Le retour de Benoit Z

Lors de notre dernière entrevue sur le stand Mécénat chirurgie Cardiaque à l’occasion du marathon de Paris, Benoit me l’avait promis, nous nous reverrions rapidement chez lui à Marseille. Il a abordé tous les sujets qui font ou feront son actualité dans les semaines, les mois ou les années à venir. Côtoyer Benoit et le gage d’une convivialité et d’un partage de valeurs sportives et humaines. Panorama de ses actions à venir. Lire la suite

Benoit Z pour Mécénat Chirurgie Cardiaque

Benoit Z est un personnage atypique, ses tatouages et ses performances l’ont propulsé sur le devant de la scène dès le plus jeune âge. J’ai souvenir de l’avoir vu courir en junior lors d’un championnat de France où il survolait la compétition. C’est sur marathon qu’il s’illustra avec un chrono de 2h 06′. Si vous pensiez que ses activités se sont s’arrêtées depuis, c’est mal le connaitre ! Rencontre avec Z Lire la suite

Marathon de Paris 2015

Vidéo

Le marathon de Paris représente chaque année le rendez-vous de printemps. Pour rien au monde je ne manquerai cette échéance, sauf que… durant l’hiver, une vilaine inflammation au tendon d’Achilles m’a obligé à stopper la course durant un mois et demi. Puisque le record ou la performance ne seront pas au rendez-vous, pourquoi ne pas tenter une nouvelle expérience ? Lire la suite

Semi et marathon, baisser ses chronos. Livre de Charles Brion

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Quelles sont les méthodes qui fonctionnent et les séances indispensables ? Qu’est-ce qui ne sert à rien, peut même être nocif et peut être abandonné ? En faire trop est souvent contre-productif : la clé de la réussite consiste à trouver un équilibre entre quantité et qualité. Rencontre avec l’auteur… Lire la suite

La compression selon Thuasne Sport

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Mais que vient faire Thuasne dans le running ? Leur nom est synonyme de produits comme les prothèses, orthèses, ceintures lombaires etc… Le Groupe Thuasne est leader européen sur le marché des textiles techniques médicaux, ils ont donc toute la légitimité à offrir des produits de compression ou de récupération. Lire la suite

Gatorade, le goût de l’effort !

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La marque américaine semble avoir traversé les âges tant son nom est synonyme de sport. C’est en 1965 qu’elle a vu le jour sous le ciel de Floride pour compenser les composants clés perdus par les joueurs de l’équipe des Florida Gators, d’ou son nom. Lire la suite

Test de la Skechers Go Run 3

 

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Peut on faire confiance à la marque Skechers ? Sa division Performance est relativement jeune ? Les prix sont relativement bas ? Le meilleur moyen de le savoir était un test grandeur nature sur plusieurs semaines.

Je dois le confesser, je n’avais jamais eu de chaussures de la marque Skechers auparavant, les jugeant trop “gadget”. Puis dans le cadre d’un partenariat avec la Runnosphère, nous avons eu l’occasion de tester le modèle qui nous correspondait le mieux. Mon choix c’est porté sur la Go Run 3 qui me semblait le plus en adéquation avec ma pratique.

Premier contact
Dès l’enfilage, une sensation de légèreté et de confort. D’ailleurs le look et les sensations, me font immédiatement penser à la Nike Free Run. Comme la marque à la virgule, la Go Run 3 milite pour un courir naturel, comprenez une sensation de course pieds nus.

Légèreté et confort
La chaussure fait figure de poids plume car elle ne pèse que 196 gr en taille 43 quand la moyenne des chaussures de running se situe au alentour de 270 gr. Afin d’arriver à ce poids, la marque a supprimé tout le superflue pour ne garder qu’un concentré de technologie. L’un des secrets du confort se trouve dans la flexibilité réactive à 360° qui permet de tordre la chaussure dans tous les sens. Celle-ci épouse parfaitement les mouvements du pied et autorise votre pied à bouger plus naturellement. Le second secret est l’amorti procuré par la technologie Resalyte de la semelle avec mémoire de forme.

Sensations pieds nus
Tout le monde le sait pour obtenir une foulée naturelle, il faut basculer sur l’avant et avoir une attaque médio pied et une propulsion par les orteils. Pour nous aider dans cette transition, la marque a mis au point une forme nommée : M-Strike. Cette technologie de semelle incurvée favorise l’attaque par la plante du pied et offre une foulée plus fluide. Comme sur la plupart des modèles dit “minimalistes” ou “naturels” l’espace à l’avant du pied (Toe box) a été augmenté afin de laisser aux orteils la place nécessaire pour une meilleure préhension.

Début du test
Pour un premier essais, ce sera un footing tranquille histoire de faire connaissance. Étant un habitué des chaussures minimaliste je trouve mes marques immédiatement. Je suis surpris par l’amorti et le confort qui rendent agréable cette première. Par contre je manque de maintien au niveau du talon. L’arrière de la chaussure en tissu n’apporte pas le soutien nécessaire à basse vitesse. Cette sensation est surprenante mais pas réellement dérangeante. Il me faut passer à la phase deux du test sur une séance de fractionné.

Sur la piste
Au programme 10 x 500 m sur une piste en tartant. Ce que je chercherai lors de la séance n’est plus l’amorti mais la dynamique. La Skechers Go Run 3 semble plus à l’aise à haute vitesse. La semelle incurvée joue pleinement son rôle de propulseur. Je n’éprouve plus cette “gêne” au niveau du talon car l’ensemble du travail s’effectue sur l’avant du pied. Je craignais pour sa tenue dans les virages, mais là encore rien à redire. D’ailleurs les Capteurs GOimpulse, petits plots sur la semelles extérieure, procurent une accroche et un retour sensoriel très intéressant.

Sortie longue
Dernière phase du test la sortie longue ou en l’occurrence semi-longue car en cette période pas de sortie de plus de 1h 15. Comme pour les tests précédents, la chaussures ne trouve son intérêt que dans un travail avant du pied. Si vous avez l’habitude d’attaquer du talon vous risquez ne pas apprécier ce modèle. L’amortie est au rendez-vous et la chaussure vous pousse à accélérer. J’ai ressenti par intermittence son manque de tenue à l’arrière mais c’était dans les phases de décélération.

Conclusion
Une chaussure qui convient aux coureurs léger (moins de 75 kg)  à la recherche d’un modèle pour « courir vite » et désireux de courir au naturel. Elle représente la chaussure idéale pour opérer un transition vers un running minimaliste. Une bonne chaussure qui ne conviendra pas à tous les pratiquants. Pour ma part, je la réserve pour les séances de fractionné court ou long et Fartlecks. Je lui reproche son manque de maintien mais cette lacune n’a pas forcément une tare, à vous de vous faire votre propre idée ? Pour un prix de 79€ elle représente à coup sûr un excellent rapport qualité prix !

Plus d’infos : http://www.skechers.com

Skechers Go Run 3

En compagnie d’Hamid Belhaj athlète de haut niveau, ambassadeur de la marque Skechers.

Le marathon : une épreuve mythique ou mystique ?

La solitude du coureur de fond

Pour certains la distance est un obstacle, pour d’autres c’est la vitesse. Pour la deuxième année je tentai d’approcher la barrière des 3h, mais une fois de plus celle-ci fut trop haute pour moi !

Résultat, un abandon au 34e km la mort dans l’âme, mais pour le salut de mon corps. Je reviendrai plus fort et effacerai cet échec…

Comment j’en suis arrivé là ?
Tout commence en janvier avec comme l’an dernier une aide extérieure. Je suis licencié dans un club d’athlétisme (Nanterre Athletic Club) mais décide de confier ma préparation marathon à Jean de Latour coach chevronné au sein de la structure Xrun. Nous avons fait connaissance à une Pasta Running Party de la Runnosphère.

La « prépa » est simple mais très méthodique, basée sur les variations cardiaques. Des footings en endurance fondamentale à vitesse de tortue et fractionnés à allure de lièvres… pour résumer grossièrement. J’adore son approche et sa gentillesse, il est toujours à l’écoute des athlètes quel que soit le niveau.

La pression monte
J’ai vécu la même histoire l’an passé avec Anne Valéro, une préparation parfaite sans blessure et une course hasardeuse. Mais alors que ce passe t’il ? Pourquoi ne pas conclure ce que je réussis si bien à l’entraînement ?

La faute à la pression, mais quelle pression ? Celle que je me mets tout seul et qui me paralyse le jour de la course. La peur de mal faire, la peur de décevoir. Cette peur est multipliée depuis que je suis devenu un « personnage public » avec le blog. J’imagine que les lecteurs attendent des « résultats » qui soient à la hauteur de mes écrits. J’imagine que mon entraîneur attend un retour sur investissement. J’imagine que ma famille attend le retour du champion. Bref, j’imagine beaucoup de choses de la part des autres et me laisse submerger par ces émotions toxiques. Mon ressentie, ma confiance sont étouffés par cette imagination débordante.

Jour de marathon
Cela fait deux mois que j’attends ce jour, pourtant, sur la ligne de départ, je n’y crois pas. Je sais que je ne ferai pas moins de 3 heures. J’avais revu mon objectif à la baisse en me contentant d’améliorer mon record de 3h 06’. J’imagine en passant mes temps de passage de 4’ 15’’ au kilo à 4’ 25’’ qu’il va falloir me freiner tout le long. Pourtant je constate en passant au semi en 1h 33’ que je suis légèrement en retard et surtout que ce n’est pas si facile. Je n’arriverai jamais à accélérer sur le deuxième semi ?

Le doute s’installe
À partir du semi, je n’y crois plus. Je sais que j’aurai du mal à battre mon record. Je sais que je n’arriverai pas à accélérer sur les kilomètres qui arrivent. Je sais que le plus dur reste à venir. Tout cela tourne dans ma tête, je n’ai que des pensées négatives. Je réalise que depuis le départ, je n’ai aucun plaisir ! C’est assez grave, ce sport représente un loisir, une distraction, pas une contrainte et encore moins une souffrance.

Rolland Garros, un petit tour et puis s’en va…
Dépassé la piscine Molitor, je n’ai plus envie, je marche un peu pour voir. Pour voir quoi, je ne sais pas… Comme si c’était une mauvaise blague et que mon corps dans un sursaut d’orgueil allait se mettre à repartir de plus belle. Le sursaut n’arrivera pas. Je fais le tour de Rolland Garros est décide d’arrêter là cette lutte, ce monologue.

La culpabilité
Je dois affronter le regard des spectateurs, alors rapidement j’enlève mon dossard. Le plus dur reste à venir, que vais-je dire à mon entraîneur, à mes amis, à ma famille ? Comment leur annoncer que je ne suis pas blessé, que je n’ai pas de douleur particulière et que j’arrête ?

L’annonce de la défaite
Mon annonce est franche et sans compromis, je leur parle de démotivation et déconcentration. Il n’y a pas de jugement, mais de la compassion. Pas de reproche, mais des encouragements. La plupart me disent que j’ai bien fait d’arrêter pour ne pas risquer la blessure ou le dégoût.

Lundi en lisant les centaines de messages de soutien sur Facebook, je suis soulagé. Que représente ce soulagement ? Les « gens » m’aiment toujours, les « gens » me pardonnent ? Alors intervient cette question cruciale pour la suite, arriverai-je un jour à courir pour moi ? Arriverais-je un jour à prendre du plaisir, sans chercher à battre des records ? La réponse, je l’espère, rapidement…

Préparation marathon dans l’œil du cyclone

Préparation marathon_Run Reporter Run

Le marathon de Paris est dans trois semaines, nous voilà dans la période la plus dure. Les sorties sont  plus longues, les fractionnés plus exigeants et donc un corps qui commencent à accuser le coup…

Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à sentir l’effet « prépa » sur mon organisme. De vieilles douleurs au mollet droit, un bassin qui coince et l’impression que chaque matin est une torture. Pourtant c’est la première fois que je m’accorde autant de temps de sommeil. Je suis au lit à 23h maximum depuis le début du pland’entrainement, ce qui aide à la récupération. Mon ostéo à qui je posais un jour la question sur les compléments alimentaire, m’a répondu que la seule chose dont le sportif avait réellement besoin était d’une bonne nuit de sommeil.

Il faut le savoir, les phases de récupération sont aussi importantes que les phases d’entrainement !

Détails du plan d’entrainement
La semaine en cours est la plus éprouvante. Je rentre du semi de Lisbonne, avec un peu de fatigue dans mes bagages et me voilà à l’attaque de la charge suivante :

  • Mardi : 45 mn d’endurance
  • Mercredi midi : musculation
  • Mercredi soir : 12 x 400m
  • Jeudi : 1h15 mn d’endurance
  • Vendredi : musculation
  • Samedi : 10 x 1000m
  • Dimanche : 2h30 mn avec variation d’allures.

Nous pouvons parler de week-end choc ! Les 10 fois 1000m se feront sur piste à Issy les Moulineaux sous l’œil attentif du coach Xrun : Jean Delatour. La cadence : 4’ 09’’ au km avec une récupération de 2’. Dimanche nous prenons les mêmes et nous recommençons.  L’une des spécialités de Jean c’est la répétition et l’effort solitaire, alors dimanche nous partons tous ensemble mais très vite chacun à son rythme et surtout nous tournons en rond autour de l’hippodrome de Longchamp. L’intérêt, selon lui, personne ne se perd et les premiers rattrapent les derniers et les encouragent au passage. Deux coachs sont là pour encadrer ces séances en vélo avec des ravitaillements. La grande classe, non ?

Petits bobos
Comme à chaque préparation marathon le mollet droit tire un peu, la faute à un bassin qui a tendance à se bloquer. La solution, passer entre les mains de David Mignot mon Kiné Ostéo qui connaît maintenant mon corps par cœur. Souvent, je m’interroge sur ses fonctions car en plus d’être dans la manipulation manuelle, il joue un rôle de « psy » tant son écoute est importante. Je passe entre ses mains tous les mois environ pour mon plus grand bien.

Dernière ligne droite
A partir de la semaine prochaine les séances et le kilométrage redescendront à la normale pour finir en semaine de repos avec le 6 avril dans le viseur. Serons nous prêt ?