We run Paris avec Bob Tahri


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Chaque semaine les coureurs parisiens ont rendez-vous pour des « running sessions » avec la marque Nike. Ces séances gratuites proposent des runs ludiques et festifs à travers les rues de la capitale.

Ils sont jeunes, ils sont beaux et partagent la passion du running. Voilà le point de départ du Run75Crew ! Un peu à la manière des « afterworks » ou « happy hours »  ils se retrouvent à la sortie du bureau pour un moment sportif et festif. Les qualités sportives ne sont pas prédominantes, seules comptent la bonne humeur et l’envie de partager. La centaine de personnes se décompose en deux groupes, pour le premier une distance de 5 km et 10 km pour le second. Les coachs animateurs se servent de sonos portatives pour rythmer les  sessions. L’ambiance est garantie…

Des invités prestigieux
Régulièrement des athlètes Nike viennent accompagner et prodiguer de précieux conseils. La championne olympique Allyson Felix avait, à l’occasion de l’ouverture du nouveau Nike Store Running inauguré ce concept de guests. Par la suite, Christelle Dauney meilleure marathonienne française et auteure d’une magnifique 4e place au dernier marathon de New York, avait participé également. Ce jeudi, celui que tout le monde attendait est l’ancien recordman d’Europe du 3 000 m steeple à Berlin en 2009. Bob Tahri a opéré en 2013 un grand virage dans sa carrière en « montant » sur marathon. Il s’aligne sur le mythique marathon de New York avec de grosses ambitions. Après avoir joué aux avant-postes avec les redoutables kenyans, il touche le « mur » du 30e km et doit laisser filer. Il termine à la très honorable 15e place avec un chrono de 2 heures 18′ 16″. La course est remportée par le kenyan Geoffrey Mutai en 2 heures 08′ 24″.

Mes questions sur les ambitions de Bob Tahri en 2014
Bob Tahri_Run Reporter Run
« 2013: j’ai fait mon premier marathon. 2014: je pulvérise mon chrono ! » La principale question que j’avais pour Bob Tahri portait sur sa participation au marathon de Paris en avril ou New York en novembre ? Le service de presse m’indique qu’il est un peu tôt pour l’annoncer et que sa décision n’est pas encore prise. La seule chose que je puisse communiquer est qu’il a soif de revanche à New York, il y a donc de forte chance qu’il soit à Big Apple. Son ambition chronométrique ? Passer sous la barrière des 2h 10’ ! Ce chrono est à sa porté selon les spécialistes. Nous ne manquerons pas de suivre sa progression. Sinon pour le reste, on ne change pas une équipe qui gagne, il continuera de faire confiance à Jean-Michel Dirringer son entraineur et reste licencié au club de sa ville : Athlétisme Metz Métropole. Idem pour son équipementier, Nike qui lui renouvelle toute sa confiance. Alors souhaitons lui bonne chance pour cette nouvelle année…

Plus d’infos :
http://runningfrance.fr/tag/run75crew/

http://www.bob-tahri.com

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J’irai courir dans Central Park sous la neige

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Un nouveau « grain » s’est abattu en milieu de semaine sur New York. D’abord un vent glacial, puis des flocons de plus en plus gros pour finir en tempête de neige recouvrant Manhattan d’un manteau blanc magnifique.

Cette fin de matinée dans Harlem se déroule sous une pluie fine et glaciale, il est difficile dans ces moment-là de profiter sereinement. Les nombreux magasins de sports seront nos refuges ! Nous entrons finalement chez Sylvia’s une adresse incontournable de la « soul food » un mélange de cuisine africaine et américaine pour prendre notre déjeuner. A notre sortie la pluie s’est transformée en neige, de fins flocons s’abattent sur le quartier noir de New York. Il en faut un peu plus pour nous décourager, la visite continue…

Direction le centre de Manhattan et plus précisément Greenwich Village, à notre sortie du métro, nous sommes dans un autre pays, un manteau blanc a recouvert les trottoirs. La visite est pénible est glaciale. Il en sera ainsi jusqu’à la tombé de la nuit. À l’heure du repas, il sera compliqué de rejoindre la pizzeria ou nous avons rendez-vous avec les membres du club de Nanterre.

Demain sera un autre jour
Au moment de se mettre au lit, je n’ai qu’une idée, faire un footing le lendemain sous la neige dans Central Park ! Au réveil à 7h je suis comme un enfant au matin de noël. Je m’habille en silence et quitte l’appartement ou mes colocataires dorment encore profondément.

Grosse déception, le parc est fermé pour cause de neige et donc de chaussée glissante, il ne reste qu’une solution observer le paysage de loin et rester sur les trottoirs qui longent cet espace vert.

Un pas vers l’illégalité
Soudain, une idée malveillante me vient à l’esprit, « et si je sautais le muret ? » Me voilà dans un Central Park habituellement bondé, seul au monde. La sensation est étrange, mais tellement excitante. Les allées sont blanches, il règne un silence inhabituel, c’est un dépaysement total. Démarre un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre, je me faufile, évite les grands axes et profite d’une demi-heure de quasi-tranquillité, quand une première sommation m’oblige à changer de chemin. Je file vers le nord…

J’aperçois tout près, les gyrophares d’une voiture de Police, ne surtout pas fuir. Ils m’avertissent d’une voie ferme « you must get out ! » j’acquiesce de la tête et me dirige vers la sortie. Ce footing restera à jamais dans ma mémoire comme une revanche prise sur New York qui nous a privé de marathon.

Marathon de New York : le rêve américain de Lionel

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Vous avez tous entendu parlé de ce marathon mythique dans cette ville hors du commun qu’est New York. Certains d’entre vous l’ont déjà couru. Et oui, les runners français sont habituellement les plus nombreux. Ca n’a pas été le cas en 2011 puisque ce sont les Italiens qui nous ont devancés, avec une délégation de 3390 coureurs.

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La traversée des Dentelles de Gigondas

La 25e édition de cette course nature aura lieu le dimanche 24 juin. Cette année l’accent sera mis sur deux valeurs chère aux organisateurs à savoir la solidarité et l’éco-responsabilité.

Par solidarité, ils soutiennent des actions de prévention-santé et en particulier des maladies cardio-vasculaires. Sur chaque inscription deux euros sont reversés à Alliance du cœur, association de malades cardiaques, et à l’AFAF. D’ailleurs le Professeur Cabrol, qui réalisa en 1968 la première transplantation cardiaque en Europe sera à Gigondas le samedi 23 juin. Il parrainera la course et parlera des bienfaits du vin sur la santé cardiaque.

Éco-responsable ensuite, car l’empreinte carbone de cet événement est entièrement compensée. L’organisation s’engage à soutenir des actions sur le massif des Dentelles de Montmirail ce qui préservera, espérons le, plus longtemps possible ce magnifique endroit.

Trois questions à Emmanuelle Blanck coureuse émérite et membre de l’organisation.

Comment une Parisienne devient membre de l’organisation d’une épreuve se déroulant dans le Vaucluse ?
Par le hasard des rencontres! Je fais partie de l’organisation des Foulées de l’Assurance, un 10 km qui a lieu au mois de mars dans le bois de Boulogne. Il se trouve que mon collaborateur connait très bien la région de Gigondas depuis plus de 20 ans, et y passe tous ses étés et pas mal de week-end. C’est tout naturellement qu’il s’est porté volontaire pour reprendre les rênes de l’organisation de la Traversée des Dentelles, et qu’il m’a embarquée dans cette belle aventure.

Quels sont les atouts de cette épreuve ?
La Traversée des Dentelles c’est 3 épreuves: la classique 21 km, le 10 km ainsi qu’une marche de 10 km. Elle sont en commun d’empreinter les circuits dans le massif des Dentelles de Montmirail. Le cadre est absolument magique et unique. Entre vignobles et pins, les parcours dans la moyenne montagne constituent de véritables épreuves sportives avec des pentes parfois difficiles mais toujours fantastiques.

La Traversée des Dentelles c’est aussi un événement solidaire et responsable. Des dons sont récoltés sur chaque inscription au profit de la préservation du massif protégée des Dentelles et pour aides des associations oeuvrant pour la santé cardiaque. Un village dédié au thème de la santé, du vin et du terroir avec des stands dégustation de produits ouvre ses portes en plein coeur du centre historique de Gigondas dès samedi 23 juin à 14 heures. Un événement pour la bonne cause et pour la forme!

La solidarité et l’Ecologie sont-elles des valeurs que tu partages également ?
Bien sûr, c’est d’ailleurs ma « marque de fabrique »! Je me mobilise pour le « Running solidaire et responsable », une démarche pour le sport « autrement » : solidarité et éco-responsabilité au service d’une santé durable. Le but est de fédérer une nouvelle génération de sportifs éco-responsables et solidaires, et d’inciter les organisateurs de courses à adopter de nouveaux comportements. De plus, l’aspect solidaire des événements sportifs me semble important, car la solidarité est l’une des valeurs du sport.

Informations et inscriptions sur : www.traverseedesdentelles.fr

Adrien dans le grand bain…

Adrien est plutôt un habitué de la distance mythique du marathon avec un record proche des 3h, mais en quête d’aventure, il tente le triathlon courte distance. Il nous parle de sa première expérience sur le triple effort, un récit émouvant et plein d’humour.

Cela faisait un petit moment que ça me trottait dans la tête, je voulais voir ce qu’était un triathlon courte (1,5 km/ 40 km / 10 km). Bon, maintenant je sais, il faut être fort en natation, c’est-à-dire tenir 1,6km en crawl (distance que je n’avais jamais fait en piscine), ne pas perdre trop de temps dans le parc à vélo pour enlever de sa combi et enfourcher son vélo pour s’élancer dans un parcours de 53kms, si possible tenir toute la distance sans problème technique. Ensuite il faut encore reposer le vélo sans tomber et chausser ses chaussures de running le plus vite possible pour 12kms de course à pied.

Peu importe le temps réalisé
Après tout ça, on a la satisfaction énorme d’être triathlète (bon, triathlète débutant, mais triathlète tout de même)! Et bien voilà, c’est uniquement pour me prouver que je pouvais enchainer tout ça que je n’ai même pas hésité en m’inscrivant pour le triathlon de Cergy 2012 (en fait non, j’ai tout de même hésité dans la distance, il y avait également une distance « découverte », mais bon je me disais, quitte à en baver, autant que cela vaille le coup, alors ça sera le CD ou rien !

Pour être triathlète il faut savoir se lever tôt le jour de la compétition, rejoindre l’air de départ avec un sac de voyage comme si on partait pour une semaine, bref cela demande une organisation draconienne pour ne rien oublier ! J’avais rendez-vous assez tôt avec jean pierre sur le parking de la base de loisir de Cergy; je ne connaissais rien du tout au protocole du triathlon: la mise en place de son matériel sur l’aire de transition, le brief de départ … Une grande première pour moi ! Justement, à peine le temps d’enfiler à la hâte sa combinaison et préparé ses gels pour les prochaines épreuves que le brief de début de course avait déjà commencé. La pression monte, j’étais stressé comme jamais, je n’avais jamais fait autant de distance en natation en une seule fois, c’est bien simple, si j’arrive au bout de la nage, le reste c’est de la détente!

C’est mort de trouille que je regagne le point de départ
Il s’agit de faire bonne figure et pourquoi pas ne pas terminer dernier ! Allez c’est parti, en quelques secondes je ne vois plus du tout jean pierre et les autres nageurs, ça va bien trop vite pour moi, peu importe je reste concentré sur mes rudiments de crawl et j’essaie au maximum d’allonger mes gestes. N’ayant pas du tout l’habitude de nager le crawl, je m’aide très régulièrement de la brasse mais avec la combinaison les gestes sont vraiment compliqués, au moins je ne suis pas gêné par les autres nageurs, j’en suis presque à me dire que ça serait sympa de rester plus longtemps dans l’eau d’autant plus que le lac est magnifique et le temps vraiment clément ! Bon allez on ne va pas coucher là, je vois enfin la rive, j’ai l’impression que je suis le dernier à sortir de l’eau … pas tout à fait mais presque …

Je rejoins le parc à vélo avec un grand sourire
L’épreuve que je redoutais tellement est derrière moi ! Jean Pierre est là, comme il m’avait dit, nous continuerons les deux dernières épreuves en duo ! Je serai donc chaperonné comme jamais. Un grand merci  pour me permettre de vivre pleinement cette première expérience du triple effort, ça a été un plaisir du début à la fin !!

Bon allez ce n’est pas tout ça, mais on a tout de même un triathlon à terminer ! Le temps d’enlever (difficilement) ma combi que le parc à vélo se dépeuple dangereusement. J’ai la bonne surprise de voir Jeff et mon père nous prendre en photo comme de vrais pros ! Allez c’est parti pour 53 kilomètres de « balade » à vélo ! Je ne devrais pas utiliser le mot « balade » mais bon, c’était bien le cas, j’essayais surtout de ne pas tomber et de suivre l’allure de jean pierre plutôt que de véritablement me demander où il m’était possible d’accélérer … j’ai un manque d’entrainement terrible en vélo, mais bon ce n’est pas bien grave, je ne souhaite pas me qualifier pour l’IM d’Hawaï !

Grâce aux très nombreux bénévoles qui nous indiquent la route à prendre et coupent la circulation, tout se passe bien, nous saluons même Monsieur Running Café sur le parcours (merci beaucoup pour les photos et les encouragements !!).

Après 53kms la balade est terminée, il est temps d’enfiler les running et de s’attaquer aux 12kilometres de course à pied ! J’ai été une tortue en natation, une vraie limace en vélo, il n’y a pas de raison que cela change pour la course à pied ! Ça sera en footing !!

Dernière épreuve…
Une fois sur l’aire de transition j’oublie complètement d’enfiler mes chaussettes (aie, aie les ampoules) et commence le footing !! Jean pierre est toujours à mes côtés, il en profite pour faire quelques vidéos et nous discutons tranquillement tout au long du parcours ! Finalement au bout de presque 4 heures toutes les bonnes choses ont une fin il faut se résigner à terminer la course ! C’est sous les acclamations du speaker et des encouragements de Jeff et de mon père que je passe comme un champion la ligne d’arrivée !

Quelle formidable expérience !!! Un triathlon en mode tranquille c’est vraiment parfait ! Je sais qu’il faut que je me force à nager en piscine et enchainer les sorties vélos si je veux être prêt pour l’année prochaine et participer à la seconde édition de ce superbe tri@Long !

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Run Happy Days de Brooks

Jeudi 10 mai, ce fut l’occasion de faire de nombreuses connaissances. Un événement avait lieu dans le 11e arrondissement de Paris, l’ouverture d’une boutique spécialisée dans le running. Pour l’occasion un « Run Happy Days » était organisé par Brooks afin de faire découvrir leurs nombreux modèles.

La Runnosphère par l’intermédiaire de Salvio (Je cours Paris) était conviée à cette soirée placée sous le signe de la découverte mais aussi de la bonne humeur. C’était l’occasion pour moi de chausser pour la première fois cette marque venue des USA. Pour la petite histoire, la marque a été créée en 1914 à Philadelphie, mais ce n’est qu’à partir du milieu des années 70 que la marque se spécialise dans la chaussure de running. Autant dire que la marque n’est pas une débutante.

Ce fut également l’occasion de découvrir la nouvelle boutique Unik Sport pour les passionnés de running. Celle-ci a ouvert ses portes quelques semaines auparavant sous l’impulsion de Philippe Milleret son directeur. Elle se positionne dans le milieu et haut de gamme, elle répond aux attentes des passionnés et des athlètes les plus pointus. Elle couvre aussi bien les pistards que les marathoniens en passant par le trail, sans oublier le triathlon.

Pour ce test, je fais le choix d’une paire orienté « compétition », Maxime de chez Brooks me conseille la Pure Flow un modèle polyvalent entraînement et compétition pour coureur léger.

Une photo devant la boutique et c’est parti pour un footing d’une heure en direction du lac Daumesnil à travers la coulée verte. Le groupe est homogène et chacun donne ses impressions. Sur le retour deux membres de la Runnosphère prennent la poudre d’escampette afin de tester les chaussures dans leurs dernier retranchements, il s’agit tout de même d’un modèle «compétition». À notre arrivé à la boutique, un copieux apéro nous attends, l’occasion de rendre notre verdict sur cette marque.

Mon impression : un chaussant très confortable, mais une drôle de sensation avec l’avant du pied plus haut que l’arrière comme avec des chaussures de vélo. Le responsable m’explique que le but c’est de modifier la foulée en accentuant l’attaque sur l’avant du pied. Le résultat n’est pas probant sur moi, car il m’occasionne une gêne sous le pied gauche que je garderais deux jours. En conclusion, il n’est pas possible d’être objectif et précis pour un test chaussure avec seulement un footing. J’attendais pourtant beaucoup de cette marque car les éloges sont si courante notamment de la part de mon ami Patrick alias Running Coffee.

Je souhaite longue vie à la boutique Unik Sport et vous invite à leurs rendre visite. Voici l’adresse : Bastille : 16/18 Bd Beaumarchais 75011 Paris. www. Unik-sport.com

Retrouvez la gamme Brooks sur leur site internet : http://www.brooksrunning.fr/products/1101071D161/fr_44/PURE-FLOW.html

Ekiden de Pontault Combault 2012

Lorsque le réveil sonna à 6h30 ce dimanche, je ne savais toujours quelle serait ma stratégie de course ? Le constat était pourtant simple, je n’avais quasiment plus couru depuis le marathon de Paris. Quatre semaines d’inactivités relatives, puisqu’entre-temps j’étais passé en mode «triathlète» et avais remplacé les nombreux footings par des séances de vélo et natation.

Pourtant l’entraîneur comptait sur moi, nous avions une équipe de vétérans qui pouvait obtenir la qualification pour les championnats de France les minimas étant de 2h 50’. Je n’avais aucune idée de mon état de forme ? Je décidai de jouer la prudence et de courir au cardio, départ à 90% et ensuite une vitesse de croisière aux alentours de 92% de la FCM. Cela me laissait en théorie une plage de confort. Verdict dans quelques heures…

L’Ekiden de Pontault Combault est toujours l’occasion d’une fête pour le club, nous alignons pas moins de 11 équipes de 6 concurrents soit 66 compétiteurs. Vous rajoutez les supporters et vous obtenez le chiffre impressionnant de 80 «Nacards» !

La définition de l’Ekiden
Selon Wikipédia : épreuve d’origine japonaise consiste à la succession de relais sur route pour six compétiteurs. La distance est celle du marathon (42,195 km). Les six coureurs ont des distances imposées à parcourir dans l’ordre suivant: 5 km, 10 km, 5 km, 10 km, 5 km et pour finir 7,195 km. Ils se transmettent un témoin léger, pour ne pas entraver le coureur.

J’ai en charge le dernier relais, c’est un poste ingrat, car en cas de retard de l’équipe, c’est sur les épaules de celui-ci que pèsent de rattraper les précieuses minutes. Durant l’échauffement, j’ai les jambes en coton, pas de jus ! Je ne vois pas comment dans quelques instants je vais pouvoir «aller vite» ! Je m’échauffe seul et ne force pas l’allure. Je rejoins la zone de passage de témoin pour attendre le dernier 5 km.

Le voilà, je l’aperçois au loin
Je me place afin de récupérer au mieux le précieux témoin. Le départ est accompagné d’une décharge d’adrénaline, tout à coup je me sens bien ! Je surveille mon cardo, il est bien sûr 90% de la FCM. Je passe le premier kilomètre en 3’ 49’’. C’est une bonne allure lorsque la forme est là, mais en cette période j’envisage plutôt un 3’ 55 / 4’

Partir en dernier, confère un avantage, celui de remonter les retardataires, c’est toujours grisant. Je maintiens jusqu’au 5e km un tempo de 4’ 55 puis j’accuse un peu le coup. À ce moment-là, les  nombreux supporters du club scandent mon nom, je suis durant quelques secondes sur un nuage.

Derniers virages et c’est l’arrivée, j’aperçois mon fils au loin. Quand je le passe, il emboîte mon pas et durant quelques centaines de mètres nous sommes côte à côte, c’est émouvant !

Je franchis la ligne les yeux rivés sur le chrono général, nous terminons en 2h 40’ 13’’, la qualification pour les championnats de France était fixée à 2h 50’ nous y sommes largement. Ma montre indique un temps de 28’ pour ce dernier relais soit pile 15 km/h, je ne suis pas mécontent du résultat…

Place à la fête !
Nous pouvons passer au barbecue, oui vous lisez bien ! Le club emmène en plus de la tente pour faire office de vestiaire et un barbecue de compétition ou seront grillés pas moins de 10 kg de viandes. J’ai le souvenir que les diététiciens du monde entier recommandent un repas léger et sans protéines après un gros effort. La convivialité possède également de grande vertus !

En résumé, des amis, des chronos, des merguezs, what else…

Les albums photos du club :

https://picasaweb.google.com/ptittraileur/EkidenNac13052012

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