Ironman France : le défi de David !

You are an Ironman.

De la folie des hommes naissent des exploits. Lorsque j’ai créé ce blog il y a plus de 4 ans, c’était pour avoir de belles histoires comme celle qui arrive. J’ai connu David suite à un licenciement, j’avais besoin d’un avocat. Ensemble durant près d’un an nous avons lutté contre cet employeur malhonnête et avons gagné. De cette bataille est né une amitié. Lui est sur la fin de sa carrière de rugbyman et souhaite passer au running et plus particulièrement au marathon. Je l’incite à rejoindre mon club de Nanterre car il y réside. Depuis il a enchaîné les marathons, dont deux fois New York avec de beaux chronos. Sachant que je pratique le triathlon, il m’annonce, il y a un an environ, qu’à son tour il veut se jeter à l’eau. Je trouve l’idée très bonne, sauf que lui veut faire l’IronMan de Nice (3,8 km de natation + 180 km de vélo + 42 km à pied) ! J’essaye de le dissuader et monter son projet sur deux ans ce qui me semble plus raisonnable. C’est mal connaître David… Lire la suite

Film De toutes nos forces


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Ce film possède une triple lecture, comme le sport qui sert de toile de fond. Il s’agit d’un film sur les relations entre un père et son fils handicapé mais également sur le triathlon, et pour finir une histoire d’amour truffée d’incompréhensions et de passion.

J’ai eu vent de ce film depuis plusieurs mois car deux amis y jouent leurs propres rôles. Il s’agit de Yves Cordier, patron de la licence française IronMan et de Stéphane Garcia « the voice » du triathlon hexagonal. En début d’année 2013, nous avions organisé avec Matthieu Amielh journaliste au magazine Triathlète une soirée « IronMan Heroes Night » et avions conviés l’équipe de production à faire la promotion du film. A l’époque, il n’y avait pas le titre définitif, pas d’affiche et surtout pas de bande annonce ! Il était donc difficile pour le réalisateur Niels Tavernier d’étayer ses propos. Il me fit la promesse suivante : « Au lieu que ce soit moi qui vienne au mileu de vos amis triathlètes, c’est vous qui allez venir lors d’une projection privée voir le film et rencontrer les protagonistes. »

Projection privée
Nous voilà au siège de Pathé France pour une projection privée avec une trentaine de blogueurs et de passionnés de triathlon. J’avais mis un point d’honneur à voir ce film avec mon fils de 13 ans, puisque comme dans le film nous faisons du sport ensemble et parfois règne entre nous une incompréhension, liée à la difficulté d’être copain et papa qui gronde.

Le film commence
Jaques Gamblin est ce père « déçu » par la vie, qui rêvait tellement d’un fils pour partager sa passion et lorsqu’il découvre le handicap de son fils n’aura cesse de fuir par le biais de son travail. Pourtant un jour le chômage le ramène à la maison et là les ennuis commencent…

Je ne fais pas vous faire le récit complet du film, mais commence une succession de fuite, de dispute qui finiront sur le pari complètement fou de participer à l’IronMan de Nice.

Film sur le triathlon ?
Si vous n’allez voir ce film que pour le sport et le triathlon, vous serez déçus ! Il s’agit avant tout d’une histoire d’amour, le triathlon ne sert que de prétexte à l’histoire qui aurait très bien put se passer dans un autre milieu. Les plus belles images sportives du film sont celles du départ natation, elles ont le don de vous mettre « les poils ». Par contre les images de la fin du marathon des deux héros, ont été filmé à postériori par desfigurants et sont parfois maladroite et un peu cliché ?

Mon fils a adoré le film et surtout le débat qui a suivi, il a même, à mon grand étonnement, participé aux questions réponses. Bref une belle soirée entre « père et fils ». Si votre volonté est de passer un bon moment et de vibrer aux aventures de cette famille attachante alors pas d’hésitation, courrez voir ce film qui vous touchera, j’en suis sur !

 

« De toutes nos forces », un film de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et Fabien Héraud.

Marcel Zamora : Tous les rêves sont possibles…

Marcel Zamora, Run_Reporter_Run

Le catalan a réussi à se faire une place parmi les légendes du triathlon. Ses cinq victoires à l’IronMan de Nice et les trois à l’EmbrunMan ont fait de lui un « chouchou » du public français. Nous apprendrons durant ce livre écrit à la première personne que ces résultats ne sont là, le fait du hasard ou de la chance, mais d’un travail acharné et méticuleux.

Il a tenté, dans ce livre, de mettre tout ce que le triathlon lui a offert comme émotions : plaisir et souffrance. L’une étant indissociable de l’autre. Le fil conducteur du livre est un IronMan imaginaire dans lequel sont condensées ses sept participations à l’épreuve nicoises. Il nous livrera aux fils des pages, ses pensés les plus intimes, profitant de l’exercice pour dire des choses qu’il n’avait jamais dites à personne. Ce livre est donc le reflet de sa vie de triathlète mais aussi d’homme. Nous apprendrons ses entrainements, ses amours, sa famille…

Le petit Marcel démarre sa carrière sportive à Barcelone. A l’âge de neuf ans, il pratique assidument l’athlétisme, ce qui fera de lui quelques années plus tard l’un des meilleurs marathoniens sur IronMan. Pour info, il a un record sur marathon « sec » comme disent les triathlètes, à 2h 25′ réalisé au marathon de Paris.

Pour ses onze ans, il reçoit un VTT qui lui permettra de suivre son frère Pau et ainsi de développer des qualités naturelles qui le mèneront plus tard au triple effort. Il s’en est fallu de peu pour qu’il reste sur Duathlon, tant la natation le rebutait. C’est à l’âge de 17 ans qu’il entre au fameux Club Natatio Montjuic et découvrira le triathlon. Le début de l’histoire commence…

Au fil des années, sa puissance s’est développée et a fait de lui un très bon cycliste et un exellent coureur. Ces trois expériences à la Mecque du triathlon Hawaii, ne seront pas des succès; Le parcours vélo n’est pas à sa convenance, car jugé trop plat. Et comble pour un méditérannéen, il ne supporte pas la grosse chaleur d’Energy Lab. Ce sera donc essentiellement en France que la légende s’écrira.

Ma critique
Je trouve le mode de narration intéressant, mais pas toujours maitrisé. Ces constants aller-retours nous perdent parfois. Il y a beaucoup de choses similaire, notamment entre le début et la fin du livre. Au final, un livre facile à lire, qui permet d’être dans la peau de Marcel Zamora durant les Huit heures que durent un IronMan à Nice. A réserver aux fans de triathlon et de l’espagnol.

Plus d’infos : http://www.ed-amphora.fr/fr/product/sports-d-endurance-553/tous-les-reves-sont-possibles-10438

Réf : A860
Auteur(s) : Marcel ZAMORA
ISBN : 9782851808608
EAN13 : 9782851808608
Prix : 14,95 € TTC
Site de Marcel Zamora : http://www.marcelzamora.com/

Ironman Triathlon Motivation : le best of

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C’est en regardant ce petit film que j’ai décidé de vous proposer chaque mercredi une vidéo « motivation ». Les images sont exotiques et fortes, bref, elles font rêver !

Alors quand le temps ou l’humeur sont maussade, une petite vidéo « motivation » et tous dehors !

J’attends vos propositions de film à run.reporter.run@gmail.com

Bonne motivation

Notre championnat de France de Marathon à Toulouse

Isostar - marathon de Toulouse

Pour l’édition 2013 la Runnopshère décide d’aligner une team de blogueurs. Nous allons jouer à fond la carte du collectif en participant au relais. Nous serons donc quatre à couvrir la distance mythique avec des relais d’environ 10 km chacun, et un final de l’équipe en apothéose,  pour les 1500 derniers mètres.

A l’invitation de notre partenaire Isostar, nous voilà vendredi soir à l’aéroport d’orly en direction de la ville rose. Au programme du week-end, visite de l’usine Nutrition & Santé qui fabrique entre autres les produits Gerblé et Isostar. Rencontre avec Benamin Malaty l’un des meilleurs marathoniens français et égérie de la marque,et pour  clôturer, dimanche le marathon en relais.

Une visite très enrichissante
Nous visitons en petit comité une usine impressionnante par sa taille. Sont présents les blogueurs Jahom, Je cours Paris et notre champion Benjamin Malaty. Nous apprenons le processus de fabrication des barres et autres galettes. Cette visite fera l’objet d’un reportage ultérieur, tant le sujet est riche.

Le village marathon
Installé sur la place du Capitole, le village a fière allure ! C’est l’occasion de croiser des amis, des champions ou même des amis champions ! Nous croisons  Julien Bartoli, un habitué de nos Pasta Running Party ou encore  notre blogueur Jean-Christophe Savignoni qui a de grosses ambitions sur ce marathon. Je ferais également la connaissance cet après-midi là de Ruben Iindongo par l’entremise de Jean Delatour célèbre entraineur qui me le présente comme le futur champion de France. Son intuition sera la bonne…

Tactique de course
Jusqu’à très tard dans la soirée, nous allons élaborer une tactique de course pour jouer la gagne. A prendre en compte, nous sommes deux sur les quatre à terminer notre saison de triathlon avec un IronMan pour Emmanuel et un Half IronMan pour moi. Notre stratégie sera la suivante, nous mettons Philippe très performant sur le premier relais pour assurer notre avance, moi sur le second pour tenter de la consolider, Salvio très en forme pour regagner du terrain et Emmanuel aura la lourde tache de finir, sachant que nous le rejoindrons pour un final en équipe.

Dimanche matin, jour de course
Dès le petit matin, il règne une chaleur inattendue surtout pour des parisiens qui sont en mode automnale depuis déjà quelques semaines. Nous savons à cet instant que la matinée sera éprouvante. Bizarrement le départ n’a pas lieu en même temps que celui du championnat de France. Nous partirons avec 1h30 de retard. C’est donc 516 équipes qui prennent le départ ce dimanche matin. Nous ne sommes  pas nombreux pour un parcours comme celui du marathon. Cela présage de grand moment de solitude !

Philippe s’élance et voilà qu’il est projeté au sol par un concurrent placé sur la ligne de départ mais qui ne courre pas à la vitesse requise. Grande frayeur, car il chute lourdement sur la hanche. Il pense au collectif et se relève. Malgré sa mésaventure, il me transmet le relais à la dixième place juste derrière Sophie Duarte, une grande championne d’athlétisme.

Me voilà parti dans les faubourg de Toulouse, il y a deux personnes devant moi que « j’avale » rapidement. Le rythme est soutenu. Je suis à 3’ 50’’ au kilo, je ne tiendrai pas ce rythme jusqu’au bout, mais je tente quand même… Ce sera au final une moyenne de 3’ 59’’ je ne suis pas capable à ce moment de la saison d’aller plus vite.

Je transmet le relais à Salvio, qui est le plus fougueux d’entre nous, surement lié à son origine italienne. Pour lui, il n’existe pas de course pour rire, chaque compétition doit être un dépassement. C’est donc à bloc qu’il assurera sa partie.

Emmanuel à la lourde tache de terminer ce marathon. Il y a seulement 24h, il ne se doutait pas qu’il aurait un rôle dans notre équipe. C’est le forfait du capitaine Greg Runner qui l’obligea à relever ce défi. D’autant qu’il y a un mois à peine il terminait son premier IronMan. Il ne sera donc pas au top de sa forme et devra subir la pression de ses coéquipiers… La pression Emmanuel il connaît et la gère plutôt bien puisqu’il arrive à maintenir la position. C’est donc en 6e position que nous démarrons à quatre les 1500 derniers mètres. Nous sommes au milieu des derniers concurrents du marathon, nous devons slalomer et nous frayer un chemin au milieu de cette foule.

C’est main dans la main que nous franchissons le portique. Un large sourire éclaire nos visages.  Nous prenons la 6e place sur 516 participants. Et bouclons le marathon en 2h 48’. Un beau week-end !

Half IronMan d’Aix-en-Provence

Half IronMan Aix en Provence 1

Quoi de plus réjouissant que de clôturer sa saison triathlon sur une belle épreuve et une belle perf !

Idéalement placé en fin de saison, ce Half IronMan (1,9km/90km/21km) d’Aix-en-Provence a tous les atouts pour séduire les athlètes venues du monde entier (65% d’étrangers sur la course). J’abordais cette épreuve sans stress car contrairement au marathon, je n’avais pas de repère chronométrique. C’était donc ma première fois et je ne voulais en aucun cas rater ce rendez-vous…

Nous étions une dizaine d’amis à faire le voyage depuis Paris, notre groupe composé d’un mélange de triathlètes expérimentés et de béotiens avec pour certains une dose d’insouciance et de stress pour d’autres.

Une bonne nuit, mais courte…
La journée du dimanche commence à 4h du matin. Il nous faut déjeuner et être prêt pour prendre la navette de 5h30 qui nous mènera 25 km plus loin sur lac de Peyrolles. Sur le parcours qui mène de l’hôtel au bus, nous croisons des jeunes qui sortent de boîtes de nuits largement imbibées et qui nous regardent avec nos tri-fonctions comme des extra-terrestres. C’est le croisement de deux mondes parallèles qui s’ignorent mais se respectent.

Half IronMan Aix en Provence 2Une journée au paradis…
Dans le bus quasiment aucun bruit, l’ambiance est lourde, nous échangeons quelques mots, mais chacun est déjà dans sa bulle. Nous arrivons à 6h sur le plan d’eau. Il fait nuit et il fait froid, je ne suis pas assez couvert. L’humidité me transperce jusqu’aux os. Derniers réglages sur le vélo, vérification de la pression des pneus, pour moi ce sera 6,5 bars. Il faut quitter le parc à vélo et rejoindre le lac situé à 600 m environ. Le soleil se lève à peine, le spectacle est magnifique ! Il y aura quatre vagues : les pros, les femmes, les moins de 40 ans et les plus de 40 ans. Je serais donc dans la dernière vague. La sono crache des tubes technos, qui commencent avec le levé de soleil a réchauffé l’atmosphère. Je me suis volontairement isolé de mon groupe d’amis pour me concentrer, je suis bien, je n’ai pas peur. Nous prenons place sur la plage, et attendons les ordres du starter. Pendant ce temps, les pros terminent la course en 20 mn.

Coup de pistolet et c’est le grand splash, 400 personnes environ sautent à l’eau en même temps avec pour même objectif de virer à la bouée situé à 1000 mètre en face. Les départs de triathlon ressemble à une lessiveuse ! Cela s’agite dans tous le sens et de nombreux coups sont donnés et reçus. Ma technique, c’est de prendre à l’extérieur, je fais un peu plus de distance, mais m’épargne les pugilats.

En rien de temps, je vire à la bouée qui symbolise la mi-parcours, je n’ai pas vu le temps passé. Désormais, chaque mouvement me rapproche de l’arrivée. Je réaliserai l’une de mes meilleures natations avec un chrono de 42 mn. Je peux attaquer sereinement le reste de l’épreuve.

Half IronMan Aix en Provence 3En selle pour 90 km
J’avais eu la chance de repérer le parcours vélo cet été, je n’aurais donc pas de surprise. C’est une partie vélo exigeante, il n’y a quasiment jamais de plat, et en guise de bouquet final un col au 70e kilomètre. J’avais entendu la veille au restaurant des triathlètes expérimentés dire à propos d’Embrun, qu’il fallait rester « humble » face au vélo, j’en ferais ma devise pour Aix. C’est avec une grande sérénité que j’aborde le parcours. Je pense à bien m’alimenter dès le début car la journée va être longue. Les kilomètres s’enchaînent sans monotonie tant les paysages sont magnifiques à travers la Sainte Victoire chère au peintre Paul Cézanne. Lorsque le morceau de bravoure arrive, je suis prêt pour le combat. J’avais souffert cet été, je savais maintenant qu’il fallait rester souple et ne pas monter en force. Je me fait plaisir en doublant à tour de bras des cyclistes avec des vélos de rêve. Suit une grande descende qui nous mènera quasiment jusqu’à Aix.

Half IronMan Aix en Provence 4Un semi-marathon urbain
J’arrive au terme de 2h57’ d’effort au T2 ; comprenez aire de transition deux. C’est ici que l’on pose le vélo et chausse les runnings. Je n’éprouve pas de fatigue particulière, le parcours découpé en 4 boucles dans le centre ville d’Aix-en-Provence permettra d’avoir du public tout au long. Ma famille a fait le déplacement de Marseille pour encourager le « minot ». Les premiers kilomètres sont une mise en jambe, je ne force pas l’allure du temps que les muscles s’habituent au changement d’effort. Nous traversons un parc avec une côte « assassine » que nombreux graviront en marchant. A mi-parcours, je commence a éprouver de la difficulté. J’ai chaud, je retire mes lunettes de soleil et ma casquette et inonde ma tête à chaque ravitaillement. Je tente une expérience en prenant des « Tuc » sur un ravitaillement. Grave erreur si vous ne buvez pas d’eau par-dessus, vous vous retrouvez avec une pâte sèche dans la bouche qui manque de vous étouffer.

J’attaque le troisième tour et reprend confiance, je garde tant bien que mal ma vitesse de 12km/h. Chaque tour effectué vous gratifie d’un « chouchou », vous devez donc à la fin avoir quatre précieux élastique coloré pour espérer franchir le portique.

Désormais, je marche à chaque ravitaillement, je prends le temps de bien boire. Je file sur le centre-ville et j’entends déjà la clameur de la foule. Je suis porté par les bravos et plus particulièrement ceux de mes parents. Un derniers virage et je franchis l’arche d’arrivée. Un portique immense et grandiose qui affiche votre nom et votre chrono.

J’espérais un chrono de 6h et je termine en 5h41’ ce qui est au-delà de mes espérances. Je tombe dans les bras de mon frère qui me congratule. Je rejoins le ravitaillement et récupère le magnifique tee-shirt de « finisher ». Au fil des minutes, notre groupe se reconstitue et nous évoquerons jusqu’au soir nos différentes course, mais notre même plaisir !

Une épreuve que je vous recommande avec une organisation top niveau. Certains reprochent le prix d’inscription des épreuves au label IronMan, mais je peux vous assurer que vous en avez pour votre argent. L’an prochain la date changera pour se situer en mai afin de servir de préparation à sa grande sœur l’IronMan de Nice.

Retrouvez toutes les infos et le classement complet sur le site de l’épreuve : http://ironmanpaysdaix.com/fr/

Copyright photos : Stéphane Giorgi

Matériels utilisés lors de cette compétition

Natation
Lunettes Speedo Aquapulse Max : http://store.speedo.com/p/goggles/aquapulse-max-goggle/808044
Combinaison Aquaman triathlon

Vélo
Giant Defy 2 : http://www.giant-bicycles.com/fr-fr/bikes/model/defy.2.triple/11752/56577/
Casque : MET
Lunettes : UVEX SGL 104 : http://www.uvex-sports.de/en/uvex-sports-press-room/uvex-sports-press-info/cycling/pm-cycling-glasses-uvex-sgl104/

Course
Tenue triathlon Craft : http://www.craft-sports.fr/cra/home
Chaussures Brooks Ravenna 3 : http://www.brooksrunning.com/on/demandware.store/Sites-BrooksRunning-Site/default/Page-Show?cid=ravenna-3

Challenge Roth ou le grand saut pour Othmane

Othmane fait partie de ces personnes que j’ai vues débuter au Nike Running Club, et qui dès le départ ont eu une application et une implication très importantes dans le sport, d’abord dans la course à pied, puis dans le triathlon. Quoi de plus naturel après deux saisons de triple effort que de défier la distance mythique de l’IronMan ?  Récit d’une course hors du commun.

Début et préparation :

L’aventure commence officiellement 16 Juillet 2012 le jour où j’obtiens le précieux sésame pour le Challenge Roth. Un triathlon au format IronMan 3,8km de natation, 180km de vélo et 42km à pied.

Mon premier IronMan.

La course a démarré dès l’inscription puisque les places sont parties en moins d’une heure.

Ce triathlon étant le 14 Juillet 2013, je démarre ma préparation très tôt dans l’année. A partir de Décembre 2012,jJe mets l’accent sur le vélo pendant ma préparation.

6 mois c’est long, physiquement mais aussi mentalement. Je mets beaucoup de compétitions dans ma phase de préparation (Duathlon, Triathlons MD, Sprint, CD etc…)

J’ai également pu faire quelques stages pour pallier au manque de volume d’entrainement dû à la météo de cette année 2013. Ce qui me ramène à un volume hebdomadaire de 10h par semaine.

Graphique Challenge Roth

Roth :

Voilà nous y sommes. Nous sommes 5 personnes de mon club (EPPG Triathlon) à prendre le départ.

Nous déposons les vélos la veille, l’organisation est impeccable. Tout est prévu pour nous mettre dans les meilleures conditions.

Jour J :

Réveil à 4h. La nuit est courte, mais on y est, la motivation est au maximum. Petit déjeuner tout à fait normal, comme une matinée standard. Je mets ma Trifonction, scratch ma puce et je prends mes sacs préparés la veille : Direction le départ. 5h05 : Il y’a du monde partout et pas que des concurrents. C’est le moment pour préparer mon vélo, coller toutes les barres sur la potence, regonfler les pneus.On attend les départs (par vagues) avec les membres de mon club et nos supporters venus en nombre.

Natation :

La natation se passe le long d’un canal en aller-retour.

7h25 : le départ est lancé, je pars sur un rythme facile, le but est de sortir assez frais sans se fatiguer. Je nage toujours relâché et à la dernière bouée je reconnais la combinaison de Pierre-Yves (un ami du club) puis ses lunettes, y’a pas de doute c’est lui. Je nage dans ses jambes un petit moment, puis me mets à côté de lui pour qu’il puisse me reconnaitre. Il me fait un signe de la main.

On sort en même temps de l’eau. Ce triathlon démarre bien, puisque je sais que je vais faire au moins tout le vélo à côté de Pierre-Yves avec qui je m’entraine toute l’année.

Lors de transitions, chaque concurrent est aidé par un voir deux membres de l’organisation. Pendant que je retirais ma combinaison, une personne a vidé mon sac m’a préparé mes lunettes ma ceinture et mon casque, une autre personne me mettait de la crème solaire. On a l’impression d’être le premier de la course !

Challenge Roth Natation

Vélo :

Le parcours n’est pas plat du tout (1500m de D+), une succession de toboggans mais avec un beau revêtement.

Je fais le parcours avec Pierre-Yves, tout en gardant la distance de 10m entre nous deux. Et on se met à côté dans l’une des grosses montées pour discuter. Le temps passe plus vite.

Challenge Roth Vélo 1Sur l’ensemble de la course, il n’y avait pas de drafting la course était propre. En même temps il y’avait des arbitres tous les 200m (Cf photo) et la pénalité de 8min a dissuadée tout le monde. Pendant la course je contrôle ma puissance moyenne et mes pulsations. J’essaie de rester sous les 140 puls.

Au 70eme kilomètre, on aperçoit la montée du SolarBerg. Voilà pourquoi on s’inscrit à ROTH. La route est noire de monde, sur une montée avec une route à deux voies,on n’a plus qu’un 1m pour passer, les gens sont partout, ils nous encouragent et vu notre vitesse en montée on peut communiquer du regard avec toutes les personnes. Les gens nous transmettent une énergie folle.

J’ai le sourire du bas de la cote jusqu’en haut ! J’essaie de ne pas m’emballer. Rappel : on est qu’au 70eme kilomètre d’un Ironman. On y croise les membres de notre club venu nous supporter. Génial !

On boucle ce premier tour à 33.5km/h de moyenne. Le deuxième tour est identique, pas de sensation de fatigue ni d’ennui. Mais je réduis un peu en prévision du marathon. Je finie ces 180km en 5h24 à 33.3km/h de moyenne.

Challenge Roth vélo 2

Marathon :

Voici l’inconnu, le marathon. Cette année j’ai beaucoup misé sur le vélo mais laissé un peu de côté la course à pied qui est ma spécialité. Enfin, ma spécialité jusqu’à 21.1 km car au-delà, c’est un peu l’inconnu pour moi.

Je démarre la course à pied tranquillement à une allure de footing pendant les 10 premiers kilomètres bouclé en 56min. Au km 8, je croise Arnaud, notre supporter de luxe qui s’est déplacé tout le long de la course,   à qui j’avais donné des capsules de sels en cas de crampes (j’ai toujours souffert de crampes sur mes courses), mais là, pas besoin les jambes tournent bien, 0 soucis les voyants sont tous au vert.

Les 10 suivants je suis toujours très frais, j’accélère même un peu en pensant toujours qu’il faut arriver très frais au 30eme. Je passe le semi en 1h54. Je suis confiant j’ai 5min de marge pour faire moins de 4h et de faire 10h45.

Au 21eme je recroise Arnaud, il me demande si tout va bien et là je crampe de suite au mollet…Je lui demande donc mes capsules de sel. Je ne sais pas si ça fonctionne mais je vais tester. Je prends dans ma main une capsule puis mets l’autre dans ma poche, erreur elle a fondu.

Je prends une capsule avec plein d’eau. Le sel me fait un bien fou, les crampes disparaissent…jusqu’au kilomètre 27. Le début du calvaire.

Crampes aux aducteurs = la marche en canard, suivi de crampes aux ischios = la marche en ciseaux. Je sais que je ne dois pas m’étirer mais je tente. Bingo, crampes aux quadris = tu ne marches plus. Je m’étire une dernière fois sur le capot d’une ambulance qui trainée dans le coin…

Challenge Roth marathonBon là ma vitesse chute à 7min au kilo voir 7’30, il reste 15km. Je cours et me dis, « n’y pense pas, cours ça va rester comme ça pendant X kilomètres et après tout va se remettre tu pourras recourir… »

Ma pensée était à moitié vraie, c’est resté comme ça pendant 15km, c’est-à-dire jusqu’à l’arrivée ! Au fur et à mesure des kilomètres je ne pensais plus à l’objectif chronométrique. Je pensais à courir et à augmenter la fréquence de mes pas. Je ne marche pas au ravito mais n’en rate aucun pour manger et m’hydrater. Les crampes remontent même à mon avant bras droit, ça fait mal mais ça me fait oublier mes jambes.

Les 5 derniers kilomètres sont les plus durs que je n’ai jamais eu à réaliser. Même en descente je n’arrive pas à accélérer.  On passe les 2 derniers kilomètres par le village de Roth et là un public énorme est là pour nous encourager. On passe entre deux énormes tables où le public est là pour nous applaudir et à taper sur la table avec leurs énormes choppes de bières. Et que dire de l’arrivée, où on arrive dans une arène avec un tapis rouge et des estrades remplies de monde. Les gens te tendent la main et te félicitent.

A 18h34, je termine mon premier Ironman en 11h09. Avec une natation en 1h17, un vélo en 5h24 et un marathon en 4h21. Une longue journée.

Je suis passé par plusieurs émotions lors de ce triathlon, son organisation et son public en font un des Ironman les plus prisés au monde. Je comprends encore mieux l’engouement pour cette course.

Voilà ça fait maintenant 10jours que cette histoire est finie, je garde les traces de cette course encore aujourd’hui dans mes jambes mais je les garderai encore plus longtemps dans ma tête.

Pour ceux qui veulent faire cette course, pensez à 2015, car les places de 2014 sont parties en 3min et 15 secondes et ce à un an de l’échéance.

Et comme le dit le Docteur PZ Pearce : “If God invented marathons to keep people from doing anything more stupid, the triathlon must have taken Him completely by surprise.”

Ce n’est pas pour autant que ça sera mon dernier…

Othmane

Speedo Swin Tour 2012

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En tant que triathlète je fus interpellé par la proposition de Speedo. Des séances de coaching, du test de matériels, le tout gratuitement aux portes de Paris. Le rendez-vous était pris…

Ce fut l’occasion de découvrir une nouvelle piscine, le dôme de Vincennes. Dès l’arrivée, une hôtesse aux couleurs de la marque nous accueille et nous dirige. Avant la session que j’effectuerais avec mon ami Adrien, l’équipe nous propose un choix impressionnant de lunettes. Notre choix se porte sur des masques, qui sont plutôt orientés « outdoor » à savoir la nage en eau libre et le triathlon. Il s’agit des Rift Pro Goggle. Elles utilisent la technologie BioFUSE à savoir que les matériaux rigides utilisés fusionnent avec des matériaux plus souples et plus agréables au toucher pour offrir au nageur confort et performance optimale.

Prise de contact
Nous ne sommes finalement que deux dans la ligne d’eau, un luxe que je n’avais jamais connu. L’entraîneur est aussi coach dans un club de triathlon, il connaît donc bien la problématique de ces néo-nageurs. Nous venons, pour la plupart, de la course à pied avec de grosses lacunes en natation et une grande appréhension au milieu marin. Là je parle surtout pour moi…

Très rapidement, il détecte des soucis d’économie de glisse. Nous faisons un test simple. Nous comptons le nombre de mouvements sur la longueur du basin (25m), pour moi 25. Un geste pour chaque mètre… Il explique que dans un premier temps le but est de descendre à 20. Les pros oscillent à 10 mouvements. Nous voilà à effectuer des exercices dans ce sens.

La séance terminé
Nous découvrons la nouvelle gamme de matériel et entamons une discussion avec l’équipe du marketing. Un échange très fructueux, même si nos avis divergent ! J’aurais vu une présence plus marquée, des coachs avec des plans d’entraînements par exemple ? Une équipe marketing moins timide avec une mise en avant des produits et des explications sur les différentes nouveautés. Je pense que cette première édition ne sera pas la dernière… car elle répond à la demande de la majorité des nageurs non licenciés. Alors rendez-vous l’année prochaine.

Retrouvez la gamme Speedo sur leur site internet : http://www.speedo.fr/fr/

Triathlon international de Chantilly 2012

Dimanche 26 août aura lieu le 3e Castle Triathlon Series de Chantilly, le parc du château chargé d’histoire servant de décor somptueux à cette course. Ainsi Le Grand Canal, site de l’épreuve de natation, fut dessiné et créé par Le Nôtre ; le parcours vélo qui fait le tour de la Forêt de Chantilly, avec ses chemins cavaliers et ses ronds-points en étoile, ont tous été également conçus par Le Nôtre. Le Parc de Sylvie, site de l’épreuve de course à pied, doit son appellation à la célébration de Marie-Félicie des Ursins – femme de Henri II de Montmorency. Comme vous le constatez, tous les ingrédients sont réunis pour allier culture et sport. Afin d’en savoir plus sur cette épreuve nous avons rencontré Colin CHILDES, Président du Club de Chantilly Triathlon et bénévole au sein de l’organisation de l’évènement.

L’épreuve française s’inscrit dans un challenge réunissant 5 épreuves à travers l’Europe dont le point commun est le château comme lieu d’accueil. Parlez-nous des autres épreuves :
Castle Triathlon Series est composé de 5 épreuves tous, dans des cadres exceptionnels chargés d’histoire. Les Series démarrent le 3 juin à Lough Cutra (South Galway, Irlande). Il est suivi le 24 juin par Cholmondeley Castle (Cheshire, Angleterre), le 22 Juillet à Castle Howard (York, Angleterre), le 26 Août au Château de Chantilly pour finir le 29-30 Septembre à Hever Castle (Kent, Angleterre).

Quelle est l’épreuve la plus ancienne de ce circuit ?
Le Triathlon Hever Castle est l’événement phare des Markel Castle Triathlon Series. L’événement a été créé en 2009 par Brian Adcock, un ancien Royal Marine et triathlète qui vit à proximité de Hever Castle. Brian a reconnu le potentiel de ce lieu pour un événement de triathlon. Fort de l’énorme succès remporté lors de la première série, Brian a décidé de développer le concept sur quatre châteaux en 2010 et à partir de cette année, le Markel Castle Triathlon Series inclura cinq châteaux et une série de soirées Sprint. Avec 8000 participants qui devraient prendre part cette année aux épreuves, les événements sont rapidement devenus des rendez-vous clés sur le calendrier annuel des épreuves sportives.

Pourquoi le choix de la France ?
Ce sont à la fois le charme du château de Chantilly comme site de premier choix pour un triathlon et la croissance du marché du sport en France qui ont suscité le lancement du Triathlon du Château de Chantilly en 2010. Le Château de Chantilly offre aux concurrents une magnifique épreuve, en commençant par la natation en eau libre dans le Grand Canal, suivie d’un parcours cycliste qui contourne la forêt de Chantilly et pour finir une course autour du château du 17ème siècle.

Considérez-vous le triathlon comme un sport d’élite ou un sport pour tous ?
Castle Triathlon Series souhaite avant tout promouvoir le Triathlon comme un sport pour tous. La natation, le vélo et la course à pied sont les sports les plus pratiqués par les français. Pour des distances raisonnables, la combinaison des trois sports sur un parcours sécurisé est réalisable par tous, de 8 ans jusqu’à plus de 65 ans. L’objectif principal étant de se faire plaisir dans un cadre exceptionnel et convivial, en famille, en groupe ou en solo.

Justement quel est le profil de vos participants ?
L’événement est ouvert aussi bien aux triathlètes confirmés qu’aux débutants, élites, enfants (âgés de 8 à 15 ans) et familles car il comprend six courses différentes adaptées à des capacités différentes. Les concurrents peuvent également prendre part à une équipe de relais de deux ou trois personnes. La participation des familles est une tendance croissante mais le profil moyen du triathlète reste un homme entre 30 et 40 ans (70% hommes et 30 % femmes), mais cela évolue rapidement avec l’introduction d’épreuves exclusivement féminines et le soutien de partenaires tels que Shock Absorber. En Angleterre, l’épreuve Avenir de Hever Castle, attire presque un millier de jeunes, pourquoi pas cela à Chantilly ?

Vous obtenez cette année le label de triathlon durable, l’écologie est-elle au centre de vos préoccupations ?
Castle Triathlon Series a le privilège d’organiser des événements dans des parcs de châteaux magnifiques, aussi  prend-il en compte avec énormément de respect l’environnement. Castle Triathlon Series est très attentif et fait toujours en sorte de respecter les politiques environnementales des lieux de ses événements. Il possède une solide organisation mise en place lors de chacun de ses événements qui assure un nettoyage complet après les épreuves. Enfin, il soutient l’agenda 21 de la Fédération et le triathlon durable.

Êtes-vous triathlète vous-même ?
Oui. J’ai eu le plaisir de découvrir le Triathlon grâce à des amis et lors de la toute première Edition 2010 de Castle Triathlon Series à Chantilly. Suite à cela, nous avons décidé de créer ensemble le club « Chantilly-Triathlon » pour que les gens de la région puissent découvrir et pratiquer le Triathlon en toute sécurité et convivialité. Le Club aujourd’hui est fort de 40 triathlètes de la région de 16 à plus de 50 ans et de tous niveaux. C’est une belle réussite !

L’évènement se déroulera sur la journée, pouvez-vous nous donner rapidement le programme ?
Je profite de cette question pour remercier nos partenaires locaux Fédération Française de Sport en Entreprise, Groupe La Poste, Cofely Ineo GDF Suez, Caisse d’Epargne Picardie, Toyota Saint Maximin, FMC Radio, La Ville de Chantilly, le Domaine de Chantilly, Lions Club Connétable, et PLAN France.  Leurs soutiens montrent à quel point ce genre d’épreuves mobilise grâce aux valeurs sportives qu’elles représentent.

La journée démarrera à 8h00 avec la première vague « Le Chantilly ». C’est la course phare : Français vs. Anglais vs. Irlandais (1500 m de natation / 40 km de vélo / 10 km de course à pied).

• Ensuite entre 9h00 et 11h00, des vagues « Le Condé » s’enchaîneront (800 m de natation / 40 km de vélo / 8 km de course à pied).

• A 10h00 s’élanceront les participants au Sprint « Le Louis XV » (400 m de natation / 20 km de vélo / 4 km de course à pied).

• Enfin à partir 14H, 3 vagues successives de jeunes (de 8 à 15 ans) s’aligneront sur des distances adaptées et sécurisées dans le parc du Château.

Informations pratiques et inscriptions en ligne pour la Série 2012
www.castlestriathlonseries.co.uk
www.triathlonchantilly.com