Semi-marathon de Lille

Publié: 5 septembre 2011 dans Récits
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Christophe a couru le semi-marathon de Lille en notre compagnie, il a fait partie de la quinzaine de coureurs qui constitués notre bande de joyeux parisiens en terre flamandes.

Voilà le moment venu de la reprise de la compétition en participant au semi marathon de Lille en ce week end du 03 septembre. Après un bref échauffement d’une dizaine de minutes nous nous sommes positionnés en début du sas de départ à quelques mètres des coureurs élites. Très vite, nous avons constaté que la chaleur caniculaire (pas moins de 25°) serait un facteur à gérer et une source de complication. Après notre traditionnelle accolade entre coureurs pour se souhaiter une bonne course, le départ fut donné à 9h00 précises pour libérer les 8000 coureurs impatients.

Pris par l’euphorie de reprendre la compétition après cette trêve estivale, je suis parti sur des bases rapides pour affoler le compteur sur des bases de 3’50 » au premier kilo. Abdel (le coach) m’accompagne jusqu’au 3 ème kilo pour ensuite ralentir, j’ai appris par la suite qu’il souffrait d’une légère contracture (compétiteur dans l’âme il a préféré ralentir puis abandonner pour se préserver pour les prochaines courses prévues au mois d’octobre). Très souvent le coureur se refuse de se voir amoindri physiquement et ne respecte pas les objectifs fixés initialement au risque d’aggraver la blessure; cet exemple nous prouve que la gestion des courses successives se fait également en amont pour ne pas hypothéquer les chances de participation.

Je décide de continuer sur ma lancée avec un temps de passage au 5 km en 19’47 », soit sur une base de 1h22 au finish. Je me sens bien : les jambes tournaient bien mais inconsciemment je ressentais une sensation de lourdeur, peut être un petit déjeuner pris trop tardivement qui me provoquait un ballonnement de l’estomac, je n’étais pas conditionné pour réaliser une performance. Une des clés de la réussite d’une course est la forme du jour.

 

Passage au 10ème km en 39’57 »

je reste sur des bases de 1h22 mais je comprends que ce sera difficile de conserver cette allure jusqu’au bout; très vite mon allure ralentit en constatant que je boucle les km suivant sur 4’20 » en moyenne. Mon attention se focalise sur le prochain ravitaillement des 10 km car je ressentais une sensation de soif, du reste ce ravitaillement se situait plutôt vers le km 11.

Par la suite, j’ai ressenti un coup de mou entre le 14 ème km et le 18 ème km. Je sentais inconsciemment que les jambes tournaient moins vite que la fatigue se faisait plus présente et que j’allais puiser dans mes réserves pour conserver un rythme soutenu. Quelle est la ou les raisons qui nous poussent alors à courir ? l’abnégation est un sentiment qui caractérise le coureur à pied : le fait d’aller au plus profond de sa personne les ressources nécessaires pour avancer et de se prouver que l’on peut y arriver malgré le handicap physique. La course se gagne avant tout dans la tête, non seulement les coureurs doivent s’entrainer physiquement mais ils doivent également également travailler leur mental pour ne pas flancher lors des passages à vide que nous avons rencontré un jour ou l’autre. De plus les portions du 16,17 et 18ème km de ce semi se caractérisent par de longues lignes droites qui n’en finissent pas, c’est à ce moment que le mental reprend le relais de nos jambes fatiguées.

Nous retrouvons un peu de fraicheur lors du kilomètre 18 en traversant les bois de boulogne et de la Deûle, le parcours se faisant plus roulant en légère descente j’ai profité de ce moment pour me concentrer sur mon allure et adopter une foulée plus dynamique. L’entrainement sert également à répéter ce genre de game, très vite mon allure s’améliore puisque je boucle les deux derniers km en 4’20 » en moyenne alors qu’auparavant je tournais à en moyenne à 4’35 » au kilo. Cette dynamique m’a permis de finir fort, entrainant avec un moi un coureur désemparé; eh oui j’ai joué le rôle de coach pour un camarade de course éphémère c’est aussi cela la course à pied d’avoir un élan de solidarité lors des finish. Finalement, j’ai réussi à remonter quelques concurrents pour finir en 1h27’49 » à la 301ème place sur 4722 arrivants .

 

La performance n’était pas au rendez-vous

je garde malgré tout un sentiment global positif de la course. J’ai pu ainsi me rendre compte de l’apport positif d’être suivi par un coach et de constater le chemin parcouru depuis pratiquement deux ans. Par ses conseils avisés j’ai acquis une expérience sur la gestion de la course qui m’a servie lors de cette épreuve lilloise, en tenant compte de mon état de forme et des conditions climatiques j’ai réalisé que je ne serais pas au top pour battre mon chrono personnel en 1h23’40 » alors j’ai su réduire mon allure pour ne pas exploser et éviter tout risque de blessure. Le but ultime de tout coureur est de prendre plaisir mais il faut également savoir se ménager afin de préparer les prochaines courses car la saison est longue jusqu’à la trêve hivernale.

Je tenais à remercier mon coach Abdel et lui dire que je me suis fixé dans les prochains mois à avoir des « jambes en or » comme pour courir aussi vite.

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commentaires
  1. Un excellent temps même si les sensations n »étaient pas au top. Bravo.

  2. only_and_lost dit :

    Bon temps, je suis loin d’avoir la même allure

  3. Bonjour Letsrun, merci du lien vers Run, reporter, run… Tu es un passionné comme nous, alors tu as ta place sur ce blog. A bientôt !

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