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Comme son nom l’indique, le challenge Nice Mont-Ventoux est une course vélo dont le départ est à Nice et l’arrivée au sommet du Mont-Ventoux col mythique du Vaucluse. Une épreuve de 400 kilomètre en trois étapes. Le but premier de cette épreuve, réunir des chefs d’entreprises ou des cadres dirigeants pour faire du réseau et vivre une expérience sportive. (suite…)

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SPRAYDOL Coaching Muriel Hurtis

Chaque entraînement ou course, est une occasion pour tester ses limites ou son matériel. En préparation du prestigieux marathon de Berlin, j’expérimente une nouvelle méthode d’entraînement qui mènera, si tout va bien, à un “personal best”. La marque étant pour l’instant à 3h 06’. (suite…)

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Quelles sont les méthodes qui fonctionnent et les séances indispensables ? Qu’est-ce qui ne sert à rien, peut même être nocif et peut être abandonné ? En faire trop est souvent contre-productif : la clé de la réussite consiste à trouver un équilibre entre quantité et qualité. Rencontre avec l’auteur… (suite…)

Comment devient-on coach à la plus grande course féminine de France ? Pourquoi les femmes adorent cette épreuve ? Je vais tenter d’apporter mon éclairage sur ces questions.

Il faut savoir que ce sera en septembre 2012 la 16e édition de cette course 100% féminine, elles étaient l’an passé 25 000 féminines a prendre le départ sur le pont d’Iéna au pied de la tour Eifel. Ce taux de participation rend envieux de nombreux organisateurs en France, car avec un chiffre si élevé l’épreuve se situe dans les 5 plus grosses courses.

Le succès fut immédiat
A la première il y a 15 ans, elles étaient déjà 1500. Ce qui plait, c’est le concept ! Un mélange de compétition et de dépassement de soi avec un zeste de folie. Pour ceux et celles qui n’ont jamais assisté à cette épreuve, il est difficile d’imaginer une telle ambiance, plus proche d’un carnaval ou d’une techno parade que d’un marathon de Paris ou la peur se lit sur les visages. Ici, la plupart des concurrentes sont aussi les actrices d’une superproduction ou le maître mot est : « lâchez-vous ». Elles sont nombreuses à êtres déguisés, ou du moins à adopté la même tenue que leurs collègues de travail ou copines.

Autres particularités, la participation « corporative » elles sont nombreuses à porter les couleurs de leurs « boîtes » ! Cette épreuve renforce l’appartenance à un groupe et développe l’esprit d’équipe. C’est donc tout bénéfice pour l’entreprise qui met toutes les facilités aux services des coureuses : inscriptions, dossards, tenues, etc…

Mon regard de coach
J’attaque ma deuxième saison avec l’organisation, et c’est avec le même plaisir que je renouvelle l’expérience. C’est l’occasion de rencontre incroyable et improbable…
L’organisation met à disposition des coureuses quatre sessions d’entraînement à partir du mois d’avril à raison d’une par mois, ce qui nous emmène jusqu’au mois de juillet.

Le profil des participantes aux séances est grosso modo de 35/45 ans, ce sont des filles qui ne sont pas particulièrement sportives le reste de l’année, mais le mois de septembre venu se transforment en compétitrices. je me souviens l’an passé de questions tellement candides que l’envie de sourire vous prend. Exemple, « comme j’avais mal aux genoux, je me suis fait faire des semelles correctrices, mais maintenant, j’ai mal aux pieds ! » Je trouve cela bizarre, lui pose quelques questions et ensuite tente : « mais vous avez bien enlevé, la semelle d’origine de votre chaussure ? » « ??? , non ! », je l’arrête, lui demande de retirer cette double épaisseur et un ouf de soulagement l’inonde. « Je re-vie » me dit-elle !

L’organisation des séances
L’organisation est pyramidale, c’est qu’un coach en chef décide du contenue de toutes les séances, il les transmets à des sous-chefs responsables des 7 groupes de niveaux, ensuite ce sont des assistants coachs qui répandent la bonne parole sur le terrain et accompagnent ces dames dans leurs séances. Nous sommes près de 45 assistants, avec tous des parcours sportifs différents. La plupart sont issus de Staps, filière des profs de sports, d’autres sont coachs en remise en forme, et bien sûr certains sont issus directement de l’athlétisme.

Chaque session est différente dans le contenu, mais nous gardons les mêmes personnes durant les quatre mois, ce qui nous permet de suivre les progressions. Chaque footing est aussi l’occasion de confidences et de révélations, mais chut, je garderai le secret…

© http://vincent.roussarie.over-blog.com/article-course-de-douces-84531328.html

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Depuis deux ans, le club de Nanterre fait le choix, dans le cadre de la préparation au marathon de Paris, d’opter pour le semi de Rambouillet plutôt que celui de Paris. Les arguments avancés sont la densité de coureurs moindre, le cadre bucolique et dernier argument non négligeable le prix de l’inscription.

Les courses hivernales, hormis les cross, n’avaient pas apporté de signes d’encouragements concernant mon état de forme. La faute au climat, mes deux 10 km ce sont déroulés sous des températures négatives et même sous la neige pour la course de Vincennes. Dans ce cas, pas facile de savoir si on est dans les clous…

Le rendez-vous est fixé à 8h sur le parking du supermarché proche de la zone de départ. Cela nécessite pour les parisiens, un réveil à 5h30 du matin et un départ à 7h. Pour un dimanche matin, c’est tôt, cela en dit long sur la motivation des coureurs !

C’est pas moins de 45 coureurs sous la bannière rouge et blanche qui prendront le départ de ce semi afin de défendre les couleurs du NAC (Nanterre Athletic Club). Ce qui est sûr, c’est que nous passons pas inaperçus. Quand notre armada, se met en route pour un échauffement collectif, ce sont la plupart des têtes qui se tournent sur son passage.

Sur le parking Abdel Rezzag le coach du club, distribue à chacun une enveloppe contenant le dossard et la puce, mais aussi un petit mot pour chacun ainsi que les temps de passages. Je ne sais pas si vous imaginez le travail que cela représente ?

8 h 30, départ de l’échauffement. Nous restons tous ensemble, aussi bien les « cadors » du club qui termineront en 1h 14 que les « novices » qui finiront une heure plus tard. La force de ce club, c’est la cohésion du groupe.

Nous profitons de l’échauffement pour faire une reconnaissance des deux derniers kilomètres, cela aide toujours. Comme la plupart des membres seront au Marathon de Paris, nous devons rajouter à la distance de la course, quatre kilomètres pour l’échauffement et ensuite trois kilomètres pour la récupération, ce qui fera un total de 28 km et une belle sortie longue…

Sur la ligne de départ
Des sas sont à disposition des coureurs afin de partir par niveaux, c’est une très bonne chose. Deux coureurs du club (Olivier et Julien) font le pari de partir avec moi, mon objectif de 1h 25 mn est aussi le leurs. C’est donc à trois que nous ferons cette course.

Coup de feu, c’est parti ! Le premier kilo étant en descente nous passons la première borne en 3’ 48’’ il va falloir nous calmer, nous avons douze secondes d’avance. Au troisième kilomètre une côte d’une centaine de mètres avec un bon dénivelé, aura raison de notre bonus.

Nous passons le 10e km en 41’ 02’’ c’est un peu lent, 40’ aurait été préférable, la faute au parcours ? Nous continuons sans nous poser de questions, nous sommes bien.

Au 13e km un nouveau dénivelé qui aura raison de mes deux acolytes. J’ai conservé un rythme régulier pour l’ascension, mais pas eux. Je ne les reverrai plus  jusqu’à l’arrivée.

J’attends patiemment le ravitaillement du 15e km, symbole que j’ai choisi pour accélérer légèrement l’allure. Facile en théorie, mais compliqué en pratique. Je me fixe des concurrents à une trentaine de mètres et démarre ma chasse. Cela marche plutôt bien.

je recommence à doubler des concurrents, le mental est flatté !

Dernier kilo, il faut tout donner
J’entend la sono, j’aperçois l’arche, un long sprint est lancé. Je suis à fond, je cours comme dans un rêve, dans un état euphorique… Etat qui retombera vite quand je constate que mon chrono n’est pas à la hauteur de mes espérances. J’ai pile une minute de trop sur mon plan de route. J’ai courru à 4’ 04’’ au lieu de 4’ 00’ et cela donne une minute à l’arrivée, soit un temps final de 1h 25’ 50’’.

Étant d’une nature positive, je réalise quand même qu’il s’agit de mon nouveau record, l’ancien étant sur le semi de Paris avec 1h 26’ 07’’. Je retrouve une minute après mes deux compagnons de souffrance. Ensemble nous partons à rebours pour encourager nos camarades de club. Au final, de la joie, de la souffrance, de la déception le cocktail d’une compétition.

Photo de la vague rouge : © Ptigouda - Diaporama réalisé lors du semi de Rambouillet 2011