Marathon de Berlin, la confiance retrouvée…

Publié: 30 septembre 2015 dans Récits
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Participer à un marathon faisant partie des “six majors” vous renvois à une expérience quasi-mystique. Découverte du marathon, de la ville, mais aussi du pays. Cette édition du marathon de Berlin, n’aura pas été marquée par un record de l’épreuve, ni un record personnel, mais restera néanmoins un grand souvenir !

Ces deux dernières années, j’avais eu du mal avec le marathon, j’explosais toujours au 30e Km. La faute à qui à quoi ? Sûrement à un mauvais objectif ? J’avais en tête de passer sous les 3h, car cette barrière me faisait rêver. J’avais en tête de passer sous les 3h, car cette barrière me faisait rêver.
Les différents entraîneurs avec qui j’ai collaboré n’ont pas “osé” me contredire et m’ont laissé croire que je pouvais y arriver. Résultat, un départ toujours trop rapide et un épuisement à partir de 2h de course. J’ai songé laisser tomber cette distance, pensant quelle n’était pas faite pour moi.

Nouvel entraîneur, nouvelle méthode
Mon activité de blogueur m’amène à côtoyer tous les acteurs du running et la rencontre avec Jean-Philippe Brunon, c’est faite naturellement. Son approche, est différente voir radicale par rapport aux standards de la fédération. J’étais curieux de découvrir sa méthode.

Pour lui tout commence par un test Fitzgerald dont je reviendrais plus en détails dans un autre article. À l’issue du test, il me pronostique un 3h 09’. Loin de mes espérances, mais sûrement plus réaliste ! Nous allons bâtir le plan autour de ce résultat.

Un été studieux
La préparation débutera début juin, ce qui représente 4 mois soit le double d’une préparation classique pour un marathon. Je ne suis pas inquiet et accorde une complète confiance au coach.

Berlin, capitale du marathon ?
Venir chercher un record sur l’épreuve la plus rapide au monde, n’est pas absurde ? Le parcours de ce marathon est propice au record, alors pourquoi pas pour moi…
Comme d’habitude, je ne voyagerais pas seul, mes fidèles amis runners seront de la partie. Nous serons une vingtaine à faire le déplacement en collaboration avec VO2 Max Voyages.

Marathon expo dans un aéroport
À l’issue du test, il me pronostique un 3h 09’. Il faut traverser les stands pour atteindre le retrait des dossards. Je ne sais pas vous, mais moi, tant que je n’ai pas mon précieux sésame, je ne m’intéresse à rien… Et une fois le dossard en poche, je n’ai qu’une envie, rentré me reposer…

Marathon_Berlin_1

Le jour de la course
Tous les voyants sont aux verts, j’ai bien dormi et bien mangé. La météo est également de notre côté. Un temps ensoleillé et frais nous accompagnera sur la course. Nous quittons l’hôtel dans les meilleures conditions.
Nous rejoignons la ligne de départ et la pression monte. Je repense à toutes ces semaines d’entraînements et suis focalisé sur mon objectif. Volontairement, je m’éclipse du groupe, pour m’échauffer tout seul et entrer dans ma bulle. Je pénètre dans le sas, seulement 10 mn avant le départ, pour éviter de gamberger.

Top départ !
Coup de pistolet, c’est parti pour un peu plus de 3h. Ne pas se laisser embarquer par un tempo trop rapide, et garder les yeux rivés sur le chrono. Malgré mon attention, je passe le premier kilo en 4’ 15’’ au lieu de 4’ 21’’, il n’y a pas mort d’homme, je dois rester concentré.
Les premiers kilomètres s’enchaînent très rapidement. Il y a beaucoup de monde sur la route et sur les côtés pour nous encourager.

Gestion des ravitos
J’avais pour consigne de prendre un gel tous les 5 Km à partir du 10e Km. Cela parait comme une évidence, pourtant, je ne le fais pas toujours. J’ai toujours tendance à attendre d’avoir faim, ce qui est une grave erreur.

Temps de passage
Je passe au 10e Km en 43’ 24’’ ce qui est correct et au semi-marathon en 1h 31’ 39’’ qui est un poil rapide. Pour le 30e Km le temps est de 2h 11’ 33’’, je suis confiant, je serais “normalement” dans un chrono de 3h 05 !

Le mur de Berlin
Sur marathon tout se joue au 32” Km qui représente la barrière physiologique et musculaire. Je passe sans encombre cet obstacle. Je reste sur un tempo de 4’ 21’’ au kilo. Je me cherche des lièvres parmi les concurrents. Une femme et un triathlète m’accompagnent depuis de nombreux kilomètres, je dois me placer derrière eux et suivre le train.

35e Km, je rentre dans le dur
À partir de ce moment, je ne tiens plus la cadence. Je me sens pourtant bien, mais le chrono m’indique un retard de 5 à 10 secondes à chaque passage. Que ce passe t’il ? Je m’interroge sur mes lièvres, je me suis peut-être “endormi” en restant dans une zone de confort. Il faut que j’accélère !
Je déboîte et tente d’accélérer, mais mon corps refuse. Je suis dans la limite de ma vitesse, je dois composer avec. Je fais alors un rapide calcul, j’avais pour fourchette de faire entre 3h 03 et 3h 05. Tant pis, pour les 3h 03, je me contenterai de battre mon record de 3h 06. Je serre les dents et m’accroche. Je suis encore confiant.

40e Km, le verdict
J’ai l’habitude de découper ma course et de me dire que les deux derniers kilomètres ne comptent pas, car je serais porté par le public et la motivation. Pourtant, il faut se rendre à l’évidence, en regardant la montre qui indique 2h 56’ 56’’. Je ne serais pas sous les 3h 06. Petit coup de mou, mais je ne baisse pas les bras, je tente d’accélérer en vain. Je suis “scotché” au bitume.

Ligne d’arrivée
La porte de Brambourg est en vue, il ne peut plus rien m’arriver, je serais quoi qu’il arrive “finisher”. Le piège est de croire que la fameuse porte représente la ligne d’arrivée, mais il reste près de 300 m ensuite qui semble interminable, malgré les clameurs du public.

Je franchis le portique, stop mon chrono et constate que le compte n’y est pas. Je suis en 3h 08’ 26’’. Deux minutes de trop, pour atteindre le nirvana. Je décide alors, de rester positif est de me satisfaire de chrono et de cette course superbement bien gérée. C’est nouveau pour moi, de m’autoriser à être heureux dans la défaite. Je me suis bien battu et je n’ai rien à regretter. Je ne suis pas encore prêt, mais tout le travail accompli avec le coach Jean-Philippe Brunon a payé. Je suis à l’arrivée avec un chrono respectable.

Le marathon, n’est pas une science exacte et chaque individu qui prend le départ, ne sais pas s’il sera à l’arrivée. Deux minutes de trop, pour atteindre le nirvana. Je pense immédiatement à la suite. Serais-je au départ du marathon de Paris ?

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commentaires
  1. C’est un excellent chrono et il faut en être satisfait. Bonne récup !

    • Anonyme dit :

      Si j’ étais aussi rigoureux que toi je pourrais espérer passer sous 3h30. Je n’ai pas ta sagesse. GRAND BRAVO POUR CE SUPER CHRONO

  2. Saoud Manal dit :

    Bien entendu, c’est un excellent chrono. Un grand BRAVO pour la qualité de ton travail et ta détermination.

  3. fredrun dit :

    Egalement le sourire retrouvé !😉

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