Semi-marathon de Boulogne 1

Le slogan du semi marathon de Boulogne est «planifiez votre record», alors les résultats sont-ils à la hauteur des espérances ? Notre équipe a testé pour vous ce parcours plutôt roulant de l’ouest parisien…

Tout d’abord revenons sur les conditions météo, qui cette année étaient plutôt clémente comparé à la pluie de l’an passé. Une température fraîche de 3 degrés mais sans vent ce qui était largement supportable et plutôt propice à la performance.

Ce matin là, je jouerai mon rôle de « chef d’équipe », pas question pour moi de performance car mon objectif est ailleurs. Parmi mon équipe différents profils : des jeunes, des moins jeunes, des gars avec de sacrés CV sportif et des débutants. Ce sont vers ceux-ci qu’ira toute mon attention. Je vais tenter de donner des consignes, des recommandations et quelques conseils baser sur mon expérience. Le premier des conseils : la régularité, choisir un objectif réaliste et partir sur des bases régulières. Il est fréquent pour les débutants de partir trop vite, alors prudence et ne pas hésiter à laisser partir le peloton, seul le tempo du chrono compte.

C’est parti pour la course
Je prends le départ avec Roland, Alexandre et Maxime. Dans le sas, c’est un mélange de décontraction et de stress, la plaisanterie reste la meilleure arme contre l’angoisse. Pour Alexandre par exemple, la musique accompagnera son périple. Coup de pistolet timide, sans décompte et c’est parti pour 21 km. Voilà maintenant la suite tel que l’on vécu l’équipe…

La course de Roland

Semi-marathon de Boulogne 4J’ai couru ce semi pour la 3 ème fois mais  cette fois ci, je l’ai abordé d’une façon on ne peut plus sereine tant les jours qui précédaient que le jour même. Arrivé tôt, je me suis préparé pour affronter le petit froid qui piquait déjà. J’ai  déposé mes affaires à la consigne et pu ainsi retrouver les copains et papoter tranquillement. Je n’ai retrouvé Alexandre et « sa douce » ainsi que  JIPÉ que dans le SAS. Juju, lui, la flèche,  était placé loin devant en préférentiel – bien mérité –

A la question « combien tu vises » question récurrente et logique pour un jour comme celui là ma réponse a été très claire:
Je vise de faire une bonne course c’est à dire sans souffrance aucune et surtout une arrivée confortable ( je n’avais pas parcouru cette distance depuis début mai) lors du Marathon du Mt St Michel que je faisais en duo avec Martine. Résultat: objectif atteint pas de bobos et en terme de chrono sans forcer 1 H 52’ 36’’ et 63 ème sur 169 dans ma catégorie. « heureux ».

Quelques remarques quant à cette course :
SAS de départ je regrette qu’on ne «  privilégie » pas les licenciés FFA en leur permettant d’être bien placés. La règle du temps officiel et du temps réel ne s’appliquant pas encore. Parcours extrêmement roulant et rapide idéal pour les performances les preuves sont là. Parcours extrêmement « ennuyeux » beaucoup de Quais de seine, on longe l’ancienne et mythique usine Renault ces quais sont maintenant des pépinières d’entreprises (c’est mort le dimanche). Pas beaucoup de courageux cette année pour venir soutenir les coureurs (c’est sûr avec ce temps on est mieux sous la couette). La très bonne surprise fut lorsque j’ai entendu les encouragements de mon Coach au 5 ème et au 15 ème (même endroit) que je n’avais pas vu avant le départ merci aussi ) à Valérie son épouse. Parcours où on se sent très en sécurité bien balisé et surtout aucun problème avec les automobilistes bravo !

A l’arrivée, la soupe chaude servie par les bénévoles a été plus qu’appréciée. RDV en 2014 pour le courir en tant qu’accompagnateur.

La course de Julien

Semi-marathon de Boulogne 3Réveil mis à 7h30, je me sens très bien jusqu’au moment ou je sors pour prendre le métro, il fait trop froid ! Je me dis qu’aujourd’hui je dois mettre en applications tous mes entrainements fait depuis quelques mois. Passage aux vestiaires, je retrouve Roland, Adrien etc.. tout le monde est prêt à en découdre et faire un chrono. Point de rencontre à la mairie je retrouve Jean-pierre, Olivier, Sébastien R et fait un petit entrainement quelques lignes droite est là je me dis que je suis vraiment au taquet pour ce semi.

Coup de pistolet c’est parti jusqu’au 5émekms je regarde pas ma montre, parti un peu vite comme d’habitude, je décide de ralentir la cadence est passé en 3min58 voir 4 jusqu’au 10émekms ou je passe en 39min30 !Pour l’instant tout va bien, je double pas mal de concurrents patient trop vite et là je me dis l’année dernière c’était moi à ce moment là car j’avais vraiment souffert à partir du 10éme. En point de mire j’ai une femme Éthiopienne qui déroule pas mal mais au fur et à mesure des kilomètres je reviens sur elle et la double au 15éme. Toujours mon allure 3min58, vers le 16éme 2-3 tunnels me cassent un peu les jambes mais je relance la machine.

Au bout des quais virage à gauche au niveau de TF1 est la un petit vent qui me fait du mal et surtout un léger dénivelé qui me casse aussi, je m’accroche est veut vraiment passé sous les 1h24, dernière ligne droite je m’accroche est passe la ligne 1h23min35sec record battu(mon ancien 1h25min). Je retrouve les amis et on refait tous notre course, une pluie de record sera battu ceux qui veut surement dire que le parcours est vraiment propice aux records. Je trouve vraiment dommage les quelques tunnels sur la fin mais bon dans l’ensemble la course s’est vraiment très bien passé à part que j’ai du courir beaucoup seul !

Seul petite recommandation à faire j’ai trouvé limite le ravitaillement ! De retour à la maison pour fêter cela en famille au tour d’un bon petit repas. Encore merci à mon ami Jean-Pierre Run Run qui m’a vraiment fait découvrir la course à pieds. Maintenant place à mon objectif principal pour 2014 passé cette fichue barre des 3h au marathon !

La course de Maxime

Avant d’entrer dans le vif du sujet petit rappel sur ce j’avais prévu pour ce semi : « Mon objectif est de faire moins de 1h39′. La stratégie est de prendre le meneur d’allure des 1h40′ pour mon lièvre et de m’émanciper dans les 5 ou 6 derniers kilomètres. Nous verrons le 17 novembre si je suis un fin stratège ou si je suis juste bon à jouer au cluedo. » Le Colonel Moutarde avec un chandelier dans la cuisine. Voilà, voilà…

Je vais éviter tout suspense, je n’ai pas atteint mon objectif ni respecté ma « stratégie ». Et puis quitte à tout faire de travers, je suis arrivé dans mon SAS (1h40/1h50) à la bourre donc tout au fond. Autant dire que je n’ai jamais vu le meneur d’allure des 1h40… Cependant j’ai eu de la chance. J’ai rencontré une connaissance aux consignes qui m’a précisé que son objectif est justement de faire 1h39. Il a l’air confiant, en forme, affuté et équipé d’une montre GPS. Je prends rapidement la décision de laisser mon cerveau dans le sac et de le suivre jusqu’au bout.

Semi-marathon de Boulogne 2Après un départ en fond de SAS, mon lièvre et moi galérons 2 à 3 bornes pour atteindre l’allure (4’40/km) envisagée et nous doublons tant bien que mal ceux qui n’ont pas le même objectif. Puis d’un coup, sans prévenir, mon lièvre fait une embardée sur la droite. Une envie pressante ? Ah non, c’est simplement le ravitaillement. J’ai à peine le temps de choper une bouteille d’eau. Je fais alors une découverte incroyable : boire en courant n’est pas chose facile. J’en mets plus à côté que dans la bouche et j’enclenche le mode apnée pour arriver à mes fins. Après en avoir bu ¼ de la bouteille, je l’invite « gentiment » à rejoindre ses copines sur le trottoir. Jean-Pierre passe me voir de temps en temps. Le mec s’est fait 3 heures la veille et il est facile. Il est en mode « récup ». Il me donne quelques conseils pour bien gérer la suite mais aussi le moment présent. Je l’écoute comme si ma vie en dépendait.

En approchant du Bois de Boulogne ca descend un peu. Là, je sens que mon lièvre accelere un peu la cadence. Ca va clairement trop vite pour moi. Je sais que le suivre n’est pas une bonne idée. Du coup, je le suis quand même (à toutes fin utiles je rappel que j’ai laissé mon cerveau aux consignes). Je m’approche pour lui demander le pourquoi de sa soudaine accéleration et il me dit : « T’inquiète pas ! J’accèlere pour éviter de perdre trop de temps dans la montée qui arrive. » Ah ouai, je me sens bien mieux d’un coup…

Le plat revient et nous reprenons notre rythme. Juste le temps d’apprécier le paysage et de me rendre compte que je n’ai pas encore vu de camionettes blanches. Et la fameuse montée arrive. C’est sur que ça change bien du plat des 10 premiers km mais je m’attendais à pire. Je sais plus si le 2ème ravitaillement a eu lieu avant ou après cette partie du parcours. Bref, 2ème ravitaillement de ma jeune experience. Je prends tout ce qui passe sous la main. Du sucre, de l’orange et de l’eau. J’ai maintenant les deux mains pleines, ce qui est plutôt pratique pour courir. Je mets un croc dans le morceau d’orange et j’avale. Je respire. Je bois une gorgée d’eau en prenant bien soin de m’inonder le torse en même en temps. Il faisait un peu trop chaud à mon goût… Et là, je contemple mes deux morceaux de sucre. Je balance le 1er morceau dans la bouche et je mache. Ca paraissait etre une mauvaise idée sur le coup. Je confirme, c’est une mauvaise idée. Le sucre se colle aux dents. Du coup ma langue essaie de retirer le plus gros. Comme s’il avait compris le combat qui fait rage dans ma bouche, mon lièvre me conseil d’accompagner le sucre avec de l’eau (pas besoin de rappeler ou j’ai laissé mon cerveau). Tout rentre de l’ordre, l’allure reprend. JP réapparait a ma droite et me balance une petite salve de conseils. On doit être au 12ème et je suis plutôt confiant. On double plus qu’on se fait doubler et mine de rien, ca fait du bien au moral. Mon lièvre m’annonce la suite du programme : une descente plus longue que les précédentes. J’ai un pressentiment, aussi je lui dit de faire sa course et de ne pas trop penser à moi. Ca sera notre dernière « conversation ». Il me met rapidement 20m dans la descente et ne faiblira pas jusqu’à la ligne d’arrivée.

Une nouvelle course commence pour moi. Il y a beau y avoir 6 000 participants, je me sens paradoxalement un peu seul d’un coup. Je jettes un œil à l’appli Nike Running qui m’annonce le 16ème km alors qu’on est au 14ème. Ok je suis vraiment seul. J’y vais au feeling jusqu’au 18ème. Ça commence à se durcir un peu mais dans trois bornes y a la superbe médaille de finisher qui m’attend, alors j’évite de trop écouter mon corps qui devient bavard.

J’approche du 19ème et je vois sur ma montre chrono, que je regarde pour la 1ère fois, que cela fait 1h30 que je cours. Il reste 2,1km. Ça sent bon. Et là, venue de nulle part : la souffrance. Sans se présenter, elle me met une grosse baffe au visage, à peine quelques secondes après avoir regardé ma montre et m’être réjoui. J’accuse la baffe… Je suis maintenant totalement dans le rouge. Je fais l’erreur de prêter l’oreille aux bavardages de mon corps. Il crie. Les petits maux deviennent des gros mots. Il ricane et me dit : « Ça t’apprendra à te lever un dimanche matin pour me faire faire 20km dans le Bois de Boulogne. T’aurais du me laisser au lit avec ta femme. » Il a pas tord le con. On commence à me dépasser et mon orgueil, qui s’est arrêté sur le trottoir après mon explosion, me montre son majeur ostensiblement. J’envie tellement ceux qui se mettent à marcher. Et puis un mec se met à crier. Ils nous encourage à ne rien lâcher. Ça fait son petit effet, je ne m’arrêterai pas. 20ème km, sans doute le plus long de ma vie. Je suis en totale souffrance. Je sens les ampoules sur et sous mes pieds. Mon genou gauche fait la gueule. À ce moment précis, je pense au marathon. Un truc à faire dans une vie. Mais à ce moment là, le marathon il peut aller se faire… L’arche rouge, dont je me rappel plus le sponsor, apparaît. Y a du monde qui nous encourage. On m’a toujours dit que ces encouragement de fin de course te font trouver un 3ème souffle. Je l’attends toujours.

Je franchi cette foutue ligne et je m’arrête quelques mètres après. Toutes les douleurs me saisissent d’un coup. Pardon pour le vocabulaire, mais j’en ai vraiment chié dans ces deux derniers kilomètres. J’attends un ami qui a souffert autant que moi, et nous rentrons comme deux vieux chez nous en boitant.

Côté performance, je fini en 1h42″07. Loin de mes 1h39. J’ai couru les deux derniers kilomètres en 12″07… J’ai encore un peu de mal à expliquer cette défaillance. Par logique et par défaut, je dirais que je suis allé trop vite. Va falloir se faire un autre semi pour avoir l’explication. Mais avant je vais alloir voir l’ostéo.

crédit photos : Anthony CHAUMONTEL - Les résultats complet de la course sur http://www.semi-marathonbb.fr


commentaires
  1. Rohnny. dit :

    Bravo pour cette course, j’ai pris plaisir a lire ton CR. Bonne continuation

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