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Le sport est un plaisir mais aussi un luxe pour nous les valides, c’est pourquoi il faut le partager avec ceux qui n’ont pas la chance de gambader librement. C’est en partant de ce constat que l’association a décidé d’agir ici pour aider là-bas des personnes à Vivre Debout à nouveau.

Cette année encore, mon club le Nanterre AC était représenté par une trentaine de membres dont plus de la moitié pour accompagner deux Joellettes afin de faire vivre la course à deux handicapés. C’est sous l’impulsion de Hamlili Masmoudi le responsable du handisport, secondé par Vincent Orgeuil que ce beau projet a vue le jour. Quel bonheur de voir les visages s’illuminer aussi bien chez les coureurs que les « invités » dans leurs sièges confortablement installés.

La course démarre à 10h30 dans le bois de Boulogne, nous avons rendez-vous une heure avant pour un dernier briefing. Je serais lièvre pour Sonia qui tente de battre son record sur la distance et rêve d’un 45 mn sur 10 km.

Après une courte nuit…
Je serais accompagné de mon ami Adrien qui comme moi était la veille à l’anniversaire de Giao des Étoiles du 8e, où nous avons célébré ses 44 ans comme il se doit. C’est donc avec le peu de force qu’il nous reste que nous prenons le départ. Par sagesse et amitié nous suivrons Cyril le meneur d’allure officiel qui porte fièrement la flamme des moins de 45 mn. Sonia part un peu vite, je la laisse gérer son départ, mais elle s’emballe et passe le premier kilo en 4’ au lieu des 4’ 30’’ escomptés !

Je reste avec le peloton formé autour de la flamme
Nous en profitons avec Adrien pour faire un peu l’animation. Ce qui ne sera pas du gôut de tout le monde comme l’a témoigné avec peu de ménagement un concurrent à mon ami. Je retrouve Sonia seulement au 4e km, elle est en surchauffe, je l’invite à ralentir est à reprendre son souffle. J’ai bien peur que cette échappée, son corps lui fasse payer « cash » en fin de parcours. Nous gérons les différents dénivelés que comporte cette course et nous retrouvons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent difficiles. Elle peine, mais ne lâche rien. Elle sait que le record est au prix de souffrances.

Elle franchi la ligne en 46’ 38’’ à bout de souffle, d’abord déçue de ne pas avoir réalisé son objectif, mais très vite le coach lui rappelle que c’est quand même son record sur 10 km, alors un grand sourire s’affiche sur son visage.

Notre sport a cela de magique, chacun à son niveau réalise des « exploits », aussi bien le premier de la course qui aux fruits de nombreux entraînements réalise une « perf », que le coureur lambada ou l’handicapé en fauteuil qui ce matin là est allé chercher le dépassement. Bravo à tous, cette matinée fut un grand moment de partage et de sport.

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Depuis deux, j’ai renoué avec un vieux plaisir, la pratique du vélo. Quel plaisir que de rouler entre amis et de découvrir de nouveaux paysages comme ceux de la vallée de Chevreuse ou des cols escarpés comme celui du Mont Ventoux.

J’ai repris le vélo à l’occasion du triathlon de Paris 2010, ce qui était au départ un pari avec le club d’athlétisme et devenue au fil du temps une récréation. Chaque année après le marathon de Paris, je passe au triathlon, cela permet une meilleure récupération en épargnant les articulations grâce au sport « portés » que sont le vélo et la natation.

Un projet fou, l’ascension du Mont Ventoux

Lancé cet hiver par quelques membres de la Vélosphère (marathoniens fan de vélo), l’idée à fait son petit bonhomme de chemin pour aboutir le 8 mai à la réunion de douze passionnés (9 garçons et 3 filles) à Bédoin pour l’ascension du col le plus impressionnant de France, dixit les sites spécialisés. Il existe trois possibilités pour démarrer, par Sault, Malaucène ou Bédoin le versant le plus « pentu ». C’est celui-ci qui fut retenu à l’unanimité…

Vacances, j’oublis tout…
La date n’a pas été choisie au hasard, nous allons nous appuyer sur ce jour férié pour mobiliser les volontaires. Ce n’est pas évident de réunir autant de personnes à 700 km de Paris. J’étais chez « papa et maman » à Marseille durant ces vacances, c’est donc en voisin que je fais le voyage. Mais ce voyage, je ne le ferais pas seul, car j’entraîne dans l’aventure mon frère mais surtout mon père qui arbore fièrement ses 73 ans et avec une condition physique qui en laisserait plus d’un rêveur…

Rendez-vous à Bédoin
L’ensemble de la Vélosphère se retrouve à 9h30 autour d’un café pour dernier briefing qui sera très simple : « prenez un maximum de plaisir et faites-le à votre allure ! ». Un léger échauffement de 5 km sur les environs du village suffisent à nous mettre en température.

A vos chronos…
Nous voilà sur la borne du kilomètre zéro qui matérialise le départ de l’ascension qui se terminera 22 km plus haut. L’ambiance a changé, beaucoup moins décontractée. Nous comprenons très vite que chacun veux son chrono, son trophée…

Il ne faudra pas plus de trois kilomètres et le village de Saint-Estève pour le peloton explose. Je me retrouve en chasse patate à faire la montée dans une grande solitude ! Mon frère qui possède un bon niveau de cycliste m’attend charitablement au chalet Reynard qui représente les deux tiers du parcours. Il me lance : « tu veux faire une pause ou attendre les autres ? », tu es fou ? Je veux aussi mon chrono ! Il me servira alors de lièvre jusqu’au sommet, en m’encourageant a bon escient.

La station météo qui symbolise le sommet, nous tant les bras, elle trône sur ce mont chauve. Le spectacle est magique, nous sommes sur la lune. La végétation a disparu et seules les pierres sont resté ce qui donne un reflet éblouissant. Je possède une forme extraordinaire, j’ai peu de kilomètres au compteur mais une envie de rouler qui donne des ailes.

Dernier virage…
Je suis à une encablure du sommet, il commence à y avoir du monde. Je reçois les encouragements de ceux qui sont déjà arrivés. Je vais faire partie de la famille des grimpeurs qui ont fait le Ventoux. Un sursaut d’orgueil, je laisse sur place le malheureux cycliste qui m’accompagnait depuis peu. Je franchis fier la ligne et le premier geste va à ma Garmin ! Je stop le chrono et le savoure… Il affiche 1h 39’, je ne sais pas si c’est un bon chrono, mais je suis heureux !

Nous sommes tous dans un mouchoir de poche et à chaque arrivée son ovation. Nous posons pour une photo souvenir et le froid nous pousse à redescendre au plus vite. Pour la descende, c’est idem à la montée, chacun à son rythme car elle très technique. Nous restons groupés jusqu’au Chalet Reynard, puis ce sera chacun pour soi…

Le meilleur moment
La journée ne s’arrête pas là, nous allons tous déjeuner ensemble dans un restaurant très sympathique. Nous allons revivre cette ascension minute par minute par le biais de chacun des témoignages le tout arrosé par une bière bien fraîche. C’est aussi ça le sport, de grands moments de convivialités…

France Culture, marathon de Paris 2

Carole, reviens pour nous sur son aventure radiophonique lors du marathon de Paris 2013. Le récit est à son image, généreux et sincére…

L’avant Marathon de Paris 2013 !
Il était une fois un petit bout de bonne femme MOI, Carole Clairement Bestial, qui, le 22 avril 2012 faisait son premier marathon, en ayant uniquement 60 kms d’entraînement dans les baskets : quelques courses de 5kms sur bitume et un trail blanc et le petit parcours du trail du Ventoux. Rien n’aurait pu supposer qu’en 2013, un dossard de marathon me fasse de l’œil puisque j’avais décidé de me consacrer à une saison uniquement trail (toujours d’actualité d’ailleurs). Tout commence par une copine Florence qui y participe et qui me demande " allez ce serait cool " mais il n’y avait plus de dossard et je dois dire que cela m’arrangeait finalement. Et voilà, 15 jours avant, un dossard s’agite devant mes pieds et oui, je l’avoue, je craque et c’est parti pour un we qui s’annonce riche en émotions, sous le nom d’emprunt de Laurent.

Évidemment je n’ai pas fait de plan d’entraînement, 2 semaines avant, cela ne vaut pas la peine. J’ai juste 3 trails dans les jambes en un mois et demi, tous finisher. J’ai pelleté presque 170 tonnes de neige en 6 mois. J’ai 40 journées de ski à mon actif depuis décembre et quelques allers-retours au crêt de Chalam, mon sommet du Jura. Est-ce suffisant ? Pas de questions à se poser en tant que Carole, il n y’a pas de doute : " ça va le faire" !

Et vlà ti pas qu’en répondant rapidement à Jean-Pierre Run Run, je me trouve en contact pour faire un reportage pour France Culture, pendant le marathon. Me voilà donc en face de Tony à 19h15 le vendredi, après 5h d’autoroute, porte d’Italie, pour remplacer au pied levé Cécile Bertin. Nous discutons une bonne heure sur le thème du reportage et sur d’autres choses diverses et variées.

Cecile Bertin marathon de ParisMoment magique, waouh
Petite anecdote tout de même, je reçois un coup de fil avec message sur mon répondeur le soir même vers 21h, Cécile me parle en me vouvoyant… on ne lui a laissé que Carole et un numéro de téléphone comme informations … trop drôle, je lui réponds par sms : «  euh, dis donc on se connaît, pourquoi tu me vouvoies ?’ ! »… Réponse : «  ah, tu es cette carole là, génial ! ».

Me voilà donc au taquet à Running expo le samedi matin dès 11h pour rencontrer Tony et l’équipe son pour quelques tests. Micros et enregistreur, tests volumes du son ; je couriote avec mon nouveau matos, mon nouveau compagnon de route du lendemain, je suis à l’aise. La journée se poursuit avec des rencontres du tonnerre, une rice party avec Vincent et Laurent, des poses photos avec Leslie, L’bagnard, Malcolm, Tony, Cécile, Nadia, Céline, Pascal, Nathalie, Luc, Charly : je me gave de bonnes doses d’amitié, histoire de remplir mon cœur de bonheur pour 42, 195 kms  et waouh, cela fait du bien.

Mon estimation,  moins que 5h !
Deuxième anecdote… mon dossard (enfin celui de Laurent) déposé la veille par Jean-Pierre à Leslie, ben est toujours chez Leslie, car elle est venue sur son stand avec le sien au lieu du mien ! Ouf que Tony est allé me le récupérer le soir. Soirée en demie teinte, pas le moral pour diverses choses et variées, Sylvère mon pote me réconforte comme il peut devant The Voice. Giuliana me coache via Fb.  Une nuit très courte et me voilà prête à 6h45, go to the RER. Je me prépare physiquement en enrubannant mes petits pieds fragiles et en strappant mon genou gauche : ça devrait le faire !

MARATHON DE PARIS : JOUR J
L’heure de trajet dans le métro est magique, je m’imprègne déjà des odeurs, des émotions et des regards des futurs marathonien(ne)s. Ca parlote, ca rigole, ca angoisse, ce sont des moments précieux de convivialité, tous dans le même bateau. Un petit détour sous le pied gauche de l’Arc de Triomphe pour croiser Leslie et d’autres que je ne verrais pas et je retrouve Philippe et Nathalie venus de Dreux pour moi et le marathon.

Rendez-vous devant le Fouquet’s avec Tony, Gilles et Laurent, l’équipe de choc. Et on m’installe le matos : un enregistreur au niveau de mon porte-bidons, un micro d’ambiance à la cheville droite, et le micro de prise de voix accroché au tee-shirt. Nous faisons les dernières vérifications. Ils me suivront et seront là pour changer les piles au 5ème, 20 ème, 30 ème kilomètre et à l’arrivée. Je pars donc dans mon sas de 4h15, un sas ouvert à la sauvage … je file mon sac à Tony, merci d’ailleurs, cela m’a permis de rester couverte le plus longtemps possible. Et me voilà serrée comme une saucisse au milieu d’environ 10000 coureurs ! Le départ a été donné depuis plus de 30 minutes.

Je me débrouille comme une grande et fais partir l’enregistreur et ajuste les micros
Les barrières disparaissent et laissent place à une corde qui nous lâche petit à petit. J’enjambe les sacs poubelles, les pulls, les survets,  et j’en passe… je verrais d’ailleurs plus loin des gens qui ramasseront des vêtements : ben oui les Champs se sont transformés en un Tati géant ! 
Ca y est ligne de départ passée, c’est parti pour, rappeler moi ? Un marathon ! Ah oui j’avais un peu oublié que je courrais pour 42, 195 kms !

Waouh, l’émotion du départ est, je dois dire, limite jouissive, tellement cette ambiance est forte. C’est inexplicable, il faut être dedans pour comprendre. Un coucou au Bagnard, à Pascal, Maëliz et Marie-Pierre ! Inconnue ou pas, je suis acclamée le long de la Concorde, jusqu’à Bastille. C’est fort, intense, magique. Je suis bien, bien dans mes baskets, bien dans mon micro, je parle, enfin je mets du son sur mes pensées. Les premiers 5kms, c’est plutôt la découverte d’un marathon où le monde est présent, voire trop présent à mon goût. Je me dis que le peloton va s’étioler, histoire d’être un peu plus « seule ».

Vincent et CaroleUn arrêt de 4’22 pour changer les piles…
Jusqu’au 10 kms, j’ai l’impression que tout roule. Je suis toujours derrière la flamme 4h15, j’ai d’ailleurs de la peine à le croire. Je profite bien des ravitos et  je pense à mes loulous qui doivent être fiers de regarder leur maman à la télé. J’en oublie complètement le micro, à tel point qu’à l’entrée du bois de Vincennes pour la pause pipi, eh bien c’était laborieux ! Un peu plus et je grillais l’enregistreur !

Bois de Vincennes, j’ai kiffé ! J’ai une pensée pour mon Vince qui est derrière moi et j’espère qu’il est toujours debout. En un rien de temps, je retrouve l’équipe radio au 20ème, après avoir failli me casser la binette dans toutes ses pelures d’oranges et de bananes par terre. Pause extra rapide de 3’50 et quel plaisir d’être encouragée et pas uniquement pour le défi radio, mais pour le marathon tout simplement.

Le semi est là, à portée de mains… 2h08 ! Yeppppp ! Et une pensée pour celui qui, je pense, est déjà arrivé, alors que moi il me reste encore une moitié. A cet instant, je pense à mon Grand-père qui n’a jamais pu être fier de moi dans mes courses, mais je sais que moi je suis fière d’être là, grâce à lui, qui m’a tout apporté, digne d’un père.

Les 10kms sur les quais me foute un gros coup de bourdon. J’en ai assez de courir, des remontées de mauvaises pensés commencent à vouloir embrumer mon esprit. Je me retrouve de nouveau oppressée par ce trop de monde ! Et puis, cela devient bruyant. Il faut que je puise entre le 22 et le 25 dans les ressources mentales. J’aperçois la Tour Eiffel et je me souviens qu’à partir de là, il reste 12 kms donc courage. Je me mets à suivre la ligne bleue du marathon et j’avance, j’avance, non je ne marcherais pas, oui je vais me booster.

Yeahh, pont de l’Alma, je vois Jean-Mi et les filles, cela fait du bien. Les quais se font plus étroits et les gens me stressent, mais ouf, ravitaillement en vue. Laurent est là, au bout de la table, dernier changement de piles, 4’12 d’arrêt. Je repense à Giuliana, et je dépose au pied de la tour Eiffel mon sac de tracas et de doute, je l’enfouis à la tour sud et je repars sereine sur le chemin du bois de Boulogne: j’attends avec impatience le portail en bois de madrier que je me suis représenté au panneau 32 kms. Il est hors de question que je marche comme tous ceux que je double. La montée n’est pas si rude, il ne faut pas exagérer et là, une pensée pour Juan et Olivier qui doivent être arrivés, d’ailleurs j’envoie un sms pour dire que moi, je suis dans les 10 derniers.  Je préfère courir sur les gravillons à droite que sur ces pavés qui me cassent le rythme.

Les Rolling Stone dans l’Ipod me boostent
Je n’en reviens pas, je cours toujours. Souvenir du marathon de Cracovie où à cette distance, je marchais, je pleurais, prête à abandonner. Une énorme pensée pour ceux qui courent en groupe ou avec la famille et les amis le long du parcours, je me rends compte que cela fait du bien d’avoir des encouragements en vrai, en live.  Moi, certes, je les ai eus sur Fb, mais ce n’est pas pareil, cela n’a pas le même impact. Par contre, l’équipe radio et de voir leur visage n’est pas anodin au fait que j’avance et que je finirais. Et y’a mon doudou fennec, qui m’attend aussi à la maison, donc Go ! J’aurais eu mon camelbak, il aurait fait le marathon….

Les coureurs autour de moi me cassent les pieds, je ne supporte plus celui qui traîne les pieds, celle qui derrière moi a une respiration trop forte et celui qui vient de me dépasser et qui crache par terre. J’ai l’impression que les panneaux qui séparent les kilomètres sont longs, mais si longs. Mais zou, je me recentre sur ma respiration et youpi, il reste 4 kilomètres et là, un homme me nargue avec sa médaille et son tee-shirt, en hurlant  “ allez allez y en reste pas beaucoup pour avoir un tee-shirt pourri “. Je crois que j’aurais pu lui sauter dessue et l’étrangler….Bref, heureusement que le ravitaillement de Vannes est top et je m’enquille un verre de rouge et des fraises tagada et des bananes haribo, mais quelle bonne idée ! Je zappe le ravito officiel et l’arc de triomphe en vue au virage me fait déployer mes jambes. Ce n’est pas possible d’avoir une foulée comme ça après plus de 4h30 de course, mais où va-t-on chercher ces réserves là ?!!!

Les derniers 195m, je les fais en pleurant, mélange de libération, de fatigue et de joie. J’exulte en passant cette ligne d’arrivée ! Le poing en l’air ! Je pense à tous ceux qui n’ont pas la possibilité de faire ce que je peux faire. Je pense à mes enfants. Je pense à plus rien, je me répète juste : ce n’est pas possible !

1 an de course et 2 marathons…. incroyable !
Je retrouve mes compères radiophones qui me félicitent et m’enlèvent la totale. J’espère avoir été à la hauteur de leur espérance et de leur projet. J’ai donc mis du son et de la voix sur chacune de mes pensées, j’ai rouspété, j’ai pleuré, j’ai douté, j’étais bien, j’ai pris du plaisir, j’ai pensé, repensé, et dépensé une énergie sans aucune gêne….. Mélange intense de sensations et émotions diverses.

Je suis fière, fière de moi, fière de vous, de nous. Je rejoins Flo avec le dernier souffle de mon portable qui s’éteint….. Et je repars seule dans le métro direction Ivry, les sourires malgré la souffrance et l’épuisement prennent le dessus et l’ambiance est tout aussi bonne que le matin. Mais c’est une autre ambiance, l’ambiance de l’après, l’ambiance de “on n’a pas encore réalisé”. Retour dans mon Jura le même jour, arrivée vers 1h du mat, dans la neige, à -4°. La transition est faite.

Un grand merci, évidement à tous ceux qui m’ont suivie. Merci à vos messages. Merci à Cécile, merci à Tony, Laurent et Gilles. Merci à ceux qui ont cru en moi. Et merci à moi, pour la force que je dégage parfois pour ce genre de défi….

Carole Clairement Bestial

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Chaque année le blog mets en lumière des primo-marathoniens. Des personnes qui décident de tenter la grande aventure. Celle qui vous mènera à la famille des marathoniens, graal suprême. Cette année, le coup de cœur va à Roland, qui avec seulement deux ans de pratique de course à pied s’attaque à ce qui pour lui semble un Everest. Retour sur la gènése de ce marathon de Paris avec le récit de Roland alias Guibé Mino…

Quelle belle journée, quelles belles images combien de souvenirs et de sensations vont rester gravés dans ma mémoire.

Roland marathon de Paris 3

L’Avant Marathon depuis le 2 janvier 2013
1- Plan Marathon concocté par mon coach Jean-Baptiste Protais. Je suis membre de l’Avia – Club d’Issy les Moulineaux (je n’aurai jamais pensé qu’un jour je foulerai une piste d’Athlétisme). Ce plan, Marathon: étonnamment, m’a "cadré" dans mes sorties qui étaient parfois nombreuses mais néanmoins anarchiques jusqu’à 5 ou 6 fois par semaine de la folie quoi. D’ailleurs blessure fin décembre. J’ai ainsi pu rentrer dans un cadre de 4 sorties hebdomadaires et le rythme "travail, repos" m’a fait connaître le plaisir tant du repos que de la course.

2- Plan nutritionnel concocté (sur lecture du plan technique) par ma médecin nutritionniste et marathonienne, quoi demander de plus. Sur mon frigo 2 plans se côtoient en permanence. Les difficultés se mettent aussi en place parallèlement. Les 2 dernières semaines = STREEESSSS, PRESSSSION peur de l’inconnu pas vraiment envie de manger ni de courir.

On fait parce qu’il le faut. Les pros nous l’ont écrit on fait confiance et on fait. Du moins pour moi, d’une façon "scolaire" bon élève d’une certaine manière ! On court ce temps (SL) parce qu’il le faut, on mange ainsi parce que le corps me remerciera m’a dit ma nutritionniste.

Je remercie à ce sujet, Martine ma femme qui a été très compréhensive, très patiente. Elle a été  très encourageante, d’ailleurs c’est elle qui m’a dit "tu feras le Marathon de Paris en 2013" elle a eu et moi aussi par le fait, la totale adhésion de mes amis proches du Nike Running Club !

7 avril, jour de marathon. Enfin le jour J
j’ai bien dormi, sur les Champs Elysées, les copains sont là. Nous faisons la photo traditionnelle devant la boutique Nike.

Je suis en compagnie d’un accompagnateur chevronné Sébastien « Charly » pour les intimes (qu’est ce que ça me rassure) il allait être à mes côtés, il ne jouera pas le « lièvre » mais une mission non négligeable : un compagnon de route. Ouf, il était grand temps et c’est parti pour 42.195. Je pars vite, la foule, la descente de cette merveilleuse avenue m’entraînent sur un tempo un peu rapide.

LA BASTILLE : je suis en avance ! Je ne veux pas m’emballer : Je rectifie le  tir  avec la validation de mon ami Charly

Roland 2 marathon de Paris

LE CHÂTEAU DE VINCENNES : Martine, ma first supportrice m’attend en compagnie de Cécile, ma 2 ème partenaire (de course) et c’est parti pour dérouler jusqu’autant que faire ce peut ! Je suis bien, le sourire, serein dans ma bulle, mes deux « bodies guard » m’entourent, veillent, quel bonheur.

PORTE DE CHARENTON : Re – Martine. Elle fait son Marathon RATP

LA SUITE du parcours : Ca déroule et ça déroule et les spectateurs, la musique, tout m’emporte …. Charly sort comme prévu au Semi

LA BASTILLE angle boulevard Bourdon : au RDV prévu, ma cousine, son mari m’attendent avec une bouteille, 3 secondes de sourires de bisous soufflés me font accélérer sur Bourdon pour attaquer les quais que je sais qu’ils seront noirs de monde.

LES TUNNELS et le mythique de 26 ème : Cécile me certifie qu’il n’y a pas de faux plats et pas de montées, ce ne peut être que des « illusions d’optique » je te crois bien sûr mais je m’étais entraîné !

LE 30 ème le 30 ème le 30 ème : LE MUR ? LE MUR ? Je le cherche toujours – pour 2013 – je ne l’ai pas vu, ni trouvé ni senti on en profite. Cécile « joue de la voix » allez Tonton allez Guibé la ligne c’est maintenant ça fait 37 Kms qu’elle me le dit – je crois qu’elle ment ».

38 ème Km : au virage, une surprise de Taille une « pointure » Sébastien du NAC un athlète « finisher » à Amsterdam en 2 H 57 vient pour courir avec moi un petit débutant. J’ai les yeux qui s’écarquillent et les jambes qui ne réclament rien de plus ! que de courir. Il m’encourage, me dit des mots – à voix basse -  me porte, me pousse mais jamais en force à aucun moment dans la douleur, que dans le plaisir. Sans dossard, il est obligé de sortir au dernier virage, cette fois si, en me hurlant plein de supers encouragements qui « couvrent » la voix du speaker.

LA FIN, les 195 mètres :
J’ai envie SANS ENVIE d’être sous l’Arche, sur le tapis « bip, bip, bip » on devrait pouvoir être télé porté pour que le chrono s’arrête, mais qu’on puisse courir au ralenti pour profiter de ces derniers extraordinaires mètres ! « Même pas mal »

Sur 42.195 :

1. Je n’ai jamais marché, ne me suis jamais arrêté aux ravitos, je les évitais. J’avais sur moi et grâce à mon plan nutrition « dans moi » ce qu’il fallait pour finir bien dans mon corps.

2. Je n’ai rien lâché et jusqu’au bout, j’avais en moi toute cette longue période de la préparation technique du plan Marathon, les séances de stade, les Sorties Longues et parfois très longues pendant  un hiver trop long qui est venu nous « piquer » jusque dans les SAS en ce jour J.

Ma conclusion :
1.  Une parfaite alchimie de tout cela m’a, en toute modestie, permis de réaliser un temps calqué sur le fameux bracelet VERT des temps de passages pour 4 heures avec donc une foulée et un  tempo réguliers.

2. Une merveilleuse matinée de fête, de couleurs, de sons, de sourires …

3. Et de JOIE incommensurable

Merci à mes compagnons de « ligne bleue » pour leur engagement sans faille, à mes 2 cousins (pour 3 secondes et 1 heure de transport) à Martine qui a supporté sans ciller mon stress. A vous qui avez eu la patience de lire le récit d’un : MARATHONIEN !

Roland marathon de Paris

 

Cette année les conditions météo ont fait taire les sempiternels détracteurs qui accusent la course parisienne de « faux » trail. La neige en début de semaine, la pluie et le froid ont donné à cette édition son côté « âpre » tant recherché par les puristes. Ce fut pour moi, comme l’an passé, l’occasion d’une sortie longue dans le cadre de la préparation au marathon de Paris.

Ecotrail 2013 2C’est devenu une habitude , mais aussi pour pas mal de « routiers », de venir se frotter à cette course nature. C’est ainsi que je me retrouve aux côtés de Salvio, Adrien et Patrick pour rallier Meudon à la tour Eiffel, via le bois de Chaville et le parc de Saint-Cloud.

Les conditions météo des jours précédents, comme la chute de neige abondante de mardi et le verglas de mercredi ont fait couler pas mal d’encre sur les réseaux sociaux : l’épreuve aura-t-elle lieu, le parcours sera-t-il modifié ? C’est un comble de reprocher à l’épreuve d’être trop boueuse ou trop froide, c’est l’essence même du trail me semble-t-il ?

Le choix des pneumatiques ?
J’avais pour l’occasion revêtu mes vêtements techniques Gore Running Wear® que je teste actuellement, et restait le dilemme des pneumatiques ? Fallait-il partir en pneu pluie ou en slick ? En chaussures de trail, ou chaussures de running ? Après longue réflexion, je tente le parie de la chaussure de route, partant du principe que je glisserai sur la boue, mais irais plus vite sur la route. Allais-je gagner mon pari ?

Rendez-vous RER C
L’aventure commence sur le quai du RER au pied de la tour Eiffel, la rame est bondée de trailers et autres alpinistes. Avec la marche nordique, ils sont nombreux à arborer des bâtons donnant une fausse allure de Chamonix à cette station de métro…

Départ de l’observatoire de Meudon
La dernière partie de la côte des Gardes, bien connue pour les habitués de Paris-Versailles, est noire de monde. Notre groupe, n’affiche pas de stress, nous resterons en arrière, prenant le temps de faire des photos et de papoter avec les amis. Nous partirons dans la dernière vague, ce qui présente des avantages comme celui de ne pas partir trop vite ! Car il est impossible de doubler sur ces sentiers étroits. Il en sera ainsi jusqu’au 15e km où les grandes côtes auront fait leur travail de sélection naturelle. Notre groupe est compact, nous menons tour à tour, dans une l’ambiance plutôt décontractée car comme nous n’allons pas très vite, nous pouvons parler et profiter du paysage.

Je regrette un instant mon choix de pneumatique, car je n’ai aucune adhérence, chacune de mes foulées font l’objet de pas chassés, ce qui m’oblige à plus de vigilance, mais surtout à plus d’effort, occasionnant lors d’une glissade contrôlé à une douleur musculaire sur le haut de lacuisse gauche.

Ecotrail 2013 1

Ravitaillement du parc de Saint-Cloud
Contrairement à la route ou il existe des ravitaillements tous les cinq kilomètres, sur cette épreuve, un seul stand au 20e km. Au-delà du simple rafraîchissement, il représente la frontière ! Celle entre la nature et la civilisation, celle entre les chemins boueux et l’asphalte urbaine. À partir de ce point, ce sera la ville et son bitume.

Fin de l’échauffement
Les consignes du plan indiquent qu’après ce semi-marathon d’échauffement, il faut passer au travail ! Je dois effectuer deux fois 20 mn à allure marathon, soit 4’ 15’’ avec cinq minutes de footing entre les deux blocs. J’attaque la descente qui mène de la terasse du Parc de Saint-cloud à Boulogne sur de bonnes bases. Très rapidement, je suis à la peine, j’ai laissé pas mal de force dans les parties boueuses et escarpées. Je n’arrive plus à respecter les allures ! Le cadran de ma Garmin n’affiche que des allures de footing et non pas de travail de seuil…

Revenir à ses propres sensations
Je laisse tomber les allures mathématiques et les calculs GPS, j’y vais à la sensation, je donne le meilleur de moi-même et tant pis pour le chrono. Je ne peux pas comparer avec mes sorties longues habituelles réalisées au bois de Boulogne avec le club de Nanterre à allure régulière. Le trail a cette spécificité de « casser » les rhytmes, d’alterner course avec marche, montés avec descentes. L’organisme est mis à rude épreuve.

J’aperçois la tour Eiffel
Un peu comme pour les 20 km de Paris, le repère visuel de la dame de fer est très utile. Il permet de mesurer à l’œil nu la distance restante. Il y a de nombreux spectateurs et touristes pour nous accueillir. Une mini tour Eiffel en ballons symbolise le portique d’arrivée, nous la franchissons avec bonheur. J’arrête mon chrono, il indique 2h 44’’ c’est exactement le même que l’an passé ! Je suis un temps déçu, puis réalise que les conditions de course n’étaient pas du tout les mêmes et que ce chrono a valeur de progression. Je peux savourer mon entraînement !

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Dans le cadre de la préparation au marathon de Paris en avril prochain, il est courant d’intégrer un semi à quatre semaines de l’échéance. A ce petit jeu là, je ne suis pas mécontent, car le programme que je suis depuis le mois de janvier piloté par Anne Valéro commence a porté ses fruits.

J’avais à cœur de faire « quelque chose » à ce semi, car je sortais d’une année en demi-teinte, pas d’amélioration significative de mes chronos hormis sur marathon. J’ai pour cela tenté l’aventure avec une coach à l’approche radicalement différente de ce que j’avais connu jusqu’ici. L’objectif est fixé au 7 avril, mais pour l’instant retour sur ce semi 2013.

Le rendez-vous des amis
Le samedi sur le village nous sommes nombreux à nous retrouver pour échanger et pronostiquer sur la course du lendemain. Grâce à Facebook et à la Runnosphère, ce cercle d’amis grossi de jour en jour. Cette année mon retrait du dossard est facilité par Assu 2000 sponsor de l’épreuve et qui via un partenariat m’a permis d’offrir 5 dossards aux lecteurs du blog. La course commence bien…

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La photo d’avant course
Comme chaque année le rendez-vous est fixé à la lettre P du Parc Floral. Pour cette édition, nous serons très nombreux à avoir répondu présent. Clic clac c’est dans la boîte, il est temps de s’échauffer. Malgré un soleil présent, la température est fraîche, il ne fait pas plus de 4°. J’ai pris l’option short et maillot à manche longue. Je compte sur l’effort pour me réchauffer…

Nous entrons dans le sas préférentiel, réservé au moins de 1h30. Il y a du monde, l’épreuve à d’ailleurs battu son record de participation, avec 40 000 concurrents. L’heure est solennelle, chacun se concentre à sa façon. Puis tout à coup, sans sommation ni musique spécifique, c’est le départ.

Choisir le bon train
Pour moi le tempo avait été fixé par la coach, ce sera 4 minutes au kilomètre, soit 15 km/h tout rond. Je ne me laisse pas embarquer sur un faux rythme et je gagne à ce jeu là, car mon premier kilo est à 4’ 00’’, une vrai horloge suisse !

Le parcours nous emmène en direction de la porte de Charenton, avec une longue descente. Nous entrons dans Paris où nous attends la grosse difficulté de l’épreuve, la monté de la rue Taine. Je tire bien sur les bras et ne ralentis pas, cela passe tout seul…

Les kilomètres s’enchaînent à une vitesse, je ne vois pas le temps passer. J’avais pour l’occasion un lièvre, Edwin, qui dès le 8e kilomètre m’accompagnait. A chaque ravito, il prenait pour moi une bouteille et un sucre. Je restais bien à droite, loin de la cohue.

Nous arrivons à mi parcours près de Bastille, je passe les 10 km en moins de 40 mn, je suis dans le tempo et je me sent bien, je sais que cela ira jusqu’au bout si je gère bien la suite.

A l’hôtel de Ville, c’est le demi tour, désormais, chaque foulée nous rapproche de l’arrivée ! Je suis dans un bon groupe, nous avons la même vitesse et la même volonté de finir sous les 1h 25’. C’est le moment de rester concentré, de ne rien lâcher. Mes jambes tournent à plein régime, la préparation et les différentes séances de renforcement musculaire n’y sont pas pour rien.

L’emballage final
C’est parti pour le grand sprint, je passe en mode concentration maximale. Mes pieds ne touchent plus le sol. Je vois l’arche au loin, ce sprint semble interminable. J’accèlère encore pour grapiller quelques précieuses secondes, je vois le chrono, je suis sous les 1h 25’. Vite, encore quelques mètres… c’est terminé !

La première attention c’est pour ma Garmin, elle affiche fièrement 1h 24’ 39’’. J’ai réussi mon pari, c’est un nouveau record sur la distance. Je suis confiant pour la préparation marathon qui devrait m’amener à faire 3h. Je repense à toutes ces nouvelles séances, concoctés par Anne Valéro pour me permettre de supporter cette vitesse. Je suis sur le bon chemin. A cinq semaines de l’objectif, je m’apprête à entrer dans les semaines les plus dures. Je suis mentalement prêt à affronter cette dernière longue ligne droite !

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Disputée sur les hauts plateaux Lozérien, ce trail propose en effet un parcours unique en France que cette traversée de l’Aubrac dans sa partie la plus sauvage. Atypique et unique, car l’Aubrac, c’est comme un vaste océan végétal dans lequel le trailer est lâché pour vivre une belle aventure en courant, au pays où les trailers sont des navigateurs au long court. En solitaire ou en équipage.

Nouveauté 2013, le Marathon des Burons et ses 42 km en alpage seront ouverts cette année aux équipes de 2 – 3 et 4 coureurs pour vivre cette aventure en commun et franchir ensemble la « porte du bonheur »  installée sur la place du foirail de Nasbinals. Un grand moment de complicité avant de se retrouver tous ensemble à déguster les fromages du cru. Idéal pour la récup. et la bonne humeur !

Cela n’en reste pas moins une épreuve très compétitive que l’élite française cherche à accrocher à son palmarès. Les Manu Gault, Patrick Bringer, Thomas Saint Girons, Thierry Breuil, Maud Gobert, Gilles Guichard, Laurence Klein y ont brillé. Nul doute qu’une partie des meilleurs français sera encore présente sur cette place du foirail de Nasbinals pour s’évader au cœur d’alpages méconnus, uniquement accessibles le jour de la course.

Mais en attendant de franchir les portes de ce massif secret et espiègle, un teaser a été réalisé à partir des images vidéo 2012 pour susciter l’envie de plonger dans cet immense océan végétal.

Fiche de la course

  • 3000 coureurs attendus
  • 13ème édition
  • Nasbinals – Lozère
  • 23 juin 2013

Distances

  • 55 km (Circus Circus)
  • 42 km (Marathon des Burons)
  • 42 km en relais (Pass’Aubrac)
  • 29 km (Cap Aubrac)
  • 18 km (Trail des Capucins)
  • 11 km (La Capucine pour femmes)
  • 11 km (Aubrac KD Trail pour cadets)
Pour infos : www.courirenaubrac.com

Préparation marathon

A quelques semaines du marathon de Paris, il est temps de se préoccuper de sa préparation et de choisir la bonne méthode. Après avoir testé diverses méthodes qui m’ont toutes fait progresser, me voilà au cœur d’une mini-révolution avec un entraînement personnalisé qui fait quasi-abstraction de pistes et de mes repères naturels.

J’ai démarré depuis le mois de janvier une préparation avec Anne Valéro une athlète de haut niveau préparatrice physique et coach. Son terrain de jeu actuel c’est la montagne et le trail running, mais elle a pratiqué longtemps la course sur route et le triathlon au plus haut niveau.

Il y a trois, j’ai suivi un plan du hors série Jogging International, qui m’a amené à faire 3h20. Ce n’est pas la faute au plan, mais à mon objectif qui n’était pas réaliste. Je me suis pris le mur de plein fouet lors du marathon Nice-Cannes. J’en garde un souvenir douloureux.

Il y a deux ans, je pensais déjà être en 3h sur marathon, j’ai suivi les recommandations d’un coach qui entraînait un petit groupe. Bilan, 3h12 et une grande amertume des deux côtés. Arrêt brutal de notre collaboration.

Il y a un an, j’étais sûr d’être en 3h, je m’en remets entièrement aux compétences de l’entraîneur de mon club de Nanterre. Bilan 3h06 à Paris, mon meilleur chrono, mais pas encore 3h. Alors que faut-il faire pour passer cette satanée barrière ?

Anne Valéro

Rencontre avec Anne Valéro
Les hasards de la vie et du blog m’amènent à faire la connaissance d’Anne Valéro. Je ne pratique pas du tout le trail, mais nous accrochons tout de suite. Nous échangeons nos points de vues, sur la préparation et les méthodes. Et de fil en aiguille me propose une collaboration. J’hésite dans un premier temps par respect pour mon entraîneur de club. Mais après discussion avec celui-ci, je dis « oui » ! Il me rappelle, qu’il n’a pas la science infuse, et que chaque nouvelle expérience est enrichissante.

Construction du plan
Anne ne sort pas un plan, tout prêt quelle a photocopié pour moi, il s’agit d’une véritable collaboration, qui s’appuie sur mon vécu, mon âge, mes disponibilités et surtout mon objectif ! Après de nombreux entretiens, j’obtiens enfin le sésame.

Rien, n’est comme avant ! Il y a des abdos et du gainage tous les jours. Peu de séances sur piste, la plupart sont sur route ou en côtes. Le programme est beaucoup plus chargé en volume, là où je faisais 10 x 300 m sur piste autrefois, je fais deux fois 10 x 1 minute en côtes…

Pour l’instant, mon corps me rappelle ces changements, j’ai parfois l’impression de débuter tant mes jambes me font souffrir le soir. Idem pour les abdos…

Les plus d’un coaching personnalisé
Après chaque séance vous envoyez par mail votre ressenti, et le coach ajuste le plan en fonction. Il est arrivé que l’on supprime une séance dans la semaine pour éviter le surmenage ou que l’on revoit la semaine suivante en fonction des ressenties de la précédente.

Le résultat ?
Pour l’instant, je n’ai pas encore couru de compétition, il faudra attendre le semi-marathon de Paris pour voir si je suis dans les rails. J’ai un record à 1h 25, je me verrai bien en dessous ?

En résumé
Il n’y a pas de recette miracle, le bon plan c’est celui qui allie le plaisir à la performance. Certains autour de moi, me disent « je n’aimerai pas avoir une nounou à qui je dois raconter tout ce que je fais ! », ben moi, j’adore !

Contact avec Anne Valéro sur http://annevalero.com/ ou par mail : anne.valero29@gmail.com

Ecotrail de Paris Anne Valéro

Cross de la RATP

Aujourd’hui je vous raconte tout ! Je vous parle du plus profond de mon intimité, de la rencontre avec ma femme et des bouleversements qui en découleront. Notre histoire débute un peu comme la célèbre chanson de Michel Fugain :

C’est un beau roman, C’est une belle histoire, C’est une romance d’aujourd’hui
Il montait là-haut vers le brouillard, il venait du Midi, du Midi…
Ils se sont trouvés au bord de la piste, sur le cross de la RATP
C’était sans doute un jour de chance, Ils avaient le ciel à portée de main, un cadeau de la Providence
Alors, pourquoi penser aux lendemains…

L’histoire remonte à 1994, à l’époque je travaille le week-end pour une célèbre société de chronométrage de la région marseillaise « KMS ». Ils avaient décroché un contrat sur la capitale, en l’occurrence le cross de la RATP, qui a l’époque, est à l’apogée de sa notoriété. L’épreuve se déroule sur les deux jours du week-end, avec un grand final lors du « cross des as ». Ma mission consiste à récupérer sur disquette les résultats pour les mettre en ligne dès le dimanche soir. A l’époque, il n’y a pas internet, c’est sur minitel que se consulte les résultats ! Me voilà l’ambassadeur du 3615 KMS.

Genèse de la rencontre
J’assure la promotion de la marque en distribuant des flyers à l’arrivée annonçant les résultats. Je me trouve au milieu de nombreux organisateurs venus faire la promotion de leurs épreuves pédestres. Au milieu de tout cela, une bénévole qui offre des tickets pour une boisson gratuite aux "finishers".

Elle m’annonce que je n’ai pas besoin de distribuer mes prospectus puisqu’ils sont déjà dans le sac remis aux concurrents qui franchissent la ligne d’arrivée. Étonnement car je n’ai fourni aucun document à l’organisation… Après vérification, il s’agit d’une autre société qui annoncera également les résultats sur minitel. Nous avions pourtant un contrat d’exclusivité ! Cette histoire nous obligea à « collaborer » pour dénouer l’intrigue. Et forcément cela nous rapprocha !

Nous passâmes le week-end à boire des colas grâce aux tickets gratuits et à parler de nos différences culturelles. À l’époque Marseille était sur un nuage, elle venait de remporter un titre européen au football et IAM parlaient de « planète Mars ». Il y avait une vraie rivalité entre les deux villes, mais Nathalie, n’en avait que faire… Quelques mois après, je quittais la "bonne mère" pour celle qui allait devenir la bonne mère de nos deux garçons…

Aujourd’hui en cette Saint-Valentin nous célébrons cette union, fruit de l’amour et de la course à pied… C’est une histoire que je ne me lasse pas de raconter, car à la fin : "ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants…" !

Romain marathon de Rome

Pour Romain Pizzanelli, l’effort physique n’est pas juste un moyen d’être en forme, il représente une philosophie de vie. Cela fait maintenant 31 ans que le sport fait parti de son éducation et ces valeurs feront partis de l’éducation de son enfant à venir. Il ne se contente plus de courir pour le plaisir ou un chrono, il cherche à donner un sens à ses actes. C’est pourquoi, il va mettre pour la seconde fois son action au service d’une bonne action. Portrait de Romain…

Romain cyclisteJe commence le sport dès mon plus jeune âge, papa et oncle cycliste, je ne me vois pas faire un autre sport… Après des essais peu concluant en judo, basket … je débute le vélo en cadet. Les saisons se suivent je suis passionné mais pas assez contentieux et acharné comme je peux l’être aujourd’hui pour la course à pied. Après mon titre de Champion de l’Essonne Espoir FFGT en 2001, je décide d’arrêter pour d’autres motivations… Je n’ai de plus, plus le temps de m’entrainer. Comme on me le demande souvent alors « mais comment as-tu pris goût à la course à pied ».

Tout simplement après le travail, le seul sport qui arrive à combler le manque du vélo est la course à pied. Je me souviens encore de mes premières sorties ou je n’avais rien à voir avec le « runner » que je suis devenu aujourd’hui. Mais il y a un début à tout, je regrette d’ailleurs ne pas être passé par la case école d’athlétisme plus tôt mais le vélo a été une bonne école aussi.

D’ou mon goût prononcé pour la longue distance et notamment le marathon. Aujourd’hui et contrairement à mes débuts, j’arrive à prendre du plaisir sur mes séances VMA et sur des distances plus courtes. Je dois passer par là pour espérer encore m’améliorer.

Romain c’est 7 marathons au compteur
Son palmarès est en quelques années assez éloquent, trois marathons sous les 3h à Nice/Cannes, Rome puis Berlin. A chaque départ, la motivation est différente. Il est vrai, que depuis mes 2h50 à Berlin en 2011, je n’ai pu réellement confirmé mon temps sur un autre parcours. En 2012 NY était mon principal objectif et bon nombre de personnes pensaient que se serait difficile pour moi de rééditer un nouveau chrono proche des 2h50 ! La faute à un parcours bien plus compliqué qu’en terre Allemande. La course à pied c’est aussi sa, savoir et pouvoir se prouver que l’on peut encore aller plus vite.

Le 07 Avril, il s’élancera pour son 8e marathon
Comme pour le marathon de New York ; je ferai en sorte d’allier ma passion à une association caritative. Mon choix : Mécénat Chirurgie Cardiaque, pourquoi ce choix ? Le rapport sans doute avec le cœur ? Sans cœur on ne peut courir et sans cœur on ne peut donner… Les enfants sont en plus une magnifique motivation ! Tous les renseignements sont sur le site : http://www.mecenat-cardiaque.org/ ou sur ma page alvarum : http://www.alvarum.com/paris2013uncoeurpourunevie

Romain le gout de l'effortLa course à pied, c’est aussi…une saison mouvementée avec le changement d’entraineur pour le côté sportif et d’un nouveau poste professionnel pour le côté privé. Une rencontre au passage avec Fabrice BELOT qui apprend à me connaître de sa Nouvelle Calédonie. J’avais un peu perdu le goût de la course à pied et Fabrice m’a très vite redonné l’envie. Cela ne s’explique pas.

La course à pied doit rester un plaisir
On me dit souvent trop me prendre la tête et que la course à pied doit rester un plaisir. Il est évidant qu’elle ne peut être autre pour moi, mais j’aime m’investir dans chaque objectif que je me fixe du mieux que je peux. La préparation n’a réellement débuté, mais la tête y est déjà ! Les kilomètres s’enchainent avec les séances pour cumuler un peu plus de 80Km par semaine… Début Février, nous rentrerons dans le plan de 8 semaines. Encore beaucoup de travail et d’investissement personnel à venir mais pour être à nouveau marathonien ce sera le minimum. Le chrono, s’adaptera le jour J avec une petite idée mais pour le moment place à la préparation ! Pour une association, un cœur, un enfant, un événement !

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