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Dans le cadre de la préparation au marathon de Paris en avril prochain, il est courant d’intégrer un semi à quatre semaines de l’échéance. A ce petit jeu là, je ne suis pas mécontent, car le programme que je suis depuis le mois de janvier piloté par Anne Valéro commence a porté ses fruits.

J’avais à cœur de faire « quelque chose » à ce semi, car je sortais d’une année en demi-teinte, pas d’amélioration significative de mes chronos hormis sur marathon. J’ai pour cela tenté l’aventure avec une coach à l’approche radicalement différente de ce que j’avais connu jusqu’ici. L’objectif est fixé au 7 avril, mais pour l’instant retour sur ce semi 2013.

Le rendez-vous des amis
Le samedi sur le village nous sommes nombreux à nous retrouver pour échanger et pronostiquer sur la course du lendemain. Grâce à Facebook et à la Runnosphère, ce cercle d’amis grossi de jour en jour. Cette année mon retrait du dossard est facilité par Assu 2000 sponsor de l’épreuve et qui via un partenariat m’a permis d’offrir 5 dossards aux lecteurs du blog. La course commence bien…

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La photo d’avant course
Comme chaque année le rendez-vous est fixé à la lettre P du Parc Floral. Pour cette édition, nous serons très nombreux à avoir répondu présent. Clic clac c’est dans la boîte, il est temps de s’échauffer. Malgré un soleil présent, la température est fraîche, il ne fait pas plus de 4°. J’ai pris l’option short et maillot à manche longue. Je compte sur l’effort pour me réchauffer…

Nous entrons dans le sas préférentiel, réservé au moins de 1h30. Il y a du monde, l’épreuve à d’ailleurs battu son record de participation, avec 40 000 concurrents. L’heure est solennelle, chacun se concentre à sa façon. Puis tout à coup, sans sommation ni musique spécifique, c’est le départ.

Choisir le bon train
Pour moi le tempo avait été fixé par la coach, ce sera 4 minutes au kilomètre, soit 15 km/h tout rond. Je ne me laisse pas embarquer sur un faux rythme et je gagne à ce jeu là, car mon premier kilo est à 4’ 00’’, une vrai horloge suisse !

Le parcours nous emmène en direction de la porte de Charenton, avec une longue descente. Nous entrons dans Paris où nous attends la grosse difficulté de l’épreuve, la monté de la rue Taine. Je tire bien sur les bras et ne ralentis pas, cela passe tout seul…

Les kilomètres s’enchaînent à une vitesse, je ne vois pas le temps passer. J’avais pour l’occasion un lièvre, Edwin, qui dès le 8e kilomètre m’accompagnait. A chaque ravito, il prenait pour moi une bouteille et un sucre. Je restais bien à droite, loin de la cohue.

Nous arrivons à mi parcours près de Bastille, je passe les 10 km en moins de 40 mn, je suis dans le tempo et je me sent bien, je sais que cela ira jusqu’au bout si je gère bien la suite.

A l’hôtel de Ville, c’est le demi tour, désormais, chaque foulée nous rapproche de l’arrivée ! Je suis dans un bon groupe, nous avons la même vitesse et la même volonté de finir sous les 1h 25’. C’est le moment de rester concentré, de ne rien lâcher. Mes jambes tournent à plein régime, la préparation et les différentes séances de renforcement musculaire n’y sont pas pour rien.

L’emballage final
C’est parti pour le grand sprint, je passe en mode concentration maximale. Mes pieds ne touchent plus le sol. Je vois l’arche au loin, ce sprint semble interminable. J’accèlère encore pour grapiller quelques précieuses secondes, je vois le chrono, je suis sous les 1h 25’. Vite, encore quelques mètres… c’est terminé !

La première attention c’est pour ma Garmin, elle affiche fièrement 1h 24’ 39’’. J’ai réussi mon pari, c’est un nouveau record sur la distance. Je suis confiant pour la préparation marathon qui devrait m’amener à faire 3h. Je repense à toutes ces nouvelles séances, concoctés par Anne Valéro pour me permettre de supporter cette vitesse. Je suis sur le bon chemin. A cinq semaines de l’objectif, je m’apprête à entrer dans les semaines les plus dures. Je suis mentalement prêt à affronter cette dernière longue ligne droite !

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10 km de Vincennes Jean-Pierre et Adrien

Il est des 10 km qui comptent en région parisienne et cette course remporte chaque année un grand succès pour des raisons que je ne m’explique pas. Le départ en double sas est chaotique. Le parcours est étroit et sans grand intérêt. Pourtant j’attends chaque année beaucoup de cette compétition.

Je n’avais pas couru depuis le mois de novembre, date du semi de Boulogne en remplacement du marathon de New York annulé. J’étais dans le flou, j’avais besoin de repères. L’épreuve de Vincennes est celle de mon record personnel. C’est sûrement la raison qui me pousse chaque année à venir me frotter ou plutôt a jauger à mon état de forme.

L’année du changement
J’ai pris fin novembre la décision de me faire « coacher » de suivre une préparation sur mesure avec une préparatrice physique et athlète de haut niveau : Anne Valéro. Pourquoi se faire suivre quand on est dans un club avec un entraîneur que l’on apprécie ? Tout simplement pour avoir un plan sur mesure et des données précises adaptées à mon niveau, à mon âge et surtout à mon objectif, à savoir le marathon de Paris. Nous convenons que la préparation commencera en début d’année 2013, suite à une trêve de 15 jours afin de démarrer dans les meilleures dispositions les différentes charges de travail.

J’aborde les Foulées de Vincennes avec une préparation de trois semaines et considère cette course comme un test VMA ou plutôt un instantané de ma forme actuelle. Donc en théorie pas de pression, mais juste « dérouler » pour voir où j’en suis. La méthode « Anne Valéro » est basée sur la puissance et de nombreuses séances de seuil plus adaptée à mon âge que les séances sur piste. J’aborde cette course les jambes chargées d’acide lactique.

10 km de Vincennes échauffementMise en jambes
Je retrouve mon club, le Nanterre Athletic Club qui, comme à son habitude, squatte le parking souterrain de la mairie. Nous sommes 60 inscrits sur le 10 km, une véritable vague rouge va déferler sur la banlieue Est ! Nous procédons à un échauffement commun de 25 mn afin de mémoriser le tracé. Nous retrouvons notre parking ou nous terminons l’échauffement avec des éducatifs et des lignes droites. Soixante athlètes lancés dans les sous-sols, cela a quelque chose d’inquiétant !

Dans le sas de départ
Je retrouve la plupart de mes amis dans le sas préférentiel : il y a Adrien, Guy, Grego, Emmanuelle, Thomas… il ne manque que Salvio ? Il est temps de se concentrer et de parler tactique. Certainement lié à mon expérience ou à mon inconscience, c’est moi qui donne les instructions et les rythmes à suivre. Nous partirons sur un tempo de 3’ 45’’ au kilomètre jusqu’au 5e km et ensuite nous accélérons si nous le pouvons.

Coup de pistolet, c’est parti
Il y a beaucoup de monde dans les rues étroites de Vincennes, ce départ est une cohue. Notre groupe est compact jusqu’au premier kilomètre. Je regarde le chrono, je passe en 3’ 43’’ j’ai deux secondes d’avance. Je ralentis un peu, laissant filer Guy et Thomas. Adrien me fait confiance est reste à mes côtés. Il en sera ainsi jusqu’au 5e km. Je regarde chacun des kilomètres et le tempo n’est pas bon, je suis en 3’ 50’’. Je perds entre 5 et 7 secondes chaque kilo. J’en suis conscient mais impuissant, je n’arrive pas à aller plus vite…

Deuxième boucle
Nous entamons la dernière moitié de parcours. Adrien place une accélération qui me laisse sur place, je ne le reverrai plus. Je continue sur ma lancé sans défaillir. Je sent un coup de mou au 7e km que je passe en 3’ 56’’ mon pire temps de passage. Il faut réagir ! Je m’accroche à un groupe devant moi et tente de grappiller quelques secondes.

10 km de Vincennes ConcentrationEmballage final
Nous voilà de retour sur le centre ville, je donne tout ! Je fais le vide, me relâche et tente de reprendre un ami du NAC que j’aperçois à une centaine de mètre. Dernier kilomètre il y a une foule qui encourage et nous invite au dépassement. Je suis comme en apesanteur, je ne sens plus mon corps, une seule obssesion : « finir vite ! ».

J’entame la dernière ligne droite, je sprint et aperçois le chrono. Je termine en 38’ 28’’. Une déception m’envahie ! Je me voyais tranquillement sous la barre des 38’. Mais ce ne sera pas pour aujourd’hui.

La joie des autres
Je retrouve mes amis qui savourent leurs belles victoires. Je n’ai pas le droit de gâcher leurs sentiments par mon attitude mélancolique. Alors soyons positif, je n’avais pas couru depuis plusieurs mois, je manque de rythme et de compétition et je suis à plus de 15,5 km/h. Mon objectif étant le marathon de Paris au mois d’avril, la route est encore longue… Prochain rendez-vous le semi-marathon de Paris le 3 mars.

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Cela fait maintenant plusieurs mois que j’utilise ce petit bijou de technologie et je ne m’en lasse pas. Avant de passer à la version 3,  je voulais revenir un instant sur la Hero 2 qui m’a accompagné en Asie, en Amérique et bien sur en France pour les épisodes de « j’irai courir chez vous ».

Je ne me risquerais pas à un test technologique avec graphiques et arguments techniques à la façon de la FNAC. Je vais juste vous parler du plaisir que j’ai d’utilisé cette caméra et de la relative facilité d’utilisation.

La prise en main est très intuitive, vous pouvez dans un premier temps laisser les réglages d’origine avant de les personnalisés. J’ai pour ma part descendu la résolution, car l’unique vecteur de diffusion est le web via la chaîne Youtube, alors aucun intérêt de filmer en 1080, la résolution 720 m’assurera des images en haute résolution sans avoir de fichiers poids lourds. La seule amélioration apportée consistera à l’ajout d’un micro-cravate afin de rendre les interviews plus claires.

Accessoires
GoproJ’utilise un bras télescopique de la marque Xsories afin d’apporter plus de recul au champ de vision. A ma grande surprise, il apporte également une stabilité aux images en mouvement. Son poids plume me permet de le ranger facilement dans une poche arrière.

Pour les sports de glisses, j’ai testé la ventouse sur le snowboard sans grande conviction. Les images semblent figées, la prise de vue montre une tête avec le ciel en arrière plan, il n’y a pas la notion de défilement qui apporte la vitesse. La caméra vers l’avant au ras de la neige est plus pertinente mais très saccadée. Pour le skate-board, j’ai utilisé les prises autocollantes. Elles sont très résistantes et efficaces.

En mer, il faut impérativement rajouter le dos adéquate qui possède une mousse permettant une flottaison à votre la caméra ou sinon un système de dragonne qui évitera à votre bijou de finir dans les abysses.

En résumé…
Une caméra que je conseille sans hésitation, la qualité des images sont bluffantes dans tous les éléments. On l’oubli souvent, mais c’est également un appareil photo avec une fonction Time Lapse très intéressante pour décomposer les mouvements. Alors si le désir de réaliser vos films vous démange, investissez dans cette caméra à la qualité professionnelle.

Gopro Hero 3
J’ai hâte de tester le nouveau modèle qui possède toutes les qualités de l’ancienne mais en bien mieux. Avec notamment l’ajout d’une télécommande qui pertmet de piloter jusqu’à 50 caméras en même temps ! Les qualités de la lentille et du capteur ont aussi grandement été améliorés. Alors rendez-vous ici même pour une analyse de la Hero 3.

Retrouvez toutes les nouveautés sur www.gopro.com
Et les différents épisodes de la série "j’irai courir chez vous" sur le blog

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Il est des courses qui tiennent de la légende, de celles où l’on demande : « tu l’as déjà faites ? ». Moi qui suis quasiment voisin, je n’avais jamais participé à cette course. J’ai réalisé ce dimanche-là combien j’étais dans l’erreur. Une ambiance festive, des déguisements et un large sourire sur chacun des visages.

Je dois ma participation à Cyril Vigneaux un athlète qui participe à de nombreuses courses en tant que meneur d’allure. Je n’ai pas hésité une seconde, quand la question me fut posé, car l’organisateur, l’Avia Club regorge d’amis de longue date et ce serait également l’occasion de rencontrer leur entraîneur Jean-Baptiste Protais un ancien grand champion de marathon avec un record à 2h 12’ .

Village expo
La veille les meneurs tiennent salon dans le village des retraits des dossards. Nous possédons un stand et allons à la rencontre des coureurs. Nous expliquons la tactique de course d’un meneur et surtout son rôle. Nous sommes là pour aider le plus grand nombre à réaliser leurs chronos. Nous en profitons également pour frimer un peu avec notre belle tenue Brooks.

Le village sera également le lieu de rencontre entre passionnés, comme avec l’association « Je Cours pour Toi » emmené par de drôles de dames qui conjuguent plaisir de courir et projets solidaires. Sur le stand à côté c’est la bande à Nadia qui nous vante les mérites du trail du four à Chaux, je ne pratique pas encore le trail, mais je dois reconnaître que celui-ci me donne très envi.

Dimanche matin
Quelle ambiance de fête ! Je croise des enfants, des femmes et des hommes déguisés comme pour un carnaval. Je rejoins mon équipe afin de prendre possession du matériel nécessaire au meneur d’allure. Nous décidons de nous échauffer avec notre « flamme » ce qui va provoquer des rencontres et des échanges très intéressants.

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Dans le sas de départ
Je rejoins le premier quart du peloton, et j’entends des soulagements. Quelques personnes s’inquiétaient de ne pas trouver leur « lièvre ». L’accueil est chaleureux et je dois l’avouer ce sont surtout les filles qui me bombardent de questions. Je  donne les dernières instructions et rappelle l’essentiel : « nous sommes ici pour prendre du plaisir, pas pour mettre notre santé en péril ! ».

Coup de pistolet
Il y a beaucoup de monde, nous devons slalomer entre les différentes personnes qui ne sont pas à leur place. Malgré cela nous passons le premier kilomètre avec 3 secondes d’avance, nous sommes dans le tempo dès le début. Cela se vérifiera tout au long du parcours, car nous allons sans cesse revenir sur des personnes parties trop vite.

La côte tant redoutée
Nous voilà au pied de « l’ascension », celle-ci se trouve au 2,5 km. Je vais tenter de leur parler et de maintenir leurs attentions durant quelques minutes pour qu’ils oublient le dénivelé. L’objectif est atteint, je conserve au sommet mon groupe dans sa totalité.

Une deuxième boucle
Nous profitons de la descente qui suit le « mur » pour récupérer et souffler un peu.  Nous terminons le premier tour, nous allons désormais être en terrain connu, il ne reste plus qu’a faire la même chose ! Nous sommes sur de bonnes bases, nous avalons chacun des kilomètres à la manière d’un métronome malgré le dénivelé.

C’est le retour de la « côte », elle paraît moins effrayante ! Nous la connaissons, nous allons la dompter pour de bon. S’en suit une descente salvatrice, qui nous emmène à grande vitesse vers l’arrivée. Le groupe est motivé, chacun veut son 45 mn !

L’arche d’arrivée
J’ordonne aux plus frais de tout donner dans le dernier kilomètre. Je reste dans le tempo initial pour le plus grand nombre et le respect du contrat. La musique et la voix d’Harry Bignon nous indiquent que nous ne sommes pas loin. Un dernier virage à gauche et c’est le sprint final. Je ralentis pour encourager le plus grand nombre. Je franchis la ligne avec une grande satisfaction, peut-être la plus grande de mon rôle de meneurs d’allures.

Une grande communion
Quel bonheur de voir tout ces runners venir me remercier et de lire la satisfaction et la fierté sur leurs visages. J’ai passé une très agréable matinée sur cette Corrida de Noël et fait de belles rencontres. Pour cela je remercie Cyril Vigneau et toute l’équipe de l’Avia pour leurs passions. Je reviendrais l’an prochain sans aucun doute…

Corrida de noël d'Issy les Moulineaux

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Alain compte parmi mes proches, nous nous sommes rencontrés au Nike Running Club il y a près de quatre ans, nous étions nombreux à l’époque à démarrer au même niveau. Il a depuis un an changé d’optique et stoppé la course à la performance pour une course aux plaisirs. A ce jeu là il est souvent gagnant, même si ce n’est pas toujours couru d’avance comme il nous le relate lors de son dernier marathon à Villefranche.  

J’ai décidé l’année dernière de faire le tour de France des marathons. Après quatre Paris, deux La Rochelle, un Courant de la liberté à Caen et un marathon d’Amsterdam me voilà parti découvrir ce marathon, et je vais tenté de vous faire revivre ce périple. Cette course est liée aux festivités du Beaujolais nouveau, tout Villefranche-sur-Saône  va vibrer au rythme de cette tradition. La course a lieu le samedi, départ de Fleurie à 10h30, tout le village est fermé à la circulation, avant  le coup de pistolet, les organisateurs nous expliquent que la tradition impose aux coureurs de garder une minutes de silence, cette année cet instant de recueillement allait aux victimes de SANDY et nos amis qui n’ont pas pris le départ du marathon de NY. Donc à 10h31 gros coup de canon, oui vraiment canon, fusées et serpentins pleuvent sur le public, les fauves sont maintenant lâchés.

Les deux premiers kilomètres sont en descente tout le monde prend une peu de vitesse
la suite va ce corser, après quelques foulées sur une petite route de campagne premières difficultés, une montée dans un chemin de terre boueux entre les vignes. Nous allons alterner terre, bitume. Le soleil arrive à percer la nappe de brouillard, la température devient agréable, deuxième difficultés, descente d’escalier passage dans un chai puis une quinzaine de marches à remonter pour ressortir à l’air libre, le paysage défile nous traversons les vignes, puis de petits villages.

Des montés, des cailloux, c’est par moment presque un trail, les minutes passent et une grosse contracture commence à me faire souffrir au Km 15, le moral n’est plus là. Dès le Km 20 je commence à douter de ma capacité à passer la ligne d’arrivée, j’alterne la marche et la course, mais les contractures sont de plus en plus fréquentes, j’arrive tout de même à rejoindre Stéphanie qui m’attend au passage du semi. Je fais une petite pose, je déprime,après quelques paroles réconfortantes je décide de repartir.

J’ai toujours mal, je serre les dents, je suis à la limite de l’abandon
Je repasse en mode marcheur, mon téléphone sonne, à l’écran s’affiche le numéro de Jean-Pierre Run Run. Voilà je réponds, après le soutien de Stéphanie les mots de J-Pierre vont aussi faire l’effet KISSCOOL, Km 30 je repars, maintenant j’ai la fringale au ravitaillement de me gave de pain d’épice et de banane, malgré les douleurs le moral est revenu. Grosse descente sur deux kilomètres, passage du panneau 38, je redémarre je vais réussir à terminer ce marathon en courant.

Dernier mètre, passage dans le marché couvert, 5 marches et le ligne d’arrivée… Chrono 4h15, c’est pas grave, j’ai terminé, c’était très dur !

Si vous souhaitez passer un bon moment faite ce marathon, organisation top, public super, parcours génial, coureurs déguisés. N’y allez surtout pas pour un chrono, mais pour la fête, la soirée dans les rues de Villefranche à déguster le Beaujolais, la cérémonie de la mise en perce, le spectacle dans les rues. Nous avons vraiment passé un super week-end.

Alain Legrand

Site du marathon du Beaujolais : http://www.marathondubeaujolais.org

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Un nouveau « grain » s’est abattu en milieu de semaine sur New York. D’abord un vent glacial, puis des flocons de plus en plus gros pour finir en tempête de neige recouvrant Manhattan d’un manteau blanc magnifique.

Cette fin de matinée dans Harlem se déroule sous une pluie fine et glaciale, il est difficile dans ces moment-là de profiter sereinement. Les nombreux magasins de sports seront nos refuges ! Nous entrons finalement chez Sylvia’s une adresse incontournable de la « soul food » un mélange de cuisine africaine et américaine pour prendre notre déjeuner. A notre sortie la pluie s’est transformée en neige, de fins flocons s’abattent sur le quartier noir de New York. Il en faut un peu plus pour nous décourager, la visite continue…

Direction le centre de Manhattan et plus précisément Greenwich Village, à notre sortie du métro, nous sommes dans un autre pays, un manteau blanc a recouvert les trottoirs. La visite est pénible est glaciale. Il en sera ainsi jusqu’à la tombé de la nuit. À l’heure du repas, il sera compliqué de rejoindre la pizzeria ou nous avons rendez-vous avec les membres du club de Nanterre.

Demain sera un autre jour
Au moment de se mettre au lit, je n’ai qu’une idée, faire un footing le lendemain sous la neige dans Central Park ! Au réveil à 7h je suis comme un enfant au matin de noël. Je m’habille en silence et quitte l’appartement ou mes colocataires dorment encore profondément.

Grosse déception, le parc est fermé pour cause de neige et donc de chaussée glissante, il ne reste qu’une solution observer le paysage de loin et rester sur les trottoirs qui longent cet espace vert.

Un pas vers l’illégalité
Soudain, une idée malveillante me vient à l’esprit, « et si je sautais le muret ? » Me voilà dans un Central Park habituellement bondé, seul au monde. La sensation est étrange, mais tellement excitante. Les allées sont blanches, il règne un silence inhabituel, c’est un dépaysement total. Démarre un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre, je me faufile, évite les grands axes et profite d’une demi-heure de quasi-tranquillité, quand une première sommation m’oblige à changer de chemin. Je file vers le nord…

J’aperçois tout près, les gyrophares d’une voiture de Police, ne surtout pas fuir. Ils m’avertissent d’une voie ferme « you must get out ! » j’acquiesce de la tête et me dirige vers la sortie. Ce footing restera à jamais dans ma mémoire comme une revanche prise sur New York qui nous a privé de marathon.

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Vous avez tous entendu parlé de ce marathon mythique dans cette ville hors du commun qu’est New York. Certains d’entre vous l’ont déjà couru. Et oui, les runners français sont habituellement les plus nombreux. Ca n’a pas été le cas en 2011 puisque ce sont les Italiens qui nous ont devancés, avec une délégation de 3390 coureurs.

Mon témoignage s’adresse avant tout à ceux d’entre vous qui pensent un jour y participer. Mais je sais que je vais réveiller de superbes souvenirs à ceux qui sont déjà des finishers new yorkais.

Finishers
Saviez-vous que c’est à New York que le taux d’arrivants est le plus important avec près de 98 % des partants ? Et savez-vous pourquoi ? Malgré le parcours de 42.195 km qui est loin d’être plat ! Et bien, c’est grâce à un public euphorique, présent dès le 3ème km, qui vous encourage, parfois à la limite de l’hystérie, que vous soyez dans les premiers ou dans les derniers. C’est ça la différence de New York. Cette communion d’une fraction de seconde avec un homme ou une femme qui vous encourage, qui vous transmets son énergie et qui vous lance que vous êtes superbe, que vous avez l’air frais ou que vous allez y arriver ! Pourtant, j’ai déjà couru en Espagne, pays qui encourage les coureurs à pied et les cyclistes comme nul part ailleurs en Europe du sud. Mais là, j’ai été bluffé. Pourtant, je savais qu’il y aurait une grosse ambiance. Mais entre l’imaginer et le vivre, c’est autre chose !

D’autant plus que j’ai pu baigner dedans près de 6h. En effet, souffrant d’une tendinite au tendon d’Achille, j’avais opté pour une stratégie de marche plutôt que de course afin d’aller jusqu’au bout. Et c’est passé ! A près de 8km/h. L’avantage de marcher vite, c’est qu’il n’y a pas de mur et que c’est moins fatiguant.  Et puis, je savais qu’à partir du semi, dans les marathons populaires, un grand nombre de coureurs mal entrainés marchent. Et c’est ce qui arrivé ! Alors quand vous marchez à 8km/h, vous en doublez un grand nombre et ça motive ! 

Pour couronner le tout, nous avons eu un temps idéal : ciel bleu, pas de vent et une température de 13° en début d’après midi.

L’organisation a été parfaite à l’exception de l’arrivée
une heure d’attente à avancer en piétinant dans un coral pour récupérer vos vêtements : c’est le point à améliorer pour les organisateurs qui veulent accueillir 50 000 coureurs en 2012.

J’espère vous avoir donné envie d’aller un jour à New York
Le séjour coûte cher mais vous reviendrez riche d’émotions et de souvenirs qui vous resteront jusqu’à la fin de vos jours. Et ça, ça n’a pas de prix. Alors, si vous êtes motivés, prenez patience car il n’y a pas assez de places pour tout le monde (+ de 150 000 demandes) : prenez-vous y au moins un an à l’avance en passant exclusivement par un tour opérateur accrédité. 

Alors, c’est pour quand ? Moi, c’était le 6 novembre 2011…
Lionel Boéchat

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L’ami Giao est un touche à tout de talent, il débute la course à pied il y a seulement quatre ans et le voila engagé dans l’une des courses les plus dure du monde. Folie ou aventure humaine ? Il revient pour nous sur son incroyable périple en terre réunionnaise. La parole à Pierre-Marc Giao…

Il est des courses qui font rêver nombre de coureurs même parmi les plus expérimentés, parmi les plus dures de la planète figurent Le Grand Raid de La Réunion dont c’était la 20ème édition cette année. J’ai eu l’immense privilège d’y participer, quelle course de folie c’est le cas de le dire.

La Réunion se situe à 9.300 km de Paris et de l’autre côté de l’Equateur, l’été commence vers le 10 novembre, l’hospitalité y est exceptionnelle surtout chez Fabienne et Johnny Pérot, le soleil toujours présent dans leur coeur et dans le ciel depuis leur terrasse. Comme je ne supportais pas la chaleur, j’étais parti une semaine avant ma plus grosse course de l’année pour m’acclimater aux 26°C et à l’humidité ambiante. J’avais même poussé la blagounette jusqu’à courir deux heures sur un site prisé par les traileurs, le Piton-Babet du nom d’un des anciens maires de Saint Joseph, la ville du Sud où j’avais posé mes trail-runnings. Tout se passait bien et je coulais des jours heureux bien chargés de sommeil réparateur et préparateur jusqu’au matin du 18 octobre le jour de la course. Le premier contrôle matériel avait lieu à 19h heure locale et le départ à 22h. Je retrouvais Le Bagnard de Kikourou et Daniel qui faisait sa deuxième traversée de l’Île après 2010 et ses 140 km. Pour la vingtième édition, le comité directeur de la course organisée par Robert Chicaud avait sélectionné un plateau relevé des anciens vainqueurs du Grand Raid entre autres Cléo Libelle, Vincent Delebarre et Kilian Jornet.

Le Grand Raid n’est pas une course comme les autres !
La sécurité est primordiale. Après que Johnny m’ait déposé vers Saint Philippe à 800 m du Cap Méchant, je me présentais au point de contrôle. Les bénévoles vérifièrent que je transportais bien mes deux bandes adhésives, ma couverture de survie, ma frontale, mon téléphone, mon sifflet et ma réserve d’eau. Après avoir passé ma puce au premier point pour homologuer mon départ, je m’installais dans un coin en attendant de voir des têtes connues. Ce fut Le Bagnard de Kikourou que je reconnus en premier puisque nous avions fait l’objet d’un article chez Maya et d’encouragements de la part de Jean-Pierre Run Run.

Puis ce fut mes retrouvailles avec Daniel du groupe OVS du samedi matin du BdB – le Bois de Boulogne – il me disait que nous étions des branques à nous taper 170 km et 10845 m de D+ alors que les copains allaient faire leur 9 ou 13 km avant de passer à l’apéro. Plus nous approchions des 22h plus la tension était palpable, les tamtams réunionnais marquait le rythme des encouragements d’une manière tribale, tous les yeux étaient rivés vers le compte à rebourg ou plutôt l’heure officielle de la course. Les raideurs laissèrent passer les favoris de la course pour ne pas les gêner ensuite ce fut le plus gros des 2.783 coureurs à entrer en position. Je m’étais mal débrouillé et était resté en quasi-dernière position avec Daniel.

Quand le signal de départ fut lancé, une grande clameur se fit entendre et tous les coeurs battaient en même temps au rythme des chaussures de trail battant le bitume de St Philippe. Nous avions devant nous 5,5 km de faux plat montant puis descendant. Après le rond point, je fis la bise à Johnny et Abraham qui s’étaient postés pour m’encourager dès le départ, deux heures trente d’attente pour dix secondes de moments de partage, c’est beau.

Le début de La Diagonale est ce qu’il y a de plus facile
7,7 km de route bitumée de la RN2 suivie par des passages larges dans la forêt jusqu’au second point de contrôle au début du Chemin de Ceinture (7,7 km). A partir de là, cela commençait à grimper mais ce n’était pas méchant, 500 m de D+ pour 3,4 km c’était un bon début car sur un sentier relativement plat. Premier bémol de la course, lorsque nous sommes arrivés au ravitaillement de Kiosque Mare Longue / Le Banc (11,1 km) , il ne restait plus rien juste des morceaux de sucre et de l’eau pour nos Camelbak, plus d’eau chaude, des bananes ne restaient que les peaux et quelques morceaux de fruits secs se battaient en duel dans les assiettes cartonnées éparses. Je vis déjà le premier abandon à cet instant. La course commençait à peine et derrière ce ravitaillement sans point de contrôle, nous allions attaquer le gros morceau de la première partie : l’ascension du GR2 Puy Raymond. Une sucessions d’escaliers en single-track, les coureurs en file indienne. C’était interminable, on avançait d’une marche ou de deux puis on attendait, des petits malins s’amusaient à nous dépasser quand même, avec l’avancée de la nuit, l’excitation et l’énervement commençait à se faire sentir. L’ascension de 15,5 km pour 1.900 m de D+ avait duré 8h car j’étais parti à l’arrière et avait perdu plus de temps à attendre qu’à avancer. Nous commencions à voir des raideurs rebrousser chemin tout penauds, d’autres étaient habillés en short, tee-shirt et manchons, un peu léger pour affronter les -2°C ambiante. La vue était sublime avec le soleil rasant le sommet des volcans. Je me retournais pour prendre quelques clichés. J’arrivais à 6h56 au point de contrôle de Foc Foc ( 29 km) et le temps de prendre une soupe, du coca-cola, de consulter et d’envoyer deux textos, j’étais reparti vers la Route du Volcan et j’avais 7 km à boucler en 1h40.

J’étais reparti dans un schéma de course à étapes
J’attaquais chaque échéance l’une après l’autre. Le Piton de la Fournaise émergeait majestueux des nuages et je poursuivis mon chemin dans un paysage lunaire en direction de l’Oratoire Sainte Thérèse (38,9 km) puis au point de contrôle du Piton Textor (42,2 km). Je venais de passer la distance symbolique du marathon sur la Diagonale des Fous et il était 10h15 soit 12h15 après avoir pris mon départ, jamais un marathon n’avait été aussi long et intense. Quand je pouvais je trottinais, essentiellement sur les faux-plats descendants. Dans l’étape suivante, je devais rejoindre Mare à Boue soit 9 km en 2h30 et je perdais au passage 500 m de dénivelé. Facile je vous aurais dit, en réalité à La Réunion, la descente n’est jamais en ligne droite et plutôt une succession de montées et des descentes, avec une tendance pour l’ensemble plutôt en D+ ou en D-. La difficulté supplémentaire est qu’il commençait à bien pleuvoir et j’affrontais un nouveau terrain de jeu, la boue de ladite Mare. Les chemins que nous empruntions en était gorgés, je croisais une femme qui avait été écoeurée moralement et physiquement de patauger autant dedans. Je n’avais pas de technique pour pratiquer ce genre de chemin, je fis comme je peu. Sur les trois derniers kilomètres, nous retrouvions du bitûme et je me remis à trottiner car nous étions limites pour arriver hors délais. Mon état d’esprit était de poursuivre la course coûte que coûte, sauf en cas de blessure ou de rattrapage par les barrières horaires. A 13h15 je pointais tout content à Mare à Boue (52,4 km) et retrouvais un bon plateau repas avec du thé, du coca, de l’eau, du délicieux poulet cari et des pâtes coquillettes. Trois minutes plus tard, les arrivants étaient hors délais et disqualifiés mais n’avaient aucun moyen de revenir au point de départ ou d’arrivée, deuxième gros bémol d’organisation de la course. Non seulement on était amer d’avoir abandonné mais aussi le rapatriement était une deuxième galère et c’était la loi du système D et de la débrouille.

De Mare à Boue, je devais joindre le fameux Gîte du Piton des Neiges, j’étais bien requinqué par le repas et j’attaquais la suite de mon périple fantastique en pleine possession de mes moyens. Après un passage bucolique en rase campagne, je déchantais vite car la pluie avait fait son office et la boue était maintenant détrempée et gorgée d’eau. C’était pire qu’auparavant. L’autre principe de l’Île est que lorsqu’une difficulté est posée, elle n’existe pas pour quelques centaines de mètres, elle perdure sur plusieurs kilomètres pour bien nous la faire sentir. J’avais en théorie 5h pour parcourir 12,3 km pour un coureur sur route cela peut paraître un jeu de foetus, pour un traileur de campagne, c’est facile mais à La Réunion, cela m’a pris 8h.

A la difficulté de la boue, s’ajouta celles des rochers et des racines
La succession de descente et de montée entamait bien mon moral, je pris un bâton pour tenter de poursuivre mais l’avance que je croyais avoir se réduit comme une peau de chagrin. Je devais être dans les derniers coureurs quand je croisais deux nouveaux abandons puis Mano un réunionnais qui avait fait la course en 2000 et la trouvait bien dure cette année. Il avançait bien contrairement à moi qui commençait à perdre les pédales. J’avançais de plus en plus difficilement quand je croisais un cabri qui retira ses écouteurs quand je lui posais la question : "Dans longtemps le prochain ravitaillement ?" Il me répondit "3 heures" mais c’était à son allure pas du tout à la mienne, puis il remit son casque et quand je me retournais pour le voir partir, il avait déjà disparu. Il avait quand même eu le temps de me dire : "tu continues sur le sentier, tu suis les balises et surtout tu ne t’arrêtes pas".

Là je commençais à en avoir marre
Les montées, les descentes, ce n’était plus de la marche ou de la randonnée mais de l’escalade. J’avais des racines plein le sol et quand ce n’était pas elles, c’était la boue avec beaucoup d’eau. Je commençais à réaliser mon calvaire quand je vis un panneau indiquant "Gite du Piton des Neiges 6 km (3h30)". J’étais démoralisé. A ce moment, Mano me rattrapa accompagné d’un curieux bonhomme en jupe. En fait il s’agissait de David un serre-file qui fermait la marche et avait la double mission de reprendre toutes les balises et de raccompagner les retardataires vers le poste de contrôle le plus proche. Et le plus proche pour moi était en théorie à 3h30 de l’endroit où nous nous situions. J’avais de plus en plus de mal à poursuivre même avec mon bâton qui m’aidait bien et quelques instants plus tard, nous fûmes rejoints par quatre autres serre-file donc Karine, Théo, Miguel et Eusébio. C’était la première fois que je rencontrais des serre-file dans une course et il faisaient un travail formidable. Il fallait déployer des trésors de psychologie pour m’encourager et me faire avancer malgré la fatigue, le manque de sommeil et l’hypoglycémie qui commençait à poindre  son nez. David affirma que nous étions à une heure du Gite puis à vingt minutes. Mais étonnamment, vingt minutes succédèrent aux vingt minutes puis encore vingt minutes.

C’était sans fin , un vrai calvaire, on montait des blocs de rochers, on en descendait, on passait par une rivière de boue et rebelote. L’histoire a duré et duré et duré. Miguel et David se relayaient pour m’aider à avancer car je commençais à aller mal. Finalement nous sommes tout de même arrivés au Gite du Piton des Neiges (64,7 km) à 21h au lieu des 18h30 escomptés.

J’étais exténué, à bout de forces
Très malheureusement, le gite ne pouvait pas garder les six raideurs car ils n’avaient pas l’infrastructure suffisant pour nous gérer, nous offrir un lit pour la nuit puisqu’ils devaient se préparer pour la course qui allait débuter le lendemain qui était le Trail du Bourbon (le semi-raid).

David et les serre-files décidèrent donc de nous faire descendre le bloc jusqu’au stade de Cilaos en pleine nuit jusqu’à vers minuit. Mon calvaire n’était pas terminé mais je commençais à prenre l’habitude, c’était La Réunion dans une course pas comme les autres, très très technique et où il n’y a absolument rien de facile, tout est difficile et quand c’est difficile, c’est aussi très long.

La descente du Bloc ne fit donc pas exception. Souvent à pic, avec des montées et des descentes, des marches, mais heureusement sans rochers et surtout sans la boue. Juste des virages et le précipice sans garde-corps mais à la limite dans la nuit noire, c’était le détail qui gênait le moins. Le mot "interminable" à La Réunion est une évidence et la descente qui devait durer 2h30 prit un peu plus longtemps et à la fin je n’étais pas beau à voir, un serre-file pour le bras gauche, un pour le bras droit, un à l’avant pour anticiper les difficultés et une pour me montrer les pas à suivre. J’ai appris l’humilité sur ce raid car j’avais compris que je ne savais pas marcher, poser les pieds et surtout les lever, assurer mes appuis. Je vous passe les détails car nous sommes arrivés à Cilaos et pour moi c’était bien la fin de mon Premier Grand Raid après 24h d’efforts intenses où je suis allé au bout du chemin où mon courage et mon entraînement m’avaient emmené.

C’était une superbe expérience
Même si elle ne s’est pas terminé par une médaille, j’étais content d’en sortir sain et sauf puisque l’épreuve s’est trouvée endeuillée par la chute d’un raideur de 53 ans au lieu-dit Col des Fourches à Salazie. La fatigue, le manque de sommeil et de lucidité ont eu raison de cet athlète pourtant expérimenté qui avait fait fait deux fois l’UTMB et deux fois le Grand Raid. Pour ma part, c’était bien d’en arrêter là car je n’avais pas le niveau pour continuer plus loin, j’ai envie de retourner à La Réunion pour faire des reconnaissances sur la suite du périple, de m’entrainer et pour aller plus loin les prochaines tentatives de ce monstre ultime qu’est La Diagonale des Fous.

 La route est longue vers le succès mais ce qui importe le plus c’est peut-être pas la destination, mais le chemin que l’on emprunte pour y arriver, plein d’enseignement et plein de richesses !

Je remercie tous mes amis pour leurs nombreux témoignages de sympathie et de soutien sur tous les supports possibles et inimaginables, pour leur accueil mémorable et exceptionnel mes formidables amis Fabienne et Johnny Pérot de Jean Petit que j’ai rencontrés grâce à Elé, une pensée particulière émue pour Carine, Guillaume, Gilbert et Amandine.

Pierre-Marc Giao

Retrouvez les tribulatons de Giao sur son blog : http://thegiao2001.typepad.fr/

Classement et résultats de la diagonale des Fous ici 

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Un nouvel épisode de la série « j’irai courir chez vous », il se déroule dans une petite ville magnifique située au centre du pays : Hoi An. J’avais rendez-vous avec un ami français d’origine vietnamienne : Siph.

Ce footing, nous l’avions programmé depuis des mois, nous en parlions lors de nos entraînements au club de Nanterre. Une fois sur place, il a fallu ajuster nos calendriers pour trouver le bon moment. Et ce fut Hoi An.

Entre ciel et terre
Notre périple part de l’hôtel situé en bord de mer pour se diriger rapidement dans les rizières toutes proches. Il est tôt, 6h30, mais déjà pas mal de monde dans les champs et les routes aux alentours. Nous nous enfonçons dans les rizières avec pour témoins des buffles.

La salle de sports
A l’entrée de la ville, nous croisons une salle de sports, qui malgré l’heure est remplie d’hommes de tous les âges. Nous décidons de rentrer jeter un œil. Nos sourires et nos salutations ne réussissent  pas à détendre l’atmosphère. Ils se demandent ce que deux touristes viennent faire là ? Je dois l’avouer, je ne n’étais pas en totale confiance.

La vieille ville
Le marché bat son plein, nous le traversons en courant, il y a plein d’odeurs et de couleurs. Nous apercevons au loin le monument le plus représentatif de la ville : le pont-pagode japonais (Chùa Cầu). L’endroit est magnifique !

Une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO
Divers styles architecturaux se retrouvent à Hội An : chinois, japonais, français. Huit cent quarante-quatre bâtiments sont répertoriés pour leur intérêt historique et architectural. Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Ce symbole se retrouve également sur les portes des maisons et protège ainsi ses habitants. De nombreuses maisons sont construites dans un bois noir et très dur, le jaquier.

Les maisons aux façades colorées de jaune et aux volets turquoises qui se reflètent dans la rivière, le trafic des sampans, son marché riche aux mille produits, parfums et saveurs sont autant d’images typiques de la ville. Au petit matin, les pêcheurs amènent leur prises nocturnes au très pittoresque marché aux poissons. (source Wikipedia)

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Pour la deuxième année consécutive, l’épreuve se déroule sous la pluie. Une météo qui n’a entamé en rien le moral des 24 000 concurrents. L’ambiance est survoltée, chauffé à blanc par le speaker Harry Bignon. Retour sur cette « classique » parisienne.

Le rendez-vous commence traditionnellement le vendredi au village situé sur le Trocadéro. Nous nous retrouvons sur le stand de l’ami Vincent Dogna, le peintre coureur. Ce sera l’occasion également de faire la connaissance de Martin Gaffurri créateur du site communautaire GoodPeopleRun dont je porterai les couleurs pour cette épreuve. Chacun y va de son pronostic, de ses craintes. Nous sommes nombreux en préparation marathon, cette course servira de baromètre. Certains la feront en mode « sortie longue » et d’autres, comme moi, en mode « compét ».

Dimanche matin, le temps est maussade
Le départ étant à 10h, le réveil reste raisonnable à 7h afin de respecter la règle des 3h. Ma tenue et mon sac sont prêts depuis la veille. Reste une variable, manchons ou pas ? Je serais, quoi qu’il arrive en débardeur. Je gare ma moto très proche de la Tour Eiffel, et là je suis interpellé par deux personnes : « vous êtes Jean-Pierre Run Run ? » À force de faire le malin sur les réseaux sociaux, je deviens reconnaissable ! Mais cela dit, quel bonheur de rencontrer ses lecteurs…

Rendez-vous pilier Nord
Le rendez-vous est à 9h au pilier nord de la grande dame de fer. J’y retrouve des Goodpeoples, des Étoiles du 8e, des Nike Running Club, de la Runnosphère et surtout le club de Nanterre AC. Après quelques échanges, nous prenons la pose pour une photo.

Sas préférentiel 1
L’échauffement terminé, nous nous retrouvons dans le sas de départ sous les ordres du starter. Coup de pistolet, il y a beaucoup de monde, le sol est glissant, il faut jouer des coudes pour se frayer un chemin. Ce sera comme ça jusqu’à la majestueuse avenue Foch. Profitant du chemin libéré est surtout de la descente, mon chrono affiche 3’ 45’’ au second kilomètre. Le parcours à été modifié, nous filons en direction de l’hippodrome de Longchamps ou après un demi-tour, nous empruntons une longue montée à travers le bois de Boulogne. Nous approchons de la mi-parcours, je ne suis pas au mieux, j’ai du mal à tenir le tempo de 4 minutes au kilomètre, il y a toujours quelques secondes en plus. Je passe sous l’arche des 10 km en 40’ 55’’. Rien de catastrophique, compte tenu du temps perdu au départ et de la longue côte que nous venons de franchir.

Sur les quais…
Nous arrivons, selon moi, sur la plus belle partie de la course. Une très longue ligne droite ponctuée par les tunnels, ces fameux « casse-pattes ». J’éprouve au 13e km un terrible coup de bambou, ma vitesse chute, je me déconcentre… Je prends un gel, il faudra attendre le 15e km pour que la machine se relance.

Dernière ligne droite
À la hauteur du Louvre nous prenons un pont qui nous mène rive gauche en direction de l’arrivée. Je tente de m’accrocher à un groupe qui passe. Je serre les dents, je vois la Tour Eifel qui symbolise l’arrivée. Un dernier effort pour esquisser un sourire aux photographes de l’épreuve et c’est la fin. J’arrête mon chronomètre et le verdict tombe : 1h 22’ 48’’. J’améliore mon ancien record de 7’’ mais pourtant ce n’est pas la joie qui m’envahie mais la tristesse. Je visais les 1h 20’ soit 15 km/h tout rond, je pensais les avoirs dans les jambes. Alors, je pourrais trouver plein d’excuses comme la météo et ce déluge incessant ou l’Ironman d’Hawai que j’ai regardé en direct la veille jusqu’à tard et ensuite tôt le matin, ou alors…

Il n’y a pas d’excuse qui vaille, je suis en préparation marathon, et l’objectif c’est New York pas cette course de 20 km. Alors patience…