Marseille-Cassis 2011

Publié: 4 novembre 2011 dans Récits
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Il y a des évènements qui reviennent chaque année avec le même plaisir, c’est le cas pour la classique marseillaise. On ne se lasse jamais de son parcours, au niveau du dénivelé, il représente toutes les options possibles. Au niveau du panorama, c’est à couper le souffle, l’ascension de la Gineste et surtout la descente sur Cassis. Ce n’est pas pour rien que chaque année les 15 000 dossards « s’arrachent » en quelques heures.

Pour ma part ce doit être la 10e participation, mais aucune lassitude. Depuis deux ans, j’ai la chance de la faire découvrir à des amis parisiens. Malheureusement pour le Nike Running Club Paris, l’épreuve de l’an dernier fut la pire de toutes, mais restera dans les mémoires. Plus tard, l’on dira « moi, j’ai participé à Marseille-Cassis, en 2010 l’année de la tempête ! » et cela suscitera l’admiration.

Certains avaient fait le voyage à nouveau cette année pour voir comment cela fait sous le soleil. Pour l’édition 2011 ce seront mes collègues du Nanterre Athletic Club qui fouleront les 20,3 Km de bord de mer.

Depuis la rentrée, à chaque entraînement, c’était l’occasion d’échanger sur la manière d’appréhender la Gineste. Fallait-il partir doucement et garder des forces pour la montée ? Et si le plus dur, c’était la descente ? Autant de questions que d’individus !

Le rendez-vous est pris pour le dimanche 30 octobre 2011, la plupart descendront en TGV dès le vendredi soir et ce jusqu’au dimanche. Un beau week-end en perspective. De plus avec les amis de Nanterre, l’ambiance est assurée. Ils pratiquent un sport de combat méconnu « la chambrade » cela chambre à tour de bras, cela taquine, cela se lance des piques, mais toujours dans les limites de la courtoisie.

Rendez-vous à Marseille
Samedi matin, tout le groupe se rend au village expo pour récupérer les dossards. Surprise, le tee-shirt de cette année est « moche » avec un gros placard de sponsors dans le dos. Nous faisons, le tour des exposants, mais la plupart des achats, ce font sur le stand Nike.

Le samedi après-midi, c’est quartier libre, chacun visite, ou pas, Marseille à sa guise. Le soir, c’est la traditionnelle pasta-party. Et au lit bonne heure, pour être en forme demain…

Dimanche, 6h30 du matin, petit-déjeuner costaud pour éviter la fringale, puis direction le temple, le saint des saints, le cœur de Marseille, je veux parler du stade Vélodrome. Nous nous y retrouvons à 8h, pour un départ à 9h30.

Ayant participé à un marathon seulement quinze jours auparavant, j’ai jusqu’au dernier moment hésité sur ma tactique de course. J’annonce au coach que je veux mettre 1h30, alors que mon record est à 1h 33 l’an passé. Il me propose de servir de lièvre pour Saadia qui vise 1h 33, j’accepte la mission.

Top départ
Nous voilà tous sur la ligne de départ, il n’y a plus un mot, chacun se contre à sa façon. Coup de pistolet, c’est parti ! Nous avons la chance d’être prêt de l’arche de départ, donc pas de piétinement, nous adoptons rapidement notre allure de compétition.

Je me poste auprès de celle que je dois accompagner pour ce périple, mais elle a déjà un chevalier servant en la personne de Brahim, qui à cause d’une contracture à l’ischio ne pourra faire parler la poudre. Devant moi, les meneurs d’allures pour 1h30, c’est un signe, je monte dans le wagon.

Je suis collé au drapeau, le rythme n’est pas très élevé, c’est parfait, je vais pouvoir profiter de la course. Dans le col, je me sens bien, les drapeaux me ralentissent, je décide de ne plus les suivre. Un kilomètre avant le sommet, je passe deux camarades du Club, Rogedi et Khalil, ils sont en surchauffe, une tape sur l’épaule et je continue. Je passe le sommet en 45’ 40’’ tout va bien.

C’est la bascule, c’est parti pour 11 km de descente, il va falloir rester prudent. Dans la longue ligne droite de Carpiagne, je commence à sentir la fatigue, sûrement des restes de mon marathon d’Amsterdam. Je pense à une chose, mon fan-club ! Ma femme et les enfants, mais aussi mon père, mon frère et ses enfants seront sur le parcours, ils ont confectionné une grande banderole, ils sont mignons !

Le fan-club
Je les vois de loin, je me place sur la gauche de la route, en profite pour faire un sourire car juste avant eux ce sont les photographes de Maindru qui sont aux aguets. Je fais signe à ma femme qui alerte toute la troupe : « il est là ! », je récupère comme prévue un gel « coup de fouet » et une bouteille d’eau. Je suis regonflé à bloc.

Virage à droite au camping, et c’est le final avec comme point d’orgue la fameuse « côte des pompiers » un mur de 100m avec des spectateurs en liesse façons Tour de France. Nous attaquons la descente vertigineuse sur le port. J’entends un homme qui motive les troupes, c’est le meneur d’allure des 1h30 qui revient sur moi, je pensais l’avoir laissé à plus de 2 mn derrière.

L’entrée sur le port est triomphale, la musique, les cris du public, la vue de l’arche d’arrivée, c’est le sprint final. Je donne tout ce qui reste. C’est un nouveau record, 1h 30’ 07’’

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commentaires
  1. Félicitations pour ce nouveau record.

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