Vidéo motivation : Inspirational Running

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Voilà un petit clip empruntant à différentes marques le meilleur du running, vous reconnaitrez aisément Emmanuel Gault et Killian Jornet. Dans les 3 minutes 30 que dure le film des champions mais aussi des anonymes qui se dépassent et nous donnent envie de sortir courir…

Semi-Marathon de Marrakech

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La perle du Maroc, connue pour sa Médina, ses souks et ses charmeurs de serpents, possède un marathon et un semi au label international IAAF. Idéalement placé en début d’année, cette course est prétexte à un voyage au soleil. A deux heures de Paris le dépaysement est garanti. Retour sur le périple d’une bande de copains en quête d’exotisme…

Paris est depuis quelques jours sous une pluie glacée, notre groupe a rendez-vous à Roissy à 4h du matin ! Autant vous dire que la nuit a été courte… C’est le prix à payer pour  profiter au maximum des journées déjà trop courtes. Notre groupe est constitué de 23 coureurs de tous niveaux appartenants à la structure de coaching Xrun basée à Issy les Moulineaux. Certains sont la pour « battre » leurs chronos, mais la plupart, dont je fais partis, sont là pour passer un bon moment. C’est donc une ambiance bon enfant qui règne dans le groupe faisant parfois penser à une joyeuse colonie de vacances.

Bienvenue à Marrakech Menara
Nous posons le pied sur le tarmac, il est 7h du matin heure locale et le soleil tant espéré est au rendez-vous. Nous grimpons dans un bus et sans préambule, nous faisons la reconnaissance du parcours du semi-marathon. Nous serons guidé pour cela par l’un des organisateurs qui nous délivre un briefing de course. En fait les choses sont assez simple, la course fait le tour de la vieille ville « Médina » empruntant de longues et parfois interminables lignes droites. Pas vraiment de surprises, hormis un faux plat montant sur l’avant dernier kilomètre. Nous voilà prévenue !

Nous investissons notre logement, un magnifique Riad : bâtiment typique de la vieille ville. Nous sommes au cœur des souks, les premières heures sont un peu oppressantes, nous devons apprendre a gérer des odeurs, des bruits et une misère qui nous semble d’un autre temps. Si vous ne vous lancez pas dans des achats et donc d’interminables négociations, la promenade est agréable. Nous prenons la direction de la place Jema El Fna, carrefour culinaire et artistique de la ville. La journée se déroulera ainsi entre flânerie et gourmandise.

La tension monte
La veille au soir, Jean de Latour, donne les instructions et les chronos pour chacun. Pour moi ce sera une sortie longue avec des variations d’allures. J’ai pour instructions de démarrer en 4’40 » sur les trois premiers kilomètres, puis d’accélérer en gagnant 5 » tous les deux kilomètres. En guise de récompense, si je me sens bien je donne tout sur les quatre derniers kilomètres. Les affaires sont prêtes, les glucides avalés, je ne me fait pas prier pour aller dormir.

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Jour de course
Directement en tenue, nous partons à pied rejoindre les deux kilomètres qui nous séparent du départ. La ville s’éveille, et seules les concurrents convergent sur la place encore déserte. Nous arrivons sur le lieu, il fait déjà 17°, l’échauffement se fera en douceur. Nous sommes sous les ordres de Jean. Sa grosse voix et la conséquence de notre groupe donnent un côté officiel auquel les locaux adhérent. C’est donc par dizaines que les marocains viennent profiter des instructions. Nous sommes prêt, il faut rejoindre le sas.

Top départ
Ou plus exactement, c’est quand le départ ? Officiellement annoncé pour 9h15, les minutes défilent et toujours pas de coup de pistolet. L’ambiance est très festive, à mon grand étonnement les marocains sont les plus nombreux. Toujours en groupe, ils réunissent plusieurs générations d’athlètes ainsi les grands-pères côtoient les adolescents. Avec près de 6 minutes de retard, le départ est enfin donné. Comme dans toutes les courses du monde, des gens qui ne sont pas à leurs niveaux se placent devant ocassionant des bouchons et nous obligeant à slalomer.

Nous décidons de rester ensemble le plus longtemps possible et comme l’allure n’est pas très élevé, nous papotons faisant de la première partie une vraie visite touristique. Au 4e km, nous traversons les fameux jardins de Ménara et son célèbre bassin où selon la légende le roi noyait ses concubines… A la sortie des jardins, nous rejoignons la route et ses longues lignes droites. C’est ici que le coach nous attends sur son vélo, il est aidé dans la tâche par son assistant Jean-Jacques, tout deux prennent le pouls du groupe et distillent de précieux conseils. Nous arrivons au 10e km en 45 minutes, pour certains l’allure est encore tranquille mais pour d’autres cela sonne la cassure, c’est ici que le groupe éclate ! Nous ne sommes plus que trois désormais et nous allons encore accélérer. A ce moment de course, le rythme est à 4′ 25 ». Pour Yves et moi, nous avons de la marge, mais Lionel joue le record alors il serre les dents et s’accroche.

Les chevaux sentent l’écuries
Nous avons continué notre ascension, nous allons entamer les quatre derniers kilomètres, désormais l’allure est soutenue plus personnes ne parle. De temps en temps, des flèches marocaines surgissent de nul part et nous doublent fièrement, il n’est pas rare de les retrouver un peu plus loin sur le bas côté… J’applique les consignes de course et m’envole pour les trois derniers kilomètres. Ma vitesse est désormais de 4′ 10 »/km, je me sens bien, la foule plus nombreuse maintenant nous donne des ailes. J’avale le faux-plat montant, regarde ma montre GPS, il reste 1400 m. Je rajoute une pointe de vitesse et me cale sur 15 km/h. Dernier virage sur la gauche nous apercevons l’arche. Nous partageons la même arrivée que les marathoniens partis une heure et quart avant nous. Petit sprint et grand sourire, je bip ma montre et découvre un 1h 34′ 33 ». Le contrat est respecté, j’avais pour mission de finir en 1h 35′, je suis satisfait, c’est encore loin de mon record en 1h 24′ mais la route est encore longue jusqu’au marathon de Paris.

semi_marathon_Marrakech Run_Reporter_Run 2Place aux délices de la ville
Nous pouvons désormais profité de la ville et de ses spécialités. Peu après la douche, nous sommes attablés dans le patio d’un magnifique restaurant marocain. La bière coule à flot et les tagines viennent refaire le plein d’énergie que nous avons laissé sur le semi. Après une balade digestive, ce sera le grand classique Hammam et massages relaxant aux huiles, une belle façon de conclure ce week-end sportif et découverte.

Un grand merci à l’équipe Xrun de m’avoir accueilli au sein de ce voyage qui restera un beau souvenir humain et sportif. Un remerciement à Florence et Yves pour cette organisation sans faille.

Motivation avec Sébastien Chaigneau

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Nous inaugurons une nouvelle rubrique vidéos, qui aura pour vocation de nous faire rêver et de nous motiver. Celles-ci seront longues ou courtes, mais toutes seront belles et envoutantes. Nous ouvrons la série avec un athlète français spécialiste de l’ultra-trail et de la course à pied en montagne : Sébastien Chaigneau.

Il aime la montagne et prend son plaisir à courir des distances hors du commun. Entre joie et souffrance, il nous fait découvrir sa vie de coureur à travers ses entrainements et courses dans le monde.

Son site internet : http://www.sebchaigneau.com

Site The North Face : http://www.thenorthface.fr

Gore Running Wear pour aller plus loin…

X-run Ultra Gore Running Wear

Quoi de mieux qu’une SaintéLyon pour tester la gamme X-run Ultra de chez Gore Running Wear censée protéger du froid ? J’y appliquerai à la lettre la règle des trois couches.

Quand vous participez à une course nature en plein mois de décembre et dont le départ est à minuit, il y a peu de chance d’avoir beau temps. Cette année, il a neigé en grande quantité sur Saint-Étienne, ce qui obligea même les organisateurs à revoir certaines parties du parcours impossibles à sécuriser.

Nous trouverons sur les hauteurs pas moins de 60 cm de neige glacée, il faudra donc être bien équipé tant en textile qu’en chaussures. Aux dernières nouvelles, le match qui avait lieu le soir même sur le stade stéphanois est annulé pour cause de grand froid ! Voilà de quoi faire froid dans le dos, avant même de mettre un pied dehors…

Justement, quelle est la température ? Nous avons en ville un -5° C, il s’agit d’un froid sec, toujours plus facile à combattre qu’un froid humide ou venteux.

Gore Running WearLa première couche le maillot ESSENTIAL BASE LAYER
Ce maillot se porte comme une deuxième peau. Le polypropylène apporte un confort optimal et garantit une sensation d’être toujours « au sec ». L’humidité est immédiatement évacuée vers l’extérieur.

La seconde couche le maillot X-RUN ULTRA LONG
Ultra léger : maillot de trail-running ajusté avec protection anti-UV, à peine perceptible avec des coutures partiellement thermo-collées. Particularité : Bas de manche utilisable de 3 façons différentes. Normal, avec une mitaine ou avec passage pour le pouce.

La troisième couche la veste X-RUN ULTRA WINDSTOPPER
Veste robuste pour les Trail-Runners longues distances, qui ont besoin à tout moment d’une protection fiable contre les intempéries. A l’avant, avec la protection WINDSTOPPER® Soft Shell contre le vent, les intempéries et le froid. Bandeau et mitaines intégrés.

Déroulement de la course
Lorsque nous sortons du Palais des Sports surchauffé, le choc thermique est saisissant. Il faut faire quelques centaines de mètres pour rejoindre la ligne de départ et ses 10 000 concurrents. Une fois dans le peloton, « l’effet manchots » fonctionne bien et le froid se fait oublier. Top départ, une décharge d’adrénaline parcours mon organisme et me fait tout oublier : le froid, la fatigue, le stress…

La première dizaine de kilomètres sur asphalte avec un peloton encore compact, fait vite monter en température. Je n’ai pas froid, je crois même que j’ai chaud ? Pas question de transpirer, pour ensuite attraper froid. Ce sera ma hantise à chaque monté, penser à ouvrir la veste pour ne pas transpirer. Les produits ont beau être de dernières technologies, avec des matières respirantes, il faut être vigilant sur l’utilisation.

Même au plus haut des montagnes avec du vent, je ne peux pas dire que j’ai eu froid, tout au plus un refroidissement. Par contre les gants ne m’ont jamais quittés du périple, idem pour le bonnet technique Gore Running. La température aura avoisiné les -8°/-10°C au milieu de la nuit sans que nous ne ressentions de gêne.

La gamme X-run Ultra de chez Gore Running Wear aura passé haut la main le test de la SaintéLyon. Offrant même du confort dans cette course inconfortable !

Plus d’infos sur : http://www.goreapparel.eu/on/demandware.store/Sites-GoreEU-Site/fr_FR/Search-Show?cgid=grw

Sac trail Oxsitis, le bagage sportif

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Je vais tenter de vous faire revivre une rétrospective du matériel que j’ai utilisé lors de la dernière SaintéLyon, aujourd’hui le sac Oxsitis « Hydragon Ultra-Race Limited Edition »

Etant néophyte en trail il aura fallu m’équiper complétement avec la parfaite tenue du petit trailleur. Le sac à dos l’une des pièces maitresse, car il représente la survie en apportant l’eau, la nourriture, mais également la couche supplémentaire nécessaire sur des courses comme la SaintéLyon ayant lieu par des températures glaciales. Sans oublier la couverture de survie et le sifflet qui font partis des accessoires indispensables.

Choisir la bonne contenance
De nombreux amis, sont partis avec un sac de 5 l, partant du principe qu’il y a des ravitaillements sur tout le parcours. J’ai fait le choix en concertation avec le coach Vincent Viet de prendre un 17 l. La différence de poids à vide est d’une centaine de grammes, alors pourquoi se priver d’une contenance plus grande ?

En plus de la liste ci-dessus, j’avais aussi une seconde paire de chaussette, une paire de Yaktrax et ma caméra Gopro avec le manche télescopique.

Un maintien impeccable
Dès le départ rapide sur le goudron, le sac se fait oublier, pas de balancement ou de rotation. Idem pour la poche à eau, elle est comprimée ce qui empêche les bruits d’eau et surtout le « ballotage » du liquide dans la poche. Tout au long du parcours, j’ai entendu des personnes avec des sacs qui faisaient « floc floc », j’en étais malade pour eux !

Fiche technique du sac

  • Matière : RIPSTOP light resistant, Mesh 3D séchage rapide
  • Volume : 17 litres
  • Poche à eau : 2 litres
  • Poids : 296 g
Tailles : S (< À 1m70 / < à 65kg) ; M (1m70 À 1m85 / de 65kg à 80kg) ; L (> à 1m85 / > à 80kg)
  • Conception Française – accessoires fabriqués en France
  • Prix : 160 euros

Découvrir la gamme : http://www.oxsitis.fr

New balance 1210, la chaussure qui a du mordant…

New Balance 1210 Run Reporter Run

Je vais tenter de vous faire revivre une rétrospective du matériel que j’ai utilisé lors de la dernière SaintéLyon, aujourd’hui les chaussures New Balance 1210

Jusqu’à quinze jours de la course, j’avais fait le pari fou de partir en chaussure de running sur route en chaussant des Yaktrax pour les parties difficiles. Mais après discussion avec mon coach Trail Xrun Vincent Viet, il s’avérait que le pari serait perdu d’avance ! Il me fallait donc choisir une paire de chaussures adéquates en dernière minute. Pour cela, je m’en remet à la seconde casquette de Vincent : patron de la boutique « Terre de Running ». Son avis sera crucial dans le choix de la paire qui s’adaptera à mon pied et aux particularités de la course.

New Balance 1210 2 Run Reporter RunNous hésitons entre quelques marques, mais très vite, nous tombons d’accord sur la New Balance et le modèle 1210. Son chausson sans couture et thermocollé saura s’adapter très vite à mon pied, car à 15 jours du départ, plus de séance spécifique ou de sortie longue.

Je ne vous cache pas, que j’ai porté ces chaussures tous les jours pour « les faire », les portants même au bureau. Je suis tout de suite à l’aise, les quelques footings me donnent confiance.

Points fort de la chaussure
Préconisées pour les entraînements et compétitions de trail sur moyennes et longues distances. Leur légèreté (292 grammes) réussira à les faire oublier surtout sur les parties goudron qui représentent 50% de la SaintéLyon. Comme sur la plupart des modèles de la marque New Balance, elle possède un largueur qui offre une grande stabilité. La technologie N2 apporte un grand amorti tout en restant dynamique.

La 1210 en course
Les dix premiers kilomètres sont sur bitume, je ne vois pas de différence avec une running route classique. Pour être honnête la vitesse n’est pas la même non plus, car je suis « seulement » à 12 km/h. Très rapidement nous quittons la ville et rencontrons les premiers chemins où se mêlent terre et verglas, la semelle en Vibram accroche la route. Sur la neige, je crains le pire, surtout qu’autour de moi, de nombreux concurrents chaussent des « chaînes », là aussi pas de problème sur la neige fraîche, par contre sur les grandes plaques de glace, c’est la glissade ! D’ailleurs je tombe violemment sur les fesses me faisant bruyamment claquer des dents ! Mais sur un tel terrain, j’imagine qu’aucune n’adhère vraiment.

La neige et la boue, traversent le chausson, j’ai les pieds mouillés, j’ai peur des ampoules. Très rapidement, l’eau s’évacue pour réussir à me faire oublier l’humidité. A mi-parcours, un relaçage sera nécessaire car avec l’eau je flotte un peu dans le chausson. Je quitte Sainte-Catherine et attaque confiant le reste du parcours.

Au final, pas une seule ampoule, un grip quasi parfait et une légèreté incroyable. Je valide donc cette paire de New Balance 1210 pour des trails sur terrain mixte comme la SaintéLyon.

INFORMATIONS TECHNOLOGIES

Fantom Fit
Structure de la tige ultralégère et thermocollée qui garantit un chaussant au plus près du pied.

Medial Post
Double densité de C-CAP® pour éviter à la semelle intermédiaire de s’affaisser sous l’effet de la pression supplémentaire exercée en cas de sur pronation. Il freine donc la bascule en pronation en supportant l’affaissement de la voûte plantaire.

N2
Nouvelle technologie d’amorti qui permet d’alléger la semelle tout en conservant un excellent amorti. Le N2 est fabriqué grâce à un moulage par injection de nitrogène, c’est une technologie micro-cellulaire, plus dense que l’EVA, qui nécessite donc moins de matériaux pour obtenir le même amorti.

REVLite
Cette technologie d’amorti développée par New Balance garantit un amorti premium et du dynamisme tout en étant 30 % plus légère qu’une mousse avec des performances similaires.

Vibram
Semelle qui garantit une bonne protection et une excellente adhérence

Toe Protect
Pièce en TPU à l’extrémité avant de la chaussure qui protège les orteils des chocs contre d’éventuels cailloux.

SaintéLyon ou comment basculer du côté obscur…

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L’histoire a commencé il y a près d’un an en lisant les récits de courses de mes différents amis, j’avais envie d’en savoir plus sur cette course mythique.  Parcourir 75 km n’est déjà pas une chose aisée, mais faire cela de nuit par des températures polaires ressemble fort à du masochisme… A moins que ce ne soit l’aventure ?

Le TGV est rempli de trailers qui se reconnaissent à leurs looks de baroudeurs. Gros sacs de sport, chaussures à crampons et barbe de deux jours. Gare de la Part Dieu tout le monde descend… La ville de Lyon est en pleine effervescence, mais pas seulement pour la course nocturne, elle fête les lumières, toutes les lumières… les lampes frontales seront donc de la partie.

Palais des sports, retrait des dossards
Le dôme du palais des sports accueille le retrait des dossards et le village des exposants, un concentré de joie, de stress et de décibels. Le retrait des dossards est bien organisé et ne prend pas plus de 10 mn. Nous voilà officiellement concurrents, il n’est plus question de reculer. Nous arpentons le village des exposants les yeux grands ouverts comme des enfants dans un magasin de jouets.

Navette pour Saint-Étienne
Notre planning indiqué un repas à la Pasta Party officielle proche de la ligne de départ. Mais informations prisent sur la teneur gustative du repas, nous décidons de manger à Lyon et de prendre la dernière navette à 20h30. Nous aurons ainsi moins d’attente dans ce grand hangar jusqu’à minuit. Dans le bus, règne déjà une ambiance particulière, et pas franchement détendue… un avant-goût de compétition ?

La cour des miracles
J’avais pourtant visionné plusieurs vidéos sur le sujet mais quel choc de découvrir près de 10.000 personnes allongés sur le sol en train de dormir ou de s’habiller ! De plus l’éclairage est volontairement bas ce qui donne une drôle d’ambiance.

Direction la ligne de départ
Il est l’heure d’affronter son destin, je repense à ces dernières semaines à respecter scrupuleusement le plan d’entrainement concocté par Vincent Viet coach chez Xrun. Pour lui pas de doute, je suis prêt. J’aimerai avoir son assurance ! J’ai déjà perdu tous mes camarades blogueurs, je suis seul pour affronter cette épreuve. J’en profite pour faire des images à la Gopro, je veux profiter à fond de cette nuit. Je ne serais pas déçu…

Top départ
Les minutes qui ont précédés le départ ont été magiques grâce à l’animation. Le coup de pistolet et la musique de U2 « light my way » nous font comprendre que c’est parti, même si à mon niveau le peloton n’a pas encore bougé. Je mettrai près de 4 mn pour passer sous l’arche de départ. Je prends un départ prudent, j’avais pour instructions de partir à 5’ au kilomètre, je serais un peu plus lent à 5’ 15’’ / 5’ 22’’. La nuit va être longue, il faut s’économiser.

Premiers sentiers, premières gamelles
Nous quittons le bitume au bout de 7 km, le sol est gelé. Il faisait en ville -5°, ici à la campagne il ne doit pas faire loin de -8°. La neige qui était tombée en abondance dans les jours précédent a bien fondue pour laisser place à de la glace. Les premières glissades et bientôt les premières chutes lourdes ponctueront malheureusement le parcours. Je ne suis tombé qu’une fois sur les fesses, j’ai eu très peur, mais finalement pas de mal. Nous nous enfonçons doucement dans la campagne, nous quittons les dernières fermes avec leurs odeurs caractéristiques et nous  éloignons peu à peu de la civilisation…

Premier ravitaillement
Je suis autonome en eau et en nourriture, je décide de « zapper » le premier ravito. J’ai entendu tellement de mal de ces endroits ! Pour l’instant tout va bien et fort heureusement car nous ne sommes qu’au 17e kilomètre. Je passe mon chemin. Les coureurs expérimentés recommandent de progresser de ravitaillement en ravitaillement et surtout pas en kilomètre car trop déprimant. J’y suis allé prudemment, le but étant de terminer.

Tout bascule
Je vais comme à enchaîner les ravitaillements jusqu’à 5h22 où tout bascule. À ce moment-là de la course, j’en ai marre ! Je viens de passer la distance du marathon et je suis crevé, comment je vais réussir à tenir encore 35 km dans cet état de fatigue ? Toute la suite de la course sera dans un état second, avec une seule obsession terminer ! A aucun moment, je me suis dit je n’irais pas au bout, c’était pour moi impensable.

Je passe par différentes phases

  • La fatigue joyeuse : vous êtes fatigué mais heureux, un large sourire éclaire votre visage, vous remercier les supporters nombreux sur le parcours.
  • La faigue mélancolique : mais pourquoi continuer à courir, il n’y qu’à marcher ! J’arriverai bien à un moment donner ? Jamais l’envie d’abandonner ne m’a effleuré !

Nous approchons de Lyon
Je retrouve un second souffle et une envie de me battre avec l’envie de finir dignement. Je cours, et j’accélère le pas par fierté. Même si le chrono n’est pas à la hauteur de mes espérances, je veux être digne ! Je franchis enfin le portique d’arrivée avec une grande satisfaction, celle d’être « finisher » de l’une des épreuves les plus dures .

Je termine cette aventure humaine en me disant plus jamais ça ! Peut-on avoir du plaisir dans la souffrance ? Avec 48h de répits l’envie de recommencer est déjà présente, c’est grave docteur ? Les limites sont-elles faites pour être repoussés sans cesse ? Réponses dans les mois à venir…

© photo Gilles Reboisson

SaintéLyon et Gore Running Wear la bonne combinaison

Gore Running Wear Run Reporter Run

La course nocturne servira de laboratoire d’essai pour l’une des marques les plus qualitatives sur le marché du trail. Gros plan sur la gamme X-run Ultra de chez Gore Running Wear…

Cela fait maintenant deux ans que j’utilise régulièrement cette marque dont les qualités sont indéniables. La qualité des produits et des finitions ont assis sa réputation auprès des coureurs exigeants. Le revers de la médaille, les produits se trouvent dans le haut du panier en terme de prix. Mais quand on aime, on ne compte pas !  Ma théorie, il vaut mieux avoir une seule veste de qualité que deux moyennes.

Avant de rentrer dans le détail de la tenue que j’arborerai à la SaintéLyon, un petit clin d’œil sur le nom de cette collection. Il se trouve que j’ai confié ma préparation trail à un organisme de coaching dont le nom est X-Run et je vous le donne en mille, la gamme se nomme également X-run. Il est des coïncidences qui sont étranges mais heureuses ?

La gamme X-Run Ultra
Se destine au coureur d’endurance longue distance orienté performances. X-RUN ULTRA est équipé des toutes récentes innovations et fonctions d’amélioration des performances. Principales caractéristiques : Forme ajustée permettant des mouvements plus rapides et plus faciles, détails en néon pour une meilleure visibilité, conception asymétrique avec fermeture éclair sans chevauchement et aération optimale.

De la tête aux pieds…
Commençons l’inventaire par le bas, je partirai avec deux paires de chaussettes montantes. Le rembourrage protège les chevilles et le maillage spécial au niveau des mollets réduit la vibration des muscles et assure une légère compression. Plus d’infos

Pour aller avec les chaussettes montantes un corsaire sera nécessaire. Celui-ci allie technicité et look incomparable. Le laminé WINDSTOPPER® Soft Shell, positionné au niveau des cuisses et des genoux, protège contre le froid et les intempéries. Plus d’infos

Maintenant la pièce maîtresse le coupe vent ! Une magnifique veste qui apporte une protection contre les intempéries avec à l’avant, une protection WINDSTOPPER® Soft Shell. Bandeau et mitaines intégrés. Plus d’info

En savoir plus sur le WINDSTOPPER® Soft Shell
Offre un effet coupe-vent total et une respirabilité maximale, associant le confort d’une couche intermédiaire douce à la résistance à l’eau d’une coque, et ce, en un seul et même vêtement. Les vêtements WINDSTOPPER® Soft Shell vous permettent de rester à l’aise et d’ainsi jouir de la liberté de mouvement dont vous avez besoin pour atteindre des performances optimales pendant de nombreuses activités de course, dans toutes les conditions météorologiques. (source Gore Running Wear)

Un équipement haut de gamme
Du côté vestimentaire, je n’aurais aucune excuse même si les températures sont extrêmes. Il me faudra être à la hauteur du matériel. J’ai hâtes d’y être et de vous faire un retour sur ce textile haut de gamme.

Crédit photo : www.christophejullien.com

Quand Isostar et SaintéLyon font le plein d’énergie…

Isostar_Jean-PIerre Run Run

Courir un ultra de 75 km en pleine nuit, par des températures négatives nécessite un minimum de préparation et une bonne organisation. Pour l’entraînement j’ai suivi un plan de deux mois avec du spécifique trail, pour la nutrition je ferais confiance à nouveau aux produits Isostar.

Cela fait maintenant près de trois ans que mon rôle de blogueur m’incite à découvrir de nouveaux produits et de nouvelles marques de nutrition. Mais pour les grands événements comme le marathon de Paris ou la SaintéLyon à venir le 8 décembre, je reviens toujours à mes premiers amours. J’ai connu la marque Isostar il y a près de vingt ans et tant que poudre à diluer dans les bidons d’eau. De fil en aiguilles, j’ai suivi l’évolution de la marque pour la voire aujourd’hui leader sur le marché de la diététique sportive grand public.

Partenariat Runnosphère
Par conviction personnelle et par le lien que nous avons tissé via notre association de blogueurs « La Runnosphère », je suis en contact régulièrement avec la marque qui a son siège à Revel près de Toulouse. Chaque rencontre avec le service diététique et même marketing est enrichissante, nous avons l’honneur et la mission de participer à l’évolution des produits. Nous recevons régulièrement des produits n’existant pas encore sur le marché et pour lesquelles nous donnons notre avis. Une seule consigne, être franc et objectif ! La marque attend de nous un retour sans concession, il est donc arrivé que je n’apprécia pas certains produits ou plutôt que je ne les trouve pas à mon goût…

Isostar prototype -Jean-PIerre Run RunLa liste des courses
Pour la SaintéLyon, je partirai avec un panaché de barres, de gels et de prototypes. Ma préférences pour les efforts longs la barre Reload chocolat, elle m’apporte l’énergie nécessaire mais surtout un plaisir gourmand immédiat qui me fait oublier la fatigue, du moins un instant. Pour tenir une bonne partie de la nuit, ce sera aussi Gel Energy Booster cola qui donnerons le coup de fouet nécessaire à partir de 4h du matin pour tenir éveillé. Dans les prototypes je testerai des produits salés, en développement. Cela peut paraître ridicule, mais à partir de 3h d’effort, le sucré ne passe plus, ces barres qui ne sont pas encore commercialisées m’ont été d’un grand secour par exemple à Aix en Provence sur le triathlon Half IronMan. Elles m’accompagneront donc encore sur cet Ultra Lyonnais.

Conseils des anciens
Je glane depuis des semaines des conseils pour accomplir mon premier trail Ultra, et en matière de diététique ce qui revient souvent, c’est la confection de petits sandwichs à base de jambon et fromage Comté, ce sont paraît-il l’alimentation de base du traileur lambda, vous rajouter à cela les biscuits TUC et en boisson le Coca-Cola et vous obtenez l’alimentation de base du peloton sur les postes de ravitaillements. Je ne suis pas contre un petit sandwich sur les coups de 5h du matin en pleine campagne givrée…

Ce qui compte par ces températures négatives, c’est de s’hydrater et de s’alimenter régulièrement avant même d’en ressentir le besoin. Je tenterai de ne pas l’oublier lors de cette balade nocturne entre Saint-Étienne et Lyon ?

Retrouvez la gamme Isostar et les conseils diététiques adaptez à chaque sport d’endurance sur le site internet : http://www.isostar.fr
Les conseils pour une course dont le départ est à minuit comme à la SaintéLyon : http://www.isostar.fr/Horaires-decalees-comment-gerer-son-alimentation.html
Site de la SaintéLyon : http://www.saintelyon.com

Écotrail de Paris 2013, résolument trail !

Cette année les conditions météo ont fait taire les sempiternels détracteurs qui accusent la course parisienne de « faux » trail. La neige en début de semaine, la pluie et le froid ont donné à cette édition son côté « âpre » tant recherché par les puristes. Ce fut pour moi, comme l’an passé, l’occasion d’une sortie longue dans le cadre de la préparation au marathon de Paris.

Ecotrail 2013 2C’est devenu une habitude , mais aussi pour pas mal de « routiers », de venir se frotter à cette course nature. C’est ainsi que je me retrouve aux côtés de Salvio, Adrien et Patrick pour rallier Meudon à la tour Eiffel, via le bois de Chaville et le parc de Saint-Cloud.

Les conditions météo des jours précédents, comme la chute de neige abondante de mardi et le verglas de mercredi ont fait couler pas mal d’encre sur les réseaux sociaux : l’épreuve aura-t-elle lieu, le parcours sera-t-il modifié ? C’est un comble de reprocher à l’épreuve d’être trop boueuse ou trop froide, c’est l’essence même du trail me semble-t-il ?

Le choix des pneumatiques ?
J’avais pour l’occasion revêtu mes vêtements techniques Gore Running Wear® que je teste actuellement, et restait le dilemme des pneumatiques ? Fallait-il partir en pneu pluie ou en slick ? En chaussures de trail, ou chaussures de running ? Après longue réflexion, je tente le parie de la chaussure de route, partant du principe que je glisserai sur la boue, mais irais plus vite sur la route. Allais-je gagner mon pari ?

Rendez-vous RER C
L’aventure commence sur le quai du RER au pied de la tour Eiffel, la rame est bondée de trailers et autres alpinistes. Avec la marche nordique, ils sont nombreux à arborer des bâtons donnant une fausse allure de Chamonix à cette station de métro…

Départ de l’observatoire de Meudon
La dernière partie de la côte des Gardes, bien connue pour les habitués de Paris-Versailles, est noire de monde. Notre groupe, n’affiche pas de stress, nous resterons en arrière, prenant le temps de faire des photos et de papoter avec les amis. Nous partirons dans la dernière vague, ce qui présente des avantages comme celui de ne pas partir trop vite ! Car il est impossible de doubler sur ces sentiers étroits. Il en sera ainsi jusqu’au 15e km où les grandes côtes auront fait leur travail de sélection naturelle. Notre groupe est compact, nous menons tour à tour, dans une l’ambiance plutôt décontractée car comme nous n’allons pas très vite, nous pouvons parler et profiter du paysage.

Je regrette un instant mon choix de pneumatique, car je n’ai aucune adhérence, chacune de mes foulées font l’objet de pas chassés, ce qui m’oblige à plus de vigilance, mais surtout à plus d’effort, occasionnant lors d’une glissade contrôlé à une douleur musculaire sur le haut de lacuisse gauche.

Ecotrail 2013 1

Ravitaillement du parc de Saint-Cloud
Contrairement à la route ou il existe des ravitaillements tous les cinq kilomètres, sur cette épreuve, un seul stand au 20e km. Au-delà du simple rafraîchissement, il représente la frontière ! Celle entre la nature et la civilisation, celle entre les chemins boueux et l’asphalte urbaine. À partir de ce point, ce sera la ville et son bitume.

Fin de l’échauffement
Les consignes du plan indiquent qu’après ce semi-marathon d’échauffement, il faut passer au travail ! Je dois effectuer deux fois 20 mn à allure marathon, soit 4’ 15’’ avec cinq minutes de footing entre les deux blocs. J’attaque la descente qui mène de la terasse du Parc de Saint-cloud à Boulogne sur de bonnes bases. Très rapidement, je suis à la peine, j’ai laissé pas mal de force dans les parties boueuses et escarpées. Je n’arrive plus à respecter les allures ! Le cadran de ma Garmin n’affiche que des allures de footing et non pas de travail de seuil…

Revenir à ses propres sensations
Je laisse tomber les allures mathématiques et les calculs GPS, j’y vais à la sensation, je donne le meilleur de moi-même et tant pis pour le chrono. Je ne peux pas comparer avec mes sorties longues habituelles réalisées au bois de Boulogne avec le club de Nanterre à allure régulière. Le trail a cette spécificité de « casser » les rhytmes, d’alterner course avec marche, montés avec descentes. L’organisme est mis à rude épreuve.

J’aperçois la tour Eiffel
Un peu comme pour les 20 km de Paris, le repère visuel de la dame de fer est très utile. Il permet de mesurer à l’œil nu la distance restante. Il y a de nombreux spectateurs et touristes pour nous accueillir. Une mini tour Eiffel en ballons symbolise le portique d’arrivée, nous la franchissons avec bonheur. J’arrête mon chrono, il indique 2h 44’’ c’est exactement le même que l’an passé ! Je suis un temps déçu, puis réalise que les conditions de course n’étaient pas du tout les mêmes et que ce chrono a valeur de progression. Je peux savourer mon entraînement !