Marathon de Paris, l’histoire était trop belle pour y croire ?

Marathon de Paris Run Reporter Run 1

J’avais suivi la meilleure des préparations, mêmes les intempéries de cet hiver rude n’ont pas eu raison de ma motivation. J’abordais ce marathon comme un simple aboutissement de longues répétitions. J’avais confiance en moi et le soleil était au rendez-vous. Tous les ingrédients pour une belle fête !

7h30, je retrouve les membres de mon club de Nanterre, nous sommes une vingtaine à participer à l’épreuve et pour chacun un lièvre nous attendra au 22e km afin de nous accompagner et nous soutenir jusqu’à la fin. Pour la deuxième année c’est Sébastien qui sera à mes côtés et sera rejoint au 32e par Running Guy.

Sas des 3h
Participer au marathon de Paris, c’est l’assurance d’un voyage sur la planète Running avec des coureurs de toutes les nationalités et de tous les âges. Départ avec les deux Philippe (Thuret et Albinet) dans le sas des 3h. Coup de pistolet et nous dévalons la plus belle avenue du monde. J’emmène avec moi Julien un camarade de club qui est très motivé pour battre son chrono.

Je dois suivre un tempo de 4’ 15’’ au kilomètre, ce ne sera pas chose facile tant la ferveur et la forme me poussent à être un peu plus rapide, entre 5 et 10 secondes. Ce sera un début d’excuse pour la suite. Le soleil exceptionnel malgré le froid relatif explique la foule nombreuse massée sur le bord de la route. Il ne passe pas un kilomètre sans que l’un d’entre nous soit salués de façon sonore. Le Bois de Vincennes pointe son nez, c’est la partie que j’aime le moins du parcours. J’ai hâtes d’aborder la descente de Gravelle avec son retour sur Paris. La porte de Charenton ressemble à une étape du Tour de France, la foule nombreuse et compacte forme un couloir dans lequel nous nous engouffrons avec plaisir.

Marathon de Paris Run Reporter Run 2Semi-marathon
L’avenue Daumesnil nous emmène à la mi-parcours, je passe au semi marathon en 1h 28’ 45 ce qui correspond à la cible fixé (entre 1h 28’ 30’’ et 1h 29’ 00’’). Jusque là tout va bien, je retrouve mon lièvre Sébastien qui officiera aussi de porteur d’eau, un véritable luxe pour éviter la cohue des ravitaillements. Nous entamons le tour de la Bastille puis la descente sur les quais nous offrant un panorama splendide sur Paris. J’adore cette partie, nous sommes toujours avec Philippe et Julien. Nous sommes au coude à coude avec Philippe Albinet jusqu’au 30e km où je laisse une bonne partie de mes forces à la Tour Eiffel, la suite sera un vrai calvaire ou j’alternerai marche et course à partir de Rolland Garros.

Je suis rejoint au 35e km par Anne Valéro qui vient à ma rescousse. La voire me renvois un sentiment partagé, je suis très heureux car elle va m’aider à trouver la force et triste à la fois car j’aurais aimé lui offrir une belle course. Je franchis l’arrivée en 3h11, un chrono qui, il y a seulement 2 ans, m’aurait fait sauter au plafond, mais là me plonge dans une grande tristesse…

Analyse de la contre performance
Il n’y a pas de fait marquants, mais avoir un coup de mou comme le mien au 30e km ressemble à un départ rapide ou une mauvais alimentation. Si l’on analyse les résultats de la Garmin on s’apperçoit qu’hormis quelques kilomètres au début je suis dans le tempo de 4’ 15’’. Je penche plus pour une sous-alimentation au petit-déjeuner surtout compte tenu du froid au départ. Le stress et le froid (j’étais en short et débardeur par 2°) m’ont fait brûler des calories qui m’ont sûrement manqué à la fin. Autres facteurs et pas des moindres la pression que je me suis mis tout seul était énorme car j’avais à cœur de bien faire. Le marathon n’est pas une science exacte, c’est ce qui le rend si beau et si diffcile…

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Marathon de Paris 2013, les dès sont jetés…

Marathon de Paris

Voilà un an que j’attends cet instant, un an que je n’ai pas couru de marathon. L’annulation de New York m’a fait patienter six mois supplémentaire depuis la dernière édition du marathon de Paris. Alors j’attends ce 7 avril avec impatience…

Cette préparation a débuté début janvier avec un changement majeur la confiance à une coach extérieur au club de Nanterre : Anne Valéro. Il fallait bien trois mois pour faire connaissance et s’habituer l’un à l’autre. J’avais déjà parlé de la méthode assez différente de mes autres préparations, plus basés sur le renforcement musculaire et la vitesse de seuil. Là ou les autres années un travail de vitesse et de kilométrage était le socle.

Le plan, rien que le plan
J’ai appliqué le plan à la lettre, je n’ai connu aucune blessure ou contretemps qui m’aurait fourni un quelconque alibi… Je travaillerai donc sans filet et assumerai le résultat du 7 avril. Je suis confiant, je n’ai d’ailleurs jamais été confiant de la sorte. C’est incroyable, mais quand une personne extérieure vous dit : « tu es prêt » ! Vous avez plus confiance qu’en vous-même…

Je suis aidé par les chronos réalisés lors du 10 km de Vincennes ou du semi-marathon de Paris (1h 24). Le marathon n’est pas une science exacte, mais les calculs mathématiques permettent une projection dont le résultat me satisfait.

La force du mental
Un marathon se gagne avec ses jambes, mais aussi avec sa tête. Quand arrive le 32e km, il faut conserver la confiance et accepter de souffrir (un peu). Du 32 au 38e km il y a un grand trou noir, que certains traversent sans encombre et d’autres se noie ou perdent pied. Ce fut mon cas lors du marathon Nice-Cannes il y a deux. Une mauvaise gestion de l’avant et du pendant qui me menèrent droit dans le fameux « mur ».

Répétition générale
J’ai tenté de ne rien laisser au hasard, les vêtements et les chaussures que je porterai, les gels et boissons de l’effort. Mais surtout l’allure à laquelle je partirai ! J’ai travaillé durant ces mois de prépa mon allure marathon, enregistré et mémorisé ce tempo : 4’ 15’’. J’ai une grande chance nous sommes nombreux parmi mes amis à avoir ce même rêve de chrono. Nous partagerons tel des galériens ce tempo imprimé par le bruit de nos pas sur le pavé parisien.

Alea Jacta Est
Les dès sont jetés, je n’ai aucun regret, j’ai fait tout ce qu’il fallait pour battre ce record sur marathon. Je peux l’annoncer sans peur de fanfaronnade, « je suis prêt » ! Repense à toutes ces séances sous la pluie et le froid, voir la neige. Cette préparation aura été la plus dure, mais aussi la plus intéressante et la plus excitante de part sa variété et son intensité.

Je souhaite à tous les concurrents, à tous mes amis et frères d’armes de battre leurs records et prendre un maximum de plaisir sur cette course magique qu’est Paris ! Le changement, c’est maintenant…

Crédit photo : Christophe Jullien

« Courir en ville » : utiliser le mobilier urbain pour vos entrainements !

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Alain Rosselli l’auteur de « Courir en ville » part du constat que de nombreux coureurs sont citadins. Il a donc développé une méthode sous forme d’ateliers utilisant le mobilier urbain.

Ce livre peut au premier abord paraître futile car il ne fait que reprendre les fondamentaux de la PPG (préparation physique généralise) ! En fait il les transpose et les adaptes au monde moderne. Au fil des pages j’ai découvert des exercices originaux et intéressants qui permettent aux débutants comme aux confirmés de renforcer leurs musculatures mais aussi de parfaire leurs étirements. Ce livre est aussi l’occasion de revoir l’ancienne championne du monde de cross, Annette Sergent et de suivre ses conseils précieux. Bref, j’avais envies d’en savoir plus sur cet ouvrage en rencontrant son auteur.

Comment vous est venue l’idée d’un tel livre ?
Voici en bref le parcours sportif qui m’a permis d’avoir   l’idée de réaliser ce livre. Depuis  presque  40 ans  je  cours  quotidiennement  sans   jamais de blessure et  j’ai toujours autant envie  de pratiquer. Mieux encore la course à pied est  devenue un art. J’’essaye d’améliorer ma technique à l’aide d’une analyse  simple et positive et  compte conserver le plus longtemps possible l’efficacité  de ma gestuelle.

En 1974,  au début de ma pratique sportive, je courais du début à la fin de ma séance sans me préoccuper de ma technique de course et de la préparation physique  généralisée qui l’accompagne. De  cette  manière j’ai  réalisé 2h35’ au  Marathon de Paris en 1984 (59e)et   14’55’’ au 5000 m et 32’20’’ au 10 000m. Après cette  période de compétition à haut  niveau,  j’ai réussi  un Brevet  d’Etat de Karaté ainsi qu’un Brevet  d’Etat des  Activités Sport pour Tous, ceci en continuant  toujours à m’exercer activement à la course à pied.

L’eau est passée sous les ponts et depuis une quinzaine d’années je  procède différemment. J’entrecoupe la course proprement dite de pauses musculation,  de marche active, d’étirements  et d’exercices  de relaxation  articulaires (très important si l’on veut durer en entrainement comme en  course de compétition sur surface bitumé ou trail).

En pratiquant ainsi je me suis aperçu  que mes  séances étaient  moins monotones.  Je peux récupérer mon souffle pendant les pauses, mon activité devient  plus ludique et ne m’épuise pas, au physique comme au moral. Au fil du temps j’ai découvert  la possibilité d’utiliser le mobilier urbain et peux varier à l’infini mes parcours. Avec un œil averti d’éducateur sportif j’ai pu organiser des ateliers autour des mobiliers. Pour beaucoup d’entre nous  l’activité physique  parait  ingrate ; mais écouter son corps en fait une pratique  qui nous aide  à conserver dynamisme et jeunesse. Elle  devient  une alliée au quotidien face à notre vie moderne rythmée.

Les 45 ateliers urbains sont des créations ?
Pour certain oui, la créativité ne m’est pas exclusive beaucoup sont une transposition d’exercices existant, mais à titre d’exemple ces exercices sont de ma création.

 

Avec une grille

– Rejetez  légèrement  la tête en arrière pour dégager la  voie respiratoire

– Détendez-vous le plus  possible, inspirez et expirez  avec le maximum d’ouverture de la cage thoracique et de respiration

PERCEPTION SENSORIELLES

-Sensation d’augmentation de la capacité d’air dans les poumons, vous devez sentir vos côtes bouger

Pour accentuer la position montez le genou le plus haut possible et stabilisez-vous 3 à 10 secondes en continuant à respirer.

 

 

Avec un potelet

De la coordination gestuelle, des étirements balistiques et de la musculation. Passer la jambe au-dessus du potelet de gauche à droite, faites 3ou4 séries de 5 mouvements  par jambe.

PERCEPTION SENSORIELLES et RESULTATS PHYSIOLOGIQUES

– Mobilisation des articulations du bassin.

-Gain et entretien de la mobilité coxo-fémorale

 

 

 

Avec un muret

– Profitez d’un moment pour vous relaxer, un lieu un peu isolé vous permettra de vous détendre, dans ce cas précis vous disposez  d’un muret ergonomique.

-Echapper quelques  instants à la vie rythmée dans un lieu tranquille  assurera à votre esprit un changement positif, n’hésitez pas régulièrement à trouver des endroits calme dans votre ville pour décompresser.

-Après ce  moment de relaxation,  vous repartirez  redynamiser pour entreprendre les autres activités qui vous attendent.

-Mettre le creux des reins sur la partie arrondie du muret, se pencher en arrière lentement, se stabiliser en écartant les bras sur le côté, la tête légèrement inclinée vers l’arrière ceci pour ouvrir d’avantage la voie respiratoire

-Une fois calé dans cette position, inspirez et expirez lentement pendant  une vingtaine de secondes.

PERCEPTIONS SENSORIELLES et RESULTATS PHYSIOLOGIQUES

-Prise de conscience de sa capacité respiratoire, ouverture de la cage thoracique. Sensation de bien être généralisé.

Parlez-nous de votre vie de sportif ?
 J’aime mieux parler de l’avenir, tous les jours je me remets en question, je diversifie mes séances, j’échange avec les autres coureurs, ce qui me permet d’envisager des belles performances pour mes 60 ans cette année, (20’30’’ au 5000m et 43’ au 10 000m). Bon entrainement et bonne saison à tous.

Retrouvez l’actualité d’Alain Rosselli sur son site internet : www.setetrailurbain.com
Auteur(s) : Alain DALOUCHE, Alain ROSSELLI
ISBN : 9-78-285180-844-8 – EAN13 : 9782851808448
Prix : 14,90 € TTC

Avoir été triathlète dans les années 80 peut nuire gravement à votre image de marque !

Ma saison s’est achevée avec le marathon de Paris et au passage un nouveau record personnel en 3h 06’. Il est temps de passer à autre chose… L’an passé dans le vestiaire du club d’athlé sévissait un pari autour d’une participation au triathlon de Paris. Chiche ou pas chiche ?

Après pas mal de réflexion, j’acceptai le défi, une folie ! La natation dans la Seine avec 3000 autres nageurs m’impressionnait, autre problème et de taille, je n’avais pas de vélo. Le coach a réponse à tout, il me trouva un vélo illico…

Mais au fond pourquoi avoir peur ?
En effet, je ne suis pas un débutant dans la discipline, j’ai participé à plusieurs triathlons et même à deux reprises au fameux triathlon longue distance de Nice. C’est vrai, mais c’était il y a plus de vingt ans ! J’ai été triathlète de 1985 à 1989, la plus belle époque j’ai envies de dire, celle des légendes…

À cette époque, le triathlon débute en France (1985) sur les conseils d’un ami, je prends le train en marche et 1986 première saison pour moi, mais aussi pour beaucoup d’épreuves. Point d’orgue de cette année magique, le triathlon de Nice, je participe à 19 ans à ce qui allait devenir une course mythique, avec tous les futurs héros de la discipline (Mark Allen, Scott Tinley, Dave Scott). Mes acquis en vélo me permettent de faire des courses l’hiver d’une nouvelle discipline venue encore des USA : le Mountain Bike, que nous appellerons plus tard le VTT. Cela dure jusqu’en 1989, avec une nouvelle participation au triathlon de Nice.

Si vous voulez connaitre le reste de l’histoire, vous la trouverez sur ma bio

Vintage, vous avez dit vintage ?
Nous sommes dans les années 80 et les looks sont très flashy, le sport n’a pas été épargné. Je porte les premiers collants lycra de chez Nike, les couleurs sont Cyan ou Myrtille, la classe quoi ?

C’est l’apparition des premières pédales automatiques Look d’abord (les inventeurs) puis rapidement suivis par la marque Time. Une autre révolution les cintres (guidon) sans câbles apparent. Combien de fois au début l’on m’a dit : « mais tu n’as pas de frein ? ». Peu de temps après ce sont les prolongateurs afin d’adopter une position aéro qui font leur apparition. Puis les doubles bidons à l’arrière de la selle, bref le triathlon à permis au vélo de faire sa révolution. Les cyclistes étant plutôt conservateurs, les choses n’évoluait pas vite, heureusement une vague venue des USA à balayer tout ça…

Avez-vous également des souvenirs ou des photos vintage ?
Ce blog vous est ouvert…

Ekiden de Pontault Combault 2012

Lorsque le réveil sonna à 6h30 ce dimanche, je ne savais toujours quelle serait ma stratégie de course ? Le constat était pourtant simple, je n’avais quasiment plus couru depuis le marathon de Paris. Quatre semaines d’inactivités relatives, puisqu’entre-temps j’étais passé en mode «triathlète» et avais remplacé les nombreux footings par des séances de vélo et natation.

Pourtant l’entraîneur comptait sur moi, nous avions une équipe de vétérans qui pouvait obtenir la qualification pour les championnats de France les minimas étant de 2h 50’. Je n’avais aucune idée de mon état de forme ? Je décidai de jouer la prudence et de courir au cardio, départ à 90% et ensuite une vitesse de croisière aux alentours de 92% de la FCM. Cela me laissait en théorie une plage de confort. Verdict dans quelques heures…

L’Ekiden de Pontault Combault est toujours l’occasion d’une fête pour le club, nous alignons pas moins de 11 équipes de 6 concurrents soit 66 compétiteurs. Vous rajoutez les supporters et vous obtenez le chiffre impressionnant de 80 «Nacards» !

La définition de l’Ekiden
Selon Wikipédia : épreuve d’origine japonaise consiste à la succession de relais sur route pour six compétiteurs. La distance est celle du marathon (42,195 km). Les six coureurs ont des distances imposées à parcourir dans l’ordre suivant: 5 km, 10 km, 5 km, 10 km, 5 km et pour finir 7,195 km. Ils se transmettent un témoin léger, pour ne pas entraver le coureur.

J’ai en charge le dernier relais, c’est un poste ingrat, car en cas de retard de l’équipe, c’est sur les épaules de celui-ci que pèsent de rattraper les précieuses minutes. Durant l’échauffement, j’ai les jambes en coton, pas de jus ! Je ne vois pas comment dans quelques instants je vais pouvoir «aller vite» ! Je m’échauffe seul et ne force pas l’allure. Je rejoins la zone de passage de témoin pour attendre le dernier 5 km.

Le voilà, je l’aperçois au loin
Je me place afin de récupérer au mieux le précieux témoin. Le départ est accompagné d’une décharge d’adrénaline, tout à coup je me sens bien ! Je surveille mon cardo, il est bien sûr 90% de la FCM. Je passe le premier kilomètre en 3’ 49’’. C’est une bonne allure lorsque la forme est là, mais en cette période j’envisage plutôt un 3’ 55 / 4’

Partir en dernier, confère un avantage, celui de remonter les retardataires, c’est toujours grisant. Je maintiens jusqu’au 5e km un tempo de 4’ 55 puis j’accuse un peu le coup. À ce moment-là, les  nombreux supporters du club scandent mon nom, je suis durant quelques secondes sur un nuage.

Derniers virages et c’est l’arrivée, j’aperçois mon fils au loin. Quand je le passe, il emboîte mon pas et durant quelques centaines de mètres nous sommes côte à côte, c’est émouvant !

Je franchis la ligne les yeux rivés sur le chrono général, nous terminons en 2h 40’ 13’’, la qualification pour les championnats de France était fixée à 2h 50’ nous y sommes largement. Ma montre indique un temps de 28’ pour ce dernier relais soit pile 15 km/h, je ne suis pas mécontent du résultat…

Place à la fête !
Nous pouvons passer au barbecue, oui vous lisez bien ! Le club emmène en plus de la tente pour faire office de vestiaire et un barbecue de compétition ou seront grillés pas moins de 10 kg de viandes. J’ai le souvenir que les diététiciens du monde entier recommandent un repas léger et sans protéines après un gros effort. La convivialité possède également de grande vertus !

En résumé, des amis, des chronos, des merguezs, what else…

Les albums photos du club :

https://picasaweb.google.com/ptittraileur/EkidenNac13052012

https://plus.google.com/photos/116332189393234314378/albums/5742099823963798705?banner=pwa&authkey=CJqM3_OC6Oz08gE

Marathon de Paris 2012

Les marathons se suivent, mais ne se ressemble pas ! Je fus privé de marathon de Paris l’an passé pour cause de déchirure au mollet, j’avais donc cette année soif de revanche. Pour comprendre cette nouvelle aventure, il faut remonter 8 semaines en arrière.

Mardi 21 février, début de la préparation qui doit me mener aux 3h. Je progresse chaque année de quelques minutes, mais à mes yeux ce n’est pas assez rapide, j’avais imaginé passer sous les 3h plus rapidement ! Pour cette course je met toutes les chances de mon côté et me concentre sur l’essentiel. Je laisse tomber les « gadgets » montre GPS et autres cardios, désormais je vais courir à la sensation, je veux être encore plus à l’écoute de mon corps.

Je décide aussi de revoir mes temps sur fractionner légèrement à la baisse, avec mon précédent entraîneur, chaque séance était une compétition. Après les séances difficiles, il n’était pas rare que je ne trouve pas le sommeil ou que je n’ai plus d’appétit, tellement j’étais épuisé.

Je suis reparti sur de nouvelles bases grâce à Abdel Rezzag l’entraîneur du club de Nanterre. Dans un premier temps, définition de la vitesse VMA afin d’établir les vitesses de travail. J’ai une VMA de 17,5 km/h grâce à ça je vais pouvoir étalonner toutes mes séances. Autre étape importante augmenter mon volume  kilométrique, passer de 60/80 km à 80/90 km par semaine. Ça ce sont les bonnes résolutions, place à la course.

La préparation
De mémoire, je pense que c’était ma première préparation sans blessure. J’ai souvenir de déchirures, de périostites, etc… Celle-ci comme dans un rêve, le corps obéissant à l’esprit ! Mes résolutions sur les vitesses de fractionnés n’y sont pas anodines. Idem pour les sorties longues réalisées toutes avec le club de Nanterre. Il n’y a pas à dire, quand un groupe se met en marche, rien ne peut l’arrêter !

La dernière semaine
Les jours qui précédent sont très importants, ils servent à récupérer et à « compenser » les huit semaines de charge de travail intense. De longues nuits de sommeil et une alimentation stricte sont de rigueur. J’avais décidé de ne plus prendre de Malto, je ne le digérais plus. Je passais à la méthode ancienne, pâtes et riz à tous les étages !

Marathon expo
Toujours un grand moment que cette foire dédié au running. Il y a de tout et pour tous les goûts. C’est en général ici que ce font les réserves de gels et autres boissons énergétiques. Les prix ne sont pas plus intéressants qu’en boutique, c’est juste l’offre qui est pléthorique… Depuis trois ans, j’organise une pasta party le vendredi midi afin de réunir les gens que j’aime, pour partager nos espoirs de chrono et nos craintes.

Le matin de la course
Rendez-vous avec le club à 7h30 près de l’arrivée. Chacun des participants possédera son lièvre, une personne dédiée qui aura en charge de donner le tempo, mais aussi de prendre les ravitaillements pour éviter les pertes de temps. Ce sont donc les derniers échanges avec le coach et les lièvres. Sébastien m’attendra au 22e km et portera pour moi les gels ainsi que quatre petites fioles de boisson énergétique. Au final plutôt une mule qu’un lièvre !

Objectif de course
Le tempo avait été décidé depuis 10 jours, je suis conscient que je n’ai pas le niveau pour faire 4’ 16’’ au kilo pour faire 3h, alors j’opte pour un plan B. Je partirais sur un rythme de 4’ 20’ / 4’ 23’’ ce devrait m’assurer un chrono de 3h 04’/ 3h 05’

Le départ
Nous rejoignons nos sas respectifs. Le froid et le stress m’empêchent de respirer correctement. Je connais de nombreuses personnes qui sont dans ce sas et bizarrement, je suis seul ! Je suis concentré et confiant, ce sera un jour avec… Coup de pistolet, c’est parti… je fais parti de la première vague avec les élites. La descente de la plus belle avenue du monde est toujours un grand moment ! Je regarde mon chrono à chaque kilomètre, car il est facile de partir trop vite.

10e km
Nous entrons dans le bois de Vincennes, le 10e km se trouvant au pied du grand rocher de l’ancien zoo. Je suis dans les temps, j’ai même 13 secondes d’avance (Temps au KM 10 : 00:43:37), je dois l’avouer, j’ai même l’impression de faire un footing, pourvu que ça dure…

15e km
Nous sommes à l’hipodrome de Vincennes dans une partie qui monte légèrement et malgré cela je possède encore 30’ d’avance sur l’objectif. (Temps au KM 15 : 01:05:08)

Semi-marathon
Le passage au semi est très important sur un marathon, il est un bon indice chronométrique et de fraîcheur et puis je sais que c’est la que je retrouverai mon lièvre Sébastien. J’ai 50’’ seconde d’avance et je me sens bien. Je retrouve une bonne partie du club, et leurs encouragements me font chaud au cœur. (Temps au KM 21.1 : 01:31:08)

30e km
Pour moi la plus belle partie de cette course est après Bastille lorsque nous descendons sur les quais avec un panorama sur Paris magnifique. Les tunnels ne me gênent pas contrairement à beaucoup. La tour Eiffel indique au loin le 30e km et aussi le début de la vraie course, car il est assez facile de courir jusque là c’est ensuite que les ennuis commencent ! Je suis un peu rapide, j’ai 1’ 25’’ d’avance sur le tempo, mais je me sens toujours bien alors pourquoi pas un hold-up ?

35e km
Dépassé la maison de la Radio, commence un long faux plat qui mène à Molitor, l’ascension pénible casse bien les jambes. Nous contournons Roland Garros et à nouveau un faux plat pour atteindre le rond point d’Auteuil où cette fois une vrai côte achève les concurrents. Je suis toujours bien malgré le dénivelé, Abdel Rezzag apparaît sur un vélo et m’encourage énergiquement. Sébastien joue à merveille son rôle de lièvre, il s’occupe des gels et des boissons. Nous sommes toujours en avance d’une minute. (Temps au KM 35 : 02:32:28)

40e km
Je déteste cette dernière partie, elle est triste est monotone, les longues lignes droites ont le don de vous saper le moral. Depuis le 37e km, je fatigue, j’arrive au 38e km complètement épuisé, j’ai l’impression de ne plus avancer. Sébastien entame son coaching mental et me donne la force de continuer…

Nous apercevons au loin Rogedi un membre du club, il est entouré de deux lièvres et malgré cela, il est en pleine détresse. Je suis triste pour lui ! Nous le rattrapons au 40e km, ma tape sur l’épaule et des encouragements n’y feront rien. J’ai moi-même du retard 35’’

42e km
L’arrivée n’est plus loin j’entends les bruits de la sono et pourtant je n’en peux plus, je suis vidé ! Je ne vais pas fléchir si près du but ?  Pourtant mon réservoir est vide !

Dernier rond-point et c’est l’arrivée. Je donne tout, je ferme les yeux, je suis dans un état second. Derniers mètres, dernières souffrances !

Temps final
La ligne franchie, je titube, je suis blême. Je demande à Sébastien de rester près de moi car je sens que je vais tomber dans les pommes. Je récupère t-shirt et médailles et m’enfile deux bouteilles de Powerade assis sur mon bout de trottoir. Je me sens mieux !

Un coup d’œil sur le chrono : 03:06:42, ce n’est pas les 3h 05’ escomptées, mais cela représente quand même mon nouveau record. L’ancien datant de 6 mois à Amsterdam en 3h 10’.

Je décide d’être positif est m’autorise à être heureux !

L’après-course
Le meilleur moment d’une compétition, c’est lorsqu’elle s’arrête ! Et que tranquillement installé avec ses amis, l’on refait la course. Globalement, ils sont tous ravis et leurs sourires font plaisirs. Beaucoup jurent que c’est le dernier, car la distance est trop dure, le dernier jusqu’au prochain…

J’aime le marathon car cette distance est une vraie aventure humaine, rien n’est certain à l’avance, la défaillance peut survenir à n’importe quel moment…

Marathon en vidéos

Voilà une sélection de vidéos autour du marathon à la fois drôles et émouvantes.

Lendemain de marathon…

https://runreporterrun.wordpress.com/2011/04/06/video-lendemain-de-marathon…/

 

Vivez de l’intérieur le marathon de Paris 2011 au travers le regard de trois filles qui participaient pour la première fois à cette distance. Un reportage plein d’émotions…

https://runreporterrun.wordpress.com/2011/05/02/video-du-marathon-de-paris-2/

 

Google et le marathon

https://runreporterrun.wordpress.com/2011/05/23/video-google-chrome-et-marathon/

 

 

“Je cours” par Bernard Lavilliers

https://runreporterrun.wordpress.com/2011/02/08/je-cours-par-bernard-lavilliers/