Ulrich Chataignier ou la passion avant tout…

Ulrich Chataignier 1

Après une dizaine d’années de « bons et loyaux services » au sein des pompiers militaire (Charente-Maritime) et professionnel en Vendée son département de naissance, il quitte le milieu pour une vie de famille plus « classique » avec un léger ras le bol du métier. Souhaitant offrir une vie meilleure à sa famille, il jette son dévolue sur le puy de dôme. La région devient alors son terrain de jeu favori et lui permet de s’éclater dans le trail qu’il a découvert en 2008.

A quoi ressemblez votre vie sportive avant ?
J’ai toujours plus ou moins couru mais sans entraînements spécifiques au moins une à 2 fois par semaine en plus des différents sports pratiqués en caserne. Plus jeune j’ai pratiqué du foot, tennis et tennis de table.

Vos premiers pas dans le trail ?
Mes débuts remontent en février 2008 avec le X-trail des Pays de Monts (26km-1h59) ou un ami fou de nature a souhaité me faire découvrir cette discipline.

Aujourd’hui, avec cinq ans de pratique, peut-on faire un point sur votre niveau ?
Au niveau « palmarès », je te laisse regarder tout ça sur  http://www.ulrich-chataignier.com/courses.html. Ce qu’il faut savoir c’est que mon deuxième trail j’ai terminé troisième en 2008 et que je suis passé d’un 26 km max à un ultra de 150 km 9300D+ en 2009 comme défi et cadeau de mes trente ans. Ma vie familiale et professionnelle  ne me laissent pas suffisamment de temps pour prévoir prétendre à de meilleurs résultats.

Qu’est-ce qui vous motive ?
Cette année va sûrement être un peu moins dense compte tenu de mon changement pro en février et la reprise des études mais je dois participer aux courses suivantes :

  • 09/02 La Plauzatoise
  • 03/03 Trail de Vulcain
  • 28/04 Trail du Colombier
  • 12/05 Maratrail
  • 15/06 Trail du Verdon ou Aravis
  • 08/09 Trail du Sancy
  • 27/10 Festival des Templiers pour l’ambiance
  • Quelques 5km et 10km pour le fun

La reprise suite à plus de deux mois de coupure se passe plutôt bien dans l’ensemble et la forme revient.

Ulrich Chataignier 2

La blessure est le pire ennemi de l’athlète, avez-vous été épargné ?
Non et c’est le moins que l’on puisse dire. Entre subluxation du coude, rupture partielle d’un ligament de l’épaule, déchirure abdominale et j’en passe….. L’année dernière a été pas mal perturbée avec une cheville défectueuse suite à une ento

rse grave en 2010 mais j’ai quand même réalisé quelques résultats.En juin j’ai également fait mon premier 10km officiel juste pour voir et surtout pour compléter l’équipe du boulot de ma femme, résultat 34min30 et une 12ème place sur 1897.

Avez-vous des partenaires qui vous suivent ?
Au niveau des sponsors, Tifosi, Antaflex et Oxsitis me renouvellent leur confiance. Une entreprise locale doit également me donner une enveloppe. Il me manque plus qu’un équipementier pour bien faire !!!

Votre rêve de trailleur ?
Mon rêve le plus fou serait de partir faire une traversée unique au milieu de nulle part avec 2-3 « furieux de m’on espèce » sans esprit de compétition, histoire de faire une coupure avec le monde actuel afin d’oublier les soucis du quotidien l’espace de quelques jours.

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Running : du Jogging au Marathon (course sur route et course nature)

Running du Jogging au marathon

Michel Delore nous livre un nouvel opus après le succès de son précédent ouvrage « courir »  qui a été vendu à plus de 80 000 exemplaires. Dans celui-ci l’auteur revient sur les fondamentaux, vous apprendrez ainsi à maîtriser votre foulée, vous suivrez les nombreux plans d’entraînement, vous apprécierez les différents conseils, bref que vous soyez débutant ou pratiquant averti, vous trouverez toutes les informations et les réponses aux questions que vous pouvez vous poser.

Un mot sur l’auteur, journaliste sportif, Michel DELORE est un pratiquant de longue date, adepte des 10 kilomètres, des semi, du marathon et des courses de montagne, il termine 8 fois vainqueur de la fameuse SaintéLyon. Il est aussi l’auteur chez Amphora de plusieurs ouvrages de référence sur la course à pied.

Ce livre balaye toutes les pratiques du Running en 13 chapitres, quelques fois sur des sujets un peu léger comme le laçage des chaussures ou courir à l’étranger, etc… Mais d’autres ont retenu toute mon attention comme « Entraînement à la Kenyane ou à l’Européenne ? » ou alors « l’Entraînement croisé : les sports de complément ».

J’ai parcouru l’ensemble de l’ouvrage et mon sentiment est mitigé !  Beaucoup de sujets ne mérite pas une pleine page, par contre d’autres sont très intéressants et mériteraient un étayage scientifique. C’est pourquoi, j’ai voulu en savoir plus sur Michel DELORE en lui proposant l’interview que voici.

Michel Delore

Peut-on voir « Running : du Jogging au Marathon » un enrichissement de la version précédente « courir » ?
Les « sujets légers » dont vous parlez sont au contraire des sujets importants sur le terrain, mais je ne leur ai consacré que quelques dizaines de lignes sur 384 pages : un bon laçage est capital pour une foulée correcte et les voyages des coureurs à l’étranger concernent  chaque année des milliers de coureurs (environ 3500 Français rien qu’au marathon de New-York).

Bien sûr que certains sujets mériteraient de plus longs développements, mais le livre compte déjà 384 pages. Un livre gros comme un Larousse de jadis aurait peu de chances d’être lu par les coureurs, et il existe des ouvrages spécialisés comme ceux sur la diététique, le minimalisme,les étirements, par exemple. C’est leur rôle d’approfondir en 200 pages à chaque fois certains sujets. Je me suis cantonné à l’essentiel,en tenant compte aussi que certains sujets sont  traités par les magazines spécialisés. Par contre le chapitre sur le pied et la foulée, celui sur les problèmes médico-sportifs sont longs et inédits. Je ne connais pas d’ouvrages aussi complets. Et j’ai travaillé avec des professionnels de grande compétence (podologue, boutique spécialisée, médecins du port, cardiologue, kiné et ostéo, avec des témoignages et références de champions et championnes ; le chapitre sur les femmes est important grâce à la collaboration d’une femme qui a longtemps entraîné  l’équipe de France féminine de cyclisme.

Avez-vous des retours de lecteurs qui grâce à vos plans d’entraînements ont battu leurs records ?
Le livre étant paru en octobre, il est trop récent pour savoir si des coureurs ont battu leurs records !

Comment percevez-vous l’évolution de la course hors stade ? (depuis son passage sur la route et maintenant l’avènement des courses nature)
L’évolution de la CAP est traitée dans le livre, dans les chapitres sur la course nature (courtes distances) et l’ultra-fond qui traite en particulier du trail; on y trouve notamment un entretien avec le directeur de la société Extra, organisatrice de plusieurs épreuves, dont la Saintélyon. Je ne me mouillerai pas trop en disant que l’apparition des trails est un phénomène sympathique, qui va perdurer, mais le nombre de pratiquants sera toujours supérieur sur le bitume comme le montrent les statistiques publiées dans les premières pages du numéro spécial calendrier 2013 de la revue VO2. Et la nature ne pourrait pas accueillir des dizaines de milliers de participants comme dans les grands marathons ! Il me paraît souhaitable, toutefois, de ne pas trop durcir les épreuves : il faut que la CAP sous toutes ses formes demeure un sport populaire, abordable pour le maximum de personnes.

Vous avez remporté à huit épreuves la SaintéLyon, qu’avez-vous pensez de cette édition 2012 «dantesque» ?
L’édition 2012 de la Saintélyon a été dantesque, mais ce n’est pas la première du genre : l’hiver, la nuit, c’est comme çà depuis 1951.

J’attire votre attention sur les thèmes comme la gestion de l’effort et toutes les nouvelles techniques et technologies qui sont traitées dans mon livre : les chaussures à haut rendement, l’isocinétique, la cryothérapie, l’homéopathie (avec notamment l’apport de l’arnica), le double bilan sanguin en 90 minutes, le carnet d’entraînement informatique, l’utilisation des récents appareils (GPS notamment) en relation avec l’ordinateur, l’entraînement poussé sur vélo statique en plein hiver, la simulation d’altitude, les problèmes cardiologiques (en particulier pour les adeptes des entraînements fréquents et pointus en VMA), etc.

 Je répondrai volontiers à toutes les questions qui me seront posées sur mon blog.

Éditions Amphora : www.ed-amphora.fr

24,90 €, 384 pages. Blog de l’auteur : http://delore.over-blog.com

Jez Bragg : un jeune athlète et une véritable mission

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Le trail running est une jeune discipline, pourtant les héros et les légendes sont déjà nombreuses. Après une pluie de record remporté haut la main par l’espagnol Killian Jornet, le renouveau nous viens de Grande Bretagne.  Jez Bragg s’est lancé dans l’ultra running comme une progression « naturelle » du marathon. Son attirance pour le trail ultra découle de son amour pour la nature et de son enthousiasme pour l’aventure.

The North Face Expedition kitJez Bragg s’embarque pour la Nouvelle-Zélande sur le tracé d’une vie sur le Trail Te Araroa pour exécuter 1898 milles en 50 jours du nord au sud. Le sentier Te Araroa a été inauguré en décembre 2011 et serpente sur toute la longueur de la Nouvelle-Zélande, depuis le sommet de l’île du Nord au Cap Reinga au fond de l’île du Sud à Bluff. À 1898 miles/3054km, elle rivalise avec certains des plus grands du monde des sentiers de longue distance comme le sentier des Appalaches et le Crest Trail du Pacifique aux États-Unis. La majorité de l’itinéraire est hors-route, à travers un terrain difficile et éloigné présentant toutes sortes de défis différents. Il ya aussi quelques courts tronçons routiers et aux passages estuaire, plusieurs ainsi que d’une longue pagaie en aval sur la rivière Whanganui.

« L’exécution de ce sentier a été un de mes rêves depuis plusieurs années et j’ai suivi son évolution avec beaucoup d’intérêt. Pour moi, ultra running est tout au sujet de ce type d’aventure, l’occasion d’explorer des contrées éloignées et difficiles d’une manière très crue et pure. Il n’ya pas de meilleure façon de découvrir un pays comme la Nouvelle-Zélande avec une telle beauté naturelle exceptionnelle que de le faire à pied. Le travail qu’il a consacré à faire ce chemin ensemble pour son ouverture éventuelle est tout simplement ahurissant. Ce sera un grand honneur d’être l’un des premiers à le faire fonctionner et nous espérons mettre en valeur tout ce que le pays et la piste, a à offrir. Ce sera vraiment une aventure de toute une vie. »

L’ultra running, une philosophie
« Ma petite théorie est que ma force intérieure – si importante pour l’ultra running – provient directement de mon éducation ; et du fait que j’ai beaucoup joué au rugby, grimpé aux arbres, fait du vélo, et toutes sortes d’activités vigoureuses, en général très intensivement. C’est sans aucun doute la base de mon niveau d’endurance actuel. »

Jez Bragg a remporté son premier marathon Ultra-Trail de façon décisive et a gagné la plupart des autres courses auxquelles il a participé depuis lors ; il s’est imposé comme l’un des coureurs d’ultra distance les plus importants du monde sur piste comme sur route. Il a maintenant rivé son attention sur la scène mondiale, en s’appuyant sur le succès de sa plus grande performance à ce jour, une victoire dans le The North Face Ultra Trail du Mont Blanc en août 2010.

Jez Bragg posséde déjà un parcours remarquable, avec entre autres :

2011

  • 2ème place – The Highland Fling Ultramarathon, Ecosse
  • 1 ère place – The Fellsman. Record du parcours – 10h06m
  • 4 ème place – Western States 100, Montagnes Sierra Nevada
  • 7 ème place – The North Face® Endurance Challenge final, San Francisc0

2010

  • 1 ère place – The North Face® Ultra Trail du Mont Blanc, Chamonix
  • 6 ème place – The North Face® Endurance Challenge final, San Francisco

www.thenorthface.com

Mission Te Araroa

Marathon de New York, les conseils de Christelle Daunay

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Il est des rencontres qui sont riches de conseils et de relations humaines. Notre sport permet encore ces choses simples, comme bavarder avec une détentrice du record de France sur marathon, semi-marathon et 10 000 mètres. Immaginez un instant la même chose dans le football, le moindre joueur de seconde division ne vous accorderait pas plus qu’un autographe et une poignée de main. Avec les « divas » de l’athlétisme nous en sommes encore loin…

Nike Running Club
Notre première rencontre remonte à trois ans lors d’un entraînement commun organisé par son équipementier sur les Champs Élysée. Nous avions découvert alors, une Christelle au sommet de sa gloire, tout auréolé de sa troisième place au marathon de New York derrière Paula Radcliff.

Cette année Christelle aura à cœur de jouer les premiers rôles après des mois de blessures et de doutes. Nous serons tous derrière elle pour la soutenir même si il sera difficile de passer l’armada Kenyan. Souhaitons à Christelle un bon marathon !

Pour mémoire son record sur Marathon : 2h24’22 (Record de France) et le titre de championne de France sur 10 km en 2013.

Marathon de New York
Christelle revient sur ce parcours atypique avec ses nombreux ponts et tunnels et de son arrivée dans Central Park sous forme de « montagnes russes ». Elle nous parle aussi de la clameur de la foule qui vous porte et vous encourage. Toutes ces raisons font de New York un marathon à part et mythique. Nous jugerons sur place si l’édition 2012 a tenu toutes ses promesses !

Blog de Christelle Daunay : http://www.leblogdechristelledaunay.com
*Cette interview a été réalisé en octobre 2012.

Ironman d’Hawaï 2012 avec Julien Boulain

Il existe des courses mythiques, celles auxquelles on rêve tous de participer un jour. En marathon c’est New York, pour le triathlon c’est Hawaï. L’île de Kona sera cette année encore le théâtre de grands duels. Nous avions suivi l’an passé Pierre-Yves Archambault, cette année ce sera Julien Boulain. Julien a une particularité assez singulière, il a démarré le triathlon il y a seulement deux ans. Il possède néanmoins un passé de marathonien de bon niveau. Il va tenter de nous éclairer sur sa reconversion.

Comment est venue le déclic pour le triathlon ?
Suite à un arrêt sportif de près de 3 ans et à une opération du genou, j’ai fait de la rééducation en piscine et VTT, ayant besoin de me dépenser autrement. Malgré la présence de douleurs en courant, j’ai réussi a faire un beau marathon de Paris 9 mois après l’opération avec mon pote Vincent Rousseau. Mais les douleurs à pied persistaient. C’est à ce moment là que j’ai décidé de tenter l’aventure du tri, qui me paraissait être un bon moyen de me dépenser, me dépasser tout en limitant mes douleurs à pied.

Pourquoi la longue distance ?
J’ai toujours été attiré et plus à l’aise sur le long ( semi et marathon). J’ai toujours eu besoin d’en faire beaucoup que ce soit dans n’importe quel sport.

Tu obtiens ta qualification pour Hawaï sur l’Ironman de Nice, c’était l’objectif ?
Après avoir échoué en 2011 à Nice après une chute à vélo qui m’a contraint à l’abandon, c’était à la fois mon objectif et une revanche. Le jour de mon abandon en 2011, j’avais déjà annoncé que je serais là l’an prochain à Nice avec mon slot et un top 50. Et en plus, ma copine, Anais m’en voulait de ne pas partir en vacances à Hawaii !

Comment as-tu appréhendé cette préparation pour Hawaï ?
La préparation à Hawaii s’est très bien passée. Après 15 jours de coupure nécessaire après Nice, je suis reparti doucement au boulot. Toutes les grosses séances ( ou plutot journée) ont été faites avec mon coach Jonathan Tryoen, mon pote hawaiien Christophe Lemery et un futur hawaiien Antoine Vaillant. Par ailleurs, cette preparation était sur mesure, coaches au jour le jour par « Jo ». Maintenant, c’est à moi de jouer!

As-tu une stratégie de course ?
Pour la stratégie de course, c’est simple: comme à Nice, j’en n’ai pas… Je fais tout à la sensation. En natation, étant donné mon niveau, l’objectif est de se fatiguer le moins possible et de bien s’orienter pour limiter les dégâts. En vélo, appuyer mais en avoir toujours sous le pied pour la partie ou tout se joue : le marathon.

Le slogan de kona : swim fast, bike hard, run big!!!

Comment vois-tu ton avenir sportif ?
Je vais continuer le triathlon longue distance puisque j’ai enfin trouvé le sport qui me convient parfaitement, l’objectif premier étant d’améliorer ma nage et bien évidemment de revenir un jour à Hawaii.

Triathlon à suivre en direct sur : http://kona.ironman.com/

Pierre-Yves Archambault notre Run, Reporter revient dans le détail sur sa fabuleuse course lors du triathlon d’Hawaï 2011 : https://runreporterrun.wordpress.com/2011/10/12/you-are-an-ironman/

GoodPeopleRun… c’est quoi ?

« Il paraît que les gens bien courent ? », ça j’en suis persuadé depuis des années ! Mais au-delà de la maxime il y a un site internet qui devient au fil des mois incontournable dans le monde du running. Alors GoodPeopleRun, c’est quoi ?

Goodpeoplerun.com est un réseau social qui permet de trouver facilement d’autres coureurs près de chez soi pour aller courir ensemble ; entre gens biens ! C’est le premier service du genre existant en France, il compte à l’heure actuelle plus de 10 000 membres sur l’ensemble de la France.

La société, fondée en 2010 par Martin Gaffuri et Jean Dubearnes et basée à Annecy. C’est suite au constat que la course en groupe présente de nombreux avantage motivation, convivialité, sécurité, performance … qu’ils ont décidé de faire de la course à pied un sport collectif.

La course en groupe est un phénomène de société. « Courir ensemble a des vertus de motivation et de partage que l’effort solo traditionnel de la course à pied ne possède pas forcément », commente Jean Dubearnes. « Grâce à notre service innovant, chacun peut facilement se mettre en contact avec des personnes de son niveau pour aller se dépenser dans la joie et la bonne humeur ».

Afin d’aller encore plus loin, Goodpeoplerun.com a lancé récemment son application mobile pour iPhone et Android. Son but ? Avertir les coureurs autour de soi que l’on se prépare à sortir dans les 30 minutes à venir et les inviter à nous rejoindre. La course à pied est aussi un jeu : l’application propose un suivi GPS qui permet de récolter des points en fonction de l’effort fourni. Tout le monde peut ainsi prétendre à la première place du classement de ses amis, son quartier, sa ville… à condition de se donner à fond !

Trois question à Martin Gaffuri co-fondateur et Directeur Général de Goodpeoplerun.com

Comment vous est venue l’idée d’un tel réseau social ?
C’est drôle de voir mon nom associé à de telles fonctions. Je me définis avant tout comme un coureur passionné qui a ressenti en 2009 le besoin de trouver d’autres coureurs autour de moi, pour aller courir avec. Je voyageais beaucoup et ça m’aurait permis de rencontrer des coureurs locaux et des trails bien plus sympa que le tapis de course de l’hôtel ! Après avoir constaté que beaucoup d’autres coureurs ressentaient ce même besoin, j’ai décidé de développer Goodpeoplerun.com avec Jean.

Nous sommes effectivement désormais une société de 4 personnes qui travaillent à plein temps sur ce projet. Ce que beaucoup de gens ne voient pas, c’est que nous y passons nos weekends, que Jean et moi ne nous payons pas et que malgré ça, c’est un plaisir de venir travailler tous les jours. C’est véritablement la passion de voir ce service adopté par la communauté et pour le sport en lui même, qui nous a permis d’en arriver où nous sommes donc nous ne sommes pas près de changer cet esprit. Cette situation est incarnée par Timothée Nalet, coureur d’ultra trail, blogeur et amateurs de sports outdoor qui nous a rejoint en Janvier et qui a bien réussi à faire connaître ce service auprès des coureurs. C’est tout ce dont nous avons besoin, car le besoin est bel et bien là, et notre service fonctionne. Il suffit de le faire connaître !

Existe t’il un profil type d’utilisateur ?
Nous avons voulu cette plateforme ouverte à tous les types de coureurs (trail, route, athlé) et de tous niveaux. Nous retrouvons bien ces différents profils sur Goodpeoplerun.com !
Les plus actifs sont ceux qui sont habitués aux réseaux sociaux ? Nous pourrions croire que les jeunes sont donc avantagés, mais avec un âge moyen de 34 ans, l’utilisateur Goodpeoplerun.com n’est pas si jeune.

Comment voyez-vous l’avenir du site ?
C’est très simple, nous allons continuer à bosser dur ! Il n’y a pas de secret, c’est comme en course à pied. Si on ne fait pas le métier quotidiennement et avec rigueur, on n’a pas de bons résultats. L’avenir du site, c’est la communauté qui va le déterminer. Nous avons encore beaucoup de belles étapes à franchir avec Goodpeoplerun.com, à commencer par la sortie du site final ; la version actuelle étant toujours une version beta (de test). Ensuite, quelques nouvelles fonctionnalités que nous sommes en train de développer actuellement. Enfin, nous restons très à l’écoute des retours et suggestions de la communauté, car bien souvent c’est de là que viennent les meilleures idées !

Inscrivez-vous vite sur GoodPeopleRun et rejoignez le profil du blog Run, Reporter, Run à l’adresse suivante http://www.goodpeoplerun.com/run-reporter-run ou http://www.goodpeoplerun.com/profil/feed/id/2716

Photos ©Timothée Nalet – www.timotheenalet.com

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Ça se passe comme ça avec Anne Valéro…

Depuis un an que le blog existe, que de changements, mais surtout que de rencontres. Mes convictions ont fait que la ligne éditoriale est axée sur les athlètes du quotidien, les anonymes du peloton. Je laissais les stars aux autres. Puis un jour, vous faites LA rencontre. Remontons quelques années en arrière.

Paris, marathon expo 2008, je flâne dans les allées avec mon ami Fabien Debaucheron, nous rencontrons une fille en survêtement, elle est affûtée comme une lame. Fabien la connaît, nous entamons la conversation. Elle nous raconte qu’elle arrête le triathlon pour faire des courses nature longue distance. Je n’ai jamais vu cette fille, je n’ai aucune idée de son niveau. Je lui parle d’égal à égal. Elle me pose des questions sur mes entraînements, moi sur les siens. Mon ami me glisse, que c’est une championne et qu’elle vient de remporter l’Ecotrail de Paris. Le rapport change, je ne suis plus naturel, mais elle me met à l’aise, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Les années sont passées
Chacun sa route, chacun son chemin. Pour elle, ceux des victoires et des engagements auprès d’autres athlètes en tant que coach. Voilà qu’il y a moins d’un an, je la sollicite pour une rencontre. Elle accepte rapidement, le lieu sera le salon du semi marathon de Paris, décidément… Elle est sur Paris en tant que « marraine » de l’Écotrail. Elle m’accorde quelques instants, se prête au jeu des questions-réponses et prend facilement la pose avec moi, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Ecotrail de Paris 2012
Moi qui suis un pur routier, participe à mon premier trail à Paris. Je tente de recueillir ses impressions afin de les publier la veille de la compétition. Anne, joue gros sur cette course, elle ne peut pas se permettre de laisser transparaître le moindre doute, elle se doit d’avoir la « poker face ». C’est pourquoi, nous convenons d’un rendez-vous après. Et quel après ? Anne remporte la course avec panache. Je saisis ces instants de bonheurs lors de la remise des prix, elle prend la pose pour moi à l’extérieur du podium. Je la félicite, je la remercie et elle, me demande si je suis prêt pour mon marathon de Paris dans 15 jours. Toujours à l’écoute des autres, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Séquence retrouvaille
Le coach avait réuni certains de ses « protégés » parisiens au Bois de Boulogne afin d’affiner les différents plans d’entraînements. La majorité étaient des trailers et une poignée de triathlètes. Je fus invité en observateur, en Run, Reporter, Run…

J’y ai découvert une bande de passionnés de tous niveaux. Certains en couple comme Patrice et Françoise encore sur leur nuage de finishers de la CCC ou comme Céline une débutante éclairée qui malgré son jeune âge se dirige tout droit sur les pentes du trail ultra. Des gens adorables et motivés qui forment comme une famille, parce que ça se passe comme ça avec Anne Valéro.

Retrouvez l’actualité d’Anne Valéro ou inscrivez-vous pour des séances de coaching sur son site :
http://annevalero.fr/

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