Meeting de Paris indoor 2018

Publié: 9 février 2018 dans Récits

Meeting de Paris#1

Pourquoi participer à un événement international d’athlétisme alors que je ne suis qu’un amateur ? Il s’agissait d’un événement en marge, réservé aux médias. Nous étions 8 « candidats » avec des niveaux et des connaissances de l’athlé très disparates…

Lorsque l’organisation, me proposa de participer au Meeting de Paris indoor, je n’ai pas hésité longtemps. Il s’agissait d’un triathlon, à savoir, un lancer de poids de 7 kg, un saut en longueur, et un 60 m plat. Concernant le sprint, pas de soucis sur le papier. Il ne s’agit ni plus ni moins que de courir vite. Mon habitude est plutôt de courir longtemps, mais les séances de pistes, me donnent une vague idée de l’exercice. Concernant le poids et le saut en longueur, je n’avais plus pratiqué depuis le collège.

Pour appréhender cette technique, il me fallait un coach, une personne spécialiste de ces disciplines. Qui de mieux qu’Eunice Barber championne du monde d’heptathlon et de saut en longueur pour une initiation ?

Meeting de Paris #6

J’entre dans l’arène

Le show a lieu à Bercy, l’Accord Hotel Arena sera le temps de la soirée le temple de l’athlétisme international. Je l’avoue, je n’en mène pas large. J’ai un trac fou, alors que l’enjeu n’est pas si important. Le but de cette opération, découvrir de l’intérieur ce meeting et participer à trois épreuves qui me sont complétement étrangères.

Eunice, commence son briefing par des mots rassurants. « Vous êtes ici, pour vous amuser et essayer de maîtriser des disciplines qui sont pour la plupart nouvelles pour vous ! »

Je lui fais part de mon stress et elle éclate de rire… « Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer… »

Début de la compétition

La compétition débute par le lancer du poids. Nous découvrons le poids de 7 kg, qui me semble peser une tonne ! Nous recevons une « mini » formation, et avons droit à deux essais puis c’est parti pour le show…

Meeting de Paris #4

Dès le premier essai, je suis à plus de 6 m, je ne me rends pas compte de la distance, mais Eunice me dit que c’est très bien. Je prends ce compliment comme un encouragement et me voilà boosté. Pour le deuxième et dernier essai, je réalise 6m 18 ce qui me satisfait, mais reste loin de notre champion Paul Kabesa, un influenceur Instagram qui fait un lancer à 8m 42 !

Nous enchainons avec le saut en longueur. Nouvelle discipline ou la technique est primordiale… Nous avons droit à nouveau aux conseils d’Eunice, mais je ne retiens seulement que « cours vite et saute ! ». Mon saut n’est pas très académique, mais il me « propulse » à 3 m. J’ai du sable plein les chaussures, et le sentiment d’être ridicule. Mais peu importe, je suis déterminé à faire mieux à mon deuxième essai. Je réalise pour le second saut une « marque » à 3 m 38. Je suis toujours en queue de peloton, loin de Paul qui explose à nouveau la concurrence avec un saut à 4m 88.

Meeting de Paris #3

Je retrouve la course

Pour la dernière épreuve, je suis serein. Je vais devoir courir, c’est tout de même la discipline ou je suis le plus à l’aise ? Sauf qu’il y a un monde entre courir un marathon et bondir sur la piste… Je cherche mes marques dans les starting blocks. Ce n’est pas évident, je suis très en avant, et j’ai peur de tomber de tomber au départ. Je demande s’il est possible de partir debout, mais le juge est catégorique… « il faut partir comme les vrais sprinter ! ».

Meeting de Paris #5

Pour ce sprint, il n’est pas question de faire plusieurs essais. La première course doit être la bonne. J’ai finalement plus de pression que pour les autres concours, car là, je suis dans mon domaine. Il règne un silence incroyable lorsque nous nous retrouvons aux ordres du starter. Le juge égrène le « A vos marques… », « coup de pistolet ». Je suis dans un état second, comme dans une bulle. Le temps semble s’être arrêté autour de moi, je n’entends plus rien, et ne vois qu’une seule chose, la ligne d’arrivée.

Meeting de Paris #2

Je bondis des starting blocks et tente de lancer la machine. J’ai besoin de temps pour créer une inertie de vitesse. Mais je ne dispose pas de ce temps nécessaire. Je suis dès le départ en troisième position et garderais cette place jusqu’à la fin. Je signe un chrono de 9’’ 42, ce qui pour un 100 m serait une excellente performance internationale, mais sur un 60 m cela représente un niveau de départemental 8. Une fois de plus, notre champion Paul « explose » tout le monde en signant un chrono de 8’ 68.

Nous nous congratulons entre athlètes. Nous sommes heureux de cette course, mais également de l’opportunité que nous venons de vivre. Pouvoir vivre un rêve de sportif dans une arène comme Bercy n’est pas donné à tout le monde. Nous avons vécu une expérience forte, qui restera longtemps marquée dans nos esprits.

Toutes les photos sont signées : Siphan Le.

 

 

 

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commentaires
  1. Vincent Dogna dit :

    On sent le stress dans ta voix Jean-pierre, mais bravo il fallait le faire !

  2. Bravo à toi !!!C’est stressant… si toi tu avais peur d’être ridicule, imagine moi l’été dernier ^^

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