J’irai courir chez vous… à Hanoï épisode 2

.

J’ai passé le week-end dernier à visionner des vidéos de la SaintéLyon, j’en suis encore frigorifié, c’est pourquoi je vous propose de mettre le cap franchement à l’est et direction le Vietnam pour une nouvelle session de running touristique à travers les rues d’Hanoï.

Lors de cet épisode je vous emmène sur les rives du lac de l’épée restituée, un symbole pour la ville. Les bords du lac ombragés d’arbres centenaires connaissent une grande activité dès le matin, lorsque les habitants viennent y faire la gymnastique. Dans la soirée, il est un des lieux de rendez-vous les plus fréquentés par les amoureux.

Hanoï restera un grand souvenir dans mon périple au Vietnam
Dans cette ville où se mêle la tradition mais aussi une très grande modernité. Les nouveaux quartiers abritent les enseignes les plus luxueuses, ce qui peut parfois choquer  car elles côtoient de prêt les bidonvilles.

Je me suis attaché à vous faire découvrir le vieux quartier. Cet endroit est le plus typique et le plus attachant, ses petites rues regorgent de commerces regroupés par corporations. Je vous fais découvrir dans ce reportage la rue des merceries, des bambous et celles des petits restaurants.

Ce pays regorge de trésors et de routes à explorer, alors suivez- moi et laissez-vous guider…

Voila l’agence que nous avons utilisé pour notre séjour : http://www.authentikvietnam.com/fr/circuit-vietnam.html

Publicités

Première Diagonale des Fous : Jusqu’au bout du Courage pour Giao…

.

L’ami Giao est un touche à tout de talent, il débute la course à pied il y a seulement quatre ans et le voila engagé dans l’une des courses les plus dure du monde. Folie ou aventure humaine ? Il revient pour nous sur son incroyable périple en terre réunionnaise. La parole à Pierre-Marc Giao…

Il est des courses qui font rêver nombre de coureurs même parmi les plus expérimentés, parmi les plus dures de la planète figurent Le Grand Raid de La Réunion dont c’était la 20ème édition cette année. J’ai eu l’immense privilège d’y participer, quelle course de folie c’est le cas de le dire.

La Réunion se situe à 9.300 km de Paris et de l’autre côté de l’Equateur, l’été commence vers le 10 novembre, l’hospitalité y est exceptionnelle surtout chez Fabienne et Johnny Pérot, le soleil toujours présent dans leur coeur et dans le ciel depuis leur terrasse. Comme je ne supportais pas la chaleur, j’étais parti une semaine avant ma plus grosse course de l’année pour m’acclimater aux 26°C et à l’humidité ambiante. J’avais même poussé la blagounette jusqu’à courir deux heures sur un site prisé par les traileurs, le Piton-Babet du nom d’un des anciens maires de Saint Joseph, la ville du Sud où j’avais posé mes trail-runnings. Tout se passait bien et je coulais des jours heureux bien chargés de sommeil réparateur et préparateur jusqu’au matin du 18 octobre le jour de la course. Le premier contrôle matériel avait lieu à 19h heure locale et le départ à 22h. Je retrouvais Le Bagnard de Kikourou et Daniel qui faisait sa deuxième traversée de l’Île après 2010 et ses 140 km. Pour la vingtième édition, le comité directeur de la course organisée par Robert Chicaud avait sélectionné un plateau relevé des anciens vainqueurs du Grand Raid entre autres Cléo Libelle, Vincent Delebarre et Kilian Jornet.

Le Grand Raid n’est pas une course comme les autres !
La sécurité est primordiale. Après que Johnny m’ait déposé vers Saint Philippe à 800 m du Cap Méchant, je me présentais au point de contrôle. Les bénévoles vérifièrent que je transportais bien mes deux bandes adhésives, ma couverture de survie, ma frontale, mon téléphone, mon sifflet et ma réserve d’eau. Après avoir passé ma puce au premier point pour homologuer mon départ, je m’installais dans un coin en attendant de voir des têtes connues. Ce fut Le Bagnard de Kikourou que je reconnus en premier puisque nous avions fait l’objet d’un article chez Maya et d’encouragements de la part de Jean-Pierre Run Run.

Puis ce fut mes retrouvailles avec Daniel du groupe OVS du samedi matin du BdB – le Bois de Boulogne – il me disait que nous étions des branques à nous taper 170 km et 10845 m de D+ alors que les copains allaient faire leur 9 ou 13 km avant de passer à l’apéro. Plus nous approchions des 22h plus la tension était palpable, les tamtams réunionnais marquait le rythme des encouragements d’une manière tribale, tous les yeux étaient rivés vers le compte à rebourg ou plutôt l’heure officielle de la course. Les raideurs laissèrent passer les favoris de la course pour ne pas les gêner ensuite ce fut le plus gros des 2.783 coureurs à entrer en position. Je m’étais mal débrouillé et était resté en quasi-dernière position avec Daniel.

Quand le signal de départ fut lancé, une grande clameur se fit entendre et tous les coeurs battaient en même temps au rythme des chaussures de trail battant le bitume de St Philippe. Nous avions devant nous 5,5 km de faux plat montant puis descendant. Après le rond point, je fis la bise à Johnny et Abraham qui s’étaient postés pour m’encourager dès le départ, deux heures trente d’attente pour dix secondes de moments de partage, c’est beau.

Le début de La Diagonale est ce qu’il y a de plus facile
7,7 km de route bitumée de la RN2 suivie par des passages larges dans la forêt jusqu’au second point de contrôle au début du Chemin de Ceinture (7,7 km). A partir de là, cela commençait à grimper mais ce n’était pas méchant, 500 m de D+ pour 3,4 km c’était un bon début car sur un sentier relativement plat. Premier bémol de la course, lorsque nous sommes arrivés au ravitaillement de Kiosque Mare Longue / Le Banc (11,1 km) , il ne restait plus rien juste des morceaux de sucre et de l’eau pour nos Camelbak, plus d’eau chaude, des bananes ne restaient que les peaux et quelques morceaux de fruits secs se battaient en duel dans les assiettes cartonnées éparses. Je vis déjà le premier abandon à cet instant. La course commençait à peine et derrière ce ravitaillement sans point de contrôle, nous allions attaquer le gros morceau de la première partie : l’ascension du GR2 Puy Raymond. Une sucessions d’escaliers en single-track, les coureurs en file indienne. C’était interminable, on avançait d’une marche ou de deux puis on attendait, des petits malins s’amusaient à nous dépasser quand même, avec l’avancée de la nuit, l’excitation et l’énervement commençait à se faire sentir. L’ascension de 15,5 km pour 1.900 m de D+ avait duré 8h car j’étais parti à l’arrière et avait perdu plus de temps à attendre qu’à avancer. Nous commencions à voir des raideurs rebrousser chemin tout penauds, d’autres étaient habillés en short, tee-shirt et manchons, un peu léger pour affronter les -2°C ambiante. La vue était sublime avec le soleil rasant le sommet des volcans. Je me retournais pour prendre quelques clichés. J’arrivais à 6h56 au point de contrôle de Foc Foc ( 29 km) et le temps de prendre une soupe, du coca-cola, de consulter et d’envoyer deux textos, j’étais reparti vers la Route du Volcan et j’avais 7 km à boucler en 1h40.

J’étais reparti dans un schéma de course à étapes
J’attaquais chaque échéance l’une après l’autre. Le Piton de la Fournaise émergeait majestueux des nuages et je poursuivis mon chemin dans un paysage lunaire en direction de l’Oratoire Sainte Thérèse (38,9 km) puis au point de contrôle du Piton Textor (42,2 km). Je venais de passer la distance symbolique du marathon sur la Diagonale des Fous et il était 10h15 soit 12h15 après avoir pris mon départ, jamais un marathon n’avait été aussi long et intense. Quand je pouvais je trottinais, essentiellement sur les faux-plats descendants. Dans l’étape suivante, je devais rejoindre Mare à Boue soit 9 km en 2h30 et je perdais au passage 500 m de dénivelé. Facile je vous aurais dit, en réalité à La Réunion, la descente n’est jamais en ligne droite et plutôt une succession de montées et des descentes, avec une tendance pour l’ensemble plutôt en D+ ou en D-. La difficulté supplémentaire est qu’il commençait à bien pleuvoir et j’affrontais un nouveau terrain de jeu, la boue de ladite Mare. Les chemins que nous empruntions en était gorgés, je croisais une femme qui avait été écoeurée moralement et physiquement de patauger autant dedans. Je n’avais pas de technique pour pratiquer ce genre de chemin, je fis comme je peu. Sur les trois derniers kilomètres, nous retrouvions du bitûme et je me remis à trottiner car nous étions limites pour arriver hors délais. Mon état d’esprit était de poursuivre la course coûte que coûte, sauf en cas de blessure ou de rattrapage par les barrières horaires. A 13h15 je pointais tout content à Mare à Boue (52,4 km) et retrouvais un bon plateau repas avec du thé, du coca, de l’eau, du délicieux poulet cari et des pâtes coquillettes. Trois minutes plus tard, les arrivants étaient hors délais et disqualifiés mais n’avaient aucun moyen de revenir au point de départ ou d’arrivée, deuxième gros bémol d’organisation de la course. Non seulement on était amer d’avoir abandonné mais aussi le rapatriement était une deuxième galère et c’était la loi du système D et de la débrouille.

De Mare à Boue, je devais joindre le fameux Gîte du Piton des Neiges, j’étais bien requinqué par le repas et j’attaquais la suite de mon périple fantastique en pleine possession de mes moyens. Après un passage bucolique en rase campagne, je déchantais vite car la pluie avait fait son office et la boue était maintenant détrempée et gorgée d’eau. C’était pire qu’auparavant. L’autre principe de l’Île est que lorsqu’une difficulté est posée, elle n’existe pas pour quelques centaines de mètres, elle perdure sur plusieurs kilomètres pour bien nous la faire sentir. J’avais en théorie 5h pour parcourir 12,3 km pour un coureur sur route cela peut paraître un jeu de foetus, pour un traileur de campagne, c’est facile mais à La Réunion, cela m’a pris 8h.

A la difficulté de la boue, s’ajouta celles des rochers et des racines
La succession de descente et de montée entamait bien mon moral, je pris un bâton pour tenter de poursuivre mais l’avance que je croyais avoir se réduit comme une peau de chagrin. Je devais être dans les derniers coureurs quand je croisais deux nouveaux abandons puis Mano un réunionnais qui avait fait la course en 2000 et la trouvait bien dure cette année. Il avançait bien contrairement à moi qui commençait à perdre les pédales. J’avançais de plus en plus difficilement quand je croisais un cabri qui retira ses écouteurs quand je lui posais la question : « Dans longtemps le prochain ravitaillement ? » Il me répondit « 3 heures » mais c’était à son allure pas du tout à la mienne, puis il remit son casque et quand je me retournais pour le voir partir, il avait déjà disparu. Il avait quand même eu le temps de me dire : « tu continues sur le sentier, tu suis les balises et surtout tu ne t’arrêtes pas ».

Là je commençais à en avoir marre
Les montées, les descentes, ce n’était plus de la marche ou de la randonnée mais de l’escalade. J’avais des racines plein le sol et quand ce n’était pas elles, c’était la boue avec beaucoup d’eau. Je commençais à réaliser mon calvaire quand je vis un panneau indiquant « Gite du Piton des Neiges 6 km (3h30) ». J’étais démoralisé. A ce moment, Mano me rattrapa accompagné d’un curieux bonhomme en jupe. En fait il s’agissait de David un serre-file qui fermait la marche et avait la double mission de reprendre toutes les balises et de raccompagner les retardataires vers le poste de contrôle le plus proche. Et le plus proche pour moi était en théorie à 3h30 de l’endroit où nous nous situions. J’avais de plus en plus de mal à poursuivre même avec mon bâton qui m’aidait bien et quelques instants plus tard, nous fûmes rejoints par quatre autres serre-file donc Karine, Théo, Miguel et Eusébio. C’était la première fois que je rencontrais des serre-file dans une course et il faisaient un travail formidable. Il fallait déployer des trésors de psychologie pour m’encourager et me faire avancer malgré la fatigue, le manque de sommeil et l’hypoglycémie qui commençait à poindre  son nez. David affirma que nous étions à une heure du Gite puis à vingt minutes. Mais étonnamment, vingt minutes succédèrent aux vingt minutes puis encore vingt minutes.

C’était sans fin , un vrai calvaire, on montait des blocs de rochers, on en descendait, on passait par une rivière de boue et rebelote. L’histoire a duré et duré et duré. Miguel et David se relayaient pour m’aider à avancer car je commençais à aller mal. Finalement nous sommes tout de même arrivés au Gite du Piton des Neiges (64,7 km) à 21h au lieu des 18h30 escomptés.

J’étais exténué, à bout de forces
Très malheureusement, le gite ne pouvait pas garder les six raideurs car ils n’avaient pas l’infrastructure suffisant pour nous gérer, nous offrir un lit pour la nuit puisqu’ils devaient se préparer pour la course qui allait débuter le lendemain qui était le Trail du Bourbon (le semi-raid).

David et les serre-files décidèrent donc de nous faire descendre le bloc jusqu’au stade de Cilaos en pleine nuit jusqu’à vers minuit. Mon calvaire n’était pas terminé mais je commençais à prenre l’habitude, c’était La Réunion dans une course pas comme les autres, très très technique et où il n’y a absolument rien de facile, tout est difficile et quand c’est difficile, c’est aussi très long.

La descente du Bloc ne fit donc pas exception. Souvent à pic, avec des montées et des descentes, des marches, mais heureusement sans rochers et surtout sans la boue. Juste des virages et le précipice sans garde-corps mais à la limite dans la nuit noire, c’était le détail qui gênait le moins. Le mot « interminable » à La Réunion est une évidence et la descente qui devait durer 2h30 prit un peu plus longtemps et à la fin je n’étais pas beau à voir, un serre-file pour le bras gauche, un pour le bras droit, un à l’avant pour anticiper les difficultés et une pour me montrer les pas à suivre. J’ai appris l’humilité sur ce raid car j’avais compris que je ne savais pas marcher, poser les pieds et surtout les lever, assurer mes appuis. Je vous passe les détails car nous sommes arrivés à Cilaos et pour moi c’était bien la fin de mon Premier Grand Raid après 24h d’efforts intenses où je suis allé au bout du chemin où mon courage et mon entraînement m’avaient emmené.

C’était une superbe expérience
Même si elle ne s’est pas terminé par une médaille, j’étais content d’en sortir sain et sauf puisque l’épreuve s’est trouvée endeuillée par la chute d’un raideur de 53 ans au lieu-dit Col des Fourches à Salazie. La fatigue, le manque de sommeil et de lucidité ont eu raison de cet athlète pourtant expérimenté qui avait fait fait deux fois l’UTMB et deux fois le Grand Raid. Pour ma part, c’était bien d’en arrêter là car je n’avais pas le niveau pour continuer plus loin, j’ai envie de retourner à La Réunion pour faire des reconnaissances sur la suite du périple, de m’entrainer et pour aller plus loin les prochaines tentatives de ce monstre ultime qu’est La Diagonale des Fous.

 La route est longue vers le succès mais ce qui importe le plus c’est peut-être pas la destination, mais le chemin que l’on emprunte pour y arriver, plein d’enseignement et plein de richesses !

Je remercie tous mes amis pour leurs nombreux témoignages de sympathie et de soutien sur tous les supports possibles et inimaginables, pour leur accueil mémorable et exceptionnel mes formidables amis Fabienne et Johnny Pérot de Jean Petit que j’ai rencontrés grâce à Elé, une pensée particulière émue pour Carine, Guillaume, Gilbert et Amandine.

Pierre-Marc Giao

Retrouvez les tribulatons de Giao sur son blog : http://thegiao2001.typepad.fr/

Classement et résultats de la diagonale des Fous ici 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

J’irai courir chez vous à Hoi An

.

Un nouvel épisode de la série « j’irai courir chez vous », il se déroule dans une petite ville magnifique située au centre du pays : Hoi An. J’avais rendez-vous avec un ami français d’origine vietnamienne : Siph.

Ce footing, nous l’avions programmé depuis des mois, nous en parlions lors de nos entraînements au club de Nanterre. Une fois sur place, il a fallu ajuster nos calendriers pour trouver le bon moment. Et ce fut Hoi An.

Entre ciel et terre
Notre périple part de l’hôtel situé en bord de mer pour se diriger rapidement dans les rizières toutes proches. Il est tôt, 6h30, mais déjà pas mal de monde dans les champs et les routes aux alentours. Nous nous enfonçons dans les rizières avec pour témoins des buffles.

La salle de sports
A l’entrée de la ville, nous croisons une salle de sports, qui malgré l’heure est remplie d’hommes de tous les âges. Nous décidons de rentrer jeter un œil. Nos sourires et nos salutations ne réussissent  pas à détendre l’atmosphère. Ils se demandent ce que deux touristes viennent faire là ? Je dois l’avouer, je ne n’étais pas en totale confiance.

La vieille ville
Le marché bat son plein, nous le traversons en courant, il y a plein d’odeurs et de couleurs. Nous apercevons au loin le monument le plus représentatif de la ville : le pont-pagode japonais (Chùa Cầu). L’endroit est magnifique !

Une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO
Divers styles architecturaux se retrouvent à Hội An : chinois, japonais, français. Huit cent quarante-quatre bâtiments sont répertoriés pour leur intérêt historique et architectural. Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Ce symbole se retrouve également sur les portes des maisons et protège ainsi ses habitants. De nombreuses maisons sont construites dans un bois noir et très dur, le jaquier.

Les maisons aux façades colorées de jaune et aux volets turquoises qui se reflètent dans la rivière, le trafic des sampans, son marché riche aux mille produits, parfums et saveurs sont autant d’images typiques de la ville. Au petit matin, les pêcheurs amènent leur prises nocturnes au très pittoresque marché aux poissons. (source Wikipedia)

J’irai courir chez vous… à la baie d’Halong terrestre

Qui n’a jamais songé à s’évader ? À se déconnecter pour un instant de la réalité et de vivre un rêve tout éveiller ? Faire un footing à la Baie d’Halong c’est un peu ça ! Il régne une ambiance apaisante, presque mystique et le paysage est à vous couper le souffle. Des collines qui ont les pieds dans l’eau. Des rizières à perte de vue «et au milieu coule une rivière»…

Cela fait maintenant 10 jours que nous sommes au Vietnam et pourtant je ne me lasse pas de ces paysages. Nous sommes arrivés la veille à Ninh Bình pour une visite en pirogue. Les rameurs ont une particularité : ils rament avec les pieds ! Leur technique est indescriptible, mais terriblement efficace. La visite de la baie d’Halong terrestre reste l’un des moments forts de notre séjour. Nombreux, sont ceux qui la préfère à la baie d’Halong maritime.

Réveil à 5h30
Afin d’apprécier le spectacle qui m’attend et de ne pas trop souffrir de la chaleur, je me lève aux aurores. Je quitte l’hôtel sur la pointe des pieds et le ventre vide. Direction la baie.

A ma grande surprise, je ne suis pas seul dans la rue. Le jour est levé et la vie s’active doucement. Je croise même des écoliers, ils partent à pied ou en vélo. J’avais repéré le terrain la veille, lors de notre balade, je sais où j’irais aujourd’hui !

Je quitte la ville
J’aperçois les premières collines qui forment cette baie, au loin les rizières ressemblent à de grands lacs verts. Je trouve un chemin qui serpente entre palmiers, riz et rivières. Dans ce pays, je ne me suis jamais senti en danger, vous pouvez quitter la ville et aller sur les chemins de traverses vous ne rencontrerez jamais d’agressivité ou d’inquiétude. Les gens ont l’air étonné de me voir, mais avec le sourire !

Les kilomètres défilent
Comme je l’explique dans la vidéo, je suis enivré par ses paysages, il est très tôt, je n’ai rien dans le ventre, mais j’ai de très bonnes sensations. Mes jambes répondent à chaque accélération. Au détour d’un chemin, je croise un groupe de femmes, elles me font signe d’approcher. Elles ont vu que j’avais une caméra et me demandent de filmer leur bébé ! Je pense un instant qu’elles vont ensuite me demander de l’argent ? De toute façon, je n’en ai pas !

Leur démarche est dénuée d’intérêt, je crois qu’elles sont fières de leurs enfants et veulent le montrer au monde entier. Les quelques minutes que durent cet échange sont magiques, il représente ce que je suis venue chercher au bout du monde.

Un petit tour au marché ?
Sur le retour, je fais une halte au marché. Il n’y a que des aliments, les odeurs se mélangent. Ce qui le matin à jeun n’est pas forcément une bonne chose. Je fais à nouveau des rencontres et échange avec deux commerçantes, je ne comprends absolument rien, mais c’est drôle et visiblement c’est communicatif car les voisins d’étal ont le sourire aussi.

Il est temps de rentrer à l’hôtel et de rejoindre ma petite famille, car nous avons pas mal de route pour rejoindre cette fois la baie d’Halong maritime. A suivre…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

J’irai courir chez vous… à Vu Linh

Nous allons quitter le tumulte d’Hanoï pour la tranquillité de la jungle. Au programme un périple de 200 km en mini bus à travers les rizières et les grandes étendues. Ce soir nous dormirons dans un éco-lodge au bord du lac Thac Ba. La jungle sera l’occasion d’un footing plein de rebondissement ! Aventure et autodérision seront au rendez-vous…

Départ très tôt d’Hanoï, car la traversée de la ville est toujours hasardeuse à cause de ses embouteillages. Nous n’avons que 200 km à faire, mais au Vietnam, compte tenue de l’état du réseau routier, des accidents et des limitations de vitesse, il faut tabler sur une moyenne de 40 km/h pour avoir une idée de l’heure d’arrivée.

En quittant la ville, nous prenons conscience de la grandeur de la ville, Hanoï est une ville de trois millions d’habitants. Mais seul le centre et surtout la vieille ville sont dignes d’intérêt. Le reste constituant une grande banlieue où se mêlent usines, bidonvilles et champs de riz.

Nous sommes attendus le midi par une famille pour un déjeuner « chez l’habitant », quel bonheur de quitter les grands axes et de prendre les chemins de traverses au sens propre comme au figuré. C’est une famille d’agriculteurs qui nous accueille dans leur maison, accompagnée de leurs 3 enfants. La rencontre est magique, nous ne nous comprenons pas, car ils ne parlent que le Vietnamien mais le courant passe immédiatement. Les enfants nous montrent l’exemple en jouant simplement au ballon ou à cache-cache.

Il règne un parfum d’aventure
Il est temps de reprendre notre périple, nous devons rejoindre à pied le lac Thac Ba qui se situe à 15 mn de marche. Nous nous enfonçons dans la jungle, pour ensuite déboucher sur des rizières et enfin le lac. Nous prenons place dans une longue pirogue. Il règne un parfum d’aventure. La balade nautique durera une heure, c’est le temps pour accéder à un petit paradis !

Nous mettons pied-à-terre, tels des découvreurs du nouveau monde. Il n’y avait rien et voilà qu’au milieu de nulle part surgit une grande bâtisse sur pilotis. Il s’agit de l’Eco-lodge « La vie », une demeure typique où nous passerons l’après-midi et la nuit seulement. Après avoir pris possession de la chambre, « l’appel de la jungle est trop fort », comment ne pas tenter un footing dans ce lieu si sauvage ?

Le maître des lieux me met en garde
« ne t’éloigne pas trop du chemin, car nous sommes dans la jungle et il y a des animaux pas forcément gentils »  Il me parle de tigres et de panthères, je pense qu’il se moquent un peu de moi, mais bon soyons prudent. Ce qui est sûr c’est la présence de nombreuse espèces de serpents très venimeux ou mortels. C’est parti, je reste pour l’instant sur la piste et tente de m’habituer à la moiteur.

Le parcours est vallonné, une succession de toboggans, je le prends « cool » je ne suis pas là pour faire une séance mais juste en prendre plein les yeux. Au détour d’un chemin, je tombe nez à nez avec un chien. Sursaut garanti ! La chaleur est étouffante, j’ai du mal à respirer. Je retourne près du lac en pensant qu’il y aura plus d’air.

Je jette l’éponge
Au bout de 35 mn, je déclare forfait, je n’ai plus de plaisir et cela devient pénible. Je regagne notre maison sur pilotis afin de rassurer ma femme car après mon épisode d’Hanoï, elle a peur que je me perde à nouveau. Quel bonheur de finir en sirotant une Tiger beer  au bord du lac. Il est temps de se préparer pour le repas du soir que nous prendrons dans une grande pièce, tous assis par terre. L’une des grandes spécificités de ce voyage est le partage avec les Vietnamiens.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

J’irai courir chez vous… Hanoï

.
Ce titre vous dit sûrement quelque chose et pour cause il est un hommage à la célèbre émission d’Antoine de Maximy qui se nomme « j’irai dormir chez vous ». J’inaugure une nouvelle rubrique, qui a pour but de faire découvrir des pays ou des régions au travers du running. Comme le blog se nomme « Run, Reporter, Run… » j’ai comme ambition de vous faire découvrir au travers de reportages la vie ailleurs…

Cette année, le terrain de découverte sera le Vietnam du Nord au Sud, première escale à Hanoï, capitale du pays qui compte plus de trois millions d’habitants. Je logeais dans le vieux quartier, une fourmilière qui s’agite jour et nuit au rythme des klaxons. Les rues sont envahies de scooters, il représentent 85% de ce qui roule dans cette ville, à mon grand étonnement les vélos sont quasiment inexistants.

Les principales curiosités de la ville

• le petit Lac (Hoan Kiem, lac de l’épée restituée) qui est le lieu ou les gens font du sport le matin et l’endroit, m’a t’on dit, où je pourrai rencontrer des coureurs.

• La pagode au pilier unique

• Le temple de la littérature

• La maison où vécu Ho Chi Minh

• Le théâtre des marionnettes « sur l’eau », etc…

Prise de contact
Arrivée à Hanoï, la moiteur me tombe dessus. Une chaleur humide qui vous couvre de sueur toute la journée. Je laisse passer 3 jours afin d’absorber le décalage horaire et m’acclimater à la température ambiante. Réveil à 6h30 afin d’échapper à la canicule et direction le petit lac à la rencontre des runners. Celui-ci étant proche, je décide de faire une petite virée dans la ville. Je m’enivre des senteurs matinales, je cours avec un grand sourire et les yeux qui brillent.

Lost in Hanoï
À cette heure, je ne croise pas un seul occidental, j’ai le sentiment de découvrir la ville et d’être un privilégié… Un tour à droite, un tour à gauche et ce qui était prévisible arrive, je suis perdu ! Je n’ai plus aucun repère. Impossible de reconnaître le moindre monument.

Cela fait maintenant 45 minutes que je suis parti de l’hôtel, j’ai chaud, j’ai soif et pas la moindre idée d’où je me trouve.

Pékin Express
Je dois demander de l’aide, mais les personnes que je rencontre ne parlent pas l’Anglais. Je n’ai pas de téléphone portable et pas d’argent sur moi, comment faire ? À la manière de l’émission de M6 « Pékin Express » je dois me débrouiller tout seul et sans argent.

Je rentre dans une agence « China Airlines », je me dis ils parleront sûrement l’anglais. Bingo, j’explique que je suis perdu et que je voudrais retourner à mon hôtel. Elle me pose la question toute simple : « ou se trouve votre hôtel ? » Je n’en savais, rien !

Magie de l’internet
Je connaissais seulement le nom de l’hôtel et en un instant nous trouvons sa trace sur Google. Je suis d’après Google map à 6,5 km de mon lieu d’arrivée. Trop loin pour rentrer à pied, cela fait déjà 1h30 que je suis parti. La dame me propose d’appeler une moto-taxi que je payerai à mon retour à l’hôtel.

Moralité…
Toujours partir avec une pièce d’identité, un peu d’argent et un téléphone portable. Le GPS de l’Iphone m’aurait ramené sans soucis.