Gatorade, le goût de l’effort !

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La marque américaine semble avoir traversé les âges tant son nom est synonyme de sport. C’est en 1965 qu’elle a vu le jour sous le ciel de Floride pour compenser les composants clés perdus par les joueurs de l’équipe des Florida Gators, d’ou son nom. Lire la suite

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Semi marathon de Lisbonne

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Il est des courses à seulement quelques heures d’avion qui vous plongent dans un autre univers. En ce mois de mars, être exposé à des températures de 24° aide beaucoup l’imaginaire. Voilà notre groupe de 12 au départ pour la capitale du Portugal.

Pourquoi Lisbonne ? Il s’agit d’un voyage de presse qui vient conclure le test de la nouvelle montre GPS Garmin 620. Il y a là les journalistes qui suivent le Running en France et… moi ! Nous avons tous démarré notre préparation, il y a plusieurs semaines maintenant. Celle-ci comprenait un coaching supervisé par Olivier Gaillard de la structure Urban Running. S’y ajoutait un plan d’entraînement 2.0. Pour son bon suivi, nous avions reçu lors de la première rencontre, une montre intelligente dont on nous avait détaillé le fonctionnement. Dans la foulée, nous avons effectué un test de VMA qui a permis au coach d’en savoir plus sur chacun de nous et ensuite c’est via la plateforme Garmin Connect que les entraînements furent proposés.

IMG_4226Six semaines plus tard
Et aujourd’hui, nous voila à Lisbonne pour évaluer nos semaines d’apprentissage. Sous le soleil resplendissant, nous troquons nos habits de « Parisiens » pour des tenues plus adaptées. Passage obligé, le village du retrait des dossards, reflète en général le niveau d’organisation d’une épreuve. Celui-ci est plutôt petit pour une course qui accueillera le lendemain 30 000 personnes. Il faut savoir que la majeure partie des coureurs participent au « mini-marathon » une course de 7km qui ressemble un peu chez nous à Odysséa. Dossard en poche, place au tourisme. Car l’intérêt d’une course à l’étranger est de pouvoir découvrir une ville et les habitudes de ses habitants.

Lisbonne Story
Pour l’ensemble du groupe, Il s’agit d’une découverte. Jusqu’ici ma vision de la cité tenait à travers le film « Lisbonne Story » de Wim Wenders. Très vite, je m’aperçois que déambuler dans Lisbonne c’est comme partir pour une chasse aux trésors. Mon premier coup de coeur va pour ces magnifiques façades recouvertes de faïences que l’on nomme « azuleros ». Il nous faut aussi trouver les fameuses « Pasteis de nata » qui sont la pâtisserie portugaise. Cela ressemble à un mini flan avec sa croute dorée et sa pâte feuilletée. Il faut tout de même rester raisonnable, nous avons un semi-marathon le lendemain.

Dimanche, jour d’embouteillage
Nous quittons l’hôtel en direction du départ situé 5km plus loin sur le pont qui surplomble la ville. Pour y accéder, il faut impérativement emprunter les transport en commun car la route est coupée. Nous voila dans un bus bondé, rempli exclusivement de coureurs. Au terminus de celui-ci, un train semblable au RER nous attend. Les rames qui arrivent sont pleines. Impossible de monter à l’intérieur. Nous laissons passer plusieurs trains puis avons recours à la méthode japonaise. Nous poussons de toutes nos forces la foule pour faire notre petite place.

Départ sur le pont
L’architecture du pont du 25 avril qui enjambe le Tage ressemble comme une goutte d’eau au Golden Gate de San Francisco. En revanche, le départ est situé au pied du pont, ce qui pour le coup fait penser au marathon de New York. A un kilomètre de la ligne, nous sommes bloqués, impossible d’avancer ! Les 30 000 bipèdes forment un véritable rempart. Nous prenons notre mal en patience et nous nous allongeons même dans l’herbe pour profiter un peu plus du soleil. Mais au-dessus de nos têtes le ballet des hélicoptères fait un vacarme assourdissant. 10h 30, le départ est donné, mais sans nous… Il nous faudra encore patienter 35 minutes pour (enfin) atteindre cette satanée arche de départ.

Nous pensons être sortis d’affaires et pouvoir démarrer notre course, sans échauffement préalable. Mais c’est sans compter sur les « randonneurs » comprenez les familles venues participer à la course de 7km mais en mode marche. Il est très difficile de doubler, nous slalomons, nous zigzagons, bref nous nous énervons ! J’en arrive à oublier la beauté du paysage. La traversée du pont est juste magique, elle le sera durant 2 km. Nous descendons ensuite sur la ville et longeons la zone portuaire, c’est donc un ruban de bitume ultra-plat qui se dévide sous nos pas.

Tous les 3 km des ravitaillements salvateurs nous attendent, le thermomètre affiche près de 24°, et ces bouteilles d’eau sont les bienvenues. Des groupes de rock sont présents tous les 5km et apportent un peu de gaiëté, car le public n’est pas très nombreux. L’essentiel du parcours est sous forme d’aller-retour nous permettant de croiser les coureurs et de recevoir des encouragements des amis. Mais pour être honnête, il emprunte également les parties les plus inintéressantes de la ville…

Prépa marathon
Pour moi ce semi, est une simple sortie longue avec des variations d’allure. Les consignes sont les suivantes : 10 km à 4′ 25 », puis 6 km à 4′ 20 » et ensuite allure libre. Par contre, si la température est au-dessus de 20°, j’ai pour ordre de rester à 4′ 25 » pour ne pas laisser trop de jus. Les 24 degrés et surtout les « bouchons » successifs m’empêcheront de respecter le plan. Je suis en 4′ 30 » et j’ai du mal à tenir cette vitesse tant le peloton est dense et les dépassements difficiles.

Je réalise également durant l’épreuve un épisode vidéo pour la série « J’irai courir chez vous ». Me voila donc équipé de ma fidèle perche télescopique avec au bout cette fois-ci la nouvelle « action cam » de Garmin la VIRB ELITE. Je filme la course et ses a-côtés. Une autre façon de vous faire partager cette expérience.

IMG_4263Sprint final
Nous entendons au loin, la musique et la clameur de la foule, pas de doute, nous sommes dans l’emballage final. Je découvre avec étonnement un ravitaillement à 300m de l’arrivée. Qui va à cette distance perdre quelques précieuses secondes pour boire ? La zone d’arrivée jouxte le cloître de Bellem. Je franchis la ligne en 1h 38′ pas mécontent d’en terminer. Je savoure et filme le bonheur de tous ces concurrents qui sont allés au bout d’eux-mêmes. Je récupère la médaille qui est magnifique et me dirige vers le ravitaillement pour prendre la spécialité de ce semi : une énorme glace à la vanille du style magnum. Il n’y a pas à dire, les Portugais savent recevoir !

Toute l’équipe franchira la ligne au compte-goutte. Nous pouvons maintenant passer à l’après-course à savoir, refaire le semi confortablement installés sur la banquette d’un bar, une mousse à la main ! J’adore ce sport…

Marathon de Paris : le bon plan…

Marathon de Paris Run Reporter Run 1

Il y a trois ans ce blog avait pour vocation de faire l’écho de la préparation de cinq amis qui préparaient le marathon de Paris. Ces cinq coureurs sont toujours amis, mais ne seront pas tous au départ du marathon capitale…

Au fil du temps et de la notoriété du blog, j’ai eu la chance de faire de belles rencontres sportives. A l’origine, je suivais le plan du magazine Jogging International, puis j’ai intégré le club de Nanterre et suivi les instructions de coach Abdel. L’an dernier contre toutes attentes, je confis ma préparation marathon à une spécialiste du trail, Anne Valéro ! Malgré les apparences, Anne a la culture et le savoir faire pour développer les qualités des athlètes. J’ai découvert avec elle une façon différente de m’entraîner, avec davantage de renforcement musculaire et de sorties longues. Ce fut une belle rencontre, même si le résultat ne fut pas à la hauteur de nos espérances.

La méthode Xrun
Suite à une Pasta Running Party, je fais la rencontre avec l’équipe Xrun. Il s’agit d’une structure spécialisée dans le coaching. Je rencontre alors Jean Delatour qui m’explique sa vision de l’entraînement et des compétitions. J’adhère complètement au concept et décide de faire l’essai sur le marathon de Paris.

L’épreuve parisienne me résiste depuis deux ans. Après des progrès fulgurants les premières années, je plafonne à 3h 06’’ depuis 2012. Il faut donc une nouvelle personne ou du moins une nouvelle méthode ?

J’applique le plan depuis déjà six semaines et je retrouve petit à petit la confiance et la vitesse que j’ai perdue l’an dernier la faute à un Half IronMan et une SaintéLyon qui m’ont fait gagner en endurance mais perdre une bonne partie de ma vitesse.

Les résultats sont encourageants, mais encore loin de mes anciens chronos. Pour preuve, je réalise, il y a trois semaines, les 10 km de Vincennes en 41’ au lieu des 38’ l’an passé. L’objectif est d’obtenir du temps de soutien, c’est-à-dire être capable de tenir au maximum sa vitesse aérobie. Le semi-marathon qui arrive dans quelques jours sera un bon révélateur des progrès en cours d’acquisition. Je ne pense pas être au niveau du chrono de l’an passé en 1h 24’ 39’’ mais plutôt dans les 1h 26’ ce qui sera quand même une belle perf !

Une fois de plus les spéculations, et les ambitions prendront le pas sur le plaisir et la joie de courir. Je reconnais que la simple idée de participer ne m’intéresse guère, s’il n’y pas une notion de dépassement. Résultat, dimanche matin du côté de Vincennes…

Vidéo motivation : Best running motivation

Une succession de d’images fortes en émotions. Nous y trouvons de la piste, du marathon et même… du vélo avec Lance Amstrong. Difficle de ne pas sortir courir après avoir visionné ça !

We run Paris avec Bob Tahri


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Chaque semaine les coureurs parisiens ont rendez-vous pour des « running sessions » avec la marque Nike. Ces séances gratuites proposent des runs ludiques et festifs à travers les rues de la capitale.

Ils sont jeunes, ils sont beaux et partagent la passion du running. Voilà le point de départ du Run75Crew ! Un peu à la manière des « afterworks » ou « happy hours »  ils se retrouvent à la sortie du bureau pour un moment sportif et festif. Les qualités sportives ne sont pas prédominantes, seules comptent la bonne humeur et l’envie de partager. La centaine de personnes se décompose en deux groupes, pour le premier une distance de 5 km et 10 km pour le second. Les coachs animateurs se servent de sonos portatives pour rythmer les  sessions. L’ambiance est garantie…

Des invités prestigieux
Régulièrement des athlètes Nike viennent accompagner et prodiguer de précieux conseils. La championne olympique Allyson Felix avait, à l’occasion de l’ouverture du nouveau Nike Store Running inauguré ce concept de guests. Par la suite, Christelle Dauney meilleure marathonienne française et auteure d’une magnifique 4e place au dernier marathon de New York, avait participé également. Ce jeudi, celui que tout le monde attendait est l’ancien recordman d’Europe du 3 000 m steeple à Berlin en 2009. Bob Tahri a opéré en 2013 un grand virage dans sa carrière en « montant » sur marathon. Il s’aligne sur le mythique marathon de New York avec de grosses ambitions. Après avoir joué aux avant-postes avec les redoutables kenyans, il touche le « mur » du 30e km et doit laisser filer. Il termine à la très honorable 15e place avec un chrono de 2 heures 18′ 16″. La course est remportée par le kenyan Geoffrey Mutai en 2 heures 08′ 24″.

Mes questions sur les ambitions de Bob Tahri en 2014
Bob Tahri_Run Reporter Run
« 2013: j’ai fait mon premier marathon. 2014: je pulvérise mon chrono ! » La principale question que j’avais pour Bob Tahri portait sur sa participation au marathon de Paris en avril ou New York en novembre ? Le service de presse m’indique qu’il est un peu tôt pour l’annoncer et que sa décision n’est pas encore prise. La seule chose que je puisse communiquer est qu’il a soif de revanche à New York, il y a donc de forte chance qu’il soit à Big Apple. Son ambition chronométrique ? Passer sous la barrière des 2h 10’ ! Ce chrono est à sa porté selon les spécialistes. Nous ne manquerons pas de suivre sa progression. Sinon pour le reste, on ne change pas une équipe qui gagne, il continuera de faire confiance à Jean-Michel Dirringer son entraineur et reste licencié au club de sa ville : Athlétisme Metz Métropole. Idem pour son équipementier, Nike qui lui renouvelle toute sa confiance. Alors souhaitons lui bonne chance pour cette nouvelle année…

Plus d’infos :
http://runningfrance.fr/tag/run75crew/

http://www.bob-tahri.com

Vidéo motivation : Inspirational Running

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Voilà un petit clip empruntant à différentes marques le meilleur du running, vous reconnaitrez aisément Emmanuel Gault et Killian Jornet. Dans les 3 minutes 30 que dure le film des champions mais aussi des anonymes qui se dépassent et nous donnent envie de sortir courir…

Je règle mon pas sur le pas de mon père…

Dans le sport, il n’y a pas vraiment de hasard. Je pratique la course à pied par cette  passion transmise par mon père. Aujourd’hui c’est mon fils de 13 ans qui pratiquent en club la même discipline .

Mon père ce héros
Mon père fait partie des pionniers de la course à pied en France. À l’époque nous disions plutôt le mot « jogging » pour faire branché. Enfant, j’allais l’encourager sur les premières courses sur route ou cross. Il y régnait une super ambiance, nous écumions la région marseillaise toujours en bande et le plus souvent nous organisions un pique-nique après la course.

L’après-course était le meilleur moment pour moquer  ou féliciter nos champions. Heureusement à l’époque mon père était l’un des héros de la bande, je n’assistais donc qu’à des félicitations et des encouragements. J’ai donc sans tarder tenté d’imiter ce héros.

Je participe dès l’âge de 13 ans à mes premiers cross. En fait, ils n’avaient de cross que le nom. Le cross du Provencal ou du Méridional tous les deux au parc Borély à Marseille se courraient entièrement sur le bitume des allées. Dans les premières courses, je ne brille pas par mes qualités athlétiques. Je me souviens même d’un jour ou je terminais avant-dernier…

Mon fils ce héros
La passion
Depuis déjà trois ans, mon fils Clément licencié au PUC à Charletty découvre à son tour les joies de l’athlètisme. À son âge, ils n’ont pas encore de spécialité, ils pratiquent aussi bien la course, que le lancer ou le saut. Sa préférence va à la course et sa distance de prédilection le 1000m. Il a bien le temps de se spécialiser et de choisir la distance qui lui conviendra le mieux. En attendant, au mois de janvier, c’est les départementaux de cross.

En ce dimanche brumeux et humide, nous fonçons tous les deux en moto direction Clamart pour rejoindre son club le Paris Université Club. La tente se situe à deux pas de celle de mon club le Nanterre Athletic Club. Tous les clubs sont représentés et il est assez drôle de voir ces différentes tentes multicolores se remplir au fur et à mesure de la journée.

Le départ est dans une heure, je tente de donner quelques conseils, mais l’ado n’en a que faire, il sait déjà… « tu devrais prendre ce tee-shirt technique à manche longue sous ton débardeur », « les pointes de 9 mm me semble plus appropriées que celles de 6 mm », etc…

Je décide de lui faire confiance et de le laisser découvrir par lui-même. Résultat, je le vois au  loin sur la ligne de départ avec sa veste de survetement  et ses chaussures de running de route. Il n’a pas vu le temps passer durant l’échauffement et il n’a plus le temps de retourner à la tente pour poser sa veste et surtout chausser les pointes ! Trop tard, c’est le coup de pistolet.

Il écoute enfin mes recommandations
Il ne part pas trop vite et aura bien le temps de remonter, il semble gérer la situation. Ils attaquent déjà le dernier tour ce qui fera au total 2900m. C’est l’emballage final, il a du mal à suivre ceux qui avaient gardé leurs forces pour le sprint final. C’est le visage marqué qu’il franchit le portique d’arrivée. Marqué mais heureux, car il a tout donné. Je suis fier de lui, il a bien géré sa course et termine dans le milieu d’un peloton d’environ 140 personnes. Ces petits moments feront de grands souvenirs pour plus tard. Je lui ai promis que nous ferions ensemble le marathon de New York pour ses 20 ans.