Tendon d’Achille, le maillon faible

Publié: 26 janvier 2015 dans Récits
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Tendon d'Achilles

Tout le paradoxe du sport, réside dans son dosage. Trop peu, inefficace, trop intense néfaste pour la santé. Comment savoir ou se trouve le bon dosage. Quel sont les signes qui indiquent que nous sommes dans le rouge ?

Depuis le début d’année, j’augmente la charge kilométrique en vue d’un marathon de printemps. Je n’en suis qu’à 50/60 par semaine, mais j’introduis plus de séance de musculation. Un maximum de pliométrie avec des exercices de chaise, de fentes, de corde à sauter ou de squats. Mon corps semblait encaisser la charge ? En vue d’un week-end au ski de fond, je décale ma sortie longue du dimanche au jeudi, soit le lendemain d’une séance de fractionnés avec mon club de Nanterre. Dès le départ, je sens une gène dans la cheville qui semble comme “bloquée”. Comme je suis raisonnable et la douleur apparaissant, je stop au bout d’une heure, mais frustré de ne pas avoir effectué la séance.

Blessé mais têtu !
Je décide de ré-essayer le soir même pour une sortie de 45 mn. Le verdict est le même, pas de grosses douleurs, mais une gêne toujours présente et un début d’inflammation du tendon d’Achille gauche. Pour économiser mon tendon, le vendredi je décide une séance de vélo en salle. Au programme, 30 mn d’échauffement, puis 10 x 1’/1’ debout sur les pédales à 90 % de la FCM. Je ne sent pas grand chose durant l’entrainement, mais en descendant de selle. Je sais que j’ai fait la séance de trop. Heureusement, je ne vais pas courir pendant les trois jours qui arrivent…

IMG_0528Autrans capitale du ski de fond
Samedi matin, nous quittons Paris avec une équipe presse pour découvrir le ski de fond à Autrans près de Grenoble et Villars de Lans. Les décors sont féériques. La neige est tombée en abondance dans les dernières 24h, de quoi passer un bon week-end.

Nous sommes tous néophytes en ski de fond. Nous chaussons les skis avec une légère appréhension. Après une mini formation, “just do it” ! Nous voila à l’assaut des alpages.

Une stupidité bien masculine…
Prenez des compétiteurs, mettez les sur des planches et demandez leurs de suivre le profs. Ils vont tout faire pour “s’arracher” même s’ils ne savent pas faire de ski de fond. C’est là que les ennuis commencent ! Le froid, un effort mal maîtrisé et très répétitif, j’obtiens au final un grosse inflammation du tendon.

Programme du lendemain ski + raquettes
Lorsque nous quittons notre hôtel en dimanche matin à 8h30, il fait -19°. Je n’avais jamais vécu de tel température négative de ma vie. L’air froid me brule les poumons et la trachée. Le moniteur m’indique qu’il faut respirer par le nez pour réchauffer l’air avant qu’il n’arrive dans les poumons. Mon tendon est douloureux, mais pas question de laisser tomber la mini compétition de biathlon (ski + tir à la carabine). Au programme de l’après midi, raquette. Je crois qu’il n’y a pas mieux pour se faire mal, car nous utilisons des muscles insoupçonnés !

Retour à l’hôtel et triste constat
Après la douche, j’observe mon tendon gauche, il a doublé de volume et produit comme un grincement. Je réalise, que j’ai décroché la timbale et que la prépa marathon démarre sous les pires hospices. Restons optimiste pour conclure cet article. J’ai passé un merveilleux week-end à la neige en compagnie de journalistes. Nous avons testé le ski de fond et la raquette. Je suis revenu tout bronzé. Et j’ai effectué la totalité des activités. Alors un peu de repos ne devrait pas me faire de mal au final…

commentaires
  1. Clémentine dit :

    Bon courage Jean Pierre

  2. Michaël dit :

    Le tendon d’AchiIle. Idem tous les ans, à partir de mars, lors de ma préparation du marathon de Paris. En Septembre, j’ai anticipé la charge de travail, en ajoutant une séance de natation et 2 séances de home trainer. Je verrais ce que ça donne cette année. J’abandonne le home trainer au profit de mes sorties CAP. Le chrono a été bien meilleur sur mes courses de fin d’année… Mais est-ce déjà trop de travail pour attaquer la préparation marathon sans fatigue. Affaire à suivre. Bonne préparation.

    PS : Un ami (47 ans) qui a fait 4 marathons et un 100km en 2014, 1m68, 62 kg, ne rencontre jamais de problème articulaire, musculaire, ou tendineux. D’un coup en Novembre, il rencontre des douleurs dans les bras, et voit subitement chuter sa VMA. Prise de sang : Ferritine à 5 !
    Savoir s’arrêter à temps…. et se reposer.
    Les revues sont replies de programmes, des compléments alimentaires, de matériel pour que l’on se dépasse. Quid du suivi médical. Jusqu’à combien de km par semaine peut-on se contenter d’un certificat d’aptitude à la course à pied en compétition. Un autre sujet.

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