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Chaque année le blog mets en lumière des primo-marathoniens. Des personnes qui décident de tenter la grande aventure. Celle qui vous mènera à la famille des marathoniens, graal suprême. Cette année, le coup de cœur va à Roland, qui avec seulement deux ans de pratique de course à pied s’attaque à ce qui pour lui semble un Everest. Retour sur la gènése de ce marathon de Paris avec le récit de Roland alias Guibé Mino…
Quelle belle journée, quelles belles images combien de souvenirs et de sensations vont rester gravés dans ma mémoire.
L’Avant Marathon depuis le 2 janvier 2013
1- Plan Marathon concocté par mon coach Jean-Baptiste Protais. Je suis membre de l’Avia – Club d’Issy les Moulineaux (je n’aurai jamais pensé qu’un jour je foulerai une piste d’Athlétisme). Ce plan, Marathon: étonnamment, m’a "cadré" dans mes sorties qui étaient parfois nombreuses mais néanmoins anarchiques jusqu’à 5 ou 6 fois par semaine de la folie quoi. D’ailleurs blessure fin décembre. J’ai ainsi pu rentrer dans un cadre de 4 sorties hebdomadaires et le rythme "travail, repos" m’a fait connaître le plaisir tant du repos que de la course.
2- Plan nutritionnel concocté (sur lecture du plan technique) par ma médecin nutritionniste et marathonienne, quoi demander de plus. Sur mon frigo 2 plans se côtoient en permanence. Les difficultés se mettent aussi en place parallèlement. Les 2 dernières semaines = STREEESSSS, PRESSSSION peur de l’inconnu pas vraiment envie de manger ni de courir.
On fait parce qu’il le faut. Les pros nous l’ont écrit on fait confiance et on fait. Du moins pour moi, d’une façon "scolaire" bon élève d’une certaine manière ! On court ce temps (SL) parce qu’il le faut, on mange ainsi parce que le corps me remerciera m’a dit ma nutritionniste.
Je remercie à ce sujet, Martine ma femme qui a été très compréhensive, très patiente. Elle a été très encourageante, d’ailleurs c’est elle qui m’a dit "tu feras le Marathon de Paris en 2013" elle a eu et moi aussi par le fait, la totale adhésion de mes amis proches du Nike Running Club !
7 avril, jour de marathon. Enfin le jour J
j’ai bien dormi, sur les Champs Elysées, les copains sont là. Nous faisons la photo traditionnelle devant la boutique Nike.
Je suis en compagnie d’un accompagnateur chevronné Sébastien « Charly » pour les intimes (qu’est ce que ça me rassure) il allait être à mes côtés, il ne jouera pas le « lièvre » mais une mission non négligeable : un compagnon de route. Ouf, il était grand temps et c’est parti pour 42.195. Je pars vite, la foule, la descente de cette merveilleuse avenue m’entraînent sur un tempo un peu rapide.
LA BASTILLE : je suis en avance ! Je ne veux pas m’emballer : Je rectifie le tir avec la validation de mon ami Charly

LE CHÂTEAU DE VINCENNES : Martine, ma first supportrice m’attend en compagnie de Cécile, ma 2 ème partenaire (de course) et c’est parti pour dérouler jusqu’autant que faire ce peut ! Je suis bien, le sourire, serein dans ma bulle, mes deux « bodies guard » m’entourent, veillent, quel bonheur.
PORTE DE CHARENTON : Re – Martine. Elle fait son Marathon RATP
LA SUITE du parcours : Ca déroule et ça déroule et les spectateurs, la musique, tout m’emporte …. Charly sort comme prévu au Semi
LA BASTILLE angle boulevard Bourdon : au RDV prévu, ma cousine, son mari m’attendent avec une bouteille, 3 secondes de sourires de bisous soufflés me font accélérer sur Bourdon pour attaquer les quais que je sais qu’ils seront noirs de monde.
LES TUNNELS et le mythique de 26 ème : Cécile me certifie qu’il n’y a pas de faux plats et pas de montées, ce ne peut être que des « illusions d’optique » je te crois bien sûr mais je m’étais entraîné !
LE 30 ème le 30 ème le 30 ème : LE MUR ? LE MUR ? Je le cherche toujours – pour 2013 – je ne l’ai pas vu, ni trouvé ni senti on en profite. Cécile « joue de la voix » allez Tonton allez Guibé la ligne c’est maintenant ça fait 37 Kms qu’elle me le dit – je crois qu’elle ment ».
38 ème Km : au virage, une surprise de Taille une « pointure » Sébastien du NAC un athlète « finisher » à Amsterdam en 2 H 57 vient pour courir avec moi un petit débutant. J’ai les yeux qui s’écarquillent et les jambes qui ne réclament rien de plus ! que de courir. Il m’encourage, me dit des mots – à voix basse - me porte, me pousse mais jamais en force à aucun moment dans la douleur, que dans le plaisir. Sans dossard, il est obligé de sortir au dernier virage, cette fois si, en me hurlant plein de supers encouragements qui « couvrent » la voix du speaker.
LA FIN, les 195 mètres :
J’ai envie SANS ENVIE d’être sous l’Arche, sur le tapis « bip, bip, bip » on devrait pouvoir être télé porté pour que le chrono s’arrête, mais qu’on puisse courir au ralenti pour profiter de ces derniers extraordinaires mètres ! « Même pas mal »
Sur 42.195 :
1. Je n’ai jamais marché, ne me suis jamais arrêté aux ravitos, je les évitais. J’avais sur moi et grâce à mon plan nutrition « dans moi » ce qu’il fallait pour finir bien dans mon corps.
2. Je n’ai rien lâché et jusqu’au bout, j’avais en moi toute cette longue période de la préparation technique du plan Marathon, les séances de stade, les Sorties Longues et parfois très longues pendant un hiver trop long qui est venu nous « piquer » jusque dans les SAS en ce jour J.
Ma conclusion :
1. Une parfaite alchimie de tout cela m’a, en toute modestie, permis de réaliser un temps calqué sur le fameux bracelet VERT des temps de passages pour 4 heures avec donc une foulée et un tempo réguliers.
2. Une merveilleuse matinée de fête, de couleurs, de sons, de sourires …
3. Et de JOIE incommensurable
Merci à mes compagnons de « ligne bleue » pour leur engagement sans faille, à mes 2 cousins (pour 3 secondes et 1 heure de transport) à Martine qui a supporté sans ciller mon stress. A vous qui avez eu la patience de lire le récit d’un : MARATHONIEN !


















