Marathon de Londres, thanks Mairead !

Publié: 3 mai 2015 dans Récits
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Le marathon de Londres, créé en 1981, a su s’imposer en peu de temps dans le fameux « six majors » qui regroupent les plus grands marathons du monde. L’ambiance et la qualité de son organisation en font une épreuve inoubliable. Cette année c’est Mairead qui sera notre envoyée spéciale pour nous décrire la course ou plutôt « sa » course. 

Londres.  Pourquoi et comment ?
Après Paris 2014, New York 2014 quand j’ai appris que je pouvais avoir un dossard pour Londres 2015, le 35ème anniversaire du marathon de London et le marathon « farewell » de Paula Radcliffe #thanksPaula,  je n’ai pas hésité !  Chaque année, des britanniques avec un temps de qualification ont le droit à un dossard. En tant qu’irlandaise née en Irlande du Nord, sur le papier je me suis fait passer pour une britannique (uniquement sur le papier☺).

Marathon_de_Londres#1Un entrainement pas comme prévu
Avec 15 jours d’écart entre le marathon de Paris et Londres, j’ai pu suivre le même plan d’entrainement que mes copains au club NAC.  Un plan qui n’a pas démarré que prévu : une semaine du ski qui m’a coûté deux ongles  et 15 jours d’arrêt, un trail de 30km qui a cassé mes cuisses pendant une semaine, une gastro m’a empêché de faire ma sortie longue de 30km et pour finir une contracture au mollet.

Le marathon
La première chose qui m’a frappé du marathon de Londres est l’efficacité de l’organisation : pas de queue pour chercher le dossard, le transport public gratuit pour les coureurs avec un dossard et plus tard avec une médaille,  des ravitaillements à chaque mile, un départ divisé en 4 zones pour éviter la congestion au départ.  Les anglais savent organiser !

Avec mon dossard de « britannique » avec un temps de qualif, j’étais dans la zone de départ avec les clubs anglais, les coureurs célèbres (un pilot F1, un footballeur, un mannequin et des animateurs de télé) et les gens qui tentaient entrer dans le livre de records (le marathon le plus rapide déguisé en  dinosaure, en cabine téléphonique, en cactus…).  Il faut dire que le marathon de Londres est un grand évènement sportif et caritatif (cette année £3 million ont été récolté pour les charités).   

En attendant le départ
Le départ au Greenwich Park prévu à 10h10, on boit du café et du thé en écoutant un DJ qui joue les grands classiques anglais : The Who, Madness, The Clash…  A 9h50 on nous demande d’aller dans nos sas, tout en tranquillité et bonne ambiance (loin de folie de Paris ou New York).

Marathon_de_Londres#4A 10h10 c’est parti ! On part dans les rues pavillon de Greenwich, et il y a déjà une ambiance dans les rues.  Les premiers kilomètres passent bien, j’étais un peu trop rapide au 5km mais il y avait une descente pendant 1km. On arrive à 10km et j’ai toujours la bonne allure pour assurer mon chrono mais à 15km je commence à avoir mal au ventre et sans entrer dans les détails, mon dîner de la veille finit sur les pieds d’une spectatrice qui m’a assuré que ce n’était pas grave (les anglais sont polis), je continue et quelques kilomètres plus tard, même problème sauf que j’évite les spectateurs.  A partir de ce moment c’est un bataille – je n’arrive pas prendre un gel/pâte de fruit et j’ai moins de force pour avancer.  La bonne ambiance commence à me saouler, je ne supporte plus le bruit des encouragements des spectateurs, ou les enfants qui essaient de me donner des bonbons ou de me demander un « high five »… moi je voulais du calme, je voulais rentrer chez moi et abandonner ce marathon.  Mais je pense à une proche qui a perdu sa lutte contre un cancer et j’ai mis à côté mon chrono – je ne peux pas  baisser mes bras – il faut aller jusqu’au bout même si il faut marcher.

Un parcours touristiques
Malgré l’attrait du parcours les prochains 27km sont un mystère sauf pour le kilomètre 37 où mon mari et mes enfants attendent pour me voir passer.  En voyant l’arrivée au Buckingham Palace la fin de mon souffrance était proche.  A la fin du premier marathon de Londres en 1980, le gagnant a pris la main de son adversaire pour traverser la ligne d’arrivée ensemble et pour fêter les 35 ans, on a demandé aux coureurs de revivre ce moment en reproduisant le même geste #handinhand. Un coureur m’a pris la main et on traverse la ligne d’arrivée avec un chrono 3 :34 (8 minutes plus lent qu’à Paris). 

Au final je suis déçue
je suis déçue et dégoutée de ma performance sur la course, mais mes enfants pensent que je suis toujours une championne.  Quelques heures plus tard, du repos, une douche et un bon « fish and chips »  j’oublie mes chronos et je deviens une touriste à Londres et profites enfin de cette ambiance indescriptible.

Pour moi, le marathon est toujours un évènement pour la famille, encore plus le marathon de Londres a eu lieu pendant les vacances scolaires. A ma famille qui m’attend au 37km.

Plus d’infos : https://www.virginmoneylondonmarathon.com

commentaires
  1. Great run. Well done Mairead. And thanks for the report « In French »

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