Articles Tagués ‘Marathon Nice-Cannes’


En seulement quelques années le marathon Nice Cannes a réussi à s’imposer à la seconde place derrière Paris. Pas de mystère, un parcours magnifique, une organisation sans faille. Il n’en faut pas moins pour ravir les marathoniens pourtant très exigeants. Cette année c’est notre ami Frédéric PICCHIARINI, patron de l’agence de relations presse sport Epic, qui se livre au délicat exercice du récit. Il aborde ce marathon avec une campagne menée tambour battant pour une célèbre marque de montre GPS qui lui a quelques peu puisé son énergie.

“Mon 1er marathon des Alpes Maritimes”

Dès la sortie de l’aéroport, je suis saisi par la différence de climat en ce samedi 9 novembre. Mon accoutumance à la météo parisienne, aggravée par des origines nordistes, se heurte à une douceur météorologique qui me donne l’impression d’être dans un autre pays et en vacances qui plus est. Le marathon de Nice Cannes surprend d’abord par son dépaysement et le bien être qu’il procure.

Fred PicchiariniCette parenthèse ensoleillée permet aux coureurs d’appréhender la course dans des conditions idéales. La séquence touristique terminée, il ne reste plus qu’à passer une dernière nuit de sommeil avant d’affronter la ligne bleue. Dimanche 10 novembre. Le départ est prévu à 8h. C’est tôt, mais il faut pouvoir rapidement libérer la zone de l’aéroport que croise le parcours au km 5. Le soleil est encore au rdv, ça parle anglais, italien , néerlandais, un peu français et d’autres langues encore en plus du kenyan et de l’éthiopien qui se pratiquent loin de mon sas des 3h30.

Les 10 premiers kilomètres s’avalent au rythme de la grand bleue qui nous accompagne presque tout au long du parcours sur notre gauche. Nous traversons Saint Laurent du Var, une petite boucle dans Marina Baie des anges et ses immeubles aux formes triangulaires du pire effet. Après une interminable ligne droite entre la voie ferrée et une plage de galets peu accueillante, nous atteignons le semi avant de rentrer dans Antibes- Juan les Pins et son centre ville typique de l’architecture de la région. C’est magnifique. Cette beauté pourrait presque me faire oublier le dénivelé positif qui freine ma progression. Je ne savais pas que le pire était encore à venir.

Au delà des faux plats montants, des côtes, une tempête de vent pouvant atteindre 80kms en rafale vint cueillir les coureurs et sévèrement faire fléchir leur moyenne. Difficile alors d’apprécier l’agrément du panorama. Même si des points de vue plus beaux les uns que les autres jalonnent notre chemin , le vent m’empêche de l’apprécier. C’est devenu un adversaire à combattre au même titre que le mental qui s’émousse à cause d’une préparation perfectible.

Le km 37 se profile avec en plus l’apparition de crampes qui feront dégringoler ma moyenne. D’étirements en progression à saute pied je bouclerai ce premier Nice Cannes en un peu plus de 3h31mn aux pieds de l’hôtel CARLTON, accueilli par une foule en liesse.

Mon seul regret sera de n’avoir pas pu profiter complètement des paysages à cause de douleurs trop envahissantes. C’est décidé, je participerai à une nouvelle édition de cette course qui conjugue, dépaysement, beauté des paysages, ambiance et encouragement sur la route et une organisation sans faille.”

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Je m’appelle Sandrine. Je suis née à Brou sur Chantereine, une toute petite ville de Seine et Marne, le 25 juillet 1971. Je vais donc sur mes 40 ans ! J’habite Paris depuis 1998 et suis maman de 2 trésors : Laura 13 ans et Lucie 10 ans. J’ai toujours aimé le sport sans vraiment en pratiquer un avec sérieux et régularité. J’avais toujours de bonnes raisons pour ne pas pouvoir y aller… Pourtant, je l’ai toujours su, une activité sportive pratiquée régulièrement manquait inévitablement à mon équilibre personnel.

J’ai couru ma toute première en course à pied le 7 septembre 2008. Il s’agissait de La Parisienne. Une course de 6,3 km réservée aux femmes, dont la cause principale est de soutenir la recherche sur le cancer du sein. Mon entreprise, Groupama, souhaitait former une équipe de filles intéressées pour la courir aux couleurs de l’entreprise. A l’époque, je le rappelle, je ne courrais pas. Mais le concept et l’idée me plaisaient bien. J’ai été immédiatement séduite et ai répondu présente au même titre qu’une quinzaine d’autres filles chez Groupama. Il me restait 2 mois pour m’assurer que je serai capable de boucler cette distance en courant. Le but n’était pas de faire une performance (étant donné mon niveau, j’en aurai été incapable !) mais de participer et d’y prendre du plaisir.

J’ai A-DO-RÉ !
Je suis arrivée épuisée sur la ligne d’arrivée. Mais heureuse et fière de l’avoir fait. Ce jour là, j’ai franchi la ligne en 32’55 ce qui m’a surprise car je ne m’attendais pas à un si bon chrono pour un début !
J’ai été séduite, mais je me suis arrêtée là. Je n’ai pas rechaussé mes baskets et n’ai pas retrouvé le plaisir du bitume après cette expérience.
J’ai attendu 1 an avant de retrouver ces sensations. En fait, j’ai attendu la prochaine édition de La Parisienne.
2 mois avant l’édition de 2009, je me suis donc remise à courir dans le but de tenter de battre le temps que j’avais fait l’année précédente : qu’est ce que j’ai souffert !!! Qu’est ce que ça a été dur !!! Au bout d’un quart de course, j’avais les jambes coupées. Impossible d’aller plus loin.
J’ai un peu paniqué ! Je me suis demandée comment j’allais bien pouvoir faire pour courir ces 6,3 km alors que mes jambes ne répondaient plus !
J’ai finalement réussi à les courir, mais sans parvenir à mieux faire que la précédente édition. Je suis arrivée en 34’19 (soit 1’25 de plus qu’en 2008).
J’ai été déçue. Très déçue !

C’est à partir de ce moment là que j’ai décidé de ne plus m’arrêter.
Je ne pouvais pas reproduire la même chose chaque année : recommencer les entraînements 2 mois avant La Parisienne ! Je me suis dit que je devais absolument courir toutes les semaines. Au moins 1 fois/semaine (idéalement 2). Même en hiver. Même sous la pluie. Même s’il fait froid. Ce que j’ai fait. Pour me motiver et me donner encore plus de courage, je me suis contrainte à participer à une compétition de course à pied au moins 1 fois par mois. J’ai enchaîné plusieurs 10km que je terminais entre 55′ et 1h.
J’ai également voulu participer au Semi-Marathon de Paris le 7 mars 2010. Juste pour voir et pour savoir. Ce Semi-Marathon, je l’ai terminé. Mais dans quelles conditions ? Mal aux jambes, aux hanches, courbatures… je me suis traînée pendant plusieurs jours ! Mon chrono : 2h 24′ 54″. C’est à partir du mois de mai 2010 que j’ai commencé à courir 3 fois par semaine et à intégrer des fractionnés dans mes entraînements, grâce au coach que Groupama mettait à notre disposition pour nous préparer à La Parisienne 2010.

J’ai suivi et appliqué ses conseils avec sérieux.
Mes résultats commençaient à évoluer dans le bon sens. A chaque course : une petite évolution qui m’encourageait à poursuivre le travail et mes efforts.
La Parisienne 2010 est arrivée. Je n’avais pas arrêté de courir de l’année. J’avais participé à plusieurs courses dans l’année et j’avais même intégré les fractionnés dans mes entraînements. Je devais donc faire un meilleur temps qu’en 2008. Ce que j’ai fait, pour mon plus grand plaisir car je suis arrivée en 30’44 ».
J’étais ravie car je voyais que mes efforts et mon travail payaient. J’avais envie de faire mieux. Toujours mieux !

Aujourd’hui, je cours 4 fois par semaine
Le mardi, jeudi, samedi et dimanche. Ma référence sur 10km est descendue à 45’50 » (Foulées de l’Assurance en mars 2011). Une vraie victoire !!! Mais ma plus belle victoire, c’est le Semi-Marathon de Paris que j’ai refait cette année. Sans souffrance et avec beaucoup de plaisir !
Je l’ai bouclé en 1h 44′ 10″ (soit 40′ de moins que l’année dernière).
C’est ma plus belle victoire et mon plus beau souvenir jusqu’à maintenant !
En 2011, j’ai également eu la chance d’être sélectionnée par un magazine de courses à pied (R Magazine) pour courir aux couleurs du magazine avec 5 autres filles.
Ensemble, nous avons couru le Semi-Marathon de Nice (1h 42′ 37″). Nos prochains objectifs : Paris St-Germain la course le 29 mai , 20km de Paris le 9 octobre, Marathon Nice Cannes le 20 novembre.

Le Marathon Nice-Cannes sera donc mon 1er Marathon.
Je ne sais pas quel temps je peux espérer. Je ne sais pas et pour le moment ce n’est pas important.
Je suis simplement ravie d’avoir la chance de participer à une épreuve comme celle-ci car je sais que, si la distance me plait, si je prends du plaisir à courir 42,195 km, j’aurai d’autres rêves, d’autres envies, d’autres ambitions. Mais je n’en suis pas là 🙂
Pour le moment, je m’entraîne et je savoure. Je savoure ces fabuleux moments. Je savoure mon plaisir de courir. Je savoure car ENFIN j’ai mon truc à moi, mon activité physique.
Je suis si contente d’être arrivée là où je suis en si peu de temps à l’aube de mes 40 ans.
Retrouvez Sandrine sur son blog personnel : sandrunning.blogspot.com