Marcel Zamora : Tous les rêves sont possibles…

Marcel Zamora, Run_Reporter_Run

Le catalan a réussi à se faire une place parmi les légendes du triathlon. Ses cinq victoires à l’IronMan de Nice et les trois à l’EmbrunMan ont fait de lui un « chouchou » du public français. Nous apprendrons durant ce livre écrit à la première personne que ces résultats ne sont là, le fait du hasard ou de la chance, mais d’un travail acharné et méticuleux.

Il a tenté, dans ce livre, de mettre tout ce que le triathlon lui a offert comme émotions : plaisir et souffrance. L’une étant indissociable de l’autre. Le fil conducteur du livre est un IronMan imaginaire dans lequel sont condensées ses sept participations à l’épreuve nicoises. Il nous livrera aux fils des pages, ses pensés les plus intimes, profitant de l’exercice pour dire des choses qu’il n’avait jamais dites à personne. Ce livre est donc le reflet de sa vie de triathlète mais aussi d’homme. Nous apprendrons ses entrainements, ses amours, sa famille…

Le petit Marcel démarre sa carrière sportive à Barcelone. A l’âge de neuf ans, il pratique assidument l’athlétisme, ce qui fera de lui quelques années plus tard l’un des meilleurs marathoniens sur IronMan. Pour info, il a un record sur marathon « sec » comme disent les triathlètes, à 2h 25′ réalisé au marathon de Paris.

Pour ses onze ans, il reçoit un VTT qui lui permettra de suivre son frère Pau et ainsi de développer des qualités naturelles qui le mèneront plus tard au triple effort. Il s’en est fallu de peu pour qu’il reste sur Duathlon, tant la natation le rebutait. C’est à l’âge de 17 ans qu’il entre au fameux Club Natatio Montjuic et découvrira le triathlon. Le début de l’histoire commence…

Au fil des années, sa puissance s’est développée et a fait de lui un très bon cycliste et un exellent coureur. Ces trois expériences à la Mecque du triathlon Hawaii, ne seront pas des succès; Le parcours vélo n’est pas à sa convenance, car jugé trop plat. Et comble pour un méditérannéen, il ne supporte pas la grosse chaleur d’Energy Lab. Ce sera donc essentiellement en France que la légende s’écrira.

Ma critique
Je trouve le mode de narration intéressant, mais pas toujours maitrisé. Ces constants aller-retours nous perdent parfois. Il y a beaucoup de choses similaire, notamment entre le début et la fin du livre. Au final, un livre facile à lire, qui permet d’être dans la peau de Marcel Zamora durant les Huit heures que durent un IronMan à Nice. A réserver aux fans de triathlon et de l’espagnol.

Plus d’infos : http://www.ed-amphora.fr/fr/product/sports-d-endurance-553/tous-les-reves-sont-possibles-10438

Réf : A860
Auteur(s) : Marcel ZAMORA
ISBN : 9782851808608
EAN13 : 9782851808608
Prix : 14,95 € TTC
Site de Marcel Zamora : http://www.marcelzamora.com/
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Triathlon 5150 de Marseille

Triathlon 5150 de Marseille 1

Je fais parti de ces pionniers du triathlon et j’avais participé à la première épreuve du triathlon de Marseille en 1985 ! Celle-ci disparu (comme le marathon) au début des années 2000. Les deux épreuves ont été reprises par le même homme, Laurent Courbon et il leurs a insufflés une nouvelle jeunesse. Il était donc important pour moi d’être présent pour cette renaissance du triple effort phocéen.

Présent sur Marseille depuis le début de semaine, j’en profite pour lancer une reconnaissance du parcours qui comporte quelques différences avec l’ancien. Répondent présents à l’invitation une quinzaine de triathlètes dont Laurent Courbon l’organisateur du 5150 et Yves Cordier organisateur de l’IronMan de Nice venue prêter main forte pour l’épreuve de dimanche. Après un rapide briefing, nous nous élançons à l’assaut de la Gineste en passant par le stade Vélodrome. Parmi les nouveautés notables, le demi-tour à l’auberge Bois Jolie, ce qui exclu une descente sur Cassis, jugée trop dangereuse par l’organisation. Autre nouveauté, l’incursion dans le camp militaire de Carpiagne, habituellement interdit au public, avec en cadeau de bienvenue une rampe d’un kilomètre présentant un fort dénivelé.

Le village d’accueil
La veille de la course, le village des exposants est plutôt « minimaliste », idem pour le retrait des dossards. Je m’attendais à plus de présence de la licence IronMan avec des tee-shirts et des casquettes notamment. De plus, un fort mistral vient « secouer » les installations, ce qui n’entachera pas la bonne humeur des différents bénévoles qui accueillent chacun des concurrents avec la même ferveur.

Départ sur la plage du Prado
Le vent n’est pas retombé durant la nuit, j’angoisse un peu fasse aux vagues ! Je suis dans le dernier sas, celui des « anciens ». Je prends volontairement l’extérieur afin d’éviter les coups, tant pis si ce n’est pas le chemin le plus court. A mi-chemin, nous croisons des nageurs sur le retour, un mélange des premiers de notre vague avec les derniers de la vague précédentes ?

Triathlon 5150 de Marseille 2 Transition 1
Je rejoins la terre ferme, en courant sur la plage qui mène au parc à vélo, résultat, j’ai les pieds pleins de sables ! Un rapide essuyage et par sécurité j’enfile des chaussettes pour ne pas avoir d’abrasion surtout sur la course à pied.

Partie vélo
Le vélo est un sport que j’adore, mais pratique peu par manque de temps. J’opère une remontée spectaculaire, je double les concurrents par dizaines, quel bonheur ! Arrive le plat de résistance, l’ascension de la Gineste. Je continue sur ma lancer et ne fléchie pas. Je doublerais au total près de 300 concurrents dans la partie vélo.

Course à pied
Voilà le moment que j’attends le plus, la course à pied. Je suis dans mon élément, dans le sport que je connais le mieux. Un départ prudent pour permettre aux muscles de gérer la transition, et la machine s’active d’elle-même, trouvant son rythme de croisière. Le parcours est en deux boucles, ce qui permet au public relativement nombreux de suivre la course sans temps mort. Lorsque j’entame mon dernier tour, je profite du faux plat descendant pour mettre la gomme et grapiller quelques secondes précieuses. J’aperçois le portique d’arrivée, le sprint est lancé. C’est sous une grande chaleur mais avec une fraîcheur musculaire relative que je termine cette épreuve. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles, heureux d’en terminer, heureux d’être là, heureux que toute ma famille soit à l’arrivée. Ces moments sont des moments rares, il faut savoir les apprécier !

Bilan
L’épreuve 2013 a tenu toutes ses promesses en termes de qualité et de beauté des sites et a enthousiasmé les 1000 participants. Reste à régler la fluidité sur l’épreuve natation et le 51.50 de Marseille sera parmi les plus belles de France. Le rendez-vous, pour moi, est déjà pris pour la prochaine édition.

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