Kalenji by night : la course des allumés

Kalenji by night - La course des Terrils

Invité par l’équipementier pour découvrir la gamme conçus pour voir ou être vus la nuit « Kalenji by night », le voyage sera également l’occasion de découvrir le bassin minier de Raismes et ses fameux terrils. Le rendez-vous est pris sur la course des Terrils dans sa version nocturne : « la course des allumés ».

Notre association la Runnosphère a tissé depuis des années des relations privilégiées avec la branche running du groupe Décathlon. C’est donc à quatre blogeurs que nous ferrons le voyage. Départ samedi après-midi en direction du nord. Notre arrivé sur le village de la course est des plus typique. Ambiance ch’ti garantie, avec reconstitution de mine de charbon et costumes de mineurs. Pour la musique, Jacques Brel et Jean Ferrat nous accueillent pleins watts. Il n’en faut pas plus pour que le méridional que je suis n’en attrape un léger blues…

Kalenji by night OKConférence de presse Kalenji
Rien de moins pour nous accueillir que Thierry Breuil champion de France individuel et champion du monde par équipe . Nous commençons par la gamme « Kalenji by night ». Depuis des années la marque développe une gamme pour être vus la nuit, notamment grâce à l’utilisation de produits réfléchissants. Mais la nouvelle collection apporte une autre dimension avec la notion de voir. Pour cela la casquette lampe équipée de quatre LED qui offre trois positions d’éclairage pour être vue la nuit et voir jusqu’à 9m avec une autonomie de 75h. Roulement de tambour, nous est dévoilé en grande exclusivité ce qui va « selon kalenji » révolutionner l’éclairage. Exit la lampe frontale, qui tient chaud, qui bouge et qui pèse sur les cervicales. La nouvelle génération de lampe ne se portera plus sur la tête mais sur le torse ! Bien calé sur le sternum par un système de sangles, elle éclaire par un large cône les 20 m en avant.

Sur le textile, c’est l’arrivée de la compression, avec un cuissard de toute beauté qui vient grandir la gamme Trail déjà bien étoffé. Mon attention, se portera sur les chaussures XT4 haut de gamme de la marque, qui propose un « grip » important tout en conservant souplesse et amortie. Un prêt me permettra de constater « in vivo » les qualités de cette chaussure.

Départ à 20h
Renseignement pris sur la course, la difficulté arrive très vite. Le premier Terril est à 1,4 km avec une pente de 30° ! Autant vous dire qu’un bon échauffement est plus que nécessaire. Nous sommes sur la première ligne prêt à bondir. Thierry Breuil dans ses recommandations, nous a expliqué qu’il fallait faire le trou immédiatement pour ne pas se retrouver dans les « embouteillages » ensuite. C’est donc sur des bases de 3′ 30′ que nous partirons avec Greg Runner jusqu’au Terril.

Comme dans un rêve
L’ascension du terril est magique, un nombreux public est venue se placer dans cet endroit stratégique pour encourager mais aussi assister à un spectacle « hors du commun ». Des hommes et des femmes qui marchent à quatre pattes et qui cherchent des appuis sur ce sol meuble constitué de chiste. Pour moi la course s’arrête là et endosse à ce moment là le dossard du reporter. Je filme l’ascension, réalise même des interviews de concurrents reconnaissant dans la pénombre des amis blogeurs comme Fred Brossard, Johan ou Bastien.

A partir de la descente commence le plaisir de vivre la course pour ce qu’elle est, une partie de plaisir. Je remercie le public venue nombreux nous encourager. Il ne faut pas oublier de se concentrer car courir un trail de nuit est très périlleux !

Les descentes sont le vrai problème en trail, car très technique et piègeuse dans la pénombre. La deuxième difficulté ne se fait pas attendre, un autre terril est au programme, pour celui-ci pas de crapahuatage, mais une longue et pénible ascension. Il y a deux écoles en trail, ceux qui marchent dans les côtes et ceux qui courent. Comme je suis dans encore dans le premier quart, les pistes étroites ne sont pas encore embouteillées, je choisi donc de courir !

Nous sommes à mi-parcours, plus de difficultés, il faut maintenant gérer son effort. Les chemins qui serpentent dans la forêt son plus large, je règle l’éclairage de la lampe pectoral sur son maximum et obtient un véritable « phare ». Quelques coureurs profitent de ma lumière et m’accompagnent désormais. Un ravitaillement au 7e km situé en pleine foret parait irréel, des bénévoles que l’on distingue à peine tentent des gobelets d’eau.

Kalenji by night 4L’ensemble du peloton accélère
Les chevaux sentent l’écurie. Nous entendons la musique et entrevoyons les faisceaux lasers à travers les arbres. Un dernier virage et nous pénétrons dans l’enceinte où des torches balisent la ligne droite finale. Les hauts-parleurs crachent leurs décibels. Pour nous ce sera la musique de « Pirates des caraibes » de Hans Zimmer, qui a toujours son petit effet.

A l’arrivée pas de ravitaillement, ou plutôt pas d’eau ou de fruits secs, mais carrément un bol de soupe à l’oignon ! C’est une première pour moi, mais je me délecte du précieux breuvage. Cela donne le ton pour l’après course, ici pas de nourritures équilibrés ou de barres énergétiques, c’est carrément deux « baraques à frites » qui régalent les coureurs. Pour la boisson, ne cherchez pas d’Isostar. Les tireuses de bière ne sont pas loin.

Il n’y a pas à dire, dans le nord, on sait recevoir ! Nous restons jusqu’à minuit pour refaire la course en compagnie des champions comme des « poiraux ». Ici pas de sas VIP, tout le monde se mélange et surtout se parle. Thierry Breuil qui termine premier exequo ce soir là, écoute religieusement les propos de filles qui ont couru déguisée à leurs allures.

Il est l’heure de se quitter et chacun se promet de revenir, car il a passé une excellente soirée. C’est ça la magie du sport, gommer le temps d’une course, les différences de niveaux et sociales. Alors bravo aux organisateurs pour ce fabuleux moment !

 

12 réflexions au sujet de « Kalenji by night : la course des allumés »

  1. Merci JP pour ce magnifique « reportage » qui retranscrit parfaitement l’ambiance de cette course au combien populaire din ch’nord. En espérant vous voir l’année prochaine 🙂

  2. Super reportage. Moi, ça me donne envie, sauf que ça m’oblige à courir avec mes lunettes, ce que je n’aime pas trop (et ne supportant pas les lentilles de contact). Mais courir la nuit, c’est vraiment top

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