Eco-Trail de Paris 2014

EcoTrailDeParis2013_©AnthonyChaumontel_10

Un trail à Paris, résonne toujours comme un canular, pourtant les plus septiques ont eu l’occasion de constater durant les six dernières épreuves que la nature en Île-de-France était très présente et fournie et que les nombreux bois, forêts et parcs étaient souvent méconnus. L’épreuve nature parisienne atteint le cap de la septième année avec confiance. Elle a su, au fil des ans, innover et trouver son public. Au programme quatre distances (80, 50, 30 et 18 km) sans oublier les randos et les marches nordiques. Découvrons au travers des coachs Xrun les nouveautés 2014…

Nouvelle arrivée
Pour la seconde année, l’arrivée du 80 km ne sera pas au sommet de la tour Eiffel toujours en travaux. C’est donc le prestigieux Trocadéro qui accueillera en héros les finishers de l’Ultra.

Retrait des dossards
Situé au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, le Salon Destinations Nature accueillera  la remise des dossards de l’Eco-Trail de Paris sur un espace de 2000 m² entièrement dédié aux épreuves naturelles.

Actions éco-responsables
La course a l’ambition de ne pas être uniquement un événement sportif mais une manifestation porteuse des fondamentaux du développement durable. Des actions éco-responsables concrètes sont donc menées depuis l’origine et l’événement soutient plusieurs projets, de manière durable. En 2012, l’Eco-Trail a généré un total de 220 tonnes équivalent CO2 soit 8 jours d’éclairage public à Paris ! En 2013, l’objectif de réduire le CO2 a été atteint. Lors de cette 6ème édition, le nombre d’usagers de transports en commun a augmenté ce qui a permis de réduire l’émission de CO2 à 208 tonnes, ce qui est encourageant !

Découvrir le parcours avec Xrun/trail
Les organisateurs de l’Eco-Trail de Paris ont confié en exclusivité à Xrun l’encadrement des reconnaissances officielles du parcours 2014.  L’équipe Xrun constituée de Vincent VIET (5ème à l’Ecotrail de Paris en 2013), Adrien TARENNE (2ème par équipe Saintelyon 2014) et Philippe HERISSON, kinésithérapeute ultra-trailer. Ils vous feront découvrir le parcours officiel, de jour comme de nuit, dans ses passages les plus stratégiques : programme

Questions à l’encadrement Xrun :

Quelles sont pour vous les nouveautés de l’édition 2014, allons nous vers une belle édition ?
Les nouveautés sont l’arrivée au Trocadéro pour le Trail 80km, distance phare de l’événement et épreuve figurant au programme du Trail Tour National (TTN) ainsi que la création d’un challenge Marche Nordique chronométrée commun avec l’Ultra-Marin Raid Golfe du Morbihan.

Quel sont pour vous les moments forts du parcours ? Les grosses difficultés ?
Les moments forts :

Un parcours qui fait découvrir aux coureurs les plus belles forêts Domaniales de la région Parisienne. Une des nouveautés, cette année pour le trail 80km, est le passage dans les jardins de Buc qui permet aux coureurs de découvrir le Château de Buc, souvent méconnu. Le passage dans le Château Saint-Philippe, où sont situés « Les apprentis d’Auteuil », représente l’une des plus belles vues de tout le parcours du Trail 80km. Le parcours donne lieu à des privilèges pour les participants du Trail 30km et du Trail 80km comme le passage par l’Observatoire de Meudon uniquement ouvert pour les coureurs le jour de l’évènement. Et la traversée du Domaine du Château de Versailles pour le Trail 50km. Tous les participants passeront ensuite par le Domaine National de Saint-Cloud où un ravitaillement festif est installé à la Lanterne. Sans oublier l’arrivée somptueuse au pied de la Tour Eiffel, avec une théâtralisation au niveau des Bassins du Trocadéro pour l’arrivée du Trail 80km.

Les difficultés :

La grosse difficulté pour les coureurs du Trail 80km reste de se contenir les 20 premiers kilomètres, qui sont assez roulant, et d’attaquer ensuite les 1500 mètres de dénivelé entre le 20ème km et le 55ème sous forme de nombreux raidillons. Lorsque la météo est pluvieuse le parcours devient vite boueux, la vitesse des coureurs est donc fortement diminuée. Attention aux barrières horaires !

Quel est le plus Xrun sur ces reconnaissances ?
Xrun est en effet le nouveau partenaire officiel de l’Eco-Trail de Paris pour les reconnaissances du parcours officiel 2014. Les recettes qui font le succès de Xrun seront bien présentes. Tout d’abord la qualité de l’encadrement avec des entraîneurs expérimentés : Vincent Viet, 5ème à l’Eco-Trail de Paris 80 km en 2013 et Adrien Tarenne 2ème par équipe à la Saintelyon 2014. Pour des conseils personnalisés, 3 groupes de niveau (experts, intermédiaires et débutants) sont organisés, encadrés par une douzaine de coachs Xrun. Conformément à son engagement d’associer la partie santé au domaine sportif, Philippe Hérisson, kinésithérapeute spécialiste de la prévention et du traitement des blessures en course à pied, traileur et ultra-traileur (finisher UTMB) sera présent sur les 4 entraînements.

Enfin,  encadrées par Denis Langlois (60 sélections en équipe de France de marche), les reconnaissances du 8 février et du 16 mars seront ouvertes aux amateurs de marche nordique.

Tout cela se fera dans la bonne humeur et le plaisir de partager notre passion commune. Pour vous préparer au meilleur, Xrun vous propose son offre spéciale « Eco-Trail de Paris » : 12 séances d’entraînement +  3 sessions de reconnaissance du parcours officiel à 134€/mois au lieu de 144€/mois. Enfin, pour les 20 premiers inscrits adhérants à un abonnement complémentaire de 3 mois, Xrun offre votre 7ème mois d’abonnement et votre dossard à une des épreuves de l’Eco-Trail de Paris® (soit 221€ d’économies supplémentaires)

Plus d’infos sur le site de l’épreuve : http://www.traildeparis.com ou sur www.xrun.fr

Vidéo motivation : Inspirational Running

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Voilà un petit clip empruntant à différentes marques le meilleur du running, vous reconnaitrez aisément Emmanuel Gault et Killian Jornet. Dans les 3 minutes 30 que dure le film des champions mais aussi des anonymes qui se dépassent et nous donnent envie de sortir courir…

Semi-Marathon de Marrakech

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La perle du Maroc, connue pour sa Médina, ses souks et ses charmeurs de serpents, possède un marathon et un semi au label international IAAF. Idéalement placé en début d’année, cette course est prétexte à un voyage au soleil. A deux heures de Paris le dépaysement est garanti. Retour sur le périple d’une bande de copains en quête d’exotisme…

Paris est depuis quelques jours sous une pluie glacée, notre groupe a rendez-vous à Roissy à 4h du matin ! Autant vous dire que la nuit a été courte… C’est le prix à payer pour  profiter au maximum des journées déjà trop courtes. Notre groupe est constitué de 23 coureurs de tous niveaux appartenants à la structure de coaching Xrun basée à Issy les Moulineaux. Certains sont la pour « battre » leurs chronos, mais la plupart, dont je fais partis, sont là pour passer un bon moment. C’est donc une ambiance bon enfant qui règne dans le groupe faisant parfois penser à une joyeuse colonie de vacances.

Bienvenue à Marrakech Menara
Nous posons le pied sur le tarmac, il est 7h du matin heure locale et le soleil tant espéré est au rendez-vous. Nous grimpons dans un bus et sans préambule, nous faisons la reconnaissance du parcours du semi-marathon. Nous serons guidé pour cela par l’un des organisateurs qui nous délivre un briefing de course. En fait les choses sont assez simple, la course fait le tour de la vieille ville « Médina » empruntant de longues et parfois interminables lignes droites. Pas vraiment de surprises, hormis un faux plat montant sur l’avant dernier kilomètre. Nous voilà prévenue !

Nous investissons notre logement, un magnifique Riad : bâtiment typique de la vieille ville. Nous sommes au cœur des souks, les premières heures sont un peu oppressantes, nous devons apprendre a gérer des odeurs, des bruits et une misère qui nous semble d’un autre temps. Si vous ne vous lancez pas dans des achats et donc d’interminables négociations, la promenade est agréable. Nous prenons la direction de la place Jema El Fna, carrefour culinaire et artistique de la ville. La journée se déroulera ainsi entre flânerie et gourmandise.

La tension monte
La veille au soir, Jean de Latour, donne les instructions et les chronos pour chacun. Pour moi ce sera une sortie longue avec des variations d’allures. J’ai pour instructions de démarrer en 4’40 » sur les trois premiers kilomètres, puis d’accélérer en gagnant 5 » tous les deux kilomètres. En guise de récompense, si je me sens bien je donne tout sur les quatre derniers kilomètres. Les affaires sont prêtes, les glucides avalés, je ne me fait pas prier pour aller dormir.

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Jour de course
Directement en tenue, nous partons à pied rejoindre les deux kilomètres qui nous séparent du départ. La ville s’éveille, et seules les concurrents convergent sur la place encore déserte. Nous arrivons sur le lieu, il fait déjà 17°, l’échauffement se fera en douceur. Nous sommes sous les ordres de Jean. Sa grosse voix et la conséquence de notre groupe donnent un côté officiel auquel les locaux adhérent. C’est donc par dizaines que les marocains viennent profiter des instructions. Nous sommes prêt, il faut rejoindre le sas.

Top départ
Ou plus exactement, c’est quand le départ ? Officiellement annoncé pour 9h15, les minutes défilent et toujours pas de coup de pistolet. L’ambiance est très festive, à mon grand étonnement les marocains sont les plus nombreux. Toujours en groupe, ils réunissent plusieurs générations d’athlètes ainsi les grands-pères côtoient les adolescents. Avec près de 6 minutes de retard, le départ est enfin donné. Comme dans toutes les courses du monde, des gens qui ne sont pas à leurs niveaux se placent devant ocassionant des bouchons et nous obligeant à slalomer.

Nous décidons de rester ensemble le plus longtemps possible et comme l’allure n’est pas très élevé, nous papotons faisant de la première partie une vraie visite touristique. Au 4e km, nous traversons les fameux jardins de Ménara et son célèbre bassin où selon la légende le roi noyait ses concubines… A la sortie des jardins, nous rejoignons la route et ses longues lignes droites. C’est ici que le coach nous attends sur son vélo, il est aidé dans la tâche par son assistant Jean-Jacques, tout deux prennent le pouls du groupe et distillent de précieux conseils. Nous arrivons au 10e km en 45 minutes, pour certains l’allure est encore tranquille mais pour d’autres cela sonne la cassure, c’est ici que le groupe éclate ! Nous ne sommes plus que trois désormais et nous allons encore accélérer. A ce moment de course, le rythme est à 4′ 25 ». Pour Yves et moi, nous avons de la marge, mais Lionel joue le record alors il serre les dents et s’accroche.

Les chevaux sentent l’écuries
Nous avons continué notre ascension, nous allons entamer les quatre derniers kilomètres, désormais l’allure est soutenue plus personnes ne parle. De temps en temps, des flèches marocaines surgissent de nul part et nous doublent fièrement, il n’est pas rare de les retrouver un peu plus loin sur le bas côté… J’applique les consignes de course et m’envole pour les trois derniers kilomètres. Ma vitesse est désormais de 4′ 10 »/km, je me sens bien, la foule plus nombreuse maintenant nous donne des ailes. J’avale le faux-plat montant, regarde ma montre GPS, il reste 1400 m. Je rajoute une pointe de vitesse et me cale sur 15 km/h. Dernier virage sur la gauche nous apercevons l’arche. Nous partageons la même arrivée que les marathoniens partis une heure et quart avant nous. Petit sprint et grand sourire, je bip ma montre et découvre un 1h 34′ 33 ». Le contrat est respecté, j’avais pour mission de finir en 1h 35′, je suis satisfait, c’est encore loin de mon record en 1h 24′ mais la route est encore longue jusqu’au marathon de Paris.

semi_marathon_Marrakech Run_Reporter_Run 2Place aux délices de la ville
Nous pouvons désormais profité de la ville et de ses spécialités. Peu après la douche, nous sommes attablés dans le patio d’un magnifique restaurant marocain. La bière coule à flot et les tagines viennent refaire le plein d’énergie que nous avons laissé sur le semi. Après une balade digestive, ce sera le grand classique Hammam et massages relaxant aux huiles, une belle façon de conclure ce week-end sportif et découverte.

Un grand merci à l’équipe Xrun de m’avoir accueilli au sein de ce voyage qui restera un beau souvenir humain et sportif. Un remerciement à Florence et Yves pour cette organisation sans faille.

Visite de l’usine Isostar pour la Runnosphère

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Le groupe Nutrition & Santé qui regroupent des marques leader comme Gerblé, Isostar, Gerlinéa, Milical, Modifast, Pesoforma, Céréal Bio, Soy… nous a ouvert ses portes à Revel tout près de Toulouse pour une visite mémorable en compagnie de Benjamin Malaty meilleur marathonien français et athlète Isostar. Suivez le guide…

Notre équipe de blogueurs, composée de Philippe (Jahom), Salvio (Je cours Paris) et moi-même, quitte Toulouse au matin pour un rendez-vous surprise. La rencontre se fera sur le parking d’un supermarché encore fermé à cette heure là. Voilà qu’apparaît Benjamin Malaty meilleur performance française sur marathon lors du marathon de Paris 2013 avec un chrono de 2h 11’ 59’’. L’usine se situe à une cinquantaine de kilomètres de la ville rose. Les questions fusent dans la voiture et nous font oublier le trajet.

Dès le parking nous apercevons l’unité de production immense et moderne. Nous sommes accueilli par Christian Vienot le directeur du site qui nous narre l’historique du groupe ainsi que les différentes marques qui le composent. Il faut savoir que le groupe existe depuis quarante ans et règne sur le marché européen de la diététique et de l’alimentation biologique. Toujours à la pointe de l’innovation grâce à son laboratoire de R&D tout en se souciant de la naturalité des ingrédients et de leurs saveurs gustatives.

Les lignes de productions
Nous plongeons au cœur de l’usine, celle-ci ne tourne pas le week-end, nous pouvons donc la visiter à notre guise. Christian, notre guide, a les yeux qui brillent quand il parle de ses produits. C’est un passionné et ses histoires sont passionnantes !

Les différentes lignes sont regroupées par spécialités, par exemple les biscuits, les barres chocolatés, etc… celle qui retiendra notre attention est sans aucun doute, la ligne chocolat qui fera penser au film « Charlie et la chocolaterie ». Une douce odeur de cacao plane dans les ateliers.  Un vrai délice !

Les innovations
Retour en salle de réunion pour découvrir en exclusivité les tendances de l’année suivante. Certains produits sont soumis à notre palais pour validation et d’autres déjà validés attendent leurs packaging définitif. Emmanuel de la Teyssonnière, chef de produit Isostar, nous livrera son plan sponsoring pour 2014 avec des axes qui restent ancrés sur les sports d’endurance : course à pied, vélo et triathlon.

Laure Kernéeis_Isostar_Run Reporter RunPour mieux cerner l’esprit Nutrition & Santé, trois questions à Laure Kernéis, directrice marketing sport & slimming.

Quels sont les produits phares de la marque Isostar ?
 La gamme Isostar est aujourd’hui très large. Elle couvre l’ensemble des besoins des sportifs d’endurance (préparation, hydratation, énergie, récupération…), au travers d’une grande variété de formes, de produits et de saveurs, pour répondre aux attentes de chacun d’entre eux. Mais les produits les plus emblématiques de la marque restent les préparations pour boissons Hydrate & Perform. Ce sont les premières poudres pour boissons isotoniques lancées en Europe, elles font partie de l’ADN d’Isostar.

Elles sont aujourd’hui déclinées pour répondre aux besoins de tous les sportifs : par exemple, en version pH neutre avec la poudre Sensitive ou en version Long endurance pour les efforts de longue durée, pour les trailles par exemple, via des apports énergétiques adaptés. Et en 2014 nous lançons une formule riche en antioxydants, saveur Cranberry Fruits rouges.

Existe-t-il encore des segments de nutrition sportive à découvrir?
Oui bien sûr. Les attentes des sportifs en matière de nutrition sont de plus en plus pointues. Des sports qui étaient quasi inexistant il y a 10 ans se démocratisent, le trail par exemple. Tout cela fait émerger des besoins nouveaux. A nous de les identifier et d’y répondre pour inventer la nutrition sportive de demain.

Comment voyez-vous l’avenir de la marque et de la diététique en général ?
La diététique en général est en pleine démocratisation. Elle ne peut plus aujourd’hui être qualifiée de « niche » ou d’alimentation spécifique. Elle répond au souhait de chacun de préserver son capital forme et santé. Concernant la nutrition sportive, la pratique impliquée de sport d’endurance étant en forte croissance, elle est aussi en cours de démocratisation.

Plus d’info sur le site de la marque : http://www.isostar.fr – www.nutrition-et-sante.fr

10 km du 14e : première course de l’année !

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Il est des habitudes dont on a du mal à se défaire. Le vendredi, c’est poisson, à Pâques les cloches en chocolat, en janvier… les 10 km du 14e à Paris !

Cela fait maintenant de nombreuses années que je suis installé à Paris dans ce beau quartier d’Alésia. Le parcourir en empruntant les petites rues qui gravitent autour de la Tour Montparnasse sont une belle façon de découverte. Je me souviens il n’y a pas si longtemps encore, nous arrivions le dimanche matin et pour quelques euros nous achetions notre dossard. Désormais, tout se passe par internet et trois semaines avant la date, l’épreuve affiche complet. Preuve que le running est devenu un sport à la mode.

Un bon test
La seconde quinzaine de janvier est un bon indicateur d’état de forme. Il y a ceux qui sont en « pleine bourre » entre les départementaux et les régionaux de cross. Ceux qui commencent leur préparation marathon de Paris et qui viennent chercher un peu de vitesse avant d’avaler les nombreux kilomètres nécessaires. Je suis dans la seconde option.

Cette année encore, j’irai chercher de l’aide extérieure à mon club pour la préparation marathon de Paris. Après Anne Valéro l’an passé, c’est Jean Delatour entraîneur Xrun qui aura la lourde tache de m’emmener tout proche des 3 heures. Notre collaboration débutera au lendemain de la course du 14e. Ayant passé un test VMA le samedi, j’avais pour recommandation de ne pas trop forcer le dimanche. C’est donc avec pour instruction de courir au cardio que je participe à cette course.

Le rendez-vous des amis
La course est l’occasion de retrouver les amis et de souhaiter une bonne année. Chacun y va de son état de forme et de ses objectifs. La température de cette édition est idéale, ce sera donc short et tee-shirt technique à manche longue. Nous procédons à un échauffement commun où nous en profitons pour donner les dernières recommandations à ceux qui découvrent l’épreuve.

Dans le sas
L’organisation est à l’ancienne. Un enclot qui se remplit par l’arrière, il faut donc arriver de bonne heure pour espérer être devant. Devant, une partie des places sont squattées par des personnes qui courent en 1h et qui gêneront tout le peloton ensuite. Nous arrivons à nous faufiler au 5e rang, ce qui frise l’exploit. Coup de pistolet, cela part très vite ! Je suis dans les premiers hectomètres a près de 16 km/h, je dois ralentir sous peine de surchauffe. Je passe le premier kilomètre en 4’ 02’’ ce qui est honorable mais encore un peu vite. Je dois rester dans une tranche cardiaque de 150 à 155 pulsations. Ce sera donc une vitesse de 4’ 15’’ qui sera adéquate. A partir de se moment là, plus de bagarre, je cale ma foulée et profite de chaque instant.

Deuxième tour
La particularité de cette course, réside dans ces deux boucles. Je sais que ma femme et mon fils Quentin m’attendent à l’angle de la Bibliothèque. Un endroit stratégique, car cela se situe au sommet du long faux plat montant. Un sourire, une tape dans la main et c’est reparti pour un tour. Le deuxième tour quand vous êtes bien, se déroule sans accroc, car vous connaissez déjà et vous êtes en confiance. Par contre, quand vous êtes mal, vous savez aussi le chemin et surtout les difficultés qu’il reste à parcourir et dans ce là, un long chemin de croix commence. Dans mon cas, les kilomètres s’enchaînent au même tempo, je cours relâché, je suis bien. Dernier virage, reste le tour du square et ce sera l’arrivée. Mon fils m’attend pour faire le sprint final. Nous courons côte à côte dans la clameur de la foule.

Verdict
Le portique est franchi, je tape sur mon chrono et vérifie le temps. Verdict : 42’ 24’’, cela fait un peu plus de 14 km/h de moyenne. Ce n’est pas mal pour une reprise, le chemin est encore long jusqu’au 6 avril, date du marathon de Paris. Notre groupe se retrouve, chacun échange sur sa course. Notre héro du jour sera Julien avec un record à 37’ 30’’ ce qui est une belle performance. Il est temps de rentrer et de reprendre une vie normale…

Compressport, la preuve par trois

Compressport 

A l’origine, la compression était réservé à nos mollets. Apparu il y a cinq ans environ, les manchons se sont démocratisés dans les pelotons. Surtout utilisés sur les longues distances comme le marathon ou le trail, il n’est pas rare aujourd’hui d’en voir sur courte distance.

La marque Suisse Compressort, fait parti des pionniers en la matière. Démarrant par les manchons mollets et les chaussettes de récupération, elle a complété rapidement sa gamme avec des vêtements compressifs. Le modèle que j’ai testé est destiné au triathlon et se compose d’un cuissard pourvu d’une peau de chamois synthétique pouvant aller dans l’eau, sans absorber la moindre goutte.  A l’extérieur des picots de silicone apportent un grip, évitant ainsi tout mouvement intempestif sur la selle. Autre nouveauté, une poche pouvant loger des gels, des barres ou même un téléphone mais qui se trouve à l’avant . Je ne vous cache pas que j’ai trouvé cela très déconcertant la première fois, me demandant même s’il ne s’agissait pas d’une erreur . Comment peut on imaginer dans un bureau de R&D que l’on va placer son Iphone ou des gels contre son sexe pour courir ou pire pour faire du vélo ?

Le look et la performance
La coupe est très ajustée pour avoir l’effet de compression et de retour veineux. Alors là autant vous le dire tout de suite, vous avez intérêt à être sûr de vous, car cela ne pardonne pas. Le moindre bourrelet, le moindre petit kilo en trop et c’est le boudinage…

Ce que nous allons rechercher dans ce genre de vêtements c’est une compression et un gainage qui améliore l’évacuation des toxines, la sensation de fatigue est reculée. La fonction gainage « oblige » le corps à se tenir droit, ce qui permet de maintenir le centre de gravité optimum. Le tee-shirt possède un système de tressage de toute beauté. Sur le devant un lycra vient se mélanger harmonieusement à une « dentelle » du plus bel effet. Dans le dos, un tissu ajouré viendra apporter fraicheur et évacuation de la transpiration. Deux poches design contiendront vos barres et gels. Elles sont à mon goût difficiles d’accès et trop profondes, ce qui rend délicat la prise d’un gel qui serait descendu tout en bas.

Il faut un certain temps d’adaptation pour se faire à l’effet compression. J’avoue, les deux premières séances avoir ressenti un « étouffement » sur la cage thoracique. J’avais l’impression d’avoir pris le tricot de mon fils ! Puis chemin faisant, on s’habitue et même l’on devient accroc à se maintien et surtout à cette sensation de « non fatigue » si importante sur les sorties longues.

L’ensemble possède un look magnifique, le code couleur n’est pas sans rappeler la tenue Salomon de Kilian Jornet mais la comparaison s’arrête là. Je vous invite à découvrir ce qui sera surement le standard de demain : la compression intelligente.

Plus d’information sur le site de Compressport : http://www.compressport.fr/

Ceci n’est pas un bilan…

Bilan Run-Reporter-Run

Je ne fais pas vous faire le coup du bilan 2013 avec le récap des courses et des kilomètres parcourus. Juste un état des lieux !

L’année 2013 maintenant derrière nous aura été à bien des égards « différentes » ! Pas le moindre record… Que ce soit sur 10, 21 ou 42 km pas le moins chrono ! Par contre du long en pagaille et du plaisirs (enfin) retrouvé. Le début d’année fut classique avec pour janvier et février des 10 km, l’incontournable semi de Paris au mois de mars et en avril l’Everest que représente pour moi le marathon de Paris. Je tente chaque année la difficulté par une face différente (différent coaching) mais le résultat est sensiblement le même : un chrono entre 3h 06’ et 3h 10’. Lire l’article sur le marathon de Paris

Un zest de plaisir…
Après l’échec (relatif) au marathon de Paris, il me fallait me remettre en selle et justement ce fut le triathlon qui fut choisit. Attention pas n’importe lequel, le Half IronMan d’Aix en Provence. Je rappelle ici pour mes amis coureurs les distances : 1,9 km de natation, 90 km de vélo et pour terminer un semi marathon. Ce qu’il y a de bien avec les nouveautés et surtout sur la longue distance, c’est que je suis plus indulgent sur le résultat. Mon objectif premier était, bien sur, de terminer dans un relatif état de fraicheur mais surtout de prendre un maximum de plaisir. Le dernier contrat fut rempli haut la main ! Nous sommes descendu à six de Paris avec pour objectifs de s’amuser et nous sommes tous de heureux finishers. Lire l’article sur le Half IronMan

A l’automne, il faut faire un choix ? Marathon ou pas marathon ? Avec seulement quatre semaines de récupération après le Half IronMan, il aurait été suicidaire de s’aligner sur cette épreuve mythique. C’est donc en relais que nous participerons aux championnats de France de Marathon à Toulouse. Une fois de plus, un grand plaisir en compagnie de mes compagnons de la Runnosphère. Lire l’article sur le marathon de Toulouse

Arrive l’hiver et son épreuve qui me fera frissonner au propre comme au figuré : La SaintéLyon. Une compétition nature de 75 km qui a la particularité de démmarer à minuit et donc de se courir toute la nuit. Tout un programme… idem que pour le Half IronMan, l’objectif est juste de terminer en bon état et si possible de ramener un film sympa pour le blog. Si je tiens compte du nombre de visionnage, le film a plu ! Par contre, je dois l’avouer, je ne pensais pas que ce serait aussi dur, heureusement que je n’avais pas d’objectif chronométrique car une fois de plus la déception aurait été de mise. Lire l’article sur la SaintéLyon

Nous démarrons 2014, avec toujours des résolutions et des objectifs. Mon principal sera encore et toujours ce satané marathon de Paris. Pour le fun, je me risquerai sur l’étape du Tour, une épreuve du Tour de France ouverte au grand public et qui ne ménera sur l’un des plus grand col des Pyrénnée : Hautacam. Ensuite à la rentrée ce sera le marathon de New York pour le fun et surement un retour en enfer avec la SaintéLyon 2014.

Voilà en quelques lignes le résumé de l’année et l’esquisse de la saison suivante. Finalement les années se suivent et se ressemblent ?

Casques Play to Run, un nom prédestiné…

Play to run SC12 UC2

Vous le savez, je m’entraine assez  peu en musique, préférant être à l’écoute de mon corps plutôt qu’à l’écoute des tubes du moment . Par contre j’aime sur une compétition entrer dans ma bulle et pour cela rien de mieux pour s’isoler que de s’équiper d’ un casque.

Durant la SaintéLyon, ce n’est pas un mais deux casques que je testerai… Le premier enveloppant qui me permettra d’entrer aisément en concentration malgré le tumulte dans ce palais des sports survolté. Le second, un petit casque intra auriculaire, permettant d’écouter de la musique et de téléphoner, le tout sans fil ! L’histoire commence dans les 48h qui précède la compétition, je suis en stress… ai-je fait tout ce qui fallait ? Ai-je le bon kilométrage ? Participer à cette course, ne relève-t’il pas de la folie pure ? Je n’avais pour l’instant aucune réponse à ces questions, il me faudra encore attendre deux jours pour avoir la réponse.

Je fais le vide dans ma tête
Il est difficile de ne penser à rien, et pour cela la musique aide bien. Quand j’écoute de la musique au casque, je cherche à faire le vide, à me déconnecter, à visualiser la course. Pour cela toujours les mêmes albums, toujours les mêmes artistes. Pour être au calme, j’écoute Ludovico Einaudi (Divenire) ou AaRON (Artificial Animals Riding On Neverland), pour la motivation Daft Punk (Alive 2007) ou Justice (A Cross the Universe).

Quelle sera la fonction de ces deux casques dans la course ?

Le modèle UC2, casque « classique » enveloppant, procure confort d’écoute et isolation. Il sera donc l’allié idéal pour l’avant course. Je l’aurais utilisé intensément les derniers jours, au bureau, à la maison, dans le TGV pour Lyon et surtout pour l’attente interminable à Saint-Étienne.

Le modèle SC12, petit, léger et sans fil, me permettra en cas de « coup de mou » de retrouver la motivation durant la course ou tout simplement de parler un peu avec mon épouse  le matin quand les stigmates de la nuit se feront sentir. Durant les cinquante premiers kilomètres, le parcours étant très technique, j’avais besoin de toute ma vigilance. Par contre, à l’aube  un petit coup de « boost » en observant le soleil se lever était un grand bonheur, rajouté à tout cela un coup de fil à « ma moitié » pendant la fameuse montée de l’aqueduc, ce qui a atténué le chemin de croix que représente les deux kilomètres d’ascension.

Play to runPlay to run 2

Fiche technique des casques

UC2

Grâce à sa technologie Bluetooth, vous pouvez passer ou recevoir vos appels grâce au micro intégré ! Possibilité de passer au morceau suivant ou précédent directement sur le casque. Réglage du niveau sonore. La qualité sonore a été travaillée en France.

  • Autonomie 10 à 12 Heures
  • Batterie Lithium 3,7V 400mA
  • Bluetooth V2.1 CSR, A2DP, AVRCP
  • Distance de fonctionnement 10 mètres en moyenne – Class 2 Bluetooth
  • Haut parleur 40 mm – 32 Ohms 20 mW
  • Limites d’utilisation -5°C~40°C (41°F~104°F)
  • Niveau de sortie 100dB max.
  • Poids 150 Grammes
  • Prise casque Mini-jack stéréo
  • Réponse en fréquence 20Hz-20KHz

SC12

Vous bénéficiez d’une autonomie de 14h pour un casque ne pesant que 24g. Prenez ou passez vos appels durant votre activité physique. Le SC12 vous procure une aisance qui vous le fait oublier quand vous le portez. La qualité sonore, est en dessous de son grand frère le UC2, mais ce n’est pas la même utilisation. J’aurais aimé que les écouteurs pénètrent plus profond dans l’oreille pour une meilleure isolation avec l’extérieur. Mais pour des raisons de sécurité, il a été préférable de rester « ouvert » sur le monde environnant. Malgré tout un bon petit casque.

  • Autonomie 14H en moyenne 100 H en stand by
  • Batterie Lithium 240 mAh
  • Bluetooth V2.1 CSR, A2DP, AVRCP
  • Degré IP IPX6
  • Distance de fonctionnement 10 mètres en moyenne – Class 2 Bluetooth
  • Distortion Inférieure à 0,1%
  • Limites d’utilisation -5°C~40°C (41°F~104°F)
  • Niveau de sortie 100dB max.
  • Poids 24 Grammes
  • Rapport signal sur bruit Supérieur à 70 dB
  • Réponse en fréquence 20Hz-20KHz

 

Quand Isostar et SaintéLyon font le plein d’énergie…

Isostar_Jean-PIerre Run Run

Courir un ultra de 75 km en pleine nuit, par des températures négatives nécessite un minimum de préparation et une bonne organisation. Pour l’entraînement j’ai suivi un plan de deux mois avec du spécifique trail, pour la nutrition je ferais confiance à nouveau aux produits Isostar.

Cela fait maintenant près de trois ans que mon rôle de blogueur m’incite à découvrir de nouveaux produits et de nouvelles marques de nutrition. Mais pour les grands événements comme le marathon de Paris ou la SaintéLyon à venir le 8 décembre, je reviens toujours à mes premiers amours. J’ai connu la marque Isostar il y a près de vingt ans et tant que poudre à diluer dans les bidons d’eau. De fil en aiguilles, j’ai suivi l’évolution de la marque pour la voire aujourd’hui leader sur le marché de la diététique sportive grand public.

Partenariat Runnosphère
Par conviction personnelle et par le lien que nous avons tissé via notre association de blogueurs « La Runnosphère », je suis en contact régulièrement avec la marque qui a son siège à Revel près de Toulouse. Chaque rencontre avec le service diététique et même marketing est enrichissante, nous avons l’honneur et la mission de participer à l’évolution des produits. Nous recevons régulièrement des produits n’existant pas encore sur le marché et pour lesquelles nous donnons notre avis. Une seule consigne, être franc et objectif ! La marque attend de nous un retour sans concession, il est donc arrivé que je n’apprécia pas certains produits ou plutôt que je ne les trouve pas à mon goût…

Isostar prototype -Jean-PIerre Run RunLa liste des courses
Pour la SaintéLyon, je partirai avec un panaché de barres, de gels et de prototypes. Ma préférences pour les efforts longs la barre Reload chocolat, elle m’apporte l’énergie nécessaire mais surtout un plaisir gourmand immédiat qui me fait oublier la fatigue, du moins un instant. Pour tenir une bonne partie de la nuit, ce sera aussi Gel Energy Booster cola qui donnerons le coup de fouet nécessaire à partir de 4h du matin pour tenir éveillé. Dans les prototypes je testerai des produits salés, en développement. Cela peut paraître ridicule, mais à partir de 3h d’effort, le sucré ne passe plus, ces barres qui ne sont pas encore commercialisées m’ont été d’un grand secour par exemple à Aix en Provence sur le triathlon Half IronMan. Elles m’accompagneront donc encore sur cet Ultra Lyonnais.

Conseils des anciens
Je glane depuis des semaines des conseils pour accomplir mon premier trail Ultra, et en matière de diététique ce qui revient souvent, c’est la confection de petits sandwichs à base de jambon et fromage Comté, ce sont paraît-il l’alimentation de base du traileur lambda, vous rajouter à cela les biscuits TUC et en boisson le Coca-Cola et vous obtenez l’alimentation de base du peloton sur les postes de ravitaillements. Je ne suis pas contre un petit sandwich sur les coups de 5h du matin en pleine campagne givrée…

Ce qui compte par ces températures négatives, c’est de s’hydrater et de s’alimenter régulièrement avant même d’en ressentir le besoin. Je tenterai de ne pas l’oublier lors de cette balade nocturne entre Saint-Étienne et Lyon ?

Retrouvez la gamme Isostar et les conseils diététiques adaptez à chaque sport d’endurance sur le site internet : http://www.isostar.fr
Les conseils pour une course dont le départ est à minuit comme à la SaintéLyon : http://www.isostar.fr/Horaires-decalees-comment-gerer-son-alimentation.html
Site de la SaintéLyon : http://www.saintelyon.com

Semi marathon de Boulogne « planifiez votre record »

Semi-marathon de Boulogne 1

Le slogan du semi marathon de Boulogne est «planifiez votre record», alors les résultats sont-ils à la hauteur des espérances ? Notre équipe a testé pour vous ce parcours plutôt roulant de l’ouest parisien…

Tout d’abord revenons sur les conditions météo, qui cette année étaient plutôt clémente comparé à la pluie de l’an passé. Une température fraîche de 3 degrés mais sans vent ce qui était largement supportable et plutôt propice à la performance.

Ce matin là, je jouerai mon rôle de « chef d’équipe », pas question pour moi de performance car mon objectif est ailleurs. Parmi mon équipe différents profils : des jeunes, des moins jeunes, des gars avec de sacrés CV sportif et des débutants. Ce sont vers ceux-ci qu’ira toute mon attention. Je vais tenter de donner des consignes, des recommandations et quelques conseils baser sur mon expérience. Le premier des conseils : la régularité, choisir un objectif réaliste et partir sur des bases régulières. Il est fréquent pour les débutants de partir trop vite, alors prudence et ne pas hésiter à laisser partir le peloton, seul le tempo du chrono compte.

C’est parti pour la course
Je prends le départ avec Roland, Alexandre et Maxime. Dans le sas, c’est un mélange de décontraction et de stress, la plaisanterie reste la meilleure arme contre l’angoisse. Pour Alexandre par exemple, la musique accompagnera son périple. Coup de pistolet timide, sans décompte et c’est parti pour 21 km. Voilà maintenant la suite tel que l’on vécu l’équipe…

La course de Roland

Semi-marathon de Boulogne 4J’ai couru ce semi pour la 3 ème fois mais  cette fois ci, je l’ai abordé d’une façon on ne peut plus sereine tant les jours qui précédaient que le jour même. Arrivé tôt, je me suis préparé pour affronter le petit froid qui piquait déjà. J’ai  déposé mes affaires à la consigne et pu ainsi retrouver les copains et papoter tranquillement. Je n’ai retrouvé Alexandre et « sa douce » ainsi que  JIPÉ que dans le SAS. Juju, lui, la flèche,  était placé loin devant en préférentiel – bien mérité –

A la question « combien tu vises » question récurrente et logique pour un jour comme celui là ma réponse a été très claire:
Je vise de faire une bonne course c’est à dire sans souffrance aucune et surtout une arrivée confortable ( je n’avais pas parcouru cette distance depuis début mai) lors du Marathon du Mt St Michel que je faisais en duo avec Martine. Résultat: objectif atteint pas de bobos et en terme de chrono sans forcer 1 H 52’ 36’’ et 63 ème sur 169 dans ma catégorie. « heureux ».

Quelques remarques quant à cette course :
SAS de départ je regrette qu’on ne «  privilégie » pas les licenciés FFA en leur permettant d’être bien placés. La règle du temps officiel et du temps réel ne s’appliquant pas encore. Parcours extrêmement roulant et rapide idéal pour les performances les preuves sont là. Parcours extrêmement « ennuyeux » beaucoup de Quais de seine, on longe l’ancienne et mythique usine Renault ces quais sont maintenant des pépinières d’entreprises (c’est mort le dimanche). Pas beaucoup de courageux cette année pour venir soutenir les coureurs (c’est sûr avec ce temps on est mieux sous la couette). La très bonne surprise fut lorsque j’ai entendu les encouragements de mon Coach au 5 ème et au 15 ème (même endroit) que je n’avais pas vu avant le départ merci aussi ) à Valérie son épouse. Parcours où on se sent très en sécurité bien balisé et surtout aucun problème avec les automobilistes bravo !

A l’arrivée, la soupe chaude servie par les bénévoles a été plus qu’appréciée. RDV en 2014 pour le courir en tant qu’accompagnateur.

La course de Julien

Semi-marathon de Boulogne 3Réveil mis à 7h30, je me sens très bien jusqu’au moment ou je sors pour prendre le métro, il fait trop froid ! Je me dis qu’aujourd’hui je dois mettre en applications tous mes entrainements fait depuis quelques mois. Passage aux vestiaires, je retrouve Roland, Adrien etc.. tout le monde est prêt à en découdre et faire un chrono. Point de rencontre à la mairie je retrouve Jean-pierre, Olivier, Sébastien R et fait un petit entrainement quelques lignes droite est là je me dis que je suis vraiment au taquet pour ce semi.

Coup de pistolet c’est parti jusqu’au 5émekms je regarde pas ma montre, parti un peu vite comme d’habitude, je décide de ralentir la cadence est passé en 3min58 voir 4 jusqu’au 10émekms ou je passe en 39min30 !Pour l’instant tout va bien, je double pas mal de concurrents patient trop vite et là je me dis l’année dernière c’était moi à ce moment là car j’avais vraiment souffert à partir du 10éme. En point de mire j’ai une femme Éthiopienne qui déroule pas mal mais au fur et à mesure des kilomètres je reviens sur elle et la double au 15éme. Toujours mon allure 3min58, vers le 16éme 2-3 tunnels me cassent un peu les jambes mais je relance la machine.

Au bout des quais virage à gauche au niveau de TF1 est la un petit vent qui me fait du mal et surtout un léger dénivelé qui me casse aussi, je m’accroche est veut vraiment passé sous les 1h24, dernière ligne droite je m’accroche est passe la ligne 1h23min35sec record battu(mon ancien 1h25min). Je retrouve les amis et on refait tous notre course, une pluie de record sera battu ceux qui veut surement dire que le parcours est vraiment propice aux records. Je trouve vraiment dommage les quelques tunnels sur la fin mais bon dans l’ensemble la course s’est vraiment très bien passé à part que j’ai du courir beaucoup seul !

Seul petite recommandation à faire j’ai trouvé limite le ravitaillement ! De retour à la maison pour fêter cela en famille au tour d’un bon petit repas. Encore merci à mon ami Jean-Pierre Run Run qui m’a vraiment fait découvrir la course à pieds. Maintenant place à mon objectif principal pour 2014 passé cette fichue barre des 3h au marathon !

La course de Maxime

Avant d’entrer dans le vif du sujet petit rappel sur ce j’avais prévu pour ce semi : « Mon objectif est de faire moins de 1h39′. La stratégie est de prendre le meneur d’allure des 1h40′ pour mon lièvre et de m’émanciper dans les 5 ou 6 derniers kilomètres. Nous verrons le 17 novembre si je suis un fin stratège ou si je suis juste bon à jouer au cluedo. » Le Colonel Moutarde avec un chandelier dans la cuisine. Voilà, voilà…

Je vais éviter tout suspense, je n’ai pas atteint mon objectif ni respecté ma « stratégie ». Et puis quitte à tout faire de travers, je suis arrivé dans mon SAS (1h40/1h50) à la bourre donc tout au fond. Autant dire que je n’ai jamais vu le meneur d’allure des 1h40… Cependant j’ai eu de la chance. J’ai rencontré une connaissance aux consignes qui m’a précisé que son objectif est justement de faire 1h39. Il a l’air confiant, en forme, affuté et équipé d’une montre GPS. Je prends rapidement la décision de laisser mon cerveau dans le sac et de le suivre jusqu’au bout.

Semi-marathon de Boulogne 2Après un départ en fond de SAS, mon lièvre et moi galérons 2 à 3 bornes pour atteindre l’allure (4’40/km) envisagée et nous doublons tant bien que mal ceux qui n’ont pas le même objectif. Puis d’un coup, sans prévenir, mon lièvre fait une embardée sur la droite. Une envie pressante ? Ah non, c’est simplement le ravitaillement. J’ai à peine le temps de choper une bouteille d’eau. Je fais alors une découverte incroyable : boire en courant n’est pas chose facile. J’en mets plus à côté que dans la bouche et j’enclenche le mode apnée pour arriver à mes fins. Après en avoir bu ¼ de la bouteille, je l’invite « gentiment » à rejoindre ses copines sur le trottoir. Jean-Pierre passe me voir de temps en temps. Le mec s’est fait 3 heures la veille et il est facile. Il est en mode « récup ». Il me donne quelques conseils pour bien gérer la suite mais aussi le moment présent. Je l’écoute comme si ma vie en dépendait.

En approchant du Bois de Boulogne ca descend un peu. Là, je sens que mon lièvre accelere un peu la cadence. Ca va clairement trop vite pour moi. Je sais que le suivre n’est pas une bonne idée. Du coup, je le suis quand même (à toutes fin utiles je rappel que j’ai laissé mon cerveau aux consignes). Je m’approche pour lui demander le pourquoi de sa soudaine accéleration et il me dit : « T’inquiète pas ! J’accèlere pour éviter de perdre trop de temps dans la montée qui arrive. » Ah ouai, je me sens bien mieux d’un coup…

Le plat revient et nous reprenons notre rythme. Juste le temps d’apprécier le paysage et de me rendre compte que je n’ai pas encore vu de camionettes blanches. Et la fameuse montée arrive. C’est sur que ça change bien du plat des 10 premiers km mais je m’attendais à pire. Je sais plus si le 2ème ravitaillement a eu lieu avant ou après cette partie du parcours. Bref, 2ème ravitaillement de ma jeune experience. Je prends tout ce qui passe sous la main. Du sucre, de l’orange et de l’eau. J’ai maintenant les deux mains pleines, ce qui est plutôt pratique pour courir. Je mets un croc dans le morceau d’orange et j’avale. Je respire. Je bois une gorgée d’eau en prenant bien soin de m’inonder le torse en même en temps. Il faisait un peu trop chaud à mon goût… Et là, je contemple mes deux morceaux de sucre. Je balance le 1er morceau dans la bouche et je mache. Ca paraissait etre une mauvaise idée sur le coup. Je confirme, c’est une mauvaise idée. Le sucre se colle aux dents. Du coup ma langue essaie de retirer le plus gros. Comme s’il avait compris le combat qui fait rage dans ma bouche, mon lièvre me conseil d’accompagner le sucre avec de l’eau (pas besoin de rappeler ou j’ai laissé mon cerveau). Tout rentre de l’ordre, l’allure reprend. JP réapparait a ma droite et me balance une petite salve de conseils. On doit être au 12ème et je suis plutôt confiant. On double plus qu’on se fait doubler et mine de rien, ca fait du bien au moral. Mon lièvre m’annonce la suite du programme : une descente plus longue que les précédentes. J’ai un pressentiment, aussi je lui dit de faire sa course et de ne pas trop penser à moi. Ca sera notre dernière « conversation ». Il me met rapidement 20m dans la descente et ne faiblira pas jusqu’à la ligne d’arrivée.

Une nouvelle course commence pour moi. Il y a beau y avoir 6 000 participants, je me sens paradoxalement un peu seul d’un coup. Je jettes un œil à l’appli Nike Running qui m’annonce le 16ème km alors qu’on est au 14ème. Ok je suis vraiment seul. J’y vais au feeling jusqu’au 18ème. Ça commence à se durcir un peu mais dans trois bornes y a la superbe médaille de finisher qui m’attend, alors j’évite de trop écouter mon corps qui devient bavard.

J’approche du 19ème et je vois sur ma montre chrono, que je regarde pour la 1ère fois, que cela fait 1h30 que je cours. Il reste 2,1km. Ça sent bon. Et là, venue de nulle part : la souffrance. Sans se présenter, elle me met une grosse baffe au visage, à peine quelques secondes après avoir regardé ma montre et m’être réjoui. J’accuse la baffe… Je suis maintenant totalement dans le rouge. Je fais l’erreur de prêter l’oreille aux bavardages de mon corps. Il crie. Les petits maux deviennent des gros mots. Il ricane et me dit : « Ça t’apprendra à te lever un dimanche matin pour me faire faire 20km dans le Bois de Boulogne. T’aurais du me laisser au lit avec ta femme. » Il a pas tord le con. On commence à me dépasser et mon orgueil, qui s’est arrêté sur le trottoir après mon explosion, me montre son majeur ostensiblement. J’envie tellement ceux qui se mettent à marcher. Et puis un mec se met à crier. Ils nous encourage à ne rien lâcher. Ça fait son petit effet, je ne m’arrêterai pas. 20ème km, sans doute le plus long de ma vie. Je suis en totale souffrance. Je sens les ampoules sur et sous mes pieds. Mon genou gauche fait la gueule. À ce moment précis, je pense au marathon. Un truc à faire dans une vie. Mais à ce moment là, le marathon il peut aller se faire… L’arche rouge, dont je me rappel plus le sponsor, apparaît. Y a du monde qui nous encourage. On m’a toujours dit que ces encouragement de fin de course te font trouver un 3ème souffle. Je l’attends toujours.

Je franchi cette foutue ligne et je m’arrête quelques mètres après. Toutes les douleurs me saisissent d’un coup. Pardon pour le vocabulaire, mais j’en ai vraiment chié dans ces deux derniers kilomètres. J’attends un ami qui a souffert autant que moi, et nous rentrons comme deux vieux chez nous en boitant.

Côté performance, je fini en 1h42″07. Loin de mes 1h39. J’ai couru les deux derniers kilomètres en 12″07… J’ai encore un peu de mal à expliquer cette défaillance. Par logique et par défaut, je dirais que je suis allé trop vite. Va falloir se faire un autre semi pour avoir l’explication. Mais avant je vais alloir voir l’ostéo.

crédit photos : Anthony CHAUMONTEL - Les résultats complet de la course sur http://www.semi-marathonbb.fr