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Chaque année le blog mets en lumière des primo-marathoniens. Des personnes qui décident de tenter la grande aventure. Celle qui vous mènera à la famille des marathoniens, graal suprême. Cette année, le coup de cœur va à Roland, qui avec seulement deux ans de pratique de course à pied s’attaque à ce qui pour lui semble un Everest. Retour sur la gènése de ce marathon de Paris avec le récit de Roland alias Guibé Mino…

Quelle belle journée, quelles belles images combien de souvenirs et de sensations vont rester gravés dans ma mémoire.

Roland marathon de Paris 3

L’Avant Marathon depuis le 2 janvier 2013
1- Plan Marathon concocté par mon coach Jean-Baptiste Protais. Je suis membre de l’Avia – Club d’Issy les Moulineaux (je n’aurai jamais pensé qu’un jour je foulerai une piste d’Athlétisme). Ce plan, Marathon: étonnamment, m’a "cadré" dans mes sorties qui étaient parfois nombreuses mais néanmoins anarchiques jusqu’à 5 ou 6 fois par semaine de la folie quoi. D’ailleurs blessure fin décembre. J’ai ainsi pu rentrer dans un cadre de 4 sorties hebdomadaires et le rythme "travail, repos" m’a fait connaître le plaisir tant du repos que de la course.

2- Plan nutritionnel concocté (sur lecture du plan technique) par ma médecin nutritionniste et marathonienne, quoi demander de plus. Sur mon frigo 2 plans se côtoient en permanence. Les difficultés se mettent aussi en place parallèlement. Les 2 dernières semaines = STREEESSSS, PRESSSSION peur de l’inconnu pas vraiment envie de manger ni de courir.

On fait parce qu’il le faut. Les pros nous l’ont écrit on fait confiance et on fait. Du moins pour moi, d’une façon "scolaire" bon élève d’une certaine manière ! On court ce temps (SL) parce qu’il le faut, on mange ainsi parce que le corps me remerciera m’a dit ma nutritionniste.

Je remercie à ce sujet, Martine ma femme qui a été très compréhensive, très patiente. Elle a été  très encourageante, d’ailleurs c’est elle qui m’a dit "tu feras le Marathon de Paris en 2013" elle a eu et moi aussi par le fait, la totale adhésion de mes amis proches du Nike Running Club !

7 avril, jour de marathon. Enfin le jour J
j’ai bien dormi, sur les Champs Elysées, les copains sont là. Nous faisons la photo traditionnelle devant la boutique Nike.

Je suis en compagnie d’un accompagnateur chevronné Sébastien « Charly » pour les intimes (qu’est ce que ça me rassure) il allait être à mes côtés, il ne jouera pas le « lièvre » mais une mission non négligeable : un compagnon de route. Ouf, il était grand temps et c’est parti pour 42.195. Je pars vite, la foule, la descente de cette merveilleuse avenue m’entraînent sur un tempo un peu rapide.

LA BASTILLE : je suis en avance ! Je ne veux pas m’emballer : Je rectifie le  tir  avec la validation de mon ami Charly

Roland 2 marathon de Paris

LE CHÂTEAU DE VINCENNES : Martine, ma first supportrice m’attend en compagnie de Cécile, ma 2 ème partenaire (de course) et c’est parti pour dérouler jusqu’autant que faire ce peut ! Je suis bien, le sourire, serein dans ma bulle, mes deux « bodies guard » m’entourent, veillent, quel bonheur.

PORTE DE CHARENTON : Re – Martine. Elle fait son Marathon RATP

LA SUITE du parcours : Ca déroule et ça déroule et les spectateurs, la musique, tout m’emporte …. Charly sort comme prévu au Semi

LA BASTILLE angle boulevard Bourdon : au RDV prévu, ma cousine, son mari m’attendent avec une bouteille, 3 secondes de sourires de bisous soufflés me font accélérer sur Bourdon pour attaquer les quais que je sais qu’ils seront noirs de monde.

LES TUNNELS et le mythique de 26 ème : Cécile me certifie qu’il n’y a pas de faux plats et pas de montées, ce ne peut être que des « illusions d’optique » je te crois bien sûr mais je m’étais entraîné !

LE 30 ème le 30 ème le 30 ème : LE MUR ? LE MUR ? Je le cherche toujours – pour 2013 – je ne l’ai pas vu, ni trouvé ni senti on en profite. Cécile « joue de la voix » allez Tonton allez Guibé la ligne c’est maintenant ça fait 37 Kms qu’elle me le dit – je crois qu’elle ment ».

38 ème Km : au virage, une surprise de Taille une « pointure » Sébastien du NAC un athlète « finisher » à Amsterdam en 2 H 57 vient pour courir avec moi un petit débutant. J’ai les yeux qui s’écarquillent et les jambes qui ne réclament rien de plus ! que de courir. Il m’encourage, me dit des mots – à voix basse -  me porte, me pousse mais jamais en force à aucun moment dans la douleur, que dans le plaisir. Sans dossard, il est obligé de sortir au dernier virage, cette fois si, en me hurlant plein de supers encouragements qui « couvrent » la voix du speaker.

LA FIN, les 195 mètres :
J’ai envie SANS ENVIE d’être sous l’Arche, sur le tapis « bip, bip, bip » on devrait pouvoir être télé porté pour que le chrono s’arrête, mais qu’on puisse courir au ralenti pour profiter de ces derniers extraordinaires mètres ! « Même pas mal »

Sur 42.195 :

1. Je n’ai jamais marché, ne me suis jamais arrêté aux ravitos, je les évitais. J’avais sur moi et grâce à mon plan nutrition « dans moi » ce qu’il fallait pour finir bien dans mon corps.

2. Je n’ai rien lâché et jusqu’au bout, j’avais en moi toute cette longue période de la préparation technique du plan Marathon, les séances de stade, les Sorties Longues et parfois très longues pendant  un hiver trop long qui est venu nous « piquer » jusque dans les SAS en ce jour J.

Ma conclusion :
1.  Une parfaite alchimie de tout cela m’a, en toute modestie, permis de réaliser un temps calqué sur le fameux bracelet VERT des temps de passages pour 4 heures avec donc une foulée et un  tempo réguliers.

2. Une merveilleuse matinée de fête, de couleurs, de sons, de sourires …

3. Et de JOIE incommensurable

Merci à mes compagnons de « ligne bleue » pour leur engagement sans faille, à mes 2 cousins (pour 3 secondes et 1 heure de transport) à Martine qui a supporté sans ciller mon stress. A vous qui avez eu la patience de lire le récit d’un : MARATHONIEN !

Roland marathon de Paris

 

Les marathons se suivent, mais ne se ressemble pas ! Je fus privé de marathon de Paris l’an passé pour cause de déchirure au mollet, j’avais donc cette année soif de revanche. Pour comprendre cette nouvelle aventure, il faut remonter 8 semaines en arrière.

Mardi 21 février, début de la préparation qui doit me mener aux 3h. Je progresse chaque année de quelques minutes, mais à mes yeux ce n’est pas assez rapide, j’avais imaginé passer sous les 3h plus rapidement ! Pour cette course je met toutes les chances de mon côté et me concentre sur l’essentiel. Je laisse tomber les « gadgets » montre GPS et autres cardios, désormais je vais courir à la sensation, je veux être encore plus à l’écoute de mon corps.

Je décide aussi de revoir mes temps sur fractionner légèrement à la baisse, avec mon précédent entraîneur, chaque séance était une compétition. Après les séances difficiles, il n’était pas rare que je ne trouve pas le sommeil ou que je n’ai plus d’appétit, tellement j’étais épuisé.

Je suis reparti sur de nouvelles bases grâce à Abdel Rezzag l’entraîneur du club de Nanterre. Dans un premier temps, définition de la vitesse VMA afin d’établir les vitesses de travail. J’ai une VMA de 17,5 km/h grâce à ça je vais pouvoir étalonner toutes mes séances. Autre étape importante augmenter mon volume  kilométrique, passer de 60/80 km à 80/90 km par semaine. Ça ce sont les bonnes résolutions, place à la course.

La préparation
De mémoire, je pense que c’était ma première préparation sans blessure. J’ai souvenir de déchirures, de périostites, etc… Celle-ci comme dans un rêve, le corps obéissant à l’esprit ! Mes résolutions sur les vitesses de fractionnés n’y sont pas anodines. Idem pour les sorties longues réalisées toutes avec le club de Nanterre. Il n’y a pas à dire, quand un groupe se met en marche, rien ne peut l’arrêter !

La dernière semaine
Les jours qui précédent sont très importants, ils servent à récupérer et à « compenser » les huit semaines de charge de travail intense. De longues nuits de sommeil et une alimentation stricte sont de rigueur. J’avais décidé de ne plus prendre de Malto, je ne le digérais plus. Je passais à la méthode ancienne, pâtes et riz à tous les étages !

Marathon expo
Toujours un grand moment que cette foire dédié au running. Il y a de tout et pour tous les goûts. C’est en général ici que ce font les réserves de gels et autres boissons énergétiques. Les prix ne sont pas plus intéressants qu’en boutique, c’est juste l’offre qui est pléthorique… Depuis trois ans, j’organise une pasta party le vendredi midi afin de réunir les gens que j’aime, pour partager nos espoirs de chrono et nos craintes.

Le matin de la course
Rendez-vous avec le club à 7h30 près de l’arrivée. Chacun des participants possédera son lièvre, une personne dédiée qui aura en charge de donner le tempo, mais aussi de prendre les ravitaillements pour éviter les pertes de temps. Ce sont donc les derniers échanges avec le coach et les lièvres. Sébastien m’attendra au 22e km et portera pour moi les gels ainsi que quatre petites fioles de boisson énergétique. Au final plutôt une mule qu’un lièvre !

Objectif de course
Le tempo avait été décidé depuis 10 jours, je suis conscient que je n’ai pas le niveau pour faire 4’ 16’’ au kilo pour faire 3h, alors j’opte pour un plan B. Je partirais sur un rythme de 4’ 20’ / 4’ 23’’ ce devrait m’assurer un chrono de 3h 04’/ 3h 05’

Le départ
Nous rejoignons nos sas respectifs. Le froid et le stress m’empêchent de respirer correctement. Je connais de nombreuses personnes qui sont dans ce sas et bizarrement, je suis seul ! Je suis concentré et confiant, ce sera un jour avec… Coup de pistolet, c’est parti… je fais parti de la première vague avec les élites. La descente de la plus belle avenue du monde est toujours un grand moment ! Je regarde mon chrono à chaque kilomètre, car il est facile de partir trop vite.

10e km
Nous entrons dans le bois de Vincennes, le 10e km se trouvant au pied du grand rocher de l’ancien zoo. Je suis dans les temps, j’ai même 13 secondes d’avance (Temps au KM 10 : 00:43:37), je dois l’avouer, j’ai même l’impression de faire un footing, pourvu que ça dure…

15e km
Nous sommes à l’hipodrome de Vincennes dans une partie qui monte légèrement et malgré cela je possède encore 30’ d’avance sur l’objectif. (Temps au KM 15 : 01:05:08)

Semi-marathon
Le passage au semi est très important sur un marathon, il est un bon indice chronométrique et de fraîcheur et puis je sais que c’est la que je retrouverai mon lièvre Sébastien. J’ai 50’’ seconde d’avance et je me sens bien. Je retrouve une bonne partie du club, et leurs encouragements me font chaud au cœur. (Temps au KM 21.1 : 01:31:08)

30e km
Pour moi la plus belle partie de cette course est après Bastille lorsque nous descendons sur les quais avec un panorama sur Paris magnifique. Les tunnels ne me gênent pas contrairement à beaucoup. La tour Eiffel indique au loin le 30e km et aussi le début de la vraie course, car il est assez facile de courir jusque là c’est ensuite que les ennuis commencent ! Je suis un peu rapide, j’ai 1’ 25’’ d’avance sur le tempo, mais je me sens toujours bien alors pourquoi pas un hold-up ?

35e km
Dépassé la maison de la Radio, commence un long faux plat qui mène à Molitor, l’ascension pénible casse bien les jambes. Nous contournons Roland Garros et à nouveau un faux plat pour atteindre le rond point d’Auteuil où cette fois une vrai côte achève les concurrents. Je suis toujours bien malgré le dénivelé, Abdel Rezzag apparaît sur un vélo et m’encourage énergiquement. Sébastien joue à merveille son rôle de lièvre, il s’occupe des gels et des boissons. Nous sommes toujours en avance d’une minute. (Temps au KM 35 : 02:32:28)

40e km
Je déteste cette dernière partie, elle est triste est monotone, les longues lignes droites ont le don de vous saper le moral. Depuis le 37e km, je fatigue, j’arrive au 38e km complètement épuisé, j’ai l’impression de ne plus avancer. Sébastien entame son coaching mental et me donne la force de continuer…

Nous apercevons au loin Rogedi un membre du club, il est entouré de deux lièvres et malgré cela, il est en pleine détresse. Je suis triste pour lui ! Nous le rattrapons au 40e km, ma tape sur l’épaule et des encouragements n’y feront rien. J’ai moi-même du retard 35’’

42e km
L’arrivée n’est plus loin j’entends les bruits de la sono et pourtant je n’en peux plus, je suis vidé ! Je ne vais pas fléchir si près du but ?  Pourtant mon réservoir est vide !

Dernier rond-point et c’est l’arrivée. Je donne tout, je ferme les yeux, je suis dans un état second. Derniers mètres, dernières souffrances !

Temps final
La ligne franchie, je titube, je suis blême. Je demande à Sébastien de rester près de moi car je sens que je vais tomber dans les pommes. Je récupère t-shirt et médailles et m’enfile deux bouteilles de Powerade assis sur mon bout de trottoir. Je me sens mieux !

Un coup d’œil sur le chrono : 03:06:42, ce n’est pas les 3h 05’ escomptées, mais cela représente quand même mon nouveau record. L’ancien datant de 6 mois à Amsterdam en 3h 10’.

Je décide d’être positif est m’autorise à être heureux !

L’après-course
Le meilleur moment d’une compétition, c’est lorsqu’elle s’arrête ! Et que tranquillement installé avec ses amis, l’on refait la course. Globalement, ils sont tous ravis et leurs sourires font plaisirs. Beaucoup jurent que c’est le dernier, car la distance est trop dure, le dernier jusqu’au prochain…

J’aime le marathon car cette distance est une vraie aventure humaine, rien n’est certain à l’avance, la défaillance peut survenir à n’importe quel moment…

A la sortie de l’hiver, le semi-marathon de Paris permet de prendre la température de sa forme et dans le cadre d’une préparation marathon de Paris, d’avoir une idée de son chrono à venir. Je vous parle de cette course, mais pourtant pour moi ce ne devait être qu’une simple sortie longue.

Retour sur un week-end chargé
Samedi après midi, direction le parc Floral de Paris afin récupérer le dossard. Il règne une grande effervescence, malgré le monde, j’obtiens mon dossard en très peu de temps. Le tee-shirt est sans surprise, d’une piètre qualité et d’un design d’une autre époque…

Maintenant, direction les différents stands afin saluer les amis comme Vincent Dogna, de prendre des contacts avec des organisateurs, mais aussi de réaliser des interviews de personnalités de la course à pied. Au final 3 heures seront nécessaires…

Direction le château de Vincennes
Dimanche matin, mes affaires sont prêtes depuis la veille, je prends un petit-déjeuner proche de celui d’une compétition. J’enfourche ma moto en direction de l’Est parisien, dès le périphérique les embouteillages vous rappellent que nous serons 30000 coureurs.

Rendez-vous à la letttre P
Nous sommes nombreux à nous retrouver à la lettre P des grandes lettres en béton du parc Floral. Il y une grande partie de la Runnosphère, les étoiles du 8e emmenées par le toujours joyeux Adrien, les membres du Nike Running Club, la bande à Giao et quelques membres du NAC. Après des salutations et des échanges de sensations, il est temps de s’échauffer…

Notre tribu est composée de différents niveaux, c’est pourquoi chacun regagne son sas respectif. Je me retrouve avec Sandrine alias Sandrunning dans le sas jaune des 1h35. Elle me parle de sa volonté de record, l’an passé elle termine cette même course en 1h44 et pense pouvoir faire mieux. Pour moi c’est différent, je dois partir doucement et à mi-course passer à ma vitesse marathon pour un total de course de 1h35.

Coup de pistolet
Je propose à Sandrine de la mettre sur les bons rails. Nous nous faufilons, il y a beaucoup de monde et le démarrage est difficile. Je me sens bien à cette vitesse et décide de me mettre à son service. Je serais donc son lièvre !

Les kilomètres s’enchaînent rapidement, nous sommes déjà à Paris, puis au demi-tour à l’Hôtel-de-ville. Je préviens Sandrine que les choses sérieuses vont commencer, la douleur va l’envahir petit à petit et il va falloir rester concentré.

Nous sommes dans la grande ligne droite qui nous ramène à Bastille, nous sommes réguliers, la petite côte de l’avenue Daumesnil est avalée sans trop de difficulté. Porte Dorée, Sandrine est dans le rouge, elle s’accroche, serre les dents, mais ne lache rien ! Nous sommes près du zoo, c’est difficile, le lieu lui est familier, pas question de flancher, nous sommes à 2 kilomètres de l’arrivée.

Dernière ligne droite
Nous y voilà, une très grande ligne droite avec en point de mire le château de Vincennes. Nous accélérons un peu le rythme et malgré la douleur Sandrine s’accroche, elle veut son 1h35’. La clameur de la foule, la sono, tout nous indique que c’est la fin, un dernier sprint et c’est l’arrivée. Au chrono 1h 35’ 55’’ nous avons eu raison de sprinter à la fin. Nous sommes heureux, bizarrement je suis aussi heureux qu’elle ? J’avais déjà vécu ce genre de d’aventure l’an passé sur le marathon de Paris et j’en garde un très bon souvenir également.

Les moments de bonheur et de partage sont devenus rare, alors le bonheur est dans la course, cours y vite…

Soirée RIP from Run, reporter, run… on Vimeo.

Courir avec des amis n’a rien d’original ! Courir la nuit, quoi de plus banal ? Visiter les plus beaux monuments de la capitale, déjà fait ! Par contre mélangez tout cela et vous obtiendrez les soirées RIP. Le concept : un run de nuit, dans une ambiance festive. Ici pas de groupe de niveau, mais un vrai partage. Nous partons et restons tous ensemble durant toute la session.

La première a eu lieu un vendredi 13, cela ne s’invente pas pour une soirée RIP (qui peut signifier Rest In Peace, repose en paix). C’est en plein mois de janvier, durant la vague de froid que le rendez-vous est pris. Pour cette première, pas d’annonce officielle sur le blog ou la page Facebook, nous avions besoin de rôder le concept.

Le point le plus délicat pour ce genre d’exercice est le vestiaire, où entreposer les affaires durant le run ? C’est naturellement que nous nous sommes tournés vers Nike et son méga store des Champs Élysée. Magasin que nous connaissons bien pour le fréquenter assidûment lors des cessions du Nike Running Club. Notre demande fut immédiatement entendue et accueillie à bras ouvert.

C’est donc de la plus belle avenue du monde que nous nous élancerons à 20h. Pour cette première une quinzaine de convives triés pour leur bonne humeur et leur passion pour la course à pied. Que des amis de longue date…

C’est parti !
Nous nous élançons dans le joie et la bonne humeur, direction la rue Montaigne et ses boutiques de luxe. De là, cap sur la tour Eiffel et sa robe d’or. En dessous de celle-ci nous faisons une pause afin de nous réunir et de faire un vœu sportif. Celui-ci restera secret.

Direction les Invalides, nous longeons la Seine jusqu’à Notre-Dame de Paris. Puis le Louvre et sa pyramide magnifique sous les éclairages. À mi parcours une surprise attend nos coureurs !

Ravitaillement de luxe
Nous avions laissé quelques heures auparavant, une voiture  avec à l’intérieur un ravitaillement haut de gamme. Deux bouteilles de champagne, des boudoirs, des biscuits apéritifs. Bref, rien de diététique ! C’est auprès de la fontaine qui jouxte la comédie française que nous établissons notre campement. Le champagne et les rires coulent à flot…

Il faut se remettre en route
Pas question de se refroidir, il y a encore du chemin. La visite continue, Paris offre un tel panorama ! Place Vendôme, nous avons le tournis, le luxe mélangé aux décorations de noël donne à ce lieu une féerie indescriptible.

Les chevaux sentent l’écurie
Au pied des Champs Élysée, le train s’accélère, chasser le naturel il revient au galop ! C’est dans un rythme soutenu que ce termine ce run, avec même pour certain un sprint jusqu’au magasin. Des congratulations, des accolades et pour les plus câlins, des embrassades…

Ainsi s’achève cette première soirée RIP, la prochaine aura lieu après le marathon de Paris. Je tenais à remercier Sébastien B. pour sa logistique et ses relations chez Nike. Preuve que l’idée était bonne, les autres blogs lancent à leurs tours des soirées running dans Paris. Grâce à eux le running communautaire se développe. A bientôt sur le macadam…

Il y a des rencontres qui vous marquent ! Je  suis très sensible à la nature des gens, peu importe leurs niveaux, me basant sur leurs auras. Ce fut le cas pour Martine et Roland que je rencontrais aux entraînements du Nike Running Club Paris. Tout de suite, je remarquais leur complicité et leur amour. Alors quoi de plus normal pour cette Saint-Valentin que de leurs rendre hommage ? Martine s’occupe des présentations…

Présentation de notre couple
En Juin 2012, nous fêterons nos 25 ans de mariage et, en juillet 2 ans de partage de la course à pied…

Depuis 20 ans, nous vivons à Rueil Malmaison avec notre fille, 23 ans, étudiante. Nous avons des professions différentes et dans des milieux éloignés car Roland est cadre commercial en entreprise et je suis personnel d’encadrement à l’Education nationale.

Le sport et nous
Jusqu’à ce fameux mois de Juillet 2010, Roland était le seul sportif du couple. Pour ma part, j’étais plutôt « grasse matinée, études et bouquins ». En 2009, une rencontre avec une nutritionniste remarquable va changer notre vie. Ensemble, nous perdons du poids : Roland très vite, moi très lentement… les femmes compatiront ! Mais nous maigrissons tous les deux.

La course à pied
Plus tard, sur les conseils du médecin, nous nous mettons à la course à pied… c’est le seul sport qui ne permet pas de répondre : « la salle ferme trop tôt ! Les horaires de la piscine ne sont pas compatibles avec mes horaires de travail. »

Le 16 juillet 2010, j’annonce à Roland que je vais m’y mettre. Surpris, il relève le défi et décide de m’accompagner et de me servir de coach. D’abord 3 minutes, je crois mourir mais ça passe et très vite je le rejoins sur ses courses de 20 minutes. Puis nous augmentons nos temps de sortie.

Mars 2011, Roland court avec succès le « 10 km des Lions de Rueil ».Je l’accompagne mais ne cours pas. Il finit en moins de 50 min et pour lui c’est parti, il enchaînera avec le « 10 km du Bois de Boulogne »…

C’est à cette même période que par hasard, nous découvrons le Nike Running Club Paris et les rendez vous du dimanche matin qui deviennent un moment fort de rencontres et de partage… C’est une des premières fois que nous faisons officiellement du sport ensemble… On avait jusque là partagé quelques parties de golf, où nous débutons aussi, mais avec une régularité moindre…

Le NRCP et la descente des Champs Elysées : Roland devant avec Monique, Linh-Da, Hugues, Giao, Julien, Sébastien, Yannick.. qui ne manquent pas de l’encourager. Moi derrière, à mon rythme avec les coachs et les membres, Cécile, Sandrine, Hodha… aux petits soins pour moi !

Nos courses
Après ses deux premières courses, Roland est vraiment entré dans le monde des « Runners » et je ne vais pas à tarder à modestement le rejoindre avec :

  • Le 11 septembre : La Parisienne, beaucoup d’émotion et un final en moins de 45 min… c’est parti !
  • Un nouveau moment clef pour nous le 2 octobre avec le « 10 km de Nike Paris Centre ». C’est la première course que nous partageons et c’est important, nous ne la courons pas ensemble mais avec Hodha du NRCP, ils viendront me chercher pour finir avec moi.
  • On enchaîne ensemble avec les 7 km du « Elle et Lui » au parc Montsouris
  • Puis Roland court son premier semi à Boulogne (1 h 52 min 36 s), je l’accompagne, ce n’est pas encore le moment pour moi….Nous avons une activité commune, mais c’est important de respecter le rythme de chacun.
  • On court tous les deux la Corrida d’Issy, et là aussi quelques centaines de mètres de plus pour Roland qui revient me chercher….
  • Ce matin, 5 février, nous devions courir ensemble « les foulées de Vincennes » mais la neige importante sur Rueil nous a poussés au forfait. Roland avait prévu de la courir avec moi, pour moi, à mon rythme ! Ce sera pour une autre fois, peut être « la Solirun du 1er avril ».

Des projets de courses, nous en avons … ensemble…. chacun à son rythme avec des objectifs différents et le plaisir de se retrouver à l’arrivée….

  • Le semi de Paris, Roland pour améliorer son chrono et moi pour le finir et avoir le plaisir de le retrouver à l’arrivée avec les copains du NRCP qui auront bien voulu m’attendre.
  • Rueil avec le semi pour Roland et le 10 km pour moi…..
  • Enfin le Bois de Boulogne, le château de Versailles et toutes celles que l’un ou l’autre aura l’envie de faire…

Nos objectifs
Ce qui est certain, c’est que maintenant la course à pied est une passion commune qui rythme nos semaines et nos loisirs, où ensemble et chacun à son niveau nous avons bien l’intention de progresser…

  • Pour Roland quatre entraînements par semaine dont deux avec moi, un tout seul et le dimanche au NRCP…
  • Pour moi, trois entraînements : deux avec Roland et le dimanche au NRCP…mais s’il est en déplacement je cours aussi toute seule !
  • Des objectifs communs : prendre du plaisir et entretenir notre nouvelle forme… (pour moi en perdant encore un peu de poids)

Des objectifs individuels que nous soutenons mutuellement :

  • pour Roland : améliorer ses chronos aux 10 Km  et au semi et, je l’y encourage, courir et finir le marathon de Paris en 2013…
  • pour moi finir mon premier semi et courir le 10 en une heure…..ou moins.
  • Puis peut-être rejoindre un club….
  •  Ensemble organiser un ou deux week-ends autour de la course à pied… mais là nous comptons sur les copains du NRCP pour nous guider.

Habituellement, nous ne fêtons pas la Saint Valentin que nous trouvons un peu trop… Mais cette année c’est avec plaisir que nous répondons à l’invitation de Jean Pierre à l’occasion de … La Saint Valentin. Merci à lui pour l’intérêt qu’il nous porte.

Le marathon de New York représente un must pour chaque runner, il est pour beaucoup un rêve. Chloé fait partie de ces chanceuses, elle a réalisé son rêve ! Lorsque elle s’est enregistrée à la loterie l’an passée pour gagner un dossard au Marathon de New York, elle se dit «pourquoi pas, mais je n’ai aucune chance !». Elle avait prévu de courir celui de San Francisco en juillet, donc s’inscris à la loterie et pense à autre chose…

Quelques mois après, je reçois une news letter intitulée ‘ING New York City Marathon 2011’, je la lis avant de m’apprêter à l’effacer ; et la première phrase m’a donné des frissons : ‘Congratulations, you’re in !’. Le temps de réaliser … (et de traduire un ‘you’re in’ sur internet, expression qui m’était encore un peu vague à ce moment-là j’avoue !)  et j’ai sauté de joie (oui, même en voiture c’est possible) mais sans vraiment mesurer dans quelle aventure je m’embarquais !

Mon année d’entraînement a été chamboulée par les séquelles physiques à la suite d’une chute en décembre dernier : im-po-ssi-ble de retrouver un rythme de course où je me sente bien ! Du mal à retrouver mes repères de chronos et de distance, je me sentais irrégulière, faisais des sorties où je m’ennuyais quand j’étais seule, des douleurs à répétitions etc  … J’en étais arrivée à me demander si je n’avais pas trop couru l’année dernière (2 marathons, le Raid Amazones et les diverses courses classiques de la saison d’automne) et si mon ‘capital course’ était épuisé ???!!! Paniiiique ! Contrairement à d’autres membres marathoniens du Nike Running Club Paris, j’avoue ne pas avoir suivi de plan d’entrainement particulier, je n’en ai d’ailleurs jamais suivi pour mes précédents marathons … mais je m’entraine dès que j’ai le temps ! En gros, je suis partie sans repère particulier, mais beaucoup de motivation !

Arrivée à NY quelques jours avant
C’était ma tou-tu(ioutou)te première fois aux États Unis d’Amérique, donc j’étais à peu près dans le même état qu’une gamine avant Noël…

La veille du grand jour : jolala … l’an-goisse !!! Physiquement la cata : Mal au ventre, les jambes molles, mal de tête, mais moralement : une patate d’enfer sur un fond de pression (besoin d’être rassurée tout au long de la journée, mais ça c’est typique des nanas) …

Venu pour le week end, mon boyfriend m’invite à dîner dans un resto italien : en mode pates donc … mais à l’américaine : beaucoup (trop) de sauce et pas beaucoup de pates ! J’ai super mal dormi et le classique réveil à 4h30 a été … assez violent ! Et source de bons fous rires en voyant ma tête (je pense que tous ceux qui ont vécu des réveils matinaux pour des courses voient de quoi je veux parler, hum ?! (Oui oui : je parle bien du réveil avant la séance de maquillage les girls !)  Je vous passe la platée de pates qui a eu du mal à passer …

Départ pour le ferry à Bakery Park
45 mns de traversée : magique … un sentiment de liberté (Tom Sawyer sort de ce corps), emmitouflée dans mes 4 couches de vêtements, échanges avec d’autres coureurs, l’effervescence environnante : je me sentais incroyablement bien !

Une fois arrivée à Staten Island, la pression est vraiment montée ! Je me suis mise dans ma bulle, super concentrée, plus envie de parler, comme à la veille d’un concours je ne voulais pas être influencée par l’extérieur, j’ai eu besoin de me recentrer sur moi-même …

Ma vague partait à 10h10 … j’étais debout depuis 4h30 pourtant la matinée est passée à toute vitesse, je sentais mes muscles tout endormis …

Le coup de feu est tiré, c’est le départ !
‘New York, New Yoooooooooork’ de Sinatra résonne dans les hauts parleurs,  les frissons envahissent mon corps, tous les coureurs sont à fond : c’est in-croy-able ! On passe le pont Verrazano qui met la barre très haut : une vue imprenable sur NY, un soleil superbe, les hélicoptères à notre hauteur me font frissonner ! Sans pouvoir vous raconter tout le parcours, le signe particulier de cette course mythique est l’ambiance continue et décuplée des spectateurs ! Je n’avais jamais senti cela sur aucune autre course, quelle énergie, quelle motivation partagée ! J’ai eu un peu de mal à suivre entre les miles et les kms qui étaient affichés par intervalles donc je me suis un peu embrouillée, hum …

Au 10ème km : je courrais sans réaliser, je me suis laissée porter, je me sentais juste bien, et j’étais impatience de  croiser l’un de mes supporters sur le parcours qui m’attendait au mile 10 (soit environ le 15ème km), ça m’a donné une force extraordinaire et restera un souvenir inoubliable … ! En gros, le semi a été un pur plaisir ! Cela m’a donné envie de me concentrer par la suite sur des semis plus que sur de nouveaux marathons, envie de m’éclater au semi de Venise ou de courir le semi de Nouméa etc … envie d’allier voyages et runs !

J’ai eu mon ‘mur’ au 28e km …
donc plus tôt que la moyenne …. En fait, j’ai eu faim dès le départ et des petits détails m’ont gênés (d’où l’intérêt de bien se préparer avant une course !), comme mon short qui me tombait sur les genoux au bout du  2ème km, j’ai dû trouver un moyen de le coincer pour qu’il tienne : c’était vraiment casse-pied. Cela peut paraître idiot, mais cela m’a empêché de me concentrer sur mes efforts et sur mon souffle.

J’ai trouvé le parcours assez difficile : des faux plats, des ponts qui ont cassé mon rythme, mais j’ai testé mon auto-motivation comme jamais sur une course ! Je me parlais et me disais : ‘Allez Chloé, allez là, GO, at the taquet, tu ne vas pas te plaindre en plus, tu es à New York, tu cours comme tous les dimanches, et tu vas le terminer ce super Marathon… Et si je ne le termine pas ? Que vais-je répondre quand on me demandera combien j’ai fait ? Que je ne l’ai pas terminé ? Hors de question, allez vas-y, après-tout ce n’est pas mon premier marathon, il fait super beau, si les autres le font, je peux le faire aussi’ … comme ça pendant 2h … ! Dur, mais quel kif ! Je m’étais fixé un objectif à 4h, (raisonnable après le marathon de Toulouse de l’année dernière que je terminais en 3h53, car je ne pouvais imaginer faire mieux sans entrainement rigoureux depuis).

Au mile 25 : voyant le peu de temps qu’il me restait, j’ai essayé de me donner un coup de boost et décidais d’accélérer : j’ai même eu l’impression de sprinter !!! Pour respecter les dernières minutes qui m’étaient données pour passer la ligne d’arrivée dans les temps ! Quand je regarde mes chronos : je me traine sur la fin, haha !!!  La magie des sensations et l’incompréhension des perceptions entre l’esprit et le corps !

L’arrivée ? Indescriptible …
Entre l’émotion intérieure, l’effervescence de l’extérieur, la douleur physique, le moral qui semble se relâcher, le calme des coureurs qui en ascension marchent dans les allées en silence, la joie de mes proches qui m’ont accueillie en fanfare … et ces frissons … toujours là … J’avais l’impression d’être en dehors du temps … j’ai donc rejoint mes amis supporters qui m’attendaient pour le brunch de la victoire ! Je leur avais annoncé mon objectif perso : mission accomplie en 3 heures 59 minutes et 35 secondes… je leur raconte mon aventure, mes impressions, je partage mes pensées, ils sont à fond et admiratifs de mon exploit, c’est extra de partager tout cela avec les gens qu’on aime… Au cours de mon récit, je leur avais dit ‘c’était le dernier’ !  Aujourd’hui, je dis : "c’était le dernier … avant le prochain !".

Christophe a couru le semi-marathon de Lille en notre compagnie, il a fait partie de la quinzaine de coureurs qui constitués notre bande de joyeux parisiens en terre flamandes.

Voilà le moment venu de la reprise de la compétition en participant au semi marathon de Lille en ce week end du 03 septembre. Après un bref échauffement d’une dizaine de minutes nous nous sommes positionnés en début du sas de départ à quelques mètres des coureurs élites. Très vite, nous avons constaté que la chaleur caniculaire (pas moins de 25°) serait un facteur à gérer et une source de complication. Après notre traditionnelle accolade entre coureurs pour se souhaiter une bonne course, le départ fut donné à 9h00 précises pour libérer les 8000 coureurs impatients.

Pris par l’euphorie de reprendre la compétition après cette trêve estivale, je suis parti sur des bases rapides pour affoler le compteur sur des bases de 3’50" au premier kilo. Abdel (le coach) m’accompagne jusqu’au 3 ème kilo pour ensuite ralentir, j’ai appris par la suite qu’il souffrait d’une légère contracture (compétiteur dans l’âme il a préféré ralentir puis abandonner pour se préserver pour les prochaines courses prévues au mois d’octobre). Très souvent le coureur se refuse de se voir amoindri physiquement et ne respecte pas les objectifs fixés initialement au risque d’aggraver la blessure; cet exemple nous prouve que la gestion des courses successives se fait également en amont pour ne pas hypothéquer les chances de participation.

Je décide de continuer sur ma lancée avec un temps de passage au 5 km en 19’47", soit sur une base de 1h22 au finish. Je me sens bien : les jambes tournaient bien mais inconsciemment je ressentais une sensation de lourdeur, peut être un petit déjeuner pris trop tardivement qui me provoquait un ballonnement de l’estomac, je n’étais pas conditionné pour réaliser une performance. Une des clés de la réussite d’une course est la forme du jour.

 

Passage au 10ème km en 39’57"

je reste sur des bases de 1h22 mais je comprends que ce sera difficile de conserver cette allure jusqu’au bout; très vite mon allure ralentit en constatant que je boucle les km suivant sur 4’20" en moyenne. Mon attention se focalise sur le prochain ravitaillement des 10 km car je ressentais une sensation de soif, du reste ce ravitaillement se situait plutôt vers le km 11.

Par la suite, j’ai ressenti un coup de mou entre le 14 ème km et le 18 ème km. Je sentais inconsciemment que les jambes tournaient moins vite que la fatigue se faisait plus présente et que j’allais puiser dans mes réserves pour conserver un rythme soutenu. Quelle est la ou les raisons qui nous poussent alors à courir ? l’abnégation est un sentiment qui caractérise le coureur à pied : le fait d’aller au plus profond de sa personne les ressources nécessaires pour avancer et de se prouver que l’on peut y arriver malgré le handicap physique. La course se gagne avant tout dans la tête, non seulement les coureurs doivent s’entrainer physiquement mais ils doivent également également travailler leur mental pour ne pas flancher lors des passages à vide que nous avons rencontré un jour ou l’autre. De plus les portions du 16,17 et 18ème km de ce semi se caractérisent par de longues lignes droites qui n’en finissent pas, c’est à ce moment que le mental reprend le relais de nos jambes fatiguées.

Nous retrouvons un peu de fraicheur lors du kilomètre 18 en traversant les bois de boulogne et de la Deûle, le parcours se faisant plus roulant en légère descente j’ai profité de ce moment pour me concentrer sur mon allure et adopter une foulée plus dynamique. L’entrainement sert également à répéter ce genre de game, très vite mon allure s’améliore puisque je boucle les deux derniers km en 4’20" en moyenne alors qu’auparavant je tournais à en moyenne à 4’35" au kilo. Cette dynamique m’a permis de finir fort, entrainant avec un moi un coureur désemparé; eh oui j’ai joué le rôle de coach pour un camarade de course éphémère c’est aussi cela la course à pied d’avoir un élan de solidarité lors des finish. Finalement, j’ai réussi à remonter quelques concurrents pour finir en 1h27’49" à la 301ème place sur 4722 arrivants .

 

La performance n’était pas au rendez-vous

je garde malgré tout un sentiment global positif de la course. J’ai pu ainsi me rendre compte de l’apport positif d’être suivi par un coach et de constater le chemin parcouru depuis pratiquement deux ans. Par ses conseils avisés j’ai acquis une expérience sur la gestion de la course qui m’a servie lors de cette épreuve lilloise, en tenant compte de mon état de forme et des conditions climatiques j’ai réalisé que je ne serais pas au top pour battre mon chrono personnel en 1h23’40" alors j’ai su réduire mon allure pour ne pas exploser et éviter tout risque de blessure. Le but ultime de tout coureur est de prendre plaisir mais il faut également savoir se ménager afin de préparer les prochaines courses car la saison est longue jusqu’à la trêve hivernale.

Je tenais à remercier mon coach Abdel et lui dire que je me suis fixé dans les prochains mois à avoir des "jambes en or" comme pour courir aussi vite.