Préparation marathon dans l’œil du cyclone

Préparation marathon_Run Reporter Run

Le marathon de Paris est dans trois semaines, nous voilà dans la période la plus dure. Les sorties sont  plus longues, les fractionnés plus exigeants et donc un corps qui commencent à accuser le coup…

Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à sentir l’effet « prépa » sur mon organisme. De vieilles douleurs au mollet droit, un bassin qui coince et l’impression que chaque matin est une torture. Pourtant c’est la première fois que je m’accorde autant de temps de sommeil. Je suis au lit à 23h maximum depuis le début du pland’entrainement, ce qui aide à la récupération. Mon ostéo à qui je posais un jour la question sur les compléments alimentaire, m’a répondu que la seule chose dont le sportif avait réellement besoin était d’une bonne nuit de sommeil.

Il faut le savoir, les phases de récupération sont aussi importantes que les phases d’entrainement !

Détails du plan d’entrainement
La semaine en cours est la plus éprouvante. Je rentre du semi de Lisbonne, avec un peu de fatigue dans mes bagages et me voilà à l’attaque de la charge suivante :

  • Mardi : 45 mn d’endurance
  • Mercredi midi : musculation
  • Mercredi soir : 12 x 400m
  • Jeudi : 1h15 mn d’endurance
  • Vendredi : musculation
  • Samedi : 10 x 1000m
  • Dimanche : 2h30 mn avec variation d’allures.

Nous pouvons parler de week-end choc ! Les 10 fois 1000m se feront sur piste à Issy les Moulineaux sous l’œil attentif du coach Xrun : Jean Delatour. La cadence : 4’ 09’’ au km avec une récupération de 2’. Dimanche nous prenons les mêmes et nous recommençons.  L’une des spécialités de Jean c’est la répétition et l’effort solitaire, alors dimanche nous partons tous ensemble mais très vite chacun à son rythme et surtout nous tournons en rond autour de l’hippodrome de Longchamp. L’intérêt, selon lui, personne ne se perd et les premiers rattrapent les derniers et les encouragent au passage. Deux coachs sont là pour encadrer ces séances en vélo avec des ravitaillements. La grande classe, non ?

Petits bobos
Comme à chaque préparation marathon le mollet droit tire un peu, la faute à un bassin qui a tendance à se bloquer. La solution, passer entre les mains de David Mignot mon Kiné Ostéo qui connaît maintenant mon corps par cœur. Souvent, je m’interroge sur ses fonctions car en plus d’être dans la manipulation manuelle, il joue un rôle de « psy » tant son écoute est importante. Je passe entre ses mains tous les mois environ pour mon plus grand bien.

Dernière ligne droite
A partir de la semaine prochaine les séances et le kilométrage redescendront à la normale pour finir en semaine de repos avec le 6 avril dans le viseur. Serons nous prêt ?

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Semi Marathon de Paris

Foule

L’épreuve parisienne, comme l’hirondelle, annonce la fin de l’hiver ou du moins de la saison hivernale, comprenez des cross… Elle rassemble de plus en plus de monde pour arriver à un total de 40 000 cette année. Retour sur cette course qui propose une virée dans l’est de la capitale.

Le semi marathon représente un test grandeur nature pour tous ceux qui souhaitent participer au marathon en avril. Vous obtenez en multipliant par deux et en ajoutant 10% grosso modo le temps de votre performance sur la distance mythique. Retour sur ma préparation marathon de Paris démarré il y a cinq semaines. J’ai confié cette année mon objectif de l’année à Jean de la Tour coach chez Xrun.

Samedi stade Suzanne Lenglen
J’arrive sur la piste en cette veille du semi et je salut le coach. Il prend aussitôt de mes nouvelles : « Comment te sens-tu ? ». Je lui réponds, que je me sens bien, mais que j’ai un peu le trac pour la course de demain. « Il n’y a pas de raison, puisque tu ne sais pas encore, ce que je vais te demander de faire sur la course. » Je ne comprends pas, que puis-je faire d’autre que de courir le plus vite possible sur une compétition ? Il me demande de m’échauffer et qu’il m’expliquerait en fin de séance. Jean est le roi du suspens !

Les camarades me brieffent et expliquent sa méthode. Il va sûrement te demander de courir à ton allure marathon ? Il me faudra attendre près d’une heure pour avoir le dénouement. Arrive l’heure des explications. « Demain, tu partiras avec Fidaa qui te servira de lièvre pour un tempo de 4’ 15’’ au kilomètre, soit 3h au marathon. C’est bien ce que tu veux faire ? » Je sors dans un balbutiement « oui, je veux faire 3h au marathon, mais je pensais aussi faire un semi marathon demain ? ». « Ton objectif sera la 6 avril, pas demain, reste concentré sur cet objectif ! »

Fred PoirierDimanche Parc Floral de Vincennes
Le rendez-vous est fixé à 8h30 au Parc Floral pour rejoindre la team TomTom composé de journalistes et de blogueurs. Nous sommes, avec Greg Runner, les fiers représentants de notre association la Runnosphère. Les instructions nous serons données par Christophe Pinna coach des stars. Nous réglons nos montres GPS et nous nous donnons rendez-vous ici même après la course.

Échauffement dans les bois
Je retrouve l’équipe Xrun pour un échauffement collectif. Parmi nous Carmen Oliveras, elle joue gros ce matin, car elle vise la qualification pour les championnats du monde de semi marathon à Copenhague. Le coach Jean sur son vélo distille ses précieux conseils. Nous regagnons le sas 15 mn avant le départ et nous tombons sur un énorme embouteillage. Nous ne parviendrons à pénétrer dans l’enclos que 3 mn avant le coup de pistolet. Nous sommes tout au fond du sas jaune des 1h 35.

Top départ
Il nous faudra près de 6 mn pour passer sous la ligne de départ et beaucoup plus pour pouvoir courir normalement. Comme à chaque fois, des personnes qui n’ont rien à faire devant squattent les places en empêchent la fluidité de la course. Nous slalomons énormément, nous courrons les trois premiers kilomètre sur le trottoir, mais arrivons tant bien que mal à tenir la consigne : 4’ 15’’ / km. Il est très agréable d’être en dessous de sa vitesse maximale, cela permet d’échanger et surtout de profiter de la course. Fidaa sera un vrai métronome, chaque borne kilométrique sera l’occasion de vérifier que nous sommes bien dans le tempo.

Hôtel de Ville, mi-parcours
J’avais opté pour des manches longues, et maintenant j’ai chaud. Il fait un temps idéal pour une compétition. Un beau soleil, avec une température autour des 8 degrés. Nous contournons la mairie et retour sur Vincennes. Désormais chaque kilomètre nous rapprochera de l’arrivée. Nous arrivons à Bastille 16e km mais aussi symbole de mon émancipation. Car je ne vous avez pas tout dis sur les instructions du coach. « Si tu te sens bien et que tu en a envie, tu pourra accélérer à partir de Bastille. » Il n’y a pas de doute, je me sens bien, et nous allons accélérer, mais de façon progressive en essayant de gagner 5’’ chaque kilomètre. Je couvrirais le dernier kilomètre en 3’ 45’’, bon d’accord il est en descente !

L’arrivée est en vue
Nous contournons le zoo de Vincennes et longue ligne droite en faux plat descendant sur l’arrivée. Je me sens bien, j’accélère, mais pas trop. Dans ma tête, je me dis que cela ne sert à rien de se charger les jambes, vue que ce n’est pas une compétition. Je termine en 1h 29’ 39’’ j’en suis satisfait même si c’est loin de mes 1h 24’’ de l’an dernier, mais il faut savoir être patient et ne pas se tromper d’objectif.

Copyright photos : Oscar Goldman et Fred Poirier

Marathon de Paris : le bon plan…

Marathon de Paris Run Reporter Run 1

Il y a trois ans ce blog avait pour vocation de faire l’écho de la préparation de cinq amis qui préparaient le marathon de Paris. Ces cinq coureurs sont toujours amis, mais ne seront pas tous au départ du marathon capitale…

Au fil du temps et de la notoriété du blog, j’ai eu la chance de faire de belles rencontres sportives. A l’origine, je suivais le plan du magazine Jogging International, puis j’ai intégré le club de Nanterre et suivi les instructions de coach Abdel. L’an dernier contre toutes attentes, je confis ma préparation marathon à une spécialiste du trail, Anne Valéro ! Malgré les apparences, Anne a la culture et le savoir faire pour développer les qualités des athlètes. J’ai découvert avec elle une façon différente de m’entraîner, avec davantage de renforcement musculaire et de sorties longues. Ce fut une belle rencontre, même si le résultat ne fut pas à la hauteur de nos espérances.

La méthode Xrun
Suite à une Pasta Running Party, je fais la rencontre avec l’équipe Xrun. Il s’agit d’une structure spécialisée dans le coaching. Je rencontre alors Jean Delatour qui m’explique sa vision de l’entraînement et des compétitions. J’adhère complètement au concept et décide de faire l’essai sur le marathon de Paris.

L’épreuve parisienne me résiste depuis deux ans. Après des progrès fulgurants les premières années, je plafonne à 3h 06’’ depuis 2012. Il faut donc une nouvelle personne ou du moins une nouvelle méthode ?

J’applique le plan depuis déjà six semaines et je retrouve petit à petit la confiance et la vitesse que j’ai perdue l’an dernier la faute à un Half IronMan et une SaintéLyon qui m’ont fait gagner en endurance mais perdre une bonne partie de ma vitesse.

Les résultats sont encourageants, mais encore loin de mes anciens chronos. Pour preuve, je réalise, il y a trois semaines, les 10 km de Vincennes en 41’ au lieu des 38’ l’an passé. L’objectif est d’obtenir du temps de soutien, c’est-à-dire être capable de tenir au maximum sa vitesse aérobie. Le semi-marathon qui arrive dans quelques jours sera un bon révélateur des progrès en cours d’acquisition. Je ne pense pas être au niveau du chrono de l’an passé en 1h 24’ 39’’ mais plutôt dans les 1h 26’ ce qui sera quand même une belle perf !

Une fois de plus les spéculations, et les ambitions prendront le pas sur le plaisir et la joie de courir. Je reconnais que la simple idée de participer ne m’intéresse guère, s’il n’y pas une notion de dépassement. Résultat, dimanche matin du côté de Vincennes…

Eco-Trail de Paris 2014

EcoTrailDeParis2013_©AnthonyChaumontel_10

Un trail à Paris, résonne toujours comme un canular, pourtant les plus septiques ont eu l’occasion de constater durant les six dernières épreuves que la nature en Île-de-France était très présente et fournie et que les nombreux bois, forêts et parcs étaient souvent méconnus. L’épreuve nature parisienne atteint le cap de la septième année avec confiance. Elle a su, au fil des ans, innover et trouver son public. Au programme quatre distances (80, 50, 30 et 18 km) sans oublier les randos et les marches nordiques. Découvrons au travers des coachs Xrun les nouveautés 2014…

Nouvelle arrivée
Pour la seconde année, l’arrivée du 80 km ne sera pas au sommet de la tour Eiffel toujours en travaux. C’est donc le prestigieux Trocadéro qui accueillera en héros les finishers de l’Ultra.

Retrait des dossards
Situé au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, le Salon Destinations Nature accueillera  la remise des dossards de l’Eco-Trail de Paris sur un espace de 2000 m² entièrement dédié aux épreuves naturelles.

Actions éco-responsables
La course a l’ambition de ne pas être uniquement un événement sportif mais une manifestation porteuse des fondamentaux du développement durable. Des actions éco-responsables concrètes sont donc menées depuis l’origine et l’événement soutient plusieurs projets, de manière durable. En 2012, l’Eco-Trail a généré un total de 220 tonnes équivalent CO2 soit 8 jours d’éclairage public à Paris ! En 2013, l’objectif de réduire le CO2 a été atteint. Lors de cette 6ème édition, le nombre d’usagers de transports en commun a augmenté ce qui a permis de réduire l’émission de CO2 à 208 tonnes, ce qui est encourageant !

Découvrir le parcours avec Xrun/trail
Les organisateurs de l’Eco-Trail de Paris ont confié en exclusivité à Xrun l’encadrement des reconnaissances officielles du parcours 2014.  L’équipe Xrun constituée de Vincent VIET (5ème à l’Ecotrail de Paris en 2013), Adrien TARENNE (2ème par équipe Saintelyon 2014) et Philippe HERISSON, kinésithérapeute ultra-trailer. Ils vous feront découvrir le parcours officiel, de jour comme de nuit, dans ses passages les plus stratégiques : programme

Questions à l’encadrement Xrun :

Quelles sont pour vous les nouveautés de l’édition 2014, allons nous vers une belle édition ?
Les nouveautés sont l’arrivée au Trocadéro pour le Trail 80km, distance phare de l’événement et épreuve figurant au programme du Trail Tour National (TTN) ainsi que la création d’un challenge Marche Nordique chronométrée commun avec l’Ultra-Marin Raid Golfe du Morbihan.

Quel sont pour vous les moments forts du parcours ? Les grosses difficultés ?
Les moments forts :

Un parcours qui fait découvrir aux coureurs les plus belles forêts Domaniales de la région Parisienne. Une des nouveautés, cette année pour le trail 80km, est le passage dans les jardins de Buc qui permet aux coureurs de découvrir le Château de Buc, souvent méconnu. Le passage dans le Château Saint-Philippe, où sont situés « Les apprentis d’Auteuil », représente l’une des plus belles vues de tout le parcours du Trail 80km. Le parcours donne lieu à des privilèges pour les participants du Trail 30km et du Trail 80km comme le passage par l’Observatoire de Meudon uniquement ouvert pour les coureurs le jour de l’évènement. Et la traversée du Domaine du Château de Versailles pour le Trail 50km. Tous les participants passeront ensuite par le Domaine National de Saint-Cloud où un ravitaillement festif est installé à la Lanterne. Sans oublier l’arrivée somptueuse au pied de la Tour Eiffel, avec une théâtralisation au niveau des Bassins du Trocadéro pour l’arrivée du Trail 80km.

Les difficultés :

La grosse difficulté pour les coureurs du Trail 80km reste de se contenir les 20 premiers kilomètres, qui sont assez roulant, et d’attaquer ensuite les 1500 mètres de dénivelé entre le 20ème km et le 55ème sous forme de nombreux raidillons. Lorsque la météo est pluvieuse le parcours devient vite boueux, la vitesse des coureurs est donc fortement diminuée. Attention aux barrières horaires !

Quel est le plus Xrun sur ces reconnaissances ?
Xrun est en effet le nouveau partenaire officiel de l’Eco-Trail de Paris pour les reconnaissances du parcours officiel 2014. Les recettes qui font le succès de Xrun seront bien présentes. Tout d’abord la qualité de l’encadrement avec des entraîneurs expérimentés : Vincent Viet, 5ème à l’Eco-Trail de Paris 80 km en 2013 et Adrien Tarenne 2ème par équipe à la Saintelyon 2014. Pour des conseils personnalisés, 3 groupes de niveau (experts, intermédiaires et débutants) sont organisés, encadrés par une douzaine de coachs Xrun. Conformément à son engagement d’associer la partie santé au domaine sportif, Philippe Hérisson, kinésithérapeute spécialiste de la prévention et du traitement des blessures en course à pied, traileur et ultra-traileur (finisher UTMB) sera présent sur les 4 entraînements.

Enfin,  encadrées par Denis Langlois (60 sélections en équipe de France de marche), les reconnaissances du 8 février et du 16 mars seront ouvertes aux amateurs de marche nordique.

Tout cela se fera dans la bonne humeur et le plaisir de partager notre passion commune. Pour vous préparer au meilleur, Xrun vous propose son offre spéciale « Eco-Trail de Paris » : 12 séances d’entraînement +  3 sessions de reconnaissance du parcours officiel à 134€/mois au lieu de 144€/mois. Enfin, pour les 20 premiers inscrits adhérants à un abonnement complémentaire de 3 mois, Xrun offre votre 7ème mois d’abonnement et votre dossard à une des épreuves de l’Eco-Trail de Paris® (soit 221€ d’économies supplémentaires)

Plus d’infos sur le site de l’épreuve : http://www.traildeparis.com ou sur www.xrun.fr

Semi-Marathon de Marrakech

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La perle du Maroc, connue pour sa Médina, ses souks et ses charmeurs de serpents, possède un marathon et un semi au label international IAAF. Idéalement placé en début d’année, cette course est prétexte à un voyage au soleil. A deux heures de Paris le dépaysement est garanti. Retour sur le périple d’une bande de copains en quête d’exotisme…

Paris est depuis quelques jours sous une pluie glacée, notre groupe a rendez-vous à Roissy à 4h du matin ! Autant vous dire que la nuit a été courte… C’est le prix à payer pour  profiter au maximum des journées déjà trop courtes. Notre groupe est constitué de 23 coureurs de tous niveaux appartenants à la structure de coaching Xrun basée à Issy les Moulineaux. Certains sont la pour « battre » leurs chronos, mais la plupart, dont je fais partis, sont là pour passer un bon moment. C’est donc une ambiance bon enfant qui règne dans le groupe faisant parfois penser à une joyeuse colonie de vacances.

Bienvenue à Marrakech Menara
Nous posons le pied sur le tarmac, il est 7h du matin heure locale et le soleil tant espéré est au rendez-vous. Nous grimpons dans un bus et sans préambule, nous faisons la reconnaissance du parcours du semi-marathon. Nous serons guidé pour cela par l’un des organisateurs qui nous délivre un briefing de course. En fait les choses sont assez simple, la course fait le tour de la vieille ville « Médina » empruntant de longues et parfois interminables lignes droites. Pas vraiment de surprises, hormis un faux plat montant sur l’avant dernier kilomètre. Nous voilà prévenue !

Nous investissons notre logement, un magnifique Riad : bâtiment typique de la vieille ville. Nous sommes au cœur des souks, les premières heures sont un peu oppressantes, nous devons apprendre a gérer des odeurs, des bruits et une misère qui nous semble d’un autre temps. Si vous ne vous lancez pas dans des achats et donc d’interminables négociations, la promenade est agréable. Nous prenons la direction de la place Jema El Fna, carrefour culinaire et artistique de la ville. La journée se déroulera ainsi entre flânerie et gourmandise.

La tension monte
La veille au soir, Jean de Latour, donne les instructions et les chronos pour chacun. Pour moi ce sera une sortie longue avec des variations d’allures. J’ai pour instructions de démarrer en 4’40 » sur les trois premiers kilomètres, puis d’accélérer en gagnant 5 » tous les deux kilomètres. En guise de récompense, si je me sens bien je donne tout sur les quatre derniers kilomètres. Les affaires sont prêtes, les glucides avalés, je ne me fait pas prier pour aller dormir.

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Jour de course
Directement en tenue, nous partons à pied rejoindre les deux kilomètres qui nous séparent du départ. La ville s’éveille, et seules les concurrents convergent sur la place encore déserte. Nous arrivons sur le lieu, il fait déjà 17°, l’échauffement se fera en douceur. Nous sommes sous les ordres de Jean. Sa grosse voix et la conséquence de notre groupe donnent un côté officiel auquel les locaux adhérent. C’est donc par dizaines que les marocains viennent profiter des instructions. Nous sommes prêt, il faut rejoindre le sas.

Top départ
Ou plus exactement, c’est quand le départ ? Officiellement annoncé pour 9h15, les minutes défilent et toujours pas de coup de pistolet. L’ambiance est très festive, à mon grand étonnement les marocains sont les plus nombreux. Toujours en groupe, ils réunissent plusieurs générations d’athlètes ainsi les grands-pères côtoient les adolescents. Avec près de 6 minutes de retard, le départ est enfin donné. Comme dans toutes les courses du monde, des gens qui ne sont pas à leurs niveaux se placent devant ocassionant des bouchons et nous obligeant à slalomer.

Nous décidons de rester ensemble le plus longtemps possible et comme l’allure n’est pas très élevé, nous papotons faisant de la première partie une vraie visite touristique. Au 4e km, nous traversons les fameux jardins de Ménara et son célèbre bassin où selon la légende le roi noyait ses concubines… A la sortie des jardins, nous rejoignons la route et ses longues lignes droites. C’est ici que le coach nous attends sur son vélo, il est aidé dans la tâche par son assistant Jean-Jacques, tout deux prennent le pouls du groupe et distillent de précieux conseils. Nous arrivons au 10e km en 45 minutes, pour certains l’allure est encore tranquille mais pour d’autres cela sonne la cassure, c’est ici que le groupe éclate ! Nous ne sommes plus que trois désormais et nous allons encore accélérer. A ce moment de course, le rythme est à 4′ 25 ». Pour Yves et moi, nous avons de la marge, mais Lionel joue le record alors il serre les dents et s’accroche.

Les chevaux sentent l’écuries
Nous avons continué notre ascension, nous allons entamer les quatre derniers kilomètres, désormais l’allure est soutenue plus personnes ne parle. De temps en temps, des flèches marocaines surgissent de nul part et nous doublent fièrement, il n’est pas rare de les retrouver un peu plus loin sur le bas côté… J’applique les consignes de course et m’envole pour les trois derniers kilomètres. Ma vitesse est désormais de 4′ 10 »/km, je me sens bien, la foule plus nombreuse maintenant nous donne des ailes. J’avale le faux-plat montant, regarde ma montre GPS, il reste 1400 m. Je rajoute une pointe de vitesse et me cale sur 15 km/h. Dernier virage sur la gauche nous apercevons l’arche. Nous partageons la même arrivée que les marathoniens partis une heure et quart avant nous. Petit sprint et grand sourire, je bip ma montre et découvre un 1h 34′ 33 ». Le contrat est respecté, j’avais pour mission de finir en 1h 35′, je suis satisfait, c’est encore loin de mon record en 1h 24′ mais la route est encore longue jusqu’au marathon de Paris.

semi_marathon_Marrakech Run_Reporter_Run 2Place aux délices de la ville
Nous pouvons désormais profité de la ville et de ses spécialités. Peu après la douche, nous sommes attablés dans le patio d’un magnifique restaurant marocain. La bière coule à flot et les tagines viennent refaire le plein d’énergie que nous avons laissé sur le semi. Après une balade digestive, ce sera le grand classique Hammam et massages relaxant aux huiles, une belle façon de conclure ce week-end sportif et découverte.

Un grand merci à l’équipe Xrun de m’avoir accueilli au sein de ce voyage qui restera un beau souvenir humain et sportif. Un remerciement à Florence et Yves pour cette organisation sans faille.

Sac trail Oxsitis, le bagage sportif

hydragon-oxsitis Run Reporter Run

Je vais tenter de vous faire revivre une rétrospective du matériel que j’ai utilisé lors de la dernière SaintéLyon, aujourd’hui le sac Oxsitis « Hydragon Ultra-Race Limited Edition »

Etant néophyte en trail il aura fallu m’équiper complétement avec la parfaite tenue du petit trailleur. Le sac à dos l’une des pièces maitresse, car il représente la survie en apportant l’eau, la nourriture, mais également la couche supplémentaire nécessaire sur des courses comme la SaintéLyon ayant lieu par des températures glaciales. Sans oublier la couverture de survie et le sifflet qui font partis des accessoires indispensables.

Choisir la bonne contenance
De nombreux amis, sont partis avec un sac de 5 l, partant du principe qu’il y a des ravitaillements sur tout le parcours. J’ai fait le choix en concertation avec le coach Vincent Viet de prendre un 17 l. La différence de poids à vide est d’une centaine de grammes, alors pourquoi se priver d’une contenance plus grande ?

En plus de la liste ci-dessus, j’avais aussi une seconde paire de chaussette, une paire de Yaktrax et ma caméra Gopro avec le manche télescopique.

Un maintien impeccable
Dès le départ rapide sur le goudron, le sac se fait oublier, pas de balancement ou de rotation. Idem pour la poche à eau, elle est comprimée ce qui empêche les bruits d’eau et surtout le « ballotage » du liquide dans la poche. Tout au long du parcours, j’ai entendu des personnes avec des sacs qui faisaient « floc floc », j’en étais malade pour eux !

Fiche technique du sac

  • Matière : RIPSTOP light resistant, Mesh 3D séchage rapide
  • Volume : 17 litres
  • Poche à eau : 2 litres
  • Poids : 296 g
Tailles : S (< À 1m70 / < à 65kg) ; M (1m70 À 1m85 / de 65kg à 80kg) ; L (> à 1m85 / > à 80kg)
  • Conception Française – accessoires fabriqués en France
  • Prix : 160 euros

Découvrir la gamme : http://www.oxsitis.fr

SaintéLyon ou comment basculer du côté obscur…

 .

L’histoire a commencé il y a près d’un an en lisant les récits de courses de mes différents amis, j’avais envie d’en savoir plus sur cette course mythique.  Parcourir 75 km n’est déjà pas une chose aisée, mais faire cela de nuit par des températures polaires ressemble fort à du masochisme… A moins que ce ne soit l’aventure ?

Le TGV est rempli de trailers qui se reconnaissent à leurs looks de baroudeurs. Gros sacs de sport, chaussures à crampons et barbe de deux jours. Gare de la Part Dieu tout le monde descend… La ville de Lyon est en pleine effervescence, mais pas seulement pour la course nocturne, elle fête les lumières, toutes les lumières… les lampes frontales seront donc de la partie.

Palais des sports, retrait des dossards
Le dôme du palais des sports accueille le retrait des dossards et le village des exposants, un concentré de joie, de stress et de décibels. Le retrait des dossards est bien organisé et ne prend pas plus de 10 mn. Nous voilà officiellement concurrents, il n’est plus question de reculer. Nous arpentons le village des exposants les yeux grands ouverts comme des enfants dans un magasin de jouets.

Navette pour Saint-Étienne
Notre planning indiqué un repas à la Pasta Party officielle proche de la ligne de départ. Mais informations prisent sur la teneur gustative du repas, nous décidons de manger à Lyon et de prendre la dernière navette à 20h30. Nous aurons ainsi moins d’attente dans ce grand hangar jusqu’à minuit. Dans le bus, règne déjà une ambiance particulière, et pas franchement détendue… un avant-goût de compétition ?

La cour des miracles
J’avais pourtant visionné plusieurs vidéos sur le sujet mais quel choc de découvrir près de 10.000 personnes allongés sur le sol en train de dormir ou de s’habiller ! De plus l’éclairage est volontairement bas ce qui donne une drôle d’ambiance.

Direction la ligne de départ
Il est l’heure d’affronter son destin, je repense à ces dernières semaines à respecter scrupuleusement le plan d’entrainement concocté par Vincent Viet coach chez Xrun. Pour lui pas de doute, je suis prêt. J’aimerai avoir son assurance ! J’ai déjà perdu tous mes camarades blogueurs, je suis seul pour affronter cette épreuve. J’en profite pour faire des images à la Gopro, je veux profiter à fond de cette nuit. Je ne serais pas déçu…

Top départ
Les minutes qui ont précédés le départ ont été magiques grâce à l’animation. Le coup de pistolet et la musique de U2 « light my way » nous font comprendre que c’est parti, même si à mon niveau le peloton n’a pas encore bougé. Je mettrai près de 4 mn pour passer sous l’arche de départ. Je prends un départ prudent, j’avais pour instructions de partir à 5’ au kilomètre, je serais un peu plus lent à 5’ 15’’ / 5’ 22’’. La nuit va être longue, il faut s’économiser.

Premiers sentiers, premières gamelles
Nous quittons le bitume au bout de 7 km, le sol est gelé. Il faisait en ville -5°, ici à la campagne il ne doit pas faire loin de -8°. La neige qui était tombée en abondance dans les jours précédent a bien fondue pour laisser place à de la glace. Les premières glissades et bientôt les premières chutes lourdes ponctueront malheureusement le parcours. Je ne suis tombé qu’une fois sur les fesses, j’ai eu très peur, mais finalement pas de mal. Nous nous enfonçons doucement dans la campagne, nous quittons les dernières fermes avec leurs odeurs caractéristiques et nous  éloignons peu à peu de la civilisation…

Premier ravitaillement
Je suis autonome en eau et en nourriture, je décide de « zapper » le premier ravito. J’ai entendu tellement de mal de ces endroits ! Pour l’instant tout va bien et fort heureusement car nous ne sommes qu’au 17e kilomètre. Je passe mon chemin. Les coureurs expérimentés recommandent de progresser de ravitaillement en ravitaillement et surtout pas en kilomètre car trop déprimant. J’y suis allé prudemment, le but étant de terminer.

Tout bascule
Je vais comme à enchaîner les ravitaillements jusqu’à 5h22 où tout bascule. À ce moment-là de la course, j’en ai marre ! Je viens de passer la distance du marathon et je suis crevé, comment je vais réussir à tenir encore 35 km dans cet état de fatigue ? Toute la suite de la course sera dans un état second, avec une seule obsession terminer ! A aucun moment, je me suis dit je n’irais pas au bout, c’était pour moi impensable.

Je passe par différentes phases

  • La fatigue joyeuse : vous êtes fatigué mais heureux, un large sourire éclaire votre visage, vous remercier les supporters nombreux sur le parcours.
  • La faigue mélancolique : mais pourquoi continuer à courir, il n’y qu’à marcher ! J’arriverai bien à un moment donner ? Jamais l’envie d’abandonner ne m’a effleuré !

Nous approchons de Lyon
Je retrouve un second souffle et une envie de me battre avec l’envie de finir dignement. Je cours, et j’accélère le pas par fierté. Même si le chrono n’est pas à la hauteur de mes espérances, je veux être digne ! Je franchis enfin le portique d’arrivée avec une grande satisfaction, celle d’être « finisher » de l’une des épreuves les plus dures .

Je termine cette aventure humaine en me disant plus jamais ça ! Peut-on avoir du plaisir dans la souffrance ? Avec 48h de répits l’envie de recommencer est déjà présente, c’est grave docteur ? Les limites sont-elles faites pour être repoussés sans cesse ? Réponses dans les mois à venir…

© photo Gilles Reboisson