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Pour la deuxième année consécutive, l’épreuve se déroule sous la pluie. Une météo qui n’a entamé en rien le moral des 24 000 concurrents. L’ambiance est survoltée, chauffé à blanc par le speaker Harry Bignon. Retour sur cette « classique » parisienne.

Le rendez-vous commence traditionnellement le vendredi au village situé sur le Trocadéro. Nous nous retrouvons sur le stand de l’ami Vincent Dogna, le peintre coureur. Ce sera l’occasion également de faire la connaissance de Martin Gaffurri créateur du site communautaire GoodPeopleRun dont je porterai les couleurs pour cette épreuve. Chacun y va de son pronostic, de ses craintes. Nous sommes nombreux en préparation marathon, cette course servira de baromètre. Certains la feront en mode « sortie longue » et d’autres, comme moi, en mode « compét ».

Dimanche matin, le temps est maussade
Le départ étant à 10h, le réveil reste raisonnable à 7h afin de respecter la règle des 3h. Ma tenue et mon sac sont prêts depuis la veille. Reste une variable, manchons ou pas ? Je serais, quoi qu’il arrive en débardeur. Je gare ma moto très proche de la Tour Eiffel, et là je suis interpellé par deux personnes : « vous êtes Jean-Pierre Run Run ? » À force de faire le malin sur les réseaux sociaux, je deviens reconnaissable ! Mais cela dit, quel bonheur de rencontrer ses lecteurs…

Rendez-vous pilier Nord
Le rendez-vous est à 9h au pilier nord de la grande dame de fer. J’y retrouve des Goodpeoples, des Étoiles du 8e, des Nike Running Club, de la Runnosphère et surtout le club de Nanterre AC. Après quelques échanges, nous prenons la pose pour une photo.

Sas préférentiel 1
L’échauffement terminé, nous nous retrouvons dans le sas de départ sous les ordres du starter. Coup de pistolet, il y a beaucoup de monde, le sol est glissant, il faut jouer des coudes pour se frayer un chemin. Ce sera comme ça jusqu’à la majestueuse avenue Foch. Profitant du chemin libéré est surtout de la descente, mon chrono affiche 3’ 45’’ au second kilomètre. Le parcours à été modifié, nous filons en direction de l’hippodrome de Longchamps ou après un demi-tour, nous empruntons une longue montée à travers le bois de Boulogne. Nous approchons de la mi-parcours, je ne suis pas au mieux, j’ai du mal à tenir le tempo de 4 minutes au kilomètre, il y a toujours quelques secondes en plus. Je passe sous l’arche des 10 km en 40’ 55’’. Rien de catastrophique, compte tenu du temps perdu au départ et de la longue côte que nous venons de franchir.

Sur les quais…
Nous arrivons, selon moi, sur la plus belle partie de la course. Une très longue ligne droite ponctuée par les tunnels, ces fameux « casse-pattes ». J’éprouve au 13e km un terrible coup de bambou, ma vitesse chute, je me déconcentre… Je prends un gel, il faudra attendre le 15e km pour que la machine se relance.

Dernière ligne droite
À la hauteur du Louvre nous prenons un pont qui nous mène rive gauche en direction de l’arrivée. Je tente de m’accrocher à un groupe qui passe. Je serre les dents, je vois la Tour Eifel qui symbolise l’arrivée. Un dernier effort pour esquisser un sourire aux photographes de l’épreuve et c’est la fin. J’arrête mon chronomètre et le verdict tombe : 1h 22’ 48’’. J’améliore mon ancien record de 7’’ mais pourtant ce n’est pas la joie qui m’envahie mais la tristesse. Je visais les 1h 20’ soit 15 km/h tout rond, je pensais les avoirs dans les jambes. Alors, je pourrais trouver plein d’excuses comme la météo et ce déluge incessant ou l’Ironman d’Hawai que j’ai regardé en direct la veille jusqu’à tard et ensuite tôt le matin, ou alors…

Il n’y a pas d’excuse qui vaille, je suis en préparation marathon, et l’objectif c’est New York pas cette course de 20 km. Alors patience…

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commentaires
  1. jecoursparis dit :

    1’22 sur 20km ca reste quand meme un bon test pour New York! 😉

  2. Marjolaine dit :

    Ce n’était peut-être pas l’objectif mais félicitations quand même car c’est un très bon temps. (moi, je veux bien 1h22 aux 20 km…). Maintenant, je sais très bien que peu importe le temps qu’on a fait, si ce n’est pas l’objectif qu’on avait, c’est frustrant.
    J’étais dehors aussi dimanche matin, pour mon dernier long run avant le semi-marathon de Reims ce week-end (vous le faites peut-être ?). C’était vraiment un temps pourri ! J’ai vu passer les 1ers sur les quais de Seine en route vers les Tuileries car je courais de l’autre côté. Cette foulée !! … ça fait rêver 🙂

  3. Pour une course de préparation c’est quand même un sacré résultat.

  4. […] Grego – Philippe – Jean-Pierre – Richard – Maya (à […]

  5. Anonyme dit :

    Belle perf comme meme, quand on est amibiteux on ne peux pas reussir cheque defi!

  6. […] Lire son compte rendu sur run reporter run […]

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