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Je vous parle souvent de ces fameuses séances organisées par La Parisienne, celles là mêmes où l’espace d’un moment je deviens celui qui sait, celui qui montre l’exemple… Cette dernière session à la Cité Universitaire de Paris n’a pas dérogé à la règle. Des filles débutantes ou pratiquant d’autres sports, mais ultra-motivées. Près de 500 personnes s’étaient inscrite pour ce run dominicale. Voici le film de cette matinée.

Pour les coachs le rendez-vous est à 7h30 au stade Charletty. Un petit déjeuner d’accueil et un brief rappelant le thème de la séance. Car il faut le savoir, les séances sont imaginées en amont par un «super coach» qui construit un plan d’entraînement avec des conseils et recommandations que nous allons «distiller» tout au long des quatre dimanches qui nous mènerons d’avril à juillet.

9h premier échauffement sous forme de réveil musculaire avec la fameuse «salutation au soleil» dans laquelle mon binôme Guy excelle ! L’exercice dure quinze minute. Changement de musique et changement de rhytme. C’est au tour de l’échauffement collectif en musique par les Master Trainers Nike, deux filles survoltées et pleines d’humour. La piste de Charletty se transforme en «dancefloor», les filles et même les coachs s’en donnent à cœur joie.

Les choses sérieuses commencent
Il ne faut pas oublier que nous sommes là pour progresser en course à pied avec pour ligne de mire les 6 km de La Parisienne au mois de septembre. Les filles se répartissent par groupe de niveau, nous allons occuper trois sites limitrophes. A savoir, la piste du stade Charletty, la cité Universitaire et le parc Montsouris.

Les panthères
Mon groupe se nomme « les panthères », il s’agit de filles ayant une expérience de la course et qui souhaitent améliorer leur chrono. 15 mn de footing, plus des gammes d’athlétisme. Les gammes sont composées de talons fesses, montés de genoux, foulées tractées, pas chassés, et accélérations.

Le cœur de la séance
Nous voilà prêt pour affronter la séance. Au programme, 5 x 1 minute rapide/ 1 minute lente, suivi de 2 minutes de récupération et encore un bloc de 5 x 1’/1’. Le but de l’exercice et d’apprendre à gérer son effort, car les débutantes ont tendances à partir trop vite et à se « brûler » rapidement. Nous sommes là pour les encadrer.

Le groupe à un très bon niveau, cela va vite, même très vite. Ce dimanche j’avais trois filles qui étaient plus plus proche de la vitesse du guépard que de la panthère… J’ai du mouillé le maillot pour rester à leurs côtés. Elles m’ont fait plaisirs, car cela prouve que les séances précédentes portaient leurs fruits. J’encourage toutes les filles qui souhaitent débuter la compétition à commencer par une course festive comme La Parsienne, qui allie le fun et la sportivité. Je suivrais avec attention mes panthères lors de la course de septembre.

Comment devient-on coach à la plus grande course féminine de France ? Pourquoi les femmes adorent cette épreuve ? Je vais tenter d’apporter mon éclairage sur ces questions.

Il faut savoir que ce sera en septembre 2012 la 16e édition de cette course 100% féminine, elles étaient l’an passé 25 000 féminines a prendre le départ sur le pont d’Iéna au pied de la tour Eifel. Ce taux de participation rend envieux de nombreux organisateurs en France, car avec un chiffre si élevé l’épreuve se situe dans les 5 plus grosses courses.

Le succès fut immédiat
A la première il y a 15 ans, elles étaient déjà 1500. Ce qui plait, c’est le concept ! Un mélange de compétition et de dépassement de soi avec un zeste de folie. Pour ceux et celles qui n’ont jamais assisté à cette épreuve, il est difficile d’imaginer une telle ambiance, plus proche d’un carnaval ou d’une techno parade que d’un marathon de Paris ou la peur se lit sur les visages. Ici, la plupart des concurrentes sont aussi les actrices d’une superproduction ou le maître mot est : « lâchez-vous ». Elles sont nombreuses à êtres déguisés, ou du moins à adopté la même tenue que leurs collègues de travail ou copines.

Autres particularités, la participation « corporative » elles sont nombreuses à porter les couleurs de leurs « boîtes » ! Cette épreuve renforce l’appartenance à un groupe et développe l’esprit d’équipe. C’est donc tout bénéfice pour l’entreprise qui met toutes les facilités aux services des coureuses : inscriptions, dossards, tenues, etc…

Mon regard de coach
J’attaque ma deuxième saison avec l’organisation, et c’est avec le même plaisir que je renouvelle l’expérience. C’est l’occasion de rencontre incroyable et improbable…
L’organisation met à disposition des coureuses quatre sessions d’entraînement à partir du mois d’avril à raison d’une par mois, ce qui nous emmène jusqu’au mois de juillet.

Le profil des participantes aux séances est grosso modo de 35/45 ans, ce sont des filles qui ne sont pas particulièrement sportives le reste de l’année, mais le mois de septembre venu se transforment en compétitrices. je me souviens l’an passé de questions tellement candides que l’envie de sourire vous prend. Exemple, « comme j’avais mal aux genoux, je me suis fait faire des semelles correctrices, mais maintenant, j’ai mal aux pieds ! » Je trouve cela bizarre, lui pose quelques questions et ensuite tente : « mais vous avez bien enlevé, la semelle d’origine de votre chaussure ? » « ??? , non ! », je l’arrête, lui demande de retirer cette double épaisseur et un ouf de soulagement l’inonde. « Je re-vie » me dit-elle !

L’organisation des séances
L’organisation est pyramidale, c’est qu’un coach en chef décide du contenue de toutes les séances, il les transmets à des sous-chefs responsables des 7 groupes de niveaux, ensuite ce sont des assistants coachs qui répandent la bonne parole sur le terrain et accompagnent ces dames dans leurs séances. Nous sommes près de 45 assistants, avec tous des parcours sportifs différents. La plupart sont issus de Staps, filière des profs de sports, d’autres sont coachs en remise en forme, et bien sûr certains sont issus directement de l’athlétisme.

Chaque session est différente dans le contenu, mais nous gardons les mêmes personnes durant les quatre mois, ce qui nous permet de suivre les progressions. Chaque footing est aussi l’occasion de confidences et de révélations, mais chut, je garderai le secret…

© http://vincent.roussarie.over-blog.com/article-course-de-douces-84531328.html

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