, ce cercle d’amis grossi de jour en jour. Cette année mon retrait du dossard est facilité par Assu 2000 sponsor de l’épreuve et qui via un partenariat m’a permis d’offrir 5 dossards aux lecteurs du blog. La course commence bien…

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La photo d’avant course
Comme chaque année le rendez-vous est fixé à la lettre P du Parc Floral. Pour cette édition, nous serons très nombreux à avoir répondu présent. Clic clac c’est dans la boîte, il est temps de s’échauffer. Malgré un soleil présent, la température est fraîche, il ne fait pas plus de 4°. J’ai pris l’option short et maillot à manche longue. Je compte sur l’effort pour me réchauffer…

Nous entrons dans le sas préférentiel, réservé au moins de 1h30. Il y a du monde, l’épreuve à d’ailleurs battu son record de participation, avec 40 000 concurrents. L’heure est solennelle, chacun se concentre à sa façon. Puis tout à coup, sans sommation ni musique spécifique, c’est le départ.

Choisir le bon train
Pour moi le tempo avait été fixé par la coach, ce sera 4 minutes au kilomètre, soit 15 km/h tout rond. Je ne me laisse pas embarquer sur un faux rythme et je gagne à ce jeu là, car mon premier kilo est à 4’ 00’’, une vrai horloge suisse !

Le parcours nous emmène en direction de la porte de Charenton, avec une longue descente. Nous entrons dans Paris où nous attends la grosse difficulté de l’épreuve, la monté de la rue Taine. Je tire bien sur les bras et ne ralentis pas, cela passe tout seul…

Les kilomètres s’enchaînent à une vitesse, je ne vois pas le temps passer. J’avais pour l’occasion un lièvre, Edwin, qui dès le 8e kilomètre m’accompagnait. A chaque ravito, il prenait pour moi une bouteille et un sucre. Je restais bien à droite, loin de la cohue.

Nous arrivons à mi parcours près de Bastille, je passe les 10 km en moins de 40 mn, je suis dans le tempo et je me sent bien, je sais que cela ira jusqu’au bout si je gère bien la suite.

A l’hôtel de Ville, c’est le demi tour, désormais, chaque foulée nous rapproche de l’arrivée ! Je suis dans un bon groupe, nous avons la même vitesse et la même volonté de finir sous les 1h 25’. C’est le moment de rester concentré, de ne rien lâcher. Mes jambes tournent à plein régime, la préparation et les différentes séances de renforcement musculaire n’y sont pas pour rien.

L’emballage final
C’est parti pour le grand sprint, je passe en mode concentration maximale. Mes pieds ne touchent plus le sol. Je vois l’arche au loin, ce sprint semble interminable. J’accèlère encore pour grapiller quelques précieuses secondes, je vois le chrono, je suis sous les 1h 25’. Vite, encore quelques mètres… c’est terminé !

La première attention c’est pour ma Garmin, elle affiche fièrement 1h 24’ 39’’. J’ai réussi mon pari, c’est un nouveau record sur la distance. Je suis confiant pour la préparation marathon qui devrait m’amener à faire 3h. Je repense à toutes ces nouvelles séances, concoctés par Anne Valéro pour me permettre de supporter cette vitesse. Je suis sur le bon chemin. A cinq semaines de l’objectif, je m’apprête à entrer dans les semaines les plus dures. Je suis mentalement prêt à affronter cette dernière longue ligne droite !

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Il y a des courses qui sont mythiques pour moi, de celles ou chaque participation est un vrai plaisir, un vrai challenge. De celles qui me servent d’étalon pour mesurer ma progression. Bref, les 10 km du 14e la course de mon quartier est MA course, celle ou toute la famille y compris ma belle-mère fait le déplacement pour voir l’athlète en maillot.

Chaque année après les vacances à la neige il y a cette course qui sert à me remotiver suite à une coupure hivernale d’une semaine ou deux. Cette année, j’étais prêt, peut être plus que les autres années. Comme pour New York lorsque je retire mon dossard les organisateurs me souhaitent "bonne course" et me promettent que cette trentième édition sera à la hauteur de mes espérances.

Comme pour Big Apple la météo vient jouer les troubles fêtes quelques jours avant,  rendant incertain le départ. Les rumeurs commencent à circuler sur le net, partira, partira pas…

Dans la journée de samedi les communiqués s’enchaînent : « la course aura bien lieu », les moyens seront mis en œuvres pour que demain ce soit une grande fête. Il faudra attendre 17h pour que la nouvelle tombe : « par décision du maire la course est annulée en raison des conditions météorologiques, elle sera  reportée à une date ulterieure ». Comme pour New York, pourquoi avoir attendu le dernier moment pour annuler, car les conditions-météo annonçaient pour dimanche étaient exécrables ?

Comme à NY la puissance des réseaux sociaux mettent en place une alternative, ce sera une sortie entre amis sous la neige au Bois de Vincennes. Les messages sur Facebook et les SMS fusent et le lendemain matin, nous sommes une vingtaine à nous retrouver sur les bords du lac Daumesnil. Il y a parmi eux mes fidèles, des amis qui étaient également du voyage en Amérique, prêt à me suivre dans cette odyssée blanche.

Premier contact avec la neige
Pour beaucoup ce sera une première expérience sur la neige. Ce n’est pas évident de trouver le bon équipement, la bonne foulée. Les appuis sont fuyants, le souffle coupé par l’air froid. Il en faut beaucoup plus pour nous décourager. Nous abordons cette sortie dans la joie et la bonne humeur. Pas question de compétition où de vitesse, nous allons rester ensemble du début à la fin.

Difficile de se quitter
Le programme indique une heure, mais nous allons dépasser allégrement ce timing tant les conditions et l’euphorie sont là. Notre terrain de jeu habituel, se transforme en « terre inconnu » il est parfois difficile de reconnaître les passages et  lieu de repères. Pour ma part ce sera 12 km, mais quelle balade. Le chrono GPS indique 1h15 ce qui en temps normal serait une sortie raté, se transforme ce matin là en véritable bonheur pour runners.

Pour terminer l’analogie avec le marathon de New York, la course fut annulé, mais le plaisir fut présent. Celui de partager et d’échanger sur notre passion commune : « la course à pied » alors certes, il n’y a pas eu de chrono, mais ce sera pour la prochaine fois. Rendez-vous aux foulées de Vincennes qui, espérons le, seront plus propice à la performance…

La grande famille des runners

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Depuis que je réalise la série «j’irai courir chez vous» je reçois énormément d’encouragements  et quelques petit films à la façon de… Mais là, la surprise fut totale !

Il s’agit d’une initiative venant d’un club de… Baseball ! Ils ont tenté de me démontrer que pour eux aussi la course été importante. Il s’agit du club des Bandits. Le club des Bandits de Nogent-sur-Marne (94) a été créé en Juin 2007. Dès 2008, une équipe de baseball a été créé et a participé au championnat régional (R2) en Île-de-France. L’association regroupe aujourd’hui environ 70 licenciés répartis en 6 sections. Trois sections en baseball (benjamin, minimes, seniors), deux section en softball mixte (cadets, seniors) et une section de bip baseball (baseball pour non-voyant).

Le Baseball étant un sport par essence « conservateur » en ce qu’il nécessite des qualités essentielles de concentration, de rigueur et de respect du jeu. Nous allons tenter par le biais de leur entraîneur d’en savoir un peu plus sur les méthodes d’entraînements.

Rencontre avec Dominique Paulin, coach de l’équipe sénior.

Combien de fois par semaine, vous entraînez vous ? Matchs compris.
Il existe un adage nord-américain qui dit : « Il y a deux saisons, l’hiver et le baseball ». En France c’est un peu plus difficile à appliquer car les infrastructures (et la météo) ne sont pas ce qu’elles peuvent être aux Etats-Unis ou même au Japon. Notre section s’entraine en hiver dans un gymnase une fois par semaine et durant la saison, de avril à juin, deux fois pas semaine – sur un terrain de baseball à Vincennes – plus un match le dimanche (10 matchs pendant la saison régulière + 6 matchs de playoffs le cas échéant). Les entrainements sont séparés en deux catégories, attaque (entrainement à la batte) et défense (avec le gant).

La course a-elle une part prépondérante dans votre sport ? Comment vous y entraînez-vous ?
Plus qu’une véritable performance chrono, même si elle n’est pas négligeable, nous demandons à nos joueurs de travailler la technique de course mais surtout le départ et l’arrivée. En attaque ce sont des courses très courtes (27,43 mètres entre chaque base pour être précis) qui demandent un départ très dynamique qui est « timé » sur la motion du lanceur. On appelle ça « voler » une base – littéralement courir pendant que les défenseurs ne regardent pas.

Nos entrainements à la course sont donc basés sur des sprints, des sprints qui souvent se terminent par un « slide » (allongé les mains ou les pieds devant selon la distance et les temps qu’il reste au coureur pour atteindre la base) mais il me faudrait plusieurs heures de votre temps pour vous expliquer le pourquoi du comment.

En défense, le terrain est tellement grand (115 mètres au plus profond) que la force et la précision du lancer rattrape les temps de courses insuffisants. (Pour comprendre, voir les plus belles actions de Ichiro Suzuki sur Youtube).

Quel est le moment fort de votre saison ? Le championnat dure-t’il toute l’année ?
Comme je le dis plus haut, en France la saison est courte, et par conséquent la période du championnat est un moment exceptionnel pour nous. Un match peut durer plus de 4 heures et chaque minute est un temps fort contrairement aux idées reçues et à la vision qu’ont souvent les français de ce sport. L’hiver est particulièrement frustrant pour les passionnés que nous sommes, nous profitons de cette période pour travailler la technique et le physique et quand la météo le permet nous participons à des tournois et matchs amicaux hors championnat.

Le Baseball nécessite-t’il des qualités physiques particulières ?
Deux bras*, deux jambes, deux yeux** et de très bons reflexes. Comme vous le savez peut-être, le geste de frapper précisément une balle lancée à plus de 100km/h a été reconnu comme le geste sportif le plus difficile parmi tous les sports. Tous les gestes au baseball sont extrêmement techniques et demandent beaucoup d’entrainement.

En terme de condition physique il faut être un minimum athlétique, mais on trouve toutes sorte de physiques au baseball mais surtout c’est un sport auquel ont peut jouer très tard. (Nolan Ryan a joué jusqu’à plus de 45 ans en MLB).

Un marathonien comme vous n’aurait pas de problème à tenir tout au long d’un match et je profite de ce tête à tête pour vous inviter officiellement, Jean-Pierre, à venir nous apprendre l’endurance et le mental de votre sport car ces deux derniers points nous font encore défaut à l’heure où nous préparons la saison 2013.

*Pour contredire le fait qu’il faille deux mains pour jouer, je vous invite à visionner ici (http://www.youtube.com/watch?v=xOU5dogqhGc) l’histoire de Jim Abbott qui est né sans main droite et qui est devenu une légende avec des résultats incroyables en Major League Baseball.

** Nous sommes particulièrement fiers de notre section Bip-Baseball pour non voyant qui représente le club dans toute l’Europe en participant à des tournois avec brio.

Pour en savoir plus sur notre club : http://www.banditsnogent.com/

Sur la section Baseball Séniors : dpaulin@banditsnogent.com

Et sur la fédération : http://www.ffbsc.org/

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L’ami Giao est un touche à tout de talent, il débute la course à pied il y a seulement quatre ans et le voila engagé dans l’une des courses les plus dure du monde. Folie ou aventure humaine ? Il revient pour nous sur son incroyable périple en terre réunionnaise. La parole à Pierre-Marc Giao…

Il est des courses qui font rêver nombre de coureurs même parmi les plus expérimentés, parmi les plus dures de la planète figurent Le Grand Raid de La Réunion dont c’était la 20ème édition cette année. J’ai eu l’immense privilège d’y participer, quelle course de folie c’est le cas de le dire.

La Réunion se situe à 9.300 km de Paris et de l’autre côté de l’Equateur, l’été commence vers le 10 novembre, l’hospitalité y est exceptionnelle surtout chez Fabienne et Johnny Pérot, le soleil toujours présent dans leur coeur et dans le ciel depuis leur terrasse. Comme je ne supportais pas la chaleur, j’étais parti une semaine avant ma plus grosse course de l’année pour m’acclimater aux 26°C et à l’humidité ambiante. J’avais même poussé la blagounette jusqu’à courir deux heures sur un site prisé par les traileurs, le Piton-Babet du nom d’un des anciens maires de Saint Joseph, la ville du Sud où j’avais posé mes trail-runnings. Tout se passait bien et je coulais des jours heureux bien chargés de sommeil réparateur et préparateur jusqu’au matin du 18 octobre le jour de la course. Le premier contrôle matériel avait lieu à 19h heure locale et le départ à 22h. Je retrouvais Le Bagnard de Kikourou et Daniel qui faisait sa deuxième traversée de l’Île après 2010 et ses 140 km. Pour la vingtième édition, le comité directeur de la course organisée par Robert Chicaud avait sélectionné un plateau relevé des anciens vainqueurs du Grand Raid entre autres Cléo Libelle, Vincent Delebarre et Kilian Jornet.

Le Grand Raid n’est pas une course comme les autres !
La sécurité est primordiale. Après que Johnny m’ait déposé vers Saint Philippe à 800 m du Cap Méchant, je me présentais au point de contrôle. Les bénévoles vérifièrent que je transportais bien mes deux bandes adhésives, ma couverture de survie, ma frontale, mon téléphone, mon sifflet et ma réserve d’eau. Après avoir passé ma puce au premier point pour homologuer mon départ, je m’installais dans un coin en attendant de voir des têtes connues. Ce fut Le Bagnard de Kikourou que je reconnus en premier puisque nous avions fait l’objet d’un article chez Maya et d’encouragements de la part de Jean-Pierre Run Run.

Puis ce fut mes retrouvailles avec Daniel du groupe OVS du samedi matin du BdB – le Bois de Boulogne – il me disait que nous étions des branques à nous taper 170 km et 10845 m de D+ alors que les copains allaient faire leur 9 ou 13 km avant de passer à l’apéro. Plus nous approchions des 22h plus la tension était palpable, les tamtams réunionnais marquait le rythme des encouragements d’une manière tribale, tous les yeux étaient rivés vers le compte à rebourg ou plutôt l’heure officielle de la course. Les raideurs laissèrent passer les favoris de la course pour ne pas les gêner ensuite ce fut le plus gros des 2.783 coureurs à entrer en position. Je m’étais mal débrouillé et était resté en quasi-dernière position avec Daniel.

Quand le signal de départ fut lancé, une grande clameur se fit entendre et tous les coeurs battaient en même temps au rythme des chaussures de trail battant le bitume de St Philippe. Nous avions devant nous 5,5 km de faux plat montant puis descendant. Après le rond point, je fis la bise à Johnny et Abraham qui s’étaient postés pour m’encourager dès le départ, deux heures trente d’attente pour dix secondes de moments de partage, c’est beau.

Le début de La Diagonale est ce qu’il y a de plus facile
7,7 km de route bitumée de la RN2 suivie par des passages larges dans la forêt jusqu’au second point de contrôle au début du Chemin de Ceinture (7,7 km). A partir de là, cela commençait à grimper mais ce n’était pas méchant, 500 m de D+ pour 3,4 km c’était un bon début car sur un sentier relativement plat. Premier bémol de la course, lorsque nous sommes arrivés au ravitaillement de Kiosque Mare Longue / Le Banc (11,1 km) , il ne restait plus rien juste des morceaux de sucre et de l’eau pour nos Camelbak, plus d’eau chaude, des bananes ne restaient que les peaux et quelques morceaux de fruits secs se battaient en duel dans les assiettes cartonnées éparses. Je vis déjà le premier abandon à cet instant. La course commençait à peine et derrière ce ravitaillement sans point de contrôle, nous allions attaquer le gros morceau de la première partie : l’ascension du GR2 Puy Raymond. Une sucessions d’escaliers en single-track, les coureurs en file indienne. C’était interminable, on avançait d’une marche ou de deux puis on attendait, des petits malins s’amusaient à nous dépasser quand même, avec l’avancée de la nuit, l’excitation et l’énervement commençait à se faire sentir. L’ascension de 15,5 km pour 1.900 m de D+ avait duré 8h car j’étais parti à l’arrière et avait perdu plus de temps à attendre qu’à avancer. Nous commencions à voir des raideurs rebrousser chemin tout penauds, d’autres étaient habillés en short, tee-shirt et manchons, un peu léger pour affronter les -2°C ambiante. La vue était sublime avec le soleil rasant le sommet des volcans. Je me retournais pour prendre quelques clichés. J’arrivais à 6h56 au point de contrôle de Foc Foc ( 29 km) et le temps de prendre une soupe, du coca-cola, de consulter et d’envoyer deux textos, j’étais reparti vers la Route du Volcan et j’avais 7 km à boucler en 1h40.

J’étais reparti dans un schéma de course à étapes
J’attaquais chaque échéance l’une après l’autre. Le Piton de la Fournaise émergeait majestueux des nuages et je poursuivis mon chemin dans un paysage lunaire en direction de l’Oratoire Sainte Thérèse (38,9 km) puis au point de contrôle du Piton Textor (42,2 km). Je venais de passer la distance symbolique du marathon sur la Diagonale des Fous et il était 10h15 soit 12h15 après avoir pris mon départ, jamais un marathon n’avait été aussi long et intense. Quand je pouvais je trottinais, essentiellement sur les faux-plats descendants. Dans l’étape suivante, je devais rejoindre Mare à Boue soit 9 km en 2h30 et je perdais au passage 500 m de dénivelé. Facile je vous aurais dit, en réalité à La Réunion, la descente n’est jamais en ligne droite et plutôt une succession de montées et des descentes, avec une tendance pour l’ensemble plutôt en D+ ou en D-. La difficulté supplémentaire est qu’il commençait à bien pleuvoir et j’affrontais un nouveau terrain de jeu, la boue de ladite Mare. Les chemins que nous empruntions en était gorgés, je croisais une femme qui avait été écoeurée moralement et physiquement de patauger autant dedans. Je n’avais pas de technique pour pratiquer ce genre de chemin, je fis comme je peu. Sur les trois derniers kilomètres, nous retrouvions du bitûme et je me remis à trottiner car nous étions limites pour arriver hors délais. Mon état d’esprit était de poursuivre la course coûte que coûte, sauf en cas de blessure ou de rattrapage par les barrières horaires. A 13h15 je pointais tout content à Mare à Boue (52,4 km) et retrouvais un bon plateau repas avec du thé, du coca, de l’eau, du délicieux poulet cari et des pâtes coquillettes. Trois minutes plus tard, les arrivants étaient hors délais et disqualifiés mais n’avaient aucun moyen de revenir au point de départ ou d’arrivée, deuxième gros bémol d’organisation de la course. Non seulement on était amer d’avoir abandonné mais aussi le rapatriement était une deuxième galère et c’était la loi du système D et de la débrouille.

De Mare à Boue, je devais joindre le fameux Gîte du Piton des Neiges, j’étais bien requinqué par le repas et j’attaquais la suite de mon périple fantastique en pleine possession de mes moyens. Après un passage bucolique en rase campagne, je déchantais vite car la pluie avait fait son office et la boue était maintenant détrempée et gorgée d’eau. C’était pire qu’auparavant. L’autre principe de l’Île est que lorsqu’une difficulté est posée, elle n’existe pas pour quelques centaines de mètres, elle perdure sur plusieurs kilomètres pour bien nous la faire sentir. J’avais en théorie 5h pour parcourir 12,3 km pour un coureur sur route cela peut paraître un jeu de foetus, pour un traileur de campagne, c’est facile mais à La Réunion, cela m’a pris 8h.

A la difficulté de la boue, s’ajouta celles des rochers et des racines
La succession de descente et de montée entamait bien mon moral, je pris un bâton pour tenter de poursuivre mais l’avance que je croyais avoir se réduit comme une peau de chagrin. Je devais être dans les derniers coureurs quand je croisais deux nouveaux abandons puis Mano un réunionnais qui avait fait la course en 2000 et la trouvait bien dure cette année. Il avançait bien contrairement à moi qui commençait à perdre les pédales. J’avançais de plus en plus difficilement quand je croisais un cabri qui retira ses écouteurs quand je lui posais la question : "Dans longtemps le prochain ravitaillement ?" Il me répondit "3 heures" mais c’était à son allure pas du tout à la mienne, puis il remit son casque et quand je me retournais pour le voir partir, il avait déjà disparu. Il avait quand même eu le temps de me dire : "tu continues sur le sentier, tu suis les balises et surtout tu ne t’arrêtes pas".

Là je commençais à en avoir marre
Les montées, les descentes, ce n’était plus de la marche ou de la randonnée mais de l’escalade. J’avais des racines plein le sol et quand ce n’était pas elles, c’était la boue avec beaucoup d’eau. Je commençais à réaliser mon calvaire quand je vis un panneau indiquant "Gite du Piton des Neiges 6 km (3h30)". J’étais démoralisé. A ce moment, Mano me rattrapa accompagné d’un curieux bonhomme en jupe. En fait il s’agissait de David un serre-file qui fermait la marche et avait la double mission de reprendre toutes les balises et de raccompagner les retardataires vers le poste de contrôle le plus proche. Et le plus proche pour moi était en théorie à 3h30 de l’endroit où nous nous situions. J’avais de plus en plus de mal à poursuivre même avec mon bâton qui m’aidait bien et quelques instants plus tard, nous fûmes rejoints par quatre autres serre-file donc Karine, Théo, Miguel et Eusébio. C’était la première fois que je rencontrais des serre-file dans une course et il faisaient un travail formidable. Il fallait déployer des trésors de psychologie pour m’encourager et me faire avancer malgré la fatigue, le manque de sommeil et l’hypoglycémie qui commençait à poindre  son nez. David affirma que nous étions à une heure du Gite puis à vingt minutes. Mais étonnamment, vingt minutes succédèrent aux vingt minutes puis encore vingt minutes.

C’était sans fin , un vrai calvaire, on montait des blocs de rochers, on en descendait, on passait par une rivière de boue et rebelote. L’histoire a duré et duré et duré. Miguel et David se relayaient pour m’aider à avancer car je commençais à aller mal. Finalement nous sommes tout de même arrivés au Gite du Piton des Neiges (64,7 km) à 21h au lieu des 18h30 escomptés.

J’étais exténué, à bout de forces
Très malheureusement, le gite ne pouvait pas garder les six raideurs car ils n’avaient pas l’infrastructure suffisant pour nous gérer, nous offrir un lit pour la nuit puisqu’ils devaient se préparer pour la course qui allait débuter le lendemain qui était le Trail du Bourbon (le semi-raid).

David et les serre-files décidèrent donc de nous faire descendre le bloc jusqu’au stade de Cilaos en pleine nuit jusqu’à vers minuit. Mon calvaire n’était pas terminé mais je commençais à prenre l’habitude, c’était La Réunion dans une course pas comme les autres, très très technique et où il n’y a absolument rien de facile, tout est difficile et quand c’est difficile, c’est aussi très long.

La descente du Bloc ne fit donc pas exception. Souvent à pic, avec des montées et des descentes, des marches, mais heureusement sans rochers et surtout sans la boue. Juste des virages et le précipice sans garde-corps mais à la limite dans la nuit noire, c’était le détail qui gênait le moins. Le mot "interminable" à La Réunion est une évidence et la descente qui devait durer 2h30 prit un peu plus longtemps et à la fin je n’étais pas beau à voir, un serre-file pour le bras gauche, un pour le bras droit, un à l’avant pour anticiper les difficultés et une pour me montrer les pas à suivre. J’ai appris l’humilité sur ce raid car j’avais compris que je ne savais pas marcher, poser les pieds et surtout les lever, assurer mes appuis. Je vous passe les détails car nous sommes arrivés à Cilaos et pour moi c’était bien la fin de mon Premier Grand Raid après 24h d’efforts intenses où je suis allé au bout du chemin où mon courage et mon entraînement m’avaient emmené.

C’était une superbe expérience
Même si elle ne s’est pas terminé par une médaille, j’étais content d’en sortir sain et sauf puisque l’épreuve s’est trouvée endeuillée par la chute d’un raideur de 53 ans au lieu-dit Col des Fourches à Salazie. La fatigue, le manque de sommeil et de lucidité ont eu raison de cet athlète pourtant expérimenté qui avait fait fait deux fois l’UTMB et deux fois le Grand Raid. Pour ma part, c’était bien d’en arrêter là car je n’avais pas le niveau pour continuer plus loin, j’ai envie de retourner à La Réunion pour faire des reconnaissances sur la suite du périple, de m’entrainer et pour aller plus loin les prochaines tentatives de ce monstre ultime qu’est La Diagonale des Fous.

 La route est longue vers le succès mais ce qui importe le plus c’est peut-être pas la destination, mais le chemin que l’on emprunte pour y arriver, plein d’enseignement et plein de richesses !

Je remercie tous mes amis pour leurs nombreux témoignages de sympathie et de soutien sur tous les supports possibles et inimaginables, pour leur accueil mémorable et exceptionnel mes formidables amis Fabienne et Johnny Pérot de Jean Petit que j’ai rencontrés grâce à Elé, une pensée particulière émue pour Carine, Guillaume, Gilbert et Amandine.

Pierre-Marc Giao

Retrouvez les tribulatons de Giao sur son blog : http://thegiao2001.typepad.fr/

Classement et résultats de la diagonale des Fous ici 

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Un nouvel épisode de la série « j’irai courir chez vous », il se déroule dans une petite ville magnifique située au centre du pays : Hoi An. J’avais rendez-vous avec un ami français d’origine vietnamienne : Siph.

Ce footing, nous l’avions programmé depuis des mois, nous en parlions lors de nos entraînements au club de Nanterre. Une fois sur place, il a fallu ajuster nos calendriers pour trouver le bon moment. Et ce fut Hoi An.

Entre ciel et terre
Notre périple part de l’hôtel situé en bord de mer pour se diriger rapidement dans les rizières toutes proches. Il est tôt, 6h30, mais déjà pas mal de monde dans les champs et les routes aux alentours. Nous nous enfonçons dans les rizières avec pour témoins des buffles.

La salle de sports
A l’entrée de la ville, nous croisons une salle de sports, qui malgré l’heure est remplie d’hommes de tous les âges. Nous décidons de rentrer jeter un œil. Nos sourires et nos salutations ne réussissent  pas à détendre l’atmosphère. Ils se demandent ce que deux touristes viennent faire là ? Je dois l’avouer, je ne n’étais pas en totale confiance.

La vieille ville
Le marché bat son plein, nous le traversons en courant, il y a plein d’odeurs et de couleurs. Nous apercevons au loin le monument le plus représentatif de la ville : le pont-pagode japonais (Chùa Cầu). L’endroit est magnifique !

Une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO
Divers styles architecturaux se retrouvent à Hội An : chinois, japonais, français. Huit cent quarante-quatre bâtiments sont répertoriés pour leur intérêt historique et architectural. Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Ce symbole se retrouve également sur les portes des maisons et protège ainsi ses habitants. De nombreuses maisons sont construites dans un bois noir et très dur, le jaquier.

Les maisons aux façades colorées de jaune et aux volets turquoises qui se reflètent dans la rivière, le trafic des sampans, son marché riche aux mille produits, parfums et saveurs sont autant d’images typiques de la ville. Au petit matin, les pêcheurs amènent leur prises nocturnes au très pittoresque marché aux poissons. (source Wikipedia)

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Dimanche 7 octobre avait lieu les 10 km de Paris Centre sous la houlette de Nike qui a transformé l’événement en fer de lance de sa communication.

L’organisation me confia pour cette édition la gestion des meneurs d’allure. Une mission très excitante d’un point de vue sportif, mais surtout humain. Être meneur, c’est se mettre au service des autres, avoir un devoir de régularité mais également d’animation. Surtout en fin de parcours, quand cela commence à faire mal…

Retour en arrière
L’expérience débute le vendredi avec la remise des dossards, ou plutôt la remise des tee-shirts ! En effet, le numéro de chaque compétiteur est inscrit sur le maillot. Ce qui donne au peloton une couleur uniforme, noire l’an passé et blanche cette année. Ce qui fait la spécificité de cette course fait aussi l’objet de toutes les critiques. En effet, imposer un maillot comme un uniforme fait grincer pas mal de dents. Pourtant, il est possible de demander un dossard papier et de courir avec le maillot de son choix. Mais peu de gens le savent…

C’est toujours un pur bonheur que de participer de l’intérieur à une organisation. Paris-Versailles la semaine précédente, Paris Centre cette semaine. Un véritable village a été créé sur la place du Palais Royal, avec en prime une vue imprenable sur le Louvre. Un Dj rythme l’événement, c’est parfois un peu gênant pour la compréhension. L’ambiance est bon enfant, nombreux sont ceux qui participent pour la première fois à une compétition. Je ne pensais pas qu’un jour j’aurais à expliquer à quoi sert la puce dans l’enveloppe…

Les meneurs sont là
Je retrouve dimanche matin aux aurores mon équipe, nous ne serons pas moins de 12 pour mener à bien cette opération. Nous sommes répartis sur les tranches suivantes : 45 mn, 55mn et 60 mn. Il manque bizarrement le créneau 50 mn qui est pour moi le plus important, avec le 40 mn. Nous serons quatre à assurer le tempo mais aussi l’ambiance par sas.

Mais qui c’est celui-là ?
Avec mon maillot jaune fluo, je fais un peu tâche au milieu de la marée blanche, bien sur c’est le but. J’entends des chuchotements derrière moi, ils sont nombreux à se demander qui je suis et ce que je fais… Les plus hardis me demandent, cela veut dire quoi « meneur d’allure » ? Je leurs explique que mon rôle est de les amenés sur un rythme régulier jusqu’au 55 minute. Ils ont l’air dubitatifs…

Mon action trouve écho auprès d’un groupe de filles. Coup de pistolet ! Nous voilà parti en direction du majestueux Opéra Garnier. Le parcours est l’un des plus beau de Paris, il serpente à travers les beaux quartiers.

Notre groupe prend corps
je leurs parle, les rassures et surtout les freines ! Car le défaut du débutant c’est de partir trop vite. Nous avons 10 km pour nous exprimer, savourons chaque instant. Les premiers temps sont un peu pénibles car il y a beaucoup de monde, et les routes étroites.

Les panneaux kilométriques défilent, je ne vois pas le temps passer. Nous sommes au dernier ravitaillement, les visages se ferment, plus personne ne parle, c’est maintenant que ma mission prend tout son sens. Je dois garder mon petit groupe intact, jusqu’au bout…

Sprint final
Nous voyons au loin, l’arche d’arrivée, ceux qui le peuvent encore entame un sprint final, je les accompagne jusqu’au bout et les félicitant. J’essaye d’enrôler d’autres recrues à notre groupe, mais je me heurte à une incompréhension. Quand je leur dit : « allez, venez avec nous » ! Ils me regardent avec de grands yeux, du genre : « c’est qui celui-là » ?  Notre joyeuse troupe franchie la ligne, ils sont heureux, et moi je suis fier !

Après coup, je dois l’avouer je suis un peu déçu par ma prestation, le public n’était pas réceptif. C’était pour la plupart des débutants et ils n’avaient envies que d’une seule chose : « faire LEUR course » ! C’est une chose qu’il faut respecter plus que tout et garder en tête que nous sommes au service des coureurs.

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La grande classique de la rentrée a tenue toutes ses promesses. Une organisation sans faille, un peloton de 25 000 coureurs, le tout sous un soleil radieux. Alors que demander de plus, à part un nouveau record personnel sur la distance ?

Depuis la fin août, je traîne une douleur au mollet droit, qui m’empêche de me projeter sereinement dans un avenir proche. Les dernières séances d’entraînements n’avaient pas apporté de réponse à ma question : « serais-je prêt pour le marathon de New York » ?

Retrait des dossards
Le week-end sportif commence en tant que bénévole sur le retrait des dossards. Quel bonheur de rencontrer tous ces coureurs et d’échanger quelques mots avec eux. Je suis en compagnie de la Runnosphère et de Versailles Triathlon. Mon rôle, attribuer le bon tee-shirt à la bonne personne, il faut un sacré coup d’œil !

La Veille de course
Le matin, je tente de pousser un peu la machine pour me rassurer, mais ce footing n’apporte aucune bonne sensation. Je passe l’après-midi à la piscine avec les enfants. Bref, j’ai plein d’excuses dans ma besace en cas de contre performance.

Le grand jour !
J’ai rendez-vous avec mes co-équipiers du club de Nanterre AC. Nous avons tous un « petit » dossard qui nous permettra de partir juste après les élites. J’avais établi un plan de route, plutôt tranquille : 4’ 15’’au kilomètre jusqu’au sommet et dans la descente advienne que pourra…

Top départ
Coup de pistolet, les jambes tournent bien. Je passe le premier kilomètre en 3’ 55’’ c’est un peu rapide. Je ralentis pour atteindre les 4’ 10’’ et me stabilise jusqu’à la côte. Nous voilà enfin face au « gros morceau » la fameuse côte des Gardes. Je n’ai pas d’appréhension, je suis plutôt un bon grimpeur. Je baisse la tête, je raccourcis ma foulée et tire sur les bras. Elle passe comme une lettre à la poste…

La descente qui suit est l’occasion de grandes enjambés, la vitesse est vertigineuse ! je suis à 3’ 40’’ / km . Je termine la course dans le sillage de trois autres membres du club. Nous entamons la longue, très longue ligne droite qui mène à l’arrivée. Je vois au loin l’arche et le chrono. Je termine en 1h 07’ 48’’ je suis ravis, c’est un nouveau record personnel.

Paris-Versailles in love !
Il y a quelques années, je vivais encore dans ma ville natale, Marseille. J’étais monté à la capitale pour faire Paris-Versailles. Le speaker de l’épreuve Jean-Pierre Bouix, qui est un ami, m’a fait monter sur le podium pour recueillir mes impressions. J’en profite pour encourager ma nouvelle fiancée parisienne qui va participer à sa première course sur route. Je crie : « Nathalie, je t’aime » face aux 20 000 coureurs. Séquence « émotion » la foule applaudit.

Un produit étonnant
Je voudrais revenir un instant sur ma performance. Même si ce record n’a rien de « stupéfiant » je dois quand même vous informer d’une chose. Je suis en test en ce moment avec le laboratoire CT-Well et j’ai pris ce matin là un « shot » de Hello. Un produit naturel essentiellement à base de plantes avec des apports naturel de caféine et vitamine C. D’après le dossier de presse, le produit est garantie non dopant. Alors effet réel ou placebo à vous de juger ?

Pour les commandes : http://www.soins-aunaturel.fr

Depuis un an que le blog existe, que de changements, mais surtout que de rencontres. Mes convictions ont fait que la ligne éditoriale est axée sur les athlètes du quotidien, les anonymes du peloton. Je laissais les stars aux autres. Puis un jour, vous faites LA rencontre. Remontons quelques années en arrière.

Paris, marathon expo 2008, je flâne dans les allées avec mon ami Fabien Debaucheron, nous rencontrons une fille en survêtement, elle est affûtée comme une lame. Fabien la connaît, nous entamons la conversation. Elle nous raconte qu’elle arrête le triathlon pour faire des courses nature longue distance. Je n’ai jamais vu cette fille, je n’ai aucune idée de son niveau. Je lui parle d’égal à égal. Elle me pose des questions sur mes entraînements, moi sur les siens. Mon ami me glisse, que c’est une championne et qu’elle vient de remporter l’Ecotrail de Paris. Le rapport change, je ne suis plus naturel, mais elle me met à l’aise, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Les années sont passées
Chacun sa route, chacun son chemin. Pour elle, ceux des victoires et des engagements auprès d’autres athlètes en tant que coach. Voilà qu’il y a moins d’un an, je la sollicite pour une rencontre. Elle accepte rapidement, le lieu sera le salon du semi marathon de Paris, décidément… Elle est sur Paris en tant que « marraine » de l’Écotrail. Elle m’accorde quelques instants, se prête au jeu des questions-réponses et prend facilement la pose avec moi, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Ecotrail de Paris 2012
Moi qui suis un pur routier, participe à mon premier trail à Paris. Je tente de recueillir ses impressions afin de les publier la veille de la compétition. Anne, joue gros sur cette course, elle ne peut pas se permettre de laisser transparaître le moindre doute, elle se doit d’avoir la « poker face ». C’est pourquoi, nous convenons d’un rendez-vous après. Et quel après ? Anne remporte la course avec panache. Je saisis ces instants de bonheurs lors de la remise des prix, elle prend la pose pour moi à l’extérieur du podium. Je la félicite, je la remercie et elle, me demande si je suis prêt pour mon marathon de Paris dans 15 jours. Toujours à l’écoute des autres, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Séquence retrouvaille
Le coach avait réuni certains de ses « protégés » parisiens au Bois de Boulogne afin d’affiner les différents plans d’entraînements. La majorité étaient des trailers et une poignée de triathlètes. Je fus invité en observateur, en Run, Reporter, Run…

J’y ai découvert une bande de passionnés de tous niveaux. Certains en couple comme Patrice et Françoise encore sur leur nuage de finishers de la CCC ou comme Céline une débutante éclairée qui malgré son jeune âge se dirige tout droit sur les pentes du trail ultra. Des gens adorables et motivés qui forment comme une famille, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Retrouvez l’actualité d’Anne Valéro ou inscrivez-vous pour des séances de coaching sur son site :
http://annevalero.fr/

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Qui n’a jamais songé à s’évader ? À se déconnecter pour un instant de la réalité et de vivre un rêve tout éveiller ? Faire un footing à la Baie d’Halong c’est un peu ça ! Il régne une ambiance apaisante, presque mystique et le paysage est à vous couper le souffle. Des collines qui ont les pieds dans l’eau. Des rizières à perte de vue «et au milieu coule une rivière»…

Cela fait maintenant 10 jours que nous sommes au Vietnam et pourtant je ne me lasse pas de ces paysages. Nous sommes arrivés la veille à Ninh Bình pour une visite en pirogue. Les rameurs ont une particularité : ils rament avec les pieds ! Leur technique est indescriptible, mais terriblement efficace. La visite de la baie d’Halong terrestre reste l’un des moments forts de notre séjour. Nombreux, sont ceux qui la préfère à la baie d’Halong maritime.

Réveil à 5h30
Afin d’apprécier le spectacle qui m’attend et de ne pas trop souffrir de la chaleur, je me lève aux aurores. Je quitte l’hôtel sur la pointe des pieds et le ventre vide. Direction la baie.

A ma grande surprise, je ne suis pas seul dans la rue. Le jour est levé et la vie s’active doucement. Je croise même des écoliers, ils partent à pied ou en vélo. J’avais repéré le terrain la veille, lors de notre balade, je sais où j’irais aujourd’hui !

Je quitte la ville
J’aperçois les premières collines qui forment cette baie, au loin les rizières ressemblent à de grands lacs verts. Je trouve un chemin qui serpente entre palmiers, riz et rivières. Dans ce pays, je ne me suis jamais senti en danger, vous pouvez quitter la ville et aller sur les chemins de traverses vous ne rencontrerez jamais d’agressivité ou d’inquiétude. Les gens ont l’air étonné de me voir, mais avec le sourire !

Les kilomètres défilent
Comme je l’explique dans la vidéo, je suis enivré par ses paysages, il est très tôt, je n’ai rien dans le ventre, mais j’ai de très bonnes sensations. Mes jambes répondent à chaque accélération. Au détour d’un chemin, je croise un groupe de femmes, elles me font signe d’approcher. Elles ont vu que j’avais une caméra et me demandent de filmer leur bébé ! Je pense un instant qu’elles vont ensuite me demander de l’argent ? De toute façon, je n’en ai pas !

Leur démarche est dénuée d’intérêt, je crois qu’elles sont fières de leurs enfants et veulent le montrer au monde entier. Les quelques minutes que durent cet échange sont magiques, il représente ce que je suis venue chercher au bout du monde.

Un petit tour au marché ?
Sur le retour, je fais une halte au marché. Il n’y a que des aliments, les odeurs se mélangent. Ce qui le matin à jeun n’est pas forcément une bonne chose. Je fais à nouveau des rencontres et échange avec deux commerçantes, je ne comprends absolument rien, mais c’est drôle et visiblement c’est communicatif car les voisins d’étal ont le sourire aussi.

Il est temps de rentrer à l’hôtel et de rejoindre ma petite famille, car nous avons pas mal de route pour rejoindre cette fois la baie d’Halong maritime. A suivre…

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