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La perle du Maroc, connue pour sa Médina, ses souks et ses charmeurs de serpents, possède un marathon et un semi au label international IAAF. Idéalement placé en début d’année, cette course est prétexte à un voyage au soleil. A deux heures de Paris le dépaysement est garanti. Retour sur le périple d’une bande de copains en quête d’exotisme…

Paris est depuis quelques jours sous une pluie glacée, notre groupe a rendez-vous à Roissy à 4h du matin ! Autant vous dire que la nuit a été courte… C’est le prix à payer pour  profiter au maximum des journées déjà trop courtes. Notre groupe est constitué de 23 coureurs de tous niveaux appartenants à la structure de coaching Xrun basée à Issy les Moulineaux. Certains sont la pour « battre » leurs chronos, mais la plupart, dont je fais partis, sont là pour passer un bon moment. C’est donc une ambiance bon enfant qui règne dans le groupe faisant parfois penser à une joyeuse colonie de vacances.

Bienvenue à Marrakech Menara
Nous posons le pied sur le tarmac, il est 7h du matin heure locale et le soleil tant espéré est au rendez-vous. Nous grimpons dans un bus et sans préambule, nous faisons la reconnaissance du parcours du semi-marathon. Nous serons guidé pour cela par l’un des organisateurs qui nous délivre un briefing de course. En fait les choses sont assez simple, la course fait le tour de la vieille ville « Médina » empruntant de longues et parfois interminables lignes droites. Pas vraiment de surprises, hormis un faux plat montant sur l’avant dernier kilomètre. Nous voilà prévenue !

Nous investissons notre logement, un magnifique Riad : bâtiment typique de la vieille ville. Nous sommes au cœur des souks, les premières heures sont un peu oppressantes, nous devons apprendre a gérer des odeurs, des bruits et une misère qui nous semble d’un autre temps. Si vous ne vous lancez pas dans des achats et donc d’interminables négociations, la promenade est agréable. Nous prenons la direction de la place Jema El Fna, carrefour culinaire et artistique de la ville. La journée se déroulera ainsi entre flânerie et gourmandise.

La tension monte
La veille au soir, Jean de Latour, donne les instructions et les chronos pour chacun. Pour moi ce sera une sortie longue avec des variations d’allures. J’ai pour instructions de démarrer en 4’40 » sur les trois premiers kilomètres, puis d’accélérer en gagnant 5 » tous les deux kilomètres. En guise de récompense, si je me sens bien je donne tout sur les quatre derniers kilomètres. Les affaires sont prêtes, les glucides avalés, je ne me fait pas prier pour aller dormir.

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Jour de course
Directement en tenue, nous partons à pied rejoindre les deux kilomètres qui nous séparent du départ. La ville s’éveille, et seules les concurrents convergent sur la place encore déserte. Nous arrivons sur le lieu, il fait déjà 17°, l’échauffement se fera en douceur. Nous sommes sous les ordres de Jean. Sa grosse voix et la conséquence de notre groupe donnent un côté officiel auquel les locaux adhérent. C’est donc par dizaines que les marocains viennent profiter des instructions. Nous sommes prêt, il faut rejoindre le sas.

Top départ
Ou plus exactement, c’est quand le départ ? Officiellement annoncé pour 9h15, les minutes défilent et toujours pas de coup de pistolet. L’ambiance est très festive, à mon grand étonnement les marocains sont les plus nombreux. Toujours en groupe, ils réunissent plusieurs générations d’athlètes ainsi les grands-pères côtoient les adolescents. Avec près de 6 minutes de retard, le départ est enfin donné. Comme dans toutes les courses du monde, des gens qui ne sont pas à leurs niveaux se placent devant ocassionant des bouchons et nous obligeant à slalomer.

Nous décidons de rester ensemble le plus longtemps possible et comme l’allure n’est pas très élevé, nous papotons faisant de la première partie une vraie visite touristique. Au 4e km, nous traversons les fameux jardins de Ménara et son célèbre bassin où selon la légende le roi noyait ses concubines… A la sortie des jardins, nous rejoignons la route et ses longues lignes droites. C’est ici que le coach nous attends sur son vélo, il est aidé dans la tâche par son assistant Jean-Jacques, tout deux prennent le pouls du groupe et distillent de précieux conseils. Nous arrivons au 10e km en 45 minutes, pour certains l’allure est encore tranquille mais pour d’autres cela sonne la cassure, c’est ici que le groupe éclate ! Nous ne sommes plus que trois désormais et nous allons encore accélérer. A ce moment de course, le rythme est à 4′ 25 ». Pour Yves et moi, nous avons de la marge, mais Lionel joue le record alors il serre les dents et s’accroche.

Les chevaux sentent l’écuries
Nous avons continué notre ascension, nous allons entamer les quatre derniers kilomètres, désormais l’allure est soutenue plus personnes ne parle. De temps en temps, des flèches marocaines surgissent de nul part et nous doublent fièrement, il n’est pas rare de les retrouver un peu plus loin sur le bas côté… J’applique les consignes de course et m’envole pour les trois derniers kilomètres. Ma vitesse est désormais de 4′ 10 »/km, je me sens bien, la foule plus nombreuse maintenant nous donne des ailes. J’avale le faux-plat montant, regarde ma montre GPS, il reste 1400 m. Je rajoute une pointe de vitesse et me cale sur 15 km/h. Dernier virage sur la gauche nous apercevons l’arche. Nous partageons la même arrivée que les marathoniens partis une heure et quart avant nous. Petit sprint et grand sourire, je bip ma montre et découvre un 1h 34′ 33 ». Le contrat est respecté, j’avais pour mission de finir en 1h 35′, je suis satisfait, c’est encore loin de mon record en 1h 24′ mais la route est encore longue jusqu’au marathon de Paris.

semi_marathon_Marrakech Run_Reporter_Run 2Place aux délices de la ville
Nous pouvons désormais profité de la ville et de ses spécialités. Peu après la douche, nous sommes attablés dans le patio d’un magnifique restaurant marocain. La bière coule à flot et les tagines viennent refaire le plein d’énergie que nous avons laissé sur le semi. Après une balade digestive, ce sera le grand classique Hammam et massages relaxant aux huiles, une belle façon de conclure ce week-end sportif et découverte.

Un grand merci à l’équipe Xrun de m’avoir accueilli au sein de ce voyage qui restera un beau souvenir humain et sportif. Un remerciement à Florence et Yves pour cette organisation sans faille.

commentaires
  1. Anonyme dit :

    Merci JP c’était un vrai plaisir partagé🙂 Florence

  2. freerunner dit :

    excellent reportage!

  3. […] de suivre Jean-Pierre Run Run qui après avoir effectué le semi-marathon de Marrakech (son article ici), s’élancera cette fois sur le semi-marathon de […]

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