Saintélyon 2015 : le rêve devenu réalité !

Saintélyon 1

La Course qui relie Saint-Etienne à Lyon n’en finit pas d’attirer les apprentis trailers en quête de dépassement et de sensations fortes. Ce qui est paradoxal, c’est que le propre du trail ce sont les dénivelés, les chemins de terre et les beaux paysages. Dans cette course de 72 km, nous trouvons une part importante de bitume et des paysages limités au champ de vision de la lampe frontale… Cette année, Camille et « sa bande » ont relevé le défi avec brio, le tout saupoudré d’un zeste de folie ! Lire la suite

Marathon de Paris : le bon plan…

Marathon de Paris Run Reporter Run 1

Il y a trois ans ce blog avait pour vocation de faire l’écho de la préparation de cinq amis qui préparaient le marathon de Paris. Ces cinq coureurs sont toujours amis, mais ne seront pas tous au départ du marathon capitale…

Au fil du temps et de la notoriété du blog, j’ai eu la chance de faire de belles rencontres sportives. A l’origine, je suivais le plan du magazine Jogging International, puis j’ai intégré le club de Nanterre et suivi les instructions de coach Abdel. L’an dernier contre toutes attentes, je confis ma préparation marathon à une spécialiste du trail, Anne Valéro ! Malgré les apparences, Anne a la culture et le savoir faire pour développer les qualités des athlètes. J’ai découvert avec elle une façon différente de m’entraîner, avec davantage de renforcement musculaire et de sorties longues. Ce fut une belle rencontre, même si le résultat ne fut pas à la hauteur de nos espérances.

La méthode Xrun
Suite à une Pasta Running Party, je fais la rencontre avec l’équipe Xrun. Il s’agit d’une structure spécialisée dans le coaching. Je rencontre alors Jean Delatour qui m’explique sa vision de l’entraînement et des compétitions. J’adhère complètement au concept et décide de faire l’essai sur le marathon de Paris.

L’épreuve parisienne me résiste depuis deux ans. Après des progrès fulgurants les premières années, je plafonne à 3h 06’’ depuis 2012. Il faut donc une nouvelle personne ou du moins une nouvelle méthode ?

J’applique le plan depuis déjà six semaines et je retrouve petit à petit la confiance et la vitesse que j’ai perdue l’an dernier la faute à un Half IronMan et une SaintéLyon qui m’ont fait gagner en endurance mais perdre une bonne partie de ma vitesse.

Les résultats sont encourageants, mais encore loin de mes anciens chronos. Pour preuve, je réalise, il y a trois semaines, les 10 km de Vincennes en 41’ au lieu des 38’ l’an passé. L’objectif est d’obtenir du temps de soutien, c’est-à-dire être capable de tenir au maximum sa vitesse aérobie. Le semi-marathon qui arrive dans quelques jours sera un bon révélateur des progrès en cours d’acquisition. Je ne pense pas être au niveau du chrono de l’an passé en 1h 24’ 39’’ mais plutôt dans les 1h 26’ ce qui sera quand même une belle perf !

Une fois de plus les spéculations, et les ambitions prendront le pas sur le plaisir et la joie de courir. Je reconnais que la simple idée de participer ne m’intéresse guère, s’il n’y pas une notion de dépassement. Résultat, dimanche matin du côté de Vincennes…

D.TER CHAUSSETTES DE MAINTIEN DE CHEVILLE

D.TER_CP Chaussette maintien de cheville

Voilà une paire de chaussettes que j’aurai aimé avoir pour la SaintéLyon car, après les bas et les manchons de compression, c’est une chaussette dont la fonction est le maintien de la cheville.

Cela peut paraître incroyable au premier abord, mais elles sont composées de plusieurs renforts qui couvrent les ligaments latéraux pour renforcer la stabilité et limiter les mouvements de la cheville. Votre pied est comme « guidé »  vers l’avant !

Les renforts sont tellement rigides qu’il faut un petit effort pour les enfiler. Ensuite,  aucune gêne dans les mouvements naturels. Elles se font complément oublier même sur une sortie longue. Je dois préciser que je ne les ai utilisées qu’en sous-bois pour l’instant. Elles devront donc attendre le prochain trail !

Il existe deux modèles, le court (Halfmix) qui assure son rôle de maintien et le grand (Dynamix) qui rajoute la compression, très utile pour les efforts longs. Il est à noter que  la conception et la réalisation des chaussettes sont intégralement effectuées en France.  D.TER s’appuie sur les compétences et le savoir-faire français, afin de proposer à leurs clients des produits de haute qualité.

Il s’agit là d’un produit très technique, qui s’adresse à ceux qui souffrent d’entorses à répétition ou tout simplement à ceux qui cherchent un maintien et un confort non négligeable. En toute objectivité, dans le cas de grosse torsion, la D-TER n’empêchera pas l’entorse, mais elle limitera les dégâts ce qui peut sauver une saison !

En conclusion, un très bon produit Made in France qui sera surement le chainon manquant entre la chaussette et le manchon de compression !

Pour plus de détails, voir le site internet de la marque : http://www.dter-store.com

Eco-Trail de Paris 2014

EcoTrailDeParis2013_©AnthonyChaumontel_10

Un trail à Paris, résonne toujours comme un canular, pourtant les plus septiques ont eu l’occasion de constater durant les six dernières épreuves que la nature en Île-de-France était très présente et fournie et que les nombreux bois, forêts et parcs étaient souvent méconnus. L’épreuve nature parisienne atteint le cap de la septième année avec confiance. Elle a su, au fil des ans, innover et trouver son public. Au programme quatre distances (80, 50, 30 et 18 km) sans oublier les randos et les marches nordiques. Découvrons au travers des coachs Xrun les nouveautés 2014…

Nouvelle arrivée
Pour la seconde année, l’arrivée du 80 km ne sera pas au sommet de la tour Eiffel toujours en travaux. C’est donc le prestigieux Trocadéro qui accueillera en héros les finishers de l’Ultra.

Retrait des dossards
Situé au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, le Salon Destinations Nature accueillera  la remise des dossards de l’Eco-Trail de Paris sur un espace de 2000 m² entièrement dédié aux épreuves naturelles.

Actions éco-responsables
La course a l’ambition de ne pas être uniquement un événement sportif mais une manifestation porteuse des fondamentaux du développement durable. Des actions éco-responsables concrètes sont donc menées depuis l’origine et l’événement soutient plusieurs projets, de manière durable. En 2012, l’Eco-Trail a généré un total de 220 tonnes équivalent CO2 soit 8 jours d’éclairage public à Paris ! En 2013, l’objectif de réduire le CO2 a été atteint. Lors de cette 6ème édition, le nombre d’usagers de transports en commun a augmenté ce qui a permis de réduire l’émission de CO2 à 208 tonnes, ce qui est encourageant !

Découvrir le parcours avec Xrun/trail
Les organisateurs de l’Eco-Trail de Paris ont confié en exclusivité à Xrun l’encadrement des reconnaissances officielles du parcours 2014.  L’équipe Xrun constituée de Vincent VIET (5ème à l’Ecotrail de Paris en 2013), Adrien TARENNE (2ème par équipe Saintelyon 2014) et Philippe HERISSON, kinésithérapeute ultra-trailer. Ils vous feront découvrir le parcours officiel, de jour comme de nuit, dans ses passages les plus stratégiques : programme

Questions à l’encadrement Xrun :

Quelles sont pour vous les nouveautés de l’édition 2014, allons nous vers une belle édition ?
Les nouveautés sont l’arrivée au Trocadéro pour le Trail 80km, distance phare de l’événement et épreuve figurant au programme du Trail Tour National (TTN) ainsi que la création d’un challenge Marche Nordique chronométrée commun avec l’Ultra-Marin Raid Golfe du Morbihan.

Quel sont pour vous les moments forts du parcours ? Les grosses difficultés ?
Les moments forts :

Un parcours qui fait découvrir aux coureurs les plus belles forêts Domaniales de la région Parisienne. Une des nouveautés, cette année pour le trail 80km, est le passage dans les jardins de Buc qui permet aux coureurs de découvrir le Château de Buc, souvent méconnu. Le passage dans le Château Saint-Philippe, où sont situés « Les apprentis d’Auteuil », représente l’une des plus belles vues de tout le parcours du Trail 80km. Le parcours donne lieu à des privilèges pour les participants du Trail 30km et du Trail 80km comme le passage par l’Observatoire de Meudon uniquement ouvert pour les coureurs le jour de l’évènement. Et la traversée du Domaine du Château de Versailles pour le Trail 50km. Tous les participants passeront ensuite par le Domaine National de Saint-Cloud où un ravitaillement festif est installé à la Lanterne. Sans oublier l’arrivée somptueuse au pied de la Tour Eiffel, avec une théâtralisation au niveau des Bassins du Trocadéro pour l’arrivée du Trail 80km.

Les difficultés :

La grosse difficulté pour les coureurs du Trail 80km reste de se contenir les 20 premiers kilomètres, qui sont assez roulant, et d’attaquer ensuite les 1500 mètres de dénivelé entre le 20ème km et le 55ème sous forme de nombreux raidillons. Lorsque la météo est pluvieuse le parcours devient vite boueux, la vitesse des coureurs est donc fortement diminuée. Attention aux barrières horaires !

Quel est le plus Xrun sur ces reconnaissances ?
Xrun est en effet le nouveau partenaire officiel de l’Eco-Trail de Paris pour les reconnaissances du parcours officiel 2014. Les recettes qui font le succès de Xrun seront bien présentes. Tout d’abord la qualité de l’encadrement avec des entraîneurs expérimentés : Vincent Viet, 5ème à l’Eco-Trail de Paris 80 km en 2013 et Adrien Tarenne 2ème par équipe à la Saintelyon 2014. Pour des conseils personnalisés, 3 groupes de niveau (experts, intermédiaires et débutants) sont organisés, encadrés par une douzaine de coachs Xrun. Conformément à son engagement d’associer la partie santé au domaine sportif, Philippe Hérisson, kinésithérapeute spécialiste de la prévention et du traitement des blessures en course à pied, traileur et ultra-traileur (finisher UTMB) sera présent sur les 4 entraînements.

Enfin,  encadrées par Denis Langlois (60 sélections en équipe de France de marche), les reconnaissances du 8 février et du 16 mars seront ouvertes aux amateurs de marche nordique.

Tout cela se fera dans la bonne humeur et le plaisir de partager notre passion commune. Pour vous préparer au meilleur, Xrun vous propose son offre spéciale « Eco-Trail de Paris » : 12 séances d’entraînement +  3 sessions de reconnaissance du parcours officiel à 134€/mois au lieu de 144€/mois. Enfin, pour les 20 premiers inscrits adhérants à un abonnement complémentaire de 3 mois, Xrun offre votre 7ème mois d’abonnement et votre dossard à une des épreuves de l’Eco-Trail de Paris® (soit 221€ d’économies supplémentaires)

Plus d’infos sur le site de l’épreuve : http://www.traildeparis.com ou sur www.xrun.fr

Ceci n’est pas un bilan…

Bilan Run-Reporter-Run

Je ne fais pas vous faire le coup du bilan 2013 avec le récap des courses et des kilomètres parcourus. Juste un état des lieux !

L’année 2013 maintenant derrière nous aura été à bien des égards « différentes » ! Pas le moindre record… Que ce soit sur 10, 21 ou 42 km pas le moins chrono ! Par contre du long en pagaille et du plaisirs (enfin) retrouvé. Le début d’année fut classique avec pour janvier et février des 10 km, l’incontournable semi de Paris au mois de mars et en avril l’Everest que représente pour moi le marathon de Paris. Je tente chaque année la difficulté par une face différente (différent coaching) mais le résultat est sensiblement le même : un chrono entre 3h 06’ et 3h 10’. Lire l’article sur le marathon de Paris

Un zest de plaisir…
Après l’échec (relatif) au marathon de Paris, il me fallait me remettre en selle et justement ce fut le triathlon qui fut choisit. Attention pas n’importe lequel, le Half IronMan d’Aix en Provence. Je rappelle ici pour mes amis coureurs les distances : 1,9 km de natation, 90 km de vélo et pour terminer un semi marathon. Ce qu’il y a de bien avec les nouveautés et surtout sur la longue distance, c’est que je suis plus indulgent sur le résultat. Mon objectif premier était, bien sur, de terminer dans un relatif état de fraicheur mais surtout de prendre un maximum de plaisir. Le dernier contrat fut rempli haut la main ! Nous sommes descendu à six de Paris avec pour objectifs de s’amuser et nous sommes tous de heureux finishers. Lire l’article sur le Half IronMan

A l’automne, il faut faire un choix ? Marathon ou pas marathon ? Avec seulement quatre semaines de récupération après le Half IronMan, il aurait été suicidaire de s’aligner sur cette épreuve mythique. C’est donc en relais que nous participerons aux championnats de France de Marathon à Toulouse. Une fois de plus, un grand plaisir en compagnie de mes compagnons de la Runnosphère. Lire l’article sur le marathon de Toulouse

Arrive l’hiver et son épreuve qui me fera frissonner au propre comme au figuré : La SaintéLyon. Une compétition nature de 75 km qui a la particularité de démmarer à minuit et donc de se courir toute la nuit. Tout un programme… idem que pour le Half IronMan, l’objectif est juste de terminer en bon état et si possible de ramener un film sympa pour le blog. Si je tiens compte du nombre de visionnage, le film a plu ! Par contre, je dois l’avouer, je ne pensais pas que ce serait aussi dur, heureusement que je n’avais pas d’objectif chronométrique car une fois de plus la déception aurait été de mise. Lire l’article sur la SaintéLyon

Nous démarrons 2014, avec toujours des résolutions et des objectifs. Mon principal sera encore et toujours ce satané marathon de Paris. Pour le fun, je me risquerai sur l’étape du Tour, une épreuve du Tour de France ouverte au grand public et qui ne ménera sur l’un des plus grand col des Pyrénnée : Hautacam. Ensuite à la rentrée ce sera le marathon de New York pour le fun et surement un retour en enfer avec la SaintéLyon 2014.

Voilà en quelques lignes le résumé de l’année et l’esquisse de la saison suivante. Finalement les années se suivent et se ressemblent ?

Casques Play to Run, un nom prédestiné…

Play to run SC12 UC2

Vous le savez, je m’entraine assez  peu en musique, préférant être à l’écoute de mon corps plutôt qu’à l’écoute des tubes du moment . Par contre j’aime sur une compétition entrer dans ma bulle et pour cela rien de mieux pour s’isoler que de s’équiper d’ un casque.

Durant la SaintéLyon, ce n’est pas un mais deux casques que je testerai… Le premier enveloppant qui me permettra d’entrer aisément en concentration malgré le tumulte dans ce palais des sports survolté. Le second, un petit casque intra auriculaire, permettant d’écouter de la musique et de téléphoner, le tout sans fil ! L’histoire commence dans les 48h qui précède la compétition, je suis en stress… ai-je fait tout ce qui fallait ? Ai-je le bon kilométrage ? Participer à cette course, ne relève-t’il pas de la folie pure ? Je n’avais pour l’instant aucune réponse à ces questions, il me faudra encore attendre deux jours pour avoir la réponse.

Je fais le vide dans ma tête
Il est difficile de ne penser à rien, et pour cela la musique aide bien. Quand j’écoute de la musique au casque, je cherche à faire le vide, à me déconnecter, à visualiser la course. Pour cela toujours les mêmes albums, toujours les mêmes artistes. Pour être au calme, j’écoute Ludovico Einaudi (Divenire) ou AaRON (Artificial Animals Riding On Neverland), pour la motivation Daft Punk (Alive 2007) ou Justice (A Cross the Universe).

Quelle sera la fonction de ces deux casques dans la course ?

Le modèle UC2, casque « classique » enveloppant, procure confort d’écoute et isolation. Il sera donc l’allié idéal pour l’avant course. Je l’aurais utilisé intensément les derniers jours, au bureau, à la maison, dans le TGV pour Lyon et surtout pour l’attente interminable à Saint-Étienne.

Le modèle SC12, petit, léger et sans fil, me permettra en cas de « coup de mou » de retrouver la motivation durant la course ou tout simplement de parler un peu avec mon épouse  le matin quand les stigmates de la nuit se feront sentir. Durant les cinquante premiers kilomètres, le parcours étant très technique, j’avais besoin de toute ma vigilance. Par contre, à l’aube  un petit coup de « boost » en observant le soleil se lever était un grand bonheur, rajouté à tout cela un coup de fil à « ma moitié » pendant la fameuse montée de l’aqueduc, ce qui a atténué le chemin de croix que représente les deux kilomètres d’ascension.

Play to runPlay to run 2

Fiche technique des casques

UC2

Grâce à sa technologie Bluetooth, vous pouvez passer ou recevoir vos appels grâce au micro intégré ! Possibilité de passer au morceau suivant ou précédent directement sur le casque. Réglage du niveau sonore. La qualité sonore a été travaillée en France.

  • Autonomie 10 à 12 Heures
  • Batterie Lithium 3,7V 400mA
  • Bluetooth V2.1 CSR, A2DP, AVRCP
  • Distance de fonctionnement 10 mètres en moyenne – Class 2 Bluetooth
  • Haut parleur 40 mm – 32 Ohms 20 mW
  • Limites d’utilisation -5°C~40°C (41°F~104°F)
  • Niveau de sortie 100dB max.
  • Poids 150 Grammes
  • Prise casque Mini-jack stéréo
  • Réponse en fréquence 20Hz-20KHz

SC12

Vous bénéficiez d’une autonomie de 14h pour un casque ne pesant que 24g. Prenez ou passez vos appels durant votre activité physique. Le SC12 vous procure une aisance qui vous le fait oublier quand vous le portez. La qualité sonore, est en dessous de son grand frère le UC2, mais ce n’est pas la même utilisation. J’aurais aimé que les écouteurs pénètrent plus profond dans l’oreille pour une meilleure isolation avec l’extérieur. Mais pour des raisons de sécurité, il a été préférable de rester « ouvert » sur le monde environnant. Malgré tout un bon petit casque.

  • Autonomie 14H en moyenne 100 H en stand by
  • Batterie Lithium 240 mAh
  • Bluetooth V2.1 CSR, A2DP, AVRCP
  • Degré IP IPX6
  • Distance de fonctionnement 10 mètres en moyenne – Class 2 Bluetooth
  • Distortion Inférieure à 0,1%
  • Limites d’utilisation -5°C~40°C (41°F~104°F)
  • Niveau de sortie 100dB max.
  • Poids 24 Grammes
  • Rapport signal sur bruit Supérieur à 70 dB
  • Réponse en fréquence 20Hz-20KHz

 

Gore Running Wear pour aller plus loin…

X-run Ultra Gore Running Wear

Quoi de mieux qu’une SaintéLyon pour tester la gamme X-run Ultra de chez Gore Running Wear censée protéger du froid ? J’y appliquerai à la lettre la règle des trois couches.

Quand vous participez à une course nature en plein mois de décembre et dont le départ est à minuit, il y a peu de chance d’avoir beau temps. Cette année, il a neigé en grande quantité sur Saint-Étienne, ce qui obligea même les organisateurs à revoir certaines parties du parcours impossibles à sécuriser.

Nous trouverons sur les hauteurs pas moins de 60 cm de neige glacée, il faudra donc être bien équipé tant en textile qu’en chaussures. Aux dernières nouvelles, le match qui avait lieu le soir même sur le stade stéphanois est annulé pour cause de grand froid ! Voilà de quoi faire froid dans le dos, avant même de mettre un pied dehors…

Justement, quelle est la température ? Nous avons en ville un -5° C, il s’agit d’un froid sec, toujours plus facile à combattre qu’un froid humide ou venteux.

Gore Running WearLa première couche le maillot ESSENTIAL BASE LAYER
Ce maillot se porte comme une deuxième peau. Le polypropylène apporte un confort optimal et garantit une sensation d’être toujours « au sec ». L’humidité est immédiatement évacuée vers l’extérieur.

La seconde couche le maillot X-RUN ULTRA LONG
Ultra léger : maillot de trail-running ajusté avec protection anti-UV, à peine perceptible avec des coutures partiellement thermo-collées. Particularité : Bas de manche utilisable de 3 façons différentes. Normal, avec une mitaine ou avec passage pour le pouce.

La troisième couche la veste X-RUN ULTRA WINDSTOPPER
Veste robuste pour les Trail-Runners longues distances, qui ont besoin à tout moment d’une protection fiable contre les intempéries. A l’avant, avec la protection WINDSTOPPER® Soft Shell contre le vent, les intempéries et le froid. Bandeau et mitaines intégrés.

Déroulement de la course
Lorsque nous sortons du Palais des Sports surchauffé, le choc thermique est saisissant. Il faut faire quelques centaines de mètres pour rejoindre la ligne de départ et ses 10 000 concurrents. Une fois dans le peloton, « l’effet manchots » fonctionne bien et le froid se fait oublier. Top départ, une décharge d’adrénaline parcours mon organisme et me fait tout oublier : le froid, la fatigue, le stress…

La première dizaine de kilomètres sur asphalte avec un peloton encore compact, fait vite monter en température. Je n’ai pas froid, je crois même que j’ai chaud ? Pas question de transpirer, pour ensuite attraper froid. Ce sera ma hantise à chaque monté, penser à ouvrir la veste pour ne pas transpirer. Les produits ont beau être de dernières technologies, avec des matières respirantes, il faut être vigilant sur l’utilisation.

Même au plus haut des montagnes avec du vent, je ne peux pas dire que j’ai eu froid, tout au plus un refroidissement. Par contre les gants ne m’ont jamais quittés du périple, idem pour le bonnet technique Gore Running. La température aura avoisiné les -8°/-10°C au milieu de la nuit sans que nous ne ressentions de gêne.

La gamme X-run Ultra de chez Gore Running Wear aura passé haut la main le test de la SaintéLyon. Offrant même du confort dans cette course inconfortable !

Plus d’infos sur : http://www.goreapparel.eu/on/demandware.store/Sites-GoreEU-Site/fr_FR/Search-Show?cgid=grw

Sac trail Oxsitis, le bagage sportif

hydragon-oxsitis Run Reporter Run

Je vais tenter de vous faire revivre une rétrospective du matériel que j’ai utilisé lors de la dernière SaintéLyon, aujourd’hui le sac Oxsitis « Hydragon Ultra-Race Limited Edition »

Etant néophyte en trail il aura fallu m’équiper complétement avec la parfaite tenue du petit trailleur. Le sac à dos l’une des pièces maitresse, car il représente la survie en apportant l’eau, la nourriture, mais également la couche supplémentaire nécessaire sur des courses comme la SaintéLyon ayant lieu par des températures glaciales. Sans oublier la couverture de survie et le sifflet qui font partis des accessoires indispensables.

Choisir la bonne contenance
De nombreux amis, sont partis avec un sac de 5 l, partant du principe qu’il y a des ravitaillements sur tout le parcours. J’ai fait le choix en concertation avec le coach Vincent Viet de prendre un 17 l. La différence de poids à vide est d’une centaine de grammes, alors pourquoi se priver d’une contenance plus grande ?

En plus de la liste ci-dessus, j’avais aussi une seconde paire de chaussette, une paire de Yaktrax et ma caméra Gopro avec le manche télescopique.

Un maintien impeccable
Dès le départ rapide sur le goudron, le sac se fait oublier, pas de balancement ou de rotation. Idem pour la poche à eau, elle est comprimée ce qui empêche les bruits d’eau et surtout le « ballotage » du liquide dans la poche. Tout au long du parcours, j’ai entendu des personnes avec des sacs qui faisaient « floc floc », j’en étais malade pour eux !

Fiche technique du sac

  • Matière : RIPSTOP light resistant, Mesh 3D séchage rapide
  • Volume : 17 litres
  • Poche à eau : 2 litres
  • Poids : 296 g
Tailles : S (< À 1m70 / < à 65kg) ; M (1m70 À 1m85 / de 65kg à 80kg) ; L (> à 1m85 / > à 80kg)
  • Conception Française – accessoires fabriqués en France
  • Prix : 160 euros

Découvrir la gamme : http://www.oxsitis.fr

New balance 1210, la chaussure qui a du mordant…

New Balance 1210 Run Reporter Run

Je vais tenter de vous faire revivre une rétrospective du matériel que j’ai utilisé lors de la dernière SaintéLyon, aujourd’hui les chaussures New Balance 1210

Jusqu’à quinze jours de la course, j’avais fait le pari fou de partir en chaussure de running sur route en chaussant des Yaktrax pour les parties difficiles. Mais après discussion avec mon coach Trail Xrun Vincent Viet, il s’avérait que le pari serait perdu d’avance ! Il me fallait donc choisir une paire de chaussures adéquates en dernière minute. Pour cela, je m’en remet à la seconde casquette de Vincent : patron de la boutique « Terre de Running ». Son avis sera crucial dans le choix de la paire qui s’adaptera à mon pied et aux particularités de la course.

New Balance 1210 2 Run Reporter RunNous hésitons entre quelques marques, mais très vite, nous tombons d’accord sur la New Balance et le modèle 1210. Son chausson sans couture et thermocollé saura s’adapter très vite à mon pied, car à 15 jours du départ, plus de séance spécifique ou de sortie longue.

Je ne vous cache pas, que j’ai porté ces chaussures tous les jours pour « les faire », les portants même au bureau. Je suis tout de suite à l’aise, les quelques footings me donnent confiance.

Points fort de la chaussure
Préconisées pour les entraînements et compétitions de trail sur moyennes et longues distances. Leur légèreté (292 grammes) réussira à les faire oublier surtout sur les parties goudron qui représentent 50% de la SaintéLyon. Comme sur la plupart des modèles de la marque New Balance, elle possède un largueur qui offre une grande stabilité. La technologie N2 apporte un grand amorti tout en restant dynamique.

La 1210 en course
Les dix premiers kilomètres sont sur bitume, je ne vois pas de différence avec une running route classique. Pour être honnête la vitesse n’est pas la même non plus, car je suis « seulement » à 12 km/h. Très rapidement nous quittons la ville et rencontrons les premiers chemins où se mêlent terre et verglas, la semelle en Vibram accroche la route. Sur la neige, je crains le pire, surtout qu’autour de moi, de nombreux concurrents chaussent des « chaînes », là aussi pas de problème sur la neige fraîche, par contre sur les grandes plaques de glace, c’est la glissade ! D’ailleurs je tombe violemment sur les fesses me faisant bruyamment claquer des dents ! Mais sur un tel terrain, j’imagine qu’aucune n’adhère vraiment.

La neige et la boue, traversent le chausson, j’ai les pieds mouillés, j’ai peur des ampoules. Très rapidement, l’eau s’évacue pour réussir à me faire oublier l’humidité. A mi-parcours, un relaçage sera nécessaire car avec l’eau je flotte un peu dans le chausson. Je quitte Sainte-Catherine et attaque confiant le reste du parcours.

Au final, pas une seule ampoule, un grip quasi parfait et une légèreté incroyable. Je valide donc cette paire de New Balance 1210 pour des trails sur terrain mixte comme la SaintéLyon.

INFORMATIONS TECHNOLOGIES

Fantom Fit
Structure de la tige ultralégère et thermocollée qui garantit un chaussant au plus près du pied.

Medial Post
Double densité de C-CAP® pour éviter à la semelle intermédiaire de s’affaisser sous l’effet de la pression supplémentaire exercée en cas de sur pronation. Il freine donc la bascule en pronation en supportant l’affaissement de la voûte plantaire.

N2
Nouvelle technologie d’amorti qui permet d’alléger la semelle tout en conservant un excellent amorti. Le N2 est fabriqué grâce à un moulage par injection de nitrogène, c’est une technologie micro-cellulaire, plus dense que l’EVA, qui nécessite donc moins de matériaux pour obtenir le même amorti.

REVLite
Cette technologie d’amorti développée par New Balance garantit un amorti premium et du dynamisme tout en étant 30 % plus légère qu’une mousse avec des performances similaires.

Vibram
Semelle qui garantit une bonne protection et une excellente adhérence

Toe Protect
Pièce en TPU à l’extrémité avant de la chaussure qui protège les orteils des chocs contre d’éventuels cailloux.

SaintéLyon ou comment basculer du côté obscur…

 .

L’histoire a commencé il y a près d’un an en lisant les récits de courses de mes différents amis, j’avais envie d’en savoir plus sur cette course mythique.  Parcourir 75 km n’est déjà pas une chose aisée, mais faire cela de nuit par des températures polaires ressemble fort à du masochisme… A moins que ce ne soit l’aventure ?

Le TGV est rempli de trailers qui se reconnaissent à leurs looks de baroudeurs. Gros sacs de sport, chaussures à crampons et barbe de deux jours. Gare de la Part Dieu tout le monde descend… La ville de Lyon est en pleine effervescence, mais pas seulement pour la course nocturne, elle fête les lumières, toutes les lumières… les lampes frontales seront donc de la partie.

Palais des sports, retrait des dossards
Le dôme du palais des sports accueille le retrait des dossards et le village des exposants, un concentré de joie, de stress et de décibels. Le retrait des dossards est bien organisé et ne prend pas plus de 10 mn. Nous voilà officiellement concurrents, il n’est plus question de reculer. Nous arpentons le village des exposants les yeux grands ouverts comme des enfants dans un magasin de jouets.

Navette pour Saint-Étienne
Notre planning indiqué un repas à la Pasta Party officielle proche de la ligne de départ. Mais informations prisent sur la teneur gustative du repas, nous décidons de manger à Lyon et de prendre la dernière navette à 20h30. Nous aurons ainsi moins d’attente dans ce grand hangar jusqu’à minuit. Dans le bus, règne déjà une ambiance particulière, et pas franchement détendue… un avant-goût de compétition ?

La cour des miracles
J’avais pourtant visionné plusieurs vidéos sur le sujet mais quel choc de découvrir près de 10.000 personnes allongés sur le sol en train de dormir ou de s’habiller ! De plus l’éclairage est volontairement bas ce qui donne une drôle d’ambiance.

Direction la ligne de départ
Il est l’heure d’affronter son destin, je repense à ces dernières semaines à respecter scrupuleusement le plan d’entrainement concocté par Vincent Viet coach chez Xrun. Pour lui pas de doute, je suis prêt. J’aimerai avoir son assurance ! J’ai déjà perdu tous mes camarades blogueurs, je suis seul pour affronter cette épreuve. J’en profite pour faire des images à la Gopro, je veux profiter à fond de cette nuit. Je ne serais pas déçu…

Top départ
Les minutes qui ont précédés le départ ont été magiques grâce à l’animation. Le coup de pistolet et la musique de U2 « light my way » nous font comprendre que c’est parti, même si à mon niveau le peloton n’a pas encore bougé. Je mettrai près de 4 mn pour passer sous l’arche de départ. Je prends un départ prudent, j’avais pour instructions de partir à 5’ au kilomètre, je serais un peu plus lent à 5’ 15’’ / 5’ 22’’. La nuit va être longue, il faut s’économiser.

Premiers sentiers, premières gamelles
Nous quittons le bitume au bout de 7 km, le sol est gelé. Il faisait en ville -5°, ici à la campagne il ne doit pas faire loin de -8°. La neige qui était tombée en abondance dans les jours précédent a bien fondue pour laisser place à de la glace. Les premières glissades et bientôt les premières chutes lourdes ponctueront malheureusement le parcours. Je ne suis tombé qu’une fois sur les fesses, j’ai eu très peur, mais finalement pas de mal. Nous nous enfonçons doucement dans la campagne, nous quittons les dernières fermes avec leurs odeurs caractéristiques et nous  éloignons peu à peu de la civilisation…

Premier ravitaillement
Je suis autonome en eau et en nourriture, je décide de « zapper » le premier ravito. J’ai entendu tellement de mal de ces endroits ! Pour l’instant tout va bien et fort heureusement car nous ne sommes qu’au 17e kilomètre. Je passe mon chemin. Les coureurs expérimentés recommandent de progresser de ravitaillement en ravitaillement et surtout pas en kilomètre car trop déprimant. J’y suis allé prudemment, le but étant de terminer.

Tout bascule
Je vais comme à enchaîner les ravitaillements jusqu’à 5h22 où tout bascule. À ce moment-là de la course, j’en ai marre ! Je viens de passer la distance du marathon et je suis crevé, comment je vais réussir à tenir encore 35 km dans cet état de fatigue ? Toute la suite de la course sera dans un état second, avec une seule obsession terminer ! A aucun moment, je me suis dit je n’irais pas au bout, c’était pour moi impensable.

Je passe par différentes phases

  • La fatigue joyeuse : vous êtes fatigué mais heureux, un large sourire éclaire votre visage, vous remercier les supporters nombreux sur le parcours.
  • La faigue mélancolique : mais pourquoi continuer à courir, il n’y qu’à marcher ! J’arriverai bien à un moment donner ? Jamais l’envie d’abandonner ne m’a effleuré !

Nous approchons de Lyon
Je retrouve un second souffle et une envie de me battre avec l’envie de finir dignement. Je cours, et j’accélère le pas par fierté. Même si le chrono n’est pas à la hauteur de mes espérances, je veux être digne ! Je franchis enfin le portique d’arrivée avec une grande satisfaction, celle d’être « finisher » de l’une des épreuves les plus dures .

Je termine cette aventure humaine en me disant plus jamais ça ! Peut-on avoir du plaisir dans la souffrance ? Avec 48h de répits l’envie de recommencer est déjà présente, c’est grave docteur ? Les limites sont-elles faites pour être repoussés sans cesse ? Réponses dans les mois à venir…

© photo Gilles Reboisson