Le runner et l’enfant

Publié: 25 novembre 2015 dans Récits
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Il y a des images qui comptent dans la vie d’un globe-runner. Partager une séance avec un enfant de 11 ans sur les hauts-plateaux du Kenya, restera à coup sûr, longtemps dans ma mémoire.

Nous sommes mercredi, troisième jour du stage au Kenya en compagnie de Bouabdellah Tahri. À l’ordre du jour, une seule séance, mais quelle séance ! Au programme, des blocs sur piste, une séance de côtes et retour sur la piste. Il n’y a aucun doute, seul un être cruel peut infliger une telle souffrance !

Le détail de la séance
Afin de préserver au maximum nos muscles, nous nous rendons au stade en marchant à travers la campagne environnante. Compte tenu de la pluie de la nuit, le terrain est une vraie patinoire et la boue colle à nos chaussures.

L’échauffement débute sur la pelouse du stade par un footing de 20 mn dont les quatre dernières minutes plus actives. Quelques assouplissements et nous voilà aux ordres du coach.

Il a le culte du mystère, les séances sont dévoilées à la dernière minute et pas forcément dans leurs totalités. Celle de ce matin sera bâtie de la façon suivante : trois blocs de 200 m + 300 m + 400 m, suivi d’un travail en côtes avec 10 montées et retour sur la piste pour un farteleck sous les coups de sifflet de Bob Tahri.

La belle rencontre
Sur le bord de la piste des enfants observent notre “manège” !
Quel drôle de spectacle que des hommes blancs qui essayent de faire comme les meilleurs athlètes kenyans. Ce qui est certain, c’est que nous ne passons pas inaperçu. Mais nous gagnons la sympathie du public.
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Lorsque nous nous rendons sur la côte proche du stade, les enfants nous accompagnent. Ils ne veulent pas perdre une miette du spectacle.

Pendant la séance, un observateur, semble vouloir participer à ce jeu. Il est très jeune, il a 11 ans et ne porte rien au pied. Victor nous suit en parallèle sur le bas-côté, toujours vêtu de sa doudoune. Je l’invite à prendre place sur le milieu de la piste et à courir avec nous ? Il tombe alors sa veste.

Quelle idée, j’ai eu là ! Malgré son jeune âge et ses pieds nus, il va me mettre la “misère” durant 10 bonnes minutes.

L’instant est magique, presque irréel ! Voilà ce que je suis venu chercher en Afrique, des rencontres, des moments de grâces et de complicités avec les habitants ! Les entraînements deviennent presque secondaires, relégués au second plan émotionnel.

 

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