Archives de la catégorie ‘J’irai courir chez vous…’

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Nous avons cherché pour notre association de blog-runneurs « la Runnosphère » un lieu de plaisir pour courir. Il en fallait pour tous les goûts et tous les niveaux. Nous avons trouvé ce lieu à Sens, dans le département de l’Yonne.

Organisé pour la seconde année, The Trail Yonne, prend la direction des futurs grands événements de courses natures. La recette est simple : cinq distances (18 km, 35 km, 63 km, 85 km et 110 km) ce qui permet à tout un chacun de s’essayer sur ce genre d’épreuve ou pour les plus confirmés de courir un Ultra. Des paysages plutôt agréables en cette saison et du dénivelé insoupçonné en cette région ! Vous rajoutez à cela une organisation aux petits soins pour les coureurs et vous obtenez le bon dosage pour faire de The Trail une belle épreuve.

Petit bémol entendu parmi les concurrents : trop de parties goudronnées (environ 35%). Pour moi le marathonien, ce fut à chaque passage bitumé l’occasion de relance sans risque de glisser ou se tordre la cheville. Comme quoi, tous les goûts sont dans la nature…

En voiture…
La ville de Sens ne se trouve qu’à 1h20 de Paris, ce qui en fait une destination très prisée par les traileurs franciliens. Notre association la Runnosphère, sera représentée par six coureurs. Stéphanie et moi-même sur le 18 km. Bastien, Nicolas et Philippe sur le 35 km et notre président Greg Runner sur le 85 km pour obtenir les fameux 2 points nécessaires pour sa participation à la CCC. Sans oublier Maya dans le rôle du supporter-photographe.

Pourquoi avoir choisi le 18 km ?
Je ne suis pas un habitué des trails, je n’en ai fait que deux pour l’instant : l’Ecotrail 30 km et la SaintéLyon 75 km. J’ai démarré depuis le mois d’avril ma saison triathlon et n’avait aucune envie spécifique trail. C’est donc naturellement que j’ai choisi le 18 km, car facile d’accès et permettant de réaliser un reportage durant la course sans y laisser trop de plumes.

Top départ
Le 18 et 35 km font départ commun, cela me permettra de partir avec les copains. Au coup de pistolet, les coureurs bondissent comme pour un dix kilomètres… Nous formons avec Philippe, Nicolas et Bastien une belle petite équipe avec notre nouveau maillot de la Runnosphère. Cela ne durera pas longtemps car le tempo de 4’ 25’’ au kilomètre que nous impose Philippe aura raison de notre amitié ! À la première côte, pourtant située à seulement 1,6 km nous ne reverrons plus Jahom. De toute façon à cette vitesse, je ne pouvais pas filmer et surtout commenter les images sans m’essouffler.

Nous traversons des champs à perte de vue, le mélange de blé vert et de Colza jaune est magnifique. Dès le 4e km, le peloton s’étire pour former une grande colonne. Je suis pour ma part, comme souvent en course, en chasse patate, c’est à dire seul entre le premier et le second groupe. Seul face à mon destin de traileur !

Le parcours est vallonné, il n’y a quasiment jamais de plat. Une monté est toujours suivie d’une descente. Nous trouvons au 7e km un ravitaillement fourni et très animé. Je prends seulement une gorgé de Coca pour rompre la monotonie de ma boisson isotonique dans la poche à eau.

Chacun sa route…
Neuvième kilomètre, c’est là que les routes se séparent. A droite le 35 km et pour nous à gauche pour un retour sur la ville de Sens. Depuis le début, j’ai ma caméra à la main, filmant à la volé ou m’arrêtant pour immortaliser les paysages « icaunais ». Nous abordons la dernière difficulté, une côte assassine en « single track » qui paraît interminable. A mi parcours, nous découvrons un panorama extraordinaire sur la ville de Sens avec en premier plan le fleuve Yonne. Je m’arrête pour filmer cette vue. Une concurrente arrive à ma hauteur et me lance un « salut Jean-Pierre Run Run » ! Toujours sympa, de rencontrer des lecteurs, même dans ces conditions. Nous terminons l’ascension ensemble, quand un bénévole lui annonce qu’elle est la première féminine. Cela a sur Christelle un effet « booster » et la voilà qui entame les deux derniers kilomètre sur un petit nuage. Je décide de rester avec elle pour immortaliser cette arrivée triomphale.

La clameur de la foule
Nous voilà en périphérie de la ville et nous filons sur le parc des sports qui est le lieu d’accueil de l’arrivée. J’entend la voie familière d’Harry Bignon et aperçois au loin mes fils venues à ma rencontre. Nous franchirons tous ensemble le portique, sous les bravos pour Christelle et sous le sourire de ma femme et des enfants pour moi !

Conclusion
Une belle course qui gagnerait à être déplacé en centre ville pour bénéficier de plus de public avec pourquoi pas une arrivé sur le parvis de la Cathédrale ? A l’arrivée, un buffet correct attend les concurrents. Pour les plus fatigués, des kinés et Ostéos seront aux petits soins. Petit bémols pour moi, pour obtenir la puce nécessaire au chronométrage il fallait lors du retrait des dossards donner une pièce d’identité et quel cirque pour la récupérer ! L’organisation doit impérativement régler ce problème pour des raisons de fluidité. Cela ne gâche en rien la beauté de la course, et nous serons à coup sur, au départ de la prochaine édition.

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C’est la rentrée pour la plupart d’entres nous ! La reprise du boulot, du métro etc…  Je vous propose pour prolonger vos vacances, une carte postale vidéo.

Située à quelques kilomètres de la vieille ville de Bonifacio la plage de Maora dans le golfe de Santa Manza offre un panorama et un terrain d’entrainement incroyable. Cette beauté a un prix, il faut impérativement la découvrir avant le levé du soleil pour ne pas suffoquer. C’est donc à 6h30 que je prends le départ pour découvrir cette plage flanquée entre mer et maquis. La découverte est progressive car l’on arrive par les hauteurs de Bonifacio pour plonger à travers les arbres en direction de la mer. Puis au détour d’un virage c’est la rencontre avec le bleu turquoise de la mer. Le soleil n’est pas encore très lumineux mais l’on imagine bien la limpidité de l’eau.

La suite vous la découvrirez en vidéo car ce lieu va se transformer en terrain de jeu se prêtant à merveille à la course à pied entre sables, bitumes et garigues.

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Partir à la rencontre de nouvelles contrées est toujours chose intéressante, mais si vous rajoutez à cela une dimension humaine, vous obtenez Odysséa Dijon avec la Runnosphère.

Fort de notre partenariat avec ASSU 2000, nous avons la possibilité de participer à quelques courses en France. C’est ainsi que ce week-end nous sommes partis Philippe (Jahom), Greg Runner et moi-même à la découverte de la capitale de la Bourgogne. Le rendez-vous est fixé à la gare de Lyon, nous sommes comme des gamins qui vont partir en colonies de vacances à la fois excités mais avec une pointe d’inquiétude sur le déroulement du voyage. Quand vous prenez trois passionnées de course à pied et que vous les mettez dans un wagon, les discutions ne sont pas très variées. Cela tourne essentiellement autour du running et de ses à-côtés, tout en feuilletant le dernier Jogging International.

Arrivée à Dijon
Nous voilà à Dijon gare, le souci, le parc qui abrite la course Odysséa se trouve à quatre kilomètres du centre ville ! Notre voisin de wagon qui rentre d’un séjour à Paris se propose gentiment de nous accompagner en voiture sur place, une aubaine, d’autant que le départ sera donné dans seulement 1h30.

Une vague rose
Sur place règne une ambiance inhabituelle aux courses « classique », l’ambiance est plus familiale et surtout plus décontractée. La plupart des concurrents portent le tee-shirt rose de la course, c’est donc près de 3500 maillots rose qui « grouillent » autour de l’arche de départ. Nous prenons possessions de nos dossards auprès de notre sponsor ASSU 2000 et nous prêtons volontiers au jeu des photos d’avant course.

En mode reporter
Pour moi pas de compétition, mais l’envie de faire un beau reportage sur cette cause qui me touche pour de multiples raisons. Je déambule au milieu du peloton à la recherche d’images. Nous sommes si nombreux qu’au moment du départ, je suis encore dans le parc, assistant sans stress, au coup de pistolet.

Sur les chapeaux de roues
Comme souvent dans les course « amateurs » de nombreux présomptueux partent vite, trop vite. En remontant la foule par l’arrière, j’assiste à la panne technique de nombreux concurrents rougis par l’effort et à la recherche de leurs souffles. Je croise au détours des allées mes camarades de la Runnosphère et n’hésite pas à « tricher » pour les rejoindre. Je passerais mon temps entre la tête de course et l’arrière du peloton, filmant tour à tour les premiers et les derniers pour constater que chacun à son allure donne le meilleur de lui-même. Je réaliserais plus tard que j’ai fait plus que les 10 km annoncés par l’organisation à cause de ses nombreuses rencontres, mais quel bonheur de pouvoir échanger…

L’arche rose
Je décide de finir avec Philippe et Greg et d’immortaliser leurs arrivés triomphales. Les derniers kilomètres sont un véritable slalom entre les concurrents qui en sont seulement à leurs premiers tours. Rajouté à cela une chaleur écrasante et vous comprenez mieux les couleurs qui ornent nous joues émaciés. La course est terminée, chaque concurrent a le sentiment d’avoir couru « utile ». Ils ont bien raison car ce n’est pas moins de 22000€ qui furent récoltés au profit de la lutte contre le cancer du sein. Une belle somme qui sera reversé au Centre Georges-François Leclerc.

Merci à tous les concurrents d’avoir transformés cette course en une grande fête !

http://www.assu2000.fr/sport/presentation

A lire également les récits de :

Greg Runner : http://www.greg-runner.com/2013/06/10/mon-odyssea-de-dijon-avec-assu-2000/

Jahom : http://jahom.wordpress.com/2013/06/10/odyssea-dijon-2013/#more-2957

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Le sport est un plaisir mais aussi un luxe pour nous les valides, c’est pourquoi il faut le partager avec ceux qui n’ont pas la chance de gambader librement. C’est en partant de ce constat que l’association a décidé d’agir ici pour aider là-bas des personnes à Vivre Debout à nouveau.

Cette année encore, mon club le Nanterre AC était représenté par une trentaine de membres dont plus de la moitié pour accompagner deux Joellettes afin de faire vivre la course à deux handicapés. C’est sous l’impulsion de Hamlili Masmoudi le responsable du handisport, secondé par Vincent Orgeuil que ce beau projet a vue le jour. Quel bonheur de voir les visages s’illuminer aussi bien chez les coureurs que les « invités » dans leurs sièges confortablement installés.

La course démarre à 10h30 dans le bois de Boulogne, nous avons rendez-vous une heure avant pour un dernier briefing. Je serais lièvre pour Sonia qui tente de battre son record sur la distance et rêve d’un 45 mn sur 10 km.

Après une courte nuit…
Je serais accompagné de mon ami Adrien qui comme moi était la veille à l’anniversaire de Giao des Étoiles du 8e, où nous avons célébré ses 44 ans comme il se doit. C’est donc avec le peu de force qu’il nous reste que nous prenons le départ. Par sagesse et amitié nous suivrons Cyril le meneur d’allure officiel qui porte fièrement la flamme des moins de 45 mn. Sonia part un peu vite, je la laisse gérer son départ, mais elle s’emballe et passe le premier kilo en 4’ au lieu des 4’ 30’’ escomptés !

Je reste avec le peloton formé autour de la flamme
Nous en profitons avec Adrien pour faire un peu l’animation. Ce qui ne sera pas du gôut de tout le monde comme l’a témoigné avec peu de ménagement un concurrent à mon ami. Je retrouve Sonia seulement au 4e km, elle est en surchauffe, je l’invite à ralentir est à reprendre son souffle. J’ai bien peur que cette échappée, son corps lui fasse payer « cash » en fin de parcours. Nous gérons les différents dénivelés que comporte cette course et nous retrouvons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent difficiles. Elle peine, mais ne lâche rien. Elle sait que le record est au prix de souffrances.

Elle franchi la ligne en 46’ 38’’ à bout de souffle, d’abord déçue de ne pas avoir réalisé son objectif, mais très vite le coach lui rappelle que c’est quand même son record sur 10 km, alors un grand sourire s’affiche sur son visage.

Notre sport a cela de magique, chacun à son niveau réalise des « exploits », aussi bien le premier de la course qui aux fruits de nombreux entraînements réalise une « perf », que le coureur lambada ou l’handicapé en fauteuil qui ce matin là est allé chercher le dépassement. Bravo à tous, cette matinée fut un grand moment de partage et de sport.

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Une semaine seulement après le marathon de Paris me voilà « on the road again », cette fois pas de compétition ni de challenge juste l’envie de partager un bon moment avec les membres de la Runnosphère du nord de la France.

Tout commence par une invitation à l’initiative d’Assu 2000 pour nous faire découvrir cette grande fête qu’est la Nocturne de Lille. Le parcours une immense ligne droite de dix kilomètre qui démarre à Tourcoing pour finir dans le centre de Lille.

Nous sommes trois blogeurs de la Runnopshère à faire le déplacement, Emmanuelle, Philippe et moi. L’idée c’est d’aller à la rencontre de nos amis nordistes et d’établir de véritable relations avec les blogeurs comme Johan membre également de notre association et de lui apporter notre expertise en matière de Pasta Running Party.

Au cœur du peloton
Nous nous glissons au milieu des 4000 coureurs pour faire la fête. Clément lecteur du blog et dont j’ai fait la connaissance quelques heures auparavant me fait part de son record sur la distance. Je lui propose de l’accompagner sur ce qui va devenir SA course. Nous partons prudemment, pour au fil des kilomètres sentir que la forme est là. Alors pourquoi ne pas tenté le record ? Nous démarrons la compétition dans les trois derniers kilomètres sur des bases de 4’ 45’’ au kilo que Clément supporte à son grand étonnement. Il fait preuve d’un grand courage et c’est logiquement que le chrono lui apporte sa belle récompense. Un nouveau record sur 10 km : en 48’ 17’’. Je suis fier de lui, nous nous congratulons.

Le reste de la soirée se jouera sur une autre compétition entre nordistes et parisiens autour d’une belle tablée pleine de spécialités locales comme le Welsh ou la bière Karmélite. Voilà une soirée comme la Runnosphère les aime pleine de sport et de partage.

Un grand merci à notre partenaire pour cette invitation

http://www.assu2000.fr/sport/presentation

Facebook Prime Sport Santé by ASSU 2000

Site GoPro : http://fr.gopro.com/products/?gclid=CNGsp-Ll07YCFZLKtAodgW8A1w

Cette année les conditions météo ont fait taire les sempiternels détracteurs qui accusent la course parisienne de « faux » trail. La neige en début de semaine, la pluie et le froid ont donné à cette édition son côté « âpre » tant recherché par les puristes. Ce fut pour moi, comme l’an passé, l’occasion d’une sortie longue dans le cadre de la préparation au marathon de Paris.

Ecotrail 2013 2C’est devenu une habitude , mais aussi pour pas mal de « routiers », de venir se frotter à cette course nature. C’est ainsi que je me retrouve aux côtés de Salvio, Adrien et Patrick pour rallier Meudon à la tour Eiffel, via le bois de Chaville et le parc de Saint-Cloud.

Les conditions météo des jours précédents, comme la chute de neige abondante de mardi et le verglas de mercredi ont fait couler pas mal d’encre sur les réseaux sociaux : l’épreuve aura-t-elle lieu, le parcours sera-t-il modifié ? C’est un comble de reprocher à l’épreuve d’être trop boueuse ou trop froide, c’est l’essence même du trail me semble-t-il ?

Le choix des pneumatiques ?
J’avais pour l’occasion revêtu mes vêtements techniques Gore Running Wear® que je teste actuellement, et restait le dilemme des pneumatiques ? Fallait-il partir en pneu pluie ou en slick ? En chaussures de trail, ou chaussures de running ? Après longue réflexion, je tente le parie de la chaussure de route, partant du principe que je glisserai sur la boue, mais irais plus vite sur la route. Allais-je gagner mon pari ?

Rendez-vous RER C
L’aventure commence sur le quai du RER au pied de la tour Eiffel, la rame est bondée de trailers et autres alpinistes. Avec la marche nordique, ils sont nombreux à arborer des bâtons donnant une fausse allure de Chamonix à cette station de métro…

Départ de l’observatoire de Meudon
La dernière partie de la côte des Gardes, bien connue pour les habitués de Paris-Versailles, est noire de monde. Notre groupe, n’affiche pas de stress, nous resterons en arrière, prenant le temps de faire des photos et de papoter avec les amis. Nous partirons dans la dernière vague, ce qui présente des avantages comme celui de ne pas partir trop vite ! Car il est impossible de doubler sur ces sentiers étroits. Il en sera ainsi jusqu’au 15e km où les grandes côtes auront fait leur travail de sélection naturelle. Notre groupe est compact, nous menons tour à tour, dans une l’ambiance plutôt décontractée car comme nous n’allons pas très vite, nous pouvons parler et profiter du paysage.

Je regrette un instant mon choix de pneumatique, car je n’ai aucune adhérence, chacune de mes foulées font l’objet de pas chassés, ce qui m’oblige à plus de vigilance, mais surtout à plus d’effort, occasionnant lors d’une glissade contrôlé à une douleur musculaire sur le haut de lacuisse gauche.

Ecotrail 2013 1

Ravitaillement du parc de Saint-Cloud
Contrairement à la route ou il existe des ravitaillements tous les cinq kilomètres, sur cette épreuve, un seul stand au 20e km. Au-delà du simple rafraîchissement, il représente la frontière ! Celle entre la nature et la civilisation, celle entre les chemins boueux et l’asphalte urbaine. À partir de ce point, ce sera la ville et son bitume.

Fin de l’échauffement
Les consignes du plan indiquent qu’après ce semi-marathon d’échauffement, il faut passer au travail ! Je dois effectuer deux fois 20 mn à allure marathon, soit 4’ 15’’ avec cinq minutes de footing entre les deux blocs. J’attaque la descente qui mène de la terasse du Parc de Saint-cloud à Boulogne sur de bonnes bases. Très rapidement, je suis à la peine, j’ai laissé pas mal de force dans les parties boueuses et escarpées. Je n’arrive plus à respecter les allures ! Le cadran de ma Garmin n’affiche que des allures de footing et non pas de travail de seuil…

Revenir à ses propres sensations
Je laisse tomber les allures mathématiques et les calculs GPS, j’y vais à la sensation, je donne le meilleur de moi-même et tant pis pour le chrono. Je ne peux pas comparer avec mes sorties longues habituelles réalisées au bois de Boulogne avec le club de Nanterre à allure régulière. Le trail a cette spécificité de « casser » les rhytmes, d’alterner course avec marche, montés avec descentes. L’organisme est mis à rude épreuve.

J’aperçois la tour Eiffel
Un peu comme pour les 20 km de Paris, le repère visuel de la dame de fer est très utile. Il permet de mesurer à l’œil nu la distance restante. Il y a de nombreux spectateurs et touristes pour nous accueillir. Une mini tour Eiffel en ballons symbolise le portique d’arrivée, nous la franchissons avec bonheur. J’arrête mon chrono, il indique 2h 44’’ c’est exactement le même que l’an passé ! Je suis un temps déçu, puis réalise que les conditions de course n’étaient pas du tout les mêmes et que ce chrono a valeur de progression. Je peux savourer mon entraînement !

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Il y a des courses qui sont mythiques pour moi, de celles ou chaque participation est un vrai plaisir, un vrai challenge. De celles qui me servent d’étalon pour mesurer ma progression. Bref, les 10 km du 14e la course de mon quartier est MA course, celle ou toute la famille y compris ma belle-mère fait le déplacement pour voir l’athlète en maillot.

Chaque année après les vacances à la neige il y a cette course qui sert à me remotiver suite à une coupure hivernale d’une semaine ou deux. Cette année, j’étais prêt, peut être plus que les autres années. Comme pour New York lorsque je retire mon dossard les organisateurs me souhaitent « bonne course » et me promettent que cette trentième édition sera à la hauteur de mes espérances.

Comme pour Big Apple la météo vient jouer les troubles fêtes quelques jours avant,  rendant incertain le départ. Les rumeurs commencent à circuler sur le net, partira, partira pas…

Dans la journée de samedi les communiqués s’enchaînent : « la course aura bien lieu », les moyens seront mis en œuvres pour que demain ce soit une grande fête. Il faudra attendre 17h pour que la nouvelle tombe : « par décision du maire la course est annulée en raison des conditions météorologiques, elle sera  reportée à une date ulterieure ». Comme pour New York, pourquoi avoir attendu le dernier moment pour annuler, car les conditions-météo annonçaient pour dimanche étaient exécrables ?

Comme à NY la puissance des réseaux sociaux mettent en place une alternative, ce sera une sortie entre amis sous la neige au Bois de Vincennes. Les messages sur Facebook et les SMS fusent et le lendemain matin, nous sommes une vingtaine à nous retrouver sur les bords du lac Daumesnil. Il y a parmi eux mes fidèles, des amis qui étaient également du voyage en Amérique, prêt à me suivre dans cette odyssée blanche.

Premier contact avec la neige
Pour beaucoup ce sera une première expérience sur la neige. Ce n’est pas évident de trouver le bon équipement, la bonne foulée. Les appuis sont fuyants, le souffle coupé par l’air froid. Il en faut beaucoup plus pour nous décourager. Nous abordons cette sortie dans la joie et la bonne humeur. Pas question de compétition où de vitesse, nous allons rester ensemble du début à la fin.

Difficile de se quitter
Le programme indique une heure, mais nous allons dépasser allégrement ce timing tant les conditions et l’euphorie sont là. Notre terrain de jeu habituel, se transforme en « terre inconnu » il est parfois difficile de reconnaître les passages et  lieu de repères. Pour ma part ce sera 12 km, mais quelle balade. Le chrono GPS indique 1h15 ce qui en temps normal serait une sortie raté, se transforme ce matin là en véritable bonheur pour runners.

Pour terminer l’analogie avec le marathon de New York, la course fut annulé, mais le plaisir fut présent. Celui de partager et d’échanger sur notre passion commune : « la course à pied » alors certes, il n’y a pas eu de chrono, mais ce sera pour la prochaine fois. Rendez-vous aux foulées de Vincennes qui, espérons le, seront plus propice à la performance…

La grande famille des runners