Articles Tagués ‘10 km du 14e’

.

Il y a des courses qui sont mythiques pour moi, de celles ou chaque participation est un vrai plaisir, un vrai challenge. De celles qui me servent d’étalon pour mesurer ma progression. Bref, les 10 km du 14e la course de mon quartier est MA course, celle ou toute la famille y compris ma belle-mère fait le déplacement pour voir l’athlète en maillot.

Chaque année après les vacances à la neige il y a cette course qui sert à me remotiver suite à une coupure hivernale d’une semaine ou deux. Cette année, j’étais prêt, peut être plus que les autres années. Comme pour New York lorsque je retire mon dossard les organisateurs me souhaitent « bonne course » et me promettent que cette trentième édition sera à la hauteur de mes espérances.

Comme pour Big Apple la météo vient jouer les troubles fêtes quelques jours avant,  rendant incertain le départ. Les rumeurs commencent à circuler sur le net, partira, partira pas…

Dans la journée de samedi les communiqués s’enchaînent : « la course aura bien lieu », les moyens seront mis en œuvres pour que demain ce soit une grande fête. Il faudra attendre 17h pour que la nouvelle tombe : « par décision du maire la course est annulée en raison des conditions météorologiques, elle sera  reportée à une date ulterieure ». Comme pour New York, pourquoi avoir attendu le dernier moment pour annuler, car les conditions-météo annonçaient pour dimanche étaient exécrables ?

Comme à NY la puissance des réseaux sociaux mettent en place une alternative, ce sera une sortie entre amis sous la neige au Bois de Vincennes. Les messages sur Facebook et les SMS fusent et le lendemain matin, nous sommes une vingtaine à nous retrouver sur les bords du lac Daumesnil. Il y a parmi eux mes fidèles, des amis qui étaient également du voyage en Amérique, prêt à me suivre dans cette odyssée blanche.

Premier contact avec la neige
Pour beaucoup ce sera une première expérience sur la neige. Ce n’est pas évident de trouver le bon équipement, la bonne foulée. Les appuis sont fuyants, le souffle coupé par l’air froid. Il en faut beaucoup plus pour nous décourager. Nous abordons cette sortie dans la joie et la bonne humeur. Pas question de compétition où de vitesse, nous allons rester ensemble du début à la fin.

Difficile de se quitter
Le programme indique une heure, mais nous allons dépasser allégrement ce timing tant les conditions et l’euphorie sont là. Notre terrain de jeu habituel, se transforme en « terre inconnu » il est parfois difficile de reconnaître les passages et  lieu de repères. Pour ma part ce sera 12 km, mais quelle balade. Le chrono GPS indique 1h15 ce qui en temps normal serait une sortie raté, se transforme ce matin là en véritable bonheur pour runners.

Pour terminer l’analogie avec le marathon de New York, la course fut annulé, mais le plaisir fut présent. Celui de partager et d’échanger sur notre passion commune : « la course à pied » alors certes, il n’y a pas eu de chrono, mais ce sera pour la prochaine fois. Rendez-vous aux foulées de Vincennes qui, espérons le, seront plus propice à la performance…

La grande famille des runners

Publicités

Je m’appelle Sandrine. Je suis née à Brou sur Chantereine, une toute petite ville de Seine et Marne, le 25 juillet 1971. Je vais donc sur mes 40 ans ! J’habite Paris depuis 1998 et suis maman de 2 trésors : Laura 13 ans et Lucie 10 ans. J’ai toujours aimé le sport sans vraiment en pratiquer un avec sérieux et régularité. J’avais toujours de bonnes raisons pour ne pas pouvoir y aller… Pourtant, je l’ai toujours su, une activité sportive pratiquée régulièrement manquait inévitablement à mon équilibre personnel.

J’ai couru ma toute première en course à pied le 7 septembre 2008. Il s’agissait de La Parisienne. Une course de 6,3 km réservée aux femmes, dont la cause principale est de soutenir la recherche sur le cancer du sein. Mon entreprise, Groupama, souhaitait former une équipe de filles intéressées pour la courir aux couleurs de l’entreprise. A l’époque, je le rappelle, je ne courrais pas. Mais le concept et l’idée me plaisaient bien. J’ai été immédiatement séduite et ai répondu présente au même titre qu’une quinzaine d’autres filles chez Groupama. Il me restait 2 mois pour m’assurer que je serai capable de boucler cette distance en courant. Le but n’était pas de faire une performance (étant donné mon niveau, j’en aurai été incapable !) mais de participer et d’y prendre du plaisir.

J’ai A-DO-RÉ !
Je suis arrivée épuisée sur la ligne d’arrivée. Mais heureuse et fière de l’avoir fait. Ce jour là, j’ai franchi la ligne en 32’55 ce qui m’a surprise car je ne m’attendais pas à un si bon chrono pour un début !
J’ai été séduite, mais je me suis arrêtée là. Je n’ai pas rechaussé mes baskets et n’ai pas retrouvé le plaisir du bitume après cette expérience.
J’ai attendu 1 an avant de retrouver ces sensations. En fait, j’ai attendu la prochaine édition de La Parisienne.
2 mois avant l’édition de 2009, je me suis donc remise à courir dans le but de tenter de battre le temps que j’avais fait l’année précédente : qu’est ce que j’ai souffert !!! Qu’est ce que ça a été dur !!! Au bout d’un quart de course, j’avais les jambes coupées. Impossible d’aller plus loin.
J’ai un peu paniqué ! Je me suis demandée comment j’allais bien pouvoir faire pour courir ces 6,3 km alors que mes jambes ne répondaient plus !
J’ai finalement réussi à les courir, mais sans parvenir à mieux faire que la précédente édition. Je suis arrivée en 34’19 (soit 1’25 de plus qu’en 2008).
J’ai été déçue. Très déçue !

C’est à partir de ce moment là que j’ai décidé de ne plus m’arrêter.
Je ne pouvais pas reproduire la même chose chaque année : recommencer les entraînements 2 mois avant La Parisienne ! Je me suis dit que je devais absolument courir toutes les semaines. Au moins 1 fois/semaine (idéalement 2). Même en hiver. Même sous la pluie. Même s’il fait froid. Ce que j’ai fait. Pour me motiver et me donner encore plus de courage, je me suis contrainte à participer à une compétition de course à pied au moins 1 fois par mois. J’ai enchaîné plusieurs 10km que je terminais entre 55′ et 1h.
J’ai également voulu participer au Semi-Marathon de Paris le 7 mars 2010. Juste pour voir et pour savoir. Ce Semi-Marathon, je l’ai terminé. Mais dans quelles conditions ? Mal aux jambes, aux hanches, courbatures… je me suis traînée pendant plusieurs jours ! Mon chrono : 2h 24′ 54″. C’est à partir du mois de mai 2010 que j’ai commencé à courir 3 fois par semaine et à intégrer des fractionnés dans mes entraînements, grâce au coach que Groupama mettait à notre disposition pour nous préparer à La Parisienne 2010.

J’ai suivi et appliqué ses conseils avec sérieux.
Mes résultats commençaient à évoluer dans le bon sens. A chaque course : une petite évolution qui m’encourageait à poursuivre le travail et mes efforts.
La Parisienne 2010 est arrivée. Je n’avais pas arrêté de courir de l’année. J’avais participé à plusieurs courses dans l’année et j’avais même intégré les fractionnés dans mes entraînements. Je devais donc faire un meilleur temps qu’en 2008. Ce que j’ai fait, pour mon plus grand plaisir car je suis arrivée en 30’44 ».
J’étais ravie car je voyais que mes efforts et mon travail payaient. J’avais envie de faire mieux. Toujours mieux !

Aujourd’hui, je cours 4 fois par semaine
Le mardi, jeudi, samedi et dimanche. Ma référence sur 10km est descendue à 45’50 » (Foulées de l’Assurance en mars 2011). Une vraie victoire !!! Mais ma plus belle victoire, c’est le Semi-Marathon de Paris que j’ai refait cette année. Sans souffrance et avec beaucoup de plaisir !
Je l’ai bouclé en 1h 44′ 10″ (soit 40′ de moins que l’année dernière).
C’est ma plus belle victoire et mon plus beau souvenir jusqu’à maintenant !
En 2011, j’ai également eu la chance d’être sélectionnée par un magazine de courses à pied (R Magazine) pour courir aux couleurs du magazine avec 5 autres filles.
Ensemble, nous avons couru le Semi-Marathon de Nice (1h 42′ 37″). Nos prochains objectifs : Paris St-Germain la course le 29 mai , 20km de Paris le 9 octobre, Marathon Nice Cannes le 20 novembre.

Le Marathon Nice-Cannes sera donc mon 1er Marathon.
Je ne sais pas quel temps je peux espérer. Je ne sais pas et pour le moment ce n’est pas important.
Je suis simplement ravie d’avoir la chance de participer à une épreuve comme celle-ci car je sais que, si la distance me plait, si je prends du plaisir à courir 42,195 km, j’aurai d’autres rêves, d’autres envies, d’autres ambitions. Mais je n’en suis pas là 🙂
Pour le moment, je m’entraîne et je savoure. Je savoure ces fabuleux moments. Je savoure mon plaisir de courir. Je savoure car ENFIN j’ai mon truc à moi, mon activité physique.
Je suis si contente d’être arrivée là où je suis en si peu de temps à l’aube de mes 40 ans.
Retrouvez Sandrine sur son blog personnel : sandrunning.blogspot.com