Articles Tagués ‘souffrance’

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Le sport est un plaisir mais aussi un luxe pour nous les valides, c’est pourquoi il faut le partager avec ceux qui n’ont pas la chance de gambader librement. C’est en partant de ce constat que l’association a décidé d’agir ici pour aider là-bas des personnes à Vivre Debout à nouveau.

Cette année encore, mon club le Nanterre AC était représenté par une trentaine de membres dont plus de la moitié pour accompagner deux Joellettes afin de faire vivre la course à deux handicapés. C’est sous l’impulsion de Hamlili Masmoudi le responsable du handisport, secondé par Vincent Orgeuil que ce beau projet a vue le jour. Quel bonheur de voir les visages s’illuminer aussi bien chez les coureurs que les « invités » dans leurs sièges confortablement installés.

La course démarre à 10h30 dans le bois de Boulogne, nous avons rendez-vous une heure avant pour un dernier briefing. Je serais lièvre pour Sonia qui tente de battre son record sur la distance et rêve d’un 45 mn sur 10 km.

Après une courte nuit…
Je serais accompagné de mon ami Adrien qui comme moi était la veille à l’anniversaire de Giao des Étoiles du 8e, où nous avons célébré ses 44 ans comme il se doit. C’est donc avec le peu de force qu’il nous reste que nous prenons le départ. Par sagesse et amitié nous suivrons Cyril le meneur d’allure officiel qui porte fièrement la flamme des moins de 45 mn. Sonia part un peu vite, je la laisse gérer son départ, mais elle s’emballe et passe le premier kilo en 4’ au lieu des 4’ 30’’ escomptés !

Je reste avec le peloton formé autour de la flamme
Nous en profitons avec Adrien pour faire un peu l’animation. Ce qui ne sera pas du gôut de tout le monde comme l’a témoigné avec peu de ménagement un concurrent à mon ami. Je retrouve Sonia seulement au 4e km, elle est en surchauffe, je l’invite à ralentir est à reprendre son souffle. J’ai bien peur que cette échappée, son corps lui fasse payer « cash » en fin de parcours. Nous gérons les différents dénivelés que comporte cette course et nous retrouvons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent difficiles. Elle peine, mais ne lâche rien. Elle sait que le record est au prix de souffrances.

Elle franchi la ligne en 46’ 38’’ à bout de souffle, d’abord déçue de ne pas avoir réalisé son objectif, mais très vite le coach lui rappelle que c’est quand même son record sur 10 km, alors un grand sourire s’affiche sur son visage.

Notre sport a cela de magique, chacun à son niveau réalise des « exploits », aussi bien le premier de la course qui aux fruits de nombreux entraînements réalise une « perf », que le coureur lambada ou l’handicapé en fauteuil qui ce matin là est allé chercher le dépassement. Bravo à tous, cette matinée fut un grand moment de partage et de sport.

Marathon de Boston 1

Trois membres du Nanterre Athletic Club avait fait le déplacement à Boston pour vivre ce marathon mythique. Christophe revient sur sa course qu’il avait préparée, comme toujours, avec la plus grande minutie. L’histoire qui avait commencé comme un conte de fée ne se termina pas pour diverse raison comme prévue…

Il est 4H45, je n’ai plus sommeil
J’ai plutôt bien dormi. La crève que j’ai chopé 3 jours plutôt ne s’est pas volatilisée comme je l’aurai rêvé… Il faudra donc faire avec et je décide de l’oublier et de me concentrer sur mon objectif du jour. Car aujourd’hui, c’est le Jour J, le jour tant attendu après 13 semaines d’entraînement intense, 13 semaines pendant lesquelles j’ai du organiser mon agenda afin de concilier entraînement boulot et vie de famille. Pas facile. Je me suis fixé cette année comme d’habitude plusieurs objectifs. Un objectif réaliste qui correspond à mon record sur la distance 2H44H55s, un objectif ambitieux qui sera d’une minute plus rapide et un objectif pessimiste qui est de finir ce marathon à plus de 15 à l’heure. J’étais jusqu’à ces derniers jours assez confiant vu ma bonne préparation, un temps au semi me satisfaisant et aucune blessure ce qui ne m’est pas arrivé souvent. Je le suis un peu moins depuis que cette satanée crève m’est rattrapée…  Seb, mon pote du Nac s’éveille et arbore comme toujours un grand sourire. Ce mec est un véritable PMAM (positive mental attitude men !! ).

Nous avalons notre Gatosport
Le mien est à la noisette. Une des noisettes viendra d’ailleurs à bout de ma couronne… Fallait-il y voir un mauvais signe ? Le runner est souvent superstitieux et je le suis un peu. Après notre douche, nous rejoignons Anthony, un exfiltré du Nac à Vancouver et Martial, un autre pote avec qui j’ai fait une grande partie de mes sorties longues. Nous nous dirigeons avec notre Groupe, Planet tour ,vers le départ des bus situé à un bon kilomètre de là. Nous passons encore fois devant la ligne d’arrivée. Le ciel est d’un bleu profond et le soleil se lève tranquillement, la température est fraiche, presque pas de vent, les conditions sont excellentes. La tension monte, j’ai le cœur qui palpite, une certaine appréhension comme toujours. Je sais que je vais me pousser à fond et que ça va être dur, mais je ne sais pas faire autrement. J’ai toujours un peu peur.…

Notre Groupe nous fais prendre un short cut dans la longue file d’attente… (French Style) et nous manquons de nous faire doubler par des italiens (ceux la sont encore plus fort que nous dans cet exercice)

L’organisation américaine est parfaite
Le 117ème marathon de Boston est rodé comme une machine. Des dizaines de bus en convoi arrivent charge et repartent avec des milliers de runners de plus de cent nationalités. Après ¾ d’heure de route ou nous sirotons tranquillement nos boissons d’efforts, nous arrivons dans la jolie Ville d’Hopkington. Il fait un peu froid, mais nous savons tous que ça ne va pas durer. Après le traditionnel passage au toilette, nous nous dirigeons comme les 27 000 autres runners vers les bus ou nous laisserons nos affaires, les mêmes que nous récupérerons après l’arrivée. A maintenant une heure du départ, nous nous mettons maintenant en tenue de gala. J’aime beaucoup ce moment de la course. Le calme avant la tempête. L’ambiance est un doux mélange d’euphorie et d’inquiétude. Les sacs déposés, nous nous mettons doucement en mouvement pour un échauffement d’une vingtaine de minute. Nous sommes tous les 4 dans la Vagues n°1 et nous partirons donc tous presque en même temps.

Marathon de Boston 2Nous rejoignons notre sas de départ
L’hymne national américain retentit, puis le coup de feu. Il est 10h… Que la fête commence. L’une des spécificités du marathon de Boston réside dans son dénivelé. Le parcours descend beaucoup les 5 premiers km avec néanmoins quelques petites remontées, puis est en faux plat montant et descendant pendant les 20 km suivants. Au 25ème km, après une belle descente, nous commençons la partie la plus difficile du parcours, les 4 collines de Newton dont la fameuse Heartbreak Hill. Le parcours redescend du 33ème au 39ème avant de finir quasiment à plat.

J’ai décidé de partir en 3’52 au kilo, ce qui me pourrait me permettre de faire un marathon en 2h43… (douce illusion !)

Je tiens donc cette allure les 5 premiers km sans que cela soit vraiment facile. Je me dis que c’est normal, il faut que mon cœur monte un peu. Je suis assez rapidement rejoins par Martial ce qui me réconforte car nous avons l’habitude courir ensemble. Je passe les 5 suivants au même rythme mais mon souffle est court, j’ai l’impression que mes pulsations sont trop hautes… Je me concentre malgré une foule importante sur le bord de la route.

Je laisse partir Martial qui à l’air d’être en forme et je m’inquiète un peu déjà sur mon sort. Je ne pose jamais de questions aussi rapidement. Je viens de perdre 15 secondes entre le 10ème et le 15ème mais ce n’est pas ça qui m’inquiète le plus. Je ne me sens pas bien, les jambes ne tournent pas comme d’habitude…

La foule et les supporters deviennent de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’on s’approche du semi marathon et collège de Wellesley. On peut entendre à des centaines de mètres à l’avance le cri strident des collégiennes et cheerleaders qui sont la à encourager de toutes leurs forces les runners de tous poils…

Un peu à contre cœur, je me placerai au milieu de la chaussée et ne participerai pas comme je le fais souvent à taper des mains. Certains s’arrêtent carrément et font la bise à ces jeunes femmes ce qui ne fait que galvaniser la foule… Grand moment auquel je ne participe pas, je me concentre car mon subconscient sait déjà ce qui va se passer… Je vais en chier comme jamais.

Mon rythme continue de ralentir
Je suis passé sous la barre fatidique des 4mn au kilo entre le 15 et le 20ème km. Je passerai le semi en 1h23. Je sais d’ores et déjà que mes 2 premiers objectifs seront inatteignables… mon moral en prend un coup. Je ne tourne plus qu’en 4mn 10 entre le 20 et le 30.

Après une belle descente au 25ème, nous allons attaquer les difficultés… Je suis exténué et je me demande comment je vais faire pour continuer. Je décide de me reconcentrer et d’oublier complètement le chrono. Après la seconde colline, une forte douleur lancinante irradie ma cuisse droite… Une belle crampe me tourne autour et ne me lâchera plus. La cuisse puis le mollet droit seront pris à tour de rôle dans l’étau ce qui m’obligera à m’arrêter parfois de façon impromptu sur le coté du parcours et de m’étirer un maximum sous les yeux hagards des supporters qui en me regardant me demande si il faut appeler du secours… Je me dis que je dois vraiment faire peur. En regardant quelques photos de moi prises à ce moment, je les comprends mieux… Je fais peur… Mon regard est noir comme me le diras Thomas un ami supporter au 17ème mile. Je ne m’en étais pas rendu compte tellement je me concentrai sur mon effort et ma souffrance. Anthony me dépasse maintenant et me fait une tape amicale dans le dos. Il ne s’attendait pas à me voir là… J’essaie de l’encourager et je le vois rapidement disparaître à travers le flot des coureurs. Je passe le 30ème km en plus de 2h et je sais maintenant que mon objectif pessimiste vient d’être dépasser et que vu ma forme, je ne le reverrai jamais… Enfin un peu de lucidité !!

Le parcours continue de monter
Les crampes me tuent à petit feu, j’envisage d’abandonner mais je ne peux m’y résigner. Je m’arrête. Ça fait bizarre de s’arrêter. Je bois un verre de Gatorade et je repars rapidement. Je ne peux pas ne pas ramener ma médaille. Je pense à ma compagne Lydie, à ma petite fille Clémentine et je me remets à courir. Peu importe le temps, il faut que je ramène cette médaille… Je ne sais plus sur quel colline je suis, j’ai l’impression que ça ne va jamais en finir mais si ça y est , vers le 33ème, la pente s’atténue et s’inverse… Mon mollet et ma cuisse s’en réjouisse, mes quadriceps vont bientôt être en feu. Les 10 derniers km, la foule est dense et en délire mais je ne la regarde pas, je ne participe pas, je ne peux pas. Je vois au loin la tour de Prudential et donc l’arrivée…

Les 7 deniers km me paraitront une éternité. Je continue à me faire doubler par une masse de plus en plus importante… Mon dieu ce que cette impression est désagréable mais je m’en fous, maintenant mon seul objectif est de finir. Au 35ème, je regarde mon chrono et je me dis que je peux encore passer sous les 3h. Commence une nouvelle course ou je cherche la foulée la plus économique possible. La moindre cote positive est fatale et les crampes reviennent me faisant perdre à chaque fois des secondes précieuses. Au fur et à mesure des km, ma vitesse se réduit et je ne sais pas si je vais y arriver. Je pense à Lydie, je Pense à Clem, je pense au Nac, mon club.

Ça y est, je passe le 41ème km en 2H53mn 30, il me reste 6mn 30 pour faire 1, 2 km… Je passe les derniers virages, consulte ma montre une dernière fois sur la ligne droite, ça va le faire… Ma foulée est celle d’un papy de 70 ans… mais je finis ma course.

2H59mn 10 sec de souffrance…
Mon plus mauvais chrono en 9 ans de course… je continue à marcher avant de devoir à nouveau rapidement m’étirer pour faire passer cette crampe lancinante. J’ai froid, le vent souffle, le ciel s’est couvert. On me donne enfin ma médaille. Je l’ai mérité. Je suis exténué, heureux d’être aller au bout malgré la souffrance, triste de ne pas avoir fait ma course le Jour J. Le marathon est ainsi fait. Martial fera un PB avec un superbe 2H49 malgré un arrêt au stand. Anthony, éclate son record personnel de 8mn, Seb qui ne partait pour faire un temps fait un très beau 3h04 en ayant passé un moment savoureux avec la foule de Boston. Je sais d’ores et déjà que je reviendrais à Boston tant l’organisation et l’ambiance sont top. Je reviendrais pour faire la course que je n’ai pas faite aujourd’hui.

Moins de 2 heures plus tard, une autre histoire bien plus grave de déroulera proche de la ligne d’arrivée reléguant ma petite désillusion personnelle à des années lumières. Un coup dur pour Boston, pour le marathon, pour le sport.

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Dans le cadre de la préparation au marathon de Paris en avril prochain, il est courant d’intégrer un semi à quatre semaines de l’échéance. A ce petit jeu là, je ne suis pas mécontent, car le programme que je suis depuis le mois de janvier piloté par Anne Valéro commence a porté ses fruits.

J’avais à cœur de faire « quelque chose » à ce semi, car je sortais d’une année en demi-teinte, pas d’amélioration significative de mes chronos hormis sur marathon. J’ai pour cela tenté l’aventure avec une coach à l’approche radicalement différente de ce que j’avais connu jusqu’ici. L’objectif est fixé au 7 avril, mais pour l’instant retour sur ce semi 2013.

Le rendez-vous des amis
Le samedi sur le village nous sommes nombreux à nous retrouver pour échanger et pronostiquer sur la course du lendemain. Grâce à Facebook et à la Runnosphère, ce cercle d’amis grossi de jour en jour. Cette année mon retrait du dossard est facilité par Assu 2000 sponsor de l’épreuve et qui via un partenariat m’a permis d’offrir 5 dossards aux lecteurs du blog. La course commence bien…

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La photo d’avant course
Comme chaque année le rendez-vous est fixé à la lettre P du Parc Floral. Pour cette édition, nous serons très nombreux à avoir répondu présent. Clic clac c’est dans la boîte, il est temps de s’échauffer. Malgré un soleil présent, la température est fraîche, il ne fait pas plus de 4°. J’ai pris l’option short et maillot à manche longue. Je compte sur l’effort pour me réchauffer…

Nous entrons dans le sas préférentiel, réservé au moins de 1h30. Il y a du monde, l’épreuve à d’ailleurs battu son record de participation, avec 40 000 concurrents. L’heure est solennelle, chacun se concentre à sa façon. Puis tout à coup, sans sommation ni musique spécifique, c’est le départ.

Choisir le bon train
Pour moi le tempo avait été fixé par la coach, ce sera 4 minutes au kilomètre, soit 15 km/h tout rond. Je ne me laisse pas embarquer sur un faux rythme et je gagne à ce jeu là, car mon premier kilo est à 4’ 00’’, une vrai horloge suisse !

Le parcours nous emmène en direction de la porte de Charenton, avec une longue descente. Nous entrons dans Paris où nous attends la grosse difficulté de l’épreuve, la monté de la rue Taine. Je tire bien sur les bras et ne ralentis pas, cela passe tout seul…

Les kilomètres s’enchaînent à une vitesse, je ne vois pas le temps passer. J’avais pour l’occasion un lièvre, Edwin, qui dès le 8e kilomètre m’accompagnait. A chaque ravito, il prenait pour moi une bouteille et un sucre. Je restais bien à droite, loin de la cohue.

Nous arrivons à mi parcours près de Bastille, je passe les 10 km en moins de 40 mn, je suis dans le tempo et je me sent bien, je sais que cela ira jusqu’au bout si je gère bien la suite.

A l’hôtel de Ville, c’est le demi tour, désormais, chaque foulée nous rapproche de l’arrivée ! Je suis dans un bon groupe, nous avons la même vitesse et la même volonté de finir sous les 1h 25’. C’est le moment de rester concentré, de ne rien lâcher. Mes jambes tournent à plein régime, la préparation et les différentes séances de renforcement musculaire n’y sont pas pour rien.

L’emballage final
C’est parti pour le grand sprint, je passe en mode concentration maximale. Mes pieds ne touchent plus le sol. Je vois l’arche au loin, ce sprint semble interminable. J’accèlère encore pour grapiller quelques précieuses secondes, je vois le chrono, je suis sous les 1h 25’. Vite, encore quelques mètres… c’est terminé !

La première attention c’est pour ma Garmin, elle affiche fièrement 1h 24’ 39’’. J’ai réussi mon pari, c’est un nouveau record sur la distance. Je suis confiant pour la préparation marathon qui devrait m’amener à faire 3h. Je repense à toutes ces nouvelles séances, concoctés par Anne Valéro pour me permettre de supporter cette vitesse. Je suis sur le bon chemin. A cinq semaines de l’objectif, je m’apprête à entrer dans les semaines les plus dures. Je suis mentalement prêt à affronter cette dernière longue ligne droite !

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Alain compte parmi mes proches, nous nous sommes rencontrés au Nike Running Club il y a près de quatre ans, nous étions nombreux à l’époque à démarrer au même niveau. Il a depuis un an changé d’optique et stoppé la course à la performance pour une course aux plaisirs. A ce jeu là il est souvent gagnant, même si ce n’est pas toujours couru d’avance comme il nous le relate lors de son dernier marathon à Villefranche.  

J’ai décidé l’année dernière de faire le tour de France des marathons. Après quatre Paris, deux La Rochelle, un Courant de la liberté à Caen et un marathon d’Amsterdam me voilà parti découvrir ce marathon, et je vais tenté de vous faire revivre ce périple. Cette course est liée aux festivités du Beaujolais nouveau, tout Villefranche-sur-Saône  va vibrer au rythme de cette tradition. La course a lieu le samedi, départ de Fleurie à 10h30, tout le village est fermé à la circulation, avant  le coup de pistolet, les organisateurs nous expliquent que la tradition impose aux coureurs de garder une minutes de silence, cette année cet instant de recueillement allait aux victimes de SANDY et nos amis qui n’ont pas pris le départ du marathon de NY. Donc à 10h31 gros coup de canon, oui vraiment canon, fusées et serpentins pleuvent sur le public, les fauves sont maintenant lâchés.

Les deux premiers kilomètres sont en descente tout le monde prend une peu de vitesse
la suite va ce corser, après quelques foulées sur une petite route de campagne premières difficultés, une montée dans un chemin de terre boueux entre les vignes. Nous allons alterner terre, bitume. Le soleil arrive à percer la nappe de brouillard, la température devient agréable, deuxième difficultés, descente d’escalier passage dans un chai puis une quinzaine de marches à remonter pour ressortir à l’air libre, le paysage défile nous traversons les vignes, puis de petits villages.

Des montés, des cailloux, c’est par moment presque un trail, les minutes passent et une grosse contracture commence à me faire souffrir au Km 15, le moral n’est plus là. Dès le Km 20 je commence à douter de ma capacité à passer la ligne d’arrivée, j’alterne la marche et la course, mais les contractures sont de plus en plus fréquentes, j’arrive tout de même à rejoindre Stéphanie qui m’attend au passage du semi. Je fais une petite pose, je déprime,après quelques paroles réconfortantes je décide de repartir.

J’ai toujours mal, je serre les dents, je suis à la limite de l’abandon
Je repasse en mode marcheur, mon téléphone sonne, à l’écran s’affiche le numéro de Jean-Pierre Run Run. Voilà je réponds, après le soutien de Stéphanie les mots de J-Pierre vont aussi faire l’effet KISSCOOL, Km 30 je repars, maintenant j’ai la fringale au ravitaillement de me gave de pain d’épice et de banane, malgré les douleurs le moral est revenu. Grosse descente sur deux kilomètres, passage du panneau 38, je redémarre je vais réussir à terminer ce marathon en courant.

Dernier mètre, passage dans le marché couvert, 5 marches et le ligne d’arrivée… Chrono 4h15, c’est pas grave, j’ai terminé, c’était très dur !

Si vous souhaitez passer un bon moment faite ce marathon, organisation top, public super, parcours génial, coureurs déguisés. N’y allez surtout pas pour un chrono, mais pour la fête, la soirée dans les rues de Villefranche à déguster le Beaujolais, la cérémonie de la mise en perce, le spectacle dans les rues. Nous avons vraiment passé un super week-end.

Alain Legrand

Site du marathon du Beaujolais : http://www.marathondubeaujolais.org

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L’ami Giao est un touche à tout de talent, il débute la course à pied il y a seulement quatre ans et le voila engagé dans l’une des courses les plus dure du monde. Folie ou aventure humaine ? Il revient pour nous sur son incroyable périple en terre réunionnaise. La parole à Pierre-Marc Giao…

Il est des courses qui font rêver nombre de coureurs même parmi les plus expérimentés, parmi les plus dures de la planète figurent Le Grand Raid de La Réunion dont c’était la 20ème édition cette année. J’ai eu l’immense privilège d’y participer, quelle course de folie c’est le cas de le dire.

La Réunion se situe à 9.300 km de Paris et de l’autre côté de l’Equateur, l’été commence vers le 10 novembre, l’hospitalité y est exceptionnelle surtout chez Fabienne et Johnny Pérot, le soleil toujours présent dans leur coeur et dans le ciel depuis leur terrasse. Comme je ne supportais pas la chaleur, j’étais parti une semaine avant ma plus grosse course de l’année pour m’acclimater aux 26°C et à l’humidité ambiante. J’avais même poussé la blagounette jusqu’à courir deux heures sur un site prisé par les traileurs, le Piton-Babet du nom d’un des anciens maires de Saint Joseph, la ville du Sud où j’avais posé mes trail-runnings. Tout se passait bien et je coulais des jours heureux bien chargés de sommeil réparateur et préparateur jusqu’au matin du 18 octobre le jour de la course. Le premier contrôle matériel avait lieu à 19h heure locale et le départ à 22h. Je retrouvais Le Bagnard de Kikourou et Daniel qui faisait sa deuxième traversée de l’Île après 2010 et ses 140 km. Pour la vingtième édition, le comité directeur de la course organisée par Robert Chicaud avait sélectionné un plateau relevé des anciens vainqueurs du Grand Raid entre autres Cléo Libelle, Vincent Delebarre et Kilian Jornet.

Le Grand Raid n’est pas une course comme les autres !
La sécurité est primordiale. Après que Johnny m’ait déposé vers Saint Philippe à 800 m du Cap Méchant, je me présentais au point de contrôle. Les bénévoles vérifièrent que je transportais bien mes deux bandes adhésives, ma couverture de survie, ma frontale, mon téléphone, mon sifflet et ma réserve d’eau. Après avoir passé ma puce au premier point pour homologuer mon départ, je m’installais dans un coin en attendant de voir des têtes connues. Ce fut Le Bagnard de Kikourou que je reconnus en premier puisque nous avions fait l’objet d’un article chez Maya et d’encouragements de la part de Jean-Pierre Run Run.

Puis ce fut mes retrouvailles avec Daniel du groupe OVS du samedi matin du BdB – le Bois de Boulogne – il me disait que nous étions des branques à nous taper 170 km et 10845 m de D+ alors que les copains allaient faire leur 9 ou 13 km avant de passer à l’apéro. Plus nous approchions des 22h plus la tension était palpable, les tamtams réunionnais marquait le rythme des encouragements d’une manière tribale, tous les yeux étaient rivés vers le compte à rebourg ou plutôt l’heure officielle de la course. Les raideurs laissèrent passer les favoris de la course pour ne pas les gêner ensuite ce fut le plus gros des 2.783 coureurs à entrer en position. Je m’étais mal débrouillé et était resté en quasi-dernière position avec Daniel.

Quand le signal de départ fut lancé, une grande clameur se fit entendre et tous les coeurs battaient en même temps au rythme des chaussures de trail battant le bitume de St Philippe. Nous avions devant nous 5,5 km de faux plat montant puis descendant. Après le rond point, je fis la bise à Johnny et Abraham qui s’étaient postés pour m’encourager dès le départ, deux heures trente d’attente pour dix secondes de moments de partage, c’est beau.

Le début de La Diagonale est ce qu’il y a de plus facile
7,7 km de route bitumée de la RN2 suivie par des passages larges dans la forêt jusqu’au second point de contrôle au début du Chemin de Ceinture (7,7 km). A partir de là, cela commençait à grimper mais ce n’était pas méchant, 500 m de D+ pour 3,4 km c’était un bon début car sur un sentier relativement plat. Premier bémol de la course, lorsque nous sommes arrivés au ravitaillement de Kiosque Mare Longue / Le Banc (11,1 km) , il ne restait plus rien juste des morceaux de sucre et de l’eau pour nos Camelbak, plus d’eau chaude, des bananes ne restaient que les peaux et quelques morceaux de fruits secs se battaient en duel dans les assiettes cartonnées éparses. Je vis déjà le premier abandon à cet instant. La course commençait à peine et derrière ce ravitaillement sans point de contrôle, nous allions attaquer le gros morceau de la première partie : l’ascension du GR2 Puy Raymond. Une sucessions d’escaliers en single-track, les coureurs en file indienne. C’était interminable, on avançait d’une marche ou de deux puis on attendait, des petits malins s’amusaient à nous dépasser quand même, avec l’avancée de la nuit, l’excitation et l’énervement commençait à se faire sentir. L’ascension de 15,5 km pour 1.900 m de D+ avait duré 8h car j’étais parti à l’arrière et avait perdu plus de temps à attendre qu’à avancer. Nous commencions à voir des raideurs rebrousser chemin tout penauds, d’autres étaient habillés en short, tee-shirt et manchons, un peu léger pour affronter les -2°C ambiante. La vue était sublime avec le soleil rasant le sommet des volcans. Je me retournais pour prendre quelques clichés. J’arrivais à 6h56 au point de contrôle de Foc Foc ( 29 km) et le temps de prendre une soupe, du coca-cola, de consulter et d’envoyer deux textos, j’étais reparti vers la Route du Volcan et j’avais 7 km à boucler en 1h40.

J’étais reparti dans un schéma de course à étapes
J’attaquais chaque échéance l’une après l’autre. Le Piton de la Fournaise émergeait majestueux des nuages et je poursuivis mon chemin dans un paysage lunaire en direction de l’Oratoire Sainte Thérèse (38,9 km) puis au point de contrôle du Piton Textor (42,2 km). Je venais de passer la distance symbolique du marathon sur la Diagonale des Fous et il était 10h15 soit 12h15 après avoir pris mon départ, jamais un marathon n’avait été aussi long et intense. Quand je pouvais je trottinais, essentiellement sur les faux-plats descendants. Dans l’étape suivante, je devais rejoindre Mare à Boue soit 9 km en 2h30 et je perdais au passage 500 m de dénivelé. Facile je vous aurais dit, en réalité à La Réunion, la descente n’est jamais en ligne droite et plutôt une succession de montées et des descentes, avec une tendance pour l’ensemble plutôt en D+ ou en D-. La difficulté supplémentaire est qu’il commençait à bien pleuvoir et j’affrontais un nouveau terrain de jeu, la boue de ladite Mare. Les chemins que nous empruntions en était gorgés, je croisais une femme qui avait été écoeurée moralement et physiquement de patauger autant dedans. Je n’avais pas de technique pour pratiquer ce genre de chemin, je fis comme je peu. Sur les trois derniers kilomètres, nous retrouvions du bitûme et je me remis à trottiner car nous étions limites pour arriver hors délais. Mon état d’esprit était de poursuivre la course coûte que coûte, sauf en cas de blessure ou de rattrapage par les barrières horaires. A 13h15 je pointais tout content à Mare à Boue (52,4 km) et retrouvais un bon plateau repas avec du thé, du coca, de l’eau, du délicieux poulet cari et des pâtes coquillettes. Trois minutes plus tard, les arrivants étaient hors délais et disqualifiés mais n’avaient aucun moyen de revenir au point de départ ou d’arrivée, deuxième gros bémol d’organisation de la course. Non seulement on était amer d’avoir abandonné mais aussi le rapatriement était une deuxième galère et c’était la loi du système D et de la débrouille.

De Mare à Boue, je devais joindre le fameux Gîte du Piton des Neiges, j’étais bien requinqué par le repas et j’attaquais la suite de mon périple fantastique en pleine possession de mes moyens. Après un passage bucolique en rase campagne, je déchantais vite car la pluie avait fait son office et la boue était maintenant détrempée et gorgée d’eau. C’était pire qu’auparavant. L’autre principe de l’Île est que lorsqu’une difficulté est posée, elle n’existe pas pour quelques centaines de mètres, elle perdure sur plusieurs kilomètres pour bien nous la faire sentir. J’avais en théorie 5h pour parcourir 12,3 km pour un coureur sur route cela peut paraître un jeu de foetus, pour un traileur de campagne, c’est facile mais à La Réunion, cela m’a pris 8h.

A la difficulté de la boue, s’ajouta celles des rochers et des racines
La succession de descente et de montée entamait bien mon moral, je pris un bâton pour tenter de poursuivre mais l’avance que je croyais avoir se réduit comme une peau de chagrin. Je devais être dans les derniers coureurs quand je croisais deux nouveaux abandons puis Mano un réunionnais qui avait fait la course en 2000 et la trouvait bien dure cette année. Il avançait bien contrairement à moi qui commençait à perdre les pédales. J’avançais de plus en plus difficilement quand je croisais un cabri qui retira ses écouteurs quand je lui posais la question : "Dans longtemps le prochain ravitaillement ?" Il me répondit "3 heures" mais c’était à son allure pas du tout à la mienne, puis il remit son casque et quand je me retournais pour le voir partir, il avait déjà disparu. Il avait quand même eu le temps de me dire : "tu continues sur le sentier, tu suis les balises et surtout tu ne t’arrêtes pas".

Là je commençais à en avoir marre
Les montées, les descentes, ce n’était plus de la marche ou de la randonnée mais de l’escalade. J’avais des racines plein le sol et quand ce n’était pas elles, c’était la boue avec beaucoup d’eau. Je commençais à réaliser mon calvaire quand je vis un panneau indiquant "Gite du Piton des Neiges 6 km (3h30)". J’étais démoralisé. A ce moment, Mano me rattrapa accompagné d’un curieux bonhomme en jupe. En fait il s’agissait de David un serre-file qui fermait la marche et avait la double mission de reprendre toutes les balises et de raccompagner les retardataires vers le poste de contrôle le plus proche. Et le plus proche pour moi était en théorie à 3h30 de l’endroit où nous nous situions. J’avais de plus en plus de mal à poursuivre même avec mon bâton qui m’aidait bien et quelques instants plus tard, nous fûmes rejoints par quatre autres serre-file donc Karine, Théo, Miguel et Eusébio. C’était la première fois que je rencontrais des serre-file dans une course et il faisaient un travail formidable. Il fallait déployer des trésors de psychologie pour m’encourager et me faire avancer malgré la fatigue, le manque de sommeil et l’hypoglycémie qui commençait à poindre  son nez. David affirma que nous étions à une heure du Gite puis à vingt minutes. Mais étonnamment, vingt minutes succédèrent aux vingt minutes puis encore vingt minutes.

C’était sans fin , un vrai calvaire, on montait des blocs de rochers, on en descendait, on passait par une rivière de boue et rebelote. L’histoire a duré et duré et duré. Miguel et David se relayaient pour m’aider à avancer car je commençais à aller mal. Finalement nous sommes tout de même arrivés au Gite du Piton des Neiges (64,7 km) à 21h au lieu des 18h30 escomptés.

J’étais exténué, à bout de forces
Très malheureusement, le gite ne pouvait pas garder les six raideurs car ils n’avaient pas l’infrastructure suffisant pour nous gérer, nous offrir un lit pour la nuit puisqu’ils devaient se préparer pour la course qui allait débuter le lendemain qui était le Trail du Bourbon (le semi-raid).

David et les serre-files décidèrent donc de nous faire descendre le bloc jusqu’au stade de Cilaos en pleine nuit jusqu’à vers minuit. Mon calvaire n’était pas terminé mais je commençais à prenre l’habitude, c’était La Réunion dans une course pas comme les autres, très très technique et où il n’y a absolument rien de facile, tout est difficile et quand c’est difficile, c’est aussi très long.

La descente du Bloc ne fit donc pas exception. Souvent à pic, avec des montées et des descentes, des marches, mais heureusement sans rochers et surtout sans la boue. Juste des virages et le précipice sans garde-corps mais à la limite dans la nuit noire, c’était le détail qui gênait le moins. Le mot "interminable" à La Réunion est une évidence et la descente qui devait durer 2h30 prit un peu plus longtemps et à la fin je n’étais pas beau à voir, un serre-file pour le bras gauche, un pour le bras droit, un à l’avant pour anticiper les difficultés et une pour me montrer les pas à suivre. J’ai appris l’humilité sur ce raid car j’avais compris que je ne savais pas marcher, poser les pieds et surtout les lever, assurer mes appuis. Je vous passe les détails car nous sommes arrivés à Cilaos et pour moi c’était bien la fin de mon Premier Grand Raid après 24h d’efforts intenses où je suis allé au bout du chemin où mon courage et mon entraînement m’avaient emmené.

C’était une superbe expérience
Même si elle ne s’est pas terminé par une médaille, j’étais content d’en sortir sain et sauf puisque l’épreuve s’est trouvée endeuillée par la chute d’un raideur de 53 ans au lieu-dit Col des Fourches à Salazie. La fatigue, le manque de sommeil et de lucidité ont eu raison de cet athlète pourtant expérimenté qui avait fait fait deux fois l’UTMB et deux fois le Grand Raid. Pour ma part, c’était bien d’en arrêter là car je n’avais pas le niveau pour continuer plus loin, j’ai envie de retourner à La Réunion pour faire des reconnaissances sur la suite du périple, de m’entrainer et pour aller plus loin les prochaines tentatives de ce monstre ultime qu’est La Diagonale des Fous.

 La route est longue vers le succès mais ce qui importe le plus c’est peut-être pas la destination, mais le chemin que l’on emprunte pour y arriver, plein d’enseignement et plein de richesses !

Je remercie tous mes amis pour leurs nombreux témoignages de sympathie et de soutien sur tous les supports possibles et inimaginables, pour leur accueil mémorable et exceptionnel mes formidables amis Fabienne et Johnny Pérot de Jean Petit que j’ai rencontrés grâce à Elé, une pensée particulière émue pour Carine, Guillaume, Gilbert et Amandine.

Pierre-Marc Giao

Retrouvez les tribulatons de Giao sur son blog : http://thegiao2001.typepad.fr/

Classement et résultats de la diagonale des Fous ici 

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Dimanche 7 octobre avait lieu les 10 km de Paris Centre sous la houlette de Nike qui a transformé l’événement en fer de lance de sa communication.

L’organisation me confia pour cette édition la gestion des meneurs d’allure. Une mission très excitante d’un point de vue sportif, mais surtout humain. Être meneur, c’est se mettre au service des autres, avoir un devoir de régularité mais également d’animation. Surtout en fin de parcours, quand cela commence à faire mal…

Retour en arrière
L’expérience débute le vendredi avec la remise des dossards, ou plutôt la remise des tee-shirts ! En effet, le numéro de chaque compétiteur est inscrit sur le maillot. Ce qui donne au peloton une couleur uniforme, noire l’an passé et blanche cette année. Ce qui fait la spécificité de cette course fait aussi l’objet de toutes les critiques. En effet, imposer un maillot comme un uniforme fait grincer pas mal de dents. Pourtant, il est possible de demander un dossard papier et de courir avec le maillot de son choix. Mais peu de gens le savent…

C’est toujours un pur bonheur que de participer de l’intérieur à une organisation. Paris-Versailles la semaine précédente, Paris Centre cette semaine. Un véritable village a été créé sur la place du Palais Royal, avec en prime une vue imprenable sur le Louvre. Un Dj rythme l’événement, c’est parfois un peu gênant pour la compréhension. L’ambiance est bon enfant, nombreux sont ceux qui participent pour la première fois à une compétition. Je ne pensais pas qu’un jour j’aurais à expliquer à quoi sert la puce dans l’enveloppe…

Les meneurs sont là
Je retrouve dimanche matin aux aurores mon équipe, nous ne serons pas moins de 12 pour mener à bien cette opération. Nous sommes répartis sur les tranches suivantes : 45 mn, 55mn et 60 mn. Il manque bizarrement le créneau 50 mn qui est pour moi le plus important, avec le 40 mn. Nous serons quatre à assurer le tempo mais aussi l’ambiance par sas.

Mais qui c’est celui-là ?
Avec mon maillot jaune fluo, je fais un peu tâche au milieu de la marée blanche, bien sur c’est le but. J’entends des chuchotements derrière moi, ils sont nombreux à se demander qui je suis et ce que je fais… Les plus hardis me demandent, cela veut dire quoi « meneur d’allure » ? Je leurs explique que mon rôle est de les amenés sur un rythme régulier jusqu’au 55 minute. Ils ont l’air dubitatifs…

Mon action trouve écho auprès d’un groupe de filles. Coup de pistolet ! Nous voilà parti en direction du majestueux Opéra Garnier. Le parcours est l’un des plus beau de Paris, il serpente à travers les beaux quartiers.

Notre groupe prend corps
je leurs parle, les rassures et surtout les freines ! Car le défaut du débutant c’est de partir trop vite. Nous avons 10 km pour nous exprimer, savourons chaque instant. Les premiers temps sont un peu pénibles car il y a beaucoup de monde, et les routes étroites.

Les panneaux kilométriques défilent, je ne vois pas le temps passer. Nous sommes au dernier ravitaillement, les visages se ferment, plus personne ne parle, c’est maintenant que ma mission prend tout son sens. Je dois garder mon petit groupe intact, jusqu’au bout…

Sprint final
Nous voyons au loin, l’arche d’arrivée, ceux qui le peuvent encore entame un sprint final, je les accompagne jusqu’au bout et les félicitant. J’essaye d’enrôler d’autres recrues à notre groupe, mais je me heurte à une incompréhension. Quand je leur dit : « allez, venez avec nous » ! Ils me regardent avec de grands yeux, du genre : « c’est qui celui-là » ?  Notre joyeuse troupe franchie la ligne, ils sont heureux, et moi je suis fier !

Après coup, je dois l’avouer je suis un peu déçu par ma prestation, le public n’était pas réceptif. C’était pour la plupart des débutants et ils n’avaient envies que d’une seule chose : « faire LEUR course » ! C’est une chose qu’il faut respecter plus que tout et garder en tête que nous sommes au service des coureurs.

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La grande classique de la rentrée a tenue toutes ses promesses. Une organisation sans faille, un peloton de 25 000 coureurs, le tout sous un soleil radieux. Alors que demander de plus, à part un nouveau record personnel sur la distance ?

Depuis la fin août, je traîne une douleur au mollet droit, qui m’empêche de me projeter sereinement dans un avenir proche. Les dernières séances d’entraînements n’avaient pas apporté de réponse à ma question : « serais-je prêt pour le marathon de New York » ?

Retrait des dossards
Le week-end sportif commence en tant que bénévole sur le retrait des dossards. Quel bonheur de rencontrer tous ces coureurs et d’échanger quelques mots avec eux. Je suis en compagnie de la Runnosphère et de Versailles Triathlon. Mon rôle, attribuer le bon tee-shirt à la bonne personne, il faut un sacré coup d’œil !

La Veille de course
Le matin, je tente de pousser un peu la machine pour me rassurer, mais ce footing n’apporte aucune bonne sensation. Je passe l’après-midi à la piscine avec les enfants. Bref, j’ai plein d’excuses dans ma besace en cas de contre performance.

Le grand jour !
J’ai rendez-vous avec mes co-équipiers du club de Nanterre AC. Nous avons tous un « petit » dossard qui nous permettra de partir juste après les élites. J’avais établi un plan de route, plutôt tranquille : 4’ 15’’au kilomètre jusqu’au sommet et dans la descente advienne que pourra…

Top départ
Coup de pistolet, les jambes tournent bien. Je passe le premier kilomètre en 3’ 55’’ c’est un peu rapide. Je ralentis pour atteindre les 4’ 10’’ et me stabilise jusqu’à la côte. Nous voilà enfin face au « gros morceau » la fameuse côte des Gardes. Je n’ai pas d’appréhension, je suis plutôt un bon grimpeur. Je baisse la tête, je raccourcis ma foulée et tire sur les bras. Elle passe comme une lettre à la poste…

La descente qui suit est l’occasion de grandes enjambés, la vitesse est vertigineuse ! je suis à 3’ 40’’ / km . Je termine la course dans le sillage de trois autres membres du club. Nous entamons la longue, très longue ligne droite qui mène à l’arrivée. Je vois au loin l’arche et le chrono. Je termine en 1h 07’ 48’’ je suis ravis, c’est un nouveau record personnel.

Paris-Versailles in love !
Il y a quelques années, je vivais encore dans ma ville natale, Marseille. J’étais monté à la capitale pour faire Paris-Versailles. Le speaker de l’épreuve Jean-Pierre Bouix, qui est un ami, m’a fait monter sur le podium pour recueillir mes impressions. J’en profite pour encourager ma nouvelle fiancée parisienne qui va participer à sa première course sur route. Je crie : « Nathalie, je t’aime » face aux 20 000 coureurs. Séquence « émotion » la foule applaudit.

Un produit étonnant
Je voudrais revenir un instant sur ma performance. Même si ce record n’a rien de « stupéfiant » je dois quand même vous informer d’une chose. Je suis en test en ce moment avec le laboratoire CT-Well et j’ai pris ce matin là un « shot » de Hello. Un produit naturel essentiellement à base de plantes avec des apports naturel de caféine et vitamine C. D’après le dossier de presse, le produit est garantie non dopant. Alors effet réel ou placebo à vous de juger ?

Pour les commandes : http://www.soins-aunaturel.fr

Depuis un an que le blog existe, que de changements, mais surtout que de rencontres. Mes convictions ont fait que la ligne éditoriale est axée sur les athlètes du quotidien, les anonymes du peloton. Je laissais les stars aux autres. Puis un jour, vous faites LA rencontre. Remontons quelques années en arrière.

Paris, marathon expo 2008, je flâne dans les allées avec mon ami Fabien Debaucheron, nous rencontrons une fille en survêtement, elle est affûtée comme une lame. Fabien la connaît, nous entamons la conversation. Elle nous raconte qu’elle arrête le triathlon pour faire des courses nature longue distance. Je n’ai jamais vu cette fille, je n’ai aucune idée de son niveau. Je lui parle d’égal à égal. Elle me pose des questions sur mes entraînements, moi sur les siens. Mon ami me glisse, que c’est une championne et qu’elle vient de remporter l’Ecotrail de Paris. Le rapport change, je ne suis plus naturel, mais elle me met à l’aise, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Les années sont passées
Chacun sa route, chacun son chemin. Pour elle, ceux des victoires et des engagements auprès d’autres athlètes en tant que coach. Voilà qu’il y a moins d’un an, je la sollicite pour une rencontre. Elle accepte rapidement, le lieu sera le salon du semi marathon de Paris, décidément… Elle est sur Paris en tant que « marraine » de l’Écotrail. Elle m’accorde quelques instants, se prête au jeu des questions-réponses et prend facilement la pose avec moi, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Ecotrail de Paris 2012
Moi qui suis un pur routier, participe à mon premier trail à Paris. Je tente de recueillir ses impressions afin de les publier la veille de la compétition. Anne, joue gros sur cette course, elle ne peut pas se permettre de laisser transparaître le moindre doute, elle se doit d’avoir la « poker face ». C’est pourquoi, nous convenons d’un rendez-vous après. Et quel après ? Anne remporte la course avec panache. Je saisis ces instants de bonheurs lors de la remise des prix, elle prend la pose pour moi à l’extérieur du podium. Je la félicite, je la remercie et elle, me demande si je suis prêt pour mon marathon de Paris dans 15 jours. Toujours à l’écoute des autres, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Séquence retrouvaille
Le coach avait réuni certains de ses « protégés » parisiens au Bois de Boulogne afin d’affiner les différents plans d’entraînements. La majorité étaient des trailers et une poignée de triathlètes. Je fus invité en observateur, en Run, Reporter, Run…

J’y ai découvert une bande de passionnés de tous niveaux. Certains en couple comme Patrice et Françoise encore sur leur nuage de finishers de la CCC ou comme Céline une débutante éclairée qui malgré son jeune âge se dirige tout droit sur les pentes du trail ultra. Des gens adorables et motivés qui forment comme une famille, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Retrouvez l’actualité d’Anne Valéro ou inscrivez-vous pour des séances de coaching sur son site :
http://annevalero.fr/

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Retour sur la 11e édition de l’épreuve qui a eu lieu le samedi 25 aout 2012 sur un parcours plat en 3 boucles. Cyril Vigneau revient pour nous sur son 100 km, qui fut plus douloureux que prévu, même si ce fut son deuxième titre de « centbornard ». Lui qui a l’habitude de mener l’allure et d’encourager les autres, il fut bien seul par moments…

Je me suis lancé dans cette aventure en solitaire afin de tenter de battre mon record de Chavagne. Même si l’objectif n’a pas été atteind, je me suis encore aperçu que le monde des runners qui est souvent associé à la solitude est un monde de fraternité et de partage.C’est également une remise en question permanente. Car quand on se  retrouve dans de longue ligne droite complètement isolé truffé de faux plat je peux vous assurer que vous avez tout le temps de refléchir comme dirait mon pote centquarante;-)

Le départ a lieu à 6h30 et je capte direct mon allure
Les 10 premiers kilos sont un réglage permanent. Certains coureurs alternent marche et courses.Les  premiers km sont passés en 01h04’45". Je me sens super bien ça déroule, je ne suis pas stressé. 15ème je croise Régis Raymond le futur vainqueur. Lui est au 25ème. Il court juste à l’allure que je fais aux 10 km. Je m’arrête et prend le temps de le photographier.

20 Kms passé en 02h09′ je suis content car mon travail de meneur paye bien. De plus ma mixture en ravitaillement est idéale. Pas de problème de digestion. 30ème en 03h12’50′ vraiment tout vas bien régularité sans faille. Maintenant je suis vraiment seul. Personne devant, personne derrière. J’alterne en écoutant soit mon ipod soit le vent dans la forêt.

Le paysage est magnifique
J’arrive au marathon en 04h33′. Un poil plus long car j’ai décidé de réduire volontairement l’allure. Tous va trop bien. Je me méfie.Le virage 45ème km la douleur du muscle de mon tibia gauche commence à se réveiller. Je refuse d’écouter cette alerte car tout va trop bien. 47ème il faut que je me fasse une raison la douleur s’installe et je ne suis pas encore à la moitié.Je suis fou de rage et insulte la terre entière à voix haute.

Je reduis l’allure, change de foulée. Je perds ma foulée travailler à l’entrainement.Du coup, je positionne mal mon genou qui commence à me gêner. Et des crampes appraissent derrière la cuisse droite.Au ravitaillement du 50ème je comprends que le chrono ne sera plus d’actualité…qu’il faudra juste finir. Mais est-ce que j’aurai le mental ?

La deception, l’inquiètude, la douleur….ça m’énerve.Les longues lignes droites avec de légers faux plats se multiplient et voila le vent de face qui se mêle de la partie.Autant galérer juqu’au bout…La gêne du tibia devient douleur, mon genou est douloureux aussi.Sur la route mise à part les limace au sol et les cadavre de renards écrasés il n’y a plus rien. Pas âmes qui vivent. Mais où sont les autres coureurs.Lignes droites à perte de vue, le vent, cette fois c’est tendu….Abandon ? j’y pense …mais j’ai mon plan B…ma résistance…Les messages sur facebook pleuvent ainsi que les sms ça me fait un bien fou.

55ème km je vois en ligne de mire en tout petit, un runner. Je sais que ce sera mon salut.David, le coureur qui m’a accompagné le matin en voiture sur le lieu du départ. Nous décidons de rester ensemble. Nous ne serons pas trop de deux pour affronter l’enfer qui nous attend. 65ème : ravitaillement.

Les boissons déposées la veille me font un bien fou…
Je passe de l’eau fraiche sur ma jambe endolorie, ça soulage. Le pire dans tout ça c’est que je sens que j’ai encore de l’énergie mais je refuse de reprendre une allure correcte pour ne pas casser la machine. Avec David on alterne marche et course… ligne droite encore et toujours… rien à l’horizon… rien du tout… faux plats montants. Chaque virage nous emmène sur des longues lignes droite… le chrono défile… maintenant ça n’a plus d’importance.

70ème je tente des étirements mais ma crampe a raison de ma jambe gauche…elle a  raison de mes efforts. Chaque visage, chaque sourire le moindre détail est un rafraichissement pour nos corps meurtris.

75ème : les bénévoles sont justes géants, ils savent nous parler. La cerise sur le gateau une voiture de l’organisation s’arrête pour nous demander s’ils doivent nous ramener… on se regarde avec David et on rigole… merci… mais l’abandon c’est pas pour nous. Au 75ème un regain de moral nous envahit… je repense au phrase que je dis aux coureurs quand je suis meneur… aller !!! 25 bornes, c’est quoi ? une sortie longue… rien de bien méchant !

On arrive au 80ème…. c’est la croisée des chemin…
le vent redouble de violence et nous déssèche. Ligne droite encore et toujours. C’est à ce moment là que je cogite… pourquoi j’en suis rendu là ? Qu’est qui a cloché ? J’ai peut être trop forcé sur l’entrainement. Qu’est qui m’aidera à faire mieux ? Cibler encore mieux mon entrainement. Bref une armée de questions qui finalement me font du bien.

80 c’est un semi…cette fois la fatigue se fait ressentir et ma jambe droite sur laquelle je m’appuie un peu plus commence à ressembler à un morceau de bois.

85ème, c’est un Paris Versailles…mais un supplice…des décharges electrique dans mon tibia. Avec David on sert les dents, ça fait mal vraiment très mal. A chaque fois que l’on relance la foulée on pousse tous les deux un cri de guerre. 90ème on se dit que c’est bon… mais les lignes droites nous font trés mal et ce foutu vent qui ne faiblit pas.

Le 100 bornes n’a pas dit son dernier mot et nous fera souffrir jusqu’au bout…
Au ravitallement, on nous annonce qu’il y a eu beaucoup d’abandons. Le malheur des autres nous soulage parce que finalement on arrive à tenir. 95ème on se dit que c’est bon mais les lignes droites et le vent redouble. Mes pieds sont en feux. J’ai les aisselles en sang malgré toute la protection que j’avais mise. 98ème on sait que plus rien nous arrivera maintenant. On tente avec David une belle charge qui durera 800 mètres mais la décharge électrique me rappelle que je peux casser la machine.

99ème on marche jusqu’à 500 mètres de l’arrivée. on retente de redémarrer en criant et cette fois ci c’est notre dernière charge. 100 mètres de l’arrivée on se tient par les bras. Le speaker annonce notre arrivée.Ont sert les poings de rage.

Après ce trés long bras de fer nous avons eut le dessus sur ce mur de 100 kms
On franchit la ligne ensemble et on fera pas un mètre de plus… Cent bornard pour la deuxième fois mais à quel prix…La joie laisse trés rapidement place à la reflexion…comment éviter à nouveau cette souffrance. Mon premier 100 bornes m’a appris que c’est possible, mon deuxième me pousse encore plus à la reflexion et l’anlyse et à prendre les événements avec plus de recul. J’ai découvert également que je pouvais élever un peu plus mon niveau dans l’encaissement de la douleur. se transformer en machine et avancer encore et toujours.

Je revois tous ces messages sur facebook….la famille des runners est juste magnifique et généreuse.

Après le succès rencontré par l’opération au printemps dernier , Isostar renouvelle le challenge. Plus qu’un simple jeu sur les réseaux sociaux, c’est une action de micro-sponsoring que la marque souhaite mettre en place au travers de cette opération. L’objectif est simple : Isostar s’engage à accompagner financièrement et matériellement un projet sportif qui sera le fruit du vote de la communauté Isostar sur Facebook. Alors pourquoi pas vous ?

Pourquoi cette opération?
Emmanuel, Chef de produits chez Isostar nous répond :
« Le dépassement de soi, l’effort, l’esprit de défi sont des valeurs qui font partie de l’ADN d’Isostar depuis toujours. Il nous semblait donc important de partager ces valeurs avec des sportifs, sportives qui au travers de projets parfois atypiques, difficiles mais toujours plein de sens cherchent à se dépasser, pour eux ou pour les autres. Par un accompagnement nutritionnel (produits et conseils) dans toutes les étapes du défi et d’un coup de pouce de 1000€, nous souhaitons ainsi aider le projet qui aura été choisi par notre communauté Facebook à se concrétiser »

Les chiffres clés de la première opération
45 soit le nombre de projets présentés
1200 soit le nombre votants
1 projet gagnant et qui a abouti avec succès

Les lauréats de l’an passé « Triathlètes du coeur » : « Grâce au soutien et à l’aide de nos amis mais aussi d’inconnus, nous avons réussi à relever le défi que constituait le projet : « Triathlètes du Coeur ». Tous les détails sur www.triathleteducoeur.fr