Half IronMan d’Aix ou la folie d’Élodie…

Publié: 20 octobre 2013 dans Récits
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J’aimerais revenir à l’une des fonctions premières du blog Run, Reporter, Run… Mettre en avant des personnes qui à leur échelle ont réalisé un exploit. Celle dont nous allons parler aujourd’hui est une vraie teigne, elle ne lâche rien, et possède une propension incroyable à relever les défis, même les plus insolites. Je vous parle aujourd’hui d’Elodie Bernascon et de son incroyable exploit lors du Half IronMan d’Aix-en-Provence. Revivez son incroyable journée.

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Avril 2013. Dix jours après avoir fait le marathon de Paris en 3h23 en accompagnant ma sœur qui le faisait pour la première fois, me voilà au pied du mont Ventoux à devoir entreprendre une ascension en vélo alors que je n’avais jamais fait de vélo de course, et encore moins utilisé de pédales automatiques. J’avoue à ce moment-là que je pensais vraiment souffrir et n’imaginais pas pouvoir arriver au bout. Quelle plaisir, et exaltation pour moi quand je suis donc arrivée au bout de ces 21 km d’ascension par Bedoin (qui semblerait-il, est le versant le plus difficile), en 2h et sans souffrir !

Un de mes amis journalistes avec qui j’avais entrepris cette ascension, Matthieu Amielh, journaliste pour Triathlète magazine, admiratif et exaspéré par cette facilité, a donc voulu me lancer un défi dans lequel je puisse me faire un peu mal : l’ Half Ironman d’AIX le 22 septembre.

  • 1,9 km de natation ?
  • 90 km de vélo ?
  • 21 km de course à pied ?

Et tout cela enchainé ? Ok, défi relevé !

Mais il va falloir commencer à s’entrainer
Moi qui suis coureuse depuis une petite dizaine d’années, avec 7 marathons à mon actif, dont un record à 3h17, je ne suis clairement pas experte en natation ni en vélo. J’ai certes fait de la natation de l’âge de 6 à 13 ans, mais cela remonte maintenant. Quant au vélo, au-delà de mon abonnement vélib que j’ai depuis 6 mois et du vélo que je pouvais faire adolescente pour me rendre à mes cours de tennis, il est évident que ce n’est pas une pratique régulière pour moi.

Première des choses, il me faut m’équiper
Pour se faire, en course à pied, j’ai tout ce qu’il faut : ASICS mon partenaire depuis des années, j’ai de quoi faire. Pour le textile, mes amis triathlètes me recommandent de prendre une TRI Fonction. Tri quoi ? Tri fonction ! Une combinaison de la même matière qu’un maillot de bain, mais avec un cuissard intégré et une peau de chamois à l’entrejambe pour pouvoir enchainer les trois disciplines avec la même tenue. C’est Ekoi et Aqua Sphere qui seront là-dessus mes fournisseurs. Ensuite, il me faut une combinaison de natation Aqua Sphere, pour avoir une meilleure flottabilité, et ne pas perdre de chaleur (donc d’énergie) durant la nage.

Enfin, le vélo ! Et là, ça se complique. Je n’y connais vraiment rien. Plateau, cassette, dents,… Mais de quoi on parle ? Je décide donc de faire entièrement confiance à mon ami Marc Raquil pour le choix de mon nouvel allier.

Il me recommande un Specialized Amira Compact Sport. Excellent choix, car, en plus de la technicité et la performance, que je ne peux pas du tout juger, il a un look qui me convient parfaitement pile poil dans mes couleurs : Noir et Rose ! Me voici donc équipée.

Elodie véloReste le plus dur : La préparation
Et là c’est bel et bien seule que je me retrouve. Avec des milliers de questions qui m’arrivent à chaque entrainement. (Où s’entrainer ? Comment ? Et les phases de transition ? …) Je prépare donc mon plan d’entrainement à partir de celui proposé sur le site internet de triathlète magazine. Une chose me saute alors aux yeux : Je ne pourrais jamais le suivre jusqu’au bout. Etant chef d’entreprise et mère de famille, il m’est difficile d’enchainer les sorties de 4h de vélo, et les 2 séances de natation par semaine. Je décide donc de le faire à ma sauce. Et c’est fin juillet, à mon retour du Tour de France, que j’entreprends le début de ma préparation.

Le constat est simple : je n’ai pas le temps de faire 2 à 4 heures de vélo 3 fois par semaine. Il me faut donc trouver une astuce. Habitant à près de 40 km de mon lieu de travail, j’imagine rentabiliser cette distance et ce temps de transport en faisant une séance de sport. C’est ainsi que je parcours 3 fois par semaine les bords de Marne, de Marne-la-Vallée à St Lazare en passant par Vincennes. Près de 80 km de vélo, plutôt plats certes, mais au moins « j’avale des kilomètres », comme on me l’a conseillé.

Pour la natation, je vais m’entrainer 1 fois par semaine (grand maximum) à la piscine municipale. Je ne vais pas très vite, il est vrai, mais j’arrive à enchainer des 3000 m sans difficulté et avec des éducatifs. Ce qui m’exaspère le plus, c’est quand je me retrouve dans les piscines de Paris à 20 dans les lignes d’eau avec l’impossibilité de faire une culbute correcte. Enfin, pour le running, j’optimise mes pauses le midi pour aller faire les marches de Montmartre et gagner en puissance. 15 x 150 marches, soit 3000 marches. J’alterne de temps à autre avec des sorties de 1h30, 2h, avec ma fille dans la poussette, en fonction de mon emploi du temps. Je suis parfois accompagnée par un ami pompier qui m’oblige à accélérer.

C’est durant mes vacances d’août que mon entrainement de triathlon va vraiment prendre forme. Levée tous les jours à 6h30 pour débuter la séance de sport à 7h. Là, j’enchaine

  •  1h de Natation + 40 km de vélo
  • 1h de Natation + 15 km de Course à Pied
  • 40 km de vélo + 15 km de course à pied

Et une fois même le combiné des trois : 1h de natation + 40 km de vélo + 15 km de course à pied. Et je reviens à chaque fois vers 9h/10h pour terminer le petit déjeuner en famille. Des vacances sportives et familiales comme je les aime. Alors que mon entrainement poursuit son cours, sans vraiment être au niveau d’une vraie prépa Half Ironman, la date de l’épreuve approche. Et l’angoisse monte.

Il semblerait que le temps limite de l’épreuve à vélo soit de 4h. Même si j’arrive à prendre un peu d’avance en natation, un rapide calcul m’indique qu’en fonction de ma vitesse à l’entrainement, cela ne passera pas. Horreur !

Qu’adviendrait-il si, alors que j’ai parcouru 1,9 km de natation puis 90 km de vélo, on m’arrêtait pour me dire « mademoiselle, vous êtes hors temps, veuillez-vous arrêter. » Surtout pas ! Le meilleur reste à venir, la course à pied. Et puis j’ai parlé à tout le monde de ma course. Comment leur dire que je n’ai pas pu finir. Qu’on ne m’a pas permis de finir. Alors que les 21km restant je les faisais sans problème. A deux semaines de la course, mon traditionnel sourire a laissé place à des rides d’angoisse sur mon visage. Je dors mal, ne pensant qu’à mon objectif. L’avant-veille de la course a été pour moi une nuit blanche. Impossible de trouver le sommeil.

J’ai pourtant bien préparé tout mon matériel. Fais des listes pour m’assurer que tout mon équipement est bien réparti dans tous mes sacs de transitions. Mais rien à faire, le stress est là. Pas question pour autant de renoncer. J’ai relevé le défi, j’y vais. C’est en arrivant sur place, la veille de la course, que je me suis détendue. L’ambiance festive et estivale m’a clairement redonné le sourire. Et puis à quoi bon, je ferai mon max et on verra bien. Il me faut aller installer mon vélo et mes sacs dans les différents lieux de transitions.

Elodie repasMes amis journalistes, avec qui je me suis lancée dans l’aventure m’accompagnent. Ils m’épaulent sur de nombreuses choses, notamment le réglage de mon vélo. Certains s’étonnent même de me voir sur la ligne de départ compte tenu de mon amateurisme évident en termes de technicité de vélo. Une atmosphère très « performance » règne de la ville. La plupart des triathlètes ont d’ores et déjà revêtu leur tenue de sport comme s’ils étaient prêts à prendre le départ. Mais les gars, la course ce n’est pas demain ? Je dénote étrangement avec mes cheveux longs, mes sandales estivales et ma petite robe volante. Clairement je n’ai pas le look de la triathlète. Qui aurait pu dire que je prendrais le départ le lendemain ? Mais qu’importe, j’apporte un peu de féminité dans sport dominé à 90% par de homme !

La nuit qui précède l’épreuve est beaucoup plus calme que celle précédente, je m’endors tôt et profite d’un sommeil réparateur pour prendre de l’énergie à quelques heures de l’épreuve. Je me lève à 4h, prends mes barres de nutrition PowerBar, check une dernière fois mes affaires et m’en vais seul, musique dans les oreilles, jusqu’à la navette qui nous emmènera au départ de la course. Je suis bien, sereine. Prête à en découdre avec cette épreuve dont j’ignore tout.

Sur la ligne de départ, je finis les derniers préparatifs sur mon vélo, installe mes Gel Energize, mes PowerShot, mes gourdes IsoMax…. J’enfile ma combi, sympathise avec les autres filles concurrentes. Clairement, je suis la seule à faire un half IronMan comme premier triathlon. Une folie ? Je ne pense pas. Alors que le soleil commence à pointer le bout de son nez, je m’approche de la ligne de départ.

Nous partons par vague. Les pro à 7h45, les femmes à 7h47, les hommes de moins de 40 ans à 7h57 et les + de 40 ans à 8h07. Un confort pour femmes qui risquent moins de mourir noyer par les hommes qui nous nagent dessus sans même nous sentir.

Elodie natationLe départ est lancé. Je suis le rythme des 200 autres femmes qui ont pris le départ avec moi. Je me prends un ou deux coups de pieds dans le visage, mais je m’attendais à en recevoir plus. Rapidement l’écart se fait et j’ai la place de nager. Je tiens un bon rythme je me sens bien. J’ai pour objectif de faire 50 min pour mes 1,9km. Lorsque j’arrive à 1000m de nage, je regarde mon Polar qui m’indique 20’12. Quoi ? Mais je vais vite…

A 200m de la sortie de l’eau, il y a plus de vagues, ça remue fort. La masse d’homme nous a rattrapées. Mais qu’importe, j’ai presque terminé. Je redonne un dernier coup de collier en tirant un maximum sur mes bras. Je peux les épuiser, je n’en aurais pas besoin dans les deux prochaines épreuves. Je sors de l’eau, recheck ma Polar : 38 minutes ! Inespéré. Voilà du temps de gagné sur le vélo. J’apprendrais plus tard que je sors 99ème sur 200 femmes. Plutôt contente.

Après une phase de transition très laborieuse en plus de 7 minutes, j’enfourche mon vélo pour 90 km très vallonnées avec un col au 70ème km. Je lance mon compteur. Horreur, mon GPS ne fonctionne pas. Je ne l’ai pas vérifié la veille et il a dû se dérégler durant le voyage. Je ne connais donc pas ma distance parcourue, ni ma vitesse. Alors que j’avais fait des calculs précis pour tenir le rythme, il va donc me falloir rouler à l’aveugle. Et bien soit, allons-y bon train, nous verrons bien. Mon chronomètre et le marquage au sol tous les 10 km devraient pouvoir m’aiguiller un peu.

Comme je m’en doutais, durant les premiers kilomètres plutôt plats, je me fais énormément doubler par les hommes, mais également par les femmes, visiblement plus expérimentées. Pas d’inquiétude, je tiens mon rythme. Il me semble que je vais à bonne allure tout de même.

Avec l’arrivée des premières côtes, je me fais encore doubler. Mais étonnement, dans les descentes, alors que je pensais les redouter, je réussis à grappiller quelques places car, plutôt que de me laisser aller, je relance en pédalant encore plus.

Dans mes calculs, j’avais envisagé de passer la barre des 2h00 à 45 km pour être dans les temps, 50 km au mieux. Quel plaisir quand je me rends compte que je suis presque à 60 km pour ces deux heures. Les km défilant, je me rassure en me disant, qu’à moins d’un problème technique type crevaison, je devrais pouvoir aller au bout. Même le col ne me fait plus peur. Il passe d’ailleurs sans encombre. À ma vitesse, mais il passe. Et une fois de plus, je rattrape dans la descente qui suit tous ceux qui m’ont doublée dans la pente.

Voici maintenant le panneau AIX en Provence. Une délivrance, un aboutissement, une fierté.
La course n’est pas finie, mais elle est bien engagée. Un regard sur ma Polar, 3h20 au compteur. Incroyable, inespérée. Moi qui voulais faire moins de 4h30, contrat amplement remplit ! La encore j’apprendrais que je fais 122ème féminine. Pas si mal que ça pour moi. Une nouvelle phase de transition, mais cette fois ci, beaucoup plus détendue. Je laisse mon vélo au premier bénévole et cours récupérer mon sac. Une course assez hasardeuse pour ne pas glisser avec mes chaussures « automatiques » toujours aux pieds. Je m’assois sur une chaise, j’enfile rapidement mes ASICS et c’est parti. J’en profite même pour faire une petite escale d’une minute aux toilettes.

L’épreuve qui arrive maintenant est mon domaine de prédilection, la course à pied. Mais je n’ai jamais testé un semi-marathon avec 4h d’effort intensif auparavant. Il faut tenir.

Je prends donc un départ serein à 11km/h. Comme beaucoup m’en avait parlé auparavant, je pensais avoir un coup de massue sur les épaules, et les jambes comme des poteaux. Il n’en est rien. J’ai juste un peu mal aux pieds, car j’ai dû mettre mes chaussettes trop vite et je ressens des frottements. Cette douleur m’occupe d’ailleurs beaucoup l’esprit. J’hésite à m’arrêter pour la remettre. Mais rien n’y fait, je ne veux pas perdre une seconde.

J’imaginais le parcours plutôt plat. À vrai dire je ne m’étais pas renseignée. En fait, même en ville, il est carrément vallonné. Ce qui ajoute encore un peu de difficulté dans l’épreuve. Les gens qui courent autour de moi ont un bon rythme, certains me dépassent d’ailleurs. Je ne suis pas habituée à cela, ayant plutôt pour habitude de chercher à doubler celui et surtout celle qui est devant moi.

Je me rends vite compte que ces coureurs ont à leur poignée 2 ou 3 gros chouchous en couleurs vives. Je comprends en fait qu’ils ont déjà plusieurs tours (de 5km) d’avance sur moi. Je n’y prête donc pas attention car, clairement, nous ne courons pas dans la même catégorie.

En fine stratège que je suis toujours, je me fixe donc de nouveaux objectifs. Ne plus me faire doubler (quel que soit le nombre de chouchous) et surtout doubler tous ceux qui seraient devant moi avec le même nombre de tours. Un challenge que j’arrive assez bien à tenir. Autre point positif également sur cette partie de l’épreuve, les encouragements. Les accompagnateurs sont là en masse et n’hésitent pas à scander notre prénom inscrit sur notre dossard pour nous encourager. Particulièrement quand on est une fille. Je reconnais d’ailleurs la voix de quelques amis pompiers venus encourager certains des leurs sur cette course.

Je cours au mental. Et heureusement, il va bien. Il ne me reste que 2 tours, soit un peu plus de 10 km. Je suis aux alentours de 5h10/ 5h15 depuis le début de l’épreuve. Je ne passerai pas sous la barre des 6h, mais ce n’est pas l’objectif. J’accélère quand même, pour passer à plus de 12 km/h. Je me sens mieux, presque bien. Pas facile dans les côtes, mais j’allonge dans les descentes et en profite pour continuer à grappiller des places.

Au milieu de chaque boucle, dans un parc,  se dessine une grosse côte d’une centaine de mètres assez raide. Lors de mes deux derniers passages, j’y découvre des hommes allongés dans l’herbe, à bout, presque inertes, les secours à leurs côtés. Mais comment ont-ils pu en arriver là ? J’ai vraiment cette chance de ne pas connaître cette souffrance et souhaite de tout cœur ne jamais la rencontrer.

Dernière boucle, je saute quelques ravitaillements disposés tous les 2 km. Je boirais à l’arrivée. Ma Polar m’indique 5h50. Mais quelle distance me reste t il à parcourir exactement ? Je ne sais pas. Dans le doute, j’accélère encore. Peut-être passerai-je sous les 6h00. J’allonge ma foulée pour atteindre les 13,5 Km/h. J’entends le speaker, la ligne d’arrivée et proche. Les larmes me montent aux yeux, la gorge se noue. Un dernier virage, j’y suis. Je passe la ligne seule, en 5h58 ! Je l’ai fait ! Je suis Half Iron Woman. Impossible de reprendre mon souffle tant l’émotion est grande.

Un sentiment de fierté et d’incompréhension m’envahissent. Comment ai-je fait cela ? Et sans jamais souffrir, ni douter ? Comme une évidence ?

Moi qui pensait avoir sous-estimé mon entrainement, a-t-il finalement été suffisant ? Ai-je des prédispositions ? Est-ce que mon mental fait tout ? D’après ma sœur, en compétition, je me métamorphose en mode guerrière. Peut-être a-t-elle raison…
Je rejoins vite mes amis, pour se féliciter mutuellement. Je retrouve entre autre Matthieu, mon ami qui m’avait lancé le défi et n’avait jamais douté de mes capacités. Et avec un regard malicieux j’ai pu lui lancer : « même pas mal… » Une grosse préparation, des moments de fatigue, des doutes d’avant course, des sacrifices pour des soirées écourtées la veille de longs entrainements, mais au final, une expérience unique, un pur moment de bonheur, avec une folle envie de recommencer, et d’aller plus loin.

A quand l’IronWomen ?
Pas pour l’instant, il faut raison garder. Je dois admettre que toute cette magnifique aventure n’aurait pu se faire sans l’aide précieuse de mon mari, qui a su gérer pendant 2 mois notre petite famille, faisant des sacrifices pour me permettre de vivre se rêve. Je ne peux lui imposer le double voire, le triple d’entrainement dans un avenir proche. Et ma fille a besoin de moi. Mais une chose est sûre, un jour viendra où je tenterai l’Ironman. Pour aller encore plus loin et surtout pouvoir dire : je suis IronWoman !

Elodie arrivée 1 Elodie Arrivée 2

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commentaires
  1. aurélien dit :

    Félicitations !!

  2. Anonyme dit :

    je m’apprete à faire l’half de deauville et tes commentaires vont beaucoup m’aider bravo
    Morgane

  3. Sylvie dit :

    C est dingue de faire des trucs pareils mais quel exploit ! Je partage l émotion de la ligne d arrivée . Quelle satisfaction personnelle de terminer ….ça doit être dingue comme sentiment !
    Bravo .

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