Archives de la catégorie ‘J’irai courir chez vous…’

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Depuis que je réalise la série «j’irai courir chez vous» je reçois énormément d’encouragements  et quelques petit films à la façon de… Mais là, la surprise fut totale !

Il s’agit d’une initiative venant d’un club de… Baseball ! Ils ont tenté de me démontrer que pour eux aussi la course été importante. Il s’agit du club des Bandits. Le club des Bandits de Nogent-sur-Marne (94) a été créé en Juin 2007. Dès 2008, une équipe de baseball a été créé et a participé au championnat régional (R2) en Île-de-France. L’association regroupe aujourd’hui environ 70 licenciés répartis en 6 sections. Trois sections en baseball (benjamin, minimes, seniors), deux section en softball mixte (cadets, seniors) et une section de bip baseball (baseball pour non-voyant).

Le Baseball étant un sport par essence « conservateur » en ce qu’il nécessite des qualités essentielles de concentration, de rigueur et de respect du jeu. Nous allons tenter par le biais de leur entraîneur d’en savoir un peu plus sur les méthodes d’entraînements.

Rencontre avec Dominique Paulin, coach de l’équipe sénior.

Combien de fois par semaine, vous entraînez vous ? Matchs compris.
Il existe un adage nord-américain qui dit : « Il y a deux saisons, l’hiver et le baseball ». En France c’est un peu plus difficile à appliquer car les infrastructures (et la météo) ne sont pas ce qu’elles peuvent être aux Etats-Unis ou même au Japon. Notre section s’entraine en hiver dans un gymnase une fois par semaine et durant la saison, de avril à juin, deux fois pas semaine – sur un terrain de baseball à Vincennes – plus un match le dimanche (10 matchs pendant la saison régulière + 6 matchs de playoffs le cas échéant). Les entrainements sont séparés en deux catégories, attaque (entrainement à la batte) et défense (avec le gant).

La course a-elle une part prépondérante dans votre sport ? Comment vous y entraînez-vous ?
Plus qu’une véritable performance chrono, même si elle n’est pas négligeable, nous demandons à nos joueurs de travailler la technique de course mais surtout le départ et l’arrivée. En attaque ce sont des courses très courtes (27,43 mètres entre chaque base pour être précis) qui demandent un départ très dynamique qui est « timé » sur la motion du lanceur. On appelle ça « voler » une base – littéralement courir pendant que les défenseurs ne regardent pas.

Nos entrainements à la course sont donc basés sur des sprints, des sprints qui souvent se terminent par un « slide » (allongé les mains ou les pieds devant selon la distance et les temps qu’il reste au coureur pour atteindre la base) mais il me faudrait plusieurs heures de votre temps pour vous expliquer le pourquoi du comment.

En défense, le terrain est tellement grand (115 mètres au plus profond) que la force et la précision du lancer rattrape les temps de courses insuffisants. (Pour comprendre, voir les plus belles actions de Ichiro Suzuki sur Youtube).

Quel est le moment fort de votre saison ? Le championnat dure-t’il toute l’année ?
Comme je le dis plus haut, en France la saison est courte, et par conséquent la période du championnat est un moment exceptionnel pour nous. Un match peut durer plus de 4 heures et chaque minute est un temps fort contrairement aux idées reçues et à la vision qu’ont souvent les français de ce sport. L’hiver est particulièrement frustrant pour les passionnés que nous sommes, nous profitons de cette période pour travailler la technique et le physique et quand la météo le permet nous participons à des tournois et matchs amicaux hors championnat.

Le Baseball nécessite-t’il des qualités physiques particulières ?
Deux bras*, deux jambes, deux yeux** et de très bons reflexes. Comme vous le savez peut-être, le geste de frapper précisément une balle lancée à plus de 100km/h a été reconnu comme le geste sportif le plus difficile parmi tous les sports. Tous les gestes au baseball sont extrêmement techniques et demandent beaucoup d’entrainement.

En terme de condition physique il faut être un minimum athlétique, mais on trouve toutes sorte de physiques au baseball mais surtout c’est un sport auquel ont peut jouer très tard. (Nolan Ryan a joué jusqu’à plus de 45 ans en MLB).

Un marathonien comme vous n’aurait pas de problème à tenir tout au long d’un match et je profite de ce tête à tête pour vous inviter officiellement, Jean-Pierre, à venir nous apprendre l’endurance et le mental de votre sport car ces deux derniers points nous font encore défaut à l’heure où nous préparons la saison 2013.

*Pour contredire le fait qu’il faille deux mains pour jouer, je vous invite à visionner ici (http://www.youtube.com/watch?v=xOU5dogqhGc) l’histoire de Jim Abbott qui est né sans main droite et qui est devenu une légende avec des résultats incroyables en Major League Baseball.

** Nous sommes particulièrement fiers de notre section Bip-Baseball pour non voyant qui représente le club dans toute l’Europe en participant à des tournois avec brio.

Pour en savoir plus sur notre club : http://www.banditsnogent.com/

Sur la section Baseball Séniors : dpaulin@banditsnogent.com

Et sur la fédération : http://www.ffbsc.org/

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L’hiver était autrefois une période de repos, les cyclistes rangeaient leurs montures. Les marathoniens réduisaient considérablement le kilométrage.  Une trêve était observée ! De nos jours, avec l’avènement du trail, plus il fait froid et plus il y a de monde dehors. Je vous invite à découvrir la Savoie et sa charmante petite station Crest-Volant.

Depuis maintenant huit ans, toute la famille prend ses quartiers d’hiver dans la charmante station coincée au nord d’Albertville où je me contentais autrefois simplement de skier. Depuis deux ans, cela devient également le laboratoire d’essai des matières innovantes. Cette année des dessous spécial grand froid de chez The North Face et une veste et des gants de chez Gore Bike Wear. Je vous livre une vidéo avec de superbes panoramas.

La neige, nouveau terrain de jeu ?
Prenons l’exemple de la SaintéLyon qui a réuni pour l’édition 2012 près de 8000 concurrents. Des conditions extrêmes : un départ à minuit de Saint-Étienne, la traversée des Monts Lyonnais dans le noir absolu et le tout par des températures négatives. Les coureurs sont-ils devenus fou, ou tous épris de masochisme ?

L’une des difficultés de la SaintéLyon c’est le froid, le grand froid ! C’est pourquoi de plus en plus d’athlètes se vêtissent de vêtement technique, des matières « intelligentes » qui ont fait leurs preuve dans l’alpinisme par exemple. J’ai commencé à tester à New York lors de la mini tempête de neige les sous-vêtements The North Face, je dois dire qu’ils sont terriblement efficace. Je les ai testés dans un premier temps pour un usage « balade » par grand froid, la sensation de chaleur est immédiate et contrairement aux souvenirs que j’avais des vieux Damart pas de transpirations intempestives.

De retour en France, et compte tenu du froid qui règne habituellement en Savoie, j’ai revêtu ma sous-couche « The North Face Men’s Hybrid Merino », pour des footings tranquilles à 70/75% de la fréquence cardiaque, cela s’avère très confortable et très utile. Par contre lors de séances plus rapides, comme un simple fartleck avec des changements d’allure, la sensation de chaleur est trop grande. Cet ensemble est donc a réservé aux longues sorties hivernale de type trail nocturne ou dans la neige.

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Caractéristiques techniques
Une fabrication en laine douce, avec des fibres techniques, et ajustée au corps s’associe à un super style avec le sous-vêtement à manches longues The North Face Men’s Hybrid Merino Long Sleeve Crew Neck. La laine Mérinos offre une douceur et une protection exceptionnelles, tandis que le tissu à fibres creuses HyActive™ offre une isolation solide, aidant le corps à retenir l’air chaud tout en évacuant l’humidité. Les zones chaudes localisées sur le corps accroissent l’isolation aux endroits où c’est nécessaire, tandis que les zones en mailles ventilées accroissent la circulation d’air dans les zones de transpiration. La fabrication sans coutures et la coupe performante constituent une seconde peau super confortable, avec une résistance aux odeurs et aux taches qui assure une utilisation durable.

Plus d’information sur le site The North Face : http://fr.thenorthface.com/tnf-fr-fr/

La sur-couche Gore Bike Wear
Je combine ces sous-couches en mérinos à des matières respirantes comme le Gore-Tex. Pour cela la veste Gore Bike Wear que j’utilise habituellement pour mes sorties vélo automnale joue parfaitement son rôle. L’action du Wind Stopper combinée aux aérations latérales, me permet de rester au sec, sans changer transpirer de trop. Mais un article entier sur cet équipement est à venir sur le blog car il y a tant à dire sur cette marque.

Plus d’information sur le site Gore Biking : http://www.goreapparel.eu/GORE-BIKE-WEAR%C2%AE/gbw,fr_FR,sc.html

Courir sur la neige

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Il est des courses qui tiennent de la légende, de celles où l’on demande : « tu l’as déjà faites ? ». Moi qui suis quasiment voisin, je n’avais jamais participé à cette course. J’ai réalisé ce dimanche-là combien j’étais dans l’erreur. Une ambiance festive, des déguisements et un large sourire sur chacun des visages.

Je dois ma participation à Cyril Vigneaux un athlète qui participe à de nombreuses courses en tant que meneur d’allure. Je n’ai pas hésité une seconde, quand la question me fut posé, car l’organisateur, l’Avia Club regorge d’amis de longue date et ce serait également l’occasion de rencontrer leur entraîneur Jean-Baptiste Protais un ancien grand champion de marathon avec un record à 2h 12’ .

Village expo
La veille les meneurs tiennent salon dans le village des retraits des dossards. Nous possédons un stand et allons à la rencontre des coureurs. Nous expliquons la tactique de course d’un meneur et surtout son rôle. Nous sommes là pour aider le plus grand nombre à réaliser leurs chronos. Nous en profitons également pour frimer un peu avec notre belle tenue Brooks.

Le village sera également le lieu de rencontre entre passionnés, comme avec l’association « Je Cours pour Toi » emmené par de drôles de dames qui conjuguent plaisir de courir et projets solidaires. Sur le stand à côté c’est la bande à Nadia qui nous vante les mérites du trail du four à Chaux, je ne pratique pas encore le trail, mais je dois reconnaître que celui-ci me donne très envi.

Dimanche matin
Quelle ambiance de fête ! Je croise des enfants, des femmes et des hommes déguisés comme pour un carnaval. Je rejoins mon équipe afin de prendre possession du matériel nécessaire au meneur d’allure. Nous décidons de nous échauffer avec notre « flamme » ce qui va provoquer des rencontres et des échanges très intéressants.

Corrida de noël d'Issy les Moulineaux 1

Dans le sas de départ
Je rejoins le premier quart du peloton, et j’entends des soulagements. Quelques personnes s’inquiétaient de ne pas trouver leur « lièvre ». L’accueil est chaleureux et je dois l’avouer ce sont surtout les filles qui me bombardent de questions. Je  donne les dernières instructions et rappelle l’essentiel : « nous sommes ici pour prendre du plaisir, pas pour mettre notre santé en péril ! ».

Coup de pistolet
Il y a beaucoup de monde, nous devons slalomer entre les différentes personnes qui ne sont pas à leur place. Malgré cela nous passons le premier kilomètre avec 3 secondes d’avance, nous sommes dans le tempo dès le début. Cela se vérifiera tout au long du parcours, car nous allons sans cesse revenir sur des personnes parties trop vite.

La côte tant redoutée
Nous voilà au pied de « l’ascension », celle-ci se trouve au 2,5 km. Je vais tenter de leur parler et de maintenir leurs attentions durant quelques minutes pour qu’ils oublient le dénivelé. L’objectif est atteint, je conserve au sommet mon groupe dans sa totalité.

Une deuxième boucle
Nous profitons de la descente qui suit le « mur » pour récupérer et souffler un peu.  Nous terminons le premier tour, nous allons désormais être en terrain connu, il ne reste plus qu’a faire la même chose ! Nous sommes sur de bonnes bases, nous avalons chacun des kilomètres à la manière d’un métronome malgré le dénivelé.

C’est le retour de la « côte », elle paraît moins effrayante ! Nous la connaissons, nous allons la dompter pour de bon. S’en suit une descente salvatrice, qui nous emmène à grande vitesse vers l’arrivée. Le groupe est motivé, chacun veut son 45 mn !

L’arche d’arrivée
J’ordonne aux plus frais de tout donner dans le dernier kilomètre. Je reste dans le tempo initial pour le plus grand nombre et le respect du contrat. La musique et la voix d’Harry Bignon nous indiquent que nous ne sommes pas loin. Un dernier virage à gauche et c’est le sprint final. Je ralentis pour encourager le plus grand nombre. Je franchis la ligne avec une grande satisfaction, peut-être la plus grande de mon rôle de meneurs d’allures.

Une grande communion
Quel bonheur de voir tout ces runners venir me remercier et de lire la satisfaction et la fierté sur leurs visages. J’ai passé une très agréable matinée sur cette Corrida de Noël et fait de belles rencontres. Pour cela je remercie Cyril Vigneau et toute l’équipe de l’Avia pour leurs passions. Je reviendrais l’an prochain sans aucun doute…

Corrida de noël d'Issy les Moulineaux

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J’ai passé le week-end dernier à visionner des vidéos de la SaintéLyon, j’en suis encore frigorifié, c’est pourquoi je vous propose de mettre le cap franchement à l’est et direction le Vietnam pour une nouvelle session de running touristique à travers les rues d’Hanoï.

Lors de cet épisode je vous emmène sur les rives du lac de l’épée restituée, un symbole pour la ville. Les bords du lac ombragés d’arbres centenaires connaissent une grande activité dès le matin, lorsque les habitants viennent y faire la gymnastique. Dans la soirée, il est un des lieux de rendez-vous les plus fréquentés par les amoureux.

Hanoï restera un grand souvenir dans mon périple au Vietnam
Dans cette ville où se mêle la tradition mais aussi une très grande modernité. Les nouveaux quartiers abritent les enseignes les plus luxueuses, ce qui peut parfois choquer  car elles côtoient de prêt les bidonvilles.

Je me suis attaché à vous faire découvrir le vieux quartier. Cet endroit est le plus typique et le plus attachant, ses petites rues regorgent de commerces regroupés par corporations. Je vous fais découvrir dans ce reportage la rue des merceries, des bambous et celles des petits restaurants.

Ce pays regorge de trésors et de routes à explorer, alors suivez- moi et laissez-vous guider…

Voila l’agence que nous avons utilisé pour notre séjour : http://www.authentikvietnam.com/fr/circuit-vietnam.html

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Un nouveau « grain » s’est abattu en milieu de semaine sur New York. D’abord un vent glacial, puis des flocons de plus en plus gros pour finir en tempête de neige recouvrant Manhattan d’un manteau blanc magnifique.

Cette fin de matinée dans Harlem se déroule sous une pluie fine et glaciale, il est difficile dans ces moment-là de profiter sereinement. Les nombreux magasins de sports seront nos refuges ! Nous entrons finalement chez Sylvia’s une adresse incontournable de la « soul food » un mélange de cuisine africaine et américaine pour prendre notre déjeuner. A notre sortie la pluie s’est transformée en neige, de fins flocons s’abattent sur le quartier noir de New York. Il en faut un peu plus pour nous décourager, la visite continue…

Direction le centre de Manhattan et plus précisément Greenwich Village, à notre sortie du métro, nous sommes dans un autre pays, un manteau blanc a recouvert les trottoirs. La visite est pénible est glaciale. Il en sera ainsi jusqu’à la tombé de la nuit. À l’heure du repas, il sera compliqué de rejoindre la pizzeria ou nous avons rendez-vous avec les membres du club de Nanterre.

Demain sera un autre jour
Au moment de se mettre au lit, je n’ai qu’une idée, faire un footing le lendemain sous la neige dans Central Park ! Au réveil à 7h je suis comme un enfant au matin de noël. Je m’habille en silence et quitte l’appartement ou mes colocataires dorment encore profondément.

Grosse déception, le parc est fermé pour cause de neige et donc de chaussée glissante, il ne reste qu’une solution observer le paysage de loin et rester sur les trottoirs qui longent cet espace vert.

Un pas vers l’illégalité
Soudain, une idée malveillante me vient à l’esprit, « et si je sautais le muret ? » Me voilà dans un Central Park habituellement bondé, seul au monde. La sensation est étrange, mais tellement excitante. Les allées sont blanches, il règne un silence inhabituel, c’est un dépaysement total. Démarre un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre, je me faufile, évite les grands axes et profite d’une demi-heure de quasi-tranquillité, quand une première sommation m’oblige à changer de chemin. Je file vers le nord…

J’aperçois tout près, les gyrophares d’une voiture de Police, ne surtout pas fuir. Ils m’avertissent d’une voie ferme « you must get out ! » j’acquiesce de la tête et me dirige vers la sortie. Ce footing restera à jamais dans ma mémoire comme une revanche prise sur New York qui nous a privé de marathon.

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Quelques jours auparavant, un ouragan frappe l’est des États Unis, compliquant l’acheminement des millliers de coureurs venus du monde entier. Après la tempête, l’organisation nous promet que l’épreuve serait maintenue, puis coup de tonnerre le vendredi à 17h, la nouvelle se répand via les SMS et les réseaux sociaux « NY Marathon is cancelled » !

Ce marathon, j’en ai rêvé depuis toujours, je savais qu’un jour je serais à Big Apple pour courir cette course mythique. Malgré un démarrage difficile, le voyage et l’arrivée dans la ville se passent plutôt bien. Nous prenons nos quartiers dans un coquet appartement de la 56e rue proche de Times Square. Chez nous aucun souci d’électricité, ni d’approvisionnement. La vie paraît presque « normale ».

Marathon expo
Ce vendredi matin nous nous dirigeons vers le Javit Center pour récupérer notre fameux sésame, il y a un monde fou, la queue s’étend sur des  centaines de mètres. J’arrive enfin au comptoir, présente ma convocation et obtiens « le dossard » ainsi que le tee-shirt. Nous pouvons flâner dans les allées à la découverte de nouveautés. Mondialisation oblige, il y a peu de choses ou de produits que je ne connais déjà. Les prix sont sensiblement les mêmes qu’en France alors à quoi bon surcharger la valise ?

L’annonce fatale…
L’après midi allait être culturel ! Direction le MOMA et sa collection époustouflante d’artistes contemporains. Nous déambulons au cinquième étage dans la salle des impressionnistes quand un SMS vient troubler notre soif de l’art. « Le marathon est annulé » cette simple phrase, sans préambule ni explication. Ce à quoi je réponds immédiatement « c’est une blague ? » Malheureusement, après vérification sur internet, la vérité nous éclate en pleine figure. L’édition 2012 n’aura pas lieu !

Pourquoi ?
Les  réponses sont nombreuses ! Par respect pour les victimes de l’ouragan. D’accord mais après le 11 septembre il y a eu beaucoup plus de mort et l’édition fut maintenu ? L’épreuve monopolise des forces de l’ordre et des pompiers ! Deux jours avant, l’organisation avait embauché des sociétés privées afin de libérer les hommes en bleu. Je pense que le vrai problème vient du fait que les élections présidentielles avait lieu deux jours après et le Maire Bloomberg démocrate comme Obama ne pouvait pas se permettre le moindre avis défavorable contre son camp.

Un footing de protestation
Samedi matin, le camp français s’organise sous l’impulsion de Pascal Silvestre de Runners.fr, je relaye également l’info et nous voilà une trentaine à partir à l’assaut de Central Park pour un simple footing qui s’avérera une bonne thérapie contre la frustration de l’annulation. Nous apprenons à ce moment là de la bouche d’américains que le  lendemain aura lieu un marathon « off » sur le parcours de la première édition à savoir quatre tours du parc.

Marathon de New York alternatif
Nous étions des milliers à courir les 26,2 Miles ce dimanche matin. Pour ma part, ce sera un tour et demi soit 15 Km. Je ne voyais pas l’intérêt de faire 42 Km dans ces conditions ? Nous avons vécu un grand moment de convivialité. Il y avait aucune rancœur, ni agressivité envers l’organisation, tout le monde était heureux d’être là et de partager sa passion. Ce footing nous aura permis d’imaginer ce qu’aurait dû être l’ambiance du marathon et d’apaiser les tensions et les frustrations. Alors la question est de savoir si je serais de retour en 2013 ?

Une vidéo reprise à travers la France
La vidéo que j’ai réalisé durant la matinée est mise en ligne quelques minutes après, elle s’est répandu comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux et les médias français. Même si les plus grands comme France Télévision ne m’ont pas demandé la moindre autorisation contrairement à Jogging International et Running Café (entre autres) je n’y vois aucun pillage intellectuel mais une reconnaissance du témoignage relaté.

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Un nouvel épisode de la série « j’irai courir chez vous », il se déroule dans une petite ville magnifique située au centre du pays : Hoi An. J’avais rendez-vous avec un ami français d’origine vietnamienne : Siph.

Ce footing, nous l’avions programmé depuis des mois, nous en parlions lors de nos entraînements au club de Nanterre. Une fois sur place, il a fallu ajuster nos calendriers pour trouver le bon moment. Et ce fut Hoi An.

Entre ciel et terre
Notre périple part de l’hôtel situé en bord de mer pour se diriger rapidement dans les rizières toutes proches. Il est tôt, 6h30, mais déjà pas mal de monde dans les champs et les routes aux alentours. Nous nous enfonçons dans les rizières avec pour témoins des buffles.

La salle de sports
A l’entrée de la ville, nous croisons une salle de sports, qui malgré l’heure est remplie d’hommes de tous les âges. Nous décidons de rentrer jeter un œil. Nos sourires et nos salutations ne réussissent  pas à détendre l’atmosphère. Ils se demandent ce que deux touristes viennent faire là ? Je dois l’avouer, je ne n’étais pas en totale confiance.

La vieille ville
Le marché bat son plein, nous le traversons en courant, il y a plein d’odeurs et de couleurs. Nous apercevons au loin le monument le plus représentatif de la ville : le pont-pagode japonais (Chùa Cầu). L’endroit est magnifique !

Une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO
Divers styles architecturaux se retrouvent à Hội An : chinois, japonais, français. Huit cent quarante-quatre bâtiments sont répertoriés pour leur intérêt historique et architectural. Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Ce symbole se retrouve également sur les portes des maisons et protège ainsi ses habitants. De nombreuses maisons sont construites dans un bois noir et très dur, le jaquier.

Les maisons aux façades colorées de jaune et aux volets turquoises qui se reflètent dans la rivière, le trafic des sampans, son marché riche aux mille produits, parfums et saveurs sont autant d’images typiques de la ville. Au petit matin, les pêcheurs amènent leur prises nocturnes au très pittoresque marché aux poissons. (source Wikipedia)