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Comme son nom l’indique, le challenge Nice Mont-Ventoux est une course vélo dont le départ est à Nice et l’arrivée au sommet du Mont-Ventoux col mythique du Vaucluse. Une épreuve de 400 kilomètre en trois étapes. Le but premier de cette épreuve, réunir des chefs d’entreprises ou des cadres dirigeants pour faire du réseau et vivre une expérience sportive. (suite…)

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Depuis deux, j’ai renoué avec un vieux plaisir, la pratique du vélo. Quel plaisir que de rouler entre amis et de découvrir de nouveaux paysages comme ceux de la vallée de Chevreuse ou des cols escarpés comme celui du Mont Ventoux.

J’ai repris le vélo à l’occasion du triathlon de Paris 2010, ce qui était au départ un pari avec le club d’athlétisme et devenue au fil du temps une récréation. Chaque année après le marathon de Paris, je passe au triathlon, cela permet une meilleure récupération en épargnant les articulations grâce au sport « portés » que sont le vélo et la natation.

Un projet fou, l’ascension du Mont Ventoux

Lancé cet hiver par quelques membres de la Vélosphère (marathoniens fan de vélo), l’idée à fait son petit bonhomme de chemin pour aboutir le 8 mai à la réunion de douze passionnés (9 garçons et 3 filles) à Bédoin pour l’ascension du col le plus impressionnant de France, dixit les sites spécialisés. Il existe trois possibilités pour démarrer, par Sault, Malaucène ou Bédoin le versant le plus « pentu ». C’est celui-ci qui fut retenu à l’unanimité…

Vacances, j’oublis tout…
La date n’a pas été choisie au hasard, nous allons nous appuyer sur ce jour férié pour mobiliser les volontaires. Ce n’est pas évident de réunir autant de personnes à 700 km de Paris. J’étais chez « papa et maman » à Marseille durant ces vacances, c’est donc en voisin que je fais le voyage. Mais ce voyage, je ne le ferais pas seul, car j’entraîne dans l’aventure mon frère mais surtout mon père qui arbore fièrement ses 73 ans et avec une condition physique qui en laisserait plus d’un rêveur…

Rendez-vous à Bédoin
L’ensemble de la Vélosphère se retrouve à 9h30 autour d’un café pour dernier briefing qui sera très simple : « prenez un maximum de plaisir et faites-le à votre allure ! ». Un léger échauffement de 5 km sur les environs du village suffisent à nous mettre en température.

A vos chronos…
Nous voilà sur la borne du kilomètre zéro qui matérialise le départ de l’ascension qui se terminera 22 km plus haut. L’ambiance a changé, beaucoup moins décontractée. Nous comprenons très vite que chacun veux son chrono, son trophée…

Il ne faudra pas plus de trois kilomètres et le village de Saint-Estève pour le peloton explose. Je me retrouve en chasse patate à faire la montée dans une grande solitude ! Mon frère qui possède un bon niveau de cycliste m’attend charitablement au chalet Reynard qui représente les deux tiers du parcours. Il me lance : « tu veux faire une pause ou attendre les autres ? », tu es fou ? Je veux aussi mon chrono ! Il me servira alors de lièvre jusqu’au sommet, en m’encourageant a bon escient.

La station météo qui symbolise le sommet, nous tant les bras, elle trône sur ce mont chauve. Le spectacle est magique, nous sommes sur la lune. La végétation a disparu et seules les pierres sont resté ce qui donne un reflet éblouissant. Je possède une forme extraordinaire, j’ai peu de kilomètres au compteur mais une envie de rouler qui donne des ailes.

Dernier virage…
Je suis à une encablure du sommet, il commence à y avoir du monde. Je reçois les encouragements de ceux qui sont déjà arrivés. Je vais faire partie de la famille des grimpeurs qui ont fait le Ventoux. Un sursaut d’orgueil, je laisse sur place le malheureux cycliste qui m’accompagnait depuis peu. Je franchis fier la ligne et le premier geste va à ma Garmin ! Je stop le chrono et le savoure… Il affiche 1h 39’, je ne sais pas si c’est un bon chrono, mais je suis heureux !

Nous sommes tous dans un mouchoir de poche et à chaque arrivée son ovation. Nous posons pour une photo souvenir et le froid nous pousse à redescendre au plus vite. Pour la descende, c’est idem à la montée, chacun à son rythme car elle très technique. Nous restons groupés jusqu’au Chalet Reynard, puis ce sera chacun pour soi…

Le meilleur moment
La journée ne s’arrête pas là, nous allons tous déjeuner ensemble dans un restaurant très sympathique. Nous allons revivre cette ascension minute par minute par le biais de chacun des témoignages le tout arrosé par une bière bien fraîche. C’est aussi ça le sport, de grands moments de convivialités…

Seulement deux jours après mon retour du Vietnam me voila à nouveau en selle. Direction la vallée de Chevreuse en région parisienne avec les amis de la Vélosphère (marathoniens fan de vélo). Ce matin nous avions un invité, David un Américain, fan de la petite reine, quel bonheur de faire découvrir notre parcours fétiche. Salvio fut « impérial » il n’a pas coupé de l’été et cela se ressent dans les bosses, j’ai pu faire « illusion » les trente premiers kilomètre, mais après j’étais dans le rouge. Adrien en apprentissage, s’en tire plutôt bien pour sa première saison de vélo. Malgré la canicule, nous avons parcouru les 63 km du parcours à bonne allure, le plaisir a été plus fort que les rayons du soleil.

La vie peut-elle se résumer à une équation mathématique ?  Le week-end fut sportif avec les membres de la vélosphère samedi matin et du club de Nanterre dimanche après-midi. Deux clubs, deux sports, deux ambiances…

Samedi matin rendez-vous à 8h30 pont de Sèvres pour la troisième sortie des marathoniens fans de vélo. Au programme : château de Versailles, Marly-le-Roy et retour. Les choses commencent mal, Patrick du blog Running Coffee est victime d’une crevaison à 100m du départ, la guigne. Mais c’est sans compter sur les aptitudes au bricolage de Salvio.

Dépaysement garanti
Nous passons par les canaux du château de Versailles qui sortent péniblement de la brume, c’est un spectacle magnifique. Dans l’eau des avirons façon « Cambridge » dépaysement garanti. Nous abordons une longue ligne droite, l’occasion pour Franck « Running solidaire » de nous montrer l’étendue de ses talents. C’est parti pour une longue chasse avec prise de relais. Première cassure dans le peloton.

Parc de Marly, petite pause pour reconstituer le groupe. Il ne reste plus qu’à remonter tout ce que l’on vient de descendre. C’est simple le vélo !

Nous croisons des paysages, qui sont pour moi, complètement nouveau. À quelques kilomètres de Paris, nous sommes en pleine campagne, avec des étangs, de la végétation aux couleurs automnales et pas mal de dénivelé.

Il est déjà temps de rentrer, nous abordons le chemin inverse avec son nouveau lot d’ennuis techniques comme ce dérayage de Raphaël en pleine côte ou cette crevaison d’Othmane pile face au château de Versailles, la classe, non ?

Autre jour, autre ambiance…
Dimanche, les jambes sont un peu lourdes au réveil, sûrement des traces de la veille. Je prépare mon sac, avec cette fois ci des chaussures à clous, un short et le débardeur du club de Nanterre. Direction Sartrouville pour mon premier cross de l’année. L’ambiance est complètement différente des courses sur route. Il y règne une ambiance plus « fête foraine » ! Des tentes, des familles, des stands de frites, etc…

Ce cross était la première fois pour deux membres du club, Hodha et Othmane, séquence émotions. Tous les éléments été réunis pour faire de cette course un bon moment : un tracé sympa avec des bosses, des virages et de la boue. Côté spectateurs, il  avait de quoi mettre l’ambiance, de nombreux clubs avaient fait le déplacement.

Être vétéran a quelques avantages
Nous courons toujours en premier, ce qui permet par la suite d’être plus serein pour encourager les copains. Cela nous a permis de courir sous une température plutôt clémente, ce qui n’était plus le cas pour les seniors deux heures plus tard. Pour ma part, une course plutôt réussi, un départ prudent, une bonne gestion de la course et à l’arrivée une place de 29e avec un chrono de 34’ 16’’ pour une distance de 8,5 km soit une vitesse de 15 km/h.

Les filles entre en scène…
Chez les féminines pas de discrimination : les espoirs, les seniors et les vétérantes partent ensemble. Dans cette catégorie, les maillots rouge et blancs sont partout. Chacune, malgré le froid et la douleurs affichent un grand sourire.

Le moment fort de l’après-midi
La course des seniors. Au départ des vraies pointures ! Comme Paul Melly un Kenyan, qui a remporté le cross des Mureaux et le Semi-marathon de Boulogne peu de temps auparavant.

Départ en trombe pour les concurrents de cette dernière course de la journée. Pas de surprise, notre Kenyan et en tête. Il emmène dans son sillage quelques coureurs, à qui il va mener la vie dure. Dans le peloton, une vague rouge et blanche, celle aux couleurs de Nanterre. Notre club, ne compte pas moins de 16 engagés chez les seniors. Moussa notre fer de lance est parti vite, peut être trop vite ? Il est suivi de prêt par Florian. Les autres « Nacards » sont aux coudes à coudes.

Sans surprise, Paul Melly termine en tête. Moussa est contraint à l’abandon suite à une douleur dorsale. Les garçons du club ont porté très hautes les couleurs de Nanterre. La journée se termine, chaque club démonte son barnum, et se donne rendez-vous pour les départementaux en janvier 2011.