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Partir à la rencontre de nouvelles contrées est toujours chose intéressante, mais si vous rajoutez à cela une dimension humaine, vous obtenez Odysséa Dijon avec la Runnosphère.

Fort de notre partenariat avec ASSU 2000, nous avons la possibilité de participer à quelques courses en France. C’est ainsi que ce week-end nous sommes partis Philippe (Jahom), Greg Runner et moi-même à la découverte de la capitale de la Bourgogne. Le rendez-vous est fixé à la gare de Lyon, nous sommes comme des gamins qui vont partir en colonies de vacances à la fois excités mais avec une pointe d’inquiétude sur le déroulement du voyage. Quand vous prenez trois passionnées de course à pied et que vous les mettez dans un wagon, les discutions ne sont pas très variées. Cela tourne essentiellement autour du running et de ses à-côtés, tout en feuilletant le dernier Jogging International.

Arrivée à Dijon
Nous voilà à Dijon gare, le souci, le parc qui abrite la course Odysséa se trouve à quatre kilomètres du centre ville ! Notre voisin de wagon qui rentre d’un séjour à Paris se propose gentiment de nous accompagner en voiture sur place, une aubaine, d’autant que le départ sera donné dans seulement 1h30.

Une vague rose
Sur place règne une ambiance inhabituelle aux courses « classique », l’ambiance est plus familiale et surtout plus décontractée. La plupart des concurrents portent le tee-shirt rose de la course, c’est donc près de 3500 maillots rose qui « grouillent » autour de l’arche de départ. Nous prenons possessions de nos dossards auprès de notre sponsor ASSU 2000 et nous prêtons volontiers au jeu des photos d’avant course.

En mode reporter
Pour moi pas de compétition, mais l’envie de faire un beau reportage sur cette cause qui me touche pour de multiples raisons. Je déambule au milieu du peloton à la recherche d’images. Nous sommes si nombreux qu’au moment du départ, je suis encore dans le parc, assistant sans stress, au coup de pistolet.

Sur les chapeaux de roues
Comme souvent dans les course « amateurs » de nombreux présomptueux partent vite, trop vite. En remontant la foule par l’arrière, j’assiste à la panne technique de nombreux concurrents rougis par l’effort et à la recherche de leurs souffles. Je croise au détours des allées mes camarades de la Runnosphère et n’hésite pas à « tricher » pour les rejoindre. Je passerais mon temps entre la tête de course et l’arrière du peloton, filmant tour à tour les premiers et les derniers pour constater que chacun à son allure donne le meilleur de lui-même. Je réaliserais plus tard que j’ai fait plus que les 10 km annoncés par l’organisation à cause de ses nombreuses rencontres, mais quel bonheur de pouvoir échanger…

L’arche rose
Je décide de finir avec Philippe et Greg et d’immortaliser leurs arrivés triomphales. Les derniers kilomètres sont un véritable slalom entre les concurrents qui en sont seulement à leurs premiers tours. Rajouté à cela une chaleur écrasante et vous comprenez mieux les couleurs qui ornent nous joues émaciés. La course est terminée, chaque concurrent a le sentiment d’avoir couru « utile ». Ils ont bien raison car ce n’est pas moins de 22000€ qui furent récoltés au profit de la lutte contre le cancer du sein. Une belle somme qui sera reversé au Centre Georges-François Leclerc.

Merci à tous les concurrents d’avoir transformés cette course en une grande fête !

http://www.assu2000.fr/sport/presentation

A lire également les récits de :

Greg Runner : 
http://www.greg-runner.com/2013/06/10/mon-odyssea-de-dijon-avec-assu-2000/

Jahom : 
http://jahom.wordpress.com/2013/06/10/odyssea-dijon-2013/#more-2957

We own the night - Nike

Nouvelle venue dans le monde de la course féminine la « We own the night » de Nike a tout d’une grande. Il s’agit d’un format mondial décliné dans les plus grande capitale. Pour Paris, l’autorisation de la course nocturne n’ayant pas été acceptée par la préfecture, du coup l’appellation «  la nuit est à nous » tombe un peu à l’eau !

Rendez-vous est fixé à 7h du matin sur le parvis de la bibliothèque François Mitterrand. Il fait un froid glacial, l’espace est balayé par les vents, ce qui renforce l’aspect « froid ressentie ».  Je suis, par l’intermédiaire de mon club, bénévole sur cette course. Mon rôle est d’encadrer les quatorze meneuses d’allure et leur faire part de mon expérience. Dans un second temps, j’ouvrirai la course avec comme passager, rien de moins que Julien Galland qui assure la gestion des athlètes Nike. J’ai rencontré par son entremise Christelle Daunay et Bob Tahri. Aujourd’hui ce sera Laurane PICOCHE, grand espoir de l’athlétisme français avec des chronos exceptionnels, de 1h 11’ sur semi et 32’ 40’’ sur 10 km.

Une ambiance de fête
Les quelques rayons de soleil viennent embraser la foule qui n’a qu’une idée en tête, faire la fête entre copines. Les grands moyens sont employés pour galvaniser les demoiselles. Un Dj juché sur l’arche de départ joue les tubes actuels, pendant qu’un « coach » procède à l’échauffement.

Top départ…
Un feu d’artifice de confettis est tiré en même temps que le coup de pistolet, ainsi qu’un lâcher de ballon, ce qui confère un air de fête foraine à l’événement.  Très rapidement, trois filles s’extirpent du lot. Une athlète  en tenue noire, prend le commandement suivi sans grande inquiétude par Laurane Picoche.

La grande illusion
La jeune fille en noir, aura tenue 3 kilomètres à 16 km/h avant de s’incliner, cela représente quand même une belle performance, surtout quelle restera dans le top 5 à l’arrivée. Laurane n’avait pas ce jour là de rivales, elle en profite pour faire gérer son allure, mais sans forcer son talent. A de nombreuses reprises, elle viendra à la hauteur de la moto pour discuter avec son coach. Elle était facile…

Une autre course
Derrière, on va moins vite, mais on profite davantage des nombreuses animations que propose l’organisation. Nous les  trouvons  tous les 3 km environ , avec des DJ pour redonner du courage à ces sportives  et cela fonctionne à merveille. Nike a réussi la prouesse de transformer un tunnel lugubre en discothèque ! Tout y est, musique, lumières, fumigènes…

Un grand final
Une centaine de mètres avant l’arrivée, des ballons gonflés à l’hélium sont proposés aux coureuses. Cela donne  un petit air de fête à ce final. Sur la « finish line » des beaux gosses attendent ces dames pour leurs remettre un adorable  petit bracelet. Pour le final un ravitaillement qui tient plus d’un banquet est offert, les produits proposés sont très appétissants.

En conclusion , une belle course, contrariée par le changement de date imposé par la préfecture et la température polaire ce samedi matin. Mais il en fallait un peu plus pour gâcher la fête aux 3000 runneuses qui avaient fait le déplacement.

Copyright des photos : http://nikeinc.com/news/we-own-the-night-paris

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Course nature sur route et chemin forestier fermés à la circulation. Pour cette première édition de la Montée du Lac blanc organisée le samedi 15 juin 2013, les coureurs et les randonneurs emprunteront le même itinéraire que les marcheurs du célèbre « Paris-Colmar ». Départ de l’usine de bonbons de Plainfaing pour rejoindre le Col de Calvaire (1134 mètres).

Dénivelé positif de 600 mètres, ambiance conviviale, repas offert aux participants en haut du col pour fêter le passage des marcheurs, service de navettes pour rejoindre l’aire de départ…

  • 2 formats au choix, la randonnée ou la course
  • 2 départs différents : Rando 10h00 – Course 10h30

A noter, Anne Valéro sera l’ambassadrice de cette édition.

Informations et inscriptions :
http://www.lamonteedulacblanc.com

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Schneider Electric, Adidas, Caisse d’Epargne, Asics, Areva, Nike, ASSU 2000, RMC, Air France, Nissan, etc…La course à pied est actuellement « LE » sport tendance par excellence largement préempté par les entreprises dans le cadre de leurs stratégies de communication interne et externe. C’est en ces termes qu’était annoncée la conférence 
du Club Sport & Business RMS-NETWORK.

Il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité, car je vis de l’intérieur ce phénomène par l’intermédiaire du blog et de notre association « La Runnosphère » qui regroupe quarante des blogs les plus influents sur le Running. Nous sommes de plus en plus en plus courtisés et considérés par les marques, qui cherchent à véhiculer via la course à pied des images positives de leurs marques.

Effet de mode ou de marketing ?
Notre sport véhicule de vraies valeurs de dépassement et de tolérance. La plupart d’entre nous ne serons jamais sur le podium, mais chacun s’applique à donner le meilleur sur les différentes courses du week-end. C’est justement cette valeur qui est mise en avant par les annonceurs : « just do it », « Go hard or go home », « no pain, no gain »…

Un beau plateau d’intervenants
Virgile Caillet : Directeur de KantarSport et ancien Directeur Général Adjoint de la Fédération Française d’Athlétisme

Olivier PEULVAST : Directeur du Développement RMC SPORT
, Olivier viendra nous présenter « RMC RUNNING », lancé le 5 avril 2013 en partenariat avec ASSU 2000, avec 2 ambassadeurs : Stéphane DIAGANA et Christine ARRON

Qu’avons nous appris de la soirée ?
La soirée devait s’articuler sur les marques et le business, mais au final pour cause de sujet non maitrisé par l’organisation, tourna essentiellement sur le modèle économique de la Fédération Française d’Athlétisme. La grande richesse de la soirée viendra de la salle… de nombreux participants étaient des acteurs du sport business. Le cocktail fut donc tout aussi intéressant que le colloque.

Ce qu’il faut retenir…
La plus belle rencontre de la soirée, je la dois à Olivier Peulvast, de RMC Sport, un vrai passionné et surtout un homme très à l’écoute des nouvelles technologies que représentent les blogs, les réseaux sociaux et les différents forums. Je n’ai aucun doute sur le rapprochement de nos deux organismes tant les passions et les passerelles sont nombreuses.

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Le sport est un plaisir mais aussi un luxe pour nous les valides, c’est pourquoi il faut le partager avec ceux qui n’ont pas la chance de gambader librement. C’est en partant de ce constat que l’association a décidé d’agir ici pour aider là-bas des personnes à Vivre Debout à nouveau.

Cette année encore, mon club le Nanterre AC était représenté par une trentaine de membres dont plus de la moitié pour accompagner deux Joellettes afin de faire vivre la course à deux handicapés. C’est sous l’impulsion de Hamlili Masmoudi le responsable du handisport, secondé par Vincent Orgeuil que ce beau projet a vue le jour. Quel bonheur de voir les visages s’illuminer aussi bien chez les coureurs que les « invités » dans leurs sièges confortablement installés.

La course démarre à 10h30 dans le bois de Boulogne, nous avons rendez-vous une heure avant pour un dernier briefing. Je serais lièvre pour Sonia qui tente de battre son record sur la distance et rêve d’un 45 mn sur 10 km.

Après une courte nuit…
Je serais accompagné de mon ami Adrien qui comme moi était la veille à l’anniversaire de Giao des Étoiles du 8e, où nous avons célébré ses 44 ans comme il se doit. C’est donc avec le peu de force qu’il nous reste que nous prenons le départ. Par sagesse et amitié nous suivrons Cyril le meneur d’allure officiel qui porte fièrement la flamme des moins de 45 mn. Sonia part un peu vite, je la laisse gérer son départ, mais elle s’emballe et passe le premier kilo en 4’ au lieu des 4’ 30’’ escomptés !

Je reste avec le peloton formé autour de la flamme
Nous en profitons avec Adrien pour faire un peu l’animation. Ce qui ne sera pas du gôut de tout le monde comme l’a témoigné avec peu de ménagement un concurrent à mon ami. Je retrouve Sonia seulement au 4e km, elle est en surchauffe, je l’invite à ralentir est à reprendre son souffle. J’ai bien peur que cette échappée, son corps lui fasse payer « cash » en fin de parcours. Nous gérons les différents dénivelés que comporte cette course et nous retrouvons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent difficiles. Elle peine, mais ne lâche rien. Elle sait que le record est au prix de souffrances.

Elle franchi la ligne en 46’ 38’’ à bout de souffle, d’abord déçue de ne pas avoir réalisé son objectif, mais très vite le coach lui rappelle que c’est quand même son record sur 10 km, alors un grand sourire s’affiche sur son visage.

Notre sport a cela de magique, chacun à son niveau réalise des « exploits », aussi bien le premier de la course qui aux fruits de nombreux entraînements réalise une « perf », que le coureur lambada ou l’handicapé en fauteuil qui ce matin là est allé chercher le dépassement. Bravo à tous, cette matinée fut un grand moment de partage et de sport.

Marathon de Boston 1

Trois membres du Nanterre Athletic Club avait fait le déplacement à Boston pour vivre ce marathon mythique. Christophe revient sur sa course qu’il avait préparée, comme toujours, avec la plus grande minutie. L’histoire qui avait commencé comme un conte de fée ne se termina pas pour diverse raison comme prévue…

Il est 4H45, je n’ai plus sommeil
J’ai plutôt bien dormi. La crève que j’ai chopé 3 jours plutôt ne s’est pas volatilisée comme je l’aurai rêvé… Il faudra donc faire avec et je décide de l’oublier et de me concentrer sur mon objectif du jour. Car aujourd’hui, c’est le Jour J, le jour tant attendu après 13 semaines d’entraînement intense, 13 semaines pendant lesquelles j’ai du organiser mon agenda afin de concilier entraînement boulot et vie de famille. Pas facile. Je me suis fixé cette année comme d’habitude plusieurs objectifs. Un objectif réaliste qui correspond à mon record sur la distance 2H44H55s, un objectif ambitieux qui sera d’une minute plus rapide et un objectif pessimiste qui est de finir ce marathon à plus de 15 à l’heure. J’étais jusqu’à ces derniers jours assez confiant vu ma bonne préparation, un temps au semi me satisfaisant et aucune blessure ce qui ne m’est pas arrivé souvent. Je le suis un peu moins depuis que cette satanée crève m’est rattrapée…  Seb, mon pote du Nac s’éveille et arbore comme toujours un grand sourire. Ce mec est un véritable PMAM (positive mental attitude men !! ).

Nous avalons notre Gatosport
Le mien est à la noisette. Une des noisettes viendra d’ailleurs à bout de ma couronne… Fallait-il y voir un mauvais signe ? Le runner est souvent superstitieux et je le suis un peu. Après notre douche, nous rejoignons Anthony, un exfiltré du Nac à Vancouver et Martial, un autre pote avec qui j’ai fait une grande partie de mes sorties longues. Nous nous dirigeons avec notre Groupe, Planet tour ,vers le départ des bus situé à un bon kilomètre de là. Nous passons encore fois devant la ligne d’arrivée. Le ciel est d’un bleu profond et le soleil se lève tranquillement, la température est fraiche, presque pas de vent, les conditions sont excellentes. La tension monte, j’ai le cœur qui palpite, une certaine appréhension comme toujours. Je sais que je vais me pousser à fond et que ça va être dur, mais je ne sais pas faire autrement. J’ai toujours un peu peur.…

Notre Groupe nous fais prendre un short cut dans la longue file d’attente… (French Style) et nous manquons de nous faire doubler par des italiens (ceux la sont encore plus fort que nous dans cet exercice)

L’organisation américaine est parfaite
Le 117ème marathon de Boston est rodé comme une machine. Des dizaines de bus en convoi arrivent charge et repartent avec des milliers de runners de plus de cent nationalités. Après ¾ d’heure de route ou nous sirotons tranquillement nos boissons d’efforts, nous arrivons dans la jolie Ville d’Hopkington. Il fait un peu froid, mais nous savons tous que ça ne va pas durer. Après le traditionnel passage au toilette, nous nous dirigeons comme les 27 000 autres runners vers les bus ou nous laisserons nos affaires, les mêmes que nous récupérerons après l’arrivée. A maintenant une heure du départ, nous nous mettons maintenant en tenue de gala. J’aime beaucoup ce moment de la course. Le calme avant la tempête. L’ambiance est un doux mélange d’euphorie et d’inquiétude. Les sacs déposés, nous nous mettons doucement en mouvement pour un échauffement d’une vingtaine de minute. Nous sommes tous les 4 dans la Vagues n°1 et nous partirons donc tous presque en même temps.

Marathon de Boston 2Nous rejoignons notre sas de départ
L’hymne national américain retentit, puis le coup de feu. Il est 10h… Que la fête commence. L’une des spécificités du marathon de Boston réside dans son dénivelé. Le parcours descend beaucoup les 5 premiers km avec néanmoins quelques petites remontées, puis est en faux plat montant et descendant pendant les 20 km suivants. Au 25ème km, après une belle descente, nous commençons la partie la plus difficile du parcours, les 4 collines de Newton dont la fameuse Heartbreak Hill. Le parcours redescend du 33ème au 39ème avant de finir quasiment à plat.

J’ai décidé de partir en 3’52 au kilo, ce qui me pourrait me permettre de faire un marathon en 2h43… (douce illusion !)

Je tiens donc cette allure les 5 premiers km sans que cela soit vraiment facile. Je me dis que c’est normal, il faut que mon cœur monte un peu. Je suis assez rapidement rejoins par Martial ce qui me réconforte car nous avons l’habitude courir ensemble. Je passe les 5 suivants au même rythme mais mon souffle est court, j’ai l’impression que mes pulsations sont trop hautes… Je me concentre malgré une foule importante sur le bord de la route.

Je laisse partir Martial qui à l’air d’être en forme et je m’inquiète un peu déjà sur mon sort. Je ne pose jamais de questions aussi rapidement. Je viens de perdre 15 secondes entre le 10ème et le 15ème mais ce n’est pas ça qui m’inquiète le plus. Je ne me sens pas bien, les jambes ne tournent pas comme d’habitude…

La foule et les supporters deviennent de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’on s’approche du semi marathon et collège de Wellesley. On peut entendre à des centaines de mètres à l’avance le cri strident des collégiennes et cheerleaders qui sont la à encourager de toutes leurs forces les runners de tous poils…

Un peu à contre cœur, je me placerai au milieu de la chaussée et ne participerai pas comme je le fais souvent à taper des mains. Certains s’arrêtent carrément et font la bise à ces jeunes femmes ce qui ne fait que galvaniser la foule… Grand moment auquel je ne participe pas, je me concentre car mon subconscient sait déjà ce qui va se passer… Je vais en chier comme jamais.

Mon rythme continue de ralentir
Je suis passé sous la barre fatidique des 4mn au kilo entre le 15 et le 20ème km. Je passerai le semi en 1h23. Je sais d’ores et déjà que mes 2 premiers objectifs seront inatteignables… mon moral en prend un coup. Je ne tourne plus qu’en 4mn 10 entre le 20 et le 30.

Après une belle descente au 25ème, nous allons attaquer les difficultés… Je suis exténué et je me demande comment je vais faire pour continuer. Je décide de me reconcentrer et d’oublier complètement le chrono. Après la seconde colline, une forte douleur lancinante irradie ma cuisse droite… Une belle crampe me tourne autour et ne me lâchera plus. La cuisse puis le mollet droit seront pris à tour de rôle dans l’étau ce qui m’obligera à m’arrêter parfois de façon impromptu sur le coté du parcours et de m’étirer un maximum sous les yeux hagards des supporters qui en me regardant me demande si il faut appeler du secours… Je me dis que je dois vraiment faire peur. En regardant quelques photos de moi prises à ce moment, je les comprends mieux… Je fais peur… Mon regard est noir comme me le diras Thomas un ami supporter au 17ème mile. Je ne m’en étais pas rendu compte tellement je me concentrai sur mon effort et ma souffrance. Anthony me dépasse maintenant et me fait une tape amicale dans le dos. Il ne s’attendait pas à me voir là… J’essaie de l’encourager et je le vois rapidement disparaître à travers le flot des coureurs. Je passe le 30ème km en plus de 2h et je sais maintenant que mon objectif pessimiste vient d’être dépasser et que vu ma forme, je ne le reverrai jamais… Enfin un peu de lucidité !!

Le parcours continue de monter
Les crampes me tuent à petit feu, j’envisage d’abandonner mais je ne peux m’y résigner. Je m’arrête. Ça fait bizarre de s’arrêter. Je bois un verre de Gatorade et je repars rapidement. Je ne peux pas ne pas ramener ma médaille. Je pense à ma compagne Lydie, à ma petite fille Clémentine et je me remets à courir. Peu importe le temps, il faut que je ramène cette médaille… Je ne sais plus sur quel colline je suis, j’ai l’impression que ça ne va jamais en finir mais si ça y est , vers le 33ème, la pente s’atténue et s’inverse… Mon mollet et ma cuisse s’en réjouisse, mes quadriceps vont bientôt être en feu. Les 10 derniers km, la foule est dense et en délire mais je ne la regarde pas, je ne participe pas, je ne peux pas. Je vois au loin la tour de Prudential et donc l’arrivée…

Les 7 deniers km me paraitront une éternité. Je continue à me faire doubler par une masse de plus en plus importante… Mon dieu ce que cette impression est désagréable mais je m’en fous, maintenant mon seul objectif est de finir. Au 35ème, je regarde mon chrono et je me dis que je peux encore passer sous les 3h. Commence une nouvelle course ou je cherche la foulée la plus économique possible. La moindre cote positive est fatale et les crampes reviennent me faisant perdre à chaque fois des secondes précieuses. Au fur et à mesure des km, ma vitesse se réduit et je ne sais pas si je vais y arriver. Je pense à Lydie, je Pense à Clem, je pense au Nac, mon club.

Ça y est, je passe le 41ème km en 2H53mn 30, il me reste 6mn 30 pour faire 1, 2 km… Je passe les derniers virages, consulte ma montre une dernière fois sur la ligne droite, ça va le faire… Ma foulée est celle d’un papy de 70 ans… mais je finis ma course.

2H59mn 10 sec de souffrance…
Mon plus mauvais chrono en 9 ans de course… je continue à marcher avant de devoir à nouveau rapidement m’étirer pour faire passer cette crampe lancinante. J’ai froid, le vent souffle, le ciel s’est couvert. On me donne enfin ma médaille. Je l’ai mérité. Je suis exténué, heureux d’être aller au bout malgré la souffrance, triste de ne pas avoir fait ma course le Jour J. Le marathon est ainsi fait. Martial fera un PB avec un superbe 2H49 malgré un arrêt au stand. Anthony, éclate son record personnel de 8mn, Seb qui ne partait pour faire un temps fait un très beau 3h04 en ayant passé un moment savoureux avec la foule de Boston. Je sais d’ores et déjà que je reviendrais à Boston tant l’organisation et l’ambiance sont top. Je reviendrais pour faire la course que je n’ai pas faite aujourd’hui.

Moins de 2 heures plus tard, une autre histoire bien plus grave de déroulera proche de la ligne d’arrivée reléguant ma petite désillusion personnelle à des années lumières. Un coup dur pour Boston, pour le marathon, pour le sport.

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France Culture, marathon de Paris 2

Carole, reviens pour nous sur son aventure radiophonique lors du marathon de Paris 2013. Le récit est à son image, généreux et sincére…

L’avant Marathon de Paris 2013 !
Il était une fois un petit bout de bonne femme MOI, Carole Clairement Bestial, qui, le 22 avril 2012 faisait son premier marathon, en ayant uniquement 60 kms d’entraînement dans les baskets : quelques courses de 5kms sur bitume et un trail blanc et le petit parcours du trail du Ventoux. Rien n’aurait pu supposer qu’en 2013, un dossard de marathon me fasse de l’œil puisque j’avais décidé de me consacrer à une saison uniquement trail (toujours d’actualité d’ailleurs). Tout commence par une copine Florence qui y participe et qui me demande " allez ce serait cool " mais il n’y avait plus de dossard et je dois dire que cela m’arrangeait finalement. Et voilà, 15 jours avant, un dossard s’agite devant mes pieds et oui, je l’avoue, je craque et c’est parti pour un we qui s’annonce riche en émotions, sous le nom d’emprunt de Laurent.

Évidemment je n’ai pas fait de plan d’entraînement, 2 semaines avant, cela ne vaut pas la peine. J’ai juste 3 trails dans les jambes en un mois et demi, tous finisher. J’ai pelleté presque 170 tonnes de neige en 6 mois. J’ai 40 journées de ski à mon actif depuis décembre et quelques allers-retours au crêt de Chalam, mon sommet du Jura. Est-ce suffisant ? Pas de questions à se poser en tant que Carole, il n y’a pas de doute : " ça va le faire" !

Et vlà ti pas qu’en répondant rapidement à Jean-Pierre Run Run, je me trouve en contact pour faire un reportage pour France Culture, pendant le marathon. Me voilà donc en face de Tony à 19h15 le vendredi, après 5h d’autoroute, porte d’Italie, pour remplacer au pied levé Cécile Bertin. Nous discutons une bonne heure sur le thème du reportage et sur d’autres choses diverses et variées.

Cecile Bertin marathon de ParisMoment magique, waouh
Petite anecdote tout de même, je reçois un coup de fil avec message sur mon répondeur le soir même vers 21h, Cécile me parle en me vouvoyant… on ne lui a laissé que Carole et un numéro de téléphone comme informations … trop drôle, je lui réponds par sms : «  euh, dis donc on se connaît, pourquoi tu me vouvoies ?’ ! »… Réponse : «  ah, tu es cette carole là, génial ! ».

Me voilà donc au taquet à Running expo le samedi matin dès 11h pour rencontrer Tony et l’équipe son pour quelques tests. Micros et enregistreur, tests volumes du son ; je couriote avec mon nouveau matos, mon nouveau compagnon de route du lendemain, je suis à l’aise. La journée se poursuit avec des rencontres du tonnerre, une rice party avec Vincent et Laurent, des poses photos avec Leslie, L’bagnard, Malcolm, Tony, Cécile, Nadia, Céline, Pascal, Nathalie, Luc, Charly : je me gave de bonnes doses d’amitié, histoire de remplir mon cœur de bonheur pour 42, 195 kms  et waouh, cela fait du bien.

Mon estimation,  moins que 5h !
Deuxième anecdote… mon dossard (enfin celui de Laurent) déposé la veille par Jean-Pierre à Leslie, ben est toujours chez Leslie, car elle est venue sur son stand avec le sien au lieu du mien ! Ouf que Tony est allé me le récupérer le soir. Soirée en demie teinte, pas le moral pour diverses choses et variées, Sylvère mon pote me réconforte comme il peut devant The Voice. Giuliana me coache via Fb.  Une nuit très courte et me voilà prête à 6h45, go to the RER. Je me prépare physiquement en enrubannant mes petits pieds fragiles et en strappant mon genou gauche : ça devrait le faire !

MARATHON DE PARIS : JOUR J
L’heure de trajet dans le métro est magique, je m’imprègne déjà des odeurs, des émotions et des regards des futurs marathonien(ne)s. Ca parlote, ca rigole, ca angoisse, ce sont des moments précieux de convivialité, tous dans le même bateau. Un petit détour sous le pied gauche de l’Arc de Triomphe pour croiser Leslie et d’autres que je ne verrais pas et je retrouve Philippe et Nathalie venus de Dreux pour moi et le marathon.

Rendez-vous devant le Fouquet’s avec Tony, Gilles et Laurent, l’équipe de choc. Et on m’installe le matos : un enregistreur au niveau de mon porte-bidons, un micro d’ambiance à la cheville droite, et le micro de prise de voix accroché au tee-shirt. Nous faisons les dernières vérifications. Ils me suivront et seront là pour changer les piles au 5ème, 20 ème, 30 ème kilomètre et à l’arrivée. Je pars donc dans mon sas de 4h15, un sas ouvert à la sauvage … je file mon sac à Tony, merci d’ailleurs, cela m’a permis de rester couverte le plus longtemps possible. Et me voilà serrée comme une saucisse au milieu d’environ 10000 coureurs ! Le départ a été donné depuis plus de 30 minutes.

Je me débrouille comme une grande et fais partir l’enregistreur et ajuste les micros
Les barrières disparaissent et laissent place à une corde qui nous lâche petit à petit. J’enjambe les sacs poubelles, les pulls, les survets,  et j’en passe… je verrais d’ailleurs plus loin des gens qui ramasseront des vêtements : ben oui les Champs se sont transformés en un Tati géant ! 
Ca y est ligne de départ passée, c’est parti pour, rappeler moi ? Un marathon ! Ah oui j’avais un peu oublié que je courrais pour 42, 195 kms !

Waouh, l’émotion du départ est, je dois dire, limite jouissive, tellement cette ambiance est forte. C’est inexplicable, il faut être dedans pour comprendre. Un coucou au Bagnard, à Pascal, Maëliz et Marie-Pierre ! Inconnue ou pas, je suis acclamée le long de la Concorde, jusqu’à Bastille. C’est fort, intense, magique. Je suis bien, bien dans mes baskets, bien dans mon micro, je parle, enfin je mets du son sur mes pensées. Les premiers 5kms, c’est plutôt la découverte d’un marathon où le monde est présent, voire trop présent à mon goût. Je me dis que le peloton va s’étioler, histoire d’être un peu plus « seule ».

Vincent et CaroleUn arrêt de 4’22 pour changer les piles…
Jusqu’au 10 kms, j’ai l’impression que tout roule. Je suis toujours derrière la flamme 4h15, j’ai d’ailleurs de la peine à le croire. Je profite bien des ravitos et  je pense à mes loulous qui doivent être fiers de regarder leur maman à la télé. J’en oublie complètement le micro, à tel point qu’à l’entrée du bois de Vincennes pour la pause pipi, eh bien c’était laborieux ! Un peu plus et je grillais l’enregistreur !

Bois de Vincennes, j’ai kiffé ! J’ai une pensée pour mon Vince qui est derrière moi et j’espère qu’il est toujours debout. En un rien de temps, je retrouve l’équipe radio au 20ème, après avoir failli me casser la binette dans toutes ses pelures d’oranges et de bananes par terre. Pause extra rapide de 3’50 et quel plaisir d’être encouragée et pas uniquement pour le défi radio, mais pour le marathon tout simplement.

Le semi est là, à portée de mains… 2h08 ! Yeppppp ! Et une pensée pour celui qui, je pense, est déjà arrivé, alors que moi il me reste encore une moitié. A cet instant, je pense à mon Grand-père qui n’a jamais pu être fier de moi dans mes courses, mais je sais que moi je suis fière d’être là, grâce à lui, qui m’a tout apporté, digne d’un père.

Les 10kms sur les quais me foute un gros coup de bourdon. J’en ai assez de courir, des remontées de mauvaises pensés commencent à vouloir embrumer mon esprit. Je me retrouve de nouveau oppressée par ce trop de monde ! Et puis, cela devient bruyant. Il faut que je puise entre le 22 et le 25 dans les ressources mentales. J’aperçois la Tour Eiffel et je me souviens qu’à partir de là, il reste 12 kms donc courage. Je me mets à suivre la ligne bleue du marathon et j’avance, j’avance, non je ne marcherais pas, oui je vais me booster.

Yeahh, pont de l’Alma, je vois Jean-Mi et les filles, cela fait du bien. Les quais se font plus étroits et les gens me stressent, mais ouf, ravitaillement en vue. Laurent est là, au bout de la table, dernier changement de piles, 4’12 d’arrêt. Je repense à Giuliana, et je dépose au pied de la tour Eiffel mon sac de tracas et de doute, je l’enfouis à la tour sud et je repars sereine sur le chemin du bois de Boulogne: j’attends avec impatience le portail en bois de madrier que je me suis représenté au panneau 32 kms. Il est hors de question que je marche comme tous ceux que je double. La montée n’est pas si rude, il ne faut pas exagérer et là, une pensée pour Juan et Olivier qui doivent être arrivés, d’ailleurs j’envoie un sms pour dire que moi, je suis dans les 10 derniers.  Je préfère courir sur les gravillons à droite que sur ces pavés qui me cassent le rythme.

Les Rolling Stone dans l’Ipod me boostent
Je n’en reviens pas, je cours toujours. Souvenir du marathon de Cracovie où à cette distance, je marchais, je pleurais, prête à abandonner. Une énorme pensée pour ceux qui courent en groupe ou avec la famille et les amis le long du parcours, je me rends compte que cela fait du bien d’avoir des encouragements en vrai, en live.  Moi, certes, je les ai eus sur Fb, mais ce n’est pas pareil, cela n’a pas le même impact. Par contre, l’équipe radio et de voir leur visage n’est pas anodin au fait que j’avance et que je finirais. Et y’a mon doudou fennec, qui m’attend aussi à la maison, donc Go ! J’aurais eu mon camelbak, il aurait fait le marathon….

Les coureurs autour de moi me cassent les pieds, je ne supporte plus celui qui traîne les pieds, celle qui derrière moi a une respiration trop forte et celui qui vient de me dépasser et qui crache par terre. J’ai l’impression que les panneaux qui séparent les kilomètres sont longs, mais si longs. Mais zou, je me recentre sur ma respiration et youpi, il reste 4 kilomètres et là, un homme me nargue avec sa médaille et son tee-shirt, en hurlant  “ allez allez y en reste pas beaucoup pour avoir un tee-shirt pourri “. Je crois que j’aurais pu lui sauter dessue et l’étrangler….Bref, heureusement que le ravitaillement de Vannes est top et je m’enquille un verre de rouge et des fraises tagada et des bananes haribo, mais quelle bonne idée ! Je zappe le ravito officiel et l’arc de triomphe en vue au virage me fait déployer mes jambes. Ce n’est pas possible d’avoir une foulée comme ça après plus de 4h30 de course, mais où va-t-on chercher ces réserves là ?!!!

Les derniers 195m, je les fais en pleurant, mélange de libération, de fatigue et de joie. J’exulte en passant cette ligne d’arrivée ! Le poing en l’air ! Je pense à tous ceux qui n’ont pas la possibilité de faire ce que je peux faire. Je pense à mes enfants. Je pense à plus rien, je me répète juste : ce n’est pas possible !

1 an de course et 2 marathons…. incroyable !
Je retrouve mes compères radiophones qui me félicitent et m’enlèvent la totale. J’espère avoir été à la hauteur de leur espérance et de leur projet. J’ai donc mis du son et de la voix sur chacune de mes pensées, j’ai rouspété, j’ai pleuré, j’ai douté, j’étais bien, j’ai pris du plaisir, j’ai pensé, repensé, et dépensé une énergie sans aucune gêne….. Mélange intense de sensations et émotions diverses.

Je suis fière, fière de moi, fière de vous, de nous. Je rejoins Flo avec le dernier souffle de mon portable qui s’éteint….. Et je repars seule dans le métro direction Ivry, les sourires malgré la souffrance et l’épuisement prennent le dessus et l’ambiance est tout aussi bonne que le matin. Mais c’est une autre ambiance, l’ambiance de l’après, l’ambiance de “on n’a pas encore réalisé”. Retour dans mon Jura le même jour, arrivée vers 1h du mat, dans la neige, à -4°. La transition est faite.

Un grand merci, évidement à tous ceux qui m’ont suivie. Merci à vos messages. Merci à Cécile, merci à Tony, Laurent et Gilles. Merci à ceux qui ont cru en moi. Et merci à moi, pour la force que je dégage parfois pour ce genre de défi….

Carole Clairement Bestial

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Une semaine seulement après le marathon de Paris me voilà « on the road again », cette fois pas de compétition ni de challenge juste l’envie de partager un bon moment avec les membres de la Runnosphère du nord de la France.

Tout commence par une invitation à l’initiative d’Assu 2000 pour nous faire découvrir cette grande fête qu’est la Nocturne de Lille. Le parcours une immense ligne droite de dix kilomètre qui démarre à Tourcoing pour finir dans le centre de Lille.

Nous sommes trois blogeurs de la Runnopshère à faire le déplacement, Emmanuelle, Philippe et moi. L’idée c’est d’aller à la rencontre de nos amis nordistes et d’établir de véritable relations avec les blogeurs comme Johan membre également de notre association et de lui apporter notre expertise en matière de Pasta Running Party.

Au cœur du peloton
Nous nous glissons au milieu des 4000 coureurs pour faire la fête. Clément lecteur du blog et dont j’ai fait la connaissance quelques heures auparavant me fait part de son record sur la distance. Je lui propose de l’accompagner sur ce qui va devenir SA course. Nous partons prudemment, pour au fil des kilomètres sentir que la forme est là. Alors pourquoi ne pas tenté le record ? Nous démarrons la compétition dans les trois derniers kilomètres sur des bases de 4’ 45’’ au kilo que Clément supporte à son grand étonnement. Il fait preuve d’un grand courage et c’est logiquement que le chrono lui apporte sa belle récompense. Un nouveau record sur 10 km : en 48’ 17’’. Je suis fier de lui, nous nous congratulons.

Le reste de la soirée se jouera sur une autre compétition entre nordistes et parisiens autour d’une belle tablée pleine de spécialités locales comme le Welsh ou la bière Karmélite. Voilà une soirée comme la Runnosphère les aime pleine de sport et de partage.

Un grand merci à notre partenaire pour cette invitation


http://www.assu2000.fr/sport/presentation

Facebook Prime Sport Santé by ASSU 2000

Site GoPro : 
http://fr.gopro.com/products/?gclid=CNGsp-Ll07YCFZLKtAodgW8A1w

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Chaque année le blog mets en lumière des primo-marathoniens. Des personnes qui décident de tenter la grande aventure. Celle qui vous mènera à la famille des marathoniens, graal suprême. Cette année, le coup de cœur va à Roland, qui avec seulement deux ans de pratique de course à pied s’attaque à ce qui pour lui semble un Everest. Retour sur la gènése de ce marathon de Paris avec le récit de Roland alias Guibé Mino…

Quelle belle journée, quelles belles images combien de souvenirs et de sensations vont rester gravés dans ma mémoire.

Roland marathon de Paris 3

L’Avant Marathon depuis le 2 janvier 2013
1- Plan Marathon concocté par mon coach Jean-Baptiste Protais. Je suis membre de l’Avia – Club d’Issy les Moulineaux (je n’aurai jamais pensé qu’un jour je foulerai une piste d’Athlétisme). Ce plan, Marathon: étonnamment, m’a "cadré" dans mes sorties qui étaient parfois nombreuses mais néanmoins anarchiques jusqu’à 5 ou 6 fois par semaine de la folie quoi. D’ailleurs blessure fin décembre. J’ai ainsi pu rentrer dans un cadre de 4 sorties hebdomadaires et le rythme "travail, repos" m’a fait connaître le plaisir tant du repos que de la course.

2- Plan nutritionnel concocté (sur lecture du plan technique) par ma médecin nutritionniste et marathonienne, quoi demander de plus. Sur mon frigo 2 plans se côtoient en permanence. Les difficultés se mettent aussi en place parallèlement. Les 2 dernières semaines = STREEESSSS, PRESSSSION peur de l’inconnu pas vraiment envie de manger ni de courir.

On fait parce qu’il le faut. Les pros nous l’ont écrit on fait confiance et on fait. Du moins pour moi, d’une façon "scolaire" bon élève d’une certaine manière ! On court ce temps (SL) parce qu’il le faut, on mange ainsi parce que le corps me remerciera m’a dit ma nutritionniste.

Je remercie à ce sujet, Martine ma femme qui a été très compréhensive, très patiente. Elle a été  très encourageante, d’ailleurs c’est elle qui m’a dit "tu feras le Marathon de Paris en 2013" elle a eu et moi aussi par le fait, la totale adhésion de mes amis proches du Nike Running Club !

7 avril, jour de marathon. Enfin le jour J
j’ai bien dormi, sur les Champs Elysées, les copains sont là. Nous faisons la photo traditionnelle devant la boutique Nike.

Je suis en compagnie d’un accompagnateur chevronné Sébastien « Charly » pour les intimes (qu’est ce que ça me rassure) il allait être à mes côtés, il ne jouera pas le « lièvre » mais une mission non négligeable : un compagnon de route. Ouf, il était grand temps et c’est parti pour 42.195. Je pars vite, la foule, la descente de cette merveilleuse avenue m’entraînent sur un tempo un peu rapide.

LA BASTILLE : je suis en avance ! Je ne veux pas m’emballer : Je rectifie le  tir  avec la validation de mon ami Charly

Roland 2 marathon de Paris

LE CHÂTEAU DE VINCENNES : Martine, ma first supportrice m’attend en compagnie de Cécile, ma 2 ème partenaire (de course) et c’est parti pour dérouler jusqu’autant que faire ce peut ! Je suis bien, le sourire, serein dans ma bulle, mes deux « bodies guard » m’entourent, veillent, quel bonheur.

PORTE DE CHARENTON : Re – Martine. Elle fait son Marathon RATP

LA SUITE du parcours : Ca déroule et ça déroule et les spectateurs, la musique, tout m’emporte …. Charly sort comme prévu au Semi

LA BASTILLE angle boulevard Bourdon : au RDV prévu, ma cousine, son mari m’attendent avec une bouteille, 3 secondes de sourires de bisous soufflés me font accélérer sur Bourdon pour attaquer les quais que je sais qu’ils seront noirs de monde.

LES TUNNELS et le mythique de 26 ème : Cécile me certifie qu’il n’y a pas de faux plats et pas de montées, ce ne peut être que des « illusions d’optique » je te crois bien sûr mais je m’étais entraîné !

LE 30 ème le 30 ème le 30 ème : LE MUR ? LE MUR ? Je le cherche toujours – pour 2013 – je ne l’ai pas vu, ni trouvé ni senti on en profite. Cécile « joue de la voix » allez Tonton allez Guibé la ligne c’est maintenant ça fait 37 Kms qu’elle me le dit – je crois qu’elle ment ».

38 ème Km : au virage, une surprise de Taille une « pointure » Sébastien du NAC un athlète « finisher » à Amsterdam en 2 H 57 vient pour courir avec moi un petit débutant. J’ai les yeux qui s’écarquillent et les jambes qui ne réclament rien de plus ! que de courir. Il m’encourage, me dit des mots – à voix basse -  me porte, me pousse mais jamais en force à aucun moment dans la douleur, que dans le plaisir. Sans dossard, il est obligé de sortir au dernier virage, cette fois si, en me hurlant plein de supers encouragements qui « couvrent » la voix du speaker.

LA FIN, les 195 mètres :
J’ai envie SANS ENVIE d’être sous l’Arche, sur le tapis « bip, bip, bip » on devrait pouvoir être télé porté pour que le chrono s’arrête, mais qu’on puisse courir au ralenti pour profiter de ces derniers extraordinaires mètres ! « Même pas mal »

Sur 42.195 :

1. Je n’ai jamais marché, ne me suis jamais arrêté aux ravitos, je les évitais. J’avais sur moi et grâce à mon plan nutrition « dans moi » ce qu’il fallait pour finir bien dans mon corps.

2. Je n’ai rien lâché et jusqu’au bout, j’avais en moi toute cette longue période de la préparation technique du plan Marathon, les séances de stade, les Sorties Longues et parfois très longues pendant  un hiver trop long qui est venu nous « piquer » jusque dans les SAS en ce jour J.

Ma conclusion :
1.  Une parfaite alchimie de tout cela m’a, en toute modestie, permis de réaliser un temps calqué sur le fameux bracelet VERT des temps de passages pour 4 heures avec donc une foulée et un  tempo réguliers.

2. Une merveilleuse matinée de fête, de couleurs, de sons, de sourires …

3. Et de JOIE incommensurable

Merci à mes compagnons de « ligne bleue » pour leur engagement sans faille, à mes 2 cousins (pour 3 secondes et 1 heure de transport) à Martine qui a supporté sans ciller mon stress. A vous qui avez eu la patience de lire le récit d’un : MARATHONIEN !

Roland marathon de Paris

 

Cette année les conditions météo ont fait taire les sempiternels détracteurs qui accusent la course parisienne de « faux » trail. La neige en début de semaine, la pluie et le froid ont donné à cette édition son côté « âpre » tant recherché par les puristes. Ce fut pour moi, comme l’an passé, l’occasion d’une sortie longue dans le cadre de la préparation au marathon de Paris.

Ecotrail 2013 2C’est devenu une habitude , mais aussi pour pas mal de « routiers », de venir se frotter à cette course nature. C’est ainsi que je me retrouve aux côtés de Salvio, Adrien et Patrick pour rallier Meudon à la tour Eiffel, via le bois de Chaville et le parc de Saint-Cloud.

Les conditions météo des jours précédents, comme la chute de neige abondante de mardi et le verglas de mercredi ont fait couler pas mal d’encre sur les réseaux sociaux : l’épreuve aura-t-elle lieu, le parcours sera-t-il modifié ? C’est un comble de reprocher à l’épreuve d’être trop boueuse ou trop froide, c’est l’essence même du trail me semble-t-il ?

Le choix des pneumatiques ?
J’avais pour l’occasion revêtu mes vêtements techniques Gore Running Wear® que je teste actuellement, et restait le dilemme des pneumatiques ? Fallait-il partir en pneu pluie ou en slick ? En chaussures de trail, ou chaussures de running ? Après longue réflexion, je tente le parie de la chaussure de route, partant du principe que je glisserai sur la boue, mais irais plus vite sur la route. Allais-je gagner mon pari ?

Rendez-vous RER C
L’aventure commence sur le quai du RER au pied de la tour Eiffel, la rame est bondée de trailers et autres alpinistes. Avec la marche nordique, ils sont nombreux à arborer des bâtons donnant une fausse allure de Chamonix à cette station de métro…

Départ de l’observatoire de Meudon
La dernière partie de la côte des Gardes, bien connue pour les habitués de Paris-Versailles, est noire de monde. Notre groupe, n’affiche pas de stress, nous resterons en arrière, prenant le temps de faire des photos et de papoter avec les amis. Nous partirons dans la dernière vague, ce qui présente des avantages comme celui de ne pas partir trop vite ! Car il est impossible de doubler sur ces sentiers étroits. Il en sera ainsi jusqu’au 15e km où les grandes côtes auront fait leur travail de sélection naturelle. Notre groupe est compact, nous menons tour à tour, dans une l’ambiance plutôt décontractée car comme nous n’allons pas très vite, nous pouvons parler et profiter du paysage.

Je regrette un instant mon choix de pneumatique, car je n’ai aucune adhérence, chacune de mes foulées font l’objet de pas chassés, ce qui m’oblige à plus de vigilance, mais surtout à plus d’effort, occasionnant lors d’une glissade contrôlé à une douleur musculaire sur le haut de lacuisse gauche.

Ecotrail 2013 1

Ravitaillement du parc de Saint-Cloud
Contrairement à la route ou il existe des ravitaillements tous les cinq kilomètres, sur cette épreuve, un seul stand au 20e km. Au-delà du simple rafraîchissement, il représente la frontière ! Celle entre la nature et la civilisation, celle entre les chemins boueux et l’asphalte urbaine. À partir de ce point, ce sera la ville et son bitume.

Fin de l’échauffement
Les consignes du plan indiquent qu’après ce semi-marathon d’échauffement, il faut passer au travail ! Je dois effectuer deux fois 20 mn à allure marathon, soit 4’ 15’’ avec cinq minutes de footing entre les deux blocs. J’attaque la descente qui mène de la terasse du Parc de Saint-cloud à Boulogne sur de bonnes bases. Très rapidement, je suis à la peine, j’ai laissé pas mal de force dans les parties boueuses et escarpées. Je n’arrive plus à respecter les allures ! Le cadran de ma Garmin n’affiche que des allures de footing et non pas de travail de seuil…

Revenir à ses propres sensations
Je laisse tomber les allures mathématiques et les calculs GPS, j’y vais à la sensation, je donne le meilleur de moi-même et tant pis pour le chrono. Je ne peux pas comparer avec mes sorties longues habituelles réalisées au bois de Boulogne avec le club de Nanterre à allure régulière. Le trail a cette spécificité de « casser » les rhytmes, d’alterner course avec marche, montés avec descentes. L’organisme est mis à rude épreuve.

J’aperçois la tour Eiffel
Un peu comme pour les 20 km de Paris, le repère visuel de la dame de fer est très utile. Il permet de mesurer à l’œil nu la distance restante. Il y a de nombreux spectateurs et touristes pour nous accueillir. Une mini tour Eiffel en ballons symbolise le portique d’arrivée, nous la franchissons avec bonheur. J’arrête mon chrono, il indique 2h 44’’ c’est exactement le même que l’an passé ! Je suis un temps déçu, puis réalise que les conditions de course n’étaient pas du tout les mêmes et que ce chrono a valeur de progression. Je peux savourer mon entraînement !