Semaine 6 de Running Guy

Publié: 7 mars 2011 dans Récits

Semaine 6 :

Cette seconde semaine de préparation au marathon était comme la précédente … en plus dure : des 500m, des 4000 et une sortie longue de 2h00.

D’ailleurs : Comment un coureur démarre-t-il sa semaine ? Dans les tartines blocks ! (Voilà la blague Carambar c’est fait :).

Mardi

60′ d’échauffement + 6 x 100m en 19″ avec récup’ 30″

C’est un vrai copier/coller (Ctrl+C/Ctrl+V ou {Pomme}+C/{Pomme}+V) de la semaine dernières donc rien à en dire de plus. Ah si une différence tout de même ; le samedi précédent nous n’avons pas fait 10×200 mais 3×3000. Ah ben tiens une autre différence ; je ne fais pas l’échauffement d’une heure sur la piste mais dans les rues. C’est effectivement moins monotone et j’ai l’impression que ça passe plus vite alors qu’une heure ça fait et fera toujours 60 minutes ou 3600 secondes. Pour le contenu et les détails du fractionné, il faut lire la semaine 5 :).
Pour l’instant tout va bien ; demain est un autre jour … et quel jour !

Mercredi

30′ d’échauffement + 10 x 500m en 1’41 » avec récup’ de 1’15 »

Il y a deux semaines, il y avait le même programme mais avec 4 secondes de plus et ça avait été très pénible. Autant dire que celle-ci ne s’annonçait pas pour être une partie de plaisir. A cela s’ajoute le froid, le vent et la pluie qui ne cesseront jamais de m’accabler durant toute la séance. 500m signifie donc 3 lignes droites à négocier et comme il y a du vent, je fais en sorte de l’avoir 2 fois dans le dos :). Donc démarrage sur la ligne des 300m pour finir au départ du 200m ; c’est bon tout le monde comprend, pas besoin d’illustration ? Avant de commencer, rien pour me motiver ou pour positiver si ce n’est le devoir de suivre le plan.

Premier 500 et au bout de 150m j’ai mal aux jambes. Tempête dans mon cerveau ! « Que m’arrive-t-il ? », « Je ne vais jamais arriver au bout de la séance », « Je ne vais pas arriver au bout de la première répétition », … Je suis à l’arrache pour finir mon tout premier 500m, je suis déjà dans le dur. Une petite pression sur le bouton pour arrêter le chronomètre, verdict : 1’35 ». Je comprends tout ; je cours beaucoup, beaucoup, beaucoup trop vite surtout sur cette distance. Je me demande si les 6x100m effectués la veille n’ont pas un effet pervers. Couplé à mon problème de réglage voilà que je suis parti comme un kamikaze. Ca risquait bien de me « cramer » pour la suite.

A partir de là, je vérifie mes temps de passage tous les 100m et ce malgré la pluie qui ne me permet pas de très bien distinguer le cadran de ma montre bien que les chiffres soient assez gros et lisibles. Tout rentre dans l’ordre. Les 500 s’enchaînent. Je les boucle entre 1’40 » et 1’41 » tel un horloger suisse sauf pour le 7ème à partir duquel je ne regarde plus mon chrono car là je n’y vois plus grand-chose. Résultat : 1’43 ». Aïe, grosse chute de régime mais heureusement juste une « anomalie ».

8, 9 et 10 seront de nouveau conformes à l’allure que je dois pratiquer mais accomplis dans la souffrance. La récupération semble bien courte lorsqu’il faut repartir au petit trot 100m en arrière pour s’en infliger de nouvelles encore et encore. Dans ces moments-là on ne voit pas bien quels bénéfices on va pouvoir tirer de ses épreuves, mais on y retourne en serrant les dents certes mais on y va. Et quand ça se termine enfin, la récompense est immédiate : la satisfaction d’avoir atteint son objectif … enfin celui fixé par le coach :).

Jeudi

1h15 d’endurance à l’allure de 4’32 »

En envoyant mon compte-rendu de ma séance de la veille à Abdel, je lui avais fait part de mon appréhension puisque généralement la sortie d’endurance post VMA moyenne est quelque peu difficile car les jambes ont bien trinquées. Il me confirme que la première 1/2 heure sera sûrement difficile mais qu’après ça devrait aller.

Alors direction le stade pour égrainer les tours de piste. Une douleur au mollet gauche se fait ressentir. Ca ne s’annonce pas très bien. Effectivement c’est compliqué pendant 30/35 minutes mais je tiens l’allure. Au fur et à mesure que la douleur au mollet s’atténue, mon rythme s’améliore petit à petit passant de 4’30 » au kilo à 4’25 ».

#Ainsi court, court, court le petit coureur à pied
ainsi court, court, court, 30 petits tours et puis s’en va.#

Samedi

30′ d’échauffement + 3 x 4km en 16’40 » avec récup’ de 3′

Les habitués du samedi ont tous répondus à l’appel de Vincennes y compris la pluie :(. Il manquait Delphine qui était toute excusée et pour qui nous avons tous eu de grosses pensées. Une absente, un nouveau : Marc. En fait un ancien athlète d’Abdel qui revient à la course à pied après une grande période d’arrêt (je ne me souviens plus du nombre d’années). A noter également le retour de notre Kenyan blanc (mais bronzé) made in Marseille : JiiiiiPééééé !!! Un Jean-Pierre fatigué et ressentant une douleur au mollet qui aura des petites conséquences lors de la séance.
Lorsque nous nous rejoignons sur le parking, nous voyons bien la voiture du coach, mais où peut-il bien être ? Il est parti en repérage pour mesurer notre parcours … sur l’asphalte. Il nous épargne la boue. Cette fois-ci, nous aurons le droit de courir en partie avec les cyclistes, donc prudence lorsqu’il faut traverser la chaussée.

Coach Abdel nous demande de partir nous échauffer sans l’attendre en nous indiquant évidemment où aller. Au début, nous devions faire des « grands » tours en suivant la piste cyclable, mais finalement nous ferons 3 petits tours. J’avoue que je ne sais pas trop comment expliquer le tracé mais ceci n’est pas très important. Pour ne pas faire plus qu’il n’en faut, le dernier tour est légèrement tronqué, il faut s’arrêter au niveau d’un arbre en travers que bien sûr je ne vois pas dans un premier temps et qu’ensuite je « devine ». Pour la sécurité : attention aux trottoirs et aux vélos.
Quelques étirements, quelque lignes droites et hop hop hop nous nous plaçons en ordre de bataille. J’ai repéré un marquage au sol « 1km ». J’estime approximativement mes temps de passage sur les 2 premiers tours à respectivement 5’40 » puis 11’20 ». Dès le départ 3 groupes vont vite se former : le 1er composé d’Abdel, Alexandre, Christophe et Ali, le second de Jean-Pierre, Alain et moi-même et le 3ème d’Alessandro et Marc. Comme à mon habitude, je démarre trop fort, mais là je m’en aperçois rapidement et je me fixe sur le bon rythme, JP et Alain bien calés juste derrière. Une sorte de petite courbe qui requiert de relancer à sa sortie pour s’élancer vers une ligne droite en faux plat montant entre les terrain de foot. C’est LA difficulté du parcours à mon sens, d’autant plus que le vent souffle de face. Finalement elle se négocie plutôt. Un regard à gauche pour observer si des cyclistes arrivent et nous entamons la dernière partie du tour … en descente. J’en profite pour bien repérer l’arbre d’arrivée et la marque « 1km » s’annonce. Top ! 1er tour : 5’44 ». Deuxième tour en 5’49 » et au final le premier 4km en 16’39 » ; dans les clous. Nos guépards qui sont arrivés une bonne minute avant nous profitent de taper la discussion pour gratter de la récupération. Ce n’est pas très joli-joli :).

Les 3 minutes fondent comme neige au soleil et il faut déjà repartir. Je reprends la tête de notre groupe sur le premier tour. Jeannot prend alors les choses en mains ou plus exactement en jambes et mène la course à partir du 2ème tour, rang qu’il tiendra jusqu’à la fin. Et quand JP passe, les autres trépassent. Je m’accroche à son short en faisant l’élastique. Et lorsque je pense enfin le rejoindre à l’entrée du tout dernier virage, il accélère le bougre ! Il me relègue 5 bonnes secondes derrière en 200m environ. Ca file un coup à la tête :(. Mais ce 4000m est achevé en 16’34 » donc ça va.

Le début de la dernière série ressemble à la seconde. Je prends les devants mais très vite JP s’empare de la tête. L’allure est maîtrisée et nous bouclons le 1er tour en 5’45 ». Mais dans le deuxième Jean-Pierre marque un peu le pas et je le dépasse. En fait sa douleur au mollet ne lui permet plus de trop tirer alors il joue la prudence qui comme chacun le sait est mère de sureté. Je m’en vais donc seul vers la marque « 1km ». A son franchissement, l’affichage indique 11’30 » soit 5’45 » au tour : r-é-g-u-l-a-r-i-t-é :). Je conserve mon rythme jusque dans l’ultime ligne droite qui annonce la fin de la séance où j’accélère un peu. Devant la ligne d’arrivée (virtuelle) je vois Christophe en position de photographe sportif prêt à immortaliser l’instant où j’en aurais fini avec cette dernière répétition. Le chrono est correct (16’28 ») et la satisfaction du travail accompli est bien présente.

Une fois que tous mes petits camarades de jeu sont arrivés et après les congratulations, une petite séance photo de groupe s’improvise. C’est l’heure de replier les gaules et de rentrer au parking pour goûter à des vêtements secs et une collation certes frugale mais bienvenue.

Dimanche

Sortie longue 2h00

C’est la toute première fois qu’un dimanche (hors compétition) où je suis à Paris et en état de courir je ne vais pas au Nike Running Club :'(.

C’est donc encore et toujours à Vincennes que je vais effectuer cette séance dominicale en compagnie d’Alain, Jean-Pierre, Abdel, Alexandre, Christophe et Ali. Tout le monde est équipé pour se ravitailler que ce soit en gels ou en eau.  Le coach doit nous emmener sur des vitesses situées entre 12 et 12,5km/h. Et comptez bien sur lui pour nous le rappeler ! Et d’ailleurs ça ne traîne pas puisque son premier rappel à l’ordre intervient après quoi … 5 minutes :). Nous nous entamions alors le premier de nos deux tours du bois de Vincennes. Alors autant j’ai été nul pour décrire le parcours sur les bords de Seine que là c’est encore pire. Nous passons par le lac, puis j’ai souvenir d’une très longue montée vers l’hippodrome et puis une interminable ligne droite longeant la piste cyclable pour enfin revenir à notre point de départ : le parking.

Sur le contenu, nous sommes quelques uns à ne pas avoir de jambes ce matin bien que l’allure ne soit pas très élevée. Nous n’avons pas totalement encaissé les 3×4000 du samedi. Mais on bénéficie de la course en groupe alors on accroche les wagons à la locomotive et on suit. Le premier passage le long de l’hippodrome marque la pause pipi. Nous nous sommes tous alimentés et/ou réhydratés et lorsqu’un membre du groupe s’arrête, cela provoque quasi instantanément l’envie chez les autres. Ayant été le dernier à stopper pour me soulager, les autres ne m’ayant pas attendus, je me décide à produire l’effort pour les rejoindre. Ce qui ne s’avère finalement pas si simple. Abdel, ayant jeté un coup d’oeil dans ma direction et ayant bien saisi l’énergie que cela m’en coûterait de faire la jonction,  fait demi-tour et arrivé à ma hauteur me conseille de revenir à un rythme plus mesuré. Nous les rattraperons au train. Ce qui s’avère juste puisque quelques minutes plus tard le groupe se reforme. Un peu plus tard, la première boucle s’achève en un peu plus d’une heure.

Et c’est reparti pour un tour… Au moins là je sais à quoi m’attendre. La douleur au mollet de Jean-Pierre aura raison de lui et arrivé au lac, il décide de retourner au parking. Il doit se ménager. Il nous apprendra qu’il a mis presque autant de temps à rentrer (en marchant) que nous pour revenir. Il y en a 2 qui vont se distinguer : Ali et Alexandre. Ils trépignent d’accélérer. Nous allons vraiment trop lentement pour eux. Nous avons le droit à un petit laïus d’Alexandre concernant sa frustration et le fait qu’il ne va pas courir pendant une semaine pour cause de … vacances … au ski :). Malgré la demande expresse du coach, ils n’en font qu’à leur tête et ils partent. Dans les premiers instants l’écart n’est franchement pas flagrant à tel point que l’on se demande s’ils ne se sont pas vus un peu trop “beaux” sur ce coup. Mais celui-ci va se faire imperceptiblement mais sûrement. A partir d’un moment nous ne les voyons plus et nous ne les retrouverons qu’une fois arrivés. A partir de la montée vers l’hippodrome ça devient difficile pour moi. Dans ce cas-là je repense à ce que disait Chedli (ami de JP et excellent marathonien) quand nous avons regardé le marathon de New-York à la télé : “Ferme-là et roule.” Alors je me tais et je me cale à Abdel. Juste derrière, Christophe et Alain ne doivent  pas vraiment avoir les mêmes soucis que moi puisqu’ils n’arrêtent pas de jacasser :). Quand je vois poindre la piste cyclable, je sais que la fin est proche. Et c’est le moment choisi par Abdel pour accélérer l’allure. “Ferme-là et roule.” Plus vite on en aura terminé et mieux ça sera… Quel soulagement de voir toutes ces voitures garées.

2h00 se sont écoulées.

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commentaires
  1. laure dit :

    Super Guy ! J’aime bien les descriptions de tes sensations et ressenti. On se dit : ah ça n’arrive pas qu’à moi !!!
    On te souhaite surtout bon rétablissement et une sage gestion de ta reprise ! Courage, on t’attend !

  2. Superbe descriptif de tes entraînements. Je retiens le mollet de Jean-Pierre. Bonne guérison.

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