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Romain marathon de Rome

Pour Romain Pizzanelli, l’effort physique n’est pas juste un moyen d’être en forme, il représente une philosophie de vie. Cela fait maintenant 31 ans que le sport fait parti de son éducation et ces valeurs feront partis de l’éducation de son enfant à venir. Il ne se contente plus de courir pour le plaisir ou un chrono, il cherche à donner un sens à ses actes. C’est pourquoi, il va mettre pour la seconde fois son action au service d’une bonne action. Portrait de Romain…

Romain cyclisteJe commence le sport dès mon plus jeune âge, papa et oncle cycliste, je ne me vois pas faire un autre sport… Après des essais peu concluant en judo, basket … je débute le vélo en cadet. Les saisons se suivent je suis passionné mais pas assez contentieux et acharné comme je peux l’être aujourd’hui pour la course à pied. Après mon titre de Champion de l’Essonne Espoir FFGT en 2001, je décide d’arrêter pour d’autres motivations… Je n’ai de plus, plus le temps de m’entrainer. Comme on me le demande souvent alors « mais comment as-tu pris goût à la course à pied ».

Tout simplement après le travail, le seul sport qui arrive à combler le manque du vélo est la course à pied. Je me souviens encore de mes premières sorties ou je n’avais rien à voir avec le « runner » que je suis devenu aujourd’hui. Mais il y a un début à tout, je regrette d’ailleurs ne pas être passé par la case école d’athlétisme plus tôt mais le vélo a été une bonne école aussi.

D’ou mon goût prononcé pour la longue distance et notamment le marathon. Aujourd’hui et contrairement à mes débuts, j’arrive à prendre du plaisir sur mes séances VMA et sur des distances plus courtes. Je dois passer par là pour espérer encore m’améliorer.

Romain c’est 7 marathons au compteur
Son palmarès est en quelques années assez éloquent, trois marathons sous les 3h à Nice/Cannes, Rome puis Berlin. A chaque départ, la motivation est différente. Il est vrai, que depuis mes 2h50 à Berlin en 2011, je n’ai pu réellement confirmé mon temps sur un autre parcours. En 2012 NY était mon principal objectif et bon nombre de personnes pensaient que se serait difficile pour moi de rééditer un nouveau chrono proche des 2h50 ! La faute à un parcours bien plus compliqué qu’en terre Allemande. La course à pied c’est aussi sa, savoir et pouvoir se prouver que l’on peut encore aller plus vite.

Le 07 Avril, il s’élancera pour son 8e marathon
Comme pour le marathon de New York ; je ferai en sorte d’allier ma passion à une association caritative. Mon choix : Mécénat Chirurgie Cardiaque, pourquoi ce choix ? Le rapport sans doute avec le cœur ? Sans cœur on ne peut courir et sans cœur on ne peut donner… Les enfants sont en plus une magnifique motivation ! Tous les renseignements sont sur le site : 
http://www.mecenat-cardiaque.org/
 ou sur ma page alvarum : 
http://www.alvarum.com/paris2013uncoeurpourunevie

Romain le gout de l'effortLa course à pied, c’est aussi…une saison mouvementée avec le changement d’entraineur pour le côté sportif et d’un nouveau poste professionnel pour le côté privé. Une rencontre au passage avec Fabrice BELOT qui apprend à me connaître de sa Nouvelle Calédonie. J’avais un peu perdu le goût de la course à pied et Fabrice m’a très vite redonné l’envie. Cela ne s’explique pas.

La course à pied doit rester un plaisir
On me dit souvent trop me prendre la tête et que la course à pied doit rester un plaisir. Il est évidant qu’elle ne peut être autre pour moi, mais j’aime m’investir dans chaque objectif que je me fixe du mieux que je peux. La préparation n’a réellement débuté, mais la tête y est déjà ! Les kilomètres s’enchainent avec les séances pour cumuler un peu plus de 80Km par semaine… Début Février, nous rentrerons dans le plan de 8 semaines. Encore beaucoup de travail et d’investissement personnel à venir mais pour être à nouveau marathonien ce sera le minimum. Le chrono, s’adaptera le jour J avec une petite idée mais pour le moment place à la préparation ! Pour une association, un cœur, un enfant, un événement !

logo

Après le succès rencontré par l’opération au printemps dernier , Isostar renouvelle le challenge. Plus qu’un simple jeu sur les réseaux sociaux, c’est une action de micro-sponsoring que la marque souhaite mettre en place au travers de cette opération. L’objectif est simple : Isostar s’engage à accompagner financièrement et matériellement un projet sportif qui sera le fruit du vote de la communauté Isostar sur Facebook. Alors pourquoi pas vous ?

Pourquoi cette opération?
Emmanuel, Chef de produits chez Isostar nous répond :
« Le dépassement de soi, l’effort, l’esprit de défi sont des valeurs qui font partie de l’ADN d’Isostar depuis toujours. Il nous semblait donc important de partager ces valeurs avec des sportifs, sportives qui au travers de projets parfois atypiques, difficiles mais toujours plein de sens cherchent à se dépasser, pour eux ou pour les autres. Par un accompagnement nutritionnel (produits et conseils) dans toutes les étapes du défi et d’un coup de pouce de 1000€, nous souhaitons ainsi aider le projet qui aura été choisi par notre communauté Facebook à se concrétiser »

Les chiffres clés de la première opération
45 soit le nombre de projets présentés
1200 soit le nombre votants
1 projet gagnant et qui a abouti avec succès

Les lauréats de l’an passé « Triathlètes du coeur » : « Grâce au soutien et à l’aide de nos amis mais aussi d’inconnus, nous avons réussi à relever le défi que constituait le projet : « Triathlètes du Coeur ». Tous les détails sur www.triathleteducoeur.fr 

Seulement deux jours après mon retour du Vietnam me voila à nouveau en selle. Direction la vallée de Chevreuse en région parisienne avec les amis de la Vélosphère (marathoniens fan de vélo). Ce matin nous avions un invité, David un Américain, fan de la petite reine, quel bonheur de faire découvrir notre parcours fétiche. Salvio fut "impérial" il n’a pas coupé de l’été et cela se ressent dans les bosses, j’ai pu faire "illusion" les trente premiers kilomètre, mais après j’étais dans le rouge. Adrien en apprentissage, s’en tire plutôt bien pour sa première saison de vélo. Malgré la canicule, nous avons parcouru les 63 km du parcours à bonne allure, le plaisir a été plus fort que les rayons du soleil.

Dimanche 26 août aura lieu le 3e Castle Triathlon Series de Chantilly, le parc du château chargé d’histoire servant de décor somptueux à cette course. Ainsi Le Grand Canal, site de l’épreuve de natation, fut dessiné et créé par Le Nôtre ; le parcours vélo qui fait le tour de la Forêt de Chantilly, avec ses chemins cavaliers et ses ronds-points en étoile, ont tous été également conçus par Le Nôtre. Le Parc de Sylvie, site de l’épreuve de course à pied, doit son appellation à la célébration de Marie-Félicie des Ursins – femme de Henri II de Montmorency. Comme vous le constatez, tous les ingrédients sont réunis pour allier culture et sport. Afin d’en savoir plus sur cette épreuve nous avons rencontré Colin CHILDES, Président du Club de Chantilly Triathlon et bénévole au sein de l’organisation de l’évènement.

L’épreuve française s’inscrit dans un challenge réunissant 5 épreuves à travers l’Europe dont le point commun est le château comme lieu d’accueil. Parlez-nous des autres épreuves :
Castle Triathlon Series est composé de 5 épreuves tous, dans des cadres exceptionnels chargés d’histoire. Les Series démarrent le 3 juin à Lough Cutra (South Galway, Irlande). Il est suivi le 24 juin par Cholmondeley Castle (Cheshire, Angleterre), le 22 Juillet à Castle Howard (York, Angleterre), le 26 Août au Château de Chantilly pour finir le 29-30 Septembre à Hever Castle (Kent, Angleterre).

Quelle est l’épreuve la plus ancienne de ce circuit ?
Le Triathlon Hever Castle est l’événement phare des Markel Castle Triathlon Series. L’événement a été créé en 2009 par Brian Adcock, un ancien Royal Marine et triathlète qui vit à proximité de Hever Castle. Brian a reconnu le potentiel de ce lieu pour un événement de triathlon. Fort de l’énorme succès remporté lors de la première série, Brian a décidé de développer le concept sur quatre châteaux en 2010 et à partir de cette année, le Markel Castle Triathlon Series inclura cinq châteaux et une série de soirées Sprint. Avec 8000 participants qui devraient prendre part cette année aux épreuves, les événements sont rapidement devenus des rendez-vous clés sur le calendrier annuel des épreuves sportives.

Pourquoi le choix de la France ?
Ce sont à la fois le charme du château de Chantilly comme site de premier choix pour un triathlon et la croissance du marché du sport en France qui ont suscité le lancement du Triathlon du Château de Chantilly en 2010. Le Château de Chantilly offre aux concurrents une magnifique épreuve, en commençant par la natation en eau libre dans le Grand Canal, suivie d’un parcours cycliste qui contourne la forêt de Chantilly et pour finir une course autour du château du 17ème siècle.

Considérez-vous le triathlon comme un sport d’élite ou un sport pour tous ?
Castle Triathlon Series souhaite avant tout promouvoir le Triathlon comme un sport pour tous. La natation, le vélo et la course à pied sont les sports les plus pratiqués par les français. Pour des distances raisonnables, la combinaison des trois sports sur un parcours sécurisé est réalisable par tous, de 8 ans jusqu’à plus de 65 ans. L’objectif principal étant de se faire plaisir dans un cadre exceptionnel et convivial, en famille, en groupe ou en solo.

Justement quel est le profil de vos participants ?
L’événement est ouvert aussi bien aux triathlètes confirmés qu’aux débutants, élites, enfants (âgés de 8 à 15 ans) et familles car il comprend six courses différentes adaptées à des capacités différentes. Les concurrents peuvent également prendre part à une équipe de relais de deux ou trois personnes. La participation des familles est une tendance croissante mais le profil moyen du triathlète reste un homme entre 30 et 40 ans (70% hommes et 30 % femmes), mais cela évolue rapidement avec l’introduction d’épreuves exclusivement féminines et le soutien de partenaires tels que Shock Absorber. En Angleterre, l’épreuve Avenir de Hever Castle, attire presque un millier de jeunes, pourquoi pas cela à Chantilly ?

Vous obtenez cette année le label de triathlon durable, l’écologie est-elle au centre de vos préoccupations ?
Castle Triathlon Series a le privilège d’organiser des événements dans des parcs de châteaux magnifiques, aussi  prend-il en compte avec énormément de respect l’environnement. Castle Triathlon Series est très attentif et fait toujours en sorte de respecter les politiques environnementales des lieux de ses événements. Il possède une solide organisation mise en place lors de chacun de ses événements qui assure un nettoyage complet après les épreuves. Enfin, il soutient l’agenda 21 de la Fédération et le triathlon durable.

Êtes-vous triathlète vous-même ?
Oui. J’ai eu le plaisir de découvrir le Triathlon grâce à des amis et lors de la toute première Edition 2010 de Castle Triathlon Series à Chantilly. Suite à cela, nous avons décidé de créer ensemble le club "Chantilly-Triathlon" pour que les gens de la région puissent découvrir et pratiquer le Triathlon en toute sécurité et convivialité. Le Club aujourd’hui est fort de 40 triathlètes de la région de 16 à plus de 50 ans et de tous niveaux. C’est une belle réussite !

L’évènement se déroulera sur la journée, pouvez-vous nous donner rapidement le programme ?
Je profite de cette question pour remercier nos partenaires locaux Fédération Française de Sport en Entreprise, Groupe La Poste, Cofely Ineo GDF Suez, Caisse d’Epargne Picardie, Toyota Saint Maximin, FMC Radio, La Ville de Chantilly, le Domaine de Chantilly, Lions Club Connétable, et PLAN France.  Leurs soutiens montrent à quel point ce genre d’épreuves mobilise grâce aux valeurs sportives qu’elles représentent.

La journée démarrera à 8h00 avec la première vague "Le Chantilly". C’est la course phare : Français vs. Anglais vs. Irlandais (1500 m de natation / 40 km de vélo / 10 km de course à pied).

• Ensuite entre 9h00 et 11h00, des vagues "Le Condé" s’enchaîneront (800 m de natation / 40 km de vélo / 8 km de course à pied).

• A 10h00 s’élanceront les participants au Sprint "Le Louis XV" (400 m de natation / 20 km de vélo / 4 km de course à pied).

• Enfin à partir 14H, 3 vagues successives de jeunes (de 8 à 15 ans) s’aligneront sur des distances adaptées et sécurisées dans le parc du Château.

Informations pratiques et inscriptions en ligne pour la Série 2012
www.castlestriathlonseries.co.uk
www.triathlonchantilly.com

J’avais (re)démarré ma carrière de triathlète l’an passé à l’occasion d’un pari avec les membres de mon club d’athlétisme (NAC). J’ai immédiatement (r)attrapé le virus, acheté un vélo, une combinaison, etc… Je revenais cette année en connaissance de cause et pour améliorer mon chrono.

Ma préparation débute fin avril après le marathon de Paris ; il faut savoir que je ne nage et ne roule en vélo que 3 mois dans l’année. J’avais à cœur de progresser en natation et de vaincre le stress du départ en eau libre. Pourtant pas de recette miracle lors de mes entraînements en piscine, je me mets à l’eau, dix minutes tranquilles et ensuite j’effectue la distance de 1,5 km à allure compétition, s’en suit un retour au calme, ce qui totalise un kilométrage proche de 2 km. Pour certains cela semble ridicule, d’autant que je ne nage qu’une seule fois par semaine. Tant pis, je ferais avec…

Pour le vélo, ce sera deux séances par semaine. Une en salle le mardi, avec un travail de seuil et l’autre le dimanche avec les membres de la Runnosphère. Notre terrain favori, la Vallée de Chevreuse qui offre le dépaysement et le dénivelé qui manque cruellement en région parisienne.

Pour la course, partant du constat que c’est mon point fort, ce sera une séance de VMA avec le club de Nanterre et un footing de récupération.

Cette année, j’avais effectué quelques « répétitions » avant Paris en prenant part à deux autres triathlons. Celui de Cergy ainsi qu’Enghien-les-Bains, l’occasion de se rassurer et de travailler les transitions. J’arrive donc à Paris avec beaucoup plus de confiance que l’an passé.

Il est 5h30 Paris s’éveille sous la pluie
Depuis quelque temps, il règne sur la capitale comme une ambiance humide, il n’arrête pas de pleuvoir. J’ai rendez-vous à 7h dans le parc à vélo 3 situé sous la Tour Eiffel. Cette année, il y aura 4500 concurrents pour partager mon anniversaire, soit 3 vagues de 1500 triathlètes : premier départ à 8h, le second à 8h15 et ma vague à 8h30.

Il est temps de se mettre à l’eau
La descente dans la Seine est un peu chaotique. La température de l’eau est idéale, la pluie vient de s’arrêter. Top départ, je me suis placé au milieu du fleuve, je ne prendrais aucun coup cette année. Je suis parti devant, donc personne à doubler. A mi-chemin, je dois faire une pause car mes lunettes sont pleines de buée et prennent l’eau. Elles sont à cheval sur le bonnet et l’étanchéité n’est plus assurée. Et c’est reparti de plus belle, j’ai la Tour Eiffel en point de mire.

T1
La sortie de l’eau est difficile par un escalier métallique qui plonge dans la Seine. Il faut maintenant rejoindre le Champs de Mars et le parc 3, soit 820 m selon mon Garmin 910 XT.

Départ vélo
La pluie qui a été incessante durant la nuit a complètement détrempé la chaussée, il faudra être vigilant. Dès les premiers kilomètres, les crevaisons sont légion, il y a tous les 200m un pauvre triathlète qui s’affaire. Malgré la promesse faite à ma femme de rouler prudemment, j’effectue une partie vélo le couteau entre les dents, je freine le dernier et à chaque virage en épingle je double des concurrents par dizaines. Je profite de l’autorisation du drafting (rouler en peloton) pour me mettre à l’abri d’un vent persistant. Je suis remonté à un niveau qui est le mien, chaque fois que je tente une échappée le peloton me rattrape, alors à quoi bon, je reste au chaud.

T2
La distance entre l’arrêt vélo au pied de la Tour Eifel est le début de la course à pied est de 550 m que j’effectue à 9 km/h mais avec des chaussures de vélo aux pieds sur un sol glissant. Un bel exercice de style.

Course à pied
C’est parti pour faire la différence, je suis dans mon domaine. Le parcours n’est pas le même que l’an passé, je le découvre… Nous ne franchirons qu’une fois la montée du Trocadéro qui possède un fort dénivelé. S’en suit une belle descente qui, nouveauté, est suivie d’une nouvelle côte de courte distance. Retour le long des quais et c’est une longue ligne droite qui nous mènera jusqu’à l’arrivée. Cette année le portique a été déplacé tout en haut des jardins du Trocadéro. C’est dans un dernier sprint que je termine un grand sourire aux lèvres. Je découvre mon chrono : 2h12’ soit 17’ de mieux que l’an passé, je suis sur un nuage !

Ma course en détail
Natation 1500 m : 25’12’’
Vélo 40 km : 1h03’19’’
Course 8,6 km : 34’45’’

Ce triathlon fut l’occasion de tester la montre GPS Garmin 910 XT
Il est trop tôt pour faire un compte-rendu précis, mais les premières impressions sont bonnes. Les menus de configuration sont très intuitifs et faciles d’accès. Je pense que la fonction première d’un tel outil est l’entraînement, il permet une approche « scientifique » et précise. Je continuerai à explorer les fonctionnalités de cette montre et vous livrerai à la fin de l’été un premier bilan. Garmin France

Autre test durant la course les produits énergétique Isostar
Dans le cadre du partenariat Runnosphère/Isostar mais aussi par goût personnel, j’ai pris pour cette compétition la totalité de mes besoins énergétiques sous la même enseigne : Isostar. J’avais donc dans le bidon vélo deux capsules de Power tabs Fast Hydratation, dans la poche une barre salée "Bretzel" et un gel Energy Lemon.

Au final les produits Isostar ont joué pleinement leurs rôles. Pas de coup de barre, ni de crampes et au finish une amélioration de 17 mn de mon chrono de l’an passé. Que demander d’autres… La gamme Isostar

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Dans le cadre d’une préparation au marathon ou au triathlon la solution de l’hypoxie peut être envisagée. Pour ma part, je ferais avant le triathlon de Paris quelques séances afin de mettre toutes les chances de mon côté. Plus que jamais la recherche de bien-être et de performance figure au cœur des préoccupations. Aujourd’hui, SimAlti apporte une solution à cette quête incessante. Il s’agit ici de recréer les conditions rencontrées en altitude, à savoir la raréfaction de l’oxygène.

Dans ces conditions, notre organisme va chercher à ajuster en permanence les différents mécanismes physiologiques impliqués dans la diffusion de l’oxygène à nos cellules. Cette simulation d’altitude, autrement appelée hypoxie normobare (sans modification de la pression atmosphérique), que vous propose SimAlti va avoir un certain nombre de bienfaits sur votre système.

Rencontre avec Joséphine Boulinguez responsable du centre Simalti.

Joséphine parlez-nous de la méthode Simalti ?
SimAlti est né d’un voyage en Nouvelle-Zélande et d’une rencontre entre 2 jeunes femmes ayant la volonté de faire découvrir la simulation d’altitude au Français. Le centre à ouvert ses portes en février 2011 avec des machines Suisses et des protocoles étudiés par Frédéric Gazeau qui a un doctorat en Sciences de la santé et du sport. Le concept a pour but d’apporter une amélioration de la qualité mais également de booster les performances des sportifs de tous niveaux.

Comment démarre la première séance ?
Avant de commencer la première séance, on vous fait remplir 2 formulaires, le premier est un questionnaire de santé pour vérifier qu’il n’y ai pas de contre-indications (insuffisance respiratoire ou cardiaque et les femmes enceintes). Le deuxième est un questionnaire de qualité de vie pour évaluer comment les personnes se sentent en ce moment. Ensuite on installe la personne dans un fauteuil très confortable avec de la musique et là voilà partie pour un voyage d’1h à la cime du mont blanc ou du Kilimanjaro…

Vos offres s’adressent-elles seulement aux athlètes de haut-niveaux ?
Non au contraire, l’objectif de notre centre et de permettre a tous les sportifs et autres de pouvoir bénéificier des mêmes bienfaits que certains sportifs de haut niveau peuvent se procurer pour des coûts très honéreux. Nous avons aujourd’hui des sportifs allant du 10kms à l’ultra trail….

Existe-t-il différentes formules adaptés à chacun ?
Le protocole reste le même pour tous (sportifs ou non) : 10 séances sur 7 semaines ( 2 fois par semaine pendant 3 semaines puis 1 fois par semaine pendant 4 semaines). Ce qui va changer au cas par cas et au fur et à mesure des séances c’est l’altitude à laquelle les personnes vont monter, cela variera selon la saturation en oxygène. C’est un protocole qui aujourd’hui reste confidentiel.

Quels sont les effets de l’altitude sur les performances ou du quotidien ?

  • Développement capacité respiratoire (bronchodilatateur)
  • Amélioration de la récupération pendant les phases d’entrainement mais également après l’objectif final
  • Augmentation de la résistance et de l’endurance
  • Maintien de la forme physique malgrès la hause d’entrainement progressif.
  • ATTENTION : par contre ne pas sur sur-entrainer, rester sur sa ligne de départ

L’ hypoxie est-elle considérée comme un dopage ?
Non. L’utilisation de l’hypoxie n’est pas sur la liste des méthodes interdites par l’AMA (agence mondiale antidopagge). Vous pouvez retrouver plus de détail sur notre site.

Quel est le profil de vos patients ?
Attention se ne sont pas des patients, SimAlti n’a pas d’effet thérapeutique, SimAlti permet juste d’améliorer le quotidien de chacun à différent niveau selon : bien-être, sportifs….

Aujourd’hui 45% de notre cientèle vient pour le côté bien-être, lacher prise, relaxation…. 45% viennent pour booster leur performances sportives et 10% viennent pour se préparer spécifiquement pour faire une ascension.

Où retrouver SimAlti ?
 Aujourd’hui nous avons qu’un seul centre à Paris mais en septembre un autre centre devrait ouvrir ses portes dans le sud de la France et d’autre d’ici janvier 2013.

Renseignements complémentaires sur le site :
http://www.simalti.com/

Adrien est plutôt un habitué de la distance mythique du marathon avec un record proche des 3h, mais en quête d’aventure, il tente le triathlon courte distance. Il nous parle de sa première expérience sur le triple effort, un récit émouvant et plein d’humour.

Cela faisait un petit moment que ça me trottait dans la tête, je voulais voir ce qu’était un triathlon courte (1,5 km/ 40 km / 10 km). Bon, maintenant je sais, il faut être fort en natation, c’est-à-dire tenir 1,6km en crawl (distance que je n’avais jamais fait en piscine), ne pas perdre trop de temps dans le parc à vélo pour enlever de sa combi et enfourcher son vélo pour s’élancer dans un parcours de 53kms, si possible tenir toute la distance sans problème technique. Ensuite il faut encore reposer le vélo sans tomber et chausser ses chaussures de running le plus vite possible pour 12kms de course à pied.

Peu importe le temps réalisé
Après tout ça, on a la satisfaction énorme d’être triathlète (bon, triathlète débutant, mais triathlète tout de même)! Et bien voilà, c’est uniquement pour me prouver que je pouvais enchainer tout ça que je n’ai même pas hésité en m’inscrivant pour le triathlon de Cergy 2012 (en fait non, j’ai tout de même hésité dans la distance, il y avait également une distance « découverte », mais bon je me disais, quitte à en baver, autant que cela vaille le coup, alors ça sera le CD ou rien !

Pour être triathlète il faut savoir se lever tôt le jour de la compétition, rejoindre l’air de départ avec un sac de voyage comme si on partait pour une semaine, bref cela demande une organisation draconienne pour ne rien oublier ! J’avais rendez-vous assez tôt avec jean pierre sur le parking de la base de loisir de Cergy; je ne connaissais rien du tout au protocole du triathlon: la mise en place de son matériel sur l’aire de transition, le brief de départ … Une grande première pour moi ! Justement, à peine le temps d’enfiler à la hâte sa combinaison et préparé ses gels pour les prochaines épreuves que le brief de début de course avait déjà commencé. La pression monte, j’étais stressé comme jamais, je n’avais jamais fait autant de distance en natation en une seule fois, c’est bien simple, si j’arrive au bout de la nage, le reste c’est de la détente!

C’est mort de trouille que je regagne le point de départ
Il s’agit de faire bonne figure et pourquoi pas ne pas terminer dernier ! Allez c’est parti, en quelques secondes je ne vois plus du tout jean pierre et les autres nageurs, ça va bien trop vite pour moi, peu importe je reste concentré sur mes rudiments de crawl et j’essaie au maximum d’allonger mes gestes. N’ayant pas du tout l’habitude de nager le crawl, je m’aide très régulièrement de la brasse mais avec la combinaison les gestes sont vraiment compliqués, au moins je ne suis pas gêné par les autres nageurs, j’en suis presque à me dire que ça serait sympa de rester plus longtemps dans l’eau d’autant plus que le lac est magnifique et le temps vraiment clément ! Bon allez on ne va pas coucher là, je vois enfin la rive, j’ai l’impression que je suis le dernier à sortir de l’eau … pas tout à fait mais presque …

Je rejoins le parc à vélo avec un grand sourire
L’épreuve que je redoutais tellement est derrière moi ! Jean Pierre est là, comme il m’avait dit, nous continuerons les deux dernières épreuves en duo ! Je serai donc chaperonné comme jamais. Un grand merci  pour me permettre de vivre pleinement cette première expérience du triple effort, ça a été un plaisir du début à la fin !!

Bon allez ce n’est pas tout ça, mais on a tout de même un triathlon à terminer ! Le temps d’enlever (difficilement) ma combi que le parc à vélo se dépeuple dangereusement. J’ai la bonne surprise de voir Jeff et mon père nous prendre en photo comme de vrais pros ! Allez c’est parti pour 53 kilomètres de « balade » à vélo ! Je ne devrais pas utiliser le mot « balade » mais bon, c’était bien le cas, j’essayais surtout de ne pas tomber et de suivre l’allure de jean pierre plutôt que de véritablement me demander où il m’était possible d’accélérer … j’ai un manque d’entrainement terrible en vélo, mais bon ce n’est pas bien grave, je ne souhaite pas me qualifier pour l’IM d’Hawaï !

Grâce aux très nombreux bénévoles qui nous indiquent la route à prendre et coupent la circulation, tout se passe bien, nous saluons même Monsieur Running Café sur le parcours (merci beaucoup pour les photos et les encouragements !!).

Après 53kms la balade est terminée, il est temps d’enfiler les running et de s’attaquer aux 12kilometres de course à pied ! J’ai été une tortue en natation, une vraie limace en vélo, il n’y a pas de raison que cela change pour la course à pied ! Ça sera en footing !!

Dernière épreuve…
Une fois sur l’aire de transition j’oublie complètement d’enfiler mes chaussettes (aie, aie les ampoules) et commence le footing !! Jean pierre est toujours à mes côtés, il en profite pour faire quelques vidéos et nous discutons tranquillement tout au long du parcours ! Finalement au bout de presque 4 heures toutes les bonnes choses ont une fin il faut se résigner à terminer la course ! C’est sous les acclamations du speaker et des encouragements de Jeff et de mon père que je passe comme un champion la ligne d’arrivée !

Quelle formidable expérience !!! Un triathlon en mode tranquille c’est vraiment parfait ! Je sais qu’il faut que je me force à nager en piscine et enchainer les sorties vélos si je veux être prêt pour l’année prochaine et participer à la seconde édition de ce superbe tri@Long !

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Après mon triathlon de la semaine dernière à Cergy comme lièvre, j’avais hâte de savoir ce que je valais sur cette saison 2012 en mode compétition. Sans dévoiler la fin de cet article, je peux d’ores et déjà vous dire que le résultat ne fut pas à la hauteur de mes espérances.

A l’invitation de Salvio je répond présent à ce triathlon courte distance (1,5 km/ 41 km/ 10 km) histoire de me tester en vue de Paris au mois de juillet. Pour l’occasion, toute ma famille a fait le déplacement pour voir comment papa se débrouille dans ce nouveau sport. Malgré cela je suis confiant, le soleil brille sur la région parisienne et la température de l’eau ne sera pas glaciale. Je dois vous l’avouer tout de suite la natation en eau vive est mon gros point faible.

Nous arrivons sur place près de deux heures avant le départ, afin de nous imprégner de l’ambiance. Il est attendu près de 450 concurrents, la ville grouille de vélo. Un rapide tour au plan d’eau et une main plongé dans le lac et j’estime une eau à 17° ce qui n’est pas mal. S’en suit un choix stratégique : combinaison complète ou shorty (jambes courtes et sans manches) ? La complète offre un vrai rempart à la température basse, et une meilleure flottaison, par contre c’est un calvaire pour la retirer ! Je dois à chaque fois m’asseoir dans le parc de transition pour retirer les jambes. Alors qu’avec le shorty, je peux quasiment l’ôter en courant. La décision est prise, j’opte pour la version courte.

Nous sommes avec Salvio mitoyen dans le parc à vélo, ce qui nous permettra de partager notre stress. Il est comme moi effrayé par la partie aquatique, pour lui c’est l’aspect saumâtre de l’eau et son odeur qui le rebute.

Nous sommes parmi les premiers à nous mettre à l’eau
Le départ sera donné immergés à une dizaine de mètres du bord. C’est l’occasion de tester ma combi, pas de soucis, mes bras nus supportent bien la froideur de l’eau. Pour nous économiser, nous nous accrochons au bateau du commissaire de course. Top départ, les 450 triathlètes s’élancent.

Nous sommes avec Salvio très bien placés sur la gauche de la meute, nous esquivons bien les coups. J’aperçois à 500m du parcours Salvio qui me dépasse. Il nage bien plus rapidement que moi, je le laisse filer impuissant. Je me retrouve à nouveau isolé dans la dernière partie du trajet et pour cause je suis dans les derniers.

J’avais l’appréhension comme à chaque fois d’avoir la tête qui tourne en sortant de l’eau, alors je termine les 50 derniers mètres en brasse afin de donner un peu d’inclinaison à mon corps. Cela ne change rien, je regagne le ponton et impossible de marcher, je m’agrippe à une barrière et attendant que cela passe. Je rentre dans le parc à vélo, mon fils me dit « mais qu’est ce que tu fais, tu as avalé une grenouille ? » Je suis à ce moment 424e sur 450, le parc est quasi-dessert, l’avantage c’est que je trouve facilement mon vélo !

La partie cycliste
Je suis dans un premier temps avec des gens en VTT ou des vieux vélos. Ce n’est pas grave, je file ! Au bout de 5 km, nous rejoignons les premiers concurrents, car il y a trois tours à faire. Je me retrouve avec les « cadors », je m’accroche, je roule, je grimpe. Il y a à mi-parcours une côte d’environ 200 m avec un dénivelé de 20%, c’est énorme. J’ai rarement vu cela hormis dans les Alpes.

C’est là que je sors mon arme secrète
J’utilise mon triple plateau, qui m’a valu tant de moquerie à l’achat de la machine. Il me sauve la vie, je laisse la plupart des concurrents sur place, j’adopte un rythme que je ne quitte pas jusqu’en haut de la côte. Ce triple plateau m’avait déjà bien servie dans l’Alpe d’Huez l’an dernier. Il s’en suit un faux plat descendant, suivie d’une grande descente dans laquelle il est impossible de se mettre en position « aéro », à cause des nombreux trous sur la chaussée et des ralentisseurs. Dans le deuxième tour et surtout dans le dernier, il y a de nombreuses personnes qui mettent le pied-à-terre terrassé par l’ascension. C’est une chose assez rare en triathlon. C’est d’ailleurs dans cette monté que je passe à mi-parcours Salvio en difficulté.

Je suis regonflé à bloc
J’entame mon retour au parc, sur la fin du parcours ma famille, mais aussi Adrien et Christophe scandent mon nom. Cela fait du bien au moral. J’opère un rapide changement, je ne change que de chaussures. Je passe le premier kilo en 4’ 15’’ c’est trop rapide, il faut que je trouve, surtout pour le début, un rythme plus proche des 4’ 30’’. Les concurrents semblent à l’arrêt je les passe un à un, cela flatte mon égo. Il s’agit dans cette partie aussi de boucles, deux exactement. Nous avons donc l’occasion de nous croiser, c’est comme cela que j’aperçois Salvio sur mon premier retour, il a l’air bien et adopte une foulée aérienne. Mes supporters sont toujours là, ils crient, ils encouragent, quel bonheur !

La ligne d’arrivée est en vue, pas d’accélération, je termine au train. J’ai les pieds en feu, j’avais pris l’option de courir sans chaussette. Je passe le portique dans un grand soulagement, il fait chaud, très chaud, j’ai soif…

Quelques instants après c’est l’arrivée de mon ami Salvio il a signé une très belle course à pied. Nous sommes très heureux d’en terminer et retrouvons nos supporters afin de « refaire la course ». Le triathlon offre des sensations indescriptibles, une sensation de dépassement. Le fait de changer de sports donne sa chance à chacun des concurrents, je vous invite à découvrir ce triple effort !

La course en chiffres :
Temps total 2h 50’ 48’’
Partie natation (avec le changement) : 42’ 17’’ 424e temps
Partie vélo (avec le changement) : 1 h 22’ 58’’ 92e temps
Partie course à pied : 45’ 33’’ 91e temps
Je termine 29e de ma catégorie soit en triathlon V2

Quel bonheur de débuter cette nouvelle saison de triathlon ! La météo ne se prête pas encore au jeu et il faut beaucoup d’imagination pour se croire à Kona island. Quoi qu’il en soit, la saison a débuté pour moi ce week-end avec le triathlon de Cergy, nouvelle épreuve sur le calendrier.

La semaine qui précède l’épreuve je ne ménage pas mes efforts, grosse séance sur piste (6 x 500m) et grosse sortie vélo avec les amis de Vélosphère en vallée Chevreuse. Je ne fais pas de ce triathlon un objectif, mais juste une mise en jambe. Je profite même de l’occasion pour accompagner Adrien un ami sur son premier triple effort. Il n’a pas choisi la facilité car il s’agit d’un « Maxi courte distance » à savoir 1,6 km en natation, 53 en vélo et pour terminer 12 km à pied. La logique aurait voulu qu’il choisisse la distance « découverte » ayant lieu le même jour. Mais il faut savoir qu’Adrien est têtu, et quand il a une idée en tête…

Réveil à 6h15 pour un petit-déjeuner costaud, la journée va être longue ! J’ai peur de la température de l’eau, je dois l’avouer la natation est une partie qui m’effraie à chaque fois. Soit à cause du climat, soit à cause du nombre de concurrents.

Base de loisirs de Cergy
Parking P3, les concurrents arrivent peu à peu, et commencent l’étalage de belles machines. En triathlon règne une frime que ne connais pas le trail ou l’athlétisme. Quand les concurrents mettent leurs tenues d’apparat et enfourchent leurs fidèles destriers, ils ont tous une allure de vainqueurs !

Je me moque, mais j’avais pour l’occasion mis ma plus belle tenue tri-fonction de chez Craft et opté pour l’indispensable accessoire du triathlète à savoir la visière ! J’avais donc aussi l’apparence d’un pro, mais sans les performances…

Mon poulain est là
J’informe Adrien que je serais avec lui tout au long de cette épreuve, il est ravis car il me l’avoue : « il est mort de trouille » ! Nous regagnons le parc à vélo et plaçons nos affaires dans un ordre méthodique, je lui fait part de ma modeste expérience. Nous enfilons nos combinaisons néoprène, la tension monte. Chacun spécule sur la température de l’eau, les rumeurs annoncent entre 13 et 15 ° dans tous les cas, ce sera froid !

Nous voilà dans l’eau, les pieds glacés. Pas le temps de s’échauffer nous sommes sous les ordres du starter, nous décidons de nous mettre à l’écart du peloton afin de ne pas prendre de coups, mais au signal nous sommes les derniers à nous élancer dans l’eau, ce n’est pas grave…

Comme prévu je perds rapidement le visu d’Adrien, je nage donc à mon allure. Un problème de buée sur mes lunettes vient renforcer mon sentiment de solitude. J’ai l’impression de nager seul au milieu de ce lac, ils sont tous devant ou derrière, mais personne à mes côtés. Dans la dernière partie nous sommes rejoins par ceux de l’épreuve « découverte » partis 20 mn plus tard. Comme souvent à la sortie de l’eau, j’ai la tête qui tourne, je ne peux pas marcher et dois patienter quelques secondes avant de rejoindre l’aire de transition.

T1 : c’est parti pour 53 km de vélo
Je retire ma combinaison néoprène, mais habits sont déjà sur moi, je n’ai qu’a enfiler les chaussures de vélo. Mais avant, je dois attendre mon camarade. Le voilà, avec un grand sourire, il vient de terminer l’épreuve qui l’effrayait. Adrien choisit de se déshabiller et d’enfiler une tenue de cycliste. Il prend son temps, et sans s’en rendre compte, le parc se vide désespérément.  Si bien qu’il ne reste plus que quelques vélos, en clair nous sommes parmi les derniers a quitté le parc.

Après un parcours urbain de 5 km, nous sommes rapidement dans la nature et le parc du Vexin nous accueille. Pas de grosse difficulté, hormis une bosse à mi-parcours. Il y a peu de cycliste devant nous, nous passons la quasi totalité de l’épreuve que tout les deux.

T2 : deux boucles de 6km nous attendent
Adrien est un bon coureur, son chrono sur marathon est proche des 3h. Nous attaquons donc cette dernière partie avec confiance. Il me parle de vitesses de course autour des 14 km/h, je lui dis ne pas partir pas trop vite, car 12 km c’est court mais cela peu aussi être interminable !

Nous rejoignons les concurrents qui attaquent leurs deuxième tours, cela fait du bien de voir du monde. J’ai un flottement du 2e au 5e kilomètre, un coup de mou. Il faut dire que nous sommes en course depuis 3h, je reprends des forces avec un gel et la satisfaction d’entamer la dernière boucle.

Nous y sommes, nous entendons la sono, le speaker annonce nos prénoms à la foule encore nombreuse. Adrien est sur un nuage, il va terminer son premier triathlon, lui qui rêvait de ce sport depuis des années. Je reste en retrait pour le laisser franchir seul la ligne d’arrivée, sous les yeux admiratif de son père. Il a ses grands yeux d’enfants qui pétillent, je suis heureux pour lui. J’ai passé une bonne matinée à partager des sensations et des passions…

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Doit-on parler de la sportive ou de la photographe ?  J’ai découvert Cécile au travers de ses clichés, de superbes photos en noir et blanc prises lors des régionaux de cross sous un léger manteau de neige. Je prends contact avec le personnage et m’aperçois au fil de la conversation qu’elle n’est pas, que, photographe mais aussi une athlète de bon niveau.

Si tu le veux bien, nous allons commencer par la photographe. Comment est venue cette passion pour la photo ?
La photographie occupe maintenant une place relativement importante dans ma vie, mais c’est un fait récent. Certes, plus jeune, j’avais déjà pratiqué avec un réflex argentique, notemment lors de voyages. Mais ce n’était que ponctuellement. J’avais aussi d’autres priorités et la pratique de la photographie demande de la disponibilité. Cependant, j’ai été très tôt passionnée de cinéma et il y a eu une période, disons de 20 à 30 ans, au cours de laquelle je fréquentais assidument des festivals consacrés à des réalisateurs. Cette culture cinématographique m’a certainement aidée à construire mon regard.

En 2007, suite au décès de mon père, qui a toujours été un passionné de photo, j’ai repris son réflexe numérique de l’époque. C’est donc ainsi que j’ai débuté en photographie numérique. Ce n’est pas un hasard. Fondamentalement, je pense que la photographie est liée à la disparition et à l’éphémère, quelque soit le genre de photographie que l’on pratique. Photographier, c’est tenter de fixer cet éphémère, c’est refuser en quelque sorte cette disparition. Cela participe bien sûr également à la mise en place d’une mémoire.

J’ai donc débuté tout simplement en photographiant des sujets très proches de moi, en l’occurrence les amis de mon club de course à pied, qui était à l’époque le Vanves Running Club (VRC92). Avec des reportages lors des cross ou des compétitions Interclubs. En septembre dernier, j’ai rejoint le Photoclub de Palaiseau (Essonne) qui réunit des photographes amateurs et quelques professionnels. C’est une excellente manière d’échanger autour de la photographie, d’avoir des avis critiques et argumentés sur ses photos, de se motiver autour de projets collectifs, d’avoir des opportunités pour exposer…et surtout de progresser car je suis encore vraiment une débutante !

As-tu des sujets de prédilection ?
L’animateur du Photoclub de Palaiseau m’a dit que j’étais plutôt une photographe de l’instant (et m’a avertie que c’était un genre difficile). Il est vrai que j’affectionne particulièrement le genre reportage, que ce soit le reportage sportif ou le reportage de société, comme celui que j’ai fait en décembre dernier sur les marins-pêcheurs du Guilvinec et la criée (j’y retourne en avril et je compte passer une journée sur un bateau de pêche). Prochainement, avec quelques membres du Photoclub, nous partons en reportage sur la course cycliste Paris-Roubaix, dans la tranchée d’Arenberg. Mais ma pratique de la photographie est éclectique comme vous pouvez en avoir un aperçu sur ma galerie web. Je suis d’ailleurs d’avis que c’est la meilleure façon de progresser.

As-tu  déjà exposé tes clichés ?
Mon reportage sur la criée du Guilvinec va faire partie d’une exposition collective l’année prochaine à la MJC de Palaiseau. D’autre part, j’ai un projet à plus long terme sur le sujet du cross-country. J’ai décidé de me déplacer l’hiver prochain sur différents cross, que ce soit des petits cross départementaux ou des grands cross nationaux, pour photographier non seulement les courses, mais aussi tous les à côtés, qui apparaissent finalement assez peu dans les revues ou sites spécialisés. Je trouve d’ailleurs vraiment dommage que le cross qui est si photogénique soit si peu médiatisé.

Maintenant la sportive, tu possèdes un palmarès à faire pâlir les plus aguerris. Combien de marathon au compteur ?
J’ai couru 26 marathons, mon premier à Paris en 1995. Egalement un 100 kms à Cleder (Bretagne) en 1996. Quelques trails aussi de plus courte distance.

Quel est ton record sur marathon ?
 J’ai un record de 3h04’00" réalisé en septembre 2003 au marathon de Berlin (à 40 ans, j’en ai actuellement 48).

Quels autres sports pratiques-tu ?
Depuis quelques années, je pratique aussi le vélo. J’aime surtout les ascensions de cols en montagne. En 2009, j’ai participé à l’Etape du Tour Montélimar-Le Mont-Ventoux (170 km et D+=3200m). Je suis une "Cinglée du Ventoux" (c’est le nom d’un club qui regroupe ceux  qui ont réalisé les trois ascensions du Géant par les trois versants différents dans une même journée). En 2010, j’ai  participé à mon premier duathlon, un duathlon longue distance, celui du Val d’Aran (avec l’ascension du col de Mente). Dans le passé, j’ai fait aussi un peu d’initiation à l’alpinisme (arête des Cosmiques, aiguilles de Chamonix), l’ascension du Grand Paradis (4000m), l’ascension du Kilimandjaro (5880m) et des treks de haute altitude au Pérou ou en Inde dans le Zanskar.

Comment s’articulent tes saisons, de façon méthodique ou à l’envie ?
Il fut une période où j’accumulais beaucoup de compétitions. Maintenant, avec l’âge, je deviens plus raisonnable. Il est indéniable que le corps récupère moins vite. Ma priorité est de ne pas me blesser et de préserver ma santé afin de d’avoir le plaisir de courir et de faire du sport le plus longtemps possible. Il y a des périodes où je suis une programmation relativement structurée, mais ce n’est pas systématique. L’essentiel de toute façon est bien d’avoir la motivation et le plaisir.

Es-tu dans un club, si oui lequel ?
J’ai pris ma première licence FFA assez tard, seulement en 2003, en rejoignant le Vanves Running Club (VRC92), alors que cela faisait plusieurs années déjà que je pratiquais la course à pied, notemment avec le club des Front Runners de Paris. De septembre 2009 à septembre 2011, j’étais licenciée à Essonne Athlétic (j’habite à Gif sur Yvette). En septembre dernier, j’ai rejoins l’US Triathlon Palaiseau, afin de mieux équilibrer ma pratique entre le vélo et la course à pied.

As-tu des rêves en sport ?
Faire le marathon de Big Sur, le long de  la côte californienne. Ou un long trail dans l’outback australien. Plus proches géographiquement, il y a de magnifiques cyclosportives en France et en Italie auxquelles j’aimerais participer.

Ta prochaine compétition ?
Les compétitions d’ores et déjà prévues sur mon calendrier sont la Vélostar le 1er mai, une cyclosportive en Essonne de 155 km avec 1000m de dénivellé positif, deux cyclosportives dans les Pyrénées cet été dont la Massi-Font-Romeu (149km et D+=3000m), et fin septembre, la Gentleman du Coeur, un contre-la-montre à vélo par équipe de deux, organisé par l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque.

Galerie Photos de Cécile :
http://cecilem.smugmug.com/