Compressport, la preuve par trois

Compressport 

A l’origine, la compression était réservé à nos mollets. Apparu il y a cinq ans environ, les manchons se sont démocratisés dans les pelotons. Surtout utilisés sur les longues distances comme le marathon ou le trail, il n’est pas rare aujourd’hui d’en voir sur courte distance.

La marque Suisse Compressort, fait parti des pionniers en la matière. Démarrant par les manchons mollets et les chaussettes de récupération, elle a complété rapidement sa gamme avec des vêtements compressifs. Le modèle que j’ai testé est destiné au triathlon et se compose d’un cuissard pourvu d’une peau de chamois synthétique pouvant aller dans l’eau, sans absorber la moindre goutte.  A l’extérieur des picots de silicone apportent un grip, évitant ainsi tout mouvement intempestif sur la selle. Autre nouveauté, une poche pouvant loger des gels, des barres ou même un téléphone mais qui se trouve à l’avant . Je ne vous cache pas que j’ai trouvé cela très déconcertant la première fois, me demandant même s’il ne s’agissait pas d’une erreur . Comment peut on imaginer dans un bureau de R&D que l’on va placer son Iphone ou des gels contre son sexe pour courir ou pire pour faire du vélo ?

Le look et la performance
La coupe est très ajustée pour avoir l’effet de compression et de retour veineux. Alors là autant vous le dire tout de suite, vous avez intérêt à être sûr de vous, car cela ne pardonne pas. Le moindre bourrelet, le moindre petit kilo en trop et c’est le boudinage…

Ce que nous allons rechercher dans ce genre de vêtements c’est une compression et un gainage qui améliore l’évacuation des toxines, la sensation de fatigue est reculée. La fonction gainage « oblige » le corps à se tenir droit, ce qui permet de maintenir le centre de gravité optimum. Le tee-shirt possède un système de tressage de toute beauté. Sur le devant un lycra vient se mélanger harmonieusement à une « dentelle » du plus bel effet. Dans le dos, un tissu ajouré viendra apporter fraicheur et évacuation de la transpiration. Deux poches design contiendront vos barres et gels. Elles sont à mon goût difficiles d’accès et trop profondes, ce qui rend délicat la prise d’un gel qui serait descendu tout en bas.

Il faut un certain temps d’adaptation pour se faire à l’effet compression. J’avoue, les deux premières séances avoir ressenti un « étouffement » sur la cage thoracique. J’avais l’impression d’avoir pris le tricot de mon fils ! Puis chemin faisant, on s’habitue et même l’on devient accroc à se maintien et surtout à cette sensation de « non fatigue » si importante sur les sorties longues.

L’ensemble possède un look magnifique, le code couleur n’est pas sans rappeler la tenue Salomon de Kilian Jornet mais la comparaison s’arrête là. Je vous invite à découvrir ce qui sera surement le standard de demain : la compression intelligente.

Plus d’information sur le site de Compressport : http://www.compressport.fr/

Publicités

Half IronMan d’Aix ou la folie d’Élodie…

J’aimerais revenir à l’une des fonctions premières du blog Run, Reporter, Run… Mettre en avant des personnes qui à leur échelle ont réalisé un exploit. Celle dont nous allons parler aujourd’hui est une vraie teigne, elle ne lâche rien, et possède une propension incroyable à relever les défis, même les plus insolites. Je vous parle aujourd’hui d’Elodie Bernascon et de son incroyable exploit lors du Half IronMan d’Aix-en-Provence. Revivez son incroyable journée.

.

Avril 2013. Dix jours après avoir fait le marathon de Paris en 3h23 en accompagnant ma sœur qui le faisait pour la première fois, me voilà au pied du mont Ventoux à devoir entreprendre une ascension en vélo alors que je n’avais jamais fait de vélo de course, et encore moins utilisé de pédales automatiques. J’avoue à ce moment-là que je pensais vraiment souffrir et n’imaginais pas pouvoir arriver au bout. Quelle plaisir, et exaltation pour moi quand je suis donc arrivée au bout de ces 21 km d’ascension par Bedoin (qui semblerait-il, est le versant le plus difficile), en 2h et sans souffrir !

Un de mes amis journalistes avec qui j’avais entrepris cette ascension, Matthieu Amielh, journaliste pour Triathlète magazine, admiratif et exaspéré par cette facilité, a donc voulu me lancer un défi dans lequel je puisse me faire un peu mal : l’ Half Ironman d’AIX le 22 septembre.

  • 1,9 km de natation ?
  • 90 km de vélo ?
  • 21 km de course à pied ?

Et tout cela enchainé ? Ok, défi relevé !

Mais il va falloir commencer à s’entrainer
Moi qui suis coureuse depuis une petite dizaine d’années, avec 7 marathons à mon actif, dont un record à 3h17, je ne suis clairement pas experte en natation ni en vélo. J’ai certes fait de la natation de l’âge de 6 à 13 ans, mais cela remonte maintenant. Quant au vélo, au-delà de mon abonnement vélib que j’ai depuis 6 mois et du vélo que je pouvais faire adolescente pour me rendre à mes cours de tennis, il est évident que ce n’est pas une pratique régulière pour moi.

Première des choses, il me faut m’équiper
Pour se faire, en course à pied, j’ai tout ce qu’il faut : ASICS mon partenaire depuis des années, j’ai de quoi faire. Pour le textile, mes amis triathlètes me recommandent de prendre une TRI Fonction. Tri quoi ? Tri fonction ! Une combinaison de la même matière qu’un maillot de bain, mais avec un cuissard intégré et une peau de chamois à l’entrejambe pour pouvoir enchainer les trois disciplines avec la même tenue. C’est Ekoi et Aqua Sphere qui seront là-dessus mes fournisseurs. Ensuite, il me faut une combinaison de natation Aqua Sphere, pour avoir une meilleure flottabilité, et ne pas perdre de chaleur (donc d’énergie) durant la nage.

Enfin, le vélo ! Et là, ça se complique. Je n’y connais vraiment rien. Plateau, cassette, dents,… Mais de quoi on parle ? Je décide donc de faire entièrement confiance à mon ami Marc Raquil pour le choix de mon nouvel allier.

Il me recommande un Specialized Amira Compact Sport. Excellent choix, car, en plus de la technicité et la performance, que je ne peux pas du tout juger, il a un look qui me convient parfaitement pile poil dans mes couleurs : Noir et Rose ! Me voici donc équipée.

Elodie véloReste le plus dur : La préparation
Et là c’est bel et bien seule que je me retrouve. Avec des milliers de questions qui m’arrivent à chaque entrainement. (Où s’entrainer ? Comment ? Et les phases de transition ? …) Je prépare donc mon plan d’entrainement à partir de celui proposé sur le site internet de triathlète magazine. Une chose me saute alors aux yeux : Je ne pourrais jamais le suivre jusqu’au bout. Etant chef d’entreprise et mère de famille, il m’est difficile d’enchainer les sorties de 4h de vélo, et les 2 séances de natation par semaine. Je décide donc de le faire à ma sauce. Et c’est fin juillet, à mon retour du Tour de France, que j’entreprends le début de ma préparation.

Le constat est simple : je n’ai pas le temps de faire 2 à 4 heures de vélo 3 fois par semaine. Il me faut donc trouver une astuce. Habitant à près de 40 km de mon lieu de travail, j’imagine rentabiliser cette distance et ce temps de transport en faisant une séance de sport. C’est ainsi que je parcours 3 fois par semaine les bords de Marne, de Marne-la-Vallée à St Lazare en passant par Vincennes. Près de 80 km de vélo, plutôt plats certes, mais au moins « j’avale des kilomètres », comme on me l’a conseillé.

Pour la natation, je vais m’entrainer 1 fois par semaine (grand maximum) à la piscine municipale. Je ne vais pas très vite, il est vrai, mais j’arrive à enchainer des 3000 m sans difficulté et avec des éducatifs. Ce qui m’exaspère le plus, c’est quand je me retrouve dans les piscines de Paris à 20 dans les lignes d’eau avec l’impossibilité de faire une culbute correcte. Enfin, pour le running, j’optimise mes pauses le midi pour aller faire les marches de Montmartre et gagner en puissance. 15 x 150 marches, soit 3000 marches. J’alterne de temps à autre avec des sorties de 1h30, 2h, avec ma fille dans la poussette, en fonction de mon emploi du temps. Je suis parfois accompagnée par un ami pompier qui m’oblige à accélérer.

C’est durant mes vacances d’août que mon entrainement de triathlon va vraiment prendre forme. Levée tous les jours à 6h30 pour débuter la séance de sport à 7h. Là, j’enchaine

  •  1h de Natation + 40 km de vélo
  • 1h de Natation + 15 km de Course à Pied
  • 40 km de vélo + 15 km de course à pied

Et une fois même le combiné des trois : 1h de natation + 40 km de vélo + 15 km de course à pied. Et je reviens à chaque fois vers 9h/10h pour terminer le petit déjeuner en famille. Des vacances sportives et familiales comme je les aime. Alors que mon entrainement poursuit son cours, sans vraiment être au niveau d’une vraie prépa Half Ironman, la date de l’épreuve approche. Et l’angoisse monte.

Il semblerait que le temps limite de l’épreuve à vélo soit de 4h. Même si j’arrive à prendre un peu d’avance en natation, un rapide calcul m’indique qu’en fonction de ma vitesse à l’entrainement, cela ne passera pas. Horreur !

Qu’adviendrait-il si, alors que j’ai parcouru 1,9 km de natation puis 90 km de vélo, on m’arrêtait pour me dire « mademoiselle, vous êtes hors temps, veuillez-vous arrêter. » Surtout pas ! Le meilleur reste à venir, la course à pied. Et puis j’ai parlé à tout le monde de ma course. Comment leur dire que je n’ai pas pu finir. Qu’on ne m’a pas permis de finir. Alors que les 21km restant je les faisais sans problème. A deux semaines de la course, mon traditionnel sourire a laissé place à des rides d’angoisse sur mon visage. Je dors mal, ne pensant qu’à mon objectif. L’avant-veille de la course a été pour moi une nuit blanche. Impossible de trouver le sommeil.

J’ai pourtant bien préparé tout mon matériel. Fais des listes pour m’assurer que tout mon équipement est bien réparti dans tous mes sacs de transitions. Mais rien à faire, le stress est là. Pas question pour autant de renoncer. J’ai relevé le défi, j’y vais. C’est en arrivant sur place, la veille de la course, que je me suis détendue. L’ambiance festive et estivale m’a clairement redonné le sourire. Et puis à quoi bon, je ferai mon max et on verra bien. Il me faut aller installer mon vélo et mes sacs dans les différents lieux de transitions.

Elodie repasMes amis journalistes, avec qui je me suis lancée dans l’aventure m’accompagnent. Ils m’épaulent sur de nombreuses choses, notamment le réglage de mon vélo. Certains s’étonnent même de me voir sur la ligne de départ compte tenu de mon amateurisme évident en termes de technicité de vélo. Une atmosphère très « performance » règne de la ville. La plupart des triathlètes ont d’ores et déjà revêtu leur tenue de sport comme s’ils étaient prêts à prendre le départ. Mais les gars, la course ce n’est pas demain ? Je dénote étrangement avec mes cheveux longs, mes sandales estivales et ma petite robe volante. Clairement je n’ai pas le look de la triathlète. Qui aurait pu dire que je prendrais le départ le lendemain ? Mais qu’importe, j’apporte un peu de féminité dans sport dominé à 90% par de homme !

La nuit qui précède l’épreuve est beaucoup plus calme que celle précédente, je m’endors tôt et profite d’un sommeil réparateur pour prendre de l’énergie à quelques heures de l’épreuve. Je me lève à 4h, prends mes barres de nutrition PowerBar, check une dernière fois mes affaires et m’en vais seul, musique dans les oreilles, jusqu’à la navette qui nous emmènera au départ de la course. Je suis bien, sereine. Prête à en découdre avec cette épreuve dont j’ignore tout.

Sur la ligne de départ, je finis les derniers préparatifs sur mon vélo, installe mes Gel Energize, mes PowerShot, mes gourdes IsoMax…. J’enfile ma combi, sympathise avec les autres filles concurrentes. Clairement, je suis la seule à faire un half IronMan comme premier triathlon. Une folie ? Je ne pense pas. Alors que le soleil commence à pointer le bout de son nez, je m’approche de la ligne de départ.

Nous partons par vague. Les pro à 7h45, les femmes à 7h47, les hommes de moins de 40 ans à 7h57 et les + de 40 ans à 8h07. Un confort pour femmes qui risquent moins de mourir noyer par les hommes qui nous nagent dessus sans même nous sentir.

Elodie natationLe départ est lancé. Je suis le rythme des 200 autres femmes qui ont pris le départ avec moi. Je me prends un ou deux coups de pieds dans le visage, mais je m’attendais à en recevoir plus. Rapidement l’écart se fait et j’ai la place de nager. Je tiens un bon rythme je me sens bien. J’ai pour objectif de faire 50 min pour mes 1,9km. Lorsque j’arrive à 1000m de nage, je regarde mon Polar qui m’indique 20’12. Quoi ? Mais je vais vite…

A 200m de la sortie de l’eau, il y a plus de vagues, ça remue fort. La masse d’homme nous a rattrapées. Mais qu’importe, j’ai presque terminé. Je redonne un dernier coup de collier en tirant un maximum sur mes bras. Je peux les épuiser, je n’en aurais pas besoin dans les deux prochaines épreuves. Je sors de l’eau, recheck ma Polar : 38 minutes ! Inespéré. Voilà du temps de gagné sur le vélo. J’apprendrais plus tard que je sors 99ème sur 200 femmes. Plutôt contente.

Après une phase de transition très laborieuse en plus de 7 minutes, j’enfourche mon vélo pour 90 km très vallonnées avec un col au 70ème km. Je lance mon compteur. Horreur, mon GPS ne fonctionne pas. Je ne l’ai pas vérifié la veille et il a dû se dérégler durant le voyage. Je ne connais donc pas ma distance parcourue, ni ma vitesse. Alors que j’avais fait des calculs précis pour tenir le rythme, il va donc me falloir rouler à l’aveugle. Et bien soit, allons-y bon train, nous verrons bien. Mon chronomètre et le marquage au sol tous les 10 km devraient pouvoir m’aiguiller un peu.

Comme je m’en doutais, durant les premiers kilomètres plutôt plats, je me fais énormément doubler par les hommes, mais également par les femmes, visiblement plus expérimentées. Pas d’inquiétude, je tiens mon rythme. Il me semble que je vais à bonne allure tout de même.

Avec l’arrivée des premières côtes, je me fais encore doubler. Mais étonnement, dans les descentes, alors que je pensais les redouter, je réussis à grappiller quelques places car, plutôt que de me laisser aller, je relance en pédalant encore plus.

Dans mes calculs, j’avais envisagé de passer la barre des 2h00 à 45 km pour être dans les temps, 50 km au mieux. Quel plaisir quand je me rends compte que je suis presque à 60 km pour ces deux heures. Les km défilant, je me rassure en me disant, qu’à moins d’un problème technique type crevaison, je devrais pouvoir aller au bout. Même le col ne me fait plus peur. Il passe d’ailleurs sans encombre. À ma vitesse, mais il passe. Et une fois de plus, je rattrape dans la descente qui suit tous ceux qui m’ont doublée dans la pente.

Voici maintenant le panneau AIX en Provence. Une délivrance, un aboutissement, une fierté.
La course n’est pas finie, mais elle est bien engagée. Un regard sur ma Polar, 3h20 au compteur. Incroyable, inespérée. Moi qui voulais faire moins de 4h30, contrat amplement remplit ! La encore j’apprendrais que je fais 122ème féminine. Pas si mal que ça pour moi. Une nouvelle phase de transition, mais cette fois ci, beaucoup plus détendue. Je laisse mon vélo au premier bénévole et cours récupérer mon sac. Une course assez hasardeuse pour ne pas glisser avec mes chaussures « automatiques » toujours aux pieds. Je m’assois sur une chaise, j’enfile rapidement mes ASICS et c’est parti. J’en profite même pour faire une petite escale d’une minute aux toilettes.

L’épreuve qui arrive maintenant est mon domaine de prédilection, la course à pied. Mais je n’ai jamais testé un semi-marathon avec 4h d’effort intensif auparavant. Il faut tenir.

Je prends donc un départ serein à 11km/h. Comme beaucoup m’en avait parlé auparavant, je pensais avoir un coup de massue sur les épaules, et les jambes comme des poteaux. Il n’en est rien. J’ai juste un peu mal aux pieds, car j’ai dû mettre mes chaussettes trop vite et je ressens des frottements. Cette douleur m’occupe d’ailleurs beaucoup l’esprit. J’hésite à m’arrêter pour la remettre. Mais rien n’y fait, je ne veux pas perdre une seconde.

J’imaginais le parcours plutôt plat. À vrai dire je ne m’étais pas renseignée. En fait, même en ville, il est carrément vallonné. Ce qui ajoute encore un peu de difficulté dans l’épreuve. Les gens qui courent autour de moi ont un bon rythme, certains me dépassent d’ailleurs. Je ne suis pas habituée à cela, ayant plutôt pour habitude de chercher à doubler celui et surtout celle qui est devant moi.

Je me rends vite compte que ces coureurs ont à leur poignée 2 ou 3 gros chouchous en couleurs vives. Je comprends en fait qu’ils ont déjà plusieurs tours (de 5km) d’avance sur moi. Je n’y prête donc pas attention car, clairement, nous ne courons pas dans la même catégorie.

En fine stratège que je suis toujours, je me fixe donc de nouveaux objectifs. Ne plus me faire doubler (quel que soit le nombre de chouchous) et surtout doubler tous ceux qui seraient devant moi avec le même nombre de tours. Un challenge que j’arrive assez bien à tenir. Autre point positif également sur cette partie de l’épreuve, les encouragements. Les accompagnateurs sont là en masse et n’hésitent pas à scander notre prénom inscrit sur notre dossard pour nous encourager. Particulièrement quand on est une fille. Je reconnais d’ailleurs la voix de quelques amis pompiers venus encourager certains des leurs sur cette course.

Je cours au mental. Et heureusement, il va bien. Il ne me reste que 2 tours, soit un peu plus de 10 km. Je suis aux alentours de 5h10/ 5h15 depuis le début de l’épreuve. Je ne passerai pas sous la barre des 6h, mais ce n’est pas l’objectif. J’accélère quand même, pour passer à plus de 12 km/h. Je me sens mieux, presque bien. Pas facile dans les côtes, mais j’allonge dans les descentes et en profite pour continuer à grappiller des places.

Au milieu de chaque boucle, dans un parc,  se dessine une grosse côte d’une centaine de mètres assez raide. Lors de mes deux derniers passages, j’y découvre des hommes allongés dans l’herbe, à bout, presque inertes, les secours à leurs côtés. Mais comment ont-ils pu en arriver là ? J’ai vraiment cette chance de ne pas connaître cette souffrance et souhaite de tout cœur ne jamais la rencontrer.

Dernière boucle, je saute quelques ravitaillements disposés tous les 2 km. Je boirais à l’arrivée. Ma Polar m’indique 5h50. Mais quelle distance me reste t il à parcourir exactement ? Je ne sais pas. Dans le doute, j’accélère encore. Peut-être passerai-je sous les 6h00. J’allonge ma foulée pour atteindre les 13,5 Km/h. J’entends le speaker, la ligne d’arrivée et proche. Les larmes me montent aux yeux, la gorge se noue. Un dernier virage, j’y suis. Je passe la ligne seule, en 5h58 ! Je l’ai fait ! Je suis Half Iron Woman. Impossible de reprendre mon souffle tant l’émotion est grande.

Un sentiment de fierté et d’incompréhension m’envahissent. Comment ai-je fait cela ? Et sans jamais souffrir, ni douter ? Comme une évidence ?

Moi qui pensait avoir sous-estimé mon entrainement, a-t-il finalement été suffisant ? Ai-je des prédispositions ? Est-ce que mon mental fait tout ? D’après ma sœur, en compétition, je me métamorphose en mode guerrière. Peut-être a-t-elle raison…
Je rejoins vite mes amis, pour se féliciter mutuellement. Je retrouve entre autre Matthieu, mon ami qui m’avait lancé le défi et n’avait jamais douté de mes capacités. Et avec un regard malicieux j’ai pu lui lancer : « même pas mal… » Une grosse préparation, des moments de fatigue, des doutes d’avant course, des sacrifices pour des soirées écourtées la veille de longs entrainements, mais au final, une expérience unique, un pur moment de bonheur, avec une folle envie de recommencer, et d’aller plus loin.

A quand l’IronWomen ?
Pas pour l’instant, il faut raison garder. Je dois admettre que toute cette magnifique aventure n’aurait pu se faire sans l’aide précieuse de mon mari, qui a su gérer pendant 2 mois notre petite famille, faisant des sacrifices pour me permettre de vivre se rêve. Je ne peux lui imposer le double voire, le triple d’entrainement dans un avenir proche. Et ma fille a besoin de moi. Mais une chose est sûre, un jour viendra où je tenterai l’Ironman. Pour aller encore plus loin et surtout pouvoir dire : je suis IronWoman !

Elodie arrivée 1 Elodie Arrivée 2

Half IronMan d’Aix-en-Provence

Half IronMan Aix en Provence 1

Quoi de plus réjouissant que de clôturer sa saison triathlon sur une belle épreuve et une belle perf !

Idéalement placé en fin de saison, ce Half IronMan (1,9km/90km/21km) d’Aix-en-Provence a tous les atouts pour séduire les athlètes venues du monde entier (65% d’étrangers sur la course). J’abordais cette épreuve sans stress car contrairement au marathon, je n’avais pas de repère chronométrique. C’était donc ma première fois et je ne voulais en aucun cas rater ce rendez-vous…

Nous étions une dizaine d’amis à faire le voyage depuis Paris, notre groupe composé d’un mélange de triathlètes expérimentés et de béotiens avec pour certains une dose d’insouciance et de stress pour d’autres.

Une bonne nuit, mais courte…
La journée du dimanche commence à 4h du matin. Il nous faut déjeuner et être prêt pour prendre la navette de 5h30 qui nous mènera 25 km plus loin sur lac de Peyrolles. Sur le parcours qui mène de l’hôtel au bus, nous croisons des jeunes qui sortent de boîtes de nuits largement imbibées et qui nous regardent avec nos tri-fonctions comme des extra-terrestres. C’est le croisement de deux mondes parallèles qui s’ignorent mais se respectent.

Half IronMan Aix en Provence 2Une journée au paradis…
Dans le bus quasiment aucun bruit, l’ambiance est lourde, nous échangeons quelques mots, mais chacun est déjà dans sa bulle. Nous arrivons à 6h sur le plan d’eau. Il fait nuit et il fait froid, je ne suis pas assez couvert. L’humidité me transperce jusqu’aux os. Derniers réglages sur le vélo, vérification de la pression des pneus, pour moi ce sera 6,5 bars. Il faut quitter le parc à vélo et rejoindre le lac situé à 600 m environ. Le soleil se lève à peine, le spectacle est magnifique ! Il y aura quatre vagues : les pros, les femmes, les moins de 40 ans et les plus de 40 ans. Je serais donc dans la dernière vague. La sono crache des tubes technos, qui commencent avec le levé de soleil a réchauffé l’atmosphère. Je me suis volontairement isolé de mon groupe d’amis pour me concentrer, je suis bien, je n’ai pas peur. Nous prenons place sur la plage, et attendons les ordres du starter. Pendant ce temps, les pros terminent la course en 20 mn.

Coup de pistolet et c’est le grand splash, 400 personnes environ sautent à l’eau en même temps avec pour même objectif de virer à la bouée situé à 1000 mètre en face. Les départs de triathlon ressemble à une lessiveuse ! Cela s’agite dans tous le sens et de nombreux coups sont donnés et reçus. Ma technique, c’est de prendre à l’extérieur, je fais un peu plus de distance, mais m’épargne les pugilats.

En rien de temps, je vire à la bouée qui symbolise la mi-parcours, je n’ai pas vu le temps passé. Désormais, chaque mouvement me rapproche de l’arrivée. Je réaliserai l’une de mes meilleures natations avec un chrono de 42 mn. Je peux attaquer sereinement le reste de l’épreuve.

Half IronMan Aix en Provence 3En selle pour 90 km
J’avais eu la chance de repérer le parcours vélo cet été, je n’aurais donc pas de surprise. C’est une partie vélo exigeante, il n’y a quasiment jamais de plat, et en guise de bouquet final un col au 70e kilomètre. J’avais entendu la veille au restaurant des triathlètes expérimentés dire à propos d’Embrun, qu’il fallait rester « humble » face au vélo, j’en ferais ma devise pour Aix. C’est avec une grande sérénité que j’aborde le parcours. Je pense à bien m’alimenter dès le début car la journée va être longue. Les kilomètres s’enchaînent sans monotonie tant les paysages sont magnifiques à travers la Sainte Victoire chère au peintre Paul Cézanne. Lorsque le morceau de bravoure arrive, je suis prêt pour le combat. J’avais souffert cet été, je savais maintenant qu’il fallait rester souple et ne pas monter en force. Je me fait plaisir en doublant à tour de bras des cyclistes avec des vélos de rêve. Suit une grande descende qui nous mènera quasiment jusqu’à Aix.

Half IronMan Aix en Provence 4Un semi-marathon urbain
J’arrive au terme de 2h57’ d’effort au T2 ; comprenez aire de transition deux. C’est ici que l’on pose le vélo et chausse les runnings. Je n’éprouve pas de fatigue particulière, le parcours découpé en 4 boucles dans le centre ville d’Aix-en-Provence permettra d’avoir du public tout au long. Ma famille a fait le déplacement de Marseille pour encourager le « minot ». Les premiers kilomètres sont une mise en jambe, je ne force pas l’allure du temps que les muscles s’habituent au changement d’effort. Nous traversons un parc avec une côte « assassine » que nombreux graviront en marchant. A mi-parcours, je commence a éprouver de la difficulté. J’ai chaud, je retire mes lunettes de soleil et ma casquette et inonde ma tête à chaque ravitaillement. Je tente une expérience en prenant des « Tuc » sur un ravitaillement. Grave erreur si vous ne buvez pas d’eau par-dessus, vous vous retrouvez avec une pâte sèche dans la bouche qui manque de vous étouffer.

J’attaque le troisième tour et reprend confiance, je garde tant bien que mal ma vitesse de 12km/h. Chaque tour effectué vous gratifie d’un « chouchou », vous devez donc à la fin avoir quatre précieux élastique coloré pour espérer franchir le portique.

Désormais, je marche à chaque ravitaillement, je prends le temps de bien boire. Je file sur le centre-ville et j’entends déjà la clameur de la foule. Je suis porté par les bravos et plus particulièrement ceux de mes parents. Un derniers virage et je franchis l’arche d’arrivée. Un portique immense et grandiose qui affiche votre nom et votre chrono.

J’espérais un chrono de 6h et je termine en 5h41’ ce qui est au-delà de mes espérances. Je tombe dans les bras de mon frère qui me congratule. Je rejoins le ravitaillement et récupère le magnifique tee-shirt de « finisher ». Au fil des minutes, notre groupe se reconstitue et nous évoquerons jusqu’au soir nos différentes course, mais notre même plaisir !

Une épreuve que je vous recommande avec une organisation top niveau. Certains reprochent le prix d’inscription des épreuves au label IronMan, mais je peux vous assurer que vous en avez pour votre argent. L’an prochain la date changera pour se situer en mai afin de servir de préparation à sa grande sœur l’IronMan de Nice.

Retrouvez toutes les infos et le classement complet sur le site de l’épreuve : http://ironmanpaysdaix.com/fr/

Copyright photos : Stéphane Giorgi

Matériels utilisés lors de cette compétition

Natation
Lunettes Speedo Aquapulse Max : http://store.speedo.com/p/goggles/aquapulse-max-goggle/808044
Combinaison Aquaman triathlon

Vélo
Giant Defy 2 : http://www.giant-bicycles.com/fr-fr/bikes/model/defy.2.triple/11752/56577/
Casque : MET
Lunettes : UVEX SGL 104 : http://www.uvex-sports.de/en/uvex-sports-press-room/uvex-sports-press-info/cycling/pm-cycling-glasses-uvex-sgl104/

Course
Tenue triathlon Craft : http://www.craft-sports.fr/cra/home
Chaussures Brooks Ravenna 3 : http://www.brooksrunning.com/on/demandware.store/Sites-BrooksRunning-Site/default/Page-Show?cid=ravenna-3

Romain Pizzanelli : « un autre objectif pour une vie ! »

Romain marathon de Rome

Pour Romain Pizzanelli, l’effort physique n’est pas juste un moyen d’être en forme, il représente une philosophie de vie. Cela fait maintenant 31 ans que le sport fait parti de son éducation et ces valeurs feront partis de l’éducation de son enfant à venir. Il ne se contente plus de courir pour le plaisir ou un chrono, il cherche à donner un sens à ses actes. C’est pourquoi, il va mettre pour la seconde fois son action au service d’une bonne action. Portrait de Romain…

Romain cyclisteJe commence le sport dès mon plus jeune âge, papa et oncle cycliste, je ne me vois pas faire un autre sport… Après des essais peu concluant en judo, basket … je débute le vélo en cadet. Les saisons se suivent je suis passionné mais pas assez contentieux et acharné comme je peux l’être aujourd’hui pour la course à pied. Après mon titre de Champion de l’Essonne Espoir FFGT en 2001, je décide d’arrêter pour d’autres motivations… Je n’ai de plus, plus le temps de m’entrainer. Comme on me le demande souvent alors « mais comment as-tu pris goût à la course à pied ».

Tout simplement après le travail, le seul sport qui arrive à combler le manque du vélo est la course à pied. Je me souviens encore de mes premières sorties ou je n’avais rien à voir avec le « runner » que je suis devenu aujourd’hui. Mais il y a un début à tout, je regrette d’ailleurs ne pas être passé par la case école d’athlétisme plus tôt mais le vélo a été une bonne école aussi.

D’ou mon goût prononcé pour la longue distance et notamment le marathon. Aujourd’hui et contrairement à mes débuts, j’arrive à prendre du plaisir sur mes séances VMA et sur des distances plus courtes. Je dois passer par là pour espérer encore m’améliorer.

Romain c’est 7 marathons au compteur
Son palmarès est en quelques années assez éloquent, trois marathons sous les 3h à Nice/Cannes, Rome puis Berlin. A chaque départ, la motivation est différente. Il est vrai, que depuis mes 2h50 à Berlin en 2011, je n’ai pu réellement confirmé mon temps sur un autre parcours. En 2012 NY était mon principal objectif et bon nombre de personnes pensaient que se serait difficile pour moi de rééditer un nouveau chrono proche des 2h50 ! La faute à un parcours bien plus compliqué qu’en terre Allemande. La course à pied c’est aussi sa, savoir et pouvoir se prouver que l’on peut encore aller plus vite.

Le 07 Avril, il s’élancera pour son 8e marathon
Comme pour le marathon de New York ; je ferai en sorte d’allier ma passion à une association caritative. Mon choix : Mécénat Chirurgie Cardiaque, pourquoi ce choix ? Le rapport sans doute avec le cœur ? Sans cœur on ne peut courir et sans cœur on ne peut donner… Les enfants sont en plus une magnifique motivation ! Tous les renseignements sont sur le site : http://www.mecenat-cardiaque.org/ ou sur ma page alvarum : http://www.alvarum.com/paris2013uncoeurpourunevie

Romain le gout de l'effortLa course à pied, c’est aussi…une saison mouvementée avec le changement d’entraineur pour le côté sportif et d’un nouveau poste professionnel pour le côté privé. Une rencontre au passage avec Fabrice BELOT qui apprend à me connaître de sa Nouvelle Calédonie. J’avais un peu perdu le goût de la course à pied et Fabrice m’a très vite redonné l’envie. Cela ne s’explique pas.

La course à pied doit rester un plaisir
On me dit souvent trop me prendre la tête et que la course à pied doit rester un plaisir. Il est évidant qu’elle ne peut être autre pour moi, mais j’aime m’investir dans chaque objectif que je me fixe du mieux que je peux. La préparation n’a réellement débuté, mais la tête y est déjà ! Les kilomètres s’enchainent avec les séances pour cumuler un peu plus de 80Km par semaine… Début Février, nous rentrerons dans le plan de 8 semaines. Encore beaucoup de travail et d’investissement personnel à venir mais pour être à nouveau marathonien ce sera le minimum. Le chrono, s’adaptera le jour J avec une petite idée mais pour le moment place à la préparation ! Pour une association, un cœur, un enfant, un événement !

logo

« Allez au bout de vos défis » avec Isostar !

Après le succès rencontré par l’opération au printemps dernier , Isostar renouvelle le challenge. Plus qu’un simple jeu sur les réseaux sociaux, c’est une action de micro-sponsoring que la marque souhaite mettre en place au travers de cette opération. L’objectif est simple : Isostar s’engage à accompagner financièrement et matériellement un projet sportif qui sera le fruit du vote de la communauté Isostar sur Facebook. Alors pourquoi pas vous ?

Pourquoi cette opération?
Emmanuel, Chef de produits chez Isostar nous répond :
« Le dépassement de soi, l’effort, l’esprit de défi sont des valeurs qui font partie de l’ADN d’Isostar depuis toujours. Il nous semblait donc important de partager ces valeurs avec des sportifs, sportives qui au travers de projets parfois atypiques, difficiles mais toujours plein de sens cherchent à se dépasser, pour eux ou pour les autres. Par un accompagnement nutritionnel (produits et conseils) dans toutes les étapes du défi et d’un coup de pouce de 1000€, nous souhaitons ainsi aider le projet qui aura été choisi par notre communauté Facebook à se concrétiser »

Les chiffres clés de la première opération
45 soit le nombre de projets présentés
1200 soit le nombre votants
1 projet gagnant et qui a abouti avec succès

Les lauréats de l’an passé « Triathlètes du coeur » : « Grâce au soutien et à l’aide de nos amis mais aussi d’inconnus, nous avons réussi à relever le défi que constituait le projet : « Triathlètes du Coeur ». Tous les détails sur www.triathleteducoeur.fr 

Let’s ride en Chevreuse

Seulement deux jours après mon retour du Vietnam me voila à nouveau en selle. Direction la vallée de Chevreuse en région parisienne avec les amis de la Vélosphère (marathoniens fan de vélo). Ce matin nous avions un invité, David un Américain, fan de la petite reine, quel bonheur de faire découvrir notre parcours fétiche. Salvio fut « impérial » il n’a pas coupé de l’été et cela se ressent dans les bosses, j’ai pu faire « illusion » les trente premiers kilomètre, mais après j’étais dans le rouge. Adrien en apprentissage, s’en tire plutôt bien pour sa première saison de vélo. Malgré la canicule, nous avons parcouru les 63 km du parcours à bonne allure, le plaisir a été plus fort que les rayons du soleil.

Triathlon international de Chantilly 2012

Dimanche 26 août aura lieu le 3e Castle Triathlon Series de Chantilly, le parc du château chargé d’histoire servant de décor somptueux à cette course. Ainsi Le Grand Canal, site de l’épreuve de natation, fut dessiné et créé par Le Nôtre ; le parcours vélo qui fait le tour de la Forêt de Chantilly, avec ses chemins cavaliers et ses ronds-points en étoile, ont tous été également conçus par Le Nôtre. Le Parc de Sylvie, site de l’épreuve de course à pied, doit son appellation à la célébration de Marie-Félicie des Ursins – femme de Henri II de Montmorency. Comme vous le constatez, tous les ingrédients sont réunis pour allier culture et sport. Afin d’en savoir plus sur cette épreuve nous avons rencontré Colin CHILDES, Président du Club de Chantilly Triathlon et bénévole au sein de l’organisation de l’évènement.

L’épreuve française s’inscrit dans un challenge réunissant 5 épreuves à travers l’Europe dont le point commun est le château comme lieu d’accueil. Parlez-nous des autres épreuves :
Castle Triathlon Series est composé de 5 épreuves tous, dans des cadres exceptionnels chargés d’histoire. Les Series démarrent le 3 juin à Lough Cutra (South Galway, Irlande). Il est suivi le 24 juin par Cholmondeley Castle (Cheshire, Angleterre), le 22 Juillet à Castle Howard (York, Angleterre), le 26 Août au Château de Chantilly pour finir le 29-30 Septembre à Hever Castle (Kent, Angleterre).

Quelle est l’épreuve la plus ancienne de ce circuit ?
Le Triathlon Hever Castle est l’événement phare des Markel Castle Triathlon Series. L’événement a été créé en 2009 par Brian Adcock, un ancien Royal Marine et triathlète qui vit à proximité de Hever Castle. Brian a reconnu le potentiel de ce lieu pour un événement de triathlon. Fort de l’énorme succès remporté lors de la première série, Brian a décidé de développer le concept sur quatre châteaux en 2010 et à partir de cette année, le Markel Castle Triathlon Series inclura cinq châteaux et une série de soirées Sprint. Avec 8000 participants qui devraient prendre part cette année aux épreuves, les événements sont rapidement devenus des rendez-vous clés sur le calendrier annuel des épreuves sportives.

Pourquoi le choix de la France ?
Ce sont à la fois le charme du château de Chantilly comme site de premier choix pour un triathlon et la croissance du marché du sport en France qui ont suscité le lancement du Triathlon du Château de Chantilly en 2010. Le Château de Chantilly offre aux concurrents une magnifique épreuve, en commençant par la natation en eau libre dans le Grand Canal, suivie d’un parcours cycliste qui contourne la forêt de Chantilly et pour finir une course autour du château du 17ème siècle.

Considérez-vous le triathlon comme un sport d’élite ou un sport pour tous ?
Castle Triathlon Series souhaite avant tout promouvoir le Triathlon comme un sport pour tous. La natation, le vélo et la course à pied sont les sports les plus pratiqués par les français. Pour des distances raisonnables, la combinaison des trois sports sur un parcours sécurisé est réalisable par tous, de 8 ans jusqu’à plus de 65 ans. L’objectif principal étant de se faire plaisir dans un cadre exceptionnel et convivial, en famille, en groupe ou en solo.

Justement quel est le profil de vos participants ?
L’événement est ouvert aussi bien aux triathlètes confirmés qu’aux débutants, élites, enfants (âgés de 8 à 15 ans) et familles car il comprend six courses différentes adaptées à des capacités différentes. Les concurrents peuvent également prendre part à une équipe de relais de deux ou trois personnes. La participation des familles est une tendance croissante mais le profil moyen du triathlète reste un homme entre 30 et 40 ans (70% hommes et 30 % femmes), mais cela évolue rapidement avec l’introduction d’épreuves exclusivement féminines et le soutien de partenaires tels que Shock Absorber. En Angleterre, l’épreuve Avenir de Hever Castle, attire presque un millier de jeunes, pourquoi pas cela à Chantilly ?

Vous obtenez cette année le label de triathlon durable, l’écologie est-elle au centre de vos préoccupations ?
Castle Triathlon Series a le privilège d’organiser des événements dans des parcs de châteaux magnifiques, aussi  prend-il en compte avec énormément de respect l’environnement. Castle Triathlon Series est très attentif et fait toujours en sorte de respecter les politiques environnementales des lieux de ses événements. Il possède une solide organisation mise en place lors de chacun de ses événements qui assure un nettoyage complet après les épreuves. Enfin, il soutient l’agenda 21 de la Fédération et le triathlon durable.

Êtes-vous triathlète vous-même ?
Oui. J’ai eu le plaisir de découvrir le Triathlon grâce à des amis et lors de la toute première Edition 2010 de Castle Triathlon Series à Chantilly. Suite à cela, nous avons décidé de créer ensemble le club « Chantilly-Triathlon » pour que les gens de la région puissent découvrir et pratiquer le Triathlon en toute sécurité et convivialité. Le Club aujourd’hui est fort de 40 triathlètes de la région de 16 à plus de 50 ans et de tous niveaux. C’est une belle réussite !

L’évènement se déroulera sur la journée, pouvez-vous nous donner rapidement le programme ?
Je profite de cette question pour remercier nos partenaires locaux Fédération Française de Sport en Entreprise, Groupe La Poste, Cofely Ineo GDF Suez, Caisse d’Epargne Picardie, Toyota Saint Maximin, FMC Radio, La Ville de Chantilly, le Domaine de Chantilly, Lions Club Connétable, et PLAN France.  Leurs soutiens montrent à quel point ce genre d’épreuves mobilise grâce aux valeurs sportives qu’elles représentent.

La journée démarrera à 8h00 avec la première vague « Le Chantilly ». C’est la course phare : Français vs. Anglais vs. Irlandais (1500 m de natation / 40 km de vélo / 10 km de course à pied).

• Ensuite entre 9h00 et 11h00, des vagues « Le Condé » s’enchaîneront (800 m de natation / 40 km de vélo / 8 km de course à pied).

• A 10h00 s’élanceront les participants au Sprint « Le Louis XV » (400 m de natation / 20 km de vélo / 4 km de course à pied).

• Enfin à partir 14H, 3 vagues successives de jeunes (de 8 à 15 ans) s’aligneront sur des distances adaptées et sécurisées dans le parc du Château.

Informations pratiques et inscriptions en ligne pour la Série 2012
www.castlestriathlonseries.co.uk
www.triathlonchantilly.com